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Pocahontas

S'exercer sur du Léo Ferré

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Pocahontas

Bonjour à tous,
 
J'ouvre ce nouveau sujet qui fait suite à la conversation sur le Syndrome Pré-Menstruel  pour éviter de changer de sujet. Fabien me suggère en ces termes de pratiquer l'exercice suivant avec notamment le poème de Léo Ferré Allende :

Le 17/10/2016 à 13:30, Fabien Chabreuil a dit :

La poésie de Ferré est souvent hermétique et doit beaucoup au surréalisme. L'apprécier nécessite de lâcher un peu le mental. Pour un 6, c'est donc thérapeutique. Je t'en prescris six minutes une fois par semaine pendant un mois, quotidiennement après.

 
Quelle coïncidence ! Constatant la semaine dernière comment je butais justement sur ce poème (difficulté d'un lâcher prise du mental, plus répression de l'émotionnel), je me suis planifiée des exercices au calme chez moi pour me poser à nouveau devant ces mots et laisser venir ce qui voudrait bien venir (comme émotion, comme envie, etc.). :happy: Puis-je prendre n'importe quel poème de Léo Ferré ? Est-ce que je peux aussi pratiquer avec d'autres poètes ? En as-tu d'autres à me suggérer, Fabien ?
 
Merci beaucoup !
Bien cordialement,
Pocahontas

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Pocahontas, j'avais quand même mis un smiley à la fin de mon ordonnance ! Pour répondre à ta suggestion de la compléter, j'aurais besoin de savoir si tu aimes ou non la poésie et si oui, laquelle, histoire de donner le bon remède et le bon dosage.

 

Très amicalement,

Fabien

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Pocahontas

Bonjour,
 
"Pocahontas, j'avais quand même mis un smiley à la fin de mon ordonnance !"
Ah oui pardon, j'ai zappé le smiley. C'est vrai que les smileys peuvent avoir une importance intrinsèque.

Euh, mais du coup, dois-je comprendre qu'il s'agissait d'une boutade ?
 
"J'aurais besoin de savoir si tu aimes ou non la poésie."
Non, je n'aime pas particulièrement la poésie.
 
Merci !
Bien cordialement,
Pocahontas

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,
 
"Du coup, dois-je comprendre qu'il s'agissait d'une boutade ?"
C'était une boutade sérieuse ! Une forme de communication que je pratique souvent. :blush: Je lance quelque chose comme une boutade. L'interlocuteur peut le prendre ainsi, ou peut voir ce qu'il y a de sérieux derrière. Je fais de l'enseignement-sermon de 1 tout en laissant l'autre libre d'y échapper ou de ne pas s'en apercevoir !
 
"Non, je n'aime pas particulièrement la poésie."
Eh bien alors, Léo Ferré est peut-être fait pour toi. Non pas celui des textes comme Allende qu'il a écrit, mais celui qui a mis en musique de nombreux poètes et a ainsi fait découvrir à une multitude de gens la beauté de certains grands poèmes classiques.
 
Que penses-tu de Pauvre Rutebeuf (Rutebeuf), de Marie (Apollinaire), d'Âme te souvient-il (Verlaine), ou de La Mort des amants (Baudelaire) ?
 
Très amicalement,
Fabien

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Pocahontas

Bonjour,
 
Merci pour l'éclairage sur ton style de communication. C'est bon à savoir. :laugh:
 
"Eh bien alors, Léo Ferré est peut-être fait pour toi."
Aaaah ! Je savais bien qu'il y avait quelque chose à faire ! :happy:

 

Non seulement je galère avec tout ce que je connais de Léo Ferré pour l'instant (Allende) mais en plus je ne suis particulièrement pas à l'aise avec tout ce qui émane du mouvement surréaliste auquel je ne comprend justement pas grand chose. Je subodore un jugement du style "Trop déviants ces gens-là !"
 
Merci beaucoup pour les liens.
Je vais prendre le temps pour voir tout ça.
 
Chaleureusement,
Pocahontas

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Merci beaucoup pour les liens. Je vais prendre le temps pour voir tout ça."

Tu as tout le temps de la fermeture du forum pour les vacances d'automne. Comme je le disais au début, aimer la poésie nécessite :

  1. Un certain lâcher prise sur le mental, ou du moins sur ses fonctions rationnelles ;
  2. Une connexion à l'émotionnel.

6 mu, aucun des deux aspects ne t'es aisé, Pocahontas. L'exercice n'en est que plus utile, et il se termine par une double récompense : un peu d'intégration et un formidable plaisir esthétique. Ça vaut le coup !

 

Très amicalement,

Fabien

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Pocahontas, en ces vacances, je passe de temps en temps vérifier que le site est toujours opérationnel et je te vois en train de l'explorer. Alors, j'en profite pour élargir le champ : il n'y a pas que Léo Ferré dans la vie — si, si !

 

Alors je te propose d'écouter aussi Que serais-je sans toi ? (Aragon) et Mort, j'appelle de ta rigueur (François Villon).

 

Très amicalement,

Fabien

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Pocahontas

Bonjour et bonne et heureuse année 2017 à tous !
 
Cela fait maintenant un peu plus de deux mois maintenant que j'écoute régulièrement Léo Ferré, et je voudrais te remercier Fabien car c'est une belle découverte pour moi ! Avant qu'on en parle, je ne connaissais de lui que son nom et ce qu'un copain m'en avait dit en ces termes "Léo Ferré, qu'est-ce qu'il devait emballer comme filles avec ses chansons !" Remis dans le contexte, cela ne m'avait pas vraiment donné envie de m'y attarder...
Ce cher Léo vient donc enrichir la palette de mon nuancier d'histoires à savourer car j'aime bien, souvent, écouter, lire ou regarder une histoire, et, j'avais oublié — car j'ai étudié la poésie en cours de littérature française au lycée et pendant mes études de bibliothéconomie — à quel point un poème est un genre d'histoire à part entière.
 
J'ai commencé par Pauvre Rutebeuf et j'ai beaucoup aimé. Le premier couplet m'a arraché quelques larmes. J'ai trouvé la chanson très belle, nostalgique, mélancolique même. C'est à l'évocation des amitiés perdues que les larmes me sont venues. J'ai repensé à mon meilleur ami d'enfance, et cela a ravivé quelques souvenirs de bons moments passés ensemble. Je me surprends parfois à la fredonner, je crois qu'elle résonne particulièrement en moi. Je suis ensuite passée à Marie et d'Âme te souvient-il. J'ai trouvé Léo Ferré magistral de simplicité dans la façon qu'il a d'être habité par le texte mais je n'ai pas accroché avec la première chanson. En revanche j'ai bien aimé la seconde mais pas autant que Pauvre Rutebeuf. La Mort des amants ainsi que Mort, j'appelle de ta rigueur, c'était trop, limite insupportable pour le second titre. D'abord à cause des trémolos dans la voix dont je suis peu friande et puis aussi à cause du thème. La mort a jusqu'à présent provoqué chez moi de la tristesse — je n'ai pas le souvenir d'avoir été en colère suite au décès d'un proche — par contre, la perspective de ma propre mort me fait… peur. Je n'ai pas peur de mourir, ça je saurais faire quand j'y serais. C'est de la mort "mentalisée" dont j'ai peur parce que c'est l'inconnu (je ne sais pas ce que c'est), et l'inconnu — sous toutes ses formes d'ailleurs — ça me terrifie. Pour en revenir à nos poèmes, le thème de la mort n'est donc pas mon favori, ça me remue trop, trop fort, alors que la nostalgie me dérange moins et trouve écho en moi ce qui me permet de laisser plus facilement poindre l'émotion suscitée. Et ça, c'est déjà un beau pas ! :happy:
 
J'ai aussi varié les plaisirs. J'ai découvert en sus le velouté C'est extra (extra ! :thumb_up:), le délectable Monsieur William et appris que c'est Léo Ferré qui est à l'origine du magnifique et intense Avec le temps. Celle-là aussi je l'aime beaucoup. J'ai visionné Catherine Ribeiro chantant Que serais-je sans toi ? qui m'a laissée mitigée. La mélodie ainsi que les paroles sont magnifiques — le texte à lui seul vaut le détour — et Catherine Ribeiro est une interprète extraordinaire, c'est indéniable, mais je n'apprécie pas du tout ses grandes envolées lyriques soudaines. Si l'expression des émotions s'intensifie je suis moins gênée par un texte déclamé comme le fait Léo Ferré ou encore Jacques Brel avec Ces gens-là, et je préfère que ce soit progressif ou au moins "introduit" d'une manière ou d'une autre. Cela me permet de prendre mon temps pour laisser doucement l'émotion monter ce qui est rassurant pour moi car j'ai l'impression/mon ego a l'impression de garder un peu de contrôle tout en permettant un lâcher-prise dans le même temps. Tel qu'elle interprète le texte, Catherine Ribeiro me fait vivre une sorte de "yoyo émotionnel" que je trouve assez désagréable. Je suis prise de court et du coup je "décroche". Bref, c'est perturbant pour moi.
 
Lors de mes visionnages/écoutes, j'ai également été attentive à mes sensations. J'appréhende très facilement la musique par le biais de mon corps. J'éprouve des difficultés à savoir ce que je ressens comme émotion et j'ai appris à vivre avec une sensibilité se muant parfois en hypersensibilité. Malgré tout, je suis assurément beaucoup plus à l'aise avec mes sensations — surtout celles qui me sont familières — qu'avec mes émotions. Ainsi j'identifie mes sensations à des émotions qui sont souvent indescriptibles pour moi autrement que par ce biais. C'est d'ailleurs très représentatif de l’utilisation de mon centre instinctif en support de mon mental qui cherche à comprendre à la fois ce qui vient de l'extérieur et ce qui se passe à l'intérieur, sans passer par la case de l'émotionnel. En plus des titres proposés par Fabien, j'ai écouté quelques morceaux de musique classique ainsi que des chants religieux, et j'ai repéré trois localisations principales des sensations :

  • Au niveau du ventre : "ça résonne dans les tripes", cela peut m'inspirer des mouvements, rythmés le cas échéant ;
  • Au niveau de la poitrine : cela signifie que je suis touchée, saisie, et donc très émue, ça peut justement "briser le cœur" ;
  • Au niveau des bras et des épaules : j'ai "les poils qui se dressent" comme on dit, ça me donne le frisson, c'est beau ! Ces sensations sont toujours liées à au moins l'un des deux autres niveaux cités ci-dessus.

Bien sûr, l'écoute d'une chanson ou d'une musique peut provoquer des sensations à ces trois niveaux en même temps, à un endroit seulement, mais nulle part aussi. Cela peut être des sensations agréables ou des sensations désagréables. Que cela vienne du ventre et/ou du cœur, si je suis très émue, ça remonte dans la gorge, mes yeux s'embuent et je peux pleurer en fonction de l'intensité de la chose et si je "laisse faire". C'est ce qu'il s'est passé avec Pauvre Rutebeuf. Un chœur féminin comme celui du monastère de Saint-Geghard ici ou encore les cantiques d'Hildegarde von Bingen — que j'ai découverte grâce au forum  :happy: — me font un effet similaire : c'est beau, cela m'étreint le cœur, je suis saisie, mais cela ne me fait pas pleurer. Les envolées lyriques de Catherine Ribeiro m’écœurent littéralement mais le reste de son interprétation me met limite la larme à l’œil, d'où le "mitigée".
 
Voilà pour l'instant. Je m'aperçois qu'il est beaucoup question de l'émotionnel dans ce message et cela me rappelle cette phrase entendue au stage Centres : "Le centre réprimé contrôle silencieusement le centre préféré."
Je vais donc continuer ces "exercices" avec plaisir. Quel merveilleux conteur ce Léo Ferré ! Et j'espère commencer à apprécier un peu plus la poésie par ce biais. Déjà, je commence depuis quelques temps, comme ça, lors de mes lectures, à relever ça et là des citations et des extraits de textes que je trouve beaux, qui m'inspirent ou qui me donnent du courage. Pendant ces fêtes de fin d'année, et pour la première fois, mon père nous a lu quelques Lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet en lieu et place d'un passage biblique (ce qu'il ne fait qu'assez rarement soit dit en passant). J'étais gênée au début par la tournure émotionnelle que prenait cette expérience inédite pour moi. Qui plus est, je n'ai pas eu la possibilité d'utiliser l'humour — de préférence un humour qui se veut détaché et qui peut se muer en cynisme — comme bouclier comme j'ai souvent tendance à le faire. Puis je me suis laissée peu à peu gagner par le plaisir simple d'être là avec mes proches, j'ai retrouvé un peu de mon âme d'enfant qui écoute une histoire le soir avant d'aller se coucher et j'ai alors pu apprécier ce beau moment à sa juste valeur.
 
Bien à vous,
Pocahontas

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Fabien Chabreuil

Bonjour Pocahontas,
 
"Je ne connaissais de lui que son nom et ce qu'un copain m'en avait dit en ces termes “Léo Ferré, qu'est-ce qu'il devait emballer comme filles avec ses chansons !”"
Je crois que je ne serais pas très copain avec ton copain ! :rofl:

 

"Ce cher Léo vient donc enrichir la palette de mon nuancier d'histoires à savourer car j'aime bien, souvent, écouter, lire ou regarder une histoire, et, j'avais oublié […] à quel point un poème est un genre d'histoire à part entière."

Contrairement à Brel ou Brassens, Léo Ferré ne raconte pas d'histoire à proprement parler (j'avais évoqué cela ici). Tous ses textes sont autobiographiques, même si c'est parfois codé comme dans ce qui est sans doute son plus beau texte, La Mémoire et la mer.

 
"La mort a jusqu'à présent provoqué chez moi de la tristesse."

Si tu veux approfondir cet aspect de ta réponse, tu peux témoigner là.

 

"[…] le délectable Monsieur William."

Mis en musique par Ferré, il s'agit d'un poème du grand (physiquement et humainement) Jean-Roger Caussimon, à écouter sans modération, par exemple Nous deux ou Ostende. Tu n'as pas à craindre le yoyo émotionnel, Caussimon était très vraisemblablement un ennéatype 9.

 

"Tel qu'elle interprète le texte, Catherine Ribeiro me fait vivre une sorte de “yoyo émotionnel” que je trouve assez désagréable. Je suis prise de court et du coup je “décroche”."

Personnellement, c'est cette variation des émotions, très 4, que j'adore et qui ne me sembla pas gratuite mais adaptée à une vision possible du texte.

 

"Voilà pour l'instant. Je m'aperçois qu'il est beaucoup question de l'émotionnel dans ce message et cela me rappelle cette phrase entendue au stage Centres : “Le centre réprimé contrôle silencieusement le centre préféré.”"

La phrase exacte est : "Le centre réprimé contrôle silencieusement la personnalité." En voilà un triste exemple, réprimant l'instinctif, contrairement à toi, quasiment aucune musique ne "m'inspire des mouvements", sauf ce que j'ai appelé les "musiques pour l'essence".

 

"Et j'espère commencer à apprécier un peu plus la poésie par ce biais."

Je l'espère aussi. Je crois que c'est le plus beau cadeau que je puisse te faire… à part l'ennéagramme bien sûr !

 

Très amicalement,

Fabien

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Alice et le lapin

Bonjour Pocahontas et Fabien, et une très bonne année à tous !
 

La phrase exacte est : "Le centre réprimé contrôle silencieusement la personnalité." En voilà un triste exemple, réprimant l'instinctif, contrairement à toi, quasiment aucune musique ne "m'inspire des mouvements", sauf ce que j'ai appelé les "musiques pour l'essence".

C'est bien triste en effet que d'être privé de ce grand plaisir qu'est la danse, je compatis de tout cœur. :calin: Je réprime moi-même l'instinctif étant 6 alpha et pourtant j'adore danser, et ce depuis toujours. Même assise, je ne peux n’empêcher de tanguer au son de la musique, et bien sûr de chanter. As-tu une ou des explications à cette différence ?
 
Amicalement,
Alice et le lapin

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Pocahontas

Bonjour Fabien,
 
Merci pour ton retour et tes précisions/corrections.
 

En voilà un triste exemple, réprimant l'instinctif, contrairement à toi, quasiment aucune musique ne "m'inspire des mouvements", sauf ce que j'ai appelé les "musiques pour l'essence".

En te lisant, je me suis demandée si tu pratiques des exercices spécifiques pour remédier à cette triste conséquence de la répression de ton instinctif (hormis ce que tu fais déjà avec les "musiques pour l'essence") ?

 

Mon mari, un 9 alpha, est dans le même cas que toi (en ce qui concerne l'inspiration des mouvements).
Ces derniers mois, il a décidé de perdre un peu de poids, à sa façon.
Régulièrement, il met ses écouteurs et sautille partout dans la maison sur des musiques entraînantes qui lui plaisent beaucoup.
C'est un peu chaotique, mais, au moins, il bouge. :happy:

Amitiés,
Pocahontas

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

Quand j'écrivais le mot « triste », c'était plus un constat mental — tiens, tiens — qu'une véritable émotion. Je ne ressens pas de manque à l'idée de ne pas avoir envie de bouger sur de la musique, en grande partie pour des raisons détaillées ci-après.
 
Avant de connaître l'ennéagramme et d'associer cette attitude à ma répression de l'instinctif, je trouvais même plutôt débiles les gens qui éprouvaient le besoin de se trémousser sur de la musique. J'adore la musique, enfin certaines musiques, et cela déclenche des émotions et des sensations profondes. Bouger me distrait plutôt de ces émotions et les atténue plutôt que de les renforcer. Mon ego est donc un infirme heureux !
 

As-tu une ou des explications à cette différence ?

Comme nous le disons au stage Centres, la répression d'un centre est une blessure, et une blessure peut-être une simple égratignure ou une plaie profonde et gangrénée. Au cours de ce stage, j'ai raconté l'origine de cette répression : elle est chez moi ancienne (première semaine de ma vie) et profonde. J'espère que ce n'est pas le cas pour toi et que cela suffit donc à expliquer la différence.
 

En te lisant, je me suis demandée si tu pratiques des exercices spécifiques pour remédier à cette triste conséquence de la répression de ton instinctif (hormis ce que tu fais déjà avec les "musiques pour l'essence") ?

En fait, j'active énormément mon instinctif au quotidien dans d'autres domaines. Je n'ai donc jamais éprouvé la nécessité ou l'envie de le faire dans celui de la musique. Peut-être y a-t-il là une tache aveugle à explorer…
 
Ceci dit, j'éprouve beaucoup de plaisir à faire avec des mouvements de grande amplitude les exercices d'alphacarte que nous apprenons dans le stage Intuition.
 
Très amicalement,
Fabien

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Alice et le lapin

Bonjour à tous,
 
"Mon ego est donc un infirme heureux !"
Ouf me voilà rassurée :rofl:
 
"Comme nous le disons au stage Centres, la répression d'un centre est une blessure, et une blessure peut-être une simple égratignure ou une plaie profonde et gangrénée. Au cours de ce stage, j'ai raconté l'origine de cette répression : elle est chez moi ancienne (première semaine de ma vie) et profonde. J'espère que ce n'est pas le cas pour toi et que cela suffit donc à expliquer la différence."
C'est la première explication qui m'est venue à l'esprit. Je me demandais juste s'il pouvait y en avoir d'autres. :perplexe: Merci donc d'avoir répondu à ma question. :happy:
 
Amicalement, 
Alice et le lapin
 
PS: je m'interroge encore sur la signification de ton "tiens, tiens" en début de message, mais comme je ne veux surtout pas risquer de dévier en m'éloignant trop du sujet de cette conversation je préfère vivre avec mes interrogations. :pt1cable:

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,
 
"C'est la première explication qui m'est venue à l'esprit. Je me demandais juste s'il pouvait y en avoir d'autres."
Il y en a peut-être d'autres liées, par exemple, à notre histoire de vie. J'ai simplement exposé la plus probable en termes de théorie de l'ennéagramme et prudemment écrit : "J'espère […] que cela suffit donc à expliquer la différence."
 
"Je m'interroge encore sur la signification de ton “tiens, tiens” en début de message, mais comme je ne veux surtout pas risquer de dévier en m'éloignant trop du sujet de cette conversation je préfère vivre avec mes interrogations."
Je ne vais pas te laisser te torturer tout la fin de semaine avec cette question. :rofl: Je me moquais gentiment de moi — oui, je suis 7 et donc je me traite bien — et de ma hiérarchie des centres pour avoir employé un mot émotionnel là où il y avait surtout une analyse et une émotion fort ténue.

 

Très amicalement,

Fabien

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Pocahontas

Bonjour à tous,

Tout à l'heure je suis rentrée chez moi en métro. Sur une pancarte publicitaire était écrite la phrase suivante : "Le matin ne déçoit que ceux qui n'aiment pas la nuit."

Pour resituer, il s'agit d'un vers extrait du magnifique poème intitulé Le matin de Guillevic (extrait du recueil Sphère) que je vous invite à lire en entier.

En voyant cela, j'ai tout de suite fait un parallèle avec la "phrase énigmatique et incompréhensible" dont m'avait parlée quelques semaines plus tôt ma collègue de travail et que nous n'avions pas réussie à retrouver à l'époque.

Je suis intriguée, voilà donc mon mental qui part à l'assaut de cette montagne d'illogisme et d’incompréhension. Ça fume, je m'échine pendant quelques instants à tourner et retourner la phrase dans tous les sens, sans résultat. Tout ceci demeure opaque. Au secours Léo !! Je m'acharne et, voyant que je n'y arrive pas, je me dis alors à moi-même : "Il faut absolument que tu lâches prise sur ton mental !" => je fais l'exercice des pensées parasites. Pause. Matin. Je puise dans mes souvenirs de levées de soleil. C'est beau. Je m'imagine des gens s'amusant ou s'aimant toute la nuit, je les visualise, fatigués mais heureux, profitant du magnifique spectacle de l'aurore que la nature nous offre chaque jour. Le matin ne déçoit que ceux qui n'aiment pas la nuit. Je me visualise, j'ai très mal dormi et le jour pointe le bout de son nez… Le matin ne déçoit que ceux qui n'aiment pas la nuit. La nuit passe pour que le jour se lève selon l'immuable ballet que dansent le soleil et la lune. C'est ainsi. Ceux qui n'aiment pas la nuit ne peuvent apprécier le lever du jour. Le matin ne déçoit que ceux qui n'aiment pas la nuit.

À vous, que vous inspire ce vers ?

Merci mon :heart:, merci Léo, merci Fabien. :calin:

Bien à vous,
Pocahontas

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Je trouve ce vers très beau musicalement.

 

Comme je l'ai souvent raconté, ici par exemple, face à ce type de vers, mon mental a toujours (d'aussi loin que je me souvienne et sans que cela demande un effort de ma part) lâché prise pour entrer dans un autre univers où le vécu n'est qu'émotion et ressenti. Moi qui avais tendance à beaucoup me parler à moi-même, le silence se fait à ce moment-là. L'explication ne vient qu'après et uniquement si j'ai envie de partager ce poème avec quelqu'un, parce que, là, le langage redevient indispensable. Si donc je devais analyser ce vers, j'adopterai très volontiers ton explication, Pocahontas. Il ne m'en vient pas d'autre pour le moment.

 

Très amicalement,

Fabien

 

P.-S. : pour que tu puisses continuer à t'"exercer sur du Léo Ferré" pendant la fermeture du forum pour les vacances d'hiver :rofl:, je t'offre ce vers de Léo Ferré qu'il me suffit de me dire pour me retrouver dans un univers parallèle. Il est extrait de Tu ne dis jamais rien : "Je vois des tramways bleus sur des rails d'enfants tristes."

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