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Pocahontas

Teddy Riner

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Pocahontas

Bonjour à tous,

 

Il y a quelques jours, je suis tombée au détour de mes lectures quotidiennes sur cet article sur le judoka français Teddy Riner. Je connais un peu le personnage dont j'ai plusieurs fois suivi les exploits à la télé. C'est un nom assez incontournable dans le milieu du judo vu son palmarès impressionnant :

  • 10 fois champion du monde (11 si on compte sa victoire par équipe en 2011),
  • 2 fois champion olympique,
  • 5 fois champion d'Europe et j'en passe.

Bref, le gars est une machine à gagner.

 

Voici donc un gros début de typage de Teddy Riner qui est vraisemblablement 3 (alpha). Ici, j'ai poussé un petit peu plus loin la recherche avec un second article tiré du Monde.

 

Pour celles et ceux que ça intéresserait, un documentaire lui est consacré : Dans l'ombre de Teddy Riner, réalisé par Yann L'Henoret et sorti en DVD en 2016.

 

Réussir – Éviter l'échec

"Son envie d'être le meilleur et de ne jamais perdre , Teddy Riner la nourrit depuis des années. […] « Avec mon fils par exemple, je n'arrive pas à le laisser gagner, je veux toujours qu'il se surpasse. Je dois être un peu barge car il n'a que 3 ans, mais je veux qu'il comprenne vite que, ce qu'il veut, il faut qu'il se donne les moyens pour l'obtenir. » […] Cette culture de la gagne lui vient-elle de ses parents ? Même pas. « Mon père ne nous a jamais éduqués dans ce culte de la victoire. Il nous a toujours dit : faites-vous plaisir et ne vous prenez pas la tête ! Mais moi, j'aime cela, gagner et j'ai cette haine de la défaite. »" [Source : « Teddy Riner trop dur avec Eden, 3 ans ? “Je n'arrive pas à le laisser gagner” », PurePeople.com, 10 novembre 2017.]

 

"J’ai tout essayé : karaté, basket, tennis, squash, golf, danse modern jazz, escalade, foot et judo. Pour les deux derniers, quand les détections sont arrivées, on m’a proposé d’aller vers le haut niveau. J’ai choisi le judo parce que je ne perdais jamais, alors qu’au foot, même si je me dépassais, la victoire ne dépendait pas que de moi. Cela m’énervait que certains ne se donnent pas à fond. Au judo, je suis seul responsable de la victoire ou de la défaite. […] J’étais content d’être dans l’élite […] Quand on est professionnel, il faut du haut niveau partout : pour la technique, la préparation physique et psychologique, le médical… ». […]

Comment réagissez-vous, justement, lors de vos très rares défaites ?

C’est simple, quand je perds, je boude. Je pars, je ne veux plus voir ceux qui m’entouraient à ce moment-là. Ça dure une, deux, trois heures… Même après un foot perdu entre copains ! La gagne, pour moi, c’est tout ! […]

Si Dieu le veut, je serai là en 2024. Mais je ne fais pas de plans sur la comète. À un moment, le corps, la tête diront qu’ils ne veulent plus. Il faudra tourner la page.

Et alors ?

Je peux faire un bon homme d’affaires. Créer une entreprise. J’ai pas mal d’idées. Peut-être des vêtements grande taille !" [Source : Teddy Riner & Pascale Krémer, « Teddy Riner : “Mon corps est usé, j’ai sept ans à tenir” », Le Monde, 19 novembre 2017.]

 

Mensonge – Identification

"On avait de l’argent de poche et même des vêtements et des chaussures de marque, comme les autres. On avait le droit à une paire de baskets par mois, sauf que moi, je les usais en quinze jours. Si je n’avais pas d’assez bonnes notes, la deuxième paire était sans marque. L’horreur pour un enfant ! […] Il y avait de la concurrence sur le tapis, on se faisait progresser les uns les autres. Moi j’étais une éponge. J’ai cette faculté à écouter, à prendre les informations qu’il faut. […] Je voulais entrer au panthéon des sportifs mondiaux, je voulais faire comme Rafael Nadal, comme le Real Madrid. Je voulais cette carte de membre super-rare." [Source : Teddy Riner & Pascale Krémer, « Teddy Riner : “Mon corps est usé, j’ai sept ans à tenir” », Le Monde, 19 novembre 2017.]

 

Vanité

"L’année suivante, en 2004, à l’Insep [Institut national du sport de l’expertise et de la performance]/em>, c’était encore plus rude. J’avais 14 ans, vous vous rendez compte ! Normalement, on n’y entre pas avant 18 ans. […] À l’époque, j’étais tout le temps les quatre fers en l’air, je valdinguais sur le tapis. Mais ils me voyaient progresser vite. En trois ans, j’ai fait ce qu’ils n’ont pas fait en dix ans. J’en ai mis pas mal à la retraite quand j’ai décroché mon premier titre. Mais je n’ai pas compris tout de suite la jalousie." [Source : Teddy Riner & Pascale Krémer, « Teddy Riner : “Mon corps est usé, j’ai sept ans à tenir” », Le Monde, 19 novembre 2017.]

 

Variante alpha

"[Enfant] j’avais beaucoup, beaucoup d’énergie. Je ne m’endormais qu’une fois les batteries vidées, toujours le dernier." [Source : Teddy Riner & Pascale Krémer, « Teddy Riner : “Mon corps est usé, j’ai sept ans à tenir” », Le Monde, 19 novembre 2017.]

 

Bonne journée !

Bien cordialement,

Pocahontas

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Wallace

Bonjour à tous,

 

Merci et bravo Pocahontas pour cette analyse de qualité (on ne pouvait pas attendre autre chose de toi !).

 

À part ça, je suis atterré.

 

"Avec mon fils par exemple, je n'arrive pas à le laisser gagner, je veux toujours qu'il se surpasse. Je dois être un peu barge car il n'a que 3 ans."

Je confirme qu'il est barge. En plus, il pourrait se rappeler que sur lui, les conseils de son père non eu aucun effet…

 

"La deuxième paire était sans marque. L’horreur pour un enfant !"

Triste époque ORANGE…

 

Quant à lui, le titre de l'article du Monde est déjà tragique : "Mon corps est usé." Le texte confirme : "Je dois économiser mon corps. Après plus de dix ans sur la scène internationale, il est déjà pas mal usé. Je n’ai plus beaucoup de cartilage, j’ai de l’arthrose dans les épaules et les genoux. On m’injecte un gel contenant de l’acide hyaluronique pour que je sente moins de douleurs, que je « couine » moins… Le sport de haut niveau, c’est ça. Des efforts intenses répétés quotidiennement. Je vais avoir de plus en plus mal, j’essaie de ne pas y penser. La souffrance, c’est le prix à payer." Réussite à court terme pour quoi à long terme ?

 

Il y a des jours où j'ai vraiment l'impression d'être un vieux con.

Très amicalement,

Pappy Wallace

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Pocahontas

Bonjour Wallace,

 

"À part ça, je suis atterré."

Je l'ai moi aussi été en lisant ces deux articles. Merci de donner ton ressenti. Je ne pense pas assez à donner le mien lorsque j'effectue ce type de "compte-rendu" (et dans l'absolu aussi d'ailleurs…).

 

"Il y a des jours où j'ai vraiment l'impression d'être un vieux con."

:kiss2:

 

Bises,

Pocahontas

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Yves

Bonjour à tous,

 

Merci Pocahontas pour cette analyse très intéressante.

 

Comme vous, Pocahontas et Wallace, j’ai été atterré… Atterré par cette servitude aux aspects négatifs actuels du vMème ORANGE (cf. la Spirale Dynamique). Comme toi, Wallace, je déplore ces aspects et cette servitude.

 

Allez, je vais en rajouter une couche.

 

J’ai appris avec stupéfaction (cf. source en P.-S.) qu’aujourd’hui encore, malgré tous ses succès, et ce depuis quatorze ans, Teddy Riner se fait accompagner par une psychologue, dans le but d’éviter l’échec. Par exemple, cette psychologue l’a accompagné aux trois derniers Jeux Olympiques (2008, 2012 et 2016) et sur place, l’a vu « quasiment tous les jours ». Teddy Riner a payé de sa poche tous les déplacements de la psychologue : l’ego du 3 est prêt à mettre le prix pour éviter l’échec. Cette dépendance depuis quatorze ans et ce manque de confiance en soi ne sont pas incompatibles avec l’ego du 3 alpha.

 

Entre parenthèses, ma stupéfaction est liée à mon ennéatype 5, qui valorise l’indépendance, et à mon positionnement sur la Spirale Dynamique.

 

***************

 

Du point de vue de la Spirale Dynamique, je vois dans cet accompagnement une stratégie de ORANGE, sans autre vision que gagner des compétitions, ici par l’adaptation des capacités cérébrales du compétiteur aux conditions de vie de la compétition de haut niveau. Adaptation à quel prix ?

 

J’y vois aussi une absence de honte ROUGE : je ne parviens pas à imaginer un judoka avec un vMème ROUGE assez fort pour contenir son vMème ORANGE, ayant accumulé tant et tant et tant de succès, se faire accompagner ainsi à 28 ans par une psychologue. Je ne vois pas non plus de BLEU dans cette stratégie fomentée pour combattre à armes inégales. Inégales, car la plupart des judokas n’ont pas les moyens d’un tel accompagnement psychologique — surtout dans les pays pauvres.

 

Enfin, le message de Wallace illustre les dégâts qui peuvent être infligés au corps par l’ego du 3, quand il est coincé en ORANGE. Éviter à tout prix l’échec + ORANGE-gagner = un mélange à risque pour le 3. Trop de ORANGE, l’ego enfle.

 

Je songe à mon ancien médecin, un vieux sage — vous avez dit VIOLET ? —, évoquant avec consternation et compassion ces jeunes échoués dans son cabinet, abîmés physiquement par la compétition.

 

Entendez-vous tous ces « On a gagné ! » ? ORANGE a envoyé au tapis les vMèmes qui le précèdent : VIOLET, ROUGE et BLEU.

 

La Spirale Dynamique nous dit que la conscience des vMèmes qui le précèdent, permet de passer de la position « Coincé » dans un vMème à la position « Arrêté » ; étape vers, un jour peut-être, grâce à d’autres conscientisations… « Ouvert ».

 

Amicalement,

Yves

 

P.S. : source = Meriem Salmi, "Comment j'ai aidé Teddy Riner à se construire un mental d'acier", Huffington Post, 9 août 2016.

 

Moi, j’aurais intitulé cet article : « Voici comment un accompagnement psychologique dans un monde dominé par ORANGE peut renforcer l’ego du 3 ».

 

P.P.S. : j’avais beaucoup apprécié ta citation, Wallace, de cet extrait-ci du Discours sur la servitude de La Boétie, en commentaire de l'article “Google : spirale infernale ?” du blog de Fabien (comme l’a remarqué Fabien, ici le vMème visé par la Boétie n’est pas ORANGE, mais BLEU) :

Étienne de la Boétie a dit :

Et tous ces dégâts, ces malheurs, cette ruine, ne vous viennent pas des ennemis, mais certes bien de l’ennemi, de celui-là même que vous avez fait ce qu’il est, de celui pour qui vous allez si courageusement à la guerre, et pour la grandeur duquel vous ne refusez pas de vous offrir vous-mêmes à la mort. Ce maître n’a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n’a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu’il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire. D’où tire-t-il tous ces yeux qui vous épient, si ce n’est de vous ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne vous les emprunte ?

Les pieds dont il foule vos cités ne sont-ils pas aussi les vôtres ? A-t-il pouvoir sur vous, qui ne soit de vous-mêmes ? Comment oserait-il vous assaillir, s’il n’était d’intelligence avec vous ? Quel mal pourrait-il vous faire, si vous n’étiez les receleurs du larron qui vous pille, les complices du meurtrier qui vous tue et les traîtres de vous-mêmes ? […]

Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. Je ne vous demande pas de le pousser, de l’ébranler, mais seulement de ne plus le soutenir, et vous le verrez, tel un grand colosse dont on a brisé la base, fondre sous son poids et se rompre.

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Etoile filante

Belle et réjouissante analyse, Pocahontas !

 

Voilà un beau spécimen de 3 que tu nous as dégotté là, paré de ses plus beaux atours. Si je peux me permettre d’ajouter mon petit grain de sel, j’émets l’hypothèse que Teddy Rinner a très certainement une aile 2. Dans une interview où était évoqué son salaire annuel de 3 millions d’euros (important mais très inférieur à ce que touche une star du football ou du tennis), il disait : "C'est un petit salaire de footballeur de L1, mais c'est beaucoup pour un judoka. J'ai de la chance, mais j'ai bossé pour. Cela dit, je connais le prix de l'argent. Ça me permet d'aider les gens que j'aime. J'aime aider. Je mets de côté, mais j'aime offrir."

 

En outre, Rinner est bien connu pour parrainer la Fondation IMAGINE (amélioration des traitements et de la qualité de vie des enfants atteints de très graves maladies génétiques). Il a également été tout à fait adorable avec un petit garçon de 9 ans qui avait demandé à le rencontrer dans le cadre de l’Association le Petit Prince, qui exauce les vœux d’enfants malades.

 

J’incline donc à l’indulgence pour notre grand champion. De mon point de vue, c’est plutôt un 3 sympathique. Certes, c’est un peu compulsif de chercher à transmettre si âprement son sens de la compétition à son malheureux moutard de 3 ans, mais cela n’en fait pas un père maltraitant pour autant (je sais ce qu’est un père maltraitant).

 

Et puis, si on commençait à tenir le décompte des parents qui n’élèvent leurs enfants que dans le but d’en faire de fidèles reproductions d’eux-mêmes  (« tu l’as vu, dis, mon mini-moi ? ») on n’en verrait pas le bout. Alors oui, même s’il faut incontestablement reconnaître au beau Teddy une vanité à l’épreuve des balles ("Je suis très content de marquer l’histoire de mon sport", "Je patron c’est moi", "ma dixième médaille d’or, c’est rejoindre au Panthéon les grands noms du sport"), il faut quand même admettre que cette vanité ne manque pas de légitimité (même si bien sûr c’est toujours mieux de rester humble et modeste !). Dans le cas présent, cette vanité ne me dérange pas, la gloire a été acquise honnêtement, rien que par le travail, l’effort et le talent. Alors que me dérange la vanité de ceux qui n’ont fait que magouiller et vendre leur âme au diable pour arriver là où ils sont (toute ressemblance avec certains de nos hommes politiques serait purement fortuite…).

 

Encore merci, Pocahontas, pour ce joli sujet !

Cordialement,

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Il y a 21 heures, Yves a dit :

Depuis quatorze ans, Teddy Riner se fait accompagner par une psychologue, dans le but d’éviter l’échec. […] Je ne vois pas non plus de BLEU dans cette stratégie fomentée pour combattre à armes inégales. Inégales, car la plupart des judokas n’ont pas les moyens d’un tel accompagnement psychologique — surtout dans les pays pauvres.

J'ai lu l'article que tu as mis en référence, Yves. Il semble qu'avoir un coach psychologique ne soit pas si rare que cela. L'auteur y parle même de "retard" des Français en ce domaine. Il est effectivement intéressant que, la Fédération française de judo ne le faisant pas, Teddy Riner est pris en charge cet aspect de son entraînement.

 

Effectivement, il n'y a pas d'égalité entre les différents pays lors de ces compétitions internationales, même si les vMèmes autre que ORANGE ont aussi leurs méthodes (cf. ici ou ). Et puis les créateurs de ce genre de compétitions n'ont pas souvent eu en tête la valeur d'égalité, Pierre de Coubertin le premier.

 

Il y a 21 heures, Yves a dit :

Je ne parviens pas à imaginer un judoka avec un vMème ROUGE assez fort pour contenir son vMème ORANGE […]

Je n'ai pas compris cette phrase, Yves. Peux-tu la préciser ou, par une faute de frappe, aurais-tu inversé les mots ROUGE et ORANGE ?

 

Il y a 20 heures, Etoile filante a dit :

J’émets l’hypothèse que Teddy Rinner a très certainement une aile 2.

Les informations que tu cites — pourrais-tu les prochaines fois donner tes sources — sont comportementales. N'importe quel type peut aimer aider pour des raisons qui lui sont propres. Avoir une aile 2 (cf. le stage éponyme), c'est, entre autres, manifester les passion fixation, vertu et idée supérieure du type 2.

 

Il y a 20 heures, Etoile filante a dit :

Chercher à transmettre si âprement son sens de la compétition à son malheureux moutard de 3 ans […] n’en fait pas un père maltraitant pour autant.

Ce n'est pas simple que cela. Une violence psychologique peut être fort destructrice et j'ai connu beaucoup de personnes en grande souffrance du fait des attentes excessives de leurs parents et de la pression qui les accompagnait (voir par exemple ce témoignage).

 

Il y a 20 heures, Etoile filante a dit :

De mon point de vue, c’est plutôt un 3 sympathique.

Wallace, Pocahontas et Yves parlaient uniquement d'intégration. Heureusement, nous pouvons trouver sympathiques des gens peu intégrés (la vie serait dure sinon…). Une des évaluations concerne le plan vertical, l'autre le plan horizontal… et les deux viennent de l'ego bien sûr ! :sick:

 

Très amicalement,

Fabien

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Pocahontas

Bonjour à tous,

 

Le 04/12/2017 à 13:10, Etoile filante a dit :

De mon point de vue, c’est plutôt un 3 sympathique.

Cette discussion n'est pas une entreprise de dénigrement, c'est une discussion encourageant les observations objectives de l'ego du monsieur. Teddy Riner est un personnage qui m'est également fort sympathique, qui peut être émouvant, et qui est très bien gaulé par dessus le marché, ce qui n'est pas pour me déplaire. :proud: L'un n'empêche bien évidemment pas l'autre. :happy:

 

Je n'avais pas visionné le documentaire que je cite dans mon premier post la semaine dernière, c'est chose faite.

 

Mon sentiment est que ce documentaire est en soi un produit marketing destiné à véhiculer et promouvoir une image positive de l'athlète. C'est le cas d'un certain nombre de films que l'on voit fleurir sur les rayonnages de la Fnac, en particulier en fin d'année, temps propice aux achats en tout genre. J'ai trouvé ce documentaire pas mal foutu et plutôt bien maîtrisé. Il faut dire que le Teddy Riner est plutôt photogénique, même en sueur, et, comme cela l'a déjà été souligné, fort sympathique.

C'est lui la star et c'est lui la voie off.

Il est bien sûr aussi question de gros sous en coulisses. Le judoka est d'autant plus bancable qu'il jouit d'une cote de popularité importante (personnalité préférée des français en 2017).

Ce genre de production, c'est bon pour l'image et c'est bon pour le porte-monnaie.

 

Ce constat ne permet pas pour autant de valider l'ennéatype du sportif. C'est au mieux un petit indice à rattacher au reste car chaque type peut avoir une raison qui lui est propre de vouloir qu'un documentaire de cet acabit soit réalisé sur lui.

 

Ce qui est davantage parlant, c'est le contenu du documentaire.

Alors juste pour toi Étoile filante, voici le Teddy Riner version intégrée.

 

Les quelques moments où il m'a semblé que l'athlète n'était pas dans un rôle mais était montré tel qu'il est, sans mensonge donc, sont notamment regroupés dans deux scènes différentes. Il y a d'abord celle de son hospitalisation pour rafistoler son épaule gauche (aux environs de la demi-heure du documentaire), où on le voit en train d'être soutenu par sa famille, son grand-père lui tenant la main, lui convalescent et à moitié shooté, couché dans son lit une lunette nasale lui barrant le visage, puis avec sa femme qui le nourrit à la petite cuillère dans les mêmes conditions. J'ai trouvé ces instants touchants et naturels même si les commentaires du grand-père sur le fait que Teddy est extraordinaire car il tient sa force de Dieu "gâchent" un peu la simplicité du tableau.

 

Puis il y a la scène où Teddy pleure pendant sa visite des enfants malades à l'Institut Imagine (aux environs d'1h30 du documentaire). Lors de cette scène, le sportif marche dans un couloir de la Fondation tout en discutant avec un médecin qui lui confie alors que l'enfant qu'ils viennent de visiter est condamné et n'a plus, au mieux, que quelques années à vivre. L’athlète sort un "Oh le pauvre" totalement inapproprié car il est alors en représentation, il est dans le rôle de celui qui dispense encouragements et mots de solidarité (co-répression de l'émotionnel). Je n'aurais peut-être pas fait mieux dans le même contexte et dans les mêmes circonstances. Ma réaction a été à la hauteur de mon ego, j'ai bondi de mon siège tout en me disant : "C'est pas possible d'entendre une chose pareil ! C'est un émotionnel quand même merde ! Ils vont pas laisser passer ça sans rien faire pour rectifier le tir ! Il va se mettre à pleurer quand même ?!". La seconde d'après on distinguait Teddy Riner caché dans un recoin noir de l'établissement en train de pleurer sur le sort tragique du petit garçon, son chagrin étant d'autant plus intense que ça le rapportait subitement à son statut de père. Une émotion vraie vécue et — presque — montrée entièrement.

 

Enfin, il y a ces mots de David Douillet dits en toute fin de documentaire (vers 1h39). Le mythe Riner en prend un peu pour son grade : "La seule limite que peut avoir Teddy dans sa vie d'athlète sera son physique. C'est terrible ce que je vous dis, terrible, parce que c'est un cap qui n'est pas facile à gérer, et il y sera confronté un jour malheureusement." Le cap du physique qui décline est visiblement déjà passé, reste maintenant à savoir comment le judoka gérera sa reconversion. Je ne doute pas du fait qu'il saura rebondir plutôt que tomber. :proud:

 

Quoi qu'il en soit, Teddy Riner n'est bel et bien qu'un homme.

 

Bien cordialement,

Pocahontas

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Alors juste pour toi Étoile filante, voici le Teddy Riner version intégrée."

Ce qui suit ne m'était donc pas destiné mais j'ai lu quand même. Je sais, c'est dégueulasse, c'est un peu comme si quelqu'un ouvrait vos cadeaux de Noël avant vous !

 

Je ne voudrais pas saboter le moral d'Étoile filante mais ce n'est pas parce que Teddy Riner s'exprime sans fard "à moitié shooté" (ceci explique peut-être cela) et pleure sur le sort d'un enfant malade (après tout, n'oublions pas que les 3 sont des émotionnels) qu'il est dans des moments d'intégration. Cela peut néanmoins le rendre "sympathique".

 

Très amicalement,

Fabien

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Pocahontas

Bonjour tout le monde,

 

"Je sais, c'est dégueulasse, c'est un peu comme si quelqu'un ouvrait vos cadeaux de Noël avant vous !"

:rofl:

 

"Je ne voudrais pas saboter le moral d'Étoile filante mais ce n'est pas parce que Teddy Riner s'exprime sans fard “à moitié shooté” (ceci explique peut-être cela) et pleure sur le sort d'un enfant malade (après tout, n'oublions pas que les 3 sont des émotionnels) qu'il est dans des moments d'intégration."

Ah crotte de bique ! Je pensais vraiment avoir mis le doigt sur quelque chose… Je me suis fait une idée biaisée de ce que donne l'intégration du 3 là. :suspicieux:

Retour à la case départ donc.

 

Bien cordialement,

Pocahontas

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Etoile filante

Bonjour Pocahontas !

 

Merci pour ce joli "cadeau de Noël" (comme dit notre Fabien, qui file la métaphore comme personne).

 

Ces nouvelles informations apportent en effet un éclairage supplémentaire intéressant sur la personnalité de Teddy Riner. Mais je culpabilise de t'avoir donné du boulot en plus ! :cry: Surtout, je ne voudrais pas "que tu penses que je pense" que ta discussion était une entreprise de dénigrement (ce qui serait une petite projection de 6 !). Tout ce que j'ai pensé, c'est que ton étude tapait dans le mille et qu'elle était sacrément bien faite. Dans mon enthousiasme (faut comprendre, je suis 7 !) j'ai voulu apporter ma touche perso avec les moyens du bord (tu avais déjà exposé tout ce qui était important) et je m'aperçois que je m'y suis prise comme un manche. Mon intervention était mal préparée et surtout mal vendue.

 

Je te supplie donc de ne pas y voir malice ! :kiss2:

 

Très amicalement.

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Pocahontas

Bonjour Étoile filante,

 

Une petite parenthèse, si tu permets Fabien, avant de laisser à nouveau la place à Teddy Riner.

 

"Mais je culpabilise de t'avoir donné du boulot en plus !"

Pas besoin ! Mon ego cavale déjà tout seul ! :wink: S'il n'y a pas de problème, alors s'inquiéter culpabiliser ne change rien. :wink:

 

"Surtout, je ne voudrais pas "que tu penses que je pense" que ta discussion était une entreprise de dénigrement (ce qui serait une petite projection de 6 !)"

Bien vu ! Ça n'en était pas une même si ça en avait tout l'air. En écrivant cette phrase, j'ai été attentive aux transes présentes et je me suis alors contenté de dire les choses comme elles étaient sans rien ajouter.

Par contre, dès la phrase suivante et pendant tout le reste de mon post, je me suis lâchée côté projections associatives… :blush: Je crois que c'est en partie l'effet de mon sous-type Cordialité.

 

"Tout ce que j'ai pensé, c'est que ton étude tapait dans le mille et qu'elle était sacrément bien faite."

Merci.

 

"J'ai voulu apporter ma touche perso avec les moyens du bord (tu avais déjà exposé tout ce qui était important) et je m'aperçois que je m'y suis prise comme un manche."

Je n'ai pas trouvé.

 

Bien cordialement,

Pocahontas

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Etoile filante

Tu es trop mignonne, merci ! :kiss2:

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