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Simechau

Centre mental despotique et peur

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Simechau

Dans un cadre professionnel, je travaille en direct avec la vice-présidente de l’association qui m’emploie. Nous préparons l’ordre du jour d’une réunion prochaine d’un groupe de travail. Suite à cette rencontre, et pour confirmer et formaliser, je lui adresse par mail les points à l’ordre du jour de la future réunion, dont nous venons de convenir ensemble, accompagnés de pièces annexes explicatives correspondant aux points inscrits à l’ordre du jour. Il lui incombe de transmettre tout cela, aux participants à la future réunion. Ce qu’elle fait, et elle me donne, par mail, copie de son acte de transmission.

 

Stupeur et peur ! Peur et stupeur.

 

Les pièces annexes ne sont pas jointes, et tous les points à l’ordre du jour, dont nous avons convenu n’y sont pas.

 

Immédiatement mon centre mental dominant avec la peur et le doute, mes compagnons de toujours, se mettent en mouvement. Pourquoi a-t-elle fait cela ? Qu’est-ce que ça cache  ? Veut-elle me nuire ? Elle a dû se concerter avec la présidente sans m’en parler ? Je suis certain qu’il y a un problème mais elle ne m’a rien dit. Etc. Etc. ????? Immédiatement, la rumination mentale sans fin se met en marche, nourrie par la peur et le doute.

 

Sauf que maintenant, je parviens (parfois) à être conscient de ce mécanisme égotique implacable et constant. Merci l’ennéagramme, merci Fabien et Patricia Chabreuil.

 

En conscience, je veux stopper cette rumination mentale qui se met en route et dont je parviens à avoir conscience. Elle consomme de l’énergie inutilement et, est par ailleurs, stérile. Je reconnais parfaitement le phénomène cette fois-ci, me semble t-il.

 

Je prends le temps de m’asseoir et de prendre conscience de mon corps, tranquillement paisiblement. Cela m’apaise un peu. Je travaille à cet apaisement et j’attends d’être apaisé.

 

Sur cette base, je veux agir, faire une action tranquille qui stoppera la rumination mentale, qui démarre (sans tomber dans le piège de la contrephobie, agressive pour l’autre).

 

J’ai l’opportunité de rencontrer la vice-présidente, dès le soir même.

 

Tranquillement et directement, je lui poserai donc les deux questions suivantes :

  • Va-t-on bien inscrire à l’ordre du jour tous les points dont nous avons convenu ensemble ?
  • Les pièces annexes ne sont pas jointes, elles ont pour objet d’éclairer la prise de décision souhaitée et par ailleurs leur rédaction m’a demandé beaucoup de travail ?

Je dis bien, tranquillement et paisiblement, c’est-à-dire sans agressivité inutile d’autant plus que la vice-président relève du type 1. Je ne souhaite pas lui donner le sentiment que je pense qu’elle a mal fait ou fait incorrectement les choses.

 

Le soir venu, je lui pose les deux questions.

Concernant les points à l’ordre du jour, elle me confirme que tout ce dont nous avons convenu sera abordé.

Je vérifie avec attention et effectivement, tous les points à l’ordre du jour dont nous avons convenus sont présents, sauf qu’ils sont rédigés d’une façon, qui peut laisser croire qu’ils ne seront pas tous traités.

 

Une lecture attentive, sans préjugé, sans le prisme de la peur et du doute (et du complot, qui est exclusivement dans ma tête et n’existe pas dans la réalité) permet aisément de le vérifier. Ouf !

 

Concernant les pièces annexes, elle est surprise par ma question mais me répond que bien sûr elle va les envoyer car elles sont utiles et nécessaires pour éclairer les décisions à prendre. Elle m’indique que la réunion ayant lieu dans un mois, elle les enverra avec le rappel de la date de réunion, afin que les participants en prennent bien connaissance. Elle me dit que si elle les envoie trop tôt avant la réunion, d’expérience, les participants ne feront plus le lien entre ces documents et la réunion.

 

Elle veut également me laisser le temps et l’opportunité d’ajouter des pièces annexes, si je l’estime nécessaire, comme cela elle fera un seul envoi, ce qu’elle estime être plus efficace et plus correct.

 

Il n’y a donc aucun complot (sauf dans ma tête), mais un souci de rigueur de sa part (type 1, je fais les choses correctement, comme cela doit se faire en fonction de ma règle dont je pense que c’est la règle de tout le monde) et une bienveillance avérée, à mon égard.

 

Eh bien voilà, tout est bien qui finit bien. Je suis content de moi, je me félicite de ma prise de conscience et je me remercie de mon action consciente, mesurée et juste (pour une fois).

 

Bon, ça ne fonctionne  pas à tous les coups, et il y a encore du travail. Je m’en vais poursuivre l’effort et l’observation assidue et bienveillante de moi-même.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Je suis content de moi, je me félicite de ma prise de conscience et je me remercie de mon action consciente, mesurée et juste (pour une fois)."

Tu as bien raison ! Tout pas à sa valeur et peut être célébré tant que c'est, comme ici, dans l'humilité.

 

Tu as là, Simechau, des transes à déconstruire. Outre celles liées à la crise de doute ("Pourquoi a-t-elle fait cela ? Qu’est-ce que ça cache  ? Veut-elle me nuire ? Elle a dû se concerter avec la présidente sans m’en parler ? Je suis certain qu’il y a un problème mais elle ne m’a rien dit. Etc. Etc. ?????"), il y l'a priori de manque de confiance qui t'a conduit à faire au moins une hallucination négative puisque "effectivement, tous les points à l’ordre du jour dont [vous] av[ez] convenus sont présents".

 

Très amicalement,

Fabien

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