Institut Français de

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Fabien Chabreuil

Savoir dire non

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Hier, Jacques Attali publiait sur son blog un article qui pourrait sans doute être utile à nos amis 2 et 9, et peut-être même à d'autres. En voici quelques extraits :

Jacques Attali a dit :

« Apprendre à savoir dire non », c’est d’abord avoir le courage de choisir ce qu’on veut, ne pas se laisser porter par le désir des autres. Quel que soit l’enjeu […]. De ce point de vue, dire non est toujours un acte d’héroïsme du quotidien ; la première manifestation de la liberté. Celle de l’enfant comme de l’adulte.

 

Savoir dire non, c’est aussi construire l’éthique qui permet de choisir. C’est avancer dans la connaissance de soi.

 

Savoir dire non, c’est encore ne pas procrastiner. C’est ne pas dire « peut-être », ni « plus tard », ni « on verra », ni « pourquoi pas », ni « on en reparle » ; c’est ne pas mentir, et surtout ne pas se mentir à soi-même. C’est apprendre à ne pas avoir peur. Ni avoir peur de faire de la peine. Ni laisser planer un doute sur ses intentions, ni sur ce qu’on est prêt à accepter, ou à refuser. […]

 

Savoir dire non c’est aussi savoir dire oui. C’est commencer à devenir soi.

 

[…]

 

Dans ce cas, dire non peut même devenir l’occasion de créer une relation vraie avec l’autre, dans le respect réciproque.

 

[…] C’est alors la meilleure façon de rendre plus précieux encore le cadeau d’un « oui ».

 

Si quelqu'un connaît un texte équivalent centré sur le oui, nous l'offrirons à nos amis 8.

 

Très amicalement,

Fabien

 

Source : Jacques Attali, « Savoir dire non », Conversation avec Jacques Attali, 9 décembre 2017.

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Pocahontas

Bonjour à tous,

 

Merci Fabien d'avoir restitué ici une partie de ce beau texte.

 

Je ne connais pas de texte équivalent centré sur le oui, en revanche, en te lisant, m'est revenu à l'esprit un verset biblique de circonstance (j'ai une Segond et une Semeur sous la main). Il s'agit d'un passage tiré du livre de Matthieu, chapitre 5, verset 37 :

Version Segond : "Que votre parole soit oui, oui, non, non ; ce qu'on y ajoute vient du malin."

Version Semeur : "Dites simplement oui si c'est oui, non si c'est non. Tous les serments qu'on y ajoute viennent du diable."

 

Le truc drôle, c'est que ça marche bien aussi si on remplace les termes "malin" et "diable" par "ego". :rofl:

Que personne ne se méprenne, je ne compare pas l'ego au malin-diable. :wink:

 

Bien cordialement,

Pocahontas

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Etoile filante

Bien le bonjour Messieurs-Dames,

 

Fabien, il y a aussi la troisième voie: dire oui et n'en faire qu'à sa tête. Méthode expérimentée avec succès vers la fin de ma vie professionnelle. Mais attention : à réserver aux situations où tout le monde s'en fout ! :happy:

 

Pocahontas, je connaissais cette citation sous une autre version : "Que ta parole soit oui ou non, le reste ne sera que mensonge." Je n'en ai jamais recherché la source (apparemment la tienne) mais je trouve que c'est puissant…

 

Cordialement.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Il y a aussi la troisième voie : dire oui et n'en faire qu'à sa tête."

Ah non ! Comme le dit ta version de la citation dont Pocahontas nous a fait cadeau (merci !), c'est un mensonge aux autres et à soi. C'est se complaire dans son ego, ne respecter ni les autres ni soi-même. Cela ne peut pas être considéré comme une option située sur le même plan que le oui ou le non, même si je suis conscient que certaines conditions de vie peuvent nous donner l'impression que nous n'avons guère d'autre choix que de l'utiliser. Attali par mon canal et Matthieu par celui de Pocahontas — étrange rapprochement — parlent d'essence.

 

Très amicalement,

Fabien

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Oyoshi

Bonjour à tous,

 

La lecture du texte de Jacques Attali a généré chez moi quelques réactions émotionnelles et bien évidemment quelques réflexions mentales.

 

Je me rappelle de ces moments où j'ai osé dire "non" : "Non, je n'ai pas envie d'aller là bas", "Non, je ne suis pas d'accord avec toi"… J'ai effectivement senti une chaleur m'emplir le corps que je pourrais associer à ce courage qui parfois m'apaise, dans l'affirmation de ce que je souhaite dans le respect de moi-même et des autres.

 

J'avais lu un jour que le conflit pouvait être vu comme un réalignement des positions des deux parties. Dans mon cas, au regard de mon ennéatype cela m'inviterait à dire que :

  • Si je dis non, c'est que je respecte (enfin) mes propres limites et que je le manifeste à l'autre : cela me ferait alors penser à l'idée supérieure de liberté.
  • Si je dis non, c'est que je crois en l'autre dans sa capacité à me comprendre et je me permets de symétriser notre relation : cela me ferait alors penser à la vertu d'humilité.

 

Vivant dans le présent, dire "non" peut également être un moyen de se donner le temps de la réflexion :

  • "Mais quelle est véritablement MA réponse et non pas celle que l'autre aimerait que je donne ?",
  • "Qu'est-ce que je veux vraiment ?",
  • "Qu'est-ce que j'aime ?",
  • "Qu'est-ce qui est acceptable pour moi ?"…

Cela m'amènerait à pousser la porte de la découverte intérieure qui pour un ennéatype orienté vers l'extérieur me ferait beaucoup de bien ! :happy:

 

Jacques Attali a dit :

Dans ce cas, dire non peut même devenir l’occasion de créer une relation vraie avec l’autre, dans le respect réciproque.

 

[…] C’est alors la meilleure façon de rendre plus précieux encore le cadeau d’un « oui ».

Cette dernière partie me touche tout particulièrement car elle symbolise pour moi tout le piège de l'ego :

  • Croire qu'aller dans le sens de l'autre sans discernement permettra d'être aimé, accepté et voulu alors que cela ne génère que déception, orgueil et dédain.
  • Croire que dire "oui" et prendre sur soi permettra un retour positif sur son image et permettra d'être aimé, accepté et voulu alors que cela ne génère qu'une asymétrie de relation pouvant mettre l'autre en insécurité.
  • Croire que fusionner avec l'autre créera une relation authentique dans le respect réciproque alors que cela ne génère que plus d'incertitudes à propos de ses propres besoins et de sa propre personnalité.

Le plus difficile pour moi, je pense, est d'accepter que le plus grand cadeau que je peux faire aux autres, c'est de me faire moi-même le cadeau du "oui".

 

Bonne semaine !

Oyoshi

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Belle analyse Oyoshi, du moins jusque là : "Le plus difficile pour moi, je pense, est d'accepter que le plus grand cadeau que je peux faire aux autres, c'est de me faire moi-même le cadeau du “oui”."

 

"Le plus grand cadeau que je peux faire aux autres", ah, quelle belle tentative de récupération par l'ego : essayer de mettre ce qui devrait être du travail vertical au service de ses mécanismes !

 

Très amicalement,

Fabien

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Oyoshi

Bonjour à tous,

 

Merci Fabien pour cette prise de conscience qui m'a fait beaucoup rire ! L'écriture de cette phrase m'est apparue tellement automatique que je ne m'en étais même pas rendu compte ! :laugh:

 

Je me suis alors demandé comment j'aurais pu le dire autrement et la première chose m'est venue à l'esprit fut : Le plus grand cadeau que je peux me faire, pour les autres, c'est de me faire le cadeau du "oui."

 

Ego quand tu nous tiens. :happy:

 

Bonne journée ! Bien amicalement,

Oyoshi

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Merci Fabien pour cette prise de conscience qui m'a fait beaucoup rire !"

Serait-ce ce que l'analyse transactionnelle appelle le rire du pendu ?

 

"L'écriture de cette phrase m'est apparue tellement automatique que je ne m'en étais même pas rendu compte !"

Eh oui. Il est souvent dit que le travail vertical ne peut pas être fait entièrement seul parce que, seuls, nous ne pouvons détecter qu'une partie de nos automatismes.

 

Accepter cela est difficile. D'abord, nous vivons une époque individualiste, dominée par ORANGE sur la spirale dynamique. Ensuite, beaucoup d'ennéatypes y résistent : le 1 a peur d'être jugé, le 2 ne veut pas recevoir, le 7 pense y perdre sa liberté, le 8 craint d'être contrôlé, etc.

 

Très amicalement,

Fabien

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Oyoshi

Bonjour à tous,

 

"Serait-ce ce que l'analyse transactionnelle appelle le rire du pendu ?"

Dans mon cas, je parlerai plutôt de rire jaune ! :laugh: Plus sérieusement, même s'il est vrai que le rire peut être une de mes réactions automatiques (j'ai cru comprendre que c'était courant chez les Asiatiques) que ce soit dans la joie, la tristesse ou la gêne, j'ai eu cette fois-ci l'impression d'avoir un rire de compassion : compassion pour mon ego, compassion pour moi-même, sans animosité particulière.

 

"Il est souvent dit que le travail vertical ne peut pas être fait entièrement seul parce que, seuls, nous ne pouvons détecter qu'une partie de nos automatismes."

Je te rejoins totalement. Est-ce que cela ne s'appliquerait pas également au travail horizontal de la même façon ?

 

J'ai l'impression que depuis que je côtoie des personnes qui me font remarquer certains de mes automatismes (avec bienveillance bien sûr), cela m'aide à prendre du recul et surtout à le détecter de plus en plus souvent — même si c'est encore après coup. Les filtres d'attention des autres est alors une grande ressource pour s'ouvrir à d'autres perspectives et d'autres interprétations.

 

Merci en tout cas pour ce retour qui tombait à point nommé.

Bien amicalement,

Oyoshi

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"J'ai cru comprendre que c'était courant chez les Asiatiques."

En fait, ce rire est lié à la notion de "face" et donc au niveau d'existence ROUGE. Il est effectivement très fréquent en Asie mais aussi dans de nombreux pays d'Afrique et sert à masquer une gêne. Le rire du pendu de l'analyse transactionnelle consiste à rire de soi tout en énonçant quelque chose qui est loin d'être amusant : "J'ai encore horriblement vexé et peiné une Wallonne en lui racontant une blague belge pourrie, ha ha ha !" Le rire jaune lié à la face, que certaines régions d'Italie appellent le rire vert — mais on ne vas pas  faire toute la spirale ! —, inclut le rire du pendu mais est plus large car il intègre des moments de communication avec les autres. Par exemple, on peut rire quand on se fait engueuler par quelqu'un.

 

Ce type de rire peut donc être pratiqué par tout le monde, mais je pense que leurs mécanismes égotiques font des 7 des champions dans le domaine.

 

Très amicalement,

Fabien

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Annedo

Bonjour à tous,

 

Le 10/12/2017 à 06:52, Fabien Chabreuil a dit :

Hier, Jacques Attali publiait sur son blog un article qui pourrait sans doute être utile à nos amis 2 et 9, et peut-être même à d'autres.

En tant que 3, le sujet me parle aussi beaucoup :

  • Dire non à une personne, à un projet est soit très facile soit très difficile en fonction de l'image à laquelle je m'identifie.
  • Dire non à une mission d'un job auquel je m'identifie est très difficile même si, objectivement, je devrais décliner compte tenu de ma charge de travail : vive le workaholism:sad:
    Si je pense que la mission est impossible à réaliser, je vais dire non (pour éviter l'échec) mais en ne m'arrêtant pas au simple non. Je vais vouloir démontrer que la demande n'est pas faisable, réaliste : ce n'est pas moi qui dit non, c'est la demande qui n'aurait pas dû être formulée.
  • Dire non à une demande éloignée de tout "objet d'identification" est facile. Par exemple, être contactée pour être membre de conseil d'administration au nom de mon expérience, c'est "non" car derrière "l'expérience", on veut dire "retraitée"… et ça ce n'est pas une image à laquelle je veux m'identifier. Et là mon non est un non tout court.

 

Globalement, vu le nombre d'objets, images ou personnes auxquelles je peux m'identifier ("caméléon"), j'ai souvent du mal à dire non. Et mes "oui" comme mes "non" sont teintés de "mensonges" (aux autres mais d'abord à moi) et non de "vérité".

 

Amicalement.

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Yves

Bonjour à tous,

 

Merci Annedo de ton témoignage.

 

J’avais proposé à mon professeur de théâtre (3) une répétition ce lundi de Pâques, chez moi… Il n’a pas dit non. Il s’est même montré enchanté. Même scénario pendant les dernières vacances scolaires et d’autres fois. Ceci dit, je n'abuse pas. Un juste milieu est à trouver. Mon professeur s’identifie à son propre professeur qui s’était fait un non nom. 

 

Ennéatypes 2, 9, 3… Je songe aussi à une 6 alpha de ma famille, pas contrephobique. C’est d’abord à ses parents, puis à son mari, que jusqu’à sa mort, elle n’a pas su dire « non ». Pour éviter de dévier par rapport à son groupe de loyauté : le groupe familial.

 

Je songe aussi à la femme de Grandet, 6 alpha n’ayant jamais dit « non » à son mari, même pas un « non » contrephobique. Elle aussi, afin d’éviter la déviance. Elle n’a jamais eu de relation véritable avec son mari. Cf. ce message-ci de la conversation Personnages de Balzac.

 

Bon, il faut dire que ces 6 étaient centrées et culminaient dans le vMème BLEU (cf. la Spirale Dynamique). Éviter à tout prix la déviance dans le vMème BLEU ne facilite pas le « non ». Je songe aussi aux Russes (6 aussi) pendant très longtemps. Cf. ce message-ci de la conversation Russie.

 

Mais même pour des 6 mu ne culminant pas en BLEU, dire « non » peut s’avérer difficile : je songe à mes trois anciens collègues 6 mu, parfois traités de haut par nos supérieurs. Ils sont restés toujours fidèles — loyaux — à notre entreprise pendant près de trente ans… Contrairement à moi et à d’autres collègues, d’ennéatypes différents de 2, 9, 3 et 6.

 

Amicalement,

Yves

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Simechau

Bonsoir à tous,

 

Je m'en vais réfléchir à la question. Quand est ce que je dis non ?

 

Les non directement issus de mon fonctionnement égotique, je pense que je les ai bien repéré et que je les repère bien.

 

Je dis non immédiatement quand je ressens de la peur. Je dis non quand je perçois que c'est trop risqué, quand il y a trop de risques (dont les risques nés de mon imaginaire, bien sûr). Je dis non quand je ne suis pas en confiance, quand je n'ai pas confiance. Je dis non quand je ne me sens pas capable de telle ou telle action, quand je suis en doute sur mes capacités (à tort souvent d'ailleurs).

 

Tous ces non là, je les qualifierai de non qui ne sont pas justes. Ce sont des non automatiques, égotiques.

 

Je crois que je peux repérer quelques non que je crois justes, pour moi et selon moi, que j'ai formulé à ma femme.

 

Ma femme est une excellente, vraiment une excellente cuisinière, toujours à la recherche de mélanges de saveurs , de nouvelles saveurs. Contrepartie de cette excellence, elle a besoin, me dit-elle, de programmation anticipatrice. C'est-à-dire, par exemple, dès le dimanche soir, il faut que je dise si je déjeune à la maison le mercredi qui suit, et ce que j'ai envie de manger ce jour, et donc le dire trois jours à l'avance. Je pense que mon besoin de spontanéité et d'imprévu m'ont conduit à dire non à ma femme. J'ai été capable, je crois de lui expliquer ce besoin. Je fais donc mes propres repas, ouf ! Ce qui n'empêche pas mon épouse de me proposer de temps à autre "des restes de sa cuisine" qu'elle a fait en trop selon elle, et que je peux manger quand je veux. Je ne suis pas dupe mais je les accepte bien volontiers, c'est toujours très bon.

 

Dernièrement, ma femme m'a proposé un voyage à quatre (moi, mon épouse, mes deux filles) à Londres. J'ai dit non. En ce qui me concerne, je ne souhaitais pas être en milieu urbain et surtout je ne voulais pas de voyage à quatre, toujours selon moi, source de tensions et de conflits déjà maintes fois éprouvés et qui me sont pénibles. Elles sont donc parties toutes les trois à Londres et en sont revenues ravies. J'ai opté, pour ma part, pour un voyage particulier avec chacune de mes femmes, prise isolément : le Sénégal avec ma fille cadette , le Sud-ouest avec ma femme pour de la marche douce, la Bretagne avec ma fille aînée pour de la marche sportive et dynamique.

 

Par contre, sur un autre plan, et plus globalement, en y réfléchissant, je pense que je dis oui beaucoup plus souvent et assez spontanément, et pas de manière contrephobique, je crois. Je pense que je ressens moins de peur, ou que je la reconnais mieux quand elle est là, et cela ouvre sur plus de oui.

 

J'ai dit oui lorsque l'on m'a proposé la présidence d'une association, j'ai dit oui à la participation à un groupe de pratique de communication non violente (oui d'accord, ce sont des groupes et mon naturel m'y conduit ).

 

Je me suis dit oui pour apprendre à danser et là, c'est un tête-à-tête, puisque j'ai demandé à une amie, qui danse bien, et régulièrement de m'apprendre (habituellement elle dansait avec son mari, mais elle vient de se séparer, ça tombe bien !). Et en plus, la danse  c'est  d'abord avec le corps et ce n'est pas du mental. Je suis fier de moi.

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Lighyli

Merci Fabien pour ce magnifique texte sur le non qui me parle beaucoup.

 

C'est un travail quotidien (et salutaire !) pour moi que d'apprendre à dire "non"…

 

Il y a quelques jours, je suis tombé sur cette citation de Georg Christoph Lichtenberg qui m'a rappelé cette discussion :

Georg Christoph Lichtenberg a dit :

Rien ne contribue davantage à la sérénité de l'âme que de n'avoir aucune opinion.

Elle m'a bien fait sourire (un peu jaune néanmoins) car j'aurai pu la faire mienne il y a quelques années…

Aujourd'hui, au regard de l'ennéagramme, je sais bien que c'est mon ego qui me dit : "Oh, oui, super ça !"

 

Je propose en remplacement : "Rien ne contribue davantage à la sérénité de l'être que d'avoir une opinion."

 

Lighyli

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Manou7

Bonsoir,

 

Le non m'interpelle. J'ai envie d'ajouter ma petite contribution…

 

En tant que 7 ma difficulté à dire non vient de ma passion d'intempérance. Pourquoi dire non si ça me plait ? De toute façon, je pourrai toujours lâcher si cela devient trop difficile à tenir. Mieux vaut un agenda trop plein que vide.

 

Gros travail pour moi de refuser une proposition qui m'intéresse. Même si objectivement je sais que ce n'est pas raisonnable, voire faisable…

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Manou7, je ne me reconnais absolument pas dans ton témoignage. Comme Jacques Attali, autre 7, je pense plutôt que "dire non est […] la première manifestation de la liberté".

Question d'aile principale ?

 

Pour le même culte de la liberté, je ne pense pas non plus que "mieux vaut un agenda trop plein que vide". Un agenda vide, c'est la possibilité de le remplir le moment venu par ce qui me fait plaisir à cet instant. À l'inverse, même si j'ai bien sûr choisi ce que j'y ai mis, un agenda plein n'est qu'un ensemble de chaînes potentielles.

 

Très amicalement,

Fabien

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Yves

Bonjour à tous,

 

Ennéatypes 2, 9, 3, 6, 7… Et le 5 ?

 

Il m’arrive aussi de ne pas savoir dire « non » : on me fait une demande inattendue, à satisfaire sur-le-champ, je vais perdre du temps, de l’énergie, je vais me vider, on bouscule mon emploi du temps ; cette demande, c’est un chien fou dans un jeu de quilles bien rangées, on vient me bouter hors de ma posture d’observateur détaché, je ne sais pas quoi dire, je me sens dérouté, démuni, la peur de base du 5 me submerge ; j’active mon centre préféré, je cherche à rationaliser mon envie de ne pas accepter (Il faut encourager l’autonomie ! Et puis à quoi bon…) ; je cherche une réponse qui satisfera le dieu de la cohérence et me permettra d’argumenter un « non ». Si je n’en trouve pas, alors, si ce n’est pas incongru, je réponds « Pas maintenant » ou « Je vais réfléchir », sinon je refuse, mais sans fermeté, ou alors je ne réponds pas, je me détache. Je projette sur le demandeur ma blessure d’avoir fermé ainsi irrémédiablement la porte (Souvent je réalise après coup qu’il a souffert beaucoup moins que moi, voire pas du tout.) ; mon idéal de moi est blessé, un nouveau flot d’émotions fortes m’envahit, je culpabilise, j’ai honte, je me sens triste, je ne comprends pas pourquoi, mon désarroi. À nouveau la peur de base du 5. Réflexe de survie face à ce désarroi, la colère du centre instinctif peut s’inviter, ça bouillonne en moi, je ne comprends pas pourquoi, mon désarroi s’aggrave encore. Mon centre préféré ne m’est d’aucun secours. J’ai follement envie de me réfugier.

 

De peur que ça s’aggrave suite à une réaction imprévue de mon interlocuteur, je ne laisse pas grand-chose transparaître à l’extérieur. Comme dit Jacques Attali, je n’ai pas de « relation véritable » avec mon interlocuteur.

 

Il m’est arrivé parfois de développer une phobie du demandeur, qui n’est pourtant qu’un déclencheur, phobie mêlée de suspicion (mon aile 6).

 

Du point de vue de la spirale dynamique, dans ce scénario, je manque de ROUGE-assertivité. Ce ROUGE-là m’aiderait à dire « non ».

 

Amicalement ? Ah non. :wink:

Yves

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Pendant un stage sur la sociocratie que Patricia et moi animions ce week-end, un des participants a fait référence à un ouvrage coécrit par le philosophe Miguel Benasayag : Éloge du conflit [Version Kindle]. Je ne l'ai pas encore lu — cela ne va pas tarder — mais je porte quand même son existence à votre connaissance pour des raisons à la fois subjectives et objectives :

  • Je connais le prescripteur depuis 15 ans et j'ai une bonne confiance en son jugement.
  • J'ai une énorme sympathie personnelle et intellectuelle pour Miguel Benasayag. Si vous vous en savoir un peu plus sur Miguel, vous pouvez lire sur le blog « Et à l’aurore » les billets « Réseau VERT » et surtout « Légalité et légitimité ».
  • La quatrième de couverture de l'ouvrage me semble en lien direct avec l'ennéagramme, même si le livre est apparemment plus orienté vers le fonctionnement des sociétés que vers celui des individus. J'en extrait deux phrases. « Le refoulement du conflit ne peut conduire qu'à la violence généralisée » me fait évidemment penser aux colères explosives dangereuses des 9. « Nier les conflits nés de la multiplicité, ceux dont la reconnaissance fait société, c'est mettre en danger la vie » m'évoque le manque d'amour de l'ego du 9 et son besoin de se connecter à son idée supérieure.

Très amicalement,

Fabien

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Fabien Chabreuil

Rebonjour à tous,

 

J'ai trouvé une conférence de Miguel Benasayag sur ce thème :

 

 

C'est effectivement très orienté sur les thèmes sociaux mais sans doute transposable — je suis de parti pris, j'adore ce type !

 

Très amicalement,

Fabien

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Lighyli

Ce texte de Jacques Attali n'en finit pas de me parler… Ça vous étonne ? :laugh:

 

Il m'a amené à plusieurs réflexions ces derniers temps :

  • Pour le 9 que je suis, ce n'est pas tant le "non" qui me pose problème que la phase juste avant : ai-je envie de dire oui ou non ? Et le corollaire : dans le doute, abstiens-toi (on ne sait jamais, des fois que ta réponse provoque un conflit)… C'est donc bien un intense travail sur soi qui permet d'avancer sur le problème : sortir de l'oubli de moi !! Personnellement, aujourd'hui, j'ai de moins en moins de mal avec le non. Ça peut m'arriver de me "coincer", avec d'intenses transes de confusion quand je me retrouve dans un gros risque de conflit, mais c'est rarissime. Ensuite, il y a toutes les petites "renonciation au non" quotidienne pour des broutilles sur lequel mon ego a toujours prise, mais ce sont des choix de moins en moins importants et qui m'impactent de moins en moins impactant.
  • Je me rends compte que mon ego a trouvé une parade. À force de prendre des "baffes" dans la vie en ne prenant pas de décision, et en prenant petit à petit confiance en moi, mon ego a appris (automatisme ajusté — travail horizontal) à prendre toutes les petites décisions de la vie quotidienne "au hasard". Par exemple dans un restaurant, quoi choisir à la carte ? Il y a 20 ans, j'aurai eu du mal à choisir. Aujourd'hui, j'hésite toujours autant, mais au moment où le serveur arrive, je choisis "au pif" en assumant mon choix après (confiance en moi, ça ne me pose plus de problème). C'est bien évidemment un comportement toujours égotique, mais il est moins handicapant au quotidien. Maintenant, j'arrive parfois à observer ces faux choix et à essayer de les faire plus en conscience… Un beau chemin de liberté. :happy:

 

Lighyli

 

Note : Le Réveil Samaritain est maintenant systématiquement un moment de travail de ce type pour moi. Il mérite bien son nom ce restaurant !! :thumb_up:

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Hier matin, j'ai publié sur le blog “Et à l’aurore…” une analyse du dernier ouvrage de Jason Fried & David Heinemeier Hansson. Je ne saurais trop vous en conseiller la lecture ! :wink: En bonus ici, voici leur opinion à propos du non :

Jason Fried & David Heinemeier Hansson a dit :

Non est plus facile à faire, oui est plus facile à dire.

 

Non, c'est non à une chose.

Oui, c'est non à mille choses.

 

Non est un instrument de précision, un scalpel de chirurgien, un faisceau laser focalisé sur un point.

Oui, c'est un objet émoussé, un gourdin, un filet de pêcheur qui attrape tout sans discernement.

 

Non est spécifique.

Oui est général.

 

Quand on dit non à une chose, c'est un choix qui engendre des choix. Demain, vous pourrez être aussi ouvert à de nouvelles opportunités qu'aujourd'hui.

Quand on dit oui à une chose, on a dépensé ce choix. La porte est fermée à toute une série de possibilités alternatives, et demain sera encore plus limité.

 

Quand on dit non maintenant, on peut revenir et dire oui plus tard.

Si on dit oui maintenant, c'est plus dur de dire non plus tard.

 

Non est calme mais dur.

Oui est facile mais rapide.

 

Savoir à quoi vous direz non est mieux que savoir à quoi vous direz oui.

Reconnaissez la valeur du non.

 

C'est intéressant de voir les ressemblances et les différences avec le texte de Jacques Attali ci-dessus.

 

Très amicalement,

Fabien

 

Source : Jason Fried & David Heinemeier Hansson. It Doesn’t Have to Be Crazy at Work. New York (New York), HarperCollins Publishers, 2018. [Version Kindle]

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Philomène

Bonjour à tous,

 

Je reviens sur le texte d'Attali et apporte un nouveau témoignage de 9. En tant que 9, les considérations de Jacques Attali parlent beaucoup de moi. Voici mes réflexions.

 

"Apprendre à savoir dire non », c’est d’abord avoir le courage"

Avoir du courage de dire non : pour moi, c’est effectivement entreprendre quelque chose de difficile en dépassant la peur de décevoir l’autre, de perdre son estime et sa reconnaissance… Cette peur à surmonter est celle de ne plus exister pour lui, de perdre la relation que j’avais avec lui.

 

"Le courage de choisir ce qu’on veut"

C’est le challenge le plus difficile pour moi et celui de toute ma vie : savoir ce que je veux. Si j’arrive à le savoir de plus en plus, c’est encore une grande nébuleuse pour moi et cela me demande un effort quotidien. Pour m’y aider quand je ne parviens pas à prendre une décision importante pour moi, je m’arrête et me questionne sur ce que je veux vraiment. Si je n’y arrive toujours pas, je me connecte à mes ressentis (mais c’est tout récent !). J’emploie le questionnement intérieur tel que "Au fond, ressens dans ton ventre, c’est quoi, ce que tu veux ? Ce que tu SENS et qui serait juste pour toi ?", et normalement, je finis par me décider… Mais en n’étant en réalité jamais vraiment certaine d’avoir pris la bonne décision. En revanche, je ne reviens en général pas sur cette décision. Mais je me méfie toujours de moi-même et reste vigilante à ne pas revenir sur cette décision. Cela signifierait que je retournerais à la situation confortable (car sans risque) précédente du non choix.

 

Je dois être vigilante également à ne pas décider directement en fonction des autres pour me permettre leur donner rapidement la réponse qu’ils souhaitent obtenir. En effet, il m’arrive de me dire inconsciemment : "Bon, puisque je ne sais pas et qu’on attend de moi une réponse, au moins, je vais choisir en fonction des autres, cela les satisfera ou servira leurs intérêts, puisque je ne sais pas vraiment si j’ai vraiment envie de faire ça ou ça…". Et ici, je retombe dans mon égo. 

 

Ensuite, les conséquences peuvent être très désagréables : comme un manque de temps pour gérer mes priorités, parfois je dois annuler mon engagement à la dernière minute car je suis paniquée d’être en retard sur mes propres échéances (sous-évaluées, ou dévalorisées au moment de la décision que j’avais prise de les faire passer avant la demande des autres).

 

Il s’agit d’un véritable effort pour moi de ne pas me laisser porter par le désir des autres, surtout quand l’enjeu est FORT (du type : une personne a un besoin vital d’aide, alors là, elle passe avant mon intérêt). Pour exemple, j’aide actuellement avec un collectif une personne sans papier. Elle passe systématiquement avant mes priorités.

 

"Quel que soit l’enjeu" 

Ça, c’est très dur pour moi. Comme indiqué plus haut, plus l’enjeu est important ou vital pour l’autre, plus il passe devant le mien, même si je le sais aussi important.

 

"De ce point de vue, dire non est toujours un acte d’héroïsme du quotidien"

100 % d’accord ! Et désormais je me félicite vraiment quand j’y parviens.

 

"la première manifestation de la liberté" 

Oui, dans le sens où je me libère de mes automatismes égotiques quand je parviens à dire « non ».

 

"Celle de l’enfant comme de l’adulte"

Oui, comme enfant, j’ai mis en place tout le contraire dans ma famille où j’avais tendance à m’effacer et à ne pas exister.

 

"Savoir dire non, c’est aussi construire l’éthique qui permet de choisir"

Tout à fait. Depuis que j’ai fixé qu’elles étaient mes priorités (par écrit, après introspection et réflexion) et que je les fixe à nouveau régulièrement, je peux choisir ce qui est juste de faire, pour moi et pour les autres.

 

"C’est avancer dans la connaissance de soi"

Oui et il faut du temps. Il faut développer la conscience de ses automatismes, les repérer quand ils se révèlent à nouveau, s’y arrêter, s’interroger sur ce qui se passe avant de prendre une décision.

 

"Savoir dire non, c’est encore ne pas procrastiner"

C’est mon activité favorite ! Et si je ne prends pas tous les soirs mon planning pour vérifier ce que j’ai à faire pour le lendemain, c’est ce qui arrive le lendemain… Avoir fixé mes objectifs journaliers par écrit me permet de m’y raccrocher dès le matin (pour avoir un guide toute la journée). Ceci m’aide à traiter les priorités quotidiennes.

 

"C’est ne pas dire « peut-être », ni « plus tard », ni « on verra », ni « pourquoi pas », ni « on en reparle »"

En fait, ça, je ne le fais pas, car quand quelqu'un me demande un rendez-vous ou un service, j’ai tendance à répondre immédiatement avec une proposition de date ou de délai (parfois impossible à tenir !) car je ne veux pas décevoir l’autre… On revient à la peur du conflit au sens, pour moi, de  perdre l’estime ou la reconnaissance de l’autre.

 

"C'est ne pas mentir, et surtout ne pas se mentir à soi-même."

Oui, c’est cela, et pour aller plus loin, c’est même savoir se respecter, savoir exister avec ses besoins.

 

"C’est apprendre à ne pas avoir peur. Ni avoir peur de faire de la peine. Ni laisser planer un doute sur ses intentions, ni sur ce qu’on est prêt à accepter, ou à refuser."

Tout un travail car la peur avant de se lancer existe bien — chez moi en tous les cas —, la peur de ne pas être à la hauteur, la peur d’être obligée de battre en retrait si je déçois.

 

"Avoir peur de faire de la peine"

Chez moi, pas trop, c’est plutôt la peur que l’autre n’ait plus d’estime pour moi, se détourne de moi, m’abandonne.

 

Laisser planer le doute sur ses intentions : arme que j’utilise souvent dans mes relations professionnelles de peur de me faire voler mon travail.

 

C’est la même chose sur ce que je suis prête à accepter ou à refuser : c’est mon arme secrète pour ne pas avoir l’impression que l’autre pourrait me "saisir" dans mon entier (c’est une façon de protéger mon intimité). Pour moi alors : mieux vaut donc ne pas tout révéler de mes intentions, et notamment ce que je risque de refuser ou d’accepter à mon interlocuteur. Je le laisse avec ses possibles doutes et je l’observe se "planter" éventuellement sur mes intentions (alors je jubile, car je ne suis pas démasquée).

 

"Savoir dire non c’est aussi savoir dire oui. C’est commencer à devenir soi."

C’est une forme d’ouverture au monde, aux opportunités, aux rencontres, à la vie que d’apprendre à dire non et oui à ce qu’on VEUT vraiment. Je pense que c’est le chemin de l’essence pour un 9 de savoir ce qu’il veut vraiment pour lui. Mais c’est un travail (pour moi en tous les cas, de longue haleine).

 

"Dans ce cas, dire non peut même devenir l’occasion de créer une relation vraie avec l’autre, dans le respect réciproque."

Oui, car alors le vrai "non" ouvre à ce qu’on accepte et ce dont on a envie au contraire, c’est libérateur de notre OUI à la vie.

 

"C’est alors la meilleure façon de rendre plus précieux encore le cadeau d’un « oui »."

Oui, tout à fait.

 

Il a tout compris des 9, Jacques ATTALI, non ?

 

Très chaleureusement.

Philomène

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Katz

Bonjour à tous,

 

Très riches échanges, merci Philomène d’avoir repris le sujet. Je pensais quant à moi revenir sur le texte de Jason Fried et David Heinemeier Hansson.

 

Lorsque j’ai lu la première fois ce texte, d’emblée je me suis sentie plus proche de celui d’Attali. Et puis les mots ont fait leur chemin, et maintenant sonnent pour moi comme un nouveau regard facilitateur sur le savoir dire non.

 

Tout d’abord, savoir dire non a toujours été difficile pour moi. Mon identité dépend de l’image que l’autre me renvoie, au travers de mon filtre d’incomplétude, d’inadéquation, et surtout de l’instant présent : si je dis non, je coupe la relation, je n’existe plus (comme si je ne pouvais pas exister par ailleurs, et avec d’autres personnes… en relecture, c’est fou ! Mais dans la réalité, j’ai vraiment ce ressenti de désarroi immense, une piqûre mortelle foudroyante, pour finalement un petit événement ponctuel au contact d’un nombre restreint de personnes dans le temps qui se poursuit).

 

C’est finalement la sentence suivante qui a fait son chemin en moi : "Non est un instrument de précision, un scalpel de chirurgien, un faisceau laser focalisé sur un point."

 

Ce non, précis comme un scalpel, j’ai ressenti le besoin de me l’appliquer d’abord à moi-même : non aux divagations dans les transes hypnotiques, non à mon centre instinctif réprimé, non à la glissade dans la désintégration qui ne passe plus inaperçue après analyse avec l’ennéagramme. Je travaillais déjà cela, mais c’est l’aspect de précision, comme "un scalpel" qui m’a permis de reprendre le dessus face à l’ego et aux efforts ramollis. Ce non, précis comme un scalpel est direct, sans détour émotionnel, c’est pourquoi je pense qu’il me convient très bien. :wink:

 

J’ai eu quelques occasions de dire non à des petites propositions depuis cette rencontre avec ce "non, précis comme un scalpel", c’était simple, sans honte, la décision juste, de l’instant. Mais il ne faut rien lâcher…

Par ailleurs, je ressens que sous l’éclairage de précision de ce non, précis comme un scalpel, que je m’applique d’abord à moi-même, le présent a plus d’intensité. En cela, je pense rejoindre ce qui a été dit précédemment par Oyoshi pour ce qui est de "me faire moi-même le cadeau d'un « oui »".

 

Et de ce fait, je rejoins plus profondément la citation de Jacques Attali :

Jacques Attali a dit :

Savoir dire non c’est aussi savoir dire oui. C’est commencer à devenir soi.

 

[…]

 

Dans ce cas, dire non peut même devenir l’occasion de créer une relation vraie avec l’autre, dans le respect réciproque.

 

[…] C’est alors la meilleure façon de rendre plus précieux encore le cadeau d’un « oui ».

 

Merci.

Bien amicalement,

Katz

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