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Même pas peur

Après le stage Centres

Messages recommandés

Même pas peur

Bonjour à tous,

 

Oui, cela fait plus d'un mois que j'ai eu la chance de participer à ce stage Centres mais j'ai, une fois n'est pas coutume, pris le temps de faire, de ressentir et de prendre du recul.

 

Tout d'abord, je voudrais dire que les semaines écoulées n'ont pas tari l'émotion que j'ai éprouvée tout au long de ce stage. J'y ai croisé des personnes différentes, avec chacune un vécu propre, qui témoignaient de manière très sincère et que personne ne jugeait. Je me suis plusieurs fois fais la remarque suivante : "Tu vis un moment formidable, très précieux et rare. Soit présente à 100 %." Alors avant de témoigner, merci à tous pour ces deux jours et bien évidemment à Patricia et Fabien pour leurs partages.

 

Je souhaitais simplement revenir sur les exercices qu'il nous a été conseillé de pratiquer à la suite de ces deux jours et échanger avec vous sur votre vécu, ce que vous en avez ressenti. Il me semble que cela pourrait davantage nous enrichir de savoir ce qui se passe au sein d'un même ennéatype mais également de comparer entre ennéatypes.

 

Je n'ai pas tout fait :mouais: mais pour ce qui est du "réalisé" à date :

  • La méditation et/ou la relaxation conseillée(s) à tous : j'ai eu la chance de me faire offrir par Papa Noël le CD de Christophe André. Sa voix extraordinaire parvient à me transporter très loin de mon mental, moi qui ait tant de mal à lâcher prise. Ces exercices sont tellement salvateurs que cela devient un rituel qui m'apaise en amont même de sa pratique. Pour une angoissée typique comme moi, cela tient du miracle :proud:, je ne saurais que trop le conseiller.
  • Comme je suis 6 et qu'il nous est conseillé de tenter de prendre des décisions sans solliciter l'avis, le conseil ou la bénédiction de la Terre entière, j'apprends à prendre mes décisions seule, à apprendre et à me tromper seule, et vous savez quoi ?
    Je suis toujours vivante ! Ma famille n'a pas implosé, et la Terre tourne toujours ! À part un gros rhume somme toutes assez normal pour la saison, j'aime bien prendre des décisions toute seule, comme si j'approchais la quarantaine quoi…
  • J'ai cessé de croiser les jambes, j'ai plus de mal avec les bras. J'ai acheté un redresse-dos (si si… mais j'avoue que j'y pensais depuis longtemps) car je suis voûtée et cela me semble très caractéristique de la compulsion des 6. Je veille à le faire également par moi même sans redresse-dos.
  • Pour l'histoire de ma vie (l'une s'imaginant victime de sa compulsion et l'autre pratiquant l'orientation), je ne suis pas parvenue à me centrer suffisamment, je forçais trop le trait et n'y parvenais pas.
    Et puis un jour, pendant un jogging, j'ai soudainement été prise d'angoisses. À cet instant, j'ai vu très distinctement (dans ma tête bien sûr) une "aura" qui s'est dirigée (j'ai ressenti à cet instant une joie intense inexplicable) vers une masse à terre, en position de lotus. J'ai alors compris qu'il s'agissait de mon essence et de mon ego. Ma joie a pris la main de mon ego et s'est tournée vers une très très belle lumière. J'ai compris qu'il s'agissait de mon essence et qu'elle montrait à mon ego ce que j'avais vécu et appris au cours de ces derniers mois. Que j'avais vécu de la joie, plus de sérénité et moins de peur. À cet instant, je n'ai plus eu mal au cœur.
    Ce jour là, j'ai couru plus de 20 kms, ce qui ne m'arrive pas tous les jours. Cela restera ancré en moi de façon très forte.
  • Je ne parviens pas encore à me "projeter" à 6 mois.
  • Je reste incapable (non, plutôt "il est encore difficile") d'arriver à répondre à la question : "Qu'est ce que je désire, qu'est ce qui compte réellement ?"
  • Je tiens une liste de mes compétences et de mes qualités. Là aussi, c'est pas simple : où est la vérité, où est la désintégration, puisqu'en tant que 6 alpha, je me désintègre en 3 et je deviens vaniteuse…
  • D'autres exercices ou démarches deviennent plus fluides à mesure que l'on pratique l'ennéagramme : moi qui avait tant de mal à comprendre la projection, à savoir comment la déceler, j'y y est parvenue de façon quasi certaine hier.
  • Je m'aperçois que je me parle beaucoup en termes de "il faut absolument que…". C'est éreintant. Je ne dis pas "je dois" mais "il faut ABSOLUMENT", et j'ai du mal à transformer cela en "je veux". Parce qu'en général, à cet instant, c'est mon instinctif qui refuse de bouger, ou ma peur qui se réveille. Quelqu'un à trouvé une clef ?
  • Enfin les 7 croyances liées à l'ennéatype sont faciles à trouver, les contre-exemples beaucoup moins, j'ai ai bien peur. :angry: Le chemin est encore long mais nous y sommes, alors youpie !

Amis de tous les ennéatypes, comment avez-vous vécu cet après stage Centres ? Avez-vous découvert des choses extraordinaires comme moi ? Butez-vous sur d'autres ? Lesquelles ?

 

Bises à tous,

Même pas peur

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Solène

Bonjour à tous,

Wow ! Quel plaisir MêmePasPeur d'avoir de tes nouvelles et de lire toutes tes expérimentations, progressions, réflexions, etc. !!!

Voici personnellement là où j'en suis : témoignage de 9.

J'ai été ravie du stage moi aussi ! J'étais de plus très très motivée par le fait de repartir avec une liste d'exercices concrets !

Le premier jour post-stage, j'ai donc rangé soigneusement mes feuilles. Le deuxième jour, j'ai téléchargé des exercices de méditation sur mon portable. Et à partir de là… j'ai pensé tous les jours à faire mes exercices sans jamais m'y mettre…
Je dois même avouer que j'ai égaré mon classeur.
À la place, j'ai narcotisé bien à fond (grrr) en créant un compte Instagram alors que ce n'est franchement pas ma priorité.

J'ai quand même retenu de mémoire l'un des exercices du 9 et je le pratique à ma manière. C'est celui qui consiste à penser chaque matin à ce qui est important pour soi. J'ai fait une liste des choses qui me tenaient à cœur dans la vie, je la lis tous les jours (sur les notes de mon tel portable), et j'essaye de ne jamais finir une journée sans avoir fait quelque chose en rapport avec cette liste. Mais je m'aperçois que depuis quelques temps (depuis Noël), je commence déjà à relâcher et à ne plus y penser.

Voilà pour moi ! C'est l'occasion de constater que mon mécanisme de défense (narcotisation) carbure à fond les ballons.

En tout cas, merci pour ton message qui me permet de faire le point, et de me remotiver ! :bravo::kiss2: Jje viens déjà de retrouver ma feuille d'exercices. :happy:

À bientôt, je l'espère, :bye:
Solène

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Même pas peur

Hello Solène !

 

Je reconnais bien là la pétillante et "pleine d'acceptation" Solène !

 

Je suis très heureuse de te retrouver et de lire ton retour d'expériences.

J'adore que tu parviennes à tenir cette liste à jour. V'est super pour vous les aquoibonistes de 9, et j'ai envie de te dire : "Il faut bien commencer quelque part."

 

Bises et à bientôt je l'espère également,

Même pas peur

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Mdo

Bonjour à tout le monde !!!!!

 

J'ai moi aussi trouvé ce stage superbe, et j'étais bien contente de rentrer à la maison avec une liste d'exercices, histoire de savoir comment booster ce centre instinctif réprimé !

 

En fait, j'ai préféré me concentrer sur quelques-uns de ces exercices.

 

D'abord, j'essaie de rééquilibrer l'utilisation des centres, et je m'efforce de me servir de mon centre mental et de mon centre instinctif chaque fois que la situation le demande (donc dans à peu près toutes les situations).

 

J'ai bien repéré les moments de "tangage" corporel propre aux 4, et dès que je m'aperçois que je le fais, je m'arrête (en particulier quand mes yeux commencent à aller dans tous les sens). Du coup, je me sens plus "ancrée" dans le présent.

 

Je fais les choses, même quand j'ai du vague à l'âme et que j'ai envie de me retirer dans ma coquille pour ruminer mes émotions.

 

Toutes les semaines je fais une liste d'actions à effectuer, en mélangeant celles qui sont plaisantes et celles qui le sont moins, et en incluant des choses banales. Et je les effectue (rayer la liste au fur et à mesure me procure une grande satisfaction !).

Eh bien, je ne repousse plus indéfiniment les choses ordinaires au profit de celles qui marquent ma différence et mon originalité. Surprise, d'abord j'ai plus d'énergie (procrastiner est en réalité une grande source de préoccupation, surtout qu'il faut faire les trucs, pour finir…), et surtout je ne suis pas devenue transparente, je continue à exister et à avoir une place ! Et même, agir me donne plus un sentiment d'existence que me retirer et ressentir de grandes émotions, ou m'agiter peu efficacement pour me faire remarquer. En plus, personne de mon entourage n'est encore parti en courant !

 

Pour la liste des qualités, j'ai du mal. J'ai aussi du mal pour le moment avec l'histoire de vie et la visualisation… Manque d'espérance ?

 

Je terminerai en disant que j'ai commandé le livre de Kathleen Hurley et Theodore Dobson, My Best Self, indiqué par Fabien. Ce livre parle des centres et des trois vertus théologales. Comme effectivement le manque d'espérance lié à la répression du centre instinctif fait fortement écho en moi, j'ai décidé de travailler sur l'espérance, justement. Il y a dans le livre des passages très intéressants qui traitent ce sujet particulier (même s'il est très incomplet par rapport au stage). C'est un autre angle ! Bénéfice secondaire, comme il est en anglais, mon centre mental s'active aussi !

 

Voilà. Le 4 alpha que je suis tire le plus grand profit de ce stage Centres passionnant !!!

 

Amitiés à tous

Marie-Do

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Solène

Bonjour à tous !

 

Il m'a l'air bien intéressant ce livre dont tu parles, Marie-Do, car j'ai pas mal de boulot avec l'espérance moi aussi (instinctif qui bascule chez le 9)… Par contre, l'anglais, aïe aïe aïe ! Je compte donc sur toi pour me faire un résumé à la pause du prochain stage qu'on fera ensemble. :laugh:

 

Sinon, suite à mes bonnes résolutions du dernier message et dans l'élan de l'énergie de MêmePasPeur, j'ai fait l'exercice des 7 croyances liées à ma compulsion (éviter le conflit).

 

J'ai été assez scotchée du résultat.

 

Je pense que je commençais à me douter que derrière mon pacifisme et ma sérénité, il y avait pas mal aussi de peur de l'autre et d'impuissance mais j'ai tendance à vite l'oublier et à en diminuer la portée car la plupart du temps je m'arrange justement pour que tout aille très bien. De le voir aussi clairement couché sur le papier, c'est assez révélateur et choquant.

 

Je réalise (avec le recul sur ma liste) que je vois toujours en l'autre un agresseur potentiel prêt à déclencher une énorme agressivité-retour si jamais je me mets en opposition. Avec l'idée que cette agressivité (sous forme de rejet ou d'exclusion principalement) se déclenchera de toute manière que j'aie tort ou raison (ou les deux), car les autres sont généralement incapables de se remettre en question (trop "limités" dans leur perception du monde pour ça ? Rhôôô j'en reviens pas de penser des trucs pareils sur les gens ! :surprised:).

Donc ça remet en question pas mal de choses finalement…

En évitant le conflit je pense donc me protéger d'un énorme danger, et j'évite de me créer des problèmes pour rien.

Je comprends beaucoup mieux ma passivité, ma complaisance, et cette incapacité à m'exprimer (plus de voix, le corps qui lâche) quand je suis énervée. Je m'empêche moi-même de prendre le risque de me faire agresser (= rejeter) par l'autre. Donc en résumé, je préfère m'agresser moi-même (en coupant les vraies émotions, et en m'empêchant d'exprimer ce que je ressens) que de me faire agresser par les autres.

 

Bon, est-ce qu'on peut vraiment être bien avec les autres quand on croit qu'ils ont en permanence une arme dans la poche et qu'ils n'hésiteront pas à vous éliminer en cas de désaccord ? Est-ce qu'on peut être libre ? Est-ce qu'on peut vraiment parler d'amour de l'autre (après tout, ils ont beaucoup de pouvoir sur moi et sont un peu limités… Re : :surprised::laugh:) ? D'amour de soi (puisqu'on s'agresse soi-même) ?

 

Bon, tout ça, je l'avais sans doute déjà lu 1000 fois, mais là, j'ai eu l'impression quand même d'une révélation dans l'action de l'écriture… Pouvoir le relire tous les jours, c'est pas mal non plus.

 

Ce qui m'a beaucoup aidé aussi, c'est que la veille j'avais vécu deux conflits auxquels je n'avais pas réussi à échapper, une sale journée pourrie, donc… Ma compulsion était donc très vivante en moi; et je trouve qu'ainsi, je suis bien allée au cœur des choses. Je conseille donc l'expérience in situ.

 

Sinon, je trouve aussi qu'il est très intéressant (une fois l'exercice fait) de lire l'article de Tom Condon sur les "Bénéfices secondaires" de nos systèmes de défense. Il explique vachement bien comment le système (compulsion et narcotisation) sert à nous protéger. Mais que ces dangers sont souvent issus du passé et qu'y répondre aujourd'hui avec notre compulsion n'est plus adapté. Je le conseille tout particulierement aux 9 car il part justement d'un exemple de notre ennéatype.

 

Bon, maintenant je vais travailler sur les contre-exemples ! Marie-Do a raison, ça fait du bien de se bouger l'instinctif. :happy:

 

Sinon, il y a une petite chose qui m'a tapé dans l'oeil, MêmePasPeur mais ce n'est peut-être pas du tout pertinent, c'est juste une association qui s'est faite en te lisant. Il me semble que dans deux messages differents, tu évoques le problème de la vanité (propre à la désintégration en 3) et que ça te gêne pour faire une liste de qualités pertinentes. Mais est-ce que ça ne pourrait pas venir aussi du fait que le 6 a du mal à se reconnaitre des qualités ?

 

Bien à tous ! :bye:

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Même pas peur

Hello tout le monde !

Mdo, Solène, je suis TRÈS TRÈS heureuse et fière (oui oui !!!) que nous, "handicapées" permanentes ou temporaires de l'instinctif, nous réussissions à percevoir et ressentir les bénéfices à activer ce centre.
C'est comme une séance de sport, on n'a pas envie d'y aller et au final, on rentre plein de dopamine et on est heureux d'y être allés !

Mdo, est-ce à dire que ton aspirateur ne reste plus planté là au milieu de ton couloir ? :sorry:

Non plus sérieusement, Mdo, concernant la visualisation, j'ai repensé à ce sujet à la fin du stage Pardon-Résilience que nous avons toutes les deux pu vivre. Fabien nous invite à fermer les yeux et nous fait visualiser deux futurs possibles, celui où nous choisissons le pardon et celui où nous choisissons la colère et la rancœur. Du coup, je me suis appuyée là dessus pour m'aider. Pour moi c'est plus simple de se laisser guider par une voix. J'espère que ça marchera plus facilement pour toi. :kiss2:

"Je comprends beaucoup mieux ma passivité, ma complaisance, et cette incapacité à m'exprimer (plus de voix, le corps qui lâche) quand je suis énervée. Je m'empêche moi-même de prendre le risque de me faire agresser (= rejeter) par l'autre. Donc en résumé, je préfère m'agresser moi-même (en coupant les vraies émotions, et en m'empêchant d'exprimer ce que je ressens) que de me faire agresser par les autres."
À ce sujet, Solène, je peux te parler de ce que j'ai vécu avec ma meilleure amie 9, il y a un mois à peu près. Une amie de sa famille s'est éteinte des suites d'une longue maladie, et elle l'a appris sur le chemin pour me rejoindre ici à Chambéry. Elle arrivait avec sa fille de Montpellier. Elle m'a envoyé un sms pour me prévenir. J'ai voulu la serrer dans mes bras à son arrivée, en vain. Je la savais très malheureuse à cet instant mais je n'ai pu la toucher, la consoler. Sais-tu pourquoi ? Car sa fille de 5 ans se tenait à ses côtés, et, je la cite : "Je ne peux pas me le permettre, je dois tenir le coup pour elle."

Le soir même, même scénario, et toujours impossible de la consoler (la petite était couchée et dormait). J'ai fini par lui dire que je respectais cela chez elle et que je ne la jugerais pas, qu'elle ne créerait pas de conflit entre nous deux, refusant de céder à la tristesse, ou en y cédant. C'est tout ce que j'ai pu lui dire ce soir-là. Je me permets de te renvoyer vers l'excellent article de Tom Condon au sujet du type 6 que j'ai lu il y a quelques mois. Il s'appuie entre autres sur l'exagération pour travailler sur la peur du 6. Si ma mémoire est bonne, tu te désintègres en 6 ? Tu pourrais peut-être découvrir ce petit texte qui est excellent :

Cette expérience m'a donné l'idée d'écrire un script sur la peur imaginaire qu'un 6 peut développer. J'ai soumis ce script à plusieurs 6, en les encourageant à créer leur propre version. Je n'en ai eu que des échos très positifs. Cette sorte de mantra, de prière ou d'avertissement doit se lire à voix haute au début d'une semaine de travail :


"J'aimerais juste te rappeler d'être prudent, durant cette semaine, en toutes circonstances, concernant tout ce que tu dis, fais ou penses. Sinon tu pourrais finir seul, sans ami, mutilé ou hospitalisé, ou vivant une vie où tout le monde te rejette parce que tu as affirmé ton propre point de vue ou fait quelque chose que tu n'aurais pas dû.

"Les autres ne vont pas seulement te tourner le dos ou te rejeter. Ils vont peut-être même te persécuter, limiter tes possibilités ou t'infliger des handicaps énormes avec lesquels tu devras vivre d'une manière permanente. Seul et sans ami, tu vas glisser, impuissant, vers le moment inexorable de ta mort.

"Mais ça ne s'arrêtera pas là. Après ta mort, tu vas flotter dans un vaste vide impersonnel. Tu seras tel une feuille à la merci du vent, tel un bateau dans une tempête. Puis une bête hideuse de l'espace surgira devant ton misérable cadavre. Avec une férocité impitoyable, elle va déchiqueter en lambeaux ton corps, et le dévorer morceau par morceau. De sorte que toute ton essence et tout ton être disparaîtront ne devenant plus qu'une poussière d'atomes. Ça sera une nuit noire d'anéantissement total. Alors, passe une bonne semaine et fais attention à toi !"

 


"Il me semble que dans deux messages différents, tu évoques le problème de la vanité (propre à la désintégration en 3) et que ça te gêne pour faire une liste de qualités pertinentes. Mais est-ce que ça ne pourrait pas venir aussi du fait que le 6 a du mal à se reconnaitre des qualités ?"
En effet, c'est fort possible, ce qui veut dire que je dois attendre d'être dans mon essence pour le faire. Je serai alors certaine de ne pas être dirigée par mon ego lorsque je coucherai par écrit mes qualités et compétences. Merci pour le tuyau !

Celles que j'ai listées pour le moment sont celles qui m'accompagnent depuis ma plus tendre enfance et que je perds ou que je trouve injustifiées quand je suis dans mon ego. Je procède par élimination quoi.

Bises à tous et portez vous bien !!
Même pas peur (na !)

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Claire5

Bonjour à tous,

J'ai suivi le stage Centres en 2009. Il m'avait confirmé ma variante alpha, donc ma répression du centre instinctif, avec à l'époque la notion de désespérance qui m'était familière.

J'avais été très impressionnée de remarquer très tôt en sortie de stage (dès le lendemain) les postures caractéristiques chez des ennéatypes que je connaissais et chez moi. Ça m'avait bluffé !

J'ai pratiqué assidûment tous les conseils de développement proposés dans le cadre de ce stage : pratique de la méditation (seule chez moi + méditation zen), la relaxation (cours de Feldenkrais que je pratiquais 2 ou 3 fois par semaine et qui ont été très bénéfiques), j'ai également constaté que le monde ne s'effondrait pas si je donnais une info que j'aurais normalement tue. J'ai pratiqué des activités physiques sociales (escalade à l'époque), je me suis visualisée à des échéances de 6 mois ayant pratiqué ma vertu de désintéressement et mon idée supérieure d'omniscience (je me dessinais dans des situations où j'étais en contacts avec l'extérieur) [attention au passage, à ne pas oublier l'orientation, pour éviter de tomber dans les contrepassion et contrefixation] et j'ai fait "sauter" — assez facilement de mémoire — des croyances.

Concrètement et de manière plus globale, je vivais seule à l'époque alors que tous mes camarades de promo se regroupaient en colocation. J'avais refusé toutes les propositions de colocation, préférant vivre recluse. Mais j'avais fini par me lancer le challenge de profiter d'un stage de trois mois à l'étranger pour tenter l'expérience. J'avais simplement constaté que ça ne me tuait pas et me convenait même vraiment mieux ! J'avais réitéré volontairement l'expérience à d'autres occasions.

Plus récemment, en 2013, j'ai eu l'opportunité de prendre un poste très opérationnel, avec beaucoup de sollicitations et de contacts, en me disant que ce n'était pas mon truc mais que ça me ferait un nouveau petit challenge. Pour là encore constater que ça me plaisait et me convenait finalement beaucoup.

J'ai veillé depuis ce stage à "corriger" ma posture caractéristique. En tout cas dans les contextes sociaux (quand je rentre chez moi par contre, je suis souvent avachie dans le canapé avec mon ordi).

Et 6 ans après le stage? Je confirme aux désespérés (qui n'y croiront probablement pas, par définition) que la désespérance n'est pas une fatalité ! :happy: En tout cas elle s'est pas mal atténuée pour moi. Disons qu'elle est plus ponctuelle qu'avant.

Je constate encore par contre des effets de croyances limitantes, du style "je ne dois pas être trop visible" (= "Je ne dois pas trop réussir, montrer la réussite ou demander des choses"). Et j'ai toujours un dégoût pour certaines tâches qui n'ont rien de mental (exemple : faire la cuisine). Et… sûrement encore plein de choses pour lesquelles je n'ai pas encore eu d'insight.

Bien amicalement,
Claire

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

Voilà une conversation qui fait bien plaisir à lire au formateur que je suis ! Merci de vos partages.

A priori cette conversation aurait pu attirer tous les ennéatypes et n'y ont participé à ce jour que des instinctifs réprimés. Je me demande s'il y a une raison. Peut-être est-ce que nous sommes forcés en permanence de mettre notre instinctif en œuvre et que la répression de ce centre induit une souffrance plus grande, non par son intensité mais par sa régularité.

"Il me semble que dans deux messages différents, tu évoques le problème de la vanité (propre à la désintégration en 3) et que ça te gêne pour faire une liste de qualités pertinentes. Mais est-ce que ça ne pourrait pas venir aussi du fait que le 6 a du mal à se reconnaitre des qualités ?"
En effet, c'est fort possible, ce qui veut dire que je dois attendre d'être dans mon essence pour le faire. Je serai alors certaine de ne pas être dirigée par mon ego lorsque je coucherai par écrit mes qualités et compétences. Merci pour le tuyau !

Ton humour m'a bien amusé, MêmePasPeur !

L'exercice ne sera faisable réellement que lorsqu'on n'en aura plus besoin. D'une certaine manière, c'est vrai, et il y en a plusieurs autres comme cela. C'est pourquoi le chemin est représenté sur un cercle (cf. cet article et stage Essence) : on fait ce qu'on peut à un moment donné ; c'est bien et c'est suffisant ; et puis on recommence.

Je me suis visualisée à des échéances de 6 mois ayant pratiqué ma vertu de désintéressement et mon idée supérieure d'omniscience (je me dessinais dans des situations où j'étais en contact avec l'extérieur) [attention au passage, à ne pas oublier l'orientation, pour éviter de tomber dans les contrepassion et contrefixation].

Merci pour ce garde-fou, Claire. J'ai modifié la fiche du stage pour le rajouter.

 

Très amicalement,

Fabien

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Même pas peur

Bonjour à tous,

 

Pour continuer à tenter de prendre le chemin de l'intégration (je suis HYPER motivée :pt1cable:), j'essaie d'équilibrer mes centres. Voici une espèce de découverte que j'ai faite entre hier soir et ce matin (ce texte date de vendredi 27 au matin).

Depuis quelques temps, après avoir vécu une phase de désintégration que j'ai très mal vécue, me voilà repartant dans une phase d'intégration. Plus d'acceptation des autres, de leurs personnalités, moins de peur et même du courage.

Pour que vous puissiez mieux comprendre ce que je veux exprimer par la suite voici ma hiérarchie des centres : en pole position mental, puis émotionnel, puis instinctif.

Mardi soir, je finissais un livre que j'ai trouvé extraordinaire, Le Chardonneret, pour ne pas le citer. La fin m'a confortée dans mon point de vue, et j'ai fermé ce livre avec beaucoup d'émotion. Le lendemain, je regarde un film que j'ai repéré grâce à nos amis les Chabreuil, Philomena. Re très forte émotion.

Hier, je me suis sentie un peu instable. Plus émotive, plus stressée, plus à fleur de peau, mais pas très très longtemps, juste par à coups.

Hier soir, avec mon mari, nous avons regardé l'excellent Imitation game. Pour ceux qui ne l'auraient pas vu, c'est l'histoire de Alan Turing, qui a cassé le code de l'Enigma, machine de cryptage utilisée par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. Alan Turing a cassé le code, et la suite de l'histoire est assez poignante (je ne la livrerai pas pour ceux qui veulent la découvrir). Hier soir, grosse émotion, suite au visionnage du film. J'ai un peu pleuré et beaucoup réfléchi, à l'ingratitude, à l'injustice, à l'homophobie…

Ce matin, je me suis levée de très mauvais poil. J'ai très rapidement commencé à m'impatienter avec mon fils qui a tendance à souvent me tester, et ça a été tendu… et là je rentre de l'école, très émotive, presque envie de pleurer sans raison précise.

J'avais prévu dès hier soir, de tenter de rééquilibrer tout ça, mais là, ça se confirme… Je ne sais pas du tout si je suis sur la bonne voie, mais ce matin ce sera course à pied et cet après midi, ménage (beurk). Une grosse dose d'instinctif et entre les deux, un peu de méditation.

On va voir le résultat dans les prochains jours...

 

Vendredi 27 au soir :

 

La phase course à pied m'a moins libérée de ma colère que je ne le pensais. Pensées négatives (colère contre les personnes qui pouvaient ne pas m'entendre arriver et pas se pousser…) ; moi ne parvenant pas à sourire à mon ego lorsqu'il se manisfestait mais plutôt à vouloir le gifler. Au mieux, en fin de jogging, j'ai réussi à avoir pitié de lui.

 

Après quelques postures de yoga, je me suis sentie un peu mieux, mais encore "fragile", ie prête à basculer…

 

L'après-midi, grand ménage, mais en fin d'après-midi, l'état d'esprit était toujours le même, fragile…

 

Je ne sais pas encore si la démarche est la bonne. :peur:

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Je ne sais pas encore si la démarche est la bonne."

En théorie, oui. En pratique, dans ton cas particulier, MêmePasPeur, c'est moins sûr :

  1. Faire fonctionner le centre réprimé est un des éléments de l'intégration. Plus précisément, calmer le centre préféré conduit à l'intégration interne et developper le centre réprimé provoque l'intégration externe. Si tu fais le second sans faire le premier, il y aura certes un mieux, mais le résultat ne peut être que partiel et… "fragile".
  2. Je me souviens qu''en stage Centres, tu avais expliqué que tu réprimais bien le centre instinctif, mais que tu tu te forçais à l'utiliser très souvent dans ta vie pour des raisons liées à tes activités et à ton sens du devoir d'ennéatype 6. C'est cela d'ailleurs qui m'avait fait douter de ta variante à une certaine époque et m'avais amené à te suggérer d'attendre le stage pour la valider avant d'en tenir compte dans ton processus d'évolution. Cela veut dire que ton ego a pris l'habitude de gérer le fonctionnement du centre réprimé et que cela le déstabilise donc moi que si le centre instinctif était en général peu utilisé.

En résumé, il me semble que la première chose à faire pour toi, c'est de travailler pour que le centre mental soit toujours en première position, mais sans occuper trop de terrain. Tu es inscrite à la prochaine session du stage Éveil et tu auras là une batterie de techniques te permettant d'atteindre cet objectif. En attendant, tu peux en pratiquer le petit sous-ensemble donné dans le chapitre "Abandonner ses automatismes" du Grand livre de l'Ennéagramme.

 

Très amicalement,

Fabien

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Même pas peur

Bonsoir Fabien et chers ennea-collègues,

 

Merci pour ces précieux conseils. Figure-toi que je m'étais posé la question (= aller courir — je cours depuis mes 6 ans — ou faire du sport sert-il encore à quelque chose du point de vue du rééquilibrage des centres ?).

 

C'est plus subtil que ça et tu m'as aidée à trouver la réponse, merci !

 

Maintenant va falloir équilibrer entre trop penser et "dégoupiller" (décrochage du mental). J'avais commencé avec Le Grand livre de l'ennéagramme avant de commencer les stages mais je n'avais pas ces éléments en main, donc j'y retourne.

 

Par contre, qu'est ce que je fais de l'émotionnel ? Car j'adore lire, j'ai découvert le dessin cette année en voulant donner plus de place aux centres non préférés, en fait j'adore être émue. En fait, tout simplement, dois je me priver de mes si chères émotions ?

 

Même pas peur, alias Grande pécheresse

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Claire5

Bonjour à tous,

 

A priori cette conversation aurait pu attirer tous les ennéatypes et n'y ont participé à ce jour que des instinctifs réprimés. Je me demande s'il y a une raison. Peut-être est-ce que nous sommes forcés en permanence de mettre notre instinctif en œuvre et que la répression de ce centre induit une souffrance plus grande, non par son intensité mais par sa régularité.

Fabien, ta phrase m'a désespérée. Nous devons bien en permanence solliciter notre centre réprimé. :surprised:

 

Pour ma part, j'ai l'impression d'avoir l'instinctif très réprimé, et en même temps d'être beaucoup dans le « forçage » de son utilisation. Je ne suis pas en mesure de dire si ce fonctionnement date d'avant ma découverte de l'ennéagramme ou bien s'il est lié à la prise de conscience que la répression de l'instinctif, combinée à mes mécanismes egotiques de 5, pouvait être très néfaste.

 

Il y a différents degrés dans le forçage de l'instinctif, et j'ai un doute sur le fait que trop le forcer soit productif sur le plan du développement spirituel. Je crois que la sollicitation du centre de support doit rentrer en compte.

 

Par exemple, si je vais faire des longueurs à la piscine — comme j'ai pu le faire après mon stage Centres de 2009, en exercice — (je parle d'un petit bassin de 25 mètres, avec pas mal de monde, dans une piscine municipale moyenne : beurk:). Mon centre mental comprend bien l'intérêt de la démarche, mais mon émotionnel n'y est pas du tout ! À part me dégoûter et me confirmer qu'il faut être maso pour aimer ça…

En même temps, cela reste quand même un exercice d'explorer quelque chose de différent, qui est toujours intéressant. Mais n'y a-t-il pas un risque de tomber dans la voie du Fakir (voir stage Essence) ?

 

Je peux pratiquer certain sports avec plaisir, s'il y a une dimension esthétique/émotionnelle. Par exemple un tour en ski de fond, avec la neige et le soleil, dans un cadre magnifique, avec quelqu'un que j'apprécie… aucun problème.

 

Cette discussion me fait prendre conscience qu'il faut que je sois davantage sensible à cet aspect émotionnel quand je force mon instinctif. Cela sera bon pour l'amour de soi.

 

Très amicalement,

Claire

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

Même pas peur, alias Grande pécheresse

Je comprends bien, MêmePasPeur, que cette signature est une boutade. Cependant, pour des lecteurs moins expérimentés tombant sur cette discussion, je tiens à rappeler ce que j'écrivais sur ce forum il y a plus de onze ans : "Comme toutes les passions, [la peur] n'est ni une faute, ni un vice, ni un péché, mais une souffrance qui ne peut inspirer autre chose que de la compassion." Sept des passions étant identiques à ce que l'Église catholique appelle des péchés capitaux, certaines personnes peuvent les considérer comme des péchés : je renvoie à ce message pour une clarification de la différence entre les deux concepts.

Par contre, qu'est ce que je fais de l'émotionnel ? […] Dois je me priver de mes si chères émotions ?

Cette discussion me fait prendre conscience qu'il faut que je sois davantage sensible à cet aspect émotionnel.

Le centre de support fonctionne a priori plutôt bien. Son principal problème est qu'il est le plus souvent au service du centre préféré. Il est donc important de continuer à l'utiliser et de le détacher du centre préféré. Le faire fonctionner pour lui-même ou l'utiliser pour se connecter au centre réprimé, comme vous le faites toutes deux, sont donc des bonnes stratégies.

Pour ma part, j'ai l'impression d'avoir l'instinctif très réprimé, et en même temps d'être beaucoup dans le « forçage » de son utilisation. […]

Il y a différents degrés dans le forçage de l'instinctif, et j'ai un doute sur le fait que trop le forcer soit productif sur le plan du développement spirituel.

Tu as raison, Claire. Le forçage est toujours une mauvaise stratégie avec l'ego. C'est notre drame à nous autres qui réprimons l'instinctif : nous sommes souvent obligés de forcer, s'abstenir d'utiliser le centre instinctif étant quand même difficile. Cele complique notre recherche d'intégration et effectivement solliciter le centre de support permet de diminuer, voire parfois supprimer, l'impression de forçage et donc les résistances de l'ego qu'il entraîne.

Mais n'y a-t-il pas un risque de tomber dans la voie du Fakir (voir stage Essence) ?

Chacune des six voies que nous explorons dans le stage Essence ne constitue un piège spirituel que pour un nombre limité d'ennéatypes. En tant que 5, elle n'en est pas un pour toi si elle est pratiquée avec modération. Cependant, comme pour les cinq autres voies, elle gagne à être replacée par un travail simultané sur les trois centres.

 

Très amicalement,
Fabien

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Dans un message personnel, MêmePasPeur me fait remarquer que c'est moi qui, pour m'amuser, l'avait traité de "grande pécheresse" dans un message de la discussion “Projection”. Oh la la, je pourrais rationaliser en évoquant une journée d'hier émotionnellement éprouvante, mais il vaut mieux que je regarde la vérité en face : la vieillesse est un naufrage. :rofl:

 

Et puis, il faudrait que je porte la même attention à me relire que j'en porte à vous lire. :heart:

 

Très amicalement,

Fabien

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