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Alice et le lapin

Sous-type social du 6 "Devoir", liens familiaux et groupes

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Alice et le lapin

Bonjour à tous,

 

Je viens de vivre un stage Sous-types extrêmement intéressant.

 

Je lis depuis longtemps déjà, plus de cinq ans, des ouvrages sur l'ennéagramme y compris bien évidemment ceux de Fabien et Patricia. Pourtant je constate que j’ai besoin pour pouvoir comprendre pleinement les mots et les concepts lus dans ces livres, d’y raccrocher des instants vécus et des expériences personnelles. Des stages tels que Centres et Sous-types répondent parfaitement à ce besoin. Les témoignages des stagiaires présents et les exemples donnés par Fabien et Patricia sont vraiment très utiles.

 

L'énergie déployée dans les différents instincts par chacun des types a pris chair sous mes yeux. C'était fascinant.

 

J'y ai également validé mon sous-type, 6 social « Devoir ».

 

Pendant le stage Fabien et Patricia nous ont suggéré avec insistance de réfléchir à la blessure possiblement à l'origine de notre sous-type, blessure survenue pendant la petite enfance. Voici le résultat de mes réflexions.

 

Liens familiaux :

 

Mon père était 4. Il n'a été ni souvent malade ni souvent absent, physiquement du moins. Pourtant, enfant, je l'ai bel et bien ressenti comme absent ou tout du moins désinvesti.

 

Je le voyais très souvent perdu dans ses pensées ou plutôt dans ses émotions, jouant de la guitare ou de l'accordéon, composant, peignant. En bref absorbé par son émotionnel intérieur et finalement assez peu réceptif à ce qui l'entourait et notamment à sa famille.

 

Rétrospectivement je pense m'être fortement sentie exclue et dans l'incapacité de nouer une relation satisfaisante avec lui. J'ai bien tenté de resserrer les liens, en lui demandant par exemple de m'apprendre le solfège, mais cela a eu l’effet inverse. En effet j'avais du mal à comprendre la théorie musicale ce qui l'énervait prodigieusement, provoquant chez moi une bascule paralysant mon mental. Aussi il me renvoyait assez rapidement à mes jeux d'enfant.

 

Ainsi au rapport particulier du type 6 avec la figure protectrice, en la circonstance mon père, s'est ajouté la problématique instinctuelle sociale, de par le manque de cadre que j'ai ressenti dans mon enfance.


On peut dire que finalement ce père absent, je le cherche encore maintenant dans mes groupes. C'est pourquoi ils sont tellement importants pour moi et source à la fois d'angoisse et de désir. Je désire nouer des relations satisfaisantes au sein de ces groupes, en être acceptée et en même temps j'ai peur que le modèle relationnel bancal que j'ai vécu avec mon père s’y reproduise. En bref je crains principalement que l'on m'ignore et/ou que l'on me rejette.

 

Je n'ai pas le souvenir d'un évènement particulier à l'origine de cette blessure, ni ne possède une personne proche qui aurait pu me renseigner. Toutefois j'extrapole à partir de mes souvenirs d'enfance et je me dis qu'il n'y a pas de raison que le comportement de mon père et la dynamique de notre relation ai changée avec le temps.

 

Voici donc pour la blessure.

 

Le devoir ou la puissance de la règle :

 

Mes trois instincts s’expriment dans les différents contextes, sociaux, conservation ou sexuel, de manière variable en fonction des besoins, comme pour tout un chacun.

 

Mon sous-type « Devoir » lui en revanche est toujours présent quel que soit le contexte.

 

Ainsi mon désir de structurer et d’organiser, s’exprime, y compris dans les contextes conservation ou sexuel. Les enfants se couchent à 20h et pas à 20h15. Devoirs en premiers, amusement après, on regarde les gens dans les yeux quand on leur parle. Je veux bien qu’on s’accorde du temps à deux, mais seulement quand j’aurais fini ce que j’ai à faire, etc.

 

Si je prends un contexte conservation, la famille par exemple, le besoin de faire mon devoir en toutes circonstances est très présent. Il me conduit bien souvent à m’oublier et à oublier mes désirs ou mes besoins, car mon devoir passe avant tout. Mon fils a besoin de moi, il me demande un renseignement ou un service, je me plie en quatre, c’est mon devoir de mère. Mon mari me fait la remarque que le linge n’est pas fait, et hop, au garde à vous, je fonce (même si je rouspète) je ne peux pas m’en empêcher, c’est mon devoir d’épouse.

 

Lorsque ma sœur est tombée gravement malade, j’ai aménagé mon temps de travail pour pouvoir être là le plus possible. Seulement voilà, je ne me suis pas basée sur ses besoins, non, j’ai seulement mis en place des règles dénuées de discernement et de réflexion, juste des règles, sans réceptivité émotionnelle… Même si je comprends aujourd’hui le pourquoi de ce comportement, je le regrette amèrement. Il me reste à apprendre à être compatissante avec moi-même. J’espère que le stage Résilience m’aidera à y parvenir.

 

Lors d’une conversation informelle et avant de connaître l’ennéagramme, ma collègue avait employé le mot dévouée pour me qualifier. Ce à quoi j’avais répondu : "Ah bon tu trouves ?"

Maintenant que je pratique régulièrement l’auto-observation je peux dire avec certitude, que oui je suis dévouée, et même jusqu’à l’obsession quelques fois.

 

Mon mari qui est de sous-type Cordialité m’a déjà dit dans différentes situations particulièrement éprouvantes, que j’étais courageuse. En réalité je ne fais qu’obéir à mon instinct social en me montrant la plus dévouée possible envers ma famille, mes proches et mes groupes en toutes circonstances.

 

Les groupes :

 

Je suis rattachée à plusieurs types de groupes, des groupes physiques et des groupes mentaux. Comme le dit Fabien :

Le 12/10/2017 à 09:44, Fabien Chabreuil a dit :

L'instinct social s'intéresse à des vrais groupes répondant aux caractéristiques étudiées au stage Sous-types. L'appartenance à de très grands groupes et l'intérêt pour des causes sociales, qui peut exister sans aucune appartenance à un groupe, ne sont pas directement de son ressort.

 

En tant que 6, je dirais que la notion de groupe physique où mon instinct social s’exprime se superpose à mes groupes mentaux de 6 pour créer un mixte où le groupe quel que soit son type est vraiment très présent.


Dans un groupe, inclure l’autre c'est très important. Je sais que mon attention se porte particulièrement sur les échanges entre les différents membres du groupe. J’ai d’ailleurs beaucoup de mal à garder longuement mon attention sur une personne en particulier lorsque je me trouve dans un groupe. Mon attention se porte régulièrement des uns vers les autres. C’est comme si j’essayais d’appréhender la totalité des interactions en cours. Cette attention est visuelle mais aussi corporelle, j’ai remarqué que je me positionne physiquement instinctivement de manière à inclure tous les membres d’un groupe. J’aime d’ailleurs la synergie des groupes, l’émulation que cela apporte à chacun lorsque l’alchimie opère.

 

Mon groupe idéal est constitué de moins de 10 personnes et d’au moins 6 personnes, c’est là que je me sens le plus a l'aise.


C’est aussi un contexte dans lequel je supporte difficilement les fauteurs de trouble (par fauteur de trouble j'entends quelqu'un qui met en péril la cohésion du groupe). Je suis dans le contexte social par nature inclusive, mais si une personne perturbe le groupe, je n’hésiterais pas longtemps avant de « l’éjecter » dans la mesure de mes possibilités. En effet pour moi la cohésion du groupe prime sur le bien être des individus.


Lors de ce stage Fabien a dit une phrase qui sur le coup m'a fait sourire, son sens général était celui-ci : "Sachez que si je fais des formations, ce n'est pas pour votre bien mes cocos mais pour le bien du groupe." Tu me corrigeras Fabien si je déforme tes propos. :happy: À bien y réfléchir je fais un peu pareil. Je n’aurai pas été aussi catégorique mais je constate que bien que je m'intéresse aux gens et si je suis attentive à mes motivations, je me rends compte que c’est bien souvent non pas seulement pour eux-mêmes mais plutôt pour ce qu'ils apportent au groupe. La preuve en est, que s'ils en sortent, je ne m'occupe plus autant d’eux et quelquefois même plus du tout. Je vais par exemple beaucoup moins téléphoner ou demander de nouvelles. C'est un peu comme s'ils avaient disparu de mon univers.


Mon mari est un 6 Cordialité et il prend grand soin de téléphoner aux uns et autres, y compris à des gens qu'il n'a pas vu depuis des lustres. Il maintient le lien. Je n'y pense pas forcément.


Le type 6 social nommé devoir est décrit comme très respectueux des règles et des procédures, un peu froid. Je me suis longtemps dit que cela ne me correspondait pas et que j'étais plutôt une personne tolérante, chaleureuse et attentive au bien être des autres. Faux. Dans le contexte du groupe, ça oui, je serais extrêmement dévouée (et non pas chaleureuse) et me sentirais responsable du bien-être des personnes composant le groupe, y compris à un niveau émotionnel. C’est ainsi qu’au sein de l’Institution où je travaille, je prends grand soin d’entretenir avec tous des rapports amicaux dans la mesure du possible. Je veille à être disponible et prête à rendre service car c’est mon rôle. C'est donc bien de la dévotion et non pas de la cordialité.

 

Lorsqu’une injustice se profile à l’horizon alors j’endosse facilement mon costume de défenseur du groupe. C’est par exemple moi qui ait motivé mes collègues pour faire grève chaque année les lundis de pentecôte, lorsque la journée de solidarité à été mise en place par le gouvernement Raffarin. Mes collègues se sont assez rapidement démotivés, j’ai été la dernière à faire grève en me rattachant à un mouvement national tant qu’il y en a eu. Encore aujourd’hui c’est une journée où par principe je ne travaille pas. :hautetfort:


J’ajouterais enfin que j’ai la croyance que pour bien servir le groupe il est nécessaire de se sacrifier. J'y vois l'influence de mon aile 7. Ce stage a d'ailleurs été l'occasion de la revalider.


Attention, je vais devenir lyrique… :pt1cable: Le groupe c'est la force gravitationnelle qui me maintient debout, j'en ai besoin pour vivre alors je le défends, j'en prends soin, je le nourris y compris quelque fois au détriment de ma santé ou de mon propre bien être (je ne compte pas le nombre de fois où j'ai retardé le moment d'aller voir le médecin ou refusé un arrêt de travail parce que mon sens du devoir me l'imposait). J'ai la croyance que je dois avant tout m'occuper du groupe et que m'occuper par trop de moi serait, somme toute, une sorte de trahison. J’avais même l’habitude de dire que dans la vie c’est « marche ou crève ». Aujourd’hui je commence à nuancer.

 

Écrire ce post a remué pas mal de choses, ça m'a pris par surprise mais je suis contente de l'avoir fait. :happy:


Très amicalement,
Alice et le lapin

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Un très grand merci pour ce témoignage, Alice et le lapin. Sa précision et ses nuances éclairent fort bien ce qui peut relever de l'ennéatype 6 et ce qui est dû à l'instinct social. C'est une subtilité difficile à expliquer et à observer.

 

"Je n'ai pas le souvenir d'un évènement particulier à l'origine de cette blessure."

Il n'y en a peut-être pas. Parfois l'origine du sous-type est due à un traumatisme, ou à ce qui a été perçu comme tel. Parfois, c'est juste un enchaînement de situations répétant une même problématique. De sous-type social aussi, je n'ai pas non plus l'impression qu'il y a eu un événement déclencheur ; un contexte professionnel choisi par mon père suffit à expliquer la blessure de l'instinct.

 

"Cette attention est visuelle mais aussi corporelle, j’ai remarqué que je me positionne physiquement instinctivement de manière à inclure tous les membres d’un groupe."

Je fonctionne aussi comme cela.

 

"Lors de ce stage Fabien a dit une phrase qui sur le coup m'a fait sourire, son sens général était celui-ci : “Sachez que si je fais des formations, ce n'est pas pour votre bien mes cocos mais pour le bien du groupe.” Tu me corrigeras Fabien si je déforme tes propos."

Je ne l'ai pas exprimé exactement comme cela… Effectivement, j'anime des formations pour changer le monde ! Je suis bien conscient que le changement collectif ne peut avoir lieu que s'il y a des changements individuels. Je cherche donc à leur permettre d'avoir lieu, mais mon objectif réel est à un autre niveau. Ce qui ne m'empêche pas d'être ravi quand une personne tire un simple bénéfice personnel du travail que nous faisons ensemble. Comme avec toi, ma cocotte. :rofl:

 

"Dans le contexte du groupe, ça oui, je serais extrêmement dévouée (et non pas chaleureuse) et me sentirais responsable du bien-être des personnes composant le groupe, y compris à un niveau émotionnel. C’est ainsi qu’au sein de l’Institution où je travaille, je prends grand soin d’entretenir avec tous des rapports amicaux dans la mesure du possible."

C'est très juste. Pour nous autres de sous-types social, dans un groupe, l'instinct sexuel fonctionne en support de l'instinct social comme le deuxième centre fonctionne en support du préféré.

 

Très amicalement,

Fabien

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Simechau

Bonjour à tous,

 

Je suis toujours troublé, dérangé, par les messages d'Alice et le lapin.

Il y a toujours des phrases entières que j'aurai pu écrire mot pour mot, tant elles décrivent mon mode de fonctionnement et ma perception du monde.

Le 18/10/2017 à 10:55, Alice et le lapin a dit :

Si je prends un contexte conservation, la famille par exemple, le besoin de faire mon devoir en toutes circonstances est très présent. Il me conduit bien souvent à m’oublier et à oublier mes désirs ou mes besoins, car mon devoir passe avant tout. Mon fils a besoin de moi, il me demande un renseignement ou un service, je me plie en quatre, c’est mon devoir de mère.

Je suis père de deux filles et l'exercice de mon devoir de père ou de l'idée que je m'en fais, c'est pour moi fondamental. Un père qui ne fait pas son travail de père (protection, attention, fidélité, constance, disponibilité, présence, affection, tendresse), c'est grave, très grave.

 

Un jour à l'adolescence, ma fille aînée m'a demandé à quoi ça servait un père. J'ai répondu en énumérant des risques potentiels : "Si tu vas en prison, je viendrai te voir chaque semaine au parloir ; si tu es malade et que tu vas à l'hôpital, je viendrai te visiter ; si tu as besoin d'argent, je t'en prêterai ; si tu n'as plus de logement et que tu doives vivre sous les ponts, je t'inviterai à la maison ; si tu te maries et que tu m'invites, je viendrai partager ce bon moment avec toi ; si tu divorces, je serai avec toi ; si tu as des enfants, je m'occuperai de mes petits-enfants ; si tu as un grave accident, je serai présent pour les soins et la rééducation ; si tu m'invites, je viendrai ; si tu vas à l'étranger, j'irai te voir à l'étranger ; etc. etc."

 

Je suis toujours très choqué quand je vois une mère s'occuper seule de ses enfants et prendre tout en charge. Je formule toujours la question : mais il est où le père ? C'est une situation qu'il m'est bien difficile de comprendre.

 

Si l'exercice continu, inscrit dans la durée, de mon devoir de père est  fondamental pour moi, et que  faillir à ce devoir serait grave, serait une déviance certainement en même temps, je pense et je sens que je ne le fais jamais au mépris ou au risque de l'oubli de mes désirs ou de mes besoins.

 

Oui au devoir, cent fois oui. Ce sont un mot et une démarche qui me parlent, mais pas au prix de l'oubli de soi. Je confirme, c'est très important, et je m'y emploie en permanence.

 

J'exerce la présidence d'une association. Je suis extrêmement attentif à ce que chaque membre puisse apporter quelque chose au groupe. Je suis également en permanence à la recherche de nouveaux membres, avec en vue, toujours, ce qu'ils pourraient apporter au groupe.

Le 18/10/2017 à 10:55, Alice et le lapin a dit :

C’est aussi un contexte dans lequel je supporte difficilement les fauteurs de trouble (par fauteur de trouble j'entends quelqu'un qui met en péril la cohésion du groupe).

Je confirme : perturber la cohésion du groupe, c'est grave.

 

J'ai assisté très récemment à une réunion publique animée par un élu local. Un groupe de jeunes gens  s'est installé au fond de la salle et a perturbé le déroulement de la  réunion du groupe. C'est quelque chose qui m'a profondément gêné et je crois insécurisé. Je me suis senti en insécurité.

 

Voilà pour l'échange.

Merci beaucoup pour tes messages, Alice et le lapin, qui font vraiment écho en moi et m'apportent beaucoup.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Il y a toujours des phrases entières que j'aurai pu écrire mot pour mot, tant elles décrivent mon mode de fonctionnement et ma perception du monde."

Cela nous arrive à tous avec des personnes de même type que nous. C'est le côté magique de l'ennéagramme. C'est un peu désespérant aussi puisqu'il montre la puissance des automatismes qui nous gouvernent mais nous pouvons changer cet accablement en motivation pour évoluer.

 

"J'ai répondu en énumérant des risques potentiels : “[…] si tu te maries […]”

:rofl:

 

"Ce sont un mot et une démarche qui me parlent, mais pas au prix de l'oubli de soi. Je confirme, c'est très important, et je m'y emploie en permanence."

C'est sain mais c'est en contradiction avec le début de ton message. Est-ce à dire que la déclaration faite à ta fille aînée était conditionnelle ?

 

Très amicalement,

Fabien

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Alice et le lapin

Bonjour à tous,

 

Le 25/10/2017 à 08:18, Fabien Chabreuil a dit :

"Il y a toujours des phrases entières que j'aurai pu écrire mot pour mot, tant elles décrivent mon mode de fonctionnement et ma perception du monde."

Cela nous arrive à tous avec des personnes de même type que nous. C'est le côté magique de l'ennéagramme. C'est un peu désespérant aussi puisqu'il montre la puissance des automatismes qui nous gouvernent mais nous pouvons changer cet accablement en motivation pour évoluer.

C'est amusant Fabien, car dans mon cas, cette constatation est plutôt rassurante. :rofl: Je me dit que je ne suis pas seule ! Je dois d'ailleurs facilement faire une projection associative dans ce genre de cas.

 

J'ai dernièrement pu vérifier avec amusement cette autre affirmation de Fabien :

Le 18/10/2017 à 13:04, Fabien Chabreuil a dit :

"Dans le contexte du groupe, ça oui, je serais extrêmement dévouée (et non pas chaleureuse) et me sentirais responsable du bien-être des personnes composant le groupe, y compris à un niveau émotionnel. C’est ainsi qu’au sein de l’Institution où je travaille, je prends grand soin d’entretenir avec tous des rapports amicaux dans la mesure du possible."

C'est très juste. Pour nous autres de sous-types social, dans un groupe, l'instinct sexuel fonctionne en support de l'instinct social comme le deuxième centre fonctionne en support du préféré.

Je suis bibliothécaire dans le milieu associatif et l'ambiance sur mon lieu de travail est en général plutôt cool. Or il se trouve que je traverse une période assez chargée, j'ai pour ainsi dire la tête dans le guidon. Je passe donc facilement le message à mes collaborateurs que je suis indisponible pour le moment et que pour cause de tâche importante en cours je ne peux pas faire la causette, contrairement à mon habitude.

En plus d'un dossier important à finir et de quelques autres choses, je négocie le renouvèlement de nos photocopieurs qui arrivent en fin de contrat de maintenance dans deux à trois mois.

 

Et voilà que patatras ! Une des machines tombe en panne. Je passe un coup de fil à la société de maintenance, m'attendant à avoir au mieux la visite du technicien la semaine suivante. Heureuse surprise, le voilà qui débarque dans l’après-midi.


Le technicien est connu dans notre service pour être du genre désagréable, gros ours mal léché, toujours bougon et associant systématiquement la raison des pannes à notre soi-disant mauvaise manipulation des machines ! Autant dire qu'on ne l'aime pas trop ici.

Ne sachant pas de quel type il est, je prends le parti de me mettre sur un mode de communication plutôt direct, en gros un peu sur le même mode que lui.
Au moins j'espère ainsi être comprise.

Arrive la fin de l’intervention, il rentre dans l’espace bureau, s’installe derrière l’un de nos bureaux et commence à rédiger son rapport d'intervention.  
Ce faisant il m'interroge sur ma détection de la panne, il veut savoir comment j'ai su qu'en plus de la panne indiquée il y avait d'autres pièces à changer. Je lui parle de l'interface de gestion informatique des machines que j’ai pris l’habitude de consulter et de la manière dont je gère les machines.

 

Voilà que, alors que je n'ai vraiment pas de temps à perdre, je me surprends à lui faire la causette. :surprised: Nous discutons (je ne sais comment on en est arrivé là…) d'intelligence animale. Il me raconte comment des oiseaux de proie laissent tomber des os pour accéder à leur moelle, et moi, au lieu de le rembarrer ou de l'ignorer, je me surprends à lui parler de chimpanzés que j'ai vu au zoo de Vincennes se servir d'un bâton comme d'un levier pour soulever une trappe. Il poursuit avec l'exemple d'un chat qui a su retrouver ses maitres plus d'un an et demi après sa fugue et il continue hilare sur une plaisanterie de mauvais goût : "C'est pas ma femme qui pourrait faire pareil hein, on sait bien que les femmes quand on les lâche au milieu d'un magasin elles savent pas retrouver la sortie." 
Le personnage en plus d'être grognon est misogyne ! :beurk:

 

Difficile de rester sérieuse avec ma collègue qui, derrière son dos, fait bla, bla, bla en faisant des signes avec ses mains ! C'est vrai que d'habitude il est peu loquace.

Ce type là je ne l'aime pas, je comprends tout à coup que si je fais l'effort de lui faire la conversation, c'est en réalité parce que j'ai une idée derrière la tête. Je viens de réaliser qu'il peut être une source d'informations utiles. En effet le commercial avec qui je négocie l'achat des nouveaux photocopieurs m'a affirmé que nos machines ne seraient plus maintenables d’ici 3 mois maxi. Seulement je ne lui fais pas confiance (fixation). En gros j'ai peur de me faire avoir (passion). Je me suis donc mis à interroger le technicien pour lui tirer les vers du nez.

 

Je constate que j’ai utilisé mon instinct sexuel, connexion dans la relation par la démonstration de ma force intellectuelle et de mes connaissances, j'ai gonflé mon plumage, fais rouler mes muscles mentaux, tout ça enrobé par les ondes chaleureuses de mon instinct de conservation (eh oui ce mec-là peux m’aider à me sortir d’un mauvais pas, je ne veux donc pas me le mettre à dos) dans le but obtenir des informations qui au final me serviront à protéger mon groupe.

 

C'est donc bien mon sous-type social "devoir" qui était aux manettes tout du long. :pt1cable:

 

Fabien, peut-on dire que l’instinct sexuel chez le 6 cherche à impressionner l’autre, tandis que l’instinct de conservation cherche à l'amadouer et que le social cherche à servir le groupe ?

 

Pour finir je précise tout de même que je n'ai pas laissé passer l'histoire de sa femme sans donner mon avis sur la question ! Y'a quand même des limites ! :hautetfort:

 

Amicalement,

Alice et le lapin

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Merci Alice et le lapin pour ce bel exemple qui confirme et donne chair à ce qui était une affirmation théorique.

 

"Fabien, peut-on dire que l’instinct sexuel chez le 6 cherche à impressionner l’autre, tandis que l’instinct de conservation cherche à l'amadouer et que le social cherche à servir le groupe ?"

Cela me paraît être un excellent résumé de la motivation des trois instincts.

 

"Je précise tout de même que je n'ai pas laissé passer l'histoire de sa femme sans donner mon avis sur la question ! Y'a quand même des limites !"

D'abord quelqu'un qui s'intéresse à l'intelligence animale ne peut pas entièrement mauvais.

 

Ensuite en tant que 7, je peux t'affirmer qu'il est possible de raconter des blagues sexistes sans l'être soi-même. Les blagues se passent dans un univers où les femmes souffrent de la fièvre acheteuse, où les blondes sont connes et luxurieuses, où les Belges sont neuneus, etc., toutes choses qui n'ont rien à voir avec la réalité (sauf pour, ah mais non, je ne le dirais pas :rofl:). Il est d'ailleurs significatif que la blague ne change pas si tu remplaces les femmes par les touristes, les blondes par les brunes, et les Belges par les Hollandais (c'est d'ailleurs le cas : les blagues que les Français racontaient — c'est passé de mode — sur les Belges étaient racontées par eux sur leurs voisins du Nord).

 

On en revient peut-être à la célébrissime phrase de Pierre Desproges selon laquelle on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui. Si je raconte une blague sexiste à une personne qui comme moi ne l'est pas, nous pouvons rire dans cet univers parallèle ; si je la raconte à un sexiste qui approuve au premier degré ou à une personne qui en souffre, cela devient l'horreur parce qu'elles essayent de faire coïncider les deux univers.

 

Très amicalement,

Fabien

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Alice et le lapin

Bonjour à tous,

 

"Ensuite en tant que 7, je peux t'affirmer qu'il est possible de raconter des blagues sexistes sans l'être soi-même. Les blagues se passent dans un univers où les femmes souffrent de la fièvre acheteuse, où les blondes sont connes et luxurieuses, où les Belges sont neuneus, etc."

Oui c'est très juste. À ce jeu-là, les 7 sont les champions, il n'y a pas photo, mais les 5 et 6 ne se débrouillent pas trop mal non plus.

 

Je me suis déjà demandé si les mentaux, à cause de leur habitude de tout "mentaliser" n'avaient pas un accès facilité à cet univers dont tu parles. J'ai en tout cas remarqué que je réagis moins bien à ce type d'humour lorsque mon mental est à la traine et que l'émotionnel prends le dessus. Du coup je prends la remarque personnellement et j'ai tendance à m'offusquer plus facilement. Je ne sais si c'est une constante…

 

Dans le cas qui nous occupe, je vois deux facteurs qui ont contribué à mon manque d'humour :

  1. Je n'aime pas le personnage ;
  2. Comme je l'ai expliqué dans mon témoignage, la fixation et la passion étant présente j'étais en bascule partielle.

Enfin, lorsque je lui ai fait la remarque que je connaissais beaucoup d'hommes que l'on pouvait mettre dans la même situation avec le même résultat, il n'a pas apprécié et m'a répondu au premier degré. Sa blague était donc peut-être elle-même au premier degré…

 

Amitiés,

Alice et le lapin

 

PS : Je me suis un peu éloignée du sujet de la discussion, j'espère que ce ne sera pas sanctionné trop sévèrement. :rofl:

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Je me suis déjà demandé si les mentaux, à cause de leur habitude de tout “mentaliser” n'avaient pas un accès facilité à cet univers dont tu parles."

Cet univers était autrefois un univers parallèle. Quoi que je dise ou fasse dans l'univers réel, des associations amusantes, ou plutôt se voulant amusantes, se faisaient dans l'univers parallèle. On retrouve la problématique des types tournés vers l'intérieur préférant leurs représentations internes au monde réel.

 

Très amicalement,

Fabien

 

P.-S. : "Je me suis un peu éloignée du sujet de la discussion, j'espère que ce ne sera pas sanctionné trop sévèrement." Après délibération du jury, Alice est acquittée et le lapin est condamné à la gibelotte avec sursis. Et le sursis pour une telle peine avec un président du jury 7 est une marque d'intégration, voire de sainteté.

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Simechau

Bonjour Fabien,

 

Le 25/10/2017 à 08:18, Fabien Chabreuil a dit :

"J'ai répondu en énumérant des risques potentiels : “[…] si tu te maries […]”

:rofl:

 

"Ce sont un mot et une démarche qui me parlent, mais pas au prix de l'oubli de soi. Je confirme, c'est très important, et je m'y emploie en permanence."

C'est sain mais c'est en contradiction avec le début de ton message. Est-ce à dire que la déclaration faite à ta fille aînée était conditionnelle ?

Une observation tardive de ma part, mais il faut le temps que je réfléchisse.

 

Merci pour ta première observation, elle m'éclaire sur ma perception automatique du mode, à savoir, voir d'abord et avant tout, les risques imaginaires ou réels, et plutôt imaginaires d'ailleurs.

Oui, le mariage, je le vois immédiatement et avant tout comme un risque. C'est le risque du divorce, de la séparation, de l'échec.

 

Quant à l'amour sans condition, c'est probablement ce vers quoi il convient de tendre, mais je pense que c'est un travail et une volonté.

 

Amicalement.

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