Institut Français de

l’ennéagramme

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Alphonse

Rachida Dati

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Alphonse

Bonjour à tous,

Hier soir, je suis tombé sur Un Jour, un destin consacré à Rachida Dati (émission en replay pendant une semaine). Je regardais avec mon œil distrait du dimanche soir, quand certains témoignages de ses proches commencèrent à tinter à mes oreilles d'une étrange façon, les ennéatypes sont là. :wink: Je me suis donc amusé à regarder le reste de l'émission en rassemblant les infos pour typer Rachida Dati. Je livre à votre jugement mon analyse.

Format Colombo, je vous donne ma conclusion dès maintenant : je penche pour une 3 alpha de sous-type social.

Voici la façon dont j'ai construit mon diagnostic.

- Pour l'orientation du 3 : capacité à réaliser, réussir

 

Rachida Dati est extrêment volontaire. Issue d'une famille modeste de 12 enfants de Chalon, elle a réussi, entre autres, à être la plus jeune Garde des Sceaux de la République.

 

Son ambition est sans commune mesure. En fac de droit à Chalon, elle écrivait des lettres à tout ce que Paris comptait de personnalités en vue, pour attirer leur attention et lui donner une opportunité de se développer à Paris. L'ambassade d'Algérie fut l'étincelle, en la conviant aux célébrations de la fin de la guerre d'Algérie. Elle rencontra lors de cette soirée Albin Chalandon qui se prit d'affection pour elle. Elle réussit rapidement à se lier avec Simone Veil (qui dit se reconnaître en elle) et s'inscrit à l'ENM avec un dossier unique par le prestige et le nombre des lettre de recommandation qui l'accompagnaient. Ensuite elle fera un pressing incroyable auprès du Cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, pour rejoindre la Place Beauvaux, ce qu'elle réussira en moins d'un mois !

- La compulsion d'évitement de l'échec et la passion de mensonge

 

Ce qui est le plus parlant sur le mensonge dans le reportage, c'est la façon dont Rachida Dati dément la version quasi officielle de son éviction de la Place Beauvaux. Elle en serait, selon elle, à l'origine, en ayant présenté sa démission à Nicolas Sarkozy, qui aurait même insisté pour qu'elle reste. Ce mensonge est assez flagrant ; son limogeage est de notoriété publique et corroboré par les circonstances d'alors : arrivée de Carla, elle perd son allié Cécilia, fronde de son cabinet, grogne des magistrats avec la nouvelle carte des tribunaux, etc.

Tout le reportage est émaillé de sa violence verbale envers ses proches collaborateurs. Le refus de l'échec l'a peut-être conduite à exiger beaucoup d'eux. L'anecdote sur son premier directeur de cabinet et l'écriture d'un discours est savoureuse. Rachida Dati a fait fuir la moitié de ses conseillers.

Un exemple de mensonge à elle-même pourrait être son mariage arrangé qu'elle n'a pas pu refuser sur le moment mais qu'elle dénoncera quelques jours après. Comme si la tradition l'avait pour un moment emporté sur qui elle était, comme si elle s'était résolue à cela, oubliant qu'elle était déjà une autre personne à Paris. Mensonge à elle-même, échec à ses obligations familiales, identification à ce qu'attendent un père respecté et une mère admirée ?

- La fixation de vanité

 

Rachida Dati est, à plusieurs reprises, décrite comme quelqu'un de froid et de pédant. Cela tranche avec les qualités humaines et la proximité que lui reconnaissent les personnes qui l'apprécient (et qui présentent un intérêt pour elle).

 

De même lorsqu'elle se rend à sa cérémonie d'investiture en magistrat vêtue de la tenue d'apparat de Simone Veil.

 

Rachida n'est pas n'importe qui, et elle marque clairement sa différence.

 

Un autre exemple qui, s'il n'est pas de la vanité, est a minima une preuve supplémentaire de son ambition : elle essaie de persuader un Rotschild de la prendre dans sa banque d'affaire alors qu'elle n'est titulaire que d'un DEUG de droit !

- L'espérance

 

À mon sens , elle est surtout visible dans les faits relatés alors qu'elle est encore à Chalons, rêvant au star system parisien. Elle est sait qu'elle y arrivera, rien ne peut l'en empêcher alors que sa condition est pour le moins difficile. Je pense que cette espérance est une ressource forte dans toutes ses conquêtes relationnelles.

- Le mécanisme d'identification

 

Un de ses proches dit à un moment que Rachida Dati est un incroyable caméléon. Elle s'adapte à son auditoire, aux circonstances et à ce qu'on attend qu'elle soit. Sa facilité de nouer des liens avec des personnes qui sont étrangères à son milieu, son talent à garder des liens avec Nicolas Sarkozy et Cécilia en pleine tourmente, sa façon de prendre la mairie du 7e arrodissement de Paris, etc. Rachida Dati endosse toujours le costume approprié, et je pense que c'est sa plus grande force car c'est probablement ce mécanisme qui lui a permis d'être si proche, si vite de ses cibles relationnelles. Elle est surnommée par certains "l'intrigante de la République".

 

Cela me permet aussi de valider le sous-type Prestige qui est pour moi évident.

Enfin le mode de communication "Propagande" va comme un gant à Rachida Dati ! Ne fut-elle pas porte parole de Nicolas Sarkozy lors de sa campagne présidentielle de 2007 ?

Je finis par un échange rapidement retranscrit entre Laurent Delahousse et Rachida Dati qui illustre bien sa détermination et sa capacité à réussir :
Il n'y a pas de regret dans votre histoire ?
Aucun, au contraire. J'ai la foi. On me dit non, je dis oui ; c'est pas possible, ça va la faire ; on peut attendre un peu, non je n'attends pas. Quand on a le pouvoir, il faut l'exercer : tout dans tous les domaines, il faut tout faire, tout de suite, maintenant. Tous les moments sont des moments d'actions, même quand vous êtes à terre il faut agir, réfléchir.
Dans 10 ans vous vous voyez où ?
Je ne sais pas, on verra, rien ne m'effraie.

Rachida Dati est un vrai personnage de roman, j'espère que vous aurez autant de plaisir que moi à la découvrir.

Alphonse

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Merci Alphonse pour cette première étape du typage de Rachida Dati.

 

J'avoue que je n'ai pas le courage de regarder une émission de près de 2 heures sur Rachida Dati. Son ambition effrénée, son arrivisme, son côté caméléon, son utilisation alternée du charme et de la menace peuvent effectivement faire penser au 3, et puisque tu la vois, Alphonse, comme "un vrai personnage de roman", elle pourrait bien être la réincarnation d'Eugène de Rastignac ! Tous les éléments que tu as relevés sont effectivement compatibles avec cet ennéatype, excepté le passage sur l'espérance : pour le 3, l'espérance est une qualité de l'essence, et l'information que tu y mets ne relève pas de ce niveau de la personnalité !

 

De loin, sans m'être jamais intéressé au personnage, et sans avoir donc vu le reportage, l'ennéatype 8 paraît aussi envisageable pour Rachida Dati, notamment du fait de son agressivité — dernier en date, le clash avec la journaliste Élise Lucet traitée de "pauvre fille" "frustrée", "aigrie", et ayant une "carrière pathétique" — et de l'inimitié qu'elle a déclenché dans une bonne part de la classe poltique, y compris dans son propre camp. Je l'ai entendu — je n'ai pas les sources, n'ayant jamais eu l'intention d'écrire sur elle — se dire "franche", reconnaître "faire peur", et affirmer "n'avoir pas peur", comme cela a été le cas face à Élise Lucet. Qu'est-ce qui t'a fait exclure ce profil ?

 

Très amicalement,

Fabien

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Irimi

Merci Alphonse pour cette analyse ! Je suis moi aussi tombée par hasard sur ce reportage, que je n'ai d'ailleurs pas vu en entier. La partie que j'ai vue (de sa jeunesse au moment où elle a été nommée porte-parole du candidat Sarkozy) m'a également fait irrésistiblement penser à une 3, pour les mêmes raisons que toi, et notamment l'orientation, très marquée, de réussite.

 

Comme Fabien sa pugnacité m'a également amenée à m'interroger sur l'hypothèse 8. Voici ce qui me fait pencher davantage à une 3 :

  • Le fait qu'elle fournisse ce qu'il faut pour réussir, mais pas plus. J'ai eu l'impression qu'une fois arrivée à son but, exceller n'était pas sa préoccupation, chaque échelon étant au contraire le tremplin vers l'étape suivante. Par exemple, une fois nommé magistrate, elle se fait remarquer par ses absences répétées, occupée qu'elle est à développer son réseau de relations pour préparer la suite.
  • Son extraordinaire capacité relationnelle : outre le fait qu'elle ait su, et ce alors que le milieu dont elle venait ne lui avait pas apporté les codes de l'aisance en société, se rapprocher et se faire aimer des "bonnes personnes", il est dit dans le reportage qu'elle était un rayon de soleil pour ses mentors, leur apportant la gaieté et la fantaisie qui manquait dans leur quotidien.
  • Dès lors j'ai interprété son franc parler (déjà visible lors de son premier poste de magistrate) comme l'attitude de "tueur" qui peut être celle d'un 3 dont on menace la réussite. Je me suis même demandé si son agressivité récurrente n'était pas une bascule du centre émotionnel, sous stress.

Amicalement,

Pascale

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,
 
Merci Pascale pour ce complément qui ne me convainc pas encore complètement pour deux raisons.
 
D'abord, le problème est que, dans le milieu politique, il est difficile de distinguer "recherche de la réussite" et "recherche du pouvoir"…
 
Ensuite, la capacité relationnelle de Rachida Dati est réelle, et elle sait séduire quand elle veut séduire. Ce qui me chiffonne est qu'elle est quand même caractérisée par un nombre d'ennemis considérables : il me semble qu'un 3 pourrait être plus habile. J'ai fait quelques recheches sur Google — ce forum m'aura tout fait subir ! :cry: —, et voilà quelques extraits de ce que j'ai trouvé, les titres des articles étant aussi instructifs que leur contenu :

  • Aussi populaire que décriée, l'ex-garde des Sceaux est avant tout une briseuse de codes. […] "Tu veux que je t'en colle une ? " Ce jeudi 10 novembre 2011, dans le décor feutré des salons de l'hôtel Lutetia, Rachida Dati est comme un cobra prêt à attaquer. Ses yeux étincellent de rage. L'ancienne garde des Sceaux menace de s'en prendre physiquement à une élue filloniste. […] Contrainte de renoncer au Palais-Bourbon, l'ex-égérie de la sarkozie s'est mis une nouvelle idée en tête : devenir maire de Paris. Et tant pis si cela sème la zizanie dans les rangs de l'UMP. C'est plus fort qu'elle, Rachida Dati brise les codes. " C'est une rockstar de la politique. Avec son style détonnant, elle crève l'écran, reconnaît Jean-François Legaret. […] Derrière le petit oiseau fragile se cache en fait une dame de fer."Je ne m'en suis rendu compte qu'après." ["L'incroyable histoire de Rachida Dati, Le Point, 8 novemvre 2012.]
  • L'ancienne ministre de la justice Rachida Dati, candidate déclarée aux primaires UMP pour les municipales à Paris, a lancé de virulentes attaques, mercredi 20 février, contre plusieurs ténors de droite responsables, à ses yeux, de bloquer sa candidature et de la dénigrer. ["À Paris, Rachida Dati mitraille ses ennemis", Le Monde, 20 février 2013.]
  • La ministre de la Justice Rachida Dati a un tempérament tranché. Autant dire qu'elle ne laisse personne indifférent. […] Côté gouvernement, elle s'est assise sans s'en rendre compte, l'autre jour, au Palais-Bourbon, lors de la séance de questions, à côté de Bernard Laporte. "Arrête de me faire la gueule", lui a lancé le secrétaire d'Etat aux Sports. "Arrête de me faire ch...", lui a-t-elle répliqué. ["Dati : ses amis, ses ennemis", L'Express, 12 novembre 2008.]
  • Longtemps, ses éclats, ses caprices, ses menaces mais, surtout, son incroyable popularité ont imposé le silence dans les rangs de la droite. […] Pour empêcher la parution d'articles qui lui déplaisent, sa collaboratrice Emmanuelle Dauvergne, élue du 7e, chargée de la communication, n'hésite pas à harceler les rédactions pour menacer et tenter de discréditer les journalistes qui la gênent. ["Rachida Dati : la paria de l'UMP", VSD, 3 décembre 2014.]
  • Rachida Dati a réglé ses comptes face à la campagne de déstabilisation dont elle se dit victime. ["Dati. Elle cause plus, elle flingue", Paris Match, 20 février 2013.]

Si c'est de la bascule émotionnelle d'un 3 sous stress, on va dire que la pauvrette est très souvent stressée.

 

Dans les articles listés ci-dessus, il y a aussi des extraits qui pourraient être utilisés en faveur de l'hypothèse 3 que je ne rejette pas, bien sûr. Je ne défends pas non plus l'hypothèse 8, faute de m'intéresser réellement à Rachida Dati : je relève simplement une violence verbale que j'ai du mal à faire entrer dans le 3.

 

Très amicalement,

Fabien

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Alphonse

Bonjour à tous, bonjour Pascale, bonjour Fabien,

En effet j'ai hésité sur le 8 et j'ai sciemment évité d'aborder cette partie-là dans mon premier post me disant que cela ferait une bonne suite. :wink:

Je rejoins Fabien sur son ressenti et sur les extériorisations de force dont fait preuve Rachida Dati.

Cependant au-delà de cette démonstration de force et de puissance propre au 8, plusieurs raisons me font plutôt pencher pour le 3.

 

- Je ne vois pas la luxure. Aucune rumeur ne suggère un penchant dans ce sens, même si on aurait bien aimé compte tenu de sa capacité à séduire les hommes comme les femmes. :kiss2:

- Je ne vois pas la vengeance. Elle peut être impulsive, voire virile, dans ses réactions mais aucun témoignage ne donne l'exemple d'une vengeance à l'égard de quelqu'un qui l'aurait blessée.

- Certains témoins relatent une posture de victime qu'elle prend volontiers pour apitoyer les gens lorsqu'elle est attaquée : au choix ses origines modestes, sa condition de femme, ses racines nord-africaines, etc. Je ne vois pas un 8 assumer ainsi une position de faiblesse, ce serait contraire à son mécanisme de dénégation.

- Je décode le clash avec Élise Lucet comme une réaction de défense de son image et sa volonté d'éviter à tout prix qu'elle soit entachée, ce qui serait un échec important pour une personne dont l'image est aussi centrale. Un 8 n'aurait jamais fait un communiqué de presse par la voix de son avocat disant : « Ma cliente, choquée, a consulté le médecin du Parlement qui décrit un indéniable état de choc émotionnel. »

- Je suis d'accord que sa violence à l'égard de ses collaborateurs, en particulier, peut être un signe de frustration non gérée et du manque de diplomatie propre au 8. Il me semble que le 3 peut aussi en faire preuve si on lui met des bâtons dans les roues, comme le dit Pascale.

 

- L'inimitié qu'elle provoque chez certains peut-être due à son arrivisme et son opportunisme ; l'ambition du 3 est toujours valide. Cependant elle dit : "La franchise effraie, cela m'est arrivé de prendre en défaut publiquement certaines personnes." En cela, on pourrait voir un 8 qui neutralise une menace. Peut-être qu'une désintégration en 6 contre-phobique expliquerait aussi une telle violence ?

- Sur l'instinct, elle pourrait être en Protection mutuelle mais je ne vois pas de réciprocité. Elle prends et donne très peu en retour. Ce qui est plus proche de l'instinct social du 3 Prestige.

- Un échange entre Laurent Delahousse et Rachida Dati sur la suractivité du 3 et son coté caméléon :
Vous bougez beaucoup et, à force, vous êtes floue sur la photo.
J'aime la vie et la vie. C'est du mouvement, je considère que la vie doit être vécue pleinement et en liberté, c'est inhérent à ma personne.

Rachida Dati ne considère pas la vie comme une bataille pour établir sa justice, elle est opportuniste, volontaire et court-termiste. Sa vie est faite d'actions et de mouvement, sans vraiment de but. Elle ne veut pas être reconnue pour sa force mais pour ce qu'elle fait et donc ce que qu'elle est.

Je penche toujours pour un 3 sous-type social et peut-être mu, car je trouve toutes ses caractéristiques et trop peu de celle du 8, si ce n'est une certaine violence.

Le nombre d'ennemis de Rachida n'est pas suffisant pour la mettre en 8. Un 3 et sa passion de mensonge peu se créer nombre d'inimitié sans même en être vraiment conscient ou avec des justifications à l'emporte-pièce. "Le succès rend jaloux."

Fabien, pourrais-tu me donner un exemple où un 3 exprimerait son idée supérieure d'espérance ou la vérité ? Je ne suis pas à l'aise avec les circonstances d'expressions de l'essence. Merci !
Et je suis heureux de te faire découvrir Rachida Dati, c'est une personne de qualité et qui en vaut la peine !! :rofl:

L'interview de fin de reportage est riche d'enseignement en peu de temps. :wink:

À vous lire,
Hubert

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

"Je ne vois pas la luxure. Aucune rumeur ne suggère un penchant dans ce sens."
Tu as mal cherché, Alphonse : "Si Dominique Desseigne reconnaît avoir eu une « aventure parmi d'autres » avec l'ancienne garde des Sceaux, il se défendra devant la Justice en affirmant que Rachida Dati avait huit amants dans la même période. Parmi eux, « un animateur télé, un ministre, un PDG, un Premier ministre espagnol, l'un des frères de Nicolas Sarkozy, un procureur général qatari et l'héritier d'un empire du luxe », affirme la 118e fortune française." ["Les huit amants de Rachida Dati", La Libre Belgique, 5 novembre 2012]

En fouillant ainsi les poubelles, je suis tombé sur cet autre extrait : "Accès de violence, menaces, chantage, mais aussi blagues géniales et capacité à transgresser les codes, on en apprend beaucoup dans Rachida ne meurt jamais, paru en novembre aux éditions du Moment. […] Elle est assez dangereuse quand elle rencontre les journalistes. Elle est capable d’aller raconter n’importe quoi après l’interview, sur ce qu’on a dit ou pas dit, donc mieux valait ne pas la voir. […] On a intérêt à avoir un casier judiciaire vierge si on s’affronte à elle, car elle terrorise les gens en leur disant qu’elle a des dossiers, qu’elle va tout balancer! Ou alors qu’elle va leur envoyer ses frères. Et comme elle est capable de dire n’importe quoi, les gens ont peur. Alors qu’ils savent très bien qu’elle-même dans certains domaines, n’a pas toujours tout fait dans les règles." ["Rachida Dati est dangereuse quand elle rencontre les journalistes", 20 Minutes, 8 décembre 2013.]

 

Suivant ton conseil, Alphonse, j'ai écouté les dix dernières minutes de l'émission : "Vous pensez qu'on me force à faire des choses. Peut-être qu'on peut me forcer deux secondes et demi. Mais quand j'arrive à la troisième seconde, c'est impossible."

"Et je suis heureux de te faire découvrir Rachida Dati, c'est une personne de qualité et qui en vaut la peine !!"
Je ne te remercierai jamais trop. :crazy: Ceci dit, ce n'était pas une découverte, mais la fin très provisoire — j'arrête là — d'un évitement.

"Fabien, pourrais-tu me donner un exemple où un 3 exprimerait son idée supérieure d'espérance ou la vérité ?"
Non. Quand un 3 est dans son ego, il n'aspire qu'à être vu. Quand il s'intègre, il sort du champ.

Très amicalement,
Fabien

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Alphonse

Merci Fabien de ta réponse,

 

"Si Dominique Desseigne reconnaît avoir eu une « aventure parmi d'autres » avec l'ancienne garde des Sceaux, il se défendra devant la Justice en affirmant que Rachida Dati avait huit amants dans la même période. Parmi eux, « un animateur télé, un ministre, un PDG, un Premier ministre espagnol, l'un des frères de Nicolas Sarkozy, un procureur général qatari et l'héritier d'un empire du luxe », affirme la 118e fortune française." ["Les huit amants de Rachida Dati", La Libre Belgique, 5 novembre 2012]

Là, Fabien, tu marques un point, et un gros !

 

Non, je n'ai pas creusé sur Internet, parce que tu t'es attelé à cette tâche ! Moi, j'ai revisionné le reportage plusieurs fois, et ça coûte aussi. :laugh:

 

La luxure est donc avérée, et ça me fait plaisir parce que honnêtement cela manquait au portrait qu'a dressé l'émission !

 

La vengeance est aussi très probable au regard de ce que tu as trouvé sur ses menaces aux journalistes (qui vont plus loin qu'une insulte à Élise Lucet) :

 

En fouillant ainsi les poubelles, je suis tombé sur cet autre extrait : "Accès de violence, menaces, chantage, mais aussi blagues géniales et capacité à transgresser les codes, on en apprend beaucoup dans Rachida ne meurt jamais, paru en novembre aux éditions du Moment. […] Elle est assez dangereuse quand elle rencontre les journalistes. Elle est capable d’aller raconter n’importe quoi après l’interview, sur ce qu’on a dit ou pas dit, donc mieux valait ne pas la voir. […] On a intérêt à avoir un casier judiciaire vierge si on s’affronte à elle, car elle terrorise les gens en leur disant qu’elle a des dossiers, qu’elle va tout balancer! Ou alors qu’elle va leur envoyer ses frères. Et comme elle est capable de dire n’importe quoi, les gens ont peur. Alors qu’ils savent très bien qu’elle-même dans certains domaines, n’a pas toujours tout fait dans les règles." ["Rachida Dati est dangereuse quand elle rencontre les journalistes", 20 Minutes, 8 décembre 2013.]

 

Le problème que je rencontre à présent, c'est qu'elle est aussi bien 8 que 3. On tranche comment ? Qu'est-ce qui fait qu'elle ne serait pas 3 ?

 

PS : Et si elle était 7 soumis à l'intempérance et à la planification ?! :rofl:

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous les adeptes de la Datimania,

"Non, je n'ai pas creusé sur Internet, parce que tu t'es attelé à cette tâche !"
Pour typer, surtout un personnage politique, une seule source est rarement suffisante.

"Moi, j'ai revisionné le reportage plusieurs fois, et ça coûte aussi."
Je compatis, mais c'est toi qui a commencé sans y être obligé, masochisme dont j'aurais été incapable ! :rofl:

"La luxure est donc avérée."
Ça reste une présomption quand même, nous ne tenions pas la chandelle.

"Le problème que je rencontre à présent, c'est qu'elle est aussi bien 8 que 3. On tranche comment ?"

Soit on continue tu continues à creuser, soit on espère qu'admiratif et compatissant devant nos efforts, ému et bouleversé par notre abnégation, quelqu'un d'autre s'y mette.

"Qu'est-ce qui fait qu'elle ne serait pas 3 ?"

Essentiellement la trop grande fréquence de l'agressivité, le fait qu'elle déclenche des opinions si tranchées, le fait qu'elle fasse autant peur ("elle terrorise les gens" est quand même une phrase forte). Mais ce n'est pas encore une certitude : pour moi, la question n'est pas entièrement tranchée.

 

"Et si elle était 7 soumis à l'intempérance et à la planification ?!"

C'est peut-être pour cela que je me sens si proche, au point de perdre une bonne partie de ma journée dans des recherches et des messages pour cette discussion. :rofl:

 

Très amicalement,

Fabien

 

P.-S. : Alphonse, je te suggère maintenant, ce soir pourquoi pas, de typer Nadine Morano. On va peut-être découvrir que toute la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy était constituée de 8 pour la protection mutuelle et de 6, comme Brice Hortefeux, pour la loyauté. Entre parenthèses, j'ai lu plusieurs fois aujourd'hui que Rachida et Brice se détestaient. Un article disait même que Brice était son "meilleur ennemi", mais j'ai vu cette expression accolée à d'autres noms… Elle semble avoir une kyrielle de meilleurs ennemis.

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Alphonse

Ah non pas Morano, elle est vraiment trop pathétique ! À la serpe, je dirais qu'elle a un centre mental TRÈS refoulé. :rofl:

 

Les allégations de Desseigne sont tout de même à prendre avec des pincettes. Ce n'est pas de bon cœur que je dis cela (la luxure va si bien à Rachida) mais cela arrange bien Dominique, alors qu'il essayait d'échapper à la paternité et la pension alimentaire. Il faudrait voir si le tribunal a retenu ces éléments dans son délibéré.

 

Nous n'avons pas envisagé une aile 2 qui viendrait expliquer encore plus son penchant pour la manipulation séductive (qui invalide pour moi le 8) ["Si Dati vous était contée", L'Express, 6 novembre 2013.] :

  • Plusieurs fois, Fillon est revenu du Conseil des ministres avec des petits papiers griffonnés par Rachida à son attention. D'une maladresse folle. On y lisait : "Pourquoi tu ne m'aimes pas ?"
  • Elle va de table en table et fait à tous de grands sourires.
  • Rien qu'une heure avec elle, tu ressors, tu as la pêche. Elle est drôle. Elle a de l'esprit, elle dézingue tout le monde en trente secondes.

Et l'orgueil et le dédain ne sont pas étrangers à Rachida ! :wink:

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

"Ah non pas Morano, elle est vraiment trop pathétique ! À la serpe, je dirais qu'elle a un centre mental TRÈS refoulé."
Titulaire d'un DESS d'information, communication et organisation des entreprises, Morano est peut-ête une fausse conne…

 

"Il faudrait voir si le tribunal a retenu ces éléments dans son délibéré."

Je n'ai pas lu le délibéré, mais Dominique Desseigne a été condamné à verser une pension alimentaire.

"Nous n'avons pas envisagé une aile 2."

Je me méfie de ce besoin des ailes. Le type de base doit être suffisant pour expliquer le personnage, les ailes étant un bonus venant après. Ceci dit, l'article que tu cites parle lui aussi de l'agressivité de Rachida Dati : "Comme toujours lorsqu'elle se sent agressée, elle sort le bazooka sur les plateaux de télévision et dans les studios de radio. Elle y va crescendo."

 

Si on ne réussit pas à trancher entre le 3 et le 8"elle est aussi bien 8 que 3", dis-tu, ce qui est impossible — alors c'est le moment de se demander si l'un des grands théorèmes des Chabreuil s'applique : la solution est peut-être dans un troisième ennéatype. Imaginons que Rachida Dati soit de sous-type sexuel, et non social comme tu l'as supposé (et en fonction de ce qui a été dit ici, je ne vois pas très bien pourquoi). Après tout, le sous-type sexuel lui va bien, alors que je ne vois guère l'attachement de Dati à un groupe au sens de l'instinct social… Dès lors, on peut envisager d'autres hypothèses : 4 mu (Compétition, sous-type qui irait bien avec les plaintes émotionnelles et que Naranjo dit qu'on peut confondre avec un 8), 6 mu (Force-Beauté, qui cherche la force dans la séduction et en cotoyant des gens forts).

 

Maintenant, pitié !, laissons un peu de temps à la réflexion. Dix messages dans la journée sur ce seul sujet, je sature un peu.

 

Très amicalement,

Fabien

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Jérôme

Bonjour à tous,

J'aime bien l'émission Un jour, un destin car elle présente régulièrement des portraits basés sur des témoignages de nombreuses personnes représentatives de plusieurs contextes et plusieurs époques de la vie du personnage en question. Toutes les émissions ne se valent pas, mais je le regarde souvent avec le filtre de l'ennéagramme.

Dimanche dernier, j'ai vu le début de l'émission, mais vu l'heure tardive je l'ai enregistrée pour la revoir plus tard. L'introduction m'a laissé une impression de 8, que je voulais confirmer ou infirmer. J'ai donc été heureux de voir le sujet ouvert par Alphonse le lendemain. Me voici avec un peu de retard et après un peu de travail pour apporter ma pierre à l'édifice.

Lorsque j'ai vu l'émission, la première partie m'a fait penser très fort au 8 ou au 4 sexuel « compétition » compte tenu de la dimension émotionnelle quand même visible. La seconde partie m'a semblé plus pointer vers le 3.

Je tente ci-dessous une revue complète de ces trois possibilités, en m'appuyant sur mes notes prises en regardant l'émission.

Hypothèse 8

Orientation de courage et de puissance

 

Elle est courageuse

  • « Elle fonce, point final. Elle prend le chemin direct. »
  • « Incontestablement elle fait partie des indestructibles. C'est une bête, c'est une fille qui a une carapace incroyable. »
  • « C'est la superwoman moderne qui n'avait pas besoin d'un homme pour faire son bébé et qui est retournée au boulot 5 jours après. »

Le monde est un champ de bataille…

  • « Elle est Nicolas Sarkozy en femme, elle se bat, elle y va. »
  • « Elle voit bien que les choses ne vont pas venir à elle toute seule, c'est à elle de se battre. »

… où il vaut mieux être du côté des puissants.

  • « Elle a réussi à intégrer le monde des puissants. »
  • « Elle regarde comment se rapprocher du cœur du réacteur [NDLR De Nicolas Sarkozy]. »
  • « Elle repère les noms de personnalités influentes auxquelles elle écrit. Elle flatte, remercie, admire, c'est presque des déclarations d'amour. Elle a cet esprit de conquête qui me séduit chez elle. »
  • « Elle ne supporte pas l'idée de ne pas être là au cas où il se passe quelque chose. »

Elle dicte les règles…

  • Nicolas Sarkozy : « C'est elle la chef. »
  • « Au-delà de ces questions, ce qui surprend ses collègues, c'est le ton et l'autorité de cette magistrate. […] Elle pense qu'elle est seule détentrice de la vérité judiciaire. »
  • "Vous pensez qu'on me force à faire des choses. Peut-être qu'on peut me forcer deux secondes et demie. Mais quand j'arrive à la troisième seconde, c'est impossible."

Et n'hésite pas à transgresser celles des autres

  • Pour Rachida la vie est très simple : « Quand on veut quelque chose on frappe à la porte, si la porte ne s'ouvre pas on force un peu. »
  • « Elle a dérangé, forcé bousculé les portes d'un monde qui n'était pas le sien. »
  • « Il a fallu briser les codes. »
  • « Elle s'est trouvé des points communs avec Nicolas Sarkozy : une force, un certain goût de la transgression, et un discours qui s'adresse à ceux qui veulent travailler pour réussir. »

Passion d'excès

  • « Rachida Dati c'est “no limit”, rien ni personne ne lui fait peur. »
  • « J'ai toujours considéré que la vie devait être vécue pleinement et en toute liberté. »
  • « Dans le comportement, dans les gestes, en tout, c'est une castagneuse, elle pique des crises de fureur terribles qui font peur à tout le monde. Il est arrivé qu'elle se bagarre, Rachida est crainte, oui. »
  • « Elle va longtemps être assise à un pupitre à l'écart des autres, toute seule, parce que sinon c'est la guerre, tout le temps. »

Fixation de vengeance

  • Contexte : elle fait partie de la délégation française en visite aux USA avec Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde et Rama Yade. Ils sont invités à un diner offert par George W. Bush. Elle se distingue par son absence lors de la présentation de la délégation française et arrive en retard au diner, et, contrairement à ce que le protocole aurait voulu, elle passe par la porte réservée aux chefs d'états, en magnifique robe de haute couture, sous les crépitements des flashs.
    « Y'a forcément ce côté petite revanche, genre “et toc”, j'y suis et je compte bien continuer. »
  • « Si vous la cherchez, vous la trouvez, de façon plus violente qu'un homme d'ailleurs. »
  • « Dès qu'il y a une menace sur le monopole qu'elle peut exercer, elle se sent en danger. Alors là son instinct de survie se met en action, et l'instinct de survie de Rachida Dati, vaut mieux pas le déclencher. » « Là elle devient un vrai fauve dans l'arène. »
  • « C'est à la guerre comme à la guerre, elle est là pour se battre, elle n'a pas de scrupules, elle cible sa proie et elle la lâche jamais. »

La vengeance est aussi anticipée via des menaces

  • « Elle peut être dure, elle peut être brutale, menaçante sûrement. »

Compulsion d'évitement de la faiblesse

  • « Même les gens bienveillants ne peuvent pas faire de portrait très juste parce que je me livre peu. »

Mécanisme de défense de déni

  • « En sortant du palais de Nicolas Sarkozy, Rachida Dati refuse toujours de croire à son éviction prochaine. “La décision n'est pas totalement prise.” Elle a du mal à percevoir ce qui va arriver, et ça va durer quelques heures. »
  • « Rachida, elle est toujours dans l'histoire qu'elle se raconte et dans son film. Elle ne peut pas croire au réel, et quand le réel lui tombe dessus c'est très difficile pour elle. »
  • « C'est très dur pour elle car jusqu'au bout du bout du bout, elle s'est accrochée à l'idée et à l'espoir qu'elle pourrait inverser le cours des choses. »

Et lors de l'interview finale, alors que Laurent Delahousse lui reparle de cet événement, alors qu'elle n'a pas encore vu le reportage, elle affirme que c'est à sa demande qu'elle a quitté le ministère : « Je veux quitter le gouvernement, je suis comblée. »

Type de communication Impératifs

  • « C'est direct, c'est ferme, c'est agressif. »
  • « Le style Dati, c'est un style cash, rentre dedans. »
  • « Bien sûr qu'elle insulte les gens, elle leur dit “toi tu dégages, petite conne, […]”, elle émaille ses discours de menaces, d'insultes. »

Sous type social protection mutuelle

  • Avec Cécila Sarkozy, alors que cette dernière n'est plus avec Nicolas Sarkozy, mais que Rachida Dati pressent qu'il va avoir besoin d'elle pour l'élection de 2007, elle fait l'intermédiaire entre Nicolas Sarkozy et Cécilia dans le contexte de cette élection et renseigne Cécilia sur ce qui se passe au cabinet de Sarko, tel « l'œil de Moscou ».
  • « Ce sont deux personnages qui se ressemblent beaucoup [NDLR Avec Nicolas Sarkozy], dans l'agressivité puis dans la séduction, et finalement dans le deal. “Tu me donnes ça, je te donne ça.” “T'es avec moi, t'es contre moi.” »

Orientation parentale, ambivalence avec la mère

Ambivalente avec la mère, elle prend le rôle du père

  • « Elle s'attribue un rôle particulier dans la fratrie. Rachida ne se vit pas comme une petite fille, elle est à égalité avec les adultes. Rachida n'a peur de rien. »
  • « Elle aime bien représenter la famille à l'extérieur, et vite c'est elle qui va aller voir les services sociaux. Son papa l'envoie pour résoudre des problèmes, c'est sur ses épaules que ça repose. Elle va finalement petit à petit prendre le pouvoir sur la famille, sur la fratrie. Elle va même jusqu'à leur donner des ordres. »

La gestion de la maladie de sa mère illustre à la fois son courage, l'excès,

  • « Elle est déchainée pour que sa mère guérisse, elle y va tous les jours. »

Son rapport à la justice,

  • « Sa mère était peut-être le seul être au monde en qui elle avait totalement confiance. Sa mort est la plus grande injustice à laquelle elle a dû faire face. »

L'évitement de la faiblesse (de sa mère en l'occurrence)

  • « Elle reste secrète sur la maladie. Pendant des années elle pense qu'elle peut sauver sa mère. »

Le déni de son impuissance face à la mort

  • « Sa mère lui dit de ne pas forcer le destin en permanence, de prendre son temps, de se contenter de ce qu'elle a, qu'elle rentre dans le rang comme tout le monde. »
  • « Rachida n'a aucune limite dans aucun domaine, et là c'est la grande limite à laquelle elle ne peut échapper. »

Ce qui ne colle pas avec l'hypothèse 8

Hiérarchie des centres et variante variables

La majorité des témoignages laissent penser à un centre mental en support et un centre émotionnel réprimé. (8 alpha qui se désintègre en 5). Rachida Dati est présentée comme stratégique, déterminée, parfois même totalement insensible.

  • « C'est une manipulatrice intrigante. Bien sûr qu'elle est intrigante, mais c'est une manipulatrice aussi. »
  • « Il y a une stratégie, que certains peuvent qualifier d'arrivisme, mais si vous n'êtes pas arriviste quand vous êtes dans sa condition, vous n'arriverez tout juste pas. »
  • Elle annonce la fermeture de centaines de tribunaux : « C'est un bon soldat de Sarkozy. Elle y est allée franco, sans s'embarrasser d'excès de concertation. Elle arrive avec une mission, avec un texte, elle n'en bouge pas une virgule. Elle se met tout le monde à dos. »
  • Lors de son interview à la fin elle donne cette hiérarchie des centres : « Tous les moments sont des moments d'action. Même quand vous êtes à terre faut agir, faut réfléchir. »

Dans certains autres cas cependant, en situation de stress, le mental semble réprimé et l'émotionnel apparent.

  • « Une nouvelle facette de sa personnalité que ses collaborateurs ne vont pas tarder à découvrir. Au QG de campagne, la porte-parole peut se montrer parfois un peu imprévisible. »
  • Lors de sa première prise de parole lors d'un meeting politique, « elle arrive à convertir ce trac en émotion, ça la rend sympathique, ça la rend accessible, ça la rend un peu fragile. »
  • Lors de sa grossesse qui devient visible, après avoir convié des journalistes pour leur faire part de son état, elle leur demande de garder le secret. L'une d'entre eux ne respecte pas la consigne, et la nouvelle paraît dans la presse. Elle demande alors à un de ses bras droits de démentir ce qui va très rapidement devenir une évidence…
  • Lors de sa nomination en tant que Garde des sceaux, « elle pleure d'émotion, elle n'y croit pas, elle n'avait pas rêvé quelque chose d'aussi extraordinaire. »
  • Elle est au bord des larmes lors d'une réception à l'Elysée où Nicolas Sarkozy lui fait pourtant des éloges. « Elle trouve tellement ça injuste qu'on l'attaque avec une affaire de famille [trafic de drogue de son frère]. »
  • Nicolas Sarkozy : « Il a de l'affect, c'est ce côté qui me plaît. »

Sa dépendance du regard des autres et son adaptabilité

  • « Elle a besoin de voir la fierté à travers les personnes qui l'aiment en fait. »
  • « Je ne vous ai pas fait la honte ? » demande-t-elle à Claude Guéant et autres collègues après sa première interview à la radio interviewée par Jean Pierre Elkabbach.
  • « Elle est très maligne, c'est un caméléon, et elle passe bien auprès des gens. »
  • « Caméléon, Rachida garde ça en elle depuis toujours. »

L'affichage parfois d'une position de faiblesse, hors contexte sécurisé

  • « Je sens beaucoup plus les fragilités, les failles », témoigne une collègue du cabinet de Nicolas Sarkozy.
  • « Elle adore camper dans son rôle de victime, c'est son premier rôle. »

L'histoire de son mariage raté

  • Elle se démaquille en rentrant à Chalon. « Elle n'est pas autonome psychologiquement, affectivement, elle est restée extrêmement liée à son père et à sa mère. »
  • Ses parents arrangent un mariage en Algérie : « Elle dit oui pour faire plaisir à Maman et à Papa, il y a des moments de faiblesse de fragilité. »
  • Elle pleure en montant les marches de son mariage. Elle n'a pas répondu à la question « Voulez-vous prendre pour époux… ». Elle regarde sa mère pour ne dire ni oui ni non. Un son sort de sa bouche, que l'officier d'état civil considère comme un oui. Le mariage est prononcé. Elle retourne à Paris et laisse son mari dès les jours suivants. Elle fera annuler son mariage pour vice de consentement, la procédure durera trois ans.

Hypothèse 4 (sexuelle)

Ce sous-type très compétitif peur faire penser à l'ennéatype 8 avec une dimension plus émotionnelle.

Passion d'envie

  • Pour Rachida la vie est très simple : « Quand on veut quelque chose on frappe à la porte, si la porte ne s'ouvre pas on force un peu »
  • La personne qui avait étudié son dossier de candidature à l'école de la magistrature : « Ce qui est très frappant c'est qu'elle avait vraiment un désir, elle avait vraiment des étoiles dans les yeux. Elle détonne par son envie, par son envie de changement par rapport à ce qu'elle faisait, et son envie d'intégrer ce milieu. Ouais, c'est fort. »
  • Nicolas Sarkozy : « J'ai jamais vu quelqu'un qui avait autant envie de travailler avec moi qu'elle. »
  • « J'ai toujours considéré que la vie devait être vécue pleinement et en toute liberté. »
  • « Vivement que je sois à ces sommets pour être totalement libre et d'expression et de conviction. »

Fixation de mélancolie

  • « Elle adore camper dans son rôle de victime, c'est son premier rôle. »
  • Une fois elle n'était pas première en classe : « C'est pas juste. »
  • « Combattante, ambitieuse, à seulement 14 ans, Rachida Dati est déjà une jeune fille pressée. Parce qu'au fond son enfance n'est pas très heureuse. »

Compulsion d'évitement de la banalité

  • « Elle s'attribue un rôle particulier dans la fratrie. »
  • « Il a fallu briser les codes? »
  • Nommée juge à Péronne suite à ses études, dès son arrivée elle n'est pas une magistrate comme les autres.
  • « La robe de Simone Weil c'est le Graal, parce qu'elle admirait cette femme, ce n'est pas la robe de tout le monde. »
  • « Elle était quelque chose de différent qui allait renouveler la façon de faire de la politique en France. »
  • « Elle a des manières et une personnalité qui tranche par rapport aux autres. »
  • « C'est la première fois qu'une personne de l'immigration est nommée à un tel ministère, en plus c'est une femme, c'est la plus jeune garde des Sceaux de l'histoire, c'est extraordinaire. »
  • « Elle dénote dans la galerie de portraits d'anciens ministres, elle ne ressemble à rien de tous ces gens-là »
  • « Son débit de voix n'est pas le même que les autres, sa rhétorique n'est pas la même que les autres. »
  • Elle fait partie de la délégation française en visite aux USA avec Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde et Rama Yade. Ils sont invités à un diner offert par George W. Bush. Elle se distingue par son absence lors de la présentation de la délégation française et arrive en retard au diner, et contrairement à ce que le protocole aurait voulu elle passe par la porte réservée aux chefs d'états, en magnifique robe de haute couture, sous les crépitements des flashs.

Sous type sexuel compétition

C'est ce sous-type qui donne du sens à un possible ennéatype 4, par exemple quand elle perçoit que Rama Yade peut lui faire de l'ombre :

  • Tentative d'influence sur Rama Yade, « il ne faudrait pas qu'elle brille trop parce qu'il y a déjà une étoile de la diversité qui brille dans le ciel de Nicolas Sarkozy c'est Rachida Dati »
  • « Dès qu'il y a une menace sur le monopole qu'elle peut exercer elle se sent en danger. Alors là son instinct de survie se met en action et l'instinct de survie de Rachida Dati, vaut mieux pas le déclencher. »
  • « Là elle devient un vrai fauve dans l'arène. »
  • « On découvre qu'elle est prête à tout pour que personne ne lui fasse de l'ombre et pour arriver là où elle a envie d'arriver. »

Et déjà à 6 ans à l'école

  • « Dans le comportement, dans les gestes, en tout, c'est une castagneuse, elle pique des crises de fureur terribles qui font peur à tout le monde. Il est arrivé qu'elle se bagarre, Rachida est crainte, oui. »
  • « Elle va longtemps être assise à un pupitre à l'écart des autres, toute seule, parce que sinon c'est la guerre, tout le temps. »

Sous type social honte

  • À Claude Guéant, après l'interview : « Je ne vous ai pas fait la honte ? »

Centre émotionnel préféré

  • Lors de sa première prise de parole lors d'un meeting politique, « elle arrive à convertir ce trac en émotion, ça la rend sympathique, ça la rend accessible, ça la rend un peu fragile. »
  • Nicolas Sarkozy : « Il a de l'affect, c'est ce côté qui me plaît. »
  • Elle est nommée garde des Sceaux : « Elle pleure d'émotion, elle n'y croit pas, elle n'avait pas rêvé quelque chose d'aussi extraordinaire. »
  • Elle est au bord des larmes lors d'une réception à l'Elysée ou Nicolas Sarkozy lui fait pourtant des éloges. « Elle trouve tellement ça injuste qu'on l'attaque avec une affaire de famille. » [NDLR Trafic de drogue de son frère.]

Ce qui ne colle pas avec l'hypothèse 4

Orientation vers le sens du beau

Je n'ai pas trouvé le domaine dans lequel l'esthétisme de Rachida Dati s'exprime.

Type de communication drame

  • « Une heure avec elle, tu sors et t'as la pêche parce qu'elle est très drôle. »
  • « Elle a ce côté un peu G.O. du Club Med qui a fait qu'elle s'est fait apprécier. C'est la mascotte du régiment, elle est toujours là à faire rigoler les gens. »
  • « Je n'ai pas envie d'être encombré par des tourments. »

Orientation parentale

Elle me semble trop connectée aux figures parentales pour un ennéatype 4

  • « Pour éviter les querelles, elle prend ses repas avec ses parents, ce qui lui permet des moments avec celle qu'elle admire le plus, sa mère, Fatim Zora. »
  • « Sa mère sait la calmer quand elle a des crises de rage terribles. Elle lui flatte l'encolure. Sa mère la rassure, sa mère l'apaise. »
  • « Elle n'est pas autonome psychologiquement, affectivement, elle est restée extrêmement liée à son père et à sa mère. »
  • Proposition de mariage en Algérie : « Elle dit oui pour faire plaisir à Maman, et à Papa, il y a des moments de faiblesse de fragilité. »

Trop de constance dans ses objectifs et d'attention à sa réussite, dès le plus jeune âge

  • « Elle aimait avoir de bonnes notes et s'en vanter. »
  • « Elle reste concentrée sur ce qui la préoccupe, son avenir professionnel. »

Centre émotionnel trop souvent absent

  • Je ne reprends pas tous les exemples de manque d'altérité et de compassion cités dans l'hypothèse de l'ennéatype 8.
  • Elle annonce la fermeture de centaines de tribunaux : « C'est un bon soldat de Sarkozy. Elle y est allée franco, sans s'embarrasser d'excès de concertation. Elle arrive avec une mission, avec un texte, elle n'en bouge pas une virgule. Elle se met tout le monde à dos. »

Trop adaptable pour un 4 à référence interne

  • « Elle est très maligne, c'est un caméléon, et elle passe bien auprès des gens. »
  • « Caméléon, Rachida garde ça en elle depuis toujours. »

Mécanisme de défense de sublimation

  • Je n'en ai pas vu la trace. Éventuellement son expression lors des meetings publics ou de passages à la radio ?

Hypothèse 3

Orientation de capacité à réussir et réaliser

  • « Elle craint son père, et va très vite intégrer ses attentes en matière de réussite. »
  • « Elle a réussi à intégrer le monde des puissants. »
  • « Elle reste concentrée sur ce qui la préoccupe, son avenir professionnel. »
  • « Il y a une stratégie, que certains peuvent qualifier d'arrivisme, mais si vous n'êtes pas arriviste quand vous êtes dans sa condition, vous n'arriverez tout juste pas. »
  • « Elle s'est trouvé des points communs avec Nicolas Sarkozy : une force, un certain gout de la transgression, et un discours qui s'adresse à ceux qui veulent travailler pour réussir. »
  • « Il a vu ce que je pouvais lui apporter, il a vu qui j'étais, et il a reconnu mon parcours »

Compulsion d'évitement de l'échec

  • Une fois elle n'était pas première à l'école : « C'est pas juste. »
  • « En sortant du palais de Nicolas Sarkozy, Rachida Dati refuse toujours de croire à son éviction prochaine. “La décision n'est pas totalement prise.” Elle a du mal à percevoir ce qui va arriver, et ça va durer quelques heures. »
  • « Rachida, elle est toujours dans l'histoire qu'elle se raconte et dans son film. Elle peut pas croire au réel, et quand le réel lui tombe dessus, c'est très difficile pour elle. »
  • « C'est très dur pour elle car jusqu'au bout du bout du bout elle s'est accrochée à l'idée et à l'espoir qu'elle pourrait inverser le cours des choses. »

Passion de mensonge

« Elle sait ce qu'elle veut », mais on ne voit guère qui elle est. Tiraillé entre ses racines et un rôle dans la lumière, elle répond à cette question identitaire surtout par le mécanisme de défense d'identification (ci-dessous). Au-delà de la question identitaire, le mensonge devient parfois bien réel quand il faut éviter l'échec :

  • « On dit que Rachida Dati a usurpé ses diplômes (MBA HEC qu'elle a suivi mais pas obtenu, elle n'a jamais passé l'examen). »
  • Laurent Delahousse revient sur son éviction du ministère. Elle affirme : « Je veux quitter le gouvernement, je suis comblée. »

Elle parle peu de sa vie intime, le reportage ne dit pas si c'est parce qu'elle ne se connait pas elle-même.

  • « Même les gens bienveillants ne peuvent pas faire de portrait très juste parce que je me livre peu. »
  • Interrogée sur sa grossesse apparente lors d'une visite de maternité : « Ce n'est ni le lieu ni l'endroit. Ma vie personnelle est ma vie personnelle. »

Fixation de vanité

  • « Elle aimait avoir de bonnes notes et s'en vanter. »
  • Pour aider sa mère, elle gagne de l'argent en vendant des produits cosmétiques dans sa cité HLM : « Rachida obtient ce jour-là le prix de la meilleure vendeuse du département, les gens applaudissaient. »
  • « Elle fait partie des personnes qui aiment qu'on parle d'elle, elle fait tout pour qu'on parle d'elle. »
  • « Elle est sortie en forme, pomponnée, la star est sortie de la clinique. »
  • « Elle était la ministre la plus regardée de la République française, et elle se retrouve chassée, c'est comme ça qu'elle le vit. Pour elle, ça, c'est pire qu'une humiliation. »
  • « Elle est populaire. Elle est la seule à qui on demande des autographes. »

Mécanisme de défense d'identification

  • Elle change de personnalité en rentrant chez ses parents (« Elle se démaquille en rentrant à Chalon »), et ne se connaissant pas suffisamment elle-même, elle accepte jouer le rôle attendu par ses parents en acceptant un mariage arrangé. « Elle dit oui pour faire plaisir à Maman, et à Papa, il y a des moments de faiblesse de fragilité. »
  • Le jour où elle prête serment, elle porte la robe de Simone Weil. C'est un grand moment pour elle, elle en est très fière.
  • « C'est la superwoman moderne qui n'avait pas besoin d'un homme pour faire son bébé et qui est retournée au boulot 5 jours après. »
  • Elle se rassure : « C'est comme un champion du monde. S'il est battu l'année d'après, il a quand même été champion du monde. Moi j'ai été garde des Sceaux. »
  • « À cette facilité relationnelle, s'ajoute un sens de l'observation. »
  • Elle passe plus de temps à s'occuper de son poste de maire du 7e arrondissement de Paris où elle a été parachutée. « Faut y aller quand même pour se faire adopter par la bourgeoisie parisienne du 7e arrondissement. »
  • « Elle est très maligne, c'est un caméléon, et elle passe bien auprès des gens. »
  • « Caméléon, Rachida garde ça en elle depuis toujours. »
  • « C'est une transformiste, Rachida Dati. Elle est un peu comme ces bêtes sauvages qui, quand elles sentent un orage, savent très bien se mettre de côté, attendre. »

Mode de communication propagande

  • « C'est quelqu'un qui a la tchatche, elle serait capable de vous vendre un âne, un bœuf, tout ce que vous voulez. »
  • « Elle sait se vendre. »
  • « Une heure avec elle tu sors et t'as la pêche parce qu'elle est très drôle. Elle force le respect des grands patrons. »
  • « Elle a ce côté un peu G.O. du Club Med qui a fait qu'elle s'est fait apprécier. C'est la mascotte du régiment, elle est toujours là à faire rigoler les gens. »
  • Elle devient porte-parole du candidat Sarkozy, appuyée par Cécilia.
  • Première radio, matinale Europe 1, interviewée par Elkabach : elle raconte toute son histoire familiale et personnelle, style conte de fée.

Sous type social Prestige

  • « Petit à petit, elle va tisser un réseau parisien qui compte désormais Jean Luc Lagardère. »
  • Elle obtient l'aide de Simone Weil qui lui conseille de suivre l'École Nationale de la Magistrature pour avoir un statut à Paris. « Mais ce qui était atypique c'est la liste des personnes qui l'ont recommandée, hors normes. »
  • « Elle ne s'intègre pas du fait de son style, mais aussi de ses absences pour assister à la vie mondaine parisienne. »
  • « Comme 10 ans plus tôt à Péronne, elle a le sentiment de ne pas être à la bonne place. Elle se retrouve loin des décisions, loin des diners parisiens, loin de tout ce qu'elle aime. Les députés européens, personne ne connait leur nom. »

Sous-type sexuel masculinité-féminité

L'approche individuelle par la séduction est fréquemment utilisée, en direct ou par courrier interposé. Elle surjoue autant de qualités masculines que féminines pour s'imposer dans un monde plus masculin que féminin.

  • « C'est peut-être là son premier talent, c'est sa capacité à séduire et à utiliser les gens, quels qu'ils soient. »
  • « Elle est Nicolas Sarkozy en femme, elle se bat, elle y va. »
  • « Elle peut être dure, elle peut être brutale, menaçante sûrement. »
  • « Dans le comportement, dans les gestes, en tout, c'est une castagneuse, elle pique des crises de fureur terribles qui font peur à tout le monde. Il est arrivé qu'elle se bagarre, Rachida est crainte oui. »
  • « Si vous la cherchez, vous la trouvez, de façon plus violente qu'un homme d'ailleurs. »
  • « C'est la première fois qu'une personne de l'immigration est nommée à un tel ministère, en plus c'est une femme, c'est la plus jeune garde des Sceaux de l'histoire, c'est extraordinaire. »

Bascule de l'émotionnel

On retrouve ici une explication à l'émotionnel tantôt apparent et tantôt réprimé détaillée dans l'hypothèse de l'ennéatype 8 ci-dessus. Son relationnel est beaucoup plus difficile quand elle est en situation d'échec

  • Juge à Péronne, encore trop loin de la notoriété,
  • Lorsque Rama Yade commence à lui faire de l'ombre,
  • Lorsqu'elle est remerciée au poste de Garde des Sceaux.

Elle dépend du regard des autres : « Elle a besoin de voir la fierté à travers les personnes qui l'aiment en fait. »

Centre mental réprimé

Elle dit à la fin de l'émission : « Tous les moments sont des moments d'action. Même quand vous êtes à terre, faut agir, faut réfléchir ». SI on la prend au pied de la lettre, l'instinctif prime sur le mental.

 

Son centre mental semble parfois s'arrêter en cas de stress élevé, par exemple quand elle convoque des journalistes pour leur dire qu'elle est enceinte, mais de ne pas en parler. L'une d'entre elles le dit quand même, elle demande à son porte-parole de démentir…

 

On retrouve aussi la problématique du manque de confiance en les autres (et en elle ?) qu'elle traite par la témérité. « Sa mère était peut-être le seul être au monde en qui elle avait totalement confiance. Sa mort est la plus grande injustice à laquelle elle a dû faire face. »

Orientation parentale connectée à la mère

  • « Pour éviter les querelles, elle prend ses repas avec ses parents, ce qui lui permet des moments avec celle qu'elle admire le plus, sa mère, Fatim Zora. »
  • « Sa mère sait la calmer quand elle a des crises de rage terribles. Elle lui flatte l'encolure. Sa mère la rassure, sa mère l'apaise. »
  • Elle pleure en montant les marches de son mariage. Elle n'a pas répondu à la question « voulez-vous prendre pour époux… ». Elle regarde sa mère pour ne dire ni oui ni non.
  • « Elle est déchainée pour que sa mère guérisse, elle y va tous les jours », « C'est mon histoire, c'est ma mère, je vais prendre les choses en main.

Aile 2

On retrouve la flatterie au service de sa réussite. L'ambition et la séduction agressive prennent tout leur sens.

  • « Elle regarde en particulier les gens connus, et très vite elle repère Roger Hanin. »
  • « Elle fonce sur Albin Chalendon. Elle trouve les mots justes pour lui plaire, les mots trouvés dans les magazines. Elle obtient l'adresse personnelle d'Albin Chalendon, le soir même elle lui envoie une lettre pleine de reconnaissance. Il l'invite à déjeuner au ministère. Elle décroche un stage chez ELF. »
  • Elle fait une lettre flatteuse à Nicolas Sarkozy pour l'approcher, et ça marche.
  • « Elle repère les noms de personnalités influentes auxquelles elle écrit. Elle flatte, remercie, admire, c'est presque des déclarations d'amour. Elle a cet esprit de conquête qui me séduit chez elle. »
  • « Elle a fait de la séduction une forme de métier. “Les petites beurettes, ça les rend dingues.” »
  • « Elle arrive à repérer les gens qui vont lui faire monter une marche, et à créer une relation qui fait que ces gens vont pouvoir lui être utiles. »
  • « Elle se rend indispensable et assiste à toutes les réunions. »
  • « C'est une manipulatrice intrigante. Bien sûr qu'elle est intrigante, mais c'est une manipulatrice aussi. »

Le dédain est aussi visible

  • « Bien sûr qu'elle insulte les gens, elle leur dit “toi tu dégages, petite conne, […]”, elle émaille ses discours de menaces, d'insultes. »

Aile 4

L'envie et la mélancolie sont visibles, au service de sa réussite. La compétition prend tout son sens, la honte un peu moins.

  • Rachida Dati panique lorsqu'elle va découvrir la nouvelle bête médiatique qu'est Rama Yade.
  • Tentative d'influence sur Rama Yade : « Il ne faudrait pas qu'elle brille trop parce qu'il y a déjà une étoile de la diversité qui brille dans le ciel de Nicolas Sarkozy c'est Rachida Dati. »
  • « Dès qu'il y a une menace sur le monopole qu'elle peut exercer, elle se sent en danger. Alors là son instinct de survie se met en action et l'instinct de survie de Rachida Dati, vaut mieux pas le déclencher. » « Là elle devient un vrai fauve dans l'arène. »
  • « On découvre qu'elle est prête à tout pour que personne ne lui fasse de l'ombre et pour arriver là où elle a envie d'arriver. »
  • « Elle adore camper dans son rôle de victime, c'est son premier rôle. »

Ce qui ne colle pas avec l'hypothèse 3

Une phrase de son interview finale me semble mal coller avec le 3 : « La pression et la contrainte sont deux choses qui m'ont toujours fait fuir. »

 

Il y a aussi sa grande facilité à se mettre du monde à dos, difficile à faire rentrer dans l'hypothèse d'un 3 dans un environnement dominé par ORANGE où le thème est de s'affirmer et d'obtenir un statut par soi-même sans déclencher l'agressivité justement. En cohérence avec son instinct sexuel marqué, je fais l'hypothèse d'un ROUGE très fort chez Rachida Dati, en partie lié à ses racines et en partie lié à l'environnement de son enfance dans une banlieue. Combiné à un mental réprimé, il lui fait parfois adopter des comportements impulsifs qui nuisent à sa réussite ORANGE. Dans son enfance, elle a peut être identifié que réussir équivaut à être le plus fort dont la loi s'applique, ce qui pourrait expliquer son attitude agressive dès l'enfance, et qui ressort encore parfois aujourd'hui, au détriment de sa réussite ORANGE.

En conclusion, je vote pour le 3 alpha, sous types sexuel, mais aussi social, ailes 2 et 4. J'ai le petit regret de n'avoir pas poussé au bout la piste 6 mu, mais là j'arrête pour l'instant, quelqu'un pourra peut-être prendre le relais.

À débattre bien entendu.

Très amicalement,
Jérôme

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Merci, Jérôme, pour ce beau travail.

 

Malgré tout, je n'arrive pas à être entièrement convaincu par cette hypothèse 3 : "Il y a aussi sa grande facilité à se mettre du monde à dos, difficile à faire rentrer dans l'hypothèse d'un 3 dans un environnement dominé par ORANGE où le thème est de s'affirmer et d'obtenir un statut par soi-même sans déclencher l'agressivité justement." Cela me gêne depuis le début. L'hypothèse de l'empreinte ROUGE peut faire sens, mais ORANGE, c'est le paradis des 3, et il me semble qu'un 3 aurait la flexibilité de s'y adapter et de lâcher ROUGE si celui-ci compromet sa réussite. Surtout si vous lui mettez du sous-type social.

 

Sur ce dernier point, plusieurs des exemples cités me paraissent relever de l'instinct sexuel ou du réseautage ORANGE plus que de l'instinct social.

 

"Bien sûr qu'elle insulte les gens, elle leur dit “toi tu dégages, petite conne, […]”, elle émaille ses discours de menaces, d'insultes." est bien une marque de mépris, mais faire entrer cela dans le dédain d'une aile 2 me paraît un peu exagéré.

 

Le rôle de victime, puisqu'il est "son premier rôle", me semble affaiblir l'hypothèse 3, comme il affaiblit l'hypothèse 8.

 

J'ai d'autres petites réticences, mais j'avoue ne pas désirer me plonger plus avant dans l'ennéatype de Rachida Dati. Cela ne m'enpêchera pas de lire attentivement les prochaines contributions et l'éventuelle étude de l'ennéatype 6 mu de sous-type sexuel (après tout, n'écris-tu pas "Son centre mental semble parfois s'arrêter en cas de stress élevé." et "On retrouve aussi la problématique du manque de confiance en les autres (et en elle ?) qu'elle traite par la témérité.").

 

Mais peut-être le problème vient-il de la phrase de Rachida Dati que tu cites : "Même les gens bienveillants ne peuvent pas faire de portrait très juste parce que je me livre peu." Un intervieweur connaissant l'ennéagramme lui aurait demandé pourquoi elle se livrait peu. Laquelle est la bonne parmi les 9 réponses possibles ?

 

Très amicalement,

Fabien

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Wallace

Bonjour à tous,

 

Jérôme, voilà un joli travail, la qualité à laquelle tu nous as habitué.

 

Ceci dit, et tu n'y es pour rien, je suis dans la confusion. Toutes les hypothèses étudiées sont possibles, mais il n'y a pas le déclic de la certitude.

 

Tu dis ne pas voir le sens du beau et la sublimation chez Rachida Dati. Peut-être est-ce son jardin secret ? Cependant, la manière dont elle se maquille et s'habille en est peut-être une expression, même si ce n'est pas la seule ? Je crois que cela peut être important pour un 4, mais bien sûr cela rentre aussi dans le souci de l'image d'un 3 ou le sous-type sexuel d'un 6. J'ai regardé quelques photos d'elle sur Qwant et j'ai remarqué deux choses :

  1. Dans le modèle des styles vestimentaires de Myriam Hoffmann, elle me semble plus proche de celui du 8 ;
  2. Sur plus de la moitié des photos, elle n'est pas souriante, voire elle fait carrément la gueule, ce qui va avec son agressivité relevée ici et ne semble pas très 3 dans le monde actuel.

Voilà des remarques qui ne simplifient pas le débat, désolé.

 

Très amicalement,

Wallace

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Alphonse

Bonjour à tous,

Merci Jérôme pour ton analyse très modélisante pour moi. Permets-moi de m'en inspirer largement dans ce post et d'utiliser le travail de citation que tu as fait.

 

Puisque nous n'avons pas encore de conviction sur l'ennéatype de Rachida et que vous proposez de la passer à l'épreuve du 6 mu, je m'y mets (je ne suis pas trop mal placé pour cela). :laugh:

Hypothèse 6 mu

Orientation Loyauté

 

Sa loyauté à Nicolas Sarkozy est évidente et elle en sera largement récompensée.

  • Elle annonce la fermeture de centaines de tribunaux : « C'est un bon soldat de Sarkozy. Elle y est allée franco, sans s'embarrasser d'excès de concertation. Elle arrive avec une mission, avec un texte, elle n'en bouge pas une virgule. Elle se met tout le monde à dos. »
  • « Elle s'est trouvé des points communs avec Nicolas Sarkozy : une force, un certain gout de la transgression, et un discours qui s'adresse à ceux qui veulent travailler pour réussir. »

Sa loyauté à ses parents, visible alors qu'elle ne refuse pas un mariage qui leur tient à cœur ou dans son abnégation pour sauver sa mère de la maladie.

  • « Elle dit oui pour faire plaisir à Maman et à Papa, il y a des moments de faiblesse de fragilité. »
  • « Elle est déchainée pour que sa mère guérisse, elle y va tous les jours. »
  • « Elle s'attribue un rôle particulier dans la fratrie. »

Compulsion d'évitement de la déviance

 

Je vois peu d'exemple. Cependant lorsqu'elle refuse de croire à son éviction de la Justice, cela pourrait être pour éviter de contrer sa loyauté à Nicolas Sarkozy qu'elle a pris grand soin à entretenir en tant que Garde des sceaux : « C'est très dur pour elle car jusqu'au bout du bout du bout, elle s'est accrochée à l'idée et à l'espoir qu'elle pourrait inverser le cours des choses. »

Fixation de Doute/Suspicion

  • « Je ne vous ai pas fait la honte ? » demande-t-elle à Claude Guéant et autres collègues après sa première interview à la radio interviewée par Jean Pierre Elkabbach.
  • « Elle a besoin de voir la fierté à travers les personnes qui l'aiment en fait. »
  • « Je sens beaucoup plus les fragilités, les failles », témoigne une collègue du cabinet de Nicolas Sarkozy.
  • « Elle adore camper dans son rôle de victime, c'est son premier rôle. »
  • « Sa mère était peut-être le seul être au monde en qui elle avait totalement confiance. Sa mort est la plus grande injustice à laquelle elle a dû faire face. »
  • « Même les gens bienveillants ne peuvent pas faire de portrait très juste parce que je me livre peu. »

Passion de Peur

 

Elle peut être liée aux manifestations contre-phobiques.

  • « Vivement que je sois à ces sommets pour être totalement libre et d'expression et de conviction. »
  • Tentative d'influence sur Rama Yade : « Il ne faudrait pas qu'elle brille trop parce qu'il y a déjà une étoile de la diversité qui brille dans le ciel de Nicolas Sarkozy c'est Rachida Dati. »
  • « La pression et la contrainte sont deux choses qui m'ont toujours fait fuir. »

La Contre-phobie

  • « Dès qu'il y a une menace sur le monopole qu'elle peut exercer, elle se sent en danger. Alors là son instinct de survie se met en action, et l'instinct de survie de Rachida Dati, vaut mieux pas le déclencher. », « Là elle devient un vrai fauve dans l'arène. »
  • « Dans le comportement, dans les gestes, en tout, c'est une castagneuse, elle pique des crises de fureur terribles qui font peur à tout le monde. Il est arrivé qu'elle se bagarre, Rachida est crainte, oui. »
  • « Elle s'est trouvé des points communs avec Nicolas Sarkozy : une force, un certain goût de la transgression, et un discours qui s'adresse à ceux qui veulent travailler pour réussir. »
  • « Dans le comportement, dans les gestes, en tout, c'est une castagneuse, elle pique des crises de fureur terribles qui font peur à tout le monde. Il est arrivé qu'elle se bagarre, Rachida est crainte, oui. »

Le Mécanisme de défense de projection

  • « Elle craint son père, et va très vite intégrer ses attentes en matière de réussite. »

La bascule du centre mental

  • « En sortant du palais de Nicolas Sarkozy, Rachida Dati refuse toujours de croire à son éviction prochaine. “La décision n'est pas totalement prise.” Elle a du mal à percevoir ce qui va arriver, et ça va durer quelques heures. »

Et plus récemment sa sortie contre élise Lucet totalement hors de propos et devant les caméras...

Une aile 7

  • « Elle est très maligne, c'est un caméléon, et elle passe bien auprès des gens. »
  • « Une heure avec elle, tu sors et t'as la pêche parce qu'elle est très drôle. »
  • « Elle a ce côté un peu G.O. du Club Med qui a fait qu'elle s'est fait apprécier. C'est la mascotte du régiment, elle est toujours là à faire rigoler les gens. »

Sous-type sexuel Force-beauté

  • « Elle est Nicolas Sarkozy en femme, elle se bat, elle y va. »
  • « Elle repère les noms de personnalités influentes auxquelles elle écrit. Elle flatte, remercie, admire, c'est presque des déclarations d'amour. Elle a cet esprit de conquête qui me séduit chez elle. »

Style de communication Limites

 

On n'entend pas beaucoup de « oui, mais » dans la bouche de Rachida.

Cependant un certain penchant pour la contradiction pourrait en avoir poussé plus d'un à partir.

Elle est connectée à ses parents

  • « Elle n'est pas autonome psychologiquement, affectivement, elle est restée extrêmement liée à son père et à sa mère. »

Le filtre d'attention du 6 sur les sources de danger

  • « À cette facilité relationnelle, s'ajoute un sens de l'observation. »

Ce qui ne colle pas avec l'hypothèse 6 mu

Le mensonge

 

Je me demande si ce ne serait pas le mensonge du 3 qui indiquerait une désintégration et donc un 6 alpha.

  • « On dit que Rachida Dati a usurpé ses diplômes (MBA HEC qu'elle a suivi mais pas obtenu, elle n'a jamais passé l'examen). »
  • « Je veux quitter le gouvernement, je suis comblée. »

La flatterie, la manipulation.

 

Je ne reprendrai pas toutes les citations qui vont dans ce sens. Très marquée, probablement trop, pour un sous-type cordialité mais cohérent avec une désintégration en 3.

  • « Elle a fait de la séduction une forme de métier. “Les petites beurettes, ça les rend dingues.” »

L'émotionnel

 

Je ne sais pas s'il est en support ou réprimé. On dit que le centre réprimé contrôle en sous-main, et qu'il est donc visible de façon inattendue et plus forte. S'il est en support, il est bien là :

  • Lors de sa nomination en tant que Garde des sceaux, « elle pleure d'émotion, elle n'y croit pas, elle n'avait pas rêvé quelque chose d'aussi extraordinaire. »
  • Elle est au bord des larmes lors d'une réception à l'Elysée où Nicolas Sarkozy lui fait pourtant des éloges. « Elle trouve tellement ça injuste qu'on l'attaque avec une affaire de famille [trafic de drogue de son frère]. »

Le fait qu'elle se distingue négativement

  • Nommée juge à Péronne suite à ses études, dès son arrivée elle n'est pas une magistrate comme les autres.
  • Elle fait partie de la délégation française en visite aux USA avec Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde et Rama Yade. Ils sont invités à un diner offert par George W. Bush. Elle se distingue par son absence lors de la présentation de la délégation française et arrive en retard au diner, et contrairement à ce que le protocole aurait voulu elle passe par la porte réservée aux chefs d'états, en magnifique robe de haute couture, sous les crépitements des flashs.

Nous avons observé peu de manifestations de la projection qui est difficile à identifier (j'en sais quelque chose). Il faut pour cela mettre en balance le comportement de la personne avec la réalité pour voir s'il y a une projection de crainte. N'ayant que peu d'info sur la réalité des situations de Rachida, isoler ce mécanisme est quasiment impossible ici.

Beaucoup d'élément concordent avec le 6, et puisque je ne suis pas capable de trancher pour un émotionnel en support ou réprimé, je dirai que sa désintégration est plus probable en 3. Les précédentes analyse lui trouve beaucoup de ses caractéristiques égotistes. Je pencherai donc dans cette analyse pour une 6 alpha sous-type sexuel, aile 7.

 

Mais je suis quand même ennuyé par cette histoire de sortir du rang. Cela pourrait appuyer en faveur d'un 6 contre-phobique plutôt qu'un 3 qui n'agirait pas de la sorte ?

Et comme nous avons vu qu'elle admet trop sa faiblesse et dans l'adaptabilité pour un 8, l'hypothèse 6 me semble ici la plus probable.

À vous lire,
Alphonse

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Jérôme

Bonjour à tous,

Fabien et Wallace, merci pour vos retours et pistes complémentaires. Comme vous je n'ai pas eu le « a-ha » en rédigeant cette analyse, mais c'est le mieux que j'avais trouvé.

Ne souhaitant pas abandonner en si bon chemin, et en colère intérieure de ne pas trouver le déclic, j'en ai remis une couche pour tenter le 6. (Il me faudra d'ailleurs comprendre pourquoi j'ai délibérément écarté cette hypothèse plus longtemps que les autres sans raison objective.)

Note de dernière minute : Alphonse, je vois en postant ce message que tu as entre temps aussi publié une analyse sur le 6, je ne l'ai pas lue pour l'instant, je prendrai le temps de le faire à tête reposée demain. En tout cas tu n'es plus seul hors du rang

Pour cette analyse j'ai préféré une analyse plutôt chronologique que par rubrique, pour garder la cohérence des mécanismes du 6 qui se manifestent différemment en fonction des changements de groupe et de loyauté.

Rachida Dati passe son enfance à Chalon sur Saône. Son père est maçon d'origine algérienne, sa mère d'origine marocaine. Elle a 11 frères et sœurs. Son père voulait des résultats, il était très exigeant, demandait l'obéissance totale, il pouvait être violent.

En tant que 6, Rachida Dati a porté une attention particulière à la figure d'autorité qu'est son père exigent et violent. « Elle craint son père, et va très vite intégrer ses attentes en matière de réussite. »

Sa loyauté se manifeste par exemple par l'obtention de bonnes notes, « Elle aimait avoir de bonnes notes et s'en vanter », et l'évitement de la déviance lui fait redouter les mauvaises notes. Dans ce cas la projection reporte la faute sur les autres. « Une fois elle n'était pas première, “c'est pas juste”. »

Dans ce contexte familial, son ROUGE s'est trop fortement développé, générant plutôt une attitude contre-phobique face à la peur, et un instinct sexuel dominant (voir plus bas) :

  • « Dans le comportement, dans les gestes, en tout, c'est une castagneuse, elle pique des crises de fureur terribles qui font peur à tout le monde. Il est arrivé qu'elle se bagarre, Rachida est crainte oui. »
  • « Elle va longtemps être assise à un pupitre à l'écart des autres, toute seule, parce que sinon c'est la guerre, tout le temps. »
  • « Elle s'attribue un rôle particulier dans la fratrie. Rachida ne se vit pas comme une petite fille, elle est à égalité avec les adultes. Rachida n'a peur de rien. »

Elle développe une loyauté particulière vis-à-vis de sa mère qui semble seule capable de la rassurer de sa peur passionnelle :

  • « Pour éviter les querelles, elle prend ses repas avec ses parents, ce qui lui permet des moments avec celle qu'elle admire le plus, sa mère, Fatim Zora. »
  • « Sa mère sait la calmer quand elle a des crises de rage terribles. Elle lui flatte l'encolure. Sa mère la rassure, sa mère l'apaise. »
  • « Sa mère était peut être le seul être au monde en qui elle avait totalement confiance. Sa mort est la plus grande injustice à laquelle elle a dû faire face. »
  • Pour aider sa mère, elle gagne de l'argent en vendant des produits cosmétiques dans sa cité HLM.

Le groupe familial reste très influent jusqu'à son mariage raté, après quelques temps de vie parisienne où elle arrive pourtant à se faire une place :

  • Elle se démaquille en rentrant à Chalon : « Elle n'est pas autonome psychologiquement, affectivement, elle est restée extrêmement liée à son père et à sa mère. »
  • Elle reste sous influence de la tradition.

Suite à une proposition de mariage arrangé en Algérie, le doute la saisit et le centre mental bascule : « Elle dit oui pour faire plaisir à Maman, et à Papa, il y a des moments de faiblesse de fragilité. »

Elle ne fait alors guère confi(d)ance à ses proches : « Elle n'a fait aucune confidence à ses proches, elle leur envoie simplement un courrier, quelques jours avant le mariage. »

Elle pleure en montant les marches de son mariage, probablement proche de la panique. Elle n'a pas répondu à la question « voulez-vous prendre pour époux ». Elle regarde sa mère pour ne dire ni oui ni non. Un son sort de sa bouche, que l'officier d'état civil considère comme un oui. Le mariage est prononcé. Elle retourne à Paris et laisse son mari dès les jours suivants.

Là encore la projection lui fait peut-être attribuer aux autres les conséquences de ses atermoiements :

  • « Elle va s'extraire de la pression familiale et intente une action en justice. Elle tente de faire annuler son mariage en cherchant des témoins. »
  • « C'est vraiment là qu'elle décide de sa vie et qu'elle se libère. »
  • Son mariage est annulé pour vice de consentement, procédure qui a duré presque 3 ans.

Malgré cette transition, la loyauté à sa mère persiste et sera très visible lorsque cette dernière sera malade, à la fin de sa vie :

  • « Elle est déchainée pour que sa mère guérisse, elle y va tous les jours. »
  • « C'est mon histoire, c'est ma mère, je vais prendre les choses en main. Elle reste secrète sur la maladie. Pendant des années elle pense qu'elle peut sauver sa mère. »

Le domaine de préoccupation du 6 est visible dès la fin de ses études, plutôt du côté « activités de travail » et plutôt sur le pôle travail/surmenage.

  • « Combattante, ambitieuse, à seulement 14 ans, Rachida Dati est déjà une jeune fille pressée. Parce qu'au fond son enfance n'est pas très heureuse. »
  • « Elle voit bien que les choses ne vont pas venir à elle toute seule, c'est à elle de se battre. »
  • « Elle reste concentrée sur ce qui la préoccupe, son avenir professionnel. »

En 1987, à 22 ans, elle profite d'une réception à l'ambassade d'Algérie à Paris tenter sa chance à Paris. Elle a réussi à se faire inviter et s'intéresse tout de suite aux gens connus, peut être identifiés à des figures d'autorités, alternativement des gens forts que son sous-type sexuel « Force-Beauté » recherche.

  • « Elle regarde en particulier les gens connus, et très vite elle repère Roger Hanin. »
  • « Elle fonce sur Albin Chalendon. Elle trouve les mots justes pour lui plaire, les mots trouvés dans les magazines. Elle obtient l'adresse personnelle d'Albin Chalendon. Le soir même, elle lui envoie une lettre pleine de reconnaissance. Il l'invite à déjeuner au ministère. Elle décroche un stage chez ELF. »

Le sous-type sexuel est déjà très visible dans son approche individuelle par la séduction :

  • « Elle repère les noms de personnalités influentes auxquelles elle écrit. Elle flatte, remercie, admire, c'est presque des déclarations d'amour. Elle a cet esprit de conquête qui me séduit chez elle. »
  • « Elle a fait de la séduction une forme de métier. “Les petites beurettes, ça les rend dingue.” »
  • « C'est à la guerre comme à la guerre, elle est là pour se battre, elle n'a pas de scrupules, elle cible sa proie et elle la lâche jamais. »
  • « Petit à petit, elle va tisser un réseau parisien qui compte désormais Jean-Luc Lagardère. »
  • « C'est peut-être là son premier talent, c'est sa capacité à séduire et à utiliser les gens quels qu'ils soient. »

Le centre mental est visible : « Il y a une stratégie, que certains peuvent qualifier d'arrivisme, mais si vous n'êtes pas arriviste quand vous êtes dans sa condition, vous n'arriverez tout juste pas. »

Après le décès de sa mère, la transition vers ORANGE s'accentue, en même temps qu'elle se cherche de nouvelles loyautés :

  • Elle obtient l'aide de Simone Weil qui lui conseille de suivre l'Ecole Nationale de la Magistrature pour avoir un statut à Paris.
  • « Ce qui est très frappant c'est qu'elle avait vraiment un désir, elle avait vraiment des étoiles dans les yeux. Elle détonne par son envie, par son envie de changement par rapport à ce qu'elle faisait, et son envie d'intégrer ce milieu. Ouais, c'est fort. »

Elle cherche aussi la légitimité :

  • « Mais ce qui était atypique c'est la liste des personnes qui l'ont recommandée, hors normes. »
  • Nommée juge à Péronne suite à ses études. Dès son arrivée elle n'est pas une magistrate comme les autres. Le jour où elle prête serment elle porte la robe de Simone Weil. C'est un grand moment pour elle, elle en est très fière.
  • « La robe de Simone Weil c'est le Graal, parce qu'elle admirait cette femme, c'est pas la robe de tout le monde. »

Mais ce n'est pas dans ce rôle de juge qu'elle pense la trouver : « Elle ne s'intègre pas du fait de son style mais aussi de ses absences pour assister à la vie mondaine parisienne. »

C'est probablement Nicolas Sarkozy qui fera l'objet de sa loyauté la plus visible après sa mère. Fidèle à sa stratégie elle lui fait une lettre très flatteuse pour le séduire.

  • « Elle s'est trouvé des points communs avec Nicolas Sarkozy : une force, un certain gout de la transgression, et un discours qui s'adresse à ceux qui veulent travailler pour réussir. »
  • « Nicolas Sarkozy se retrouve un peu dans Rachida Dati, ils ont beaucoup de points communs. Elle est énergique, elle est séduisante, et elle sait ce qu'elle veut. »
  • Sarkozy : « J'ai jamais vu quelqu'un qui avait autant envie de travailler avec moi qu'elle. »

Elle est vite engagée dans l'équipe de Nicolas Sarkozy qui devient un groupe qu'elle cherche à préserver :

  • « Elle a ce côté un peu G.O. du Club Med qui a fait qu'elle s'est faite apprécier. C'est la mascotte du régiment, elle est toujours là à faire rigoler les gens. »
  • « Elle se rend indispensable et assiste à toutes les réunions. »
  • Nicolas Sarkozy : « C'est elle la chef.»
  • « C'est votre équipe M. Sarkozy ? » « Oui, c'est mon équipe, et Rachida tient un rôle capital dans cette équipe. »
  • Elle fait l'intermédiaire entre Nicolas et Cécilia Sarkozy dans le contexte de la présidentielle 2017 où Nicolas Sarkozy a besoin de Cécilia alors qu'ils vivent séparés depuis 1 an. Elle renseigne Cécilia sur ce qui se passe au cabinet de Nicolas Sarkozy.

Elle garde une attention particulière à l'autorité, et est avide d'informations :

  • « À cette facilité relationnelle s'ajoute un sens de l'observation. »
  • « Elle regarde comment se rapprocher du cœur du réacteur. »

La peur est visible pour ceux qui la fréquentent, amplifiée par son évitement de la déviance qui consisterait à décevoir son nouveau patron :

  • Une autre membre de l'équipe plus aguerrie témoigne : « Je sens beaucoup plus les fragilité, les failles. »
  • Lors de sa première prise de parole lors d'un meeting politique, « elle arrive à convertir ce trac en émotion, ça la rend sympathique, ça la rend accessible, ça la rend un peu fragile. »

Elle devient porte-parole du candidat Sarkozy, appuyée par Cécilia. Elle fait une première radio, Matinale Europe 1, interviewée par Jean-Pierre Elkabbach, où elle raconte toute son histoire familiale et personnelle, style conte de fée. Elle se légitime en disant de Nicolas Sarkozy : « Il a vu ce que je pouvais lui apporter, il a vu qui j'étais, et il a reconnu mon parcours. » Elle vérifie tout de même si elle n'a pas été déviante en retrouvant Claude Guéant, après l'interview : « Je ne vous ai pas fait la honte ? »

Rachida Dati panique lorsqu'elle va découvrir la nouvelle bête médiatique qu'est Rama Yade. Une crise de contrephobie proportionnelle à la peur panique se déclare :

  • Tentative d'influence sur Rama Yade : « Il ne faudrait pas qu'elle brille trop parce qu'il y a déjà une étoile de la diversité qui brille dans le ciel de Nicolas Sarkozy, c'est Rachida Dati. »
  • « Dès qu'il y a une menace sur le monopole qu'elle peut exercer elle se sent en danger. Alors là son instinct de survie se met en action et l'instinct de survie de Rachida Dati, vaut mieux pas le déclencher. »
  • « Là elle devient un vrai fauve dans l'arène. »
  • « Une nouvelle facette de sa personnalité que ses collaborateurs ne vont pas tarder à découvrir. Au QG de campagne, la porte-parole peut se montrer parfois un peu imprévisible. »
  • « Si vous la cherchez, vous la trouvez, de façon plus violente qu'un homme d'ailleurs. »
  • « C'est direct, c'est ferme, c'est agressif. »
  • « Bien sûr qu'elle insulte les gens, elle leur dit “toi tu dégages, petite conne, […]”, elle émaille ses discours de menaces, d'insultes. »
  • « On découvre qu'elle est prête à tout pour que personne ne lui fasse de l'ombre et pour arriver là où elle a envie d'arriver. »

L'émotion est tout aussi forte quand Nicolas Sarkozy la nomme Garde des Sceaux, une preuve de légitimité au-delà de ses espérances :

  • « Elle pleure d'émotion, elle n'y croit pas, elle n'avait pas rêvé quelque chose d'aussi extraordinaire. »

Deux événements mettent à mal son évitement de la déviance, et dans les deux cas la projection lui fait se positionner en victime :

  • Elle est au bord des larmes lors d'une réception à l'Elysée où Nicolas Sarkozy lui fait pourtant des éloges. « Elle trouve tellement ça injuste qu'on l'attaque avec une affaire de famille [NDLR trafic de drogue de son frère]. »
  • « On dit que Rachida Dati a usurpé ses diplômes (MBA HEC qu'elle a suivi mais pas obtenu, elle n'a jamais passé l'examen). » « Effet de panique chez Rachida Dati qui dépasse un peu les bornes. » « Elle adore camper dans son rôle de victime, c'est son premier rôle. »

Elle confirme sa loyauté à Nicolas Sarkozy quelles qu'en soient les conséquences en dehors de son groupe. Elle annonce la fermeture de centaines de tribunaux : « C'est un bon soldat de Sarkozy. Elle y est allée franco, sans s'embarrasser d'excès de concertation. Elle arrive avec une mission, avec un texte, elle n'en bouge pas une virgule. Elle se met tout le monde à dos. »

Mais ce groupe va être profondément remis en cause par l'arrivée de Carla Bruni qui coupe le lien direct Dati-Sarkozy. La question confiance est au premier plan :

  • « Comment nouer un lien de confiance avec la nouvelle première dame ? »
  • « Tenue à distance, elle va perdre peu à peu la confiance de Nicolas Sarkozy. Il vaudrait mieux qu'elle s'occupe plus de son ministère et moins de la communication du gouvernement. »

Cette mise à distance de son mentor est probablement le coup le plus dur pour elle depuis la disparition de sa mère.

À la même époque, elle vit une grossesse qui peut aussi remettre en cause sa loyauté à Nicolas Sarkozy si elle n'est plus assez disponible. Cette crainte de la déviance la dérange et lui fait parfois tenir des propos qui témoignent d'une bascule du centre mental :

  • Interrogée sur sa grossesse apparente lors d'une visite de maternité : « Ce n'est ni le lieu ni l'endroit, ma vie personnelle est ma vie personnelle. »
  • Problème de logique : elle convoque des journalistes pour leur dire qu'elle est enceinte mais de ne pas en parler. L'une d'entre elles le dit quand même, elle demande à son porte-parole de démentir…

Elle minimise l'impact de sa grossesse sur sa vie professionnelle et sur sa disponibilité pour son groupe :

  • « Elle est sortie en forme, pomponnée, la star est sortie de la clinique. »
  • « C'est la superwomen moderne qui n'avait pas besoin d'un homme pour faire son bébé et qui est retournée au boulot 5 jours après. »
  • « Elle ne supporte pas l'idée de ne pas être là au cas où il se passe quelque chose. »

Malgré celà un événement qu'elle vit comme une trahison confirme son éloignement de Nicolas Sarkozy :

  • Claude Guéant lui apprend qu'elle doit quitter le gouvernement mais elle ne peut s'y résoudre. Nicolas Sarkozy lui propose un poste de député européen.
  • « Elle était la ministre la plus regardée de la République française, et elle se retrouve chassée, c'est comme ça qu'elle le vit. Pour elle, ça, c'est pire qu'une humiliation. »

De nouveau le centre mental bascule :

  • « En sortant du palais de Nicolas Sarkozy, Rachida Dati refuse toujours de croire à son éviction prochaine. “La décision n'est pas totalement prise.” Elle a du mal à percevoir ce qui va arriver, et ça va durer quelques heures. »
  • « Rachida elle est toujours dans l'histoire qu'elle se raconte et dans son film. Elle peut pas croire au réel, et quand le réel lui tombe dessus c'est très difficile pour elle. »
  • « C'est très dur pour elle car jusqu'au bout du bout du bout elle s'est accrochée à l'idée et à l'espoir qu'elle pourrait inverser le cours des choses. »

Elle se rassure : « C'est comme un champion du monde, s'il est battu l'année d'après, il a quand même été champion du monde. Moi j'ai été Garde des Sceaux. »

Elle se retrouvé députée européenne et maire du 7e arrondissement de Paris, probablement à la recherche d'un nouveau groupe, ou cherchant à retrouver le précédent :

  • « Comme 10 ans plus tôt à Péronne elle a le sentiment de ne pas être à la bonne place. Elle se retrouve loin des décisions, loin des diners parisiens, loin de tout ce qu'elle aime. »
  • Elle passe plus de temps à s'occuper de son poste de maire du 7e arrondissement de paris ou elle a été parachutée. « Faut y aller quand même pour se faire adopter par la bourgeoisie parisienne du 7e arrondissement. »
  • « Elle fera savoir de façon régulière qu'elle voit Nicolas Sarkozy. Il fera démentir par tel ou tel proche. On ne sait pas vraiment combien de fois ils se sont vus dans cette période. »

La peur générée par cette solitude et ce manque de rattachement a ravivé son attitude contrephobique :

  • « Nicolas Sarkozy craint quand même ses coups d'éclats qui pourraient se faire à son détriment. Il n'est pas question pour lui de la laisser comme ça comme une grenade dégoupillée dans Paris. »

Elle sait aussi gérer la peur par l'immobilisme :

  • « C'est une transformiste, Rachida Dati. Elle est un peu comme ces bêtes sauvages qui, quand elles sentent un orage, savent très bien se mettre de côté, attendre. »
  • « Incontestablement elle fait partie des indestructibles. C'est une bête, c'est une fille qui a une carapace incroyable. »

L'attitude de Rachida Dati lors de l'interview finale n'est pas assurée, elle est sur la défensive. La méfiance quant aux intentions des autres est évoquée :

  • « J'ai conscience de générer quelques fantasmes, pas forcément sous un aspect positif. »
  • « Même les gens bienveillants ne peuvent pas faire de portrait très juste parce que je me livre peu. »

Avec probablement un peu de projection : « Je pense que la franchise effraie. »

Elle confirme sa loyauté encore active : « Je suis très loyale, même si je dis les choses. L'idée de me présenter ici est de Nicolas Sarkozy. » Elle dit aussi soutenir encore Nicolas Sarkozy en 2017 s'il se présentait.

Le centre mental bascule de nouveau quand il est question de son éviction du ministère, et qu'elle affirme que c'est à sa demande : « Je veux quitter le gouvernement, je suis comblée. »

Retour sur son style de communication

Le 6 a un style de communication appelé « limites ». Dans le cas de Rachida Dati contre-phobique, je propose d'introduire le style « no-limit »

  • Pour Rachida la vie est très simple : « Quand on veut quelque chose on frappe à la porte, si la porte ne s'ouvre pas on force un peu. »
  • « Rachida Dati, c'est “no limit”, rien ni personne ne lui fait peur. »
  • « Rachida n'a aucune limite dans aucun domaine, et là [NDLR la mort de sa mère] c'est la grande limite à laquelle elle ne peut échapper. »
  • « Elle a dérangé, forcé bousculé les portes d'un monde qui n'était pas le sien. »
  • « Il a fallu briser les codes. »
  • « C'est quelqu'un qui a la tchatche, elle serait capable de vous vendre un âne, un bœuf, tout ce que vous voulez. »

Elle confirme lors de l'interview finale :

  • « J'ai toujours considéré que la vie devait être vécue pleinement et en toute liberté. »
  • « La pression et la contrainte sont deux choses qui m'ont toujours fait fuir. »
  • « Vivement que je sois à ces sommets pour être totalement libre et d'expression et de conviction. »

Tout en reconnaissant sa vie intérieure de 6 tourmentée :

  • « Je n'ai pas envie d'être encombré par des tourments. »

Hiérarchie des centres

Nous avons vu plusieurs exemples du centre mental qui bascule ci-dessus, il y a aussi de nombreux exemples du centre mental bien présent.

  • Elle est stratégique.
  • « C'est une manipulatrice intrigante. Bien sûr qu'elle est intrigante, mais c'est une manipulatrice aussi. »
  • « Une heure avec elle, tu sors et t'as la pèche parce qu'elle est très drôle. »
  • « Elle est très maligne, c'est un caméléon, et elle passe bien auprès des gens. »

Au-delà du mental préféré et réprimé, je trouve souvent difficile d'établir la hiérarchie des centres pour un 6.

  • La peur structurelle peut lui donner une dimension émotionnelle même au 6 mu.
  • La dichotomie peut donner une dimension instinctive même au 6 alpha.

Dans le cas de Rachida Dati, l'émotion est régulièrement visible, elle pleure de joie ou d'anxiété à plusieurs reprises. Nicolas Sarkozy dit lui-même : « Il a de l'affect, c'est ce côté qui me plait. »

Son aptitude à faire le caméléon prouve son aptitude à s'adapter aux autres, y compris émotionnellement :

  • « Caméléon, Rachida garde ça en elle depuis toujours. »
  • « Elle a une capacité à entrer dans l'intimité des gens, elle adore ça. » (Cela illustre aussi probablement son besoin d'information.)

Elle dépend du regard des autres :

  • « Elle est populaire. Elle est la seule à qui on demande des autographes. »
  • « Elle a besoin de voir la fierté à travers les personnes qui l'aiment en fait. »
  • « Les députés européens, personne ne connait leur nom. »

Son attitude agressive et directe peut plus faire penser à un 6 mu qui a l'instinctif en support. Elle dit d'ailleurs elle-même lors de l'interview : « Tous les moments sont des moments d'action. Même quand vous êtes à terre faut agir, faut réfléchir. »

Je penche plutôt pour une 6 alpha dont la désintégration externe va vers le 3, ce qui est plus cohérent qu'une désintégration vers le 9. (Je fais l'hypothèse que l'ampleur de ses crises de contre-phobie génère forcément des désintégrations externes visibles.)

La désintégration en 3 permet aussi de faire rentrer dans le portrait des témoignages qui sont sinon moins compatibles avec un 6 :

  • « Caméléon, Rachida garde ça en elle depuis toujours. »
  • « Elle fait partie des personnes qui aiment qu'on parle d'elle, elle fait tout pour qu'on parle d'elle. »
  • « Elle a une capacité à entrer dans l'intimité des gens, elle adore ça. »
  • « Elle sait se vendre. »

Effectivement, il me semble que ça colle encore mieux que pour le 3. C'est toujours à débattre bien entendu, mais là je n'ai plus d'autres pistes sous le coude.

 

Très loyalement,
Jérôme

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

J'ai eu un petit coup de blues ce matin, Alphonse et Jérôme, en découvrant vos messages : plus de 30 000 signes (40 feuillets) sur Rachida Dati ! J'avoue que quand j'ai créé cette rubrique du forum, j'espérais que soit abordé un autre genre de célébrités. Je viens donc de vous lire et je suis épuisé !

En tout cas, cette conversation montre la difficulté du typage à distance d'une personne. Il est étonnant comme on peut prendre les mêmes citations et les présenter en support de plusieurs ennéatypes différents… mais avec à chaque fois des détails qui clochent. Heureusement, car c'est l'absence de ces détails qui montre qu'on a bien reconstitué le puzzle.

Franchement, je ne peux pas voir Rachida Dati avec un instinctif réprimé. Cela me semble incompatible avec son agressivité pouvant aller jusqu'à la "bagarre". Vous la mettez en variante alpha pour utiliser le mécanisme de désintégration en 3. Il me semble que la plupart de ce que vous y mettez peut être intégré en ORANGE. Et souvenez-vous quand même qu'il y a peu, l'hypothèse 8 ne vous paraissait pas absurde…

 

*-*-*-*-*

Alphonse, quelques petits points théoriques (pas tous, je n'ai pas le temps).

 

Je ne vois pas très bien comment les phrases "« Je sens beaucoup plus les fragilités, les failles », témoigne une collègue du cabinet de Nicolas Sarkozy." et "Elle adore camper dans son rôle de victime, c'est son premier rôle." entrent dans la rubrique sur le doute et la suspicion.

 

La connexion parentale que tu cites est plutôt celle du 9 que du 6.

 

De même, on peut avoir "un sens de l'observation" sans que cela soit l'attention au danger du 6.

 

Dans la rubrique "Ce qui ne colle pas avec le 6 mu", les cas de mensonge que tu cites et attribues au type 3 ne correspondent pas à la définition du mensonge du 3. Quant à la flatterie et la manipulation, elle peuvent très bien s'exercer intensément chez un 6. Je ne vois pas non plus en quoi le fait qu'"elle se distingue [parfois] négativement" s'oppose à l'hypothèse 6.

 

*-*-*-*-*

 

Wallace, j'ai trouvé intéressante ta remarque sur les photos. C'est effectivement un point contre un ennéatype 3 dans un monde ORANGE.

 

Pour les vêtements, la remarque est aussi juste, mais il peut s'agir d'un choix stratégique : dans le chapitre "Applications en entreprise" de notre ouvrage sur la spirale dynamique, nous donnons l'exemple de Lydia, une femme cadre appelée à diriger un service à dominante ROUGE, à qui nous avons suggérer de s'habiller dans un style 8.

 

*-*-*-*-*

 

Personnellement, je n'ai toujours pas cette sensation de certitude qui me fait dire que le type est trouvé et j'ai l'impression, Alphonse et Jérôme, que vous non plus. Cela me ramène à ma dernière remarque à Wallace. Personnage public, Rachida Dati porte peut-être un des masques que nous étudions au stage Entreprise, et comment faire pour distinguer ce qui relève de l'ennéatype et ce qui relève du masque ?

 

Très amicalement,

Fabien

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Alphonse

Bonjour à tous,

Avant tout, j'ai une petite fierté d'être arrivé à la même conclusion que Jérôme (auto-congratulation anti-doute) ! :laugh:

Fabien, je prends tes remarques sans problème car, pour reprendre ta métaphore, on doit parfois appuyer un peu plus fort sur la pièce pour qu'elle prenne sa place dans le puzzle. :wink:

À mon sens, il nous faudrait déployer un important travail d'investigation pour avoir les informations suffisantes à un choix clair. Faire entrer les masques et la spirale dynamique ne fait qu'ouvrir le champ des possibles et le doute ! Je n'irai donc pas plus loin, et ce fut très apprenant pour moi, merci !

Fabien, la prochaine fois, je validerai en amont avec toi le choix du personnage. :rofl:

Bonne journée à tous,
Alphonse

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Jérôme

Bonjour à tous,

"J'ai eu un petit coup de blues ce matin, Alphonse et Jérôme, en découvrant vos messages. […] J'espérais que soit abordé un autre genre de célébrités. Je viens donc de vous lire et je suis épuisé !"
Fabien, j'en suis sincèrement désolé. Je n'ai pas d'intérêt particulier pour Rachida Dati que je connaissais très peu avant ce travail. Je souhaitais tout de même aller au bout de l'exercice avant de céder à « on ne peut pas conclure ».
Cette rubrique « Célébrités » liste par définition des personnages publics qui potentiellement contrôlent leur image et portent des masques. C'est souvent difficile de les typer, et pour moi l'intérêt réside plus dans l'exercice de typage pour identifier mes biais et mes zones aveugles que dans la connaissance des personnages en question. A contrario, un typage évident de célébrité ne me semble guère utile dans la mesure où je n'ai que peu de chance d'interagir avec elle. Cela peut éventuellement servir à illustrer un ennéatype, avec tous les risques d'association d'affect que cela comporte.

Comme le suggère Alphonse, afin de préserver l'intérêt et les forces de chacun sur ce forum ou du moins cette rubrique, il est peut être pertinent de prévalider le sujet avec toi avant de se lancer dans un travail, ou alors de clarifier les critères de sélection.

"En tout cas, cette conversation montre la difficulté du typage à distance d'une personne. Il est étonnant comme on peut prendre les mêmes citations et les présenter en support de plusieurs ennéatypes différents… mais avec à chaque fois des détails qui clochent. Heureusement, car c'est l'absence de ces détails qui montre qu'on a bien reconstitué le puzzle."
Oui, c'est ce que je me suis dit hier soir. Cet exemple montre à quel point le typage peut être délicat, et sans ton regard compétent et critique croisé avec quelques autres, il eut été facile de conclure sur un type erroné avec pourtant à l'appui une démonstration qui peut sembler bien ficelée.

 

L'excès inverse me semble aussi possible, à savoir toujours trouver un bout de phrase ou une interprétation qui bloque la dernière pièce du puzzle. Des fois je ne sais pas si je suis dans le trop ou le pas assez.

"Franchement, je ne peux pas voir Rachida Dati avec un instinctif réprimé."
J'ai traité la variante à la fin, en soulignant la difficulté de choisir. J'ai « penché pour » la variante alpha. La désintégration en 3 est le dernier argument mais pas le seul.
Il me semble possible que les centres support et réprimé soient à des niveaux proches. Il est aussi possible que le centre réprimé s'emballe, et dans ce cas ne pas contribuer à atteindre l'orientation. Cela ne facilite pas l'identification de la variante, surtout dans le triangle il me semble.

"Personnellement, je n'ai toujours pas cette sensation de certitude qui me fait dire que le type est trouvé et j'ai l'impression, Alphonse et Jérôme, que vous non plus."
J'ai maintenant un fort niveau de confiance pour le 6 (hors variante). As-tu vu des choses incompatibles ?
Alphonse, j'ai vu que tu avais listé des choses qui ne collaient pas, mais il me semble les avoir reliées au 6 dans mon billet. Cela reste à débattre… ou pas.

"Rachida Dati porte peut-être un des masques que nous étudions au stage Entreprise, et comment faire pour distinguer ce qui relève de l'ennéatype et ce qui relève du masque ?"
Il y a quand même pas mal de témoignages concernant des périodes avant qu'elle ne soit un personnage public, ou des contextes qui n'étaient pas publics. La partie la moins fiable est pour moi l'interview finale où elle peut facilement porter un masque. Un autre biais possible est l'influence du rédacteur en chef et du montage de l'émission qui peut forcer ou atténuer tel ou tel trait de sa personnalité.

Très amicalement,
Jérôme

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

Juste un petit mot avant d'aller photocopier des supports de cours. Je reviendrais, peut-être ou pas, pour la suite.

"Cette rubrique « Célébrités » liste par définition des personnages publics qui potentiellement contrôlent leur image et portent des masques."
Je pense que beaucoup d'artistes, par exemple, ne portent pas de masque. Il y a aussi toutes les célébrités décédées pour lesquelles il y a pléthore d'information et qui ont l'avantage de représenter un intérêt durable pour la communauté de l'Ennéagramme : dans 30 ans, l'ennéatype de Balzac aura sans doute encore un intérêt, et celui de Rachida Dati… moins.

 

"Comme le suggère Alphonse, afin de préserver l’intérêt et les forces de chacun sur ce forum ou du moins cette rubrique, il est peut être pertinent de prévalider le sujet avec toi avant de se lancer dans un travail, ou alors de clarifier les critères de sélection."

Grand Dieu, non ! Vous typez qui vous voulez et vous y investissez autant que vous voulez. C'est à moi de savoir gérer correctement la quantité d'implication que j'y mets. Je n'ai pas envie de jouer au chéfaillon, et ma phrase était un partage émotionnel amical fait avec le sourire, et non un reproche ou une injonction cachée. Je suis navré si je vous ai maladroitement donné l'impression contraire.

 

Très amicalement,

Fabien

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Wallace

Bonjour à tous,

"Dans 30 ans, l'ennéatype de Balzac aura sans doute encore un intérêt, et celui de Rachida Dati… moins."
Fabien, cette litote prouve que tu es un gentleman ! :rofl:

Très amicalement,
Wallace

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

Le 07/10/2015 à 12:37, Jérôme Poguet a dit :

L'excès inverse me semble aussi possible, à savoir toujours trouver un bout de phrase ou une interprétation qui bloque la dernière pièce du puzzle. Des fois je ne sais pas si je suis dans le trop ou le pas assez.

Il me semble qu'il faut distinguer trois cas :

  • Rien ne cloche. L'ennéatype peut être considéré comme une hypothèse solide, mais une hypothèse quand même puisqu'il s'agit d'une personne typée à distance.
  • Un élément (mais pas tout une série d'éléments) nous semble inexplicable sans se livrer à des interprétations, ce qui doit absolument être évité (par exemple, dans le film Le Rôle de ma vie, le fait que Tucker dorme avec sa perceuse). L'ennéatype peut être considéré comme une bonne hypothèse.
  • Un élément ne semble pas entrer dans l'hypothèse faite. Là, même s'il n'y en qu'un, l'hypothèse doit être considérée comme faible. Elle ne peut pas être totalement exclue malgré tout : si on pouvait interroger la personne, peut-être réussirait-elle à nous expliquer ledit élément. Il vaut quand même mieux en chercher une autre.

Mais en aucun cas, on n'"appu[ie] un peu plus fort sur la pièce pour qu'elle prenne sa place dans le puzzle." Si on commence à faire cela, on finira par appuyer de plus en plus fort…

Qu'en penses-tu, Jérôme ?

 

Le 07/10/2015 à 12:37, Jérôme Poguet a dit :

"Personnellement, je n'ai toujours pas cette sensation de certitude qui me fait dire que le type est trouvé et j'ai l'impression, Alphonse et Jérôme, que vous non plus."
J'ai maintenant un fort niveau de confiance pour le 6 (hors variante). As-tu vu des choses incompatibles ?

Je ne sais pas. Il faudrait que je relise la conversation et pas seulement la présentation façon 6. Cependant, si on ne réussit pas à déterminer la variante qui induit plus de différences chez les types du triangle que chez les autres, je reste dans l'expectative.

 

Très amicalement,

Fabien

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Jérôme

Bonjour à tous,

Le 08/10/2015 à 08:20, Fabien Chabreuil a dit :

Mais en aucun cas, on n'"appu[ie] un peu plus fort sur la pièce pour qu'elle prenne sa place dans le puzzle." Si on commence à faire cela, on finira par appuyer de plus en plus fort…

Qu'en penses-tu, Jérôme ?

Je suis absolument d'accord. Si besoin, cette conversation prouve bien qu'en forçant à peine, Rachida Dati aurait déja quatre ennéatypes.

 

Ma difficulté vient de la difficulté de discerner et de se mettre d'accord sur ce qui est vraiment bloquant, en fonction de l'expérience et de la subjectivité de chacun.

Par exemple dans cette conversation, j'avais vu des points difficiles pour un 6 mu, mais qui pour toi sont pour la plupart justifiables par ORANGE.

Le 08/10/2015 à 08:20, Fabien Chabreuil a dit :

Cependant, si on ne réussit pas à déterminer la variante qui induit plus de différences chez les types du triangle que chez les autres, je reste dans l'expectative.

A contrario le fait de ne pas arriver à trancher sur la variante semble pour toi être un blocage suffisamment sérieux pour remettre en cause le 6, alors que pour moi le choix de la variante est dans ce cas un affinage supplémentaire qui ne remet pas en cause la démonstration préalable.

 

Très bonne journée à vous,

Jérôme

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Je suis absolument d'accord."

Ma question, Jérôme, concernait tout ce qui précédait, et pas seulement le forçage des pièces de puzzle.

 

"J'avais vu des points difficiles pour un 6 mu, mais qui pour toi sont pour la plupart justifiables par ORANGE."

Oui, comme, à l'époque où l'hypothèse 3 te paraissait envisageable, tu avais eu besoin d'introduire un ROUGE fort et durable, dont la présence est d'ailleurs incontestable.

 

Un être humain vit dans une société dont il ne peut pas s'abstraire : un 8 en France et un 8 en Somalie, l'un sera un peu plus policé que l'autre ! Quand c'est un personnage politique, il est obligatoirement marqué inconsciemment par les niveaux d'existence dominants comme tout le monde, mais en plus il est obligé, s'il veut faire carrière, de les utiliser consciemment ("si vous n'êtes pas arriviste quand vous êtes dans sa condition, vous n'arriverez tout juste pas.").

 

Dans le cas de Rachida Dati, il semble que l'agressivité et la violence sont là dès le plus jeune âge (6 ans a minima d'après tes notes). C'est pourquoi, il me paraît plus logique d'imaginer un centre instinctif non réprimé.

 

"Le fait de ne pas arriver à trancher sur la variante semble pour toi être un blocage suffisamment sérieux pour remettre en cause le 6, alors que pour moi le choix de la variante est dans ce cas un affinage supplémentaire qui ne remet pas en cause la démonstration préalable."

Précisons d'abord que je n'ai rien contre cette hypothèse 6c'est moi qui en ai suggéré la possibilité ! Je dis simplement que je n'ai pas le sentiment de certitude qui me fait dire que l'affaire est close : c'est peut-être qu'après avoir lu trois autres démonstrations à partir des mêmes extraits, cela a créé un effet de saturation. Il faudrait relire l'hypothèse 6 dans quelque temps, une fois une certaine virginité sur le sujet réacquise.

 

On peut bien évidemment typer une personne sans avoir défini sa variante. Ici, c'est gênant pour deux raisons. D'abord parce que nous sommes dans une hypothèse sur le triangle, et que c'est là que le centre réprimé introduit le plus de différence entre les variantes : c'est bien pour cela qu'elles ont été les premières repérées par mes amis Kathy Hurley et Theodorre Donson. Ensuite, parce que nous avons beaucoup d'informations sur les centres émotionnel et instinctif de Rachida Dati — beaucoup plus que sur son centre mental —, et que donc nous devrions pouvoir avancer sur ce sujet.

 

Dans le stage Détermination, nous disons qu'une fois que nous croyons avoir trouvé l'ennéatype, nous devons vérifier que notre hypothèse est compatible avec tous les éléments que nous connaissons dans l'ennéagramme. Par exemple dans le film Comme une image, le personnage de Lolita Cassard pourrait très bien être interprété et justifié au premier abord dans l'ennéatype 4 ; ce n'est que quand on se lance dans le processus de vérification qu'on s'aperçoit que cette hypothèse n'est pas tenable et qu'il faut en trouver une autre. En tant que 7, je sais trop bien ce qu'est la rationalisation, d'où sans doute mon hyper-vigilance aux petits indices d'anomalie.

 

Quand tu as étudié les autres hypothèses que le 6, tu as écrit, à chaque fois, une rubrique “Ce qui ne colle pas avec l'hypothèse…”. Ici, j'ai l'impression qu'on pourrait remplir les rubriques “Ce qui ne colle pas avec la variante alpha” et “Ce qui ne colle pas avec la variante mu”. Dès lors, oui, tant que ceci n'est pas résolu, cette peut-être apparente contradiction me semble suffisante pour garder quelques réserves sur l'hypothèse 6.

 

Très amicalement,

Fabien

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Jérôme

Bonjour à tous,

Il me semble qu'il faut distinguer trois cas :

  • Rien ne cloche. L'ennéatype peut être considéré comme une hypothèse solide, mais une hypothèse quand même puisqu'il s'agit d'une personne typée à distance.
  • Un élément (mais pas tout une série d'éléments) nous semble inexplicable sans se livrer à des interprétations, ce qui doit absolument être évité (par exemple, dans le film Le Rôle de ma vie, le fait que Tucker dorme avec sa perceuse). L'ennéatype peut être considéré comme une bonne hypothèse.
  • Un élément ne semble pas entrer dans l'hypothèse faite. Là, même s'il n'y en qu'un, l'hypothèse doit être considérée comme faible. Elle ne peut pas être totalement exclue malgré tout : si on pouvait interroger la personne, peut-être réussirait-elle à nous expliquer ledit élément. Il vaut quand même mieux en chercher une autre.
Mais en aucun cas, on n'"appu[ie] un peu plus fort sur la pièce pour qu'elle prenne sa place dans le puzzle." Si on commence à faire cela, on finira par appuyer de plus en plus fort…

Qu'en penses-tu, Jérôme ?


Je suis d'accord avec tout cela, Fabien. Ma difficulté vient parfois de la qualification du fait qu'un élément rentre ou ne rentre pas dans l'hypothèse. Par exemple, pour revenir aux discussions ci dessus :

  • ROUGE peut amplifier l'agressivité d'un 3 dans une environnement ORANGE, mais à partir de quelle récurrence ou quelle amplitude cette agressivité devient incompatible avec l'hypothèse 3 ?
  • Le 6 est à la base plutôt collectif, et l'individualisme d'ORANGE n'est pas très confortable pour lui. Le côté contrephobique peut aider, mais à partir de quel niveau l'ambition personnelle et la recherche de la lumière des projecteurs devient une alerte pour l'hypothèse 6 ?

"Dans le cas de Rachida Dati, il semble que l'agressivité et la violence sont là dès le plus jeune âge (6 ans a minima d'après tes notes). C'est pourquoi, il me paraît plus logique d'imaginer un centre instinctif non réprimé."
Sur cet exemple oui, même s'il me semble qu'à cet âge, même réprimé, le centre instinctif est souvent visible.

"D'abord parce que nous sommes dans une hypothèse sur le triangle, et que c'est là que le centre réprimé introduit le plus de différence entre les variantes."
Il me semble que oui et non. J'ai eu bien du mal à trouver ma variante, et parfois je me questionne encore même si je reviens toujours au même résultat. De nombreuses personnes, y compris certaines connaissant bien l'ennéagramme, m'ont vu de variante alpha.

 

Pour le 6, j'ai en tête plusieurs cas d'identification difficile de la variante, avec la peur qui peut donner une dimension émotionnelle à un 6 mu, ou l'instinct sexuel ou la contrephobie ou encore le pôle travail-surmenage de la dichotomie qui peuvent donner un air instinctif au 6 alpha.

 

C'est peut être d'autant plus difficile que la préférence est moins marquée entre les centres de support et réprimé, ce qui varie d'une personne à l'autre.

"En tant que 7, je sais trop bien ce qu'est la rationalisation, d'où sans doute mon hyper-vigilance aux petits indices d'anomalie."
J'ai aussi fait preuve de quelques actes de bravoure en la matière. :blush:

"Ici, j'ai l'impression qu'on pourrait remplir les rubriques “Ce qui ne colle pas avec la variante alpha” et “Ce qui ne colle pas avec la variante mu”."
Oui, j'y reviendrai (à moins que quelqu'un d'autre ne s'y colle :happy:), ​mais je laisse un peu reposer le sujet, je crois aussi que j'ai un peu surchauffé.

Très amicalement,
Jérôme

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Ma difficulté vient parfois de la qualification du fait qu'un élément rentre ou ne rentre pas dans l'hypothèse."

Oui, c'est difficile à formaliser, en général. Comme je l'ai dit, toute anomalie me gêne, là où j'accepte les incompréhensions. C'est bien pourquoi, typer les autres est une tâche difficile, plus encore quand on ne peut pas interagir avec eux, plus encore quand ce sont des personnages publics contrôlant leur image. C'est pourquoi j'aime bien rappeler la phrase de David Daniels : "Si nous sommes vraiment bon et vraiment intuitif, je crois que nous pouvons atteindre une fiabilité de 50 %." C'est pourquoi aussi, ce genre de typage m'intéresse de moins en moins.

 

Pour les deux exemples que tu cites qui font intervenir ennéatype et niveau d'existence, la situation est plus simple. Je te renvoie au stage SD où nous étudions, le troisième jour, les corrélations entre l'ennéagramme et la spirale dynamique. Nous commençons par placer ces deux modèles sur une version étendue du modèle des niveaux logiques de la personnalité de Robert Dilts. Une des caractéristiques de ce dernier est que chaque niveau contrôle les niveaux inférieurs, leur possibilité de s'exercer ou pas. L'ennéatype est donc prioritaire sur les niveaux d'existence.

 

C'est pour cela que l'hypothèse 3 m'a paru et me paraît difficile à tenir avec les informations dont nous disposons.

 

Comme tu le soulignes à juste titre, Jérôme, la situation est plus complexe pour le 6 où de nombreux mécanismes égotiques jouent dans des dimensions apparemment contradictoires. Ceci dit, ces mécanismes s'influence mutuellement.

 

"L'instinct sexuel ou la contrephobie ou encore le pôle surmenage de la dichotomie qui peuvent donner un air instinctif au 6."

Ils peuvent effectivement, mais pas forcément.

 

Ainsi, rien dans la définition du domaine ne dit que les activités du 6 ont une nature instinctive : elles mettent sans doute le plus souvent en œuvre le centre mental et le centre de support. De même, la contrephobie est négation de la peur, et rien ne dit qu'elle se manifeste forcément de manière instinctive : j'avais ce week-end en stage un superbe contre-exemple ! Quant à l'instinct sexuel, il essaye d'obtenir une réponse positive à la question “Suis-je attirant ?” et, même s'il est toujours plus agressif que les autres instincts, il peut le faire de manières bien différentes et pas forcément instinctives.

 

Si ces mécanismes s'expriment par un fort fonctionnement de l'instinctif, c'est probablement que l'instinctif est en support…

 

Très amicalement,

Fabien

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Wallace

Bonjour à tous,

 

"C'est pourquoi aussi ce genre de typage m'intéresse de moins en moins."

Fabien, tu n'écris pas que ce genre de typage ne t'intéresse plus. Est-ce à dire qu'il y a des cas où tu le trouves "intéressant" ? Sur quels critères ?

 

Très amicalement,

Wallace

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Fabien Chabreuil

Bonjour la compagnie,

"Est-ce à dire qu'il y a des cas où tu le trouves 'intéressant' ? Sur quels critères ?"
Il y a d'abord des cas où le doute sur l'ennéatype est extrêmement faible. Cela ne rend pas forcément le typage intéressant mais cela peut avoir un intérêt pédagogique, quoique je me méfie des préjugés que cela peut entraîner sur l'ennéatype en fonction de la sympathie que l'on peut avoir ou non pour la personne typée. Par exemple, c'est pour cela que je ne publierai jamais rien de visible par le grand-public sur le type d'Hitler, même si j'en ai une idée qui n'est pas celle généralement affirmée superficiellement.

Un autre cas où le sujet m'intéresse — et cette fois, c'est le mot — est quand l'ennéatype de la personne peut avoir une influence sur moi et/ou sur la société (sous-type, quand tu nous tiens…) dans laquelle je vis. Par exemple, au rythme où le monde change, je ne crois pas qu'un candidat à la présidence de la République puisse s'engager sur un programme de 5 ans. Je m'intéresse donc plutôt à sa personnalité et à la manière dont il prendra ses décisions. Dans ce cas, j'ai besoin de bien plus que simplement l'ennéatype : a minima niveau d'intégration et positionnement sur la spirale dynamique. Après, se pose le problème de l'éthique du vote.

Plus généralement, mon instinct social joue un rôle important dans le choix des personnages qui m'intéressent. Par exemple, je me suis beaucoup passionné pour le « miracle rwandais », à la façon dont le pays des Mille Collines a pu se remettre du génocide de 1994 et devenir un des États d'Afrique où la croissance est la plus forte, la corruption la plus faible, la participation des femmes à la vie politique la plus forte, etc. Étant donné le rôle majeur qu'il a joué dans ce changement, je me suis aussi intéressé à l'ennéatype de Paul Kagamé, le président du Rwanda.

Très amicalement,
Fabien

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Jérôme

Bonjour à tous,

"L'instinct sexuel ou la contrephobie ou encore le pôle surmenage de la dichotomie qui peuvent donner un air instinctif au 6."
Ils peuvent effectivement, mais pas forcément.

Ainsi, rien dans la définition du domaine ne dit que les activités du 6 ont une nature instinctive : elles mettent sans doute le plus souvent en œuvre le centre mental et le centre de support. De même, la contrephobie est négation de la peur, et rien ne dit qu'elle se manifeste forcément de manière instinctive : j'avais ce week-end en stage un superbe contre-exemple ! Quant à l'instinct sexuel, il essaye d'obtenir une réponse positive à la question “Suis-je attirant ?” et, même s'il est toujours plus agressif que les autres instincts, il peut le faire de manières bien différentes et pas forcément instinctives.

Si ces mécanismes s'expriment par un fort fonctionnement de l'instinctif, c'est probablement que l'instinctif est en support…

 

Merci pour ces précisions Fabien, elles vont sans dire si on y réfléchit, mais quand mon mental paresse un peu, il m'est très utile de le lire.

Très amicalement
Jérôme

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,
 
Je dois être dingue de relancer cette conversation… :pt1cable:
 
Depuis le 8 mars, Jean-Louis Debré a quitté la présidence du Conseil constitutionnel et il en profite pour publier un livre : Ce que je ne pouvais pas dire. Quelques jours avant sa sortie, on peut déjà en lire les bonnes feuilles dans la presse. Apparemment, Nicolas Sarkozy en prend pour son grade, mais Rachida Dati aussi. Il raconte ainsi sa rencontre avec elle lors d'un colloque à Doha en avril 2008 :

Jean-Louis Debré a dit :

Elle se conduit comme une « petite fille gâtée », exige un coiffeur à 11 heures du soir, traite l'ambassadeur comme son valet, est en retard au déjeuner officiel… Je suis obligé de demander à nos hôtes de commencer sans elle tant j'ai honte de son comportement.

 

Un nouveau caprice à faire entrer dans le tableau.
 
Très amicalement,
Fabien

Source : Louis Hausalter, « Sarkozy ? Un “chef de clan” sans “aucun sens de l'État”, balance… Jean-Louis Debré », Marianne, 14 avril 2016.

 

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Je dois être dingue de relancer cette conversation…"

Ça y est, le diagnostic est confirmé.

 

Ce matin, Rachida Dati était interviewée sur BFMTV. Interrogée pour savoir si elle était à l'origine des fuites concernant les (non-)activités de Pénélope Fillon, elle a rétorqué : "Est-ce que c'est mon genre de faire des coups dans le dos ? Moi je fais des coups en direct. […] Je fais pas des petits coups en douce mine de rien."

 

Une petite touche supplémentaire.

 

Très amicalement,

Fabien

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Incurable…

 

Je tombe par hasard sur un portrait de Rachida Dati pas tout jeune — le portait, pas Rachida bien sûr — mais que Le Monde remet en avant du fait de sa candidature aux prochaines élections municipales à Paris. Extraits :

  • « La tata flingueuse de la rue Cler, la Cruella du Champs-de-Mars, la Madame Sans-Gêne des Invalides, est de retour. »
  • « Pourquoi accorder à Rachida Dati, ex-garde des sceaux, déjà parlementaire à Strasbourg et, au passage, lobbyiste très bien payée par Renault, selon L’Express, le privilège de candidater à tous les postes ? Réponse : parce qu’on ne lui refuse rien, parce que Laurent Wauquiez, président des Républicains, a les chocottes dès qu’il la voit entrer dans son bureau, les colts à la ceinture et des lames de rasoirs au bout des santiags. Déjà, Sarkozy et Fillon tremblaient de tous leurs membres devant elle. »
  • « Rachida Dati — dont tout le monde attendait qu’elle se déclare, racontait L’Opinion le lendemain — s’est contentée de sauter à la gorge de ses potentiels concurrents. Une manière de tester leur résistance sans dévoiler ses cartes. »
  • « “Je ne conçois la politique que par le terrain”, dit l’élue de l’arrondissement le plus chicos de Paris. »
  • « Certains la voudraient gouailleuse et sympathique parce qu’elle balance à tout-va. Voire… Comme toutes celles et ceux qui ne peuvent pas s’empêcher d’être désagréables, elle a cette excuse en béton : “Je suis cash.” »

Très amicalement,

Fabien

 

Source : Philippe Ridet, « Elle est comme ça… Rachida Dati », Le Monde, 15 février 2019.

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