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Kayla

Exemple d'introjection

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Kayla

Hello les ami(e)s,

 

Samedi, j'ai eu une toute petite conversation avec Marie-Noëlle qui a seulement duré 5 heures… :tongue:

 

Il y était question d'apprendre à différencier les messages de l'intuition des introjections. Je vous donne donc ici l'exemple qui a permis de faire la différence.

 

Il y a quelques semaines, ma grande et ma benjamine faisaient un trajet en voiture de plusieurs heures, avec le papa de la petite. À un moment, plongée abyssale dans l'introjection : je les ai vus avoir un accident de voiture. Je l'ai vu mort. Je les ai vues indemnes, affolées. Je me suis vue demandé de l'aide depuis la Belgique pour aller les rejoindre et ne trouver personne de disponible. Puis aller sur place. Je me suis vue bouleversée à l'idée de devoir annoncer la nouvelle à la petite. Je cherchais mes mots. À ce moment-là, pour moi, c'était réel ! J'avais les larmes aux yeux, j'étais bouleversée. Je regardais la petite, en vrai devant moi, comme si elle avait véritablement perdu son père. Heureusement, un détail m'a permis d'en sortir. Ce détail, c'est que la seule victime de cet accident, c'était lui. Alors que je voyais la voiture dans un état de destruction tel que les filles ne pouvaient pas être totalement indemnes. Ça m'a ramené dans la réalité. Mais pendant plusieurs heures, c'est resté très prégnant, comme quand on sort d'un rêve et qu'on a du mal à revenir dans la réalité. Ça c'est une introjection.

 

Il m'est arrivé aussi d'avoir une intuition concernant un accident de la route. Ça n'a rien à voir. C'est fugace, un ressenti corporel intense et localisé. Pas de film à sensations, pas de dramatisation, juste un ressenti, et je sais. J'en ai témoigné dans le forum intuition.

 

Voilà… J'espère que ça pourra vous aider aussi !

 

À bientôt. :bye:

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Ça, c'est une introjection."

Non, cà, c'est une hallucination positive.

 

La manière dont tu la repères me fait penser à celle dont John Nash repère les siennes dans Un Homme d'exception : une petite fille qui reste au même âge pendant des années. Si tu déduisais à tort de cette phrase que je te pense schizophrène, ce serait de l'introjection ! :rofl:

 

Très amicalement,

Fabien

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Kayla

Ah ah ah, tu as presque failli me faire rire !!

 

Alors l'introjection, c'est juste prendre pour soi ce qui n'est qu'un remarque, sans plus ?

 

C'est aussi un exemple que j'ai donné samedi : entrer dans une pièce, les gens se taisent, et se faire un film sur pourquoi ils se taisent qui évidemment à un lien avec moi…

 

Mais les exemples que donnait Christian dans cette conversation (avec Amélie Nothomb) ne sont pas de l'introjection non plus, alors ?

 

J'ai besoin de tes lumières !!

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

"Ah ah ah, tu as presque failli me faire rire !!"
Presque failli ? Je vieillis, je perds la main… :sour:

 

"Alors l'introjection, c'est juste prendre pour soi ce qui n'est qu'un remarque, sans plus ?"
C'est plus large que cela. Comme son nom l'indique, l'introjection consiste à prendre queque chose qui est dehors et à le mettre dedans (intro). D'une certaine manière, c'est le contraire de la projection qui prend quelque chose qui est dedans et le met dehors (même si ce dehors est le dedans d'une autre personne).

 

Il me semble que dans ton exemple et effectivement dans les fantasmes de Christian à propos d'Amélie Nothomb, il n'y a rien dehors. Vous crééez quelque chose dedans, c'est tout.

 

"C'est aussi un exemple que j'ai donné samedi : entrer dans une pièce, les gens se taisent, et se faire un film sur pourquoi ils se taisent qui évidemment à un lien avec moi…"

Là il me semble que c'en est.

Très amicalement,

Fabien

 

P.-S. : je ne sais pas (plus) pourquoi je n'ai pas relevé cela chez Christian. Pas vu ? Pas l'objet principal de la conversation ? Un peu submergé par la longueur de son intervention ?

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Kayla

Hum… Bon alors niveau introjection, je vais beaucoup mieux ! (En ça, tu m'as bien "entraînée". :wink:)

 

Au moins ce post servira à éclaircir les choses !

 

Ennéa-bises,

Kayla

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Mdo

Bonjour à tous !

 

C'est justement un sujet qui me tracasse énormément tous ces derniers temps, un grand mystère pour moi.

 

Fabien, je lis dans Le Grand Livre de l'Ennéagramme : "Le centre intuitif dans l'essence du 4 lui permet de se connecter à ce que ressentent réellement les autres, notamment à son égard. Il évite les introjections dont son ego est friand et découvre que son impression d'être abandonné et rejeté est le plus souvent illusoire."

Ben heu alors là, j'arrive de moins en moins à comprendre la différence. Si je ressens à propos de ma relation avec quelqu'un que la personne en question a de l'amitié pour moi, est-ce que c'est de l'introjection parce que je désire cette amitié ou est-ce que c'est de l'intuition de ses sentiments réels ? Comment je vérifie ?

Quelque part ça me renvoie à la question du filtre à propos du manque. Comment distinguer quand c'est le filtre et quand le manque est réel ?

Il y a des jours où je trouve que la limite est très fine !

 

Mes amis et toi-même m'ont dit : "Il suffit de regarder." Et bien je regarde et je ne vois toujours rien !

Ou alors faut il prendre le temps de regarder les actes ???

 

Avant d'activer mon observateur intérieur, je ne voyais que du manque et me sentais rejetée la plupart du temps. Maintenant, je mets en doute le manque et le rejet. Moins automatique, mais pas confortable du tout !

 

Amitié à tous,

Mdo

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Marie-Noëlle

Bonsoir à tous,

En complément, suite à une « petite » discussion avec Marie-Do (seulement 2 heures, eh oui, j'aime discuter in real life :laugh:), voici mes pistes à moi pour distinguer l’introjection de l’intuition.

Tout d'abord il semble logique que le risque d’introjection soit plus élevé dans les situations relationnelles qui menacent l'instinct blessé :

  • Mon instinct social fonctionne normalement, et je n'ai par exemple presque jamais ressenti ce que cite Kayla (entrer dans une pièce et interpréter à tort contre moi un silence général). En revanche mes intuitions ont toujours été un atout précieux dans le contexte professionnel, où en effet je ne me trompe que très rarement sur les gens, leurs motivations et leurs intentions, y compris à mon égard.
  • Étant de sous-type sexuel Compétition, c’est clairement dans les relations individuelles que le risque est localisé pour moi. Je m'interroge régulièrement sur le degré d'enjeu personnel que je mets dans la relation, ce qui me donne aussi le niveau de risque d’introjection… Par exemple lors d’un coaching, ou équivalent, si mon intention est de faire mon boulot du mieux possible pour que le client avance (ou pas), c’est OK. Si ça devient "pour que le client sorte d'ici en considérant que je suis meilleure que tous ceux/celles qu’il a vu passer avant", Houston nous avons un problème.
    Et je ne parle même pas des relations amoureuses où c’est zone rouge direct. :confused: L'introjection peut être faussement négative (interpréter comme du rejet ou une critique quelque chose d’anodin) ou faussement positive (amnésier une preuve flagrante de trahison), festival de transes hypnotiques que l'on peut en effet confondre avec de l’intuition — parce que c'est ce dont on rêve ou ce dont on a le plus peur.
    L'introjection porte bien sur les sentiments ou les intentions de l'autre à mon égard, ça n'empêche pas le fonctionnement de l'intuition sur cette personne, ses qualités, ses défauts, ce qui peut lui arriver — ça reste étonnamment clair dès lors que je "sors" du paysage. Hélas. :wink:

Bien sûr qu'on apprend avec l’âge et l'expérience à mieux communiquer, à exprimer ses attentes, ses sentiments, à demander des clarifications. Mais on se trouve face à un autre ego… qui peut aussi envoyer son lot de signaux contradictoires.

D'autres conseils, pistes, suggestions ?

Amitiés,

Marie-Noëlle

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous, enfin à toutes !

Bon alors niveau introjection, je vais beaucoup mieux ! (En ça, tu m'as bien "entraînée". :wink:)

Grand 7 taquin à votre service !

Fabien, je lis dans Le Grand Livre de l'Ennéagramme : "Le centre intuitif dans l'essence du 4 lui permet de se connecter à ce que ressentent réellement les autres, notamment à son égard. Il évite les introjections dont son ego est friand et découvre que son impression d'être abandonné et rejeté est le plus souvent illusoire."
Ben heu alors là, j'arrive de moins en moins à comprendre la différence.

La différence est dans le mot réellement. Le style d'attention de l'ego est une caricature du style d'intuition de l'essence, et la différence est difficile à percevoir au quotidien.

Si je ressens à propos de ma relation avec quelqu'un que la personne en question a de l'amitié pour moi, est-ce que c'est de l'introjection parce que je désire cette amitié ou est-ce que c'est de l'intuition de ses sentiments réels ? Comment je vérifie ?

Seuls le décodage de ton langage personnel de l'intuition et le développement de l'observateur intérieur permettent de faire en temps réel la différence. Je sais, c'est long et nécessite beaucoup de persévérance, mais je n'ai pas, et il n'existe pas, de baguette magique ! :cry:

 

Nous pouvons nous occuper de notre âme comme nous nous occupons de notre corps. Dès que je m'aperçois que j'ai les mains sales, je vais les laver. Dès que je m'aperçois que j'ai fait une transe hypnotique, je la déconstruis.

Avant d'activer mon observateur intérieur, je ne voyais que du manque et me sentais rejetée la plupart du temps. Maintenant, je mets en doute le manque et le rejet. Moins automatique, mais pas confortable du tout !

Pas confortable, mais sans doute moins inconfortable que le manque et le rejet ! Et puis, le but nest pas le confort, mais la liberté…

L'introjection porte bien sur les sentiments ou les intentions de l'autre à mon égard, ça n'empêche pas le fonctionnement de l'intuition sur cette personne, ses qualités, ses défauts, ce qui peut lui arriver — ça reste étonnamment clair dès lors que je "sors" du paysage. Hélas. :wink:

Même réponse qu'à Mdo. "C'était clair depuis le début", pourrait te dire ton observateur intérieur.

Bien sûr qu'on apprend avec l’âge et l'expérience à mieux communiquer, à exprimer ses attentes, ses sentiments, à demander des clarifications.

Le on est de trop. Certains, malheureusement, n'apprennent jamais.

 

Très amicalement,

Fabien

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Kayla

Bonjour,

Je reprends cette conversation suite au sujet de Tristan concernant les (toutes) petites phrases des 4.

Si quelqu'un me propose une rencontre ou une conversation en précisant "si tu veux", je vais me dire que cette personne n'en a pas vraiment envie, mais me le propose pour me faire plaisir ou par simple politesse. C'est comme si elle me disait : "Je n'ai pas le temps/pas envie maintenant, mais si tu y tiens…"

Et le mécanisme d'introjection se met en route ! Quoi répondre ? Comment ? Est-ce que l'autre a vraiment envie de partager ce moment ? Etc.

Et vous, comment recevez-vous le "si tu veux" ?

À bientôt,
Kayla

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