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Oyoshi

Chemin vers la détermination de mon ennéatype 2 variante mu

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Oyoshi

Bonjour,

 

J’aimerais partager avec vous le chemin parcouru afin de déterminer mon ennéatype, en espérant que cela puisse aider quelqu’un d’une manière ou d’une autre ! Je me rends compte que cette fin de phrase est venue toute seule, et même si j’ai eu envie de l’effacer, je pense qu’elle mérite de rester rien que pour la caricature ! :laugh:

 

Je suis effectivement d’ennéatype 2, de variante mu (instinctif réprimé).

 

Voici quelques éléments me permettant aujourd’hui de le justifier :

 

Orientation : Aide / Amour

 

Je me rends compte à présent que mon filtre d’attention est naturellement porté vers l’extérieur, vers les autres. Comment ils se sentent, comment ils vivent la situation, ce que je peux faire pour contribuer à leur bien-être sont des réflexions que j’ai en permanence. La notion d’Amour était initialement un peu forte pour moi mais avec du recul, je me suis souvenu d’une discussion avec un collègue qui me disait : “La différence entre toi et moi, c’est que tu aimes les gens.”

 

Ayant l’instinctif réprimé, mon aide apparaît le plus souvent sous forme d’informations, de conseils, d’éclairages et de mises en relation que d’actions concrètes pour les autres. J’en suis capable, mais si quelqu’un est plus à même de le faire que moi, pourquoi s’en priver ? :tongue:

 

En fait, pour être plus précis, je me rends compte que plus j’apprécie une personne, plus je vais être enclin à bouger pour faire quelque chose pour elle.

 

Compulsion : Éviter de reconnaître ses propres besoins

 

Un exemple assez récurrent malgré moi est lors des sorties de stage. En effet, étant happé par les discussions avec d’autres participants et ne voulant pas couper le lien, j’ai tendance à partir avec eux sans aller faire la pause technique qui pourtant me rendrait le retour bien moins stressant !

 

Mécanisme de défense : Répression

 

Même si je trouve toujours assez difficile de le détecter, ce qui est intéressant dans l'exemple précédent c’est qu’un phénomène d’amnésie s’opère tant que le lien est présent et c’est lorsque je me retrouve seul que mon corps me rappelle à l’ordre ! J'ai l'impression que c'est ce que l'on pourrait mettre sous l'effet de la répression ? :confused:

 

Passion/Fixation : Orgueil / Flatterie, Dédain

 

Je me reconnais beaucoup plus dans la combinaison Orgueil/Dédain qu’Orgueil/Flatterie, mais peut-être que cela provient de ma variante mu qui a tendance à me mettre plus en retrait que la flamboyance de l’instinctif en support ? :confused:

 

Une situation que j’ai souvent vécue qui pourrait illustrer cette caractéristique est lorsque j’apporte mon aide à quelqu’un et que cette personne ne me remercie pas en retour. Le résultat est immédiat : Orgueil / Dédain ! “Déjà que je mets à mal mon instinctif pour toi, tu pourrais au moins me témoigner de la gratitude ! Tu ne mérites simplement pas mon aide !”

La situation est (malheureusement) similaire lorsqu’une personne n’accepte pas mon aide ! :cry:

 

Sous-type Conservation : Privilège

 

Un exemple que j’avais partagé en stage était lors d’une invitation à un mariage. En effet, le marié faisait parti d’un groupe d’amis d’enfance avec lequel j’avais grandi, dont j’étais le plus vieux, ce qui me valu le titre de “G. O.” du groupe. L’invitation stipulait que j’étais invité au vin d’honneur uniquement, ce qui m’était apparu comme inconcevable au vu de la relation que nous avions pu avoir dans le passé ! Ayant pris soin de ce groupe pendant des années, ayant tant donné, quelle ingratitude ! Donc je n’y suis tout simplement pas allé ! :beurk:

Je me rappelle encore m'être dit que je méritais au moins d'avoir le choix de dire non, quel orgueil ! :cry:

 

Note : avec un peu de recul et de manière plus intégrée, il m’est apparu plus évident que son intention n’était pas contre moi et que son choix était en fait tout à fait cohérent !

 

Sous-type Social : Ambition

 

Le sous-type social m’a particulièrement parlé dans la construction de réseaux, le rapprochement avec des personnes reconnues dans ma communauté professionnelle, et surtout le rôle de l’éminence grise. En effet, j’ai souvent tendance à prendre contact de manière régulière avec ces personnes pour leur apporter mon aide. L'intérêt qu'ils me portent me donne effectivement l'impression d'être utile et avec le recul, probablement même d'exister au travers d'eux. Maintenant même si ce sont eux qui sont au devant de la scène la plupart du temps, j’apprécie de savoir que malgré tout, les autres savent que je suis dans l’ombre ce qui me permet de trouver une place qui me convient, finalement.

 

Sous-type Sexuel : Séduction agressive

 

Le sous-type sexuel ne me parlait pas tant que ça avant un événement d’il y a quelques mois. En effet, j’ai rencontré une personne suite à une session de sport avec un couple d’amis, qui m’apparaissait particulièrement sympathique. Sans pensée autre qu’une simple amitié, je me suis rapproché d’elle afin d’apprendre à la connaître et de fil en aiguille nous nous sommes vus à plusieurs reprises. Sentant de plus en plus que notre relation devenait ambigüe et usant de la communication indirecte du 2, je me suis rendu compte qu’elle avait obtenu des signes “sexuels” de ma part alors que j’avais simplement l’impression d’avoir à faire à une bonne amie. Elle m’a donc partagé le fait qu’elle s’était sentie “allumée” alors que cela n’était en aucun cas mon intention !

 

——————— Les hésitations que j'ai eues sur la route et pourquoi ————————

 

Il s’avère qu’en sortant du stage Bases, j’hésitais encore entre quatre types : 2, 3, 6, 7. En effet, il n’y avait aucun doute sur mon Instinctif réprimé, maintenant à savoir si le centre émotionnel ou mental était mon préféré, c’était une autre histoire ! :confused:

 

Voici les éléments qui me faisaient hésiter chez :

 

  • l’ennéatype 3
    • Orientation/Compulsion : La réussite (et ainsi l’évitement de l’échec) est quelque chose d’important chez moi dans le sens où il m’arrive de ne pas faire quelque chose si je sens que je ne vais pas pouvoir réussir. Maintenant n’est-ce pas le cas pour beaucoup de monde ?
    • Passion/Fixation : La grande difficulté que j’ai rencontrée est dans ma compréhension de la passion de “Mensonge (à soi)”. Comme beaucoup d’autres termes, c’est une notion “précisément vague” dans le sens où l’on peut parfois y mettre ce que l’on veut derrière selon notre interprétation ce qui fait que j’ai préféré la garder plutôt que de l’enlever. Concernant la fixation de Vanité, c’était surtout dans la différence avec l’Orgueil qui m’a poussé à garder l’option. En effet, j’ai l’impression d’être une personne plutôt discrète et réservée plutôt qu’une personne cherchant à se rendre visible.
    • Mécanisme de défense : L’identification était (et est toujours un petit peu) difficile à comprendre pour moi mais la notion de modèle de réussite était assez parlant. L’option était donc toujours présente.

 

  • l’ennéatype 6
    • Orientation/Compulsion : Étant d’origine asiatique, la notion de communauté ou de groupe est très forte dans ma culture, tout particulièrement la famille. C’est la raison principale qui fait que la loyauté et l’évitement de la déviance (des normes fixées par le groupe) ont beaucoup résonnées chez moi.
    • Passion/Fixation : Il m’arrive également d’avoir peur et de douter. Maintenant n’est-ce pas le cas pour beaucoup de monde ?
    • Mécanisme de défense : La projection étant difficile à détecter même pour les ennéatypes 6, je ne l’ai pas mise de côté.

 

  • l’ennéatype 7
    • Orientation/Compulsion : Selon l’interprétation, je me voyais très bien à la recherche de plaisir, du partage de la joie et de l’optimisme ainsi que dans l’évitement de la souffrance. Maintenant, cet évitement de la souffrance n’est-il pas le cas pour beaucoup de monde dans le sens où on ne cherche pas intuitivement à faire quelque chose qui nous ferait du mal ?
    • Passion/Fixation : L’intempérance de plaisir ou gloutonnerie est une notion qui me parle beaucoup (ce sera probablement l’occasion d’un autre post) dans le sens où il m’arrive souvent lors de périodes de stress ou de désintégration de m’y noyer. La planification n’était pas très claire pour moi à cette période mais la notion d’échappatoires ne m’apparaissait pas incohérente.
    • Mécanisme de défense : La rationalisation me parlait mais peut-être pas de manière automatique.

 

Je pense qu’une des erreurs principales que j’ai commise à ce moment-là était d’être trop resté sur le couple (Orientation, Compulsion) plutôt que de me plonger sur les autres caractéristiques égotiques ! D’où cette phrase que j’ai volontairement répétée à plusieurs reprises : “Maintenant, n’est-ce pas le cas pour beaucoup de monde ?”.

 

En effet, a posteriori, j'ai bien fini par comprendre que nous étions tous capables de tout faire (en terme de comportement) mais que nous avions néanmoins des automatismes principaux - plus facilement mis en œuvre ! Il faut donc bien regarder “tout le menu, et non pas juste la carte” comme disait Fabien !

 

——————— Ce qui m’a permis de trancher ————————

 

Le stage Sous-Types m’a rapidement aidé à faire le tri en éliminant l’ennéatype 3 et 7.

 

Même si mes soupçons s’étaient fortement portés sur l’ennéatype 2, quelques “doutes” résidaient encore concernant l’ennéatype 6, surtout au niveau du sous-type Cordialité.

Ce qui m’a aidé à trancher est la motivation derrière la “cordialité” qui n’était chez moi pas liée à de la peur ou le sentiment de sécurité mais à une attention portée aux autres plus qu'à moi-même.

 

——————— Ce que j’ai appris chez moi des différences avec ces ennéatypes ————————

 

Par rapport à l’ennéatype 3

  • Je suis prêt à volontairement échouer si cela peut me permettre de maintenir le lien.
  • Je ressens beaucoup plus l’orgueil (intérieur et moins visible) que je n’exprime la vanité (extérieure et plus visible).
  • J’ai l’impression de vouloir satisfaire les besoins des autres (ceux que je pense être les leurs, orgueil quand tu nous tiens) plutôt que de répondre à leurs attentes.

 

Par rapport à l’ennéatype 7

  • Je suis beaucoup plus porté vers les autres que je ne le suis envers moi-même.
  • La notion de “sacrifice” pour les autres me semble être beaucoup plus permanent que temporaire. D’ailleurs, le plaisir des autres a tendance à prévaloir sur le mien.
  • Il ne m'est aujourd'hui pas si facile de savoir ce dont j'ai besoin et donc ce que je veux.

 

Par rapport à l’ennéatype 6

  • Les règles sont importantes mais y déroger si cela peut permettre de maintenir un lien est quelque chose de tout à fait acceptable pour moi.
  • La peur n’est pas une émotion prépondérante chez moi (dans le sens où elle régit mes actions automatiques). J’ai peur a fortiori comme tout le monde mais il m’arrive souvent de faire des choses tout simplement parce qu’elle peut être utile à quelqu’un sans me poser la question de savoir si cela me fait peur ou non.

 

En conclusion, je pense que les facteurs essentiels pour la détermination de mon ennéatype ont été :

  • Une meilleure connaissance du modèle grâce aux différents stages et thèmes liés aux ennéatypes.
  • De nombreux échanges avec des personnes d'ennéatypes validés sur lesquels j'avais des doutes.
  • Une étude sur les points communs et différences/nuances entre les ennéatypes que l'on peut voir dans le stage Détermination.
  • Et surtout une auto-observation quotidienne de mes propres mécanismes ! :happy:

 

En espérant que cela ait pu être utile, désolé encore pour la longueur du post !

 

Bonne journée ! :bye:

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Bienvenue Oyoshi sur ce forum et merci pour ce premier témoignage qui montre bien comment venir à bout d'une hésitation entre plusieurs types.

 

"Ce qui est intéressant dans l'exemple précédent c’est qu’un phénomène d’amnésie s’opère tant que le lien est présent et c’est lorsque je me retrouve seul que mon corps me rappelle à l’ordre ! J'ai l'impression que c'est ce que l'on pourrait mettre sous l'effet de la répression ?"
Il s'agit plus d'une suppression de sensation (je ne sens plus l'envie d'uriner) que d'une amnésie même si celle-ci n'est pas exclue (j'ai oublié que j'ai eu envie d'uriner en début de pause).

 

La répression concerne des émotions et non des sensations physiques.

 

"Je me reconnais beaucoup plus dans la combinaison Orgueil/Dédain qu’Orgueil/Flatterie."

Flatterie et dédain vont ensemble. Comment créer ou maintenir des relations avec des gens qu'on dédaigne ? Peut-être en les flattant…

 

Tu sembles associer le dédain au refus de ton aide ou à l'absence de reconnaissance. Il est présent avant, et même avec les gens qui, incapables de se débrouiller tout seul, acceptent ton aide. À chaque fois que tu as égotiquement envie d'aider, il y a sentiment de supériorité, orgueil et dédain.

 

Très amicalement,

Fabien

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Oyoshi

Bonjour Fabien,

 

Merci pour ton retour et pour ces précisions.

 

Effectivement, je pense que la suppression de sensation est plus juste dans le sens où c'est mon corps qui me rappelle à l'ordre par la suite : la sensation revient ! L'amnésie me paraissait pourtant pertinente, et après réflexion, j'ai l'impression qu'elle se manifeste peut-être en addition de la suppression de sensation : parce que je n'ai plus la sensation, j'oublie que je l'ai eue. J'ai l'impression que la combinaison de ces transes est une manière pour mon égo de maintenir mon attention focalisée vers l'extérieur plutôt que d'écouter mes besoins intérieurs.

 

"La répression concerne des émotions et non des sensations physiques."

Ah ! Je pensais que la répression était un mécanisme de suppression, en réponse à un stimuli considéré comme douloureux, pouvant être émotionnel, mental ou corporel !

Je pense alors avoir des difficultés à conscientiser la répression, déjà que comprendre mes émotions n'est pas évident, conscientiser les émotions que j'ai réprimées devient tortueux ! :cry:

 

Après une recherche rapide sur la répression, je suis tombé sur ces éléments :

  • La répression est une réponse aux conflits et stress « en évitant délibérément de penser à des problèmes, des désirs, des sentiments ou des expériences pénibles » (DSM IV). Ces éléments perturbants sont écartés dans le préconscient et restent accessibles. La répression peut être assimilée à un oubli réversible et fonctionnel.

 

Dans ce cadre, la mise à l'écart (qui semble d'ailleurs être un autre nom de la répression) de ces émotions serait réversible ce qui me permettrait d'accéder à ce qui a été réprimé. La question que je me pose est comment retrouver des éléments sans véritablement savoir ce que je cherche ?

  • En un sens large : opération psychique qui tend à faire disparaître de la conscience un contenu déplaisant ou inopportun : idée, affect, etc. En ce sens, le refoulement serait un mode particulier de répression.

  • En un sens plus étroit, désigne certaines opérations du sens large différentes du refoulement :

    a) Soit par le caractère conscient de l’opération et le fait que le contenu réprimé devient simplement préconscient et non pas inconscient ;

    b) Soit, dans le cas de la répression d’un affect, parce que celui-ci n’est pas transposé dans l’inconscient mais inhibé, voire supprimé.

 

Dans ce cadre, la répression supprimerait alors véritablement la source de souffrance du niveau de conscience accessible.

Serait-ce alors dans ce cas impossible de retrouver ce qui a été supprimé ?

 

"Il est présent avant, et même avec les gens qui, incapables de se débrouiller tout seul, acceptent ton aide."

J'avais l'impression que le dédain arrivait surtout en réaction à un événement. Si je comprends ta remarque, tu voudrais dire qu'il est inconsciemment déjà présent avant que je le ressente consciemment ? Dis autrement, c'est que je suis déjà dans le dédain avant de me rendre compte que je suis dans le dédain ? :confused:

 

Maintenant, dans le cas où des personnes acceptent mon aide, c'est qu'il y a demande non ? Je me rappelle de ta remarque me disant que la première question à me poser est de savoir si mon aide était demandée :happy:

S'il y a demande, suis-je automatiquement dans le dédain (dans le sens où s'ils me demandent, c'est qu'ils ne sont pas capables de se débrouiller tout seuls) ?

 

Bonne journée !

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Je pensais que la répression était un mécanisme de suppression, en réponse à un stimuli considéré comme douloureux, pouvant être émotionnel, mental ou corporel !"

Le DSM IV est postérieur à l'ennéagramme qui a sa propre définition de la répression. Elle est liée, non à la douleur en général, à la compulsion et à l'image de personne aimante que veut avoir le 2 qui réprime tout ce qui pourrait être non conforme à cette image. En réalité, répression et suppression de sensation ne sont pas sur le même plan. La répression est une caractéristique égotique qui se met en œuvre à l'aide de transes hypnotiques. Dans ce cas précis, il y a sans doute répression, mais cette répression est probablement constitué d'un ensemble de phénomènes hypnotiques dont la suppression de sensation n'est qu'un élément et sans doute pas le plus important (cf. stratégies hypnotiques dans le stage Éveil).

 

"Conscientiser les émotions que j'ai réprimées devient tortueux ! […] Comment retrouver des éléments sans véritablement savoir ce que je cherche ? […] Serait-ce alors dans ce cas impossible de retrouver ce qui a été supprimé ?"

Mais cela n'est pas du tout l'objectif : tu confonds travail horizontal et travail vertical (cf. de nouveau stage Éveil). La technique de suppression de sensation, par exemple, ne cherche pas à retrouver la sensation supprimer, comme la technique de traitement des hallucinations négatives ne veut pas identifier ce qui a été supprimé de l'expérience. Il s'agit de renforcer l'observateur intérieur suffisamment pour que les transes soient détectées et interrompues en direct. Encore faut-il pratiquer les techniques, respecter le code d'éthique de l'ennéagramme en s'occupant de soi avant de vouloir sauver les autres ou diffuser le modèle, prendre du temps, etc., renversement des priorités fort difficile pour un 2, je le sais.

 

"J'avais l'impression que le dédain arrivait surtout en réaction à un événement. Si je comprends ta remarque, tu voudrais dire qu'il est inconsciemment déjà présent avant que je le ressente consciemment ? Dis autrement, c'est que je suis déjà dans le dédain avant de me rendre compte que je suis dans le dédain ?"

Il y a là une mauvaise compréhension de la notion de fixation. Comme nous le précisons dès le stage Bases, les caractéristiques égotiques sont non contextualisées. Ton ego est en permanence dans le dédain. On en revient au développement de l'observateur intérieur et à l'utilisation des techniques du stage Éveil : tu te rends compte que tu es dans le dédain x fois sur 100, et x est un petit chiffre que la pratique peut faire croître.

 

Continuons sur les bonnes nouvelles, il en est évidemment de même de la passion d'orgueil.

 

"Dans le cas où des personnes acceptent mon aide, c'est qu'il y a demande, non ?"

Certainement pas. Acceptation et demande sont des choses différentes. D'abord il y a des gens qui ne savent pas refuser pour ne pas faire de peine à l'autre ou par paresse afin d'éviter une discussion. Ensuite aurais-tu oublié que le 2 est un champion de la manipulation pour faire accepter son aide ? Tiens, Papy va radoter : tu pratiques certainement la manipulation beaucoup plus que tu ne crois, et la pratique gna gna gna, l'observateur intérieur gna gna gna… :rofl:

 

"Je me rappelle de ta remarque me disant que la première question à me poser est de savoir si mon aide était demandée."

Oui, vraiment demandée, vraiment souhaitée.

 

"S'il y a demande, suis-je automatiquement dans le dédain ?"

Tu es dans le dédain dès que ton ego entrevoit une possibilité d'aide et même avant dès qu'il la cherche (c'est-à-dire tout le temps).

 

"S'ils me demandent, c'est qu'ils ne sont pas capables de se débrouiller tout seuls."

Et ça, c'est un joli petit coup de dédain.

 

Très amicalement,

Fabien

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

En cherchant tout autre chose sur le forum, je suis tombé sur cette ancienne conversation à méditer : “Cadeau anonyme, caractéristique de l'essence ?

 

Très amicalement,

Fabien

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Oyoshi

Bonjour à tous,

 

Merci Fabien pour ce retour très précis qui m'éclaire sur plusieurs points.

 

"Elle est liée, non à la douleur en général, à la compulsion et à l'image de personne aimante que veut avoir le 2 qui réprime tout ce qui pourrait être non conforme à cette image."

J'avais effectivement conscientisé que l'image était particulièrement importante dans ma prise de décision consciente, je me rends compte à présent qu'elle l'est également dans ma prise de décision inconsciente et donc une cause courante de déclenchement de mécanismes égotiques ! :cry:

 

"Il s'agit de renforcer l'observateur intérieur suffisamment pour que les transes soient détectées et interrompues en direct."

J'avais partagé ma difficulté à travailler sur la suppression de sensation en début de stage Néti Néti, et je me rends compte que c'était probablement dû à cette confusion entre travail horizontal et vertical ! "Il n'est pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va" , disait Sénèque. Je pense que c'était mon cas jusqu'ici et je comprends mieux à présent l'intention permanente de travailler sur son observateur intérieur afin d'agir de manière plus libre.

 

Après avoir pratiqué plusieurs fois la technique dédiée à la suppression de sensation, je me suis rendu compte qu'il ne m'était en fait pas toujours facile de créer des sensations. Je me suis demandé s'il pouvait y avoir un lien avec le niveau de fonctionnement de mon centre instinctif déséquilibré. J'ai donc tenté de me reconnecter à mon corps avec un rappel de soi avant de me relancer dans la technique de suppression de sensation : cela m'aide un petit peu mais je ne sais pas si cela est pertinent.

 

En effet, je me rappelle de ta remarque sur l'aspect complémentaire et non interchangeable des techniques du stage Éveil et du stage Essence, mais est-ce que l'une peut être une porte vers l'autre ? Ou est-ce que je me fourvoie une nouvelle fois ? :confused:

 

"Comme nous le précisons dès le stage Bases, les caractéristiques égotiques sont non contextualisées. Ton ego est en permanence dans le dédain."

En y réfléchissant un petit peu, cela m'a fait pensé à une image, la combinaison de deux images en fait : celle de la cuisson des homards et d'une piscine. Elle n'est pas forcément bonne mais c'est une manière d'expliquer ce que j'ai compris : j'espère que cela sera suffisamment clair.

 

Si l'on considère que nous sommes habituellement à un niveau moyen d'intégration, c'est comme si nous étions dans une piscine avec l'eau au niveau du ventre : lorsque l'on avance dans l'eau on peut avoir certaines difficultés mais on respire suffisamment pour pouvoir prendre les décisions adéquates selon la situation. L'eau représente l'ego qui est bien toujours présent, c'est simplement qu'il n'est pas aussi impactant sur notre manière de nous comporter : dans mon cas ce serait l'orgueil, le dédain, la flatterie…

 

Lorsque l'on se désintègre, c'est comme si l'eau de la piscine montait au fur et à mesure — comme la température pour le homard qui est endormi. Lorsque l'eau sera montée trop haut, il sera trop tard, nous n'aurons plus d'air et nous serons submergés (et donc pilotés) par notre ego. L'idée est donc de réussir le plus souvent et rapidement possible à nous réveiller avant que le niveau de l'eau ne soit arrivé trop haut !

 

C'est là que l'observateur intérieur intervient : l'observateur intérieur est cette personne qui parfois nous éclabousse dans la piscine et nous projette de l'eau à la tête : cela nous aide à conscientiser l'ego dans nos prises de décisions car il est rendu plus facilement visible. Dans le cas où l'on se prend l'eau à la tête, on s'en rend compte après coup (ce qui est la plupart du temps mon cas donc), mais si on arrive à éviter l'éclaboussure, c'est que l'on a pu quasiment en direct détecter les mécanismes égotiques et donc les stopper (ce qui est l'intention du développement de l'observateur intérieur en terme de nombre d’occurrences et de rapidité).

 

"Ensuite aurais-tu oublié que le 2 est un champion de la manipulation pour faire accepter son aide ?"

Je serais donc meilleur manipulateur que je ne le crois ? :laugh:

Plaisanteries mises à part, ton commentaire m'inquiète un peu sur mon aptitude actuelle à différencier une aide "suggérée" d'une aide véritablement demandée.

Je vais y faire plus attention et continuer à m'auto-observer à ce sujet.

 

Bien amicalement,

Oyoshi

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Après avoir pratiqué plusieurs fois la technique dédiée à la suppression de sensation, je me suis rendu compte qu'il ne m'était en fait pas toujours facile de créer des sensations. Je me suis demandé s'il pouvait y avoir un lien avec le niveau de fonctionnement de mon centre instinctif déséquilibré."

Il peut y avoir un lien, Oyoshi, mais il n'est sans doute pas besoin d'aller chercher si loin. Le 2, quelle que soit sa variante, est tournée vers l'extérieur et ne connait pas bien l'intérieur, notamment ses émotions. Et quel peut être un bon moyen de ne pas connaître ses émotions ? Ne pas connaître ses sensations.

 

Je connais énormément de 2 incapables de vivre une sensation ne venant pas de l'extérieur.

 

"J'ai donc tenté de me reconnecter à mon corps avec un rappel de soi avant de me relancer dans la technique de suppression de sensation : cela m'aide un petit peu mais je ne sais pas si cela est pertinent."

Oui, c'est pertinent ! Même si elles sont apprises séparément, les techniques sont faites pour être utilisées simultanément.

 

"Je me rappelle de ta remarque sur l'aspect complémentaire et non interchangeable des techniques du stage Éveil et du stage Essence, mais est-ce que l'une peut être une porte vers l'autre."

C'est possible mais c'est alors propre à chaque individu. Sinon nous imposerions un ordre de suivi entre ces deux modules.

 

"Si l'on considère que nous sommes habituellement à un niveau moyen d'intégration, c'est comme si nous étions dans une piscine avec l'eau au niveau du ventre."

Le défaut de cette métaphore est qu'elle implique que tant que l'eau n'a pas atteint nos narines, ce qui correspondrait à une désintégration extrême, nous prenons des "décisions adéquates" qui ne sont pas trop marquées par notre ego. C'est un optimisme que j'aimerais bien partager mais que l'observation de soi et des autres dément.

 

"Je serais donc meilleur manipulateur que je ne le crois ?"

Bien sûr, pour ce mécanisme égotique comme pour les autres, il y a la partie consciente et la partie inconsciente. Et pour avoir les proportions, tu connais la métaphore de l'iceberg !

 

Pour revenir à la distinction entre travail vertical et horizontal, le premier cherche à conscientiser le plus grand nombre possible de notre fonctionnement, alors que le second se satisfait fort bien de comportements inconscients tant que le résultat est confortable pour l'ego. Je te renvoie à l'exemple détaillé donné au stage Éveil.

 

Très amicalement,

Fabien

 

P.-S. : tu peux aussi (re)lire la conversation “Un 2 peut-il refuser de l'aide ?”.

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