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Annedo

L'identification, le mécanisme de défense si puissant du 3

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Annedo

L'identification est le mécanisme de défense de l'ennéatype 3. Cela, je le sais depuis quelque temps mais je ne le trouvais en fait  pas désagréable comme mécanisme ! Cette faculté de m'identifier à une culture, une mission, etc. a même été un contributeur non négligeable à ma réussite professionnelle. Certes l'envers du décor m'apparaissait parfois par un inconfort, le sentiment de n'être pas moi, d'être une simple coquille mais "c'était comme cela", et je n'arrivais pas à expérimenter autre chose.

 

Ce n'est que récemment que j'ai, grâce à mes échanges et au soutien de Patricia, pointé quelques illustrations précises de ce mécanisme sur les trois centres.

 

La première prise de conscience est venue sur le centre action, mon centre réprimé. Peut-être parce que compte tenu de ma faible utilisation de ce centre, l'emprise du mécanisme de défense est la plus légère, la moins difficile à accepter pour mon ego. Les faits : très prosaïquement ma façon de marcher ou de skier. Dès que je suis avec quelqu'un, je me coule derrière lui, incapable de "tracer la piste". Je marche ou skie systématiquement juste derrière la personne, et ce n'est ni par modestie ni par manque de sens de l'orientation, etc. Je me ballade très volontiers seule y compris dans des villes étrangères et je skie depuis l'âge de 6 ans… mais dès que je suis avec quelqu'un (et quel que soit mes rapports avec lui), je me glisse dans les pas, j'imite (tout à fait inconsciemment).

 

Forte de cette première prise de conscience, j'ai regardé le fonctionnement de mon centre support, le centre mental. Là, tout de suite, me sont revenues mes frustrations quand j'exprime des idées dans un petit groupe et que mon idée est ignorée, non regardée : je suis alors pétrifiée, sans réponse alors que si mon idée est regardée je supporte  bien qu'elle soit discutée, modifiée, transformée… L'ignorer, c'est m'ignorer, m'exclure. La changer, c'est travailler sur elle donc avec moi. Je comprends mieux pourquoi, dans ma vie professionnelle, les passages en Comex (à 6 ou 8 personnes) me sont si redoutables, alors qu'une présentation devant plus de 40 personnes est facile (la culture corporate minimise les risques d'interruption, et je peux croire que mon idée est "écoutée"). Bref, depuis cette prise de conscience, j'essaie de me dissocier des idées que j'émets, de les voir comme des bulles que je pousse… mais qui ne sont pas moi. Pas facile !

 

Et puis, je me suis penchée sur le fonctionnement de mon centre émotionnel à la lumière d'une de mes expériences incompréhensibles. Il s'agit des moments de blues, de cafard qui m'envahissent quand, après quelques jours ensemble en voyage, un(e) ami(e) part. L'émotion est puissante et pendant 24 heures j'ai le "cœur au bord des larmes" alors que je n'ai pas de raison : il ne s'agit pas de rupture amicale ou amoureuse. Très désagréable sur le moment, très intrigante (d'autant que ce blues s'arrête aussi brusquement qu'il a commencé), ces épisodes m'arrivent une à deux fois par an, et j'ai tout essayé pour les écourter sans grand succès. J'ai la sensation que ce  blues est le recentrage de mon centre émotionnel après un épisode de "surchauffe" : un peu comme le mal que l'on a quand les doigts de la main ou du pied se réchauffent après avoir été "gelés". En l'occurrence, mon centre émotionnel basculerait vers mon ami/copain pendant les jours de voyage et, tout désemparé par son absence soudaine, "pleure" par "manque". Quand je dis mon centre émotionnel "bascule vers", il ne s'agit pas de l'empathie de l'ennéatype 2, il s'agit plutôt d'une position neutre : je ne veux pas particulièrement répondre aux besoins de mon ami/copain, je m'identifie à lui… au point que j'ai parfois du mal à (me) dire que j'aime ou n'aime pas tels musées, films, concerts, etc. vus ou entendus ensemble ! Et pourtant en temps "normal", j'ai des goûts et des aversions assez marqués.

 

Voilà mon témoignage sur ce que j'ai expérimenté du mécanisme d'identification : je l'épingle parfois mais y succombe encore très souvent. Je suis très preneuse de vos témoignages, avis, conseils. :happy:

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Bienvenue Annedo sur ce forum. J'espère que cette intéressante contribution est la première d'une longue série.

 

C'est une jolie idée d'observer le mécanisme de défense depuis la hiérarchie des centres. Effectivement, cela doit faciliter son repérage.

 

En tout cas, cela aurait marché pour moi. En tant que 7 ayant la rationalisation comme mécanisme de défense principal, c'est aussi sur le centre instinctif réprimé que le mécanisme était le plus conscient, voire l'objet d'une certaine fierté. Par contre, pour mon centre mental préféré, il est beaucoup plus difficile de distinguer rationaliser de penser.

 

Très amicalement,

Fabien

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