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l’ennéagramme

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Thierry

Une séparation (film d'Asghar Farhadi, 2011)

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Thierry

Le film Une séparation d'Asghar Farhadi a obtenu à la fois un succès professionnel et public (total de 969 475 entrées en France au 3 mars 2012). Il a été primé à Berlin : Ours d'or 2011, Ours d'argent du meilleur acteur pour l'ensemble des acteurs du film, et Ours d'argent de la meilleure actrice pour l'ensemble des actrices du film.

Primer l'ensemble des acteurs a du sens pour un film dont aucun rôle n'est secondaire. En effet, la séparation, en elle-même, n'est qu'un aspect de l'histoire, comme le confirme le réalisateur, Asghar Farhadi, lors d'un entretien qui figure en bonus du DVD du film : « Je pense même qu'en collant la première scène à la dernière nous aurons un court métrage », « En optant pour une mise en scène et une caméra documentaire, nous survolons les détails sans y prêter attention. Ces détails déclencheront plus tard des situations critiques […] ». Le réalisateur ajoute : « En effet, Une séparation est un film policier ou un film à énigme. Sauf qu'on n'y voit jamais le détective. C'est le spectateur qui joue ce rôle. Grâce à une succession d'indices, il mène sa propre enquête. On peut dire que Une séparation est un film policier raconté sur un mode documentaire. »

Bonne lecture,
Amicalement,
Thierry

Difficultés de typage des personnages

« Un film policier raconté sur un mode documentaire » dont le rythme est soutenu ne permet pas aux styles de communication préférés des différents personnages d'apparaître de manière indiscutable. Par exemple, des conseils liés à des péripéties dramatiques peuvent être plus attribués aux nécessités du moment qu'au style de communication conseil-éloge. Notons, au passage, que la communication par le regard est souvent utilisée, notamment pour les enfants (Le réalisateur précise : « Par rapport à mes autres films, dans celui-ci, j'ai donné un rôle plus conséquent aux enfants pour la première fois. On a l'impression que ce sont eux les véritables juges du film. Leur jugement se rapproche le plus de celui du public »).

L'expression du niveau de vie ROUGE dans la pratique de la dette d'honneur est à souligner. De plus, un des aspects palpables dans le film est une certaine tension entre classes sociales, confirmée par le réalisateur dans un autre entretien, figurant dans le livret joint au DVD (du moins à l'édition avec couverture cartonnée) : « En Iran, il y a un conflit caché entre la classe moyenne et la classe plus défavorisée. Dans le futur, ce conflit pourrait éclater à la surface. »

Il y a suffisamment d'éléments pour typer Nader (Peyman Moadi), le mari, et Simin (Leila Hatami), la femme. En revanche, on en est réduit aux hypothèses concernant Termeh (Sarina Farhadi), la fille de Nader et Simin, ainsi que concernant la garde malade et femme de ménage Razieh (Sareh Bayat) et son mari, ancien cordonnier au chômage, Hodjat (Shahab Hosseyni). La vidéo de la remise des prix à Berlin, un des bonus du DVD, laisse penser que les types de Termeh et Razieh peuvent être ceux des actrices elle-mêmes. Quant au personnage d'Hodjat, il est d'autant plus difficile à typer qu'il manifeste un fort ROUGE. Le père de Nader, atteint d'Alzheimer, n'est pas typable. Le juge qui recueille les plaintes et instruit les affaires est dans un strict rôle dont on peut uniquement dire qu'il l'exerce avec une bienveillance quelque peu convenue. La fillette de Razieh n'est pas typable non plus.

Le mari, Nader, 9 alpha sous-type social « participation périphérique »

Orientation d'acceptation-soutien

Lorsque le juge, qui instruit la plainte suite à la fausse couche de Razieh, s'apprête à faire arrêter Hodjat sur le champ pour insubordination, Nader, bien qu'accusé par Hodjat d'avoir tué son enfant en frappant Razieh enceinte, essaie d'apaiser le juge : « Je peux vous demander de le pardonner pour cette fois. »

Fuite des conflits

Lorsque Razieh doit s'absenter précipitamment, elle attache le père de Nader à son lit pour qu'il ne tombe pas et l'enferme. Nader, rentré plus tôt que d'habitude, trouve son père, seul, attaché et quand même tombé de son lit. Nader a-t-il frappé Razieh à son retour ? A-t-elle fait une fausse couche à cause de Nader ? En tout cas, on voit Nader la renvoyer sans ménagement. Il ne faut pas en conclure que Nader ne serait pas 9, car la situation est exceptionnelle !

Lorsque Nader constate que sa femme fait sa valise pour le quitter, Nader est tendu mais garde ses distances, il ne peut pas réagir, et encore moins lui demander de rester. Il n'esquisse même pas un geste pour s'opposer à son départ.

Dans une autre scène, Termeh rappelle à son père qu'il lui a juré de demander à sa mère de revenir : « Tu lui demanderas ? » Nader reste silencieux. De retour, quelques minutes plus tard, il avoue :
Je n'ai pas pu.
Tu m'avais promis.
Je te demande pardon.

Simin, au volant de sa voiture, laisse son chagrin s'exprimer : « Il ne m'a pas demandé une seule fois de rester. Il n'a même pas refusé le divorce. Après 14 ans de vie commune comme si de rien n'était… »

Passion de paresse (à se connaître)

Devant le juge chargé de traiter la demande de divorce de sa femme, comparant avec sa femme, Nader refuse à la fois de consentir au divorce et de s'y opposer : « C'est toi qui me traînes ici. Tu veux divorcer. », « Je le dis et je le répète. Je ne vais pas te retenir de force. » Il n'accepterait le divorce que si sa femme était déjà partie à l'étranger, tandis que sa femme veut divorcer parce qu'il ne veut pas partir à l'étranger. Simin a déjà obtenu qu'ils fassent ensemble une demande de visa, qui a fini par être acceptée, au bout de 18 mois.

Fixation d'oubli de soi

Simin a négocié le retrait de la plainte d'Hodjat contre de l'argent et est sur le point de revenir avec Nader. Mais Nader n'accepte pas la reconnaissance de culpabilité qu'implique un dédommagement. Une dispute s'en suit et Simin part pour de bon. Termeh tente de l'empêcher de partir, en vain. Nader ne fait, de nouveau, rien pour que sa femme ne parte pas. Après le départ de Simin, il essaie de minimiser la gravité de la situation auprès de Termeh en pleure. Selon Nader, Termeh peut aller chez ses grand-parents maternels avec sa mère, comme si de rien n'était : « Ce n'est pas grave. Vas-y jusqu'à la fin de tes contrôles. Tu seras avec tes grand-parents. Ce sera mieux. » Nader ne peut pas plus prendre en compte le besoin de sa fille de voir ses parents être de nouveau ensemble que son propre besoin (« parent actif »).

Mode de défense préféré, la narcotisation

Dans l'appartement familial, pendant que sa femme fait, pour la première fois, sa valise pour le quitter et retourner chez ses parents, Nader narcotise aux tâches ménagères :
– [À Termeh] Ta mère lave avec quel programme ?
Je vais lui demander ?
Veux-tu déjà me ridiculiser ?
Je dirais le 4.
Pourquoi le 4 ?
Parce que le chiffre s'est effacé. C'est qu'elle a utilisé ce programme plus que les autres.
Va pour le 4.
Nader conclut de manière fantaisiste :
À partir de demain, on met tous les appareils sur 4.
Termeh le ramène à la réalité :
Elle s'en va maintenant.
Elle reviendra.
Elle reviendra effectivement, mais Nader ne la retiendra pas plus quand elle partira pour de bon.

Hiérarchie des centres, variante

Nader réprime son centre émotionnel et ne l'utilise qu'avec peu d'intensité. Il craque un moment, mais en faisant la toilette de son père, atteint d'Alzeimer, qui ne parle plus et ne réagit guère, donc c'est comme s'il était seul. La plupart du temps, Nader se contente de gérer la situation, reflétant son manque d'espoir, signe de la répression de son centre instinctif préféré. Il utilise régulièrement son centre mental en tenant toujours compte de la globalité de la situation. Cet ensemble d'attitudes récurrentes confirme l'ennéatype et donne la variante.

Sous-type social « participation périphérique »

Nader manifeste essentiellement son sous-type social. Seul le sous-type social du type 9 correspond à sa manière d'être.

La femme, Simin, 2 mu sous-type social « ambition »

Orientation

Simin agit en fonction de ce qu'elle croît être le besoin des autres et pour leur bien. Ainsi, quand elle tente de négocier avec Hodjat le versement d'une indemnité, elle indique clairement que c'est sans l'accord de Nader et sans même l'avoir tenu au courant de sa démarche : « On fixe un montant et je m'occupe de convaincre mon mari. » Nader estime que verser une indemnité, c'est reconnaître sa culpabilité, il y est donc opposé tant que sa culpabilité n'est pas établie, tandis que Simin ne voit que le fait de pouvoir arranger tout le monde rapidement à un coût supportable (un petit calcul fixe les idées : le montant de l'indemnité négociée représente cinquante fois le montant d'une journée de travail de Razieh).

Fuite de ses propres besoins

Simin reconnait à plusieurs reprises qu'elle ne veut pas vraiment divorcer, néanmoins elle a fait une demande de divorce pour faire pression sur Nader qui n'accepte pas qu'elle parte au moins avec leur fille à l'étranger. En plus d'être au détriment de ses propres besoins et de compliquer inutilement la situation, cette demande ne peut qu'aviver la false core de son mari 9.

Passion d'orgueil

Simin manifeste de l'orgueil, par exemple, lorsque Termeh refuse de la suivre :
J'ai du travail. Je ne viens pas.
Je vais te laisser toute seule…
D'accord.
Gare à toi si tu m'appelles pour me réclamer.

Fixation de flatterie-dédain ?

Le ton réaliste des dialogues ne laisse pas de place à l'expression de la fixation.

Mode de défense préféré, la répression

Le juge des affaires familiales interroge Simin :
Alors, pourquoi divorcer ?
Il refuse de partir avec moi. S'il accepte, je retire tout de suite ma requête.
Simin ne veut pas vraiment divorcer, mais elle veut à tout prix partir à l'étranger pour assurer un meilleur avenir à sa fille :
Et ta fille et son avenir, tu t'en fiches ?
Le mode de défense de Simin est la répression, et elle demande au juge des affaires familiales de se joindre à elle pour réprimer Nader.

Mode de communication préféré, conseil-éloge

Le rythme dramatique et le ton réaliste du film laissent peu de place aux conseils non urgents et encore moins aux éloges. On peut toutefois noter que Simin fait l'éloge du versement d'une indemnité à Hodjat et Razieh de manière émotionnelle et même compationnelle, et ce, malgré les intimidations d'Hodjat : « Ce sont des pauvres gens », argument, bien entendu, irrecevable par Nader, qui lui répond : « Je n'y suis pour rien ! »

Hiérarchie des centres, variante

Simin ne comprend pas que Nader avait perçu d'instinct qu'elle n'était pas partie pour de bon. Elle cherche une explication mentale. Son centre émotionnel extérieur est visible à sa manière offensive d'interroger sa fille, qui finit par se taire :
Il se fichait que je parte.
Il savait que c'était pour de faux.
C'est toi qui le lui as dit ?
Non, il l'a deviné.
Dis-moi la vérité, tu lui as dit ?
La scène se termine sur la manifestation d'orgueil citée plus haut.

L'émotion, tendue vers les autres, est toujours perceptible, chez Simin.

Sous-type social « ambition »

Simin ne cesse de montrer de l'ambition pour sa fille et pour ce qu'elle pense être une amélioration de la situation familiale.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Merci Thierry de cette analyse. J'ai vu Une Séparation au cinéma à sa sortie et j'ai beaucoup aimé ce film. Mais je n'ai pas pris de note en sortie sur les ennéatypes et, sauf évidence absolue, je préfère ne pas commenter un film que je n'ai vu qu'une fois, des subtilités pouvant échapper notamment en termes de communication. Je serais donc silencieux dans cette conversation, sauf éventuellement en matière de cohérence entre ce qui y est dit et l'ennéagramme.

 

Très amicalement,

Fabien

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Thierry

Bonjour Fabien, bonjour à tous,

 

À noter que le personnage du père de Nader est montré avec beaucoup de justesse. Je peux en témoigner puisque ma mère avait Alzheimer. Le réalisateur précise lors de l'entretien en bonus du DVD : « Mon grand-père — qui ressemblait à celui du film — avait la maladie d'Alzheimer et était assisté par une servante. » Ce personnage est à la fois juste, émouvant, et par moments drôle. Par exemple, qui tente de retenir Simin qui fait sa valise ? Ni Nader, ni Termeh, mais uniquement le père de Nader ! :happy:

 

L'actrice qui joue Termeh, Sarina Farhadi, est la fille du scénariste et réalisateur Asghar Farhadi. Il est donc probable que certains traits de personalité de l'actrice se rerouvent dans le scénario. Voici les quelques éléments que j'ai retenus. Pas de quoi conclure concernant le typage, mais on peut faire toutefois une hypothèse. Bonne lecture.

 

Très amicalement,

Thierry

 

La fille, Termeh, 3 alpha ?

 

Rappelons l'attribution du rôle d'observateurs jugeant les adultes, souvent d'un simple regard, aux enfants dans ce film. Ce choix limite l'expression du personnage, qui se met nécessairement en retrait pour observer.

 

Fuite de l'échec

 

Dans la scène à la station-service, l'importance de l'image de soi pour Termeh est claire. On peut d'autant plus interpréter son attitude comme une fuite de l'échec, qu'elle rayonne de satisfaction à l'issue gagnante, chute de la scène.

Nader est au volant de la voiture, tandis que Termeh va faire le plein. Nader voit dans le rétroviseur qu'elle oublie la carte [de fidélité ?] :

Carte !

Termeh de retour dans la voiture :

Tout le monde me regarde.

Tu t'en fiches.

Termeh confirme à son père qu'elle a laissé la monnaie à l'employé :

C'est son pourboire.

Le pourboire, c'est quand il te sert. Vas récupérer l'argent !

Papa !

Dépêche-toi !

Termeh se fait violence. Dans le rétroviseur, on voit qu'elle fait bonne figure en expliquant à l'employé, qui ne rechigne pas à rendre la monnaie. Elle revient dans la voiture :

Tiens !

C'est pour toi.

Vraiment.

Termeh est visiblement surprise de la fin gratifiante de cette scène pénible pour elle.

 

Dans une autre scène, Nader fait réviser du vocabulaire à Termeh :

C'est de l'arabe, ça, pas du persan.

C'est notre prof qui nous l'a dit.

Pas de ça avec moi ! Quand c'est faux, c'est faux. Peu importe qui le dit. Pour « garantie »…

Elle va me retirer des points.

Tant pis.

Sensibilité à l'image et au résultat.

 

Hiérarchie des centres, variante

 

Termeh utilise volontiers son centre instinctif, qui n'est donc pas réprimé. Par exemple, elle tente de s'opposer physiquement au départ pour de bon de sa mère. On peut aussi citer la course dans l'escalier avec son père.

 

L'actrice jouant Termeh à la Berlinale

 

Lors de la remise des prix à la Berlinale 2011, Sarina Farhadi, après avoir brandi l'ours reçu en trophée d'une manière énergique, souligne de manière pragmatique un résultat on ne peut plus tangible — plus tangible que le prix — et l'émotion qu'il suscite en elle : « Merci à tous ceux qui sont allé voir le film en Iran. Ceux qui font la queue pendant des heures. Je cherchais une bonne occasion pour dire au public iranien que votre présence me fait vraiment chaud au cœur. » N'est-ce pas exprimer l'orientation du type 3 ?

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Thierry

Bonjour à tous,

Voici quelques éléments de typage concernant le personnage de Razieh. J'ai revisionné les remerciements de l'actrice lors de la remise des prix. Ils n'apportent, finalement, rien de plus à la compréhension de son incarnation du personnage. Bonne lecture.

Très amicalement,
Thierry

La servante, Razieh, 4 alpha ?

Hiérarchie des centres, variante

Razieh, très religieuse, face à une situation plus difficile que prévu, essaye d'obtenir une autorisation bienveillante pour intervenir : « Je travaille chez quelqu'un. Je m'occupe d'un vieil homme. Je voulais savoir… Excusez-moi, mais… il s'est fait dessus. Je voulais savoir si le changer serait un péché », « Non, il n'y a personne d'autre. C'est un vieillard de quatre-vingts ans. Il n'a plus toute sa tête », « L'urgence c'est que le pauvre attend depuis une demi-heure. Je peux ? » L'inquiétude de la fervente Razieh à propos des modalités d'application de la loi musulmane (acte autorisé ou interdit, halal ou harem en arabe — je n'ai pas noté les mots en persan ) est une réalité culturelle qui ne nous renseigne pas sur son ennéatype. Ce serait une erreur, par exemple, de privilégier l'hypothèse du type 6. De cette scène l'on peut retenir l'émotion, l'humanité, la compassion. Le centre émotionnel est clairement le centre préféré.

L'émotion est également privilégiée pour interpeler le juge au cours de l'instruction : « Vous qui êtes comme mon frère aîné, vous reconnaissez bien une femme enceinte. »

À plusieurs reprises, Razieh réagit avec un temps de retard, ce qui conduit à l'hypothèse du centre instinctif réprimé, donc du centre mental en support.

L'utilisation des centres est vers l'intérieur.

Mode de défense préféré, l'introjection

Suite à un imprévu sérieux, Razieh a attaché le père de Nader, qui dormait, à son lit, pour qu'il ne tombe pas, et s'est absentée. Nader, après avoir découvert son père attaché, et néanmoins tombé du lit, le lui reproche, et, dans la foulée, l'accuse du vol de l'argent qui avait été mis de côté pour payer son travail en fin de journée :
Et vous êtes allé dans la chambre.
Laquelle ?
Celle où vous avez pris de l'argent dans le tiroir.
Razieh réagit en introjectant avant de nier :
Moi, j'ai pris de l'argent ?
Pourquoi ?
J'ai pris de l'argent ?
Vous ne l'avez pas fait ?
Je vous jure que je n'ai pas fait ça !
Sors d'ici.
Je le jure sur nos saints.
– [sur un ton plus bas, sous-titre non répété] Sors d'ici.
Vous dites que j'ai pris votre argent ? Regardez dans mon sac si votre argent y est.
Razieh est bouleversée, comme elle le confirme plus tard spontanément devant le juge : « J'ai perdu mon enfant, mais cela me fait moins mal que son accusation de vol. »

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Fabien Chabreuil

Bonjour Thierry,

 

Tu en as beaucoup en réserve comme cela ? :rofl:

 

Très amicalement,

Fabien

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Thierry

Bonjour Fabien, bonjour à tous,

 

Asghar Farhadi raconte, lors de l'entretien figurant sur le DVD, l'importance qu'il a donné à la ferveur exprimée par le personnage de Razieh : « Quant à ma méthode de travail avec l'actrice qui joue Razieh, je peux simplement dire que j'ai essayé à travers nos séances de travail de la pousser à croire qu'elle était religieuse. Je lui ai demandé que, dans sa vie personnelle en dehors du plateau, elle continue à vivre comme une vraie religieuse. Elle devait porter le tchador et fréquenter les séances de récitation du Coran. Elle devait faire ses prières au quotidien et se persuader réellement qu'elle était religieuse. » Analyser en quoi cette ferveur est perceptible dépasse le cadre des analyses d'œuvres de fiction, car elle conduirait à une analyse de groupe de croyants (groupe de récitants du Coran, et, plus largement, oumma schiite). Tout ce que je peux dire est que les analyses d'islamologues, universitaires et arabisants, portées à ma connaissance vont dans le même sens que la discussion sur l'ennéatype de l'Islam.

 

Il y a plus difficile à cerner, en terme d'hypothèse d'ennéatype, que Termeh ou Razieh, dans ce film : il y a le personnage d'Hodjat, avec un fort ROUGE et une gestuelle, notamment quand sa colère monte, à étudier. Pour quelques pièces de puzzle de plus. :laugh:

 

Très amicalement,

Thierry

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