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l’ennéagramme

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Jérôme

Emballement du centre préféré des types du triangle

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Jérôme

Bonjour à tous,

Les types du triangle ont cette spécificité d'avoir leur centre préféré qui bascule...ou s'emballe

L'emballement du centre mental des 6 est souvent décrit, avec la gamberge qui se met en route, et d'innombrables questions qui ne trouvent pas de réponses.
L'emballement du centre instinctif des 9 se retrouve dans de l'hyperactivité, en particulier dans des taches de narcotisation pas forcément prioritaires (tailler le jardin et couper du bois toute la journée sans se fatiguer, pratique sportive, ranger compulsivement le garage, hyperactivité professionnelle non prioritaire, etc.).

Pour le centre émotionnel du 3, j'ai plus de mal pour voir comment peut se traduire cet emballement ? Auriez vous des exemples ?

Très amicalement,
Jérôme

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

C'est amusant, Jérôme, que tu soulèves ce sujet. Juste avant les vacances, Patricia et moi en parlions, mais sans nous limiter au triangle.

 

En effet, je discutais avec elle d'une connaissance 8 qui clairement réprime l'émotionnel et, pourtant, fait de temps en temps de véritables crises d'hystérie, au sens populaire du terme d'emballement émotionnel. Nous en conclûmes que la répression d'un centre pouvait toujours prendre ces deux formes : paralysie ou frénésie.

 

Je n'ai jamais été témoin de ce mécanisme chez un 3, mais il me semble probable que cela existe et j'espère qu'ils en témoigneront.

 

Très amicalement,

Fabien

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Kayla

Bonjour vous deux !

Je m'interroge depuis quelques temps sur les phases d'hyperactivité dignes d'une 9 que je traverse parfois alors même que mon centre instinctif peut être très très réprimé. Je distingue bien ces phases de moments où j'active mon centre instinctif au service de mes centres émotionnel et mental. Ce sont plutôt des moments de désintégration où soit je ne fais rien, soit je m'agite de façon survoltée dans des tâches sans importance dans l'immédiat.

Cela semble donc aller dans le sens de ce que vous dîtes, non ?

Ma fille aînée, 5 mu, n'exprime la plupart du temps aucune émotion mais peut d'un coup partir, très rarement, en crise d'hystérie aussi. Elle vient de le vivre à un moment où justement sa répression des émotions lui aurait été très utile ! (Du coup, un prof a hésité à la prendre dans sa section parce qu'il la trouvait trop émotionnelle ! Heureusement, on a pu lui dire que ce n'était pas du tout le cas !)

Ma deuxième, 2 alpha qui réprime le mental, oscille plus fréquemment entre répression importante et emballement qui m'ont parfois fait penser à une 6. Mais tous les autres mécanismes sont bien ceux du 2 !

Ma troisième est 1 mu. C'est plus difficile à observer puisque c'est aussi sa dichotomie.

Puisque c'est une manifestation différente du centre réprimé, ce n'est donc pas lié à des moments d'intégration et à un (véritable) accès au centre réprimé ?

J'ai peut-être un exemple pour un collègue 3 alpha. Il y a quelques mois une autre collègue et moi avons tenté (en vain !) de lui faire prendre conscience de l'illégalité d'une démarche. Il ne comprenait pas, perdait pied, je l'ai vu se décomposer littéralement devant nous, et les larmes qui commençaient à briller dans ses yeux. J'ai stoppé net la discussion et l'ai remise à plus tard. Il était sur le point de griller un fusible émotionnel !! Nous avons essayé de reprendre cette discussion depuis, mais réaction identique. Nous avons donc décidé de ne pas chercher à le lui faire comprendre et de lui imposer tout simplement un refus net et catégorique ! Est-ce que ça vous semble illustrer vos observations ?

Chouette, un nouveau sujet de recherche passionnant !

Bises non-reprimées,
Kayla

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Demilune

Bonjour à tous,

 

Je crois que Fabien, en s'intéressant au centre réprimé de tous les ennéatypes, a un peu détourné la question initiale de Jérôme qui portait sur le centre préféré (qui est certes co-réprimé pour les types du triangle). En effet j'interprétais l'emballement dont parle Jérôme comme une manifestation de l'excès d'utilisation de ce centre — donc à un moment où il n'a pas basculé. Il me semble que ce qui est décrit par Fabien et Kayla est plutôt une conséquence du fait que le centre réprimé est trop peu utilisé et que lorsqu'on fait appel à lui, il a du mal à doser son intervention. Cela étant, ce n'est pas un scoop que les centres préféré et réprimé sont ceux dont le fonctionnement est le moins équilibré, donc il ne serait pas étonnant d'observer des dysfonctionnements similaires dans ces deux centres.

 

En ce qui me concerne, je constate plus fréquemment des alternances paralysie/frénésie au niveau du centre mental, qui chez moi est réprimé en permanence. Je peux rechigner à organiser les choses les plus simples (coordonner deux rendez-vous, prévoir à manger pour un nombre de repas donné…) mais il m'arrive aussi de faire de la surchauffe quand j'ai l'impression que les choses se compliquent : je crains de ne pas réussir à trouver une solution (manque de confiance dans les capacités de mon centre mental) et alors mes idées s'enchaînent de manière incontrôlée, des tas d'hypothèses surgissent, dont aucune ne répond de façon satisfaisante au problème que je rencontre. C'est un véritable effort de reposer calmement les divers éléments du problème et de faire fonctionner mon raisonnement logique. Pour le centre instinctif, je vis bien sûr de temps en temps la paralysie du centre et parfois l'hyperactivité, mais je trouve que cette alternance est moins fréquente que pour le centre mental. Peut-être est-ce de ma part une simple question de déséquilibre d'observation entre ces deux centres…

 

J'ai aussi remarqué chez ma compagne 6 alpha de fréquentes alternances paralysie/frénésie de son centre instinctif réprimé. La frénésie répond chez elle à son besoin de se rassurer. Par exemple quand nous rentrons de voyage, y compris après un long trajet, elle s'agite en tous sens pour ranger les valises, lancer des lessives, remettre tout à sa place, là où ma seule envie est d'aller me reposer.

 

De mon point de vue, l'hypothèse d'une mise en marche excessive du centre réprimé dans certaines circonstances me semble séduisante. Pour prolonger la question de Jérôme, pourrait-on imaginer un effet symétrique pour le centre préféré (hors ennéatypes du triangle) qui pourrait, au milieu de ses plages "normales" de sur-utilisation, manifester des moments de paralysie ?

 

Bien amicalement,

Tristan

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Jérôme

Bonjour à tous,

Fabien, Kayla, Tristan, merci pour vos réponses.

C'est amusant, Jérôme, que tu soulèves ce sujet. Juste avant les vacances, Patricia et moi en parlions, mais sans nous limiter au triangle.

En effet, je discutais avec elle d'une connaissance 8 qui clairement réprime l'émotionnel et, pourtant, fait de temps en temps de véritables crises d'hystérie, au sens populaire du terme d'emballement émotionnel. Nous en conclûmes que la répression d'un centre pouvait toujours prendre ces deux formes : paralysie ou frénésie.

J'avais préparé une première réponse hier soir, mais j'ai vu le billet de Tristan juste avant de la publier, ce qui a relancé ma réflexion et a plutôt aidé à la simplifier. Cela m'a d'ailleurs donné une occasion en temps réel de voir mon mental s'emballer vainement, cherchant à théoriser inutilement cette réflexion : ça a duré plus de deux heures avant que j'arrive à stopper le phénomène.

Je crois que Fabien, en s'intéressant au centre réprimé de tous les ennéatypes, a un peu détourné la question initiale de Jérôme qui portait sur le centre préféré (qui est certes co-réprimé pour les types du triangle). En effet j'interprétais l'emballement dont parle Jérôme comme une manifestation de l'excès d'utilisation de ce centre — donc à un moment où il n'a pas basculé.

Je n'avais a priori pas trouvé que Fabien avait détourné la question, car j'avais associé l'emballement à la répression plutôt qu'à la sur-utilisation. Après réflexion, j'ai tendance à persister dans cette voie qui reviendrait à dire qu'un centre réprimé est (plus ou moins) déconnecté des autres, et que dans cette déconnexion il est soit inactif, soit non contrôlé. Pour prendre une analogie électrique, il est soit en court circuit à la masse, soit en circuit ouvert et potentiel flottant. Dans les deux cas il ne remplit pas la vocation prévue pour ce centre (le centre mental n'arrive pas à comprendre le monde ni à imaginer des plans, le centre émotionnel ne se connecte ni aux autres ni à ses propres émotions, le centre instinctif ne contrôle pas grand chose).

 

Une autre façon de voir les choses serait de se dire qu'après trop de répression, l'énergie tout de même accumulée du centre réprimé se libère de manière non contrôlée sous forme d'un emballement.

Je fais l'hypothèse que lors de la bascule des types du triangle, le centre préféré devient le plus réprimé, en cohérence avec ce que nous étudions lors du stage Détermination. La répression étant plus forte, l'emballement a aussi plus de chance d'être visible, à voir si celà se confirme par l'observation. Au vu des témoignages rapidement cités par Fabie,n Kayla et Tristan pour des types hors triangle, ce n'est peut être pas si évident.

En ce qui me concerne, je constate plus fréquemment des alternances paralysie/frénésie au niveau du centre mental, qui chez moi est réprimé en permanence. Je peux rechigner à organiser les choses les plus simples (coordonner deux rendez-vous, prévoir à manger pour un nombre de repas donné…) mais il m'arrive aussi de faire de la surchauffe quand j'ai l'impression que les choses se compliquent : je crains de ne pas réussir à trouver une solution (manque de confiance dans les capacités de mon centre mental) et alors mes idées s'enchaînent de manière incontrôlée, des tas d'hypothèses surgissent, dont aucune ne répond de façon satisfaisante au problème que je rencontre. C'est un véritable effort de reposer calmement les divers éléments du problème et de faire fonctionner mon raisonnement logique.

"+1". Comme souvent, Tristan, je peux faire copier-coller de ton témoignage (peut être un peu de fusion quand même :happy:).

Pour prolonger la question de Jérôme, pourrait-on imaginer un effet symétrique pour le centre préféré (hors ennéatypes du triangle) qui pourrait, au milieu de ses plages "normales" de sur-utilisation, manifester des moments de paralysie ?

Oui, Il me semble que l'arrêt ou la paralysie du centre préféré correspond aux moments de désintégration externe (cf. loi circulaire du stage Centres), et/ou à des moments de contrepassion où l'ennéatype perd son orientation (cf. stage Néti-Néti).

Je m'interroge depuis quelques temps sur les phases d'hyperactivité dignes d'une 9 que je traverse parfois alors même que mon centre instinctif peut être très très réprimé. Je distingue bien ces phases de moments où j'active mon centre instinctif au service de mes centres émotionnel et mental. Ce sont plutôt des moments de désintégration où soit je ne fais rien, soit je m'agite de façon survoltée dans des tâches sans importance dans l'immédiat.

Cela semble donc aller dans le sens de ce que vous dîtes, non ?

Il me semble, oui.

Ma fille aînée, 5 mu, n'exprime la plupart du temps aucune émotion mais peut d'un coup partir, très rarement, en crise d'hystérie aussi.

Je me suis dit que pour les 5 et les 6, le contrepoids égotique pouvait faire penser à un emballement de l'émotionnel (ce qui ne veut pas dire qu'il ne peut pas y avoir d'emballement de l'émotionnel sans contrepoids égotique).

Ma troisième est 1 mu. C'est plus difficile à observer puisque c'est aussi sa dichotomie.

Oui, la dichotomie du 4 peut aussi faire penser à un emballement du mental, il me semble.

Puisque c'est une manifestation différente du centre réprimé, ce n'est donc pas lié à des moments d'intégration et à un (véritable) accès au centre réprimé ?

Oui. Dans les moments d'intégration le centre ne serait pas sur-utilisé et répondrait à sa vocation.

J'ai peut-être un exemple pour un collègue 3 alpha. Il y a quelques mois une autre collègue et moi avons tenté (en vain !) de lui faire prendre conscience de l'illégalité d'une démarche. Il ne comprenait pas, perdait pied, je l'ai vu se décomposer littéralement devant nous, et les larmes qui commençaient à briller dans ses yeux.

Peut être un emballement "intérieur" du centre émotionnel, différent de l'emballement extérieur plutôt proche de l'hystérie dont parle Fabien.

À suivre, je suis toujours preneur de témoignages de 3 avec l'émotionnel qui s'emballe
Très amicalement

Jérôme

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

"Je n'avais a priori pas trouvé que Fabien avait détourné la question."
Ouf ! Je l'ai échappé belle. En lisant Tristan, j'avais failli développer mon aile 6 ! :rofl:

J'ai peut-être un exemple pour un collègue 3 alpha. Il y a quelques mois une autre collègue et moi avons tenté (en vain !) de lui faire prendre conscience de l'illégalité d'une démarche. Il ne comprenait pas, perdait pied, je l'ai vu se décomposer littéralement devant nous, et les larmes qui commençaient à briller dans ses yeux.

Peut être un emballement "intérieur" du centre émotionnel, différent de l'emballement extérieur plutôt proche de l'hystérie dont parle Fabien.

Cela me semble normal, la direction d'utilisation des centres ne concernant pas que le centre préféré, mais la totalité de la personnalité. Les cas d'hystérie que j'évoquais concernaient des 8, personnalité tournée vers l'extérieur, donc prioritairement emballement extérieur. Il me semble que, logiquement, les types du triange devraient pouvoir pratiquer les deux types d'emballement, intérieur et extérieur. Les veinards ! :tongue:

 

Très amicalement,

Fabien

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Même pas peur

J'ai aussi remarqué chez ma compagne 6 alpha de fréquentes alternances paralysie/frénésie de son centre instinctif réprimé. La frénésie répond chez elle à son besoin de se rassurer. Par exemple quand nous rentrons de voyage, y compris après un long trajet, elle s'agite en tous sens pour ranger les valises, lancer des lessives, remettre tout à sa place, là où ma seule envie est d'aller me reposer.

Je confirme ! Je suis 6 alpha et j'ai des espèces de crises d'emballement de l'instinctif où je ne parviens pas à me contrôler. S'ensuit une série de tâches qui s'enchainent dans une espèce de frénésie d'où je ressors épuisée… En général, il s'agit de tâches qui sollicitent une partie de l’instinctif que je ne travaille pas. Je m'explique, je fais pas mal de sport, de la peinture et du jardinage, mais je rechigne vraiment beaucoup à faire les tâches administratives (classer le courrier, répondre aux mails…) ou ce qui concerne le rangement (plier le linge, ranger un objet qui traîne sur la table depuis des lustres, à tel point que ce sont en général des choses que fait mon mari — un super-instinctif — las de voir que je ne les ferai pas…) et le pire de tout, c'est pour moi lire un mode d’emploi ou une notice. Pendant ces crises, je fais tout ça !

En cela j'imagine que c'est ce côté instinctif qui a été trop longtemps réprimé qui s'emballe. Comme un barrage qui finit par céder sous la pression…

 

Mon mari, lui, est un 8 (je ne peux m'avancer sur son aile), mais lui qui aime tant être dans l'action que ça laisse perplexe, parfois. Je rentre de déplacement et je retrouve un appartement de célibataire endurci, le courrier n'est pas ouvert, le désordre est terrible, le frigo vide… Un énorme décrochage de son centre préféré…

 

Même pas peur

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Ton témoignage, Même pas peur, attibue au centre instinctif des activités qui ne relève pas de lui :

  • "Je fais pas mal de sport, de la peinture et du jardinage" : oui, instinctif dominant.
  • "Tâches administratives (classer le courrier, répondre aux mails…)" : il y a certes une dimension instinctive comme à chaque fois qu'on fait quelque chose mais aussi une dimension mentale, et peut-être émotionnelle pour la réponse aux mails ; je ne suis pas certain que c'est le centre instinctif qui est le plus mobilisé dans ces tâches. Il serait souhaitable ici de s'auto-observer et de trouver la vraie raison de la non-action.
  • "Le rangement (plier le linge, ranger un objet qui traîne sur la table depuis des lustres)" : oui, instinctif dominant.
  • "Le pire de tout, c'est pour moi lire un mode d’emploi ou une notice" : plus mental qu'instinctif !

"Je fais pas mal de sport, de la peinture et du jardinage."

Tu n'as encore fait que le stage de Bases, et peut-être faudrait-il être prudent à propos de ta variante (cf. ce message en réponse à une autre de tes interventions d'hier au soir). Si tu était de variante mu, ton emballement de l'instinctif pourrait venir de la bascule du mental qui mettrait le centre instinctif à nu en première position.

 

"Je rentre de déplacement et je retrouve un appartement de célibataire endurci, le courrier n'est pas ouvert, le désordre est terrible, le frigo vide… Un énorme décrochage de son centre préféré…"
Peut-être bien que oui, peut-être bien que non. Pour parler de décrochage du centre instinctif, il faudrait savoir ce qu'il a réellement fait à la place. Ce n'est pas parce que quelqu'un n'utilise pas son centre préféré comme nous aurions aimé qu'il le fasse qu'il ne s'en est pas servi ! :tongue: Et bien sûr, la remarque ci-dessus à propos des mails s'applique ici au courrier.

 

Très amicalement,

Fabien

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Kayla

Bonjour Fabien et tout le monde,

Merci Fabien pour ces distinctions et précisions concernant l'utilisation des centres.

"Ce n'est pas parce que quelqu'un n'utilise pas son centre préféré comme nous aurions aimé qu'il le fasse qu'il ne s'en est pas servi !"
Ça vaut aussi pour le centre réprimé ! On m'a déjà reproché de ne rien faire, juste parce que je ne l'avais pas utilisé comme on aurait voulu que je le fasse.

Exemple : mon amie aurait aimé (mais ne le dit pas) que je vide et déplace des cartons qui encombrent le sol du palier.
À la place, j'ai briqué à fond les escaliers sur les trois étages et rangé l'intérieur de ses armoires.
Elle rentre alors et me reproche de n'avoir rien fait de la journée !!

Pourtant j'avais bien utilisé mon centre instinctif ! (Avec une motivation émotionnelle de lui faire plaisir. Raté pour cette fois-là !)

Exemple de suremballement de mon centre instinctif que je viens tout juste de vivre : je reviens d'un stage de trois jours formidable, je suis épuisée et suis ravie de me reposer quand les filles iront à l'école le lendemain. Au lieu de ça, un vilain virus les a attaquées toutes les trois en même temps, et je les ai à la maison pour la semaine ! J'aurai pu me contenter de jouer les infirmières, mais j'ai en plus, entre deux cuillères de sirop, recopié toutes mes notes de stage, rangé l'appart à fond, trié tous les jouets et vêtements, etc. Je n'ai pas arrêté une minute, même si je sentais que mon corps n'en pouvait plus !

 

Ce n'était pas pour faire plaisir à quelqu'un, pas même à moi. C'est vrai que c'était nécessaire mais ce n'était pas pour ça, c'est juste parce que je ne pouvais pas m'e empêcher sur le moment. Une façon de compenser le stress de voir mes projets tomber à l'eau (qui étaient de me reposer et de recopier tranquillement mes notes de stage).

Résultat, je suis allée au-delà de mes capacités physiques et aujourd'hui, j'ai du mal à marcher tellement j'ai mal !

À bientôt,
Kayla

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Pourtant j'avais bien utilisé mon centre instinctif ! (Avec une motivation émotionnelle de lui faire plaisir. Raté pour cette fois-là !)"

Utiliser son centre préféré pour faire plaisir à quelqu'un, c'est facile, et on fait plaisir à notre ego en même temps. Par contre, utiliser son centre réprimé pour lui faire plaisir, c'est un gros cadeau ! Quand cela n'est pas perçu ou apprécié, c'est vraiment dur.

 

Cela peut arriver facilement si notre centre réprimé est le centre préféré de l'autre : ce qui nous paraît énorme lui semble normal, voire moins. :sad:

 

Très amicalement,

Fabien

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Docthib

Bonjour à tous,

 

Je vais répondre en tant que 3 à la question initiale de Jérôme. Évidemment, je ne parle que pour moi-même, et je ne suis peut-être pas « un 3 typique ». :confused:

 

Je vais reprendre la distinction de Fabien : paralysie ou frénésie. Pour ce qui est du centre émotionnel, ce que j'observe en moi, c'est plutôt de la paralysie. Une répression des émotions, un basculement rapide vers le centre mental, et quasiment jamais une frénésie d'émotion qui se traduirait, je ne sais même pas comment, disons par une hypersensibilité émotionnelle. Si je devais voir des manifestations de paralysie, ce serait plutôt dans mon centre instinctif réprimé, qui peut alterner entre des périodes d'hyperactivité soutenue et augmentée par de fortes doses de caféine, et des périodes de comatage-narcotisation- glandouille. :sad:

 

Revenons au centre émotionnel. Il y a au moins deux domaines dans lesquels je peux voir une ébauche de frénésie du centre émotionnel :

  • Le premier est le cinéma. C'est assez rare que je me laisse aller à des émotions, mais c'est au cinéma que cela m'arrive le plus souvent. Les scènes destinées à tirer les larmes du public sont assez efficaces pour me tirer des larmes… :cry:
  • L'autre domaine dans lequel je vois une frénésie émotionnelle, mais il faudrait prendre un autre mot, tant le terme frénésie est exagéré, c'est la construction de scénarios catastrophe. J'y vois bien le fonctionnement de mon centre mental (centre de support chez moi) associé à ma désintégration en 6. Dans à peu près n'importe quelle situation, mon mental se met à s'emballer : je vis une scène future comme si elle allait arriver, et dans mon scénario, cela se passe toujours mal, des gens m'agressent verbalement, je ne suis pas reconnu… :surprised: À ce moment-là, alors même que ça n'est qu'une construction mentale de ma part, j'en arrive à avoir le cœur qui bat très fort et à me sentir mal. J'utilise de plus en plus des techniques de rupture de transe pour éviter que ce phénomène se produise jusqu'au bout.

Pour conclure sur ce sujet, je ne me vois donc pas que dans la paralysie. En fait, je pratique une forme de frénésie émotionnelle, mais totalement orientée vers l'intérieur (scénarios catastrophe et impact émotionnel intérieur). Vu de l'extérieur, un observateur me prendra régulièrement pour une personne dénuée d'émotion.

 

En espérant que cela puisse nourrir vos réflexions, et en restant très intéressé par ce sujet,

Amicalement,

Christophe

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Odile2

Bonjour à tous,

Je découvre cet intéressant sujet : quelques exemples dans cette thématique.

Pour un 3 alpha que je connais bien : devenu grand-père, il s'autorise des « frénésies » d’émotion avec ses petits-enfants, alors qu'avec ses filles, il a été très présent mais a très peu souvent pu exprimer ses émotions. En ayant discuté avec lui (pas sous cette forme), il commence à oser vis-à-vis de ses filles mais ce n'est vraiment pas évident pour lui.

Et en tant que 2 mu, je me souviens qu'à une période où j'allais vraiment très mal, j'avais passé un certain temps chez mes parents où je me suis employée pendant 2 semaines à aller désherber tous les jours les fraisiers car je n'avais plus accès ni au centre émotionnel ni au centre mental et j'étais incapable de faire autre chose. La troisième semaine seulement, j'ai commencé à être reconnectée à mes deux autres centres.

Et dans une observation plus récente, je peux entrer dans une frénésie de ménage, voire de bricolage, sur une après-midi complète notamment par culpabilité d’avoir trop activé mon centre mental (lecture ou rédaction de notes pas forcément indispensables), en m'appliquant de faire bien dans le détail… aile 1 oblige. :laugh: Au demeurant, j'ai un vrai plaisir une fois les tâches accomplies. Petite pointe d'orgueil de 2 sans aucun doute.

Amicalement.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Ton message, Odile, me laisse un peu perplexe car je ne suis pas convaincu que tes trois exemples relèvent de la même explication, du fait de la brièveté avec laquelle tu les relates :

  • Pour le premier, qu'est-ce qui te fait penser qu'il s'agit d'un emballement du centre dû à sa répression, plutôt que d'un début d'intégration ? Il est assez fréquent que des personnes réprimant l'émotionnel réussise à mettre de côté cette répression face à des enfants ; c'est plus facile encore quand il s'agit de ses petits-enfants avec lesquels il y a un lien fort mais moins d'enjeu éducatif.
  • Pour le second, je ne comprends tout simplement pas. Je ne vois pas comment le centre réprimé pourrait fonctionner alors que le préféré et le support sont inaccessibles. Cela devrait être précisé et analysé (mais pas dans cette conversation, merci).
  • Pour le troisième, cela me semble pouvoir rentrer dans la thématique explorée ici mais cela reste trop en surface et manque cruellement de détails. Pourquoi culpabiliser d'avoir utilisé le mental ? Pourquoi ne pas s'être plutôt lancé dans une activité mettant en action le centre émotionnel ? Qu'est-ce qui a activé la répression de l'instinctif ? Etc. ?
Très amicalement,

Fabien

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Odile2

Bonjour Fabien et tous,

Les trois exemples ne relevaient pas du même niveau, pour sûr.

Pour ce qui concerne le premier, mon ami 3 alpha, la distance d'enjeu notamment éducatif avec les petits-enfants est un important élément à prendre en compte, je suis bien d'accord. Jérôme parlait d'emballement que j'ai compris comme l'excès d'utilisation du centre émotionnel pour un 3. Par rapport aux petits enfants, il s'autorise des élans affectifs qui me font penser à un emballement. D'autant qu'il est en mesure de le formuler haut et fort avec des débordements affectifs. Alors que je serai plus encline à penser que le début d'expression vis-à-vis de ses enfants est un pas vers l'intégration.

Pour le deuxième exemple, je ferai un message différent pour expliquer comment je le perçois a posteriori. [Cela a été fait, et si vous le souhaitez, cliquez ici pour lire ce message.]

Quant au troisième, il peut m'arriver de mettre en action mon centre instinctif au service de mon centre émotionnel : je vais par exemple avancer au maximum le bricolage pour faire plaisir à mon ami d'autant que nous terminerons ensemble. C'est assez aisé à identifier, je dirais.

En revanche, j'ai constaté qu'il m'arrive de me faire plaisir à lire ou écrire, alors que j'ai du ménage ou rangement en retard… Je peux me lancer alors dans un excès de ménage sans doute pour être en accord avec l'image que je veux avoir de moi-même et poussée par une pointe de culpabilité de ne pas l'avoir fait plus tôt en ayant privilégié des activités mentales.
Ou autre exemple d'emballement du centre instinctif, pour éviter une gamberge émotionnelle, me mettre à faire des rangements et archives pendant une demi-journée pour faire tomber la pression émotionnelle.
Est-ce que cela rentre bien dans le sujet ?

Amicalement,
Odile

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Les trois exemples ne relevaient pas du même niveau, pour sûr."

Cela nous aurait facilité la vie que tu l'explicites…

"Jérôme parlait d'emballement que j'ai compris comme l'excès d'utilisation du centre émotionnel pour un 3."

Nous parlons plutôt, il me semble, d'un emballement dysfonctionnel, de l'emballement pouvant être une manifestation de la répression au même titre que le non-fonctionnement, par analogie au fonctionnement du mental du 6.

 

"Quant au troisième, il peut m'arriver de mettre en action mon centre instinctif au service de mon centre émotionnel : je vais par exemple avancer au maximum le bricolage pour faire plaisir à mon ami d'autant que nous terminerons ensemble."

Dans ce cas-là, nous ne sommes pas non plus dans le cas d'un emballement de type répression, mais juste dans le fonctionnement totalement normal de l'ego, le centre préféré mobilisant les autres centres à son service (cf. le schéma de l'entonnoir que Patricia fait au stage Centres).

 

"Est-ce que cela rentre bien dans le sujet ?"

Je ne sais toujours pas par manque d'une analyse assez poussée de la situation. Par exemple, dans le cas du ménage ou du rangement, tu reformules la culpabilité mentionnée dans ton message précédent, mais ne l'explicites pas, et ne réponds pas non plus aux questions de mon message précédent.

 

Très amicalement,

Fabien

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