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Conformément à nos conditions d'utilisation, ce forum sera accessible uniquement en lecture du 26 octobre au 12 novembre 2017 inclus.

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Irimi

Bonjour à tous !

J'aimerais partager avec vous à la lumière de l'Ennéagramme sur un thème qui m'a toujours inspiré beaucoup de perplexité : le coup de foudre. "Love at first sight", comme l'appellent les anglo-saxons. Les scènes abondent dans la littérature et au cinéma... Un exemple ici avec la scène de la rencontre dans West Side Story :

 

 

Deux inconnus se rencontrent, leurs regards se croisent et ils "tombent" amoureux. C'est beau, c'est romantique, mais en ce qui me concerne totalement irréaliste.

Pour moi ça ne se passe pas du tout comme ça. L'attirance et le sentiment amoureux mettent infiniment plus de temps à se manifester. D'abord faire connaissance, échanger sur différents sujets, et y prendre plaisir. Pratiquer des activités en commun (à ce stade je précise, notamment pour nos amis 7, que je parle d'activités sportives, de sorties culturelles, de restos, etc. :pt1cable:). Bref apprécier de plus en plus la compagnie de l'autre, et plus tard, se rendre compte un beau jour qu'on est amoureux.

J'ai le centre émotionnel réprimé, et je me demandais si, peut-être, les types préférant le centre émotionnel étaient plus susceptibles d'être touchés par des coups de foudre. Et comment les différents types de l'ennéagramme vivaient cela.

Alors au plaisir de vous lire, si le sujet vous inspire.

Amicalement,
Pascale

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,
 
"J'aimerais partager avec vous à la lumière de l'Ennéagramme sur un thème qui m'a toujours inspiré beaucoup de perplexité : le coup de foudre."
Ben justement, et si tu nous mettais un peu plus d'Ennéagramme dans l'analyse de ton cas ? Certes le centre réprimé peut expliquer ton atttitude, mais je me demande si la passion et la fixation ne sont pas aussi à l'œuvre.
 
Comme toujours, il faudrait sans doute mieux commencer par définir les termes. Il me semble que le « vrai » coup de foudre comprend deux éléments :

  1. Une passion intense et soudaine ;
  2. La conviction que l'autre est le grand amour de sa vie.

Peu importe si la suite des événements dément le deuxième point.
 
Mon expérience dans ce domaine date d'avant ma rencontre avec Patricia, il y a donc une trentaine d'années. Depuis j'ai pu ressentir du désir pour d'autres femmes, mais je n'en suis jamais tombé amoureux (pas de disponibilité émotionnelle). À l'époque, mon profil instinctif était X+/++.
 
Dans mon cas de 7 mu, deux forces s'opposaient :

  • l'impulsivité, l'impatience et le refus de la frustration d'une part,
  • le désir de liberté et la peur de l'engagement de l'autre.

Si je reprends ma définition ci-dessus du coup de foudre, le point 1 était fréquent : des passions énormes qui duraient quelque temps si elles étaient accueillies ou étaient vite oubliées dans le cas contraire car je n'allais quand même pas rester dans la souffrance ! J'ai déjà témoigné de cela en stage.

 

Le point 2 ne s'est quasiment jamais produit. Avant Patricia, il y a eu une seule autre femme avec laquelle j'aurais envisagé de faire ma vie mais, contrairement à mon habitude, l'intérêt pour elle s'est développé progressivement. Quant à Patricia, comme nous le racontons au stage Intuition, les points 1 et 2 ont été dissociés, le point 2 ayant curieusement eu lieu avant le point 1.

 

Le point 1 sans le point 2 constitue ce que j'appelle le « faux » coup de foudre.

 

Vrai ou faux coup de foudre, mon ego de 7 estimait que la passion devait être soudaine et flamboyante. J'aurais considéré, Pascale, que ce que tu décris n'était pas de l'amour. Enfin de l'amour fonctionnarisé ! (Oui, je n'étais pas très tolérant à l'époque ! :sour:) Peut-être cela explique-t-il que la quasi-totalité des femmes que j'ai connues étaient d'ennéatype 2.

 

Très amicalement,
Fabien

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Laurecd

Bonjour Pascale, bonjour Fabien,

Quel sujet… passionnant ! Merci de l'aborder, Pascale ! Le coup de foudre ne m'a jamais inspiré la moindre perplexité, et je dirais même que, longtemps, je n'ai vécu quasiment que pour la passion amoureuse. Revoir la scène de West Side Story que tu nous fais partager, Pascale, a réveillé chez moi ce petit picotement au cœur, éprouvé lors de la dizaine de fois où j'ai dû voir ce film, pourtant pas d'une qualité particulière. Dans ma jeunesse, dès qu'il était question de Roméo et Juliette ou assimilé, j'étais emballée ! J'ai toujours eu besoin d'avoir des sentiments très vifs pour un homme et j'attendais la même chose de sa part à lui. Heureusement, le coup de foudre ne m'est tombée dessus que trois fois, mais avec quelle force ! C'est merveilleux comme ça fait mal ! Comme dans cette scène, le coup de foudre déclenchait chez moi une oblitération totale de tout ce qui n'était pas l'objet aimé, au point de négliger complètement mes amis, ma famille. Tomber amoureuse graduellement, cela ne m'est jamais arrivé, et je ne l'ai jamais particulièrement souhaité. Le coup de foudre avec mon mari a été mutuel et jamais je n'aurais pu l'épouser sans ce départ-là. Après, savoir si les grandes passions font les unions les plus heureuses, c'est un tout autre débat !

Entièrement d'accord avec toi, Fabien, pour ta définition du coup de foudre. Dans les trois cas, ce fut foudroyant et il n'était plus question que j'envisage la vie sans l'homme aimé.

En revanche, je ne sais pas si ma manière de ressentir est liée ou non à mon ennéatype 3. Ce qui est sûr, c'est qu'à chaque fois que j'ai ressenti le coup de foudre, je n'étais plus qu'émotions et ce n'était pas des moments durant lesquels je co-réprimais. Il me semble toutefois avoir vu à peu près tous les exemples d'ennéatype en proie au coup de foudre. Évidemment, les émotionnels sont sans doute des victimes plus évidentes — et consentantes.

Très amicalement,
Laure

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

"En revanche, je ne sais pas si ma manière de ressentir est liée ou non à mon ennéatype 3. Ce qui est sûr, c'est qu'à chaque fois que j'ai ressenti le coup de foudre, je n'étais plus qu'émotions et ce n'était pas des moments durant lesquels je co-réprimais."

C'est certain, Laure. Comme nous le voyons au stage Communication, tomber amoureux ne provoque pas une chute, mais au contraire une montée vers l'essence, une intégration… temporaire hélas, la solution durable étape dans la quatrième étape de la relation. Il devrait donc y avoir chez toi vérité et espérance durant cette période.

 

Très amicalement,

Fabien

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Kayla

Bonjour tout le monde !

Merci pour ce sujet qui devrait déchainer les passions. :wink:

Je n'ai connu qu'un seul coup de foudre amoureux, j'ai su dès le premier regard que ce serait Elle pour la vie, et personne d'autre… J'ai alors tout quitté, tellement passion amoureuse et certitude étaient irrépressibles. Plus de mélancolie, ni d'envie durant de longues semaines !
C'est toujours elle aujourd'hui, malgré, parfois, vents et marées, tempêtes et déserts.
Je peux d'ailleurs recouper mon ressenti de ce jour-là à mon langage intuitif.
Points 1 et 2 ont été simultanés. Le temps, les partages, la complicité émotionnelle, intellectuelle, etc. ont transcendé cette passion en amour, mais la flamme est toujours là. Une nouvelle dimension, bien plus nourrissante !
Mon ego et son besoin d'émotions fortes et d'intensité, ont contribué à supporter les périodes les plus difficiles, en attente des réconciliations riches en émotions et qui en plus satisfont la compulsion ! Mais je men passerais bien. :sad:

Par contre, j'ai vécu plusieurs coup de foudre amicaux. C'est presque aussi intense, mais sans désir. Dans ces cas-là, les ruptures de relation sont, elles aussi, douloureuses. Il peut même y avoir Introjection et activation de l'instinct sexuel envers les autres amis de ces ami(e)s. Ce sont des coups de foudre émotionnels et/ou intellectuels.

D'ailleurs, mes précédentes relations "amoureuses" furent en fait des faux coups de foudre amicaux, avec un point 1 bien moins intense et une absence de point 2. Mais je n'ai pu faire la différence qu'après "the" coup de foudre ! Ce qui est sûr par contre, c'est que je n'aurais jamais envisagé un seul instant une relation sans point 1 !

À bientôt !

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Aurolaf

Bonjour à tous, bonjour Pascale,

Voilà un chouette sujet !

C'est terrible, en lisant ce qu'a écrit Fabien, je me suis dit que les 7 et les 8 avaient de sacrés points communs !

Chez moi aussi, des forces contraires s'opposaient : "impulsivité, impatience et refus de la frustration" en opposition à "désir de liberté et peur de l'engagement" avec quelqu'un d'autre (d'ailleurs, je considère que mon mari, 6 mu, m'a littéralement "apprivoisée", patiemment, mois après mois). La peur de l'engagement était sans doute liée avec la peur de base du 8 : s'engager, n'est-ce pas courir le risque d'être blessé ou contrôlé par l'autre ? Du moins, c'est ce que je croyais.

Mon histoire se caractérise par des passions énormes (à part que je n'attendais pas que ma passion soit accueillie, j'allais combattre pour séduire, et pas une de mes proies ne m'a résistée) à la hauteur de mes excès (les ruptures aussi étaient énergétiquement à la hauteur de l'excès qui me caractérise avec en prime des vengeances monstrueuses ! :sarcastic:). La passion d'excès du 8 est parfois appelée luxure : mes nombreux coups de foudre (ceux du point 1) étaient clairement de cet ordre-là ! Bref, j'ai le sentiment de n'avoir fonctionné que par coup de foudre "physique" (des "faux coup de foudre", bien sûr). Et pour moi aussi, la passion devait être "soudaine et flamboyante" (sans parler de la rupture !)*.

Quant à "la conviction que l'autre était le grand amour de ma vie", alors, là c'est le néant absolu dans ma mémoire ! Pour avoir cette conviction, encore eut-il fallu que j'ai eu un cœur… Et je n'en avais pas à l'époque, la connexion à mes émotions étant fort limitée.
Je pense que j'ai dû le croire un ou deux fois. Je me souviens d'une rupture fort difficile avec justement un autre 6 mu, le seul avec qui j'avais pu envisager de faire un bout de chemin un peu long (mais je m'étais énervée et je lui avais mis un coup de poing dans la gueule — alors même qu'il m'avait invité à passer un week-end à la campagne et avait parlé d'engagement — et j'avais dépassé la fameuse limite qu'il ne faut pas franchir avec les 6… alors il ne voulait plus me parler ! J'avais été super malheureuse et j'avais pleuré pendant deux ou trois jours entiers ! Il m'a rappelé cinq ans plus tard pour savoir ce que je devenais…)

Finalement, l'homme avec lequel j'ai fait ma vie est quelqu'un avec qui il n'y a pas eu, au départ, "coup de foudre physique". J'avais vraiment eu une entente intellectuelle immédiate avec lui (on peut d'ailleurs parler de "coup de foudre intellectuel ou mental") mais physiquement, il n'était pas du tout dans le genre des mecs qui m'attiraient à l'époque. Du coup, je disais à mes copines que ca serait juste un "super bon copain" !
Par contre, lui, mon 6 mu ultra contrephobique préféré, a su dès la première seconde que j'étais la femme de sa vie, et il a fait preuve d'une constance et d'une patience infinie pendant presque trois ans avant que je n'accepte d'envisager l'idée d'un mariage et donc d'un engagement.

Cette notion de coup de foudre est vraiment compatible avec mon ego de 8. C'est un mot que j'utilise beaucoup. Je considère avoir eu un "coup de foudre professionnel", plein de "coup de foudre amicaux", coups de foudre "physique", et JAMAIS un seul vrai coup de foudre amoureux !

Voilà pour mon témoignage.
Bien amicalement.

* En me relisant, cette pensée a traversé mon esprit : "Pas de passion sans rupture !" Je crois qu'inconsciemment, les deux sont corrélés pour moi !

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

"C'est terrible, en lisant ce qu'a écrit Fabien, je me suis dit que les 7 et les 8 avaient de sacrés points communs !"
Seulement les 7 à aile 8 et les 8 à aile 7 en fait. Et en particulier toi et moi ! :calin:

"Je considère avoir eu un 'coup de foudre professionnel', plein de 'coup de foudre amicaux', coups de foudre 'physique', et JAMAIS un seul vrai coup de foudre amoureux !"
Si on généralise le concept de coup de foudre, j'ai eu un coup de foudre amical et plusieurs coups de foudre intellectuels… mais c'était chaque fois de "faux coups de foudre" (point 1 sans le point 2).

 

"En me relisant, cette pensée a traversé mon esprit : 'Pas de passion sans rupture !' Je crois qu'inconsciemment, les deux sont corrélés pour moi !"
Même si ce n'est certainement pas systématique, il est possible que cette corrélation existe. En effet quand il y a passion, les attentes sont plus élevées et les illusions plus grandes. Le passage à la deuxième étape du déroulement d'une relation (cf. stage Communication) est donc sans doute plus difficile.

 

Très amicalement,

Fabien

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Irimi

Bonjour à tous, et merci pour vos réponses !

Tu as raison, Fabien, l'impossibilité pour moi de tomber amoureuse de quelqu'un au premier regard est liée aussi à ma fixation de doute et à ma passion de peur : peur de s'engager, de se livrer, de faire confiance à quelqu'un de jusqu'alors inconnu, bref de se mettre en danger ! Peur aussi de voir l'émotionnel prendre le contrôle et le mental basculer (comme le dit si justement Laure : "À chaque fois que j'ai ressenti le coup de foudre, je n'étais plus qu'émotions"). Cette peur je l'illustrerais bien d'ailleurs avec une petite blague que j'aime beaucoup (ce qui en dit long) : "Savez vous que de tous les organes du corps humain le cerveau est le plus performant ? En effet il fonctionne sans discontinuer, jour et nuit, depuis avant notre naissance, jusqu'au jour où… nous tombons amoureux !" Je prends conscience à quel point cette peur de voir le mental perdre le contrôle est forte chez moi, et elle l'était sans aucun doute encore bien plus lorsque j'étais jeune et avant de connaître mon mari.

Je me souviens bien du stage Communication, où j'avais reconnu les quatre étapes de la relation de couple telles que je les ai vécues avec celui qui partage ma vie depuis maintenant plus de 25 ans. Simplement la première étape "Tomber amoureux" a pris du temps. Un processus assez proche de ce que tu racontes, Aurore, des débuts avec ton mari.

Très amicalement,
Pascale

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Michèle K

Bonjour à tous,

Merci, Pascale, pour le court extrait de West Side Story que j'aime beaucoup (pour la musique, entre autres).

 

Je me retourne, moi aussi, vers des coups de foudre trèèèèès lointains, du temps de mon adolescence. Le coup de foudre amoureux me renvoie à beaucoup de souffrance. Le point 1 m'envoyait au septième ciel durant un moment, mais, comme il me paralysait très vite devant devant la personne concernée, il est toujours resté sans suite, se terminant par une bascule douloureuse des trois centres (plus d'amour, plus d'espérance en rien, plus de confiance et… déprime absolue).

 

Je préférais de loin me lier à des personnes que j'aimais bien mais dont je n'étais pas amoureuse (douce paresse, mais douce sensualité aussi) mais où j'avais parfaitement conscience de ne jamais atteindre le point 2. Ces relations étaient suffisamment agréables pour que je les laisse durer jusqu'à un certain point… de non retour, où je faisais un courrier de rupture (évitement du face à face pour ne pas à me confronter à d'éventuelles disputes, peur du conflit, manque de courage).

 

J'ai eu plusieurs faux coups de foudre, amicaux et intellectuels, beaucoup plus agréables car moins engageants.

 

Finalement, l'homme avec lequel j'ai fait ma vie est quelqu'un avec qui il n'y a pas eu, au départ, "coup de foudre physique". J'avais vraiment eu une entente intellectuelle immédiate avec lui (on peut d'ailleurs parler de "coup de foudre intellectuel ou mental") mais physiquement, il n'était pas du tout dans le genre des mecs qui m'attiraient à l'époque. Du coup, je disais à mes copines que ca serait juste un "super bon copain" !

J'ai vécu exactement la même chose, je disais la même chose aux personnes proches, c'est étrange.

Bien amicalement,
Michèle

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Aurolaf

Bonjour à tous,

 

"C'est terrible, en lisant ce qu'a écrit Fabien, je me suis dit que les 7 et les 8 avaient de sacrés points communs !"

Seulement les 7 à aile 8 et les 8 à aile 7 en fait. Et en particulier toi et moi ! :calin:

Au-delà de nos ailes respectives, je pense que la force de nos vMèmes ROUGE respectifs joue beaucoup sur l'"impulsivité, impatience et refus de la frustration" (aggravé par nos types et ailes) et que nos ennéatypes respectifs jouent davantage sur les "désir de liberté et peur de l'engagement".

 

D'ailleurs, je me faisais la réflexion que cette peur de l'engagement va bien au delà de l'engagement personnel. Chez moi, cela joue aussi sur l'engagement professionnel.

 

 

Finalement, l'homme avec lequel j'ai fait ma vie est quelqu'un avec qui il n'y a pas eu, au départ, "coup de foudre physique". J'avais vraiment eu une entente intellectuelle immédiate avec lui (on peut d'ailleurs parler de "coup de foudre intellectuel ou mental") mais physiquement, il n'était pas du tout dans le genre des mecs qui m'attiraient à l'époque. Du coup, je disais à mes copines que ca serait juste un "super bon copain" !

J'ai vécu exactement la même chose, je disais la même chose aux personnes proches, c'est étrange.

 

En ce qui me concerne, c'est simplement lié à la peur panique de l'engagement, à la peur de dépendre de quelqu'un ! Je me demande si, inconsciemment, je n'ai pas toujours choisi des partenaires pour lesquels j'étais certaine de ne jamais tomber réellement amoureuse pour ne pas souffrir, pour ne pas devenir dépendante, etc.

 

Parfois, lorsque je perçois la profondeur de mon amour pour mon mari, ça me flippe, ça me donne le vertige… Je peux faire une panique à l'idée, qu'un jour, on soit séparés.

 

Je crois que j'avais perçu à quel point mon mari était dangereux [au sens où c'était la bonne personne pour toute ma vie] pour moi lorsque je l'ai rencontré… Du coup, je voulais me persuader que c'était juste un "bon copain". C'est tellement moins dangereux un bon copain !

 

Qu'en penses-tu Michèle ?

 

Bien amicalement,

Aurore

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

"Au-delà de nos ailes respectives, je pense que la force de nos vMèmes ROUGE respectifs joue beaucoup sur l''impulsivité, impatience et refus de la frustration' (aggravé par nos types et ailes) et que nos ennéatypes respectifs jouent davantage sur les 'désir de liberté et peur de l'engagement'."
Bah, nos personnalités sont cablées pour ROUGE. Mais comme notre ennéatype est présent avant l'apparition du vMème ROUGE, il me semble que c'est lui qui est principalement à l'origine de ces phénomènes. Par exemple, je crois que le refus de la frustration s'exprimait chez moi dès l'éloignement de la tétine du biberon !

 

"Je crois que j'avais perçu à quel point mon mari était dangereux [au sens où c'était la bonne personne pour toute ma vie] pour moi lorsque je l'ai rencontré… Du coup, je voulais me persuader que c'était juste un "bon copain". C'est tellement moins dangereux un bon copain !"

Je crois, Aurore, que tu te protégeais aussi d'une autre manière.

 

Je me souviens qu'il y a quelques années, tu m'avais dit que tu avais l'impression que je n'appréciais pas ton mari. Je me souviens de t'avoir répondu que je ne l'avais jamais rencontré, que les seules choses que je savais de lui étaient ce que tu en disais dans des courriels, sur le forum ou sur ton blog, et que l'image qui en ressortait était que c'était un sale con. À l'époque, la grande majorité de ce que tu écrivais sur lui était négatif, lié à ses peurs, à des choses qu'il avait mal faites, qu'il aurait dû faire, etc. Il me semble que reconnaître tout ce que tu appréciais chez lui aurait été reconnaître ta dépendance.

 

Peu de temps après — je ne sais pas s'il y a un lien —, ton discours a radicalement changé, et tu n'as quasiment plus parlé que de ses qualités, de ce qu'il faisait pour te soutenir, de ses capacités, etc. Je me souviens avoir été ravi, pour toi et pour lui, de cette transformation.

 

Très amicalement,

Fabien

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Odile2

Bonjour à tous,

Beau sujet en effet. :bravo:

Plusieurs vrais coups de foudre intenses et violents (pas des tonnes quand même) ! Vivant d'amour et d'eau fraîche, je n'avais plus de besoins (je ne voulais plus les reconnaître serait plus juste…) mais devais coller aux leurs. Jusqu'à la mise en danger 2 mu
Prise en compte de leurs besoins, de leurs environnements (amis, famille, enfants quand il y a eu) — les connaître, m'en faire accepter, ensemble mais avec les autres — et projeter l'avenir ensemble. L'orgueil d'être l'élue et tout devenait simple… sans affichage malvenu (par rapport à des amies qui n'avaient pas cette chance...)…
Et lors des ruptures, des violences émotionnelles dont je me souviens encore, avec bienveillance (pour moi-même surtout) avec le recul. (pour une histoire, je ne parvenais pas à ne pas pleurer… le matin au réveil, le soir… et le troisième jour, médecin… car je ne pouvais même plus aller travailler).

MAIS

Quand Fabien et Aurore parlent de l'"impulsivité, impatience et refus de la frustration" et du "désir de liberté et peur de l'engagement", pour la première partie, mon sous-type sexuel était bien sûr dominant, et sans doute en vMème ROUGE aussi…

Et quand Aurore complète avec "D'ailleurs, je me faisais la réflexion que cette peur de l'engagement va bien au delà de l'engagement personnel. Chez moi, cela joue aussi sur l'engagement professionnel.", je me retrouve très bien aussi !

Exemple. Un coup de foudre avec un Américain, je me voyais partir vivre aux USA… mais comme il était musicien (pas vraiment installé), j'avais commencé mon parcours professionnel, je suis allée à New York le voir, et j'avais organisé des rendez-vous professionnels pour voir si j'avais alors un avenir possible. Sans succès (pas possible pour moi de ne pas être indépendante), j'ai décidé de rester en France et de lui proposer de venir… ce qu'il a fait… et cela a mal tourné après.

Pour la souffrance évoquée par Fabien, au contraire… je m'en suis repue !, il fut un temps — je me disais : "cela ne peut avoir existé qu'une seule fois dans une vie…", et je poursuivais par "souviens-toi de ce que tu viens de vivre (même si cela fait mal) car cela ne se reproduira peut-être pas"… Je me plongeais alors dans des mois de mélancolie.

Pour un autre, ce fut une mise en danger (ne pas peser sur son emploi du temps…).

Mais aussi, de "faux coups de foudre", le point 1 mais pas le point 2.
Sans doute pour "le désir de liberté et la peur de l'engagement". Combien de temps cela va-t-il durer ? Quid de mon indépendance ? Pourrait-il y avoir mieux “après” ?

J'ai modulé un peu mes questionnements quand ces mots d'une chanson de Bernard Lavilliers ont résonné en moi :

"C'est toujours plus loin, toujours plus fou, toujours plus beau,
c'est toujours étrange comme un mélange de gaz et d'eau,
c'est dans l'aventure, dans la magie, mon beau,
dans la démesure et la folie que tu trouveras l'eldorado.
T'as cherché, t'as cherché, t'as cherché trop loin,
le bonheur qui était au creux de ta main."


Pour en revenir à l'interrogation de Pascale, je relève plusieurs éléments de déclenchement (il y en a toujours eu au moins un ) : un regard, un contact, un sourire, quelques mots… et l'embrasement peut arriver ! Il y a une magie quelque part… Rare, heureusement !

Amicalement,
Odile

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Aurolaf

Bonjour Fabien,
 

Il me semble que reconnaître tout ce que tu appréciais chez lui aurait été reconnaître ta dépendance.

Hum, hum… Reconnaître sa dépendance pour un 8 n'est jamais facile ! Je ne l'avais jamais verbalisé, je dois encore y réfléchir ("let's sink in" comme disent les anglo-saxons) mais je crois que tu as raison.
 

Peu de temps après — je ne sais pas s'il y a un lien —, ton discours a radicalement changé.

Ben évidemment qu'il y a un lien !!! D'ailleurs MERCI !  :calin:  :kiss2: Même si je m'énerve lorsque tu me fais des remarques ou que je t'envoie balader ou même quand je nie, il n'en reste pas moins que lorsque ma colère est retombée, je re-réfléchis à ce que tu m'as dit ou écrit. J'y travaille, j'en parle avec mon mari ou avec d'autres personnes, je fais des exercices issus de stages (je pense que sur cette histoire, j'avais dû travailler les positions perceptuelles, puis refaire des exercices de Quantum Psychology (hallucination positive), etc.

D'où le changement. Et oui… malgré mon mauvais caractère et ma grosse tendance au déni, j'écoute ce qu'on me dit… Et je le prends en compte (avec plus ou moins de retard !  :laugh:)

Bon désolée pour cette parenthèse sans rapport avec le coup de foudre !
Bises.

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Isabelle P

Bonjour à tous,

N'est-il pas amusant de souligner qu'aucune langue autre que le français ne présente en de tels termes le fait de tomber subitement amoureux ? Cette spécificité linguistique probablement en lien avec notre culture d' énnéatype 4 associerait donc l'amour à un "foudroiement météorologique", la "frappe d'un feu céleste", ou encore un "amour subit et violent provoquant une rupture dans l'ordre établi des choses".

Je n'ai pour ma part vécu qu'un seul coup de foudre, c'était il y a plus de 10 ans, ce fut mon histoire d'amour la plus éphémère et pourtant j'ai failli y laisser ma peau…

Contrairement à sa définition classique, la passion ne m'a pas foudroyé au premier regard mais quelques mois après notre première rencontre (professionnelle) à l'issue d'une conversation intimiste. Une connexion intense m'a alors submergée, sentiment de fusion totale (renforcé sans doute par nos énéatypes car nous étions tout deux 9 X++) et certitude (pour moi en tout cas) qu'il était mon âme sœur. Au-delà d'un flot émotionnel intense, je me souviens surtout des sensations corporelles, notamment celles d'avoir le bide totalement déchiré dès que nous n'étions plus ensemble et de manquer d'air, d'oxygène pour respirer. Sensations d'ivresse et de vertige aussi…

J'ai plaqué mon mari et mon fils sur le quai de la gare à Avignon, en pleines vacances d'août pour monter le rejoindre sur Paris, comme si une force surnaturelle me guidait, pour moi c'était presque une question "de vie ou de mort", sans lui la vie n'avait aucun sens, et je sentais mon énergie vitale disparaitre en son absence.
Notre passion a duré 48 h, il est reparti sur New York où il habitait, rejoindre la femme qu'il devait épouser, mes premiers mots lorsqu'il est venu me prendre dans ses bras sur le quai à Paris avaient été : "Je veux vieillir à tes côtés et mourir auprès de toi."
Ensuite je me suis effectivement laissée mourir pendant 4 mois au fond de mon lit, comment survivre à la perte de l'âme sœur ? J'ai survécu pourtant, tout en me disant plus jamais cette souffrance, plus jamais cette déchirure.

Aujourd'hui je conserve une peur panique de la dépendance affective et je me sens en hyper vigilance sur le sujet. Je suis prête à vivre et je vis de grandes passions mais je sais qu'une partie de moi cherche à garder le contrôle. J'essaie d'apprendre à "monter en amour" comme disent si joliment nos amis québécois, et non plus à "tomber amoureuse", ne pas subir mais choisir en conscience d'aimer quelqu'un. Je recommande à ce titre la lecture de L'Art d'aimer d'Erich Fromm.

Bien amicalement,
Isabelle

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

Merci Isabelle pour ton témoignage fort et émouvant. Ceci dit, comme c'est ici un forum sur l'Ennéagramme, il serait intéressant que tu analyses plus nettement l'influence de ton type dans ces circonstances.

Très amicalement,

Fabien

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Irimi

Bonjour à tous,

"Monter en amour" : merci Isabelle pour cette belle expression, qui me parle infiniment plus que "tomber amoureux".

Après lecture de vos témoignages, j'ajouterais que mon profil instinctif est depuis toujours dominé par l'instinct de conservation, et que mon instinct sexuel a évolué de X-- à X=. Au moment où j'ai écrit le premier post de cette discussion, j'avais analysé mon incapacité à ressentir un coup de foudre comme une conséquence de mon centre émotionnel réprimé, et je n'avais pas établi de lien avec mon profil instinctif. Or lors d'un premier contact avec un homme et même si le courant passe bien, je le vois avant tout comme une relation agréable, un ami, ou pour reprendre les termes d'Aurore comme un "super bon copain". Jamais comme un éventuel partenaire sexuel. Ce qui m'a d'ailleurs valu lorsque j'étais plus jeunes quelques gros malentendus avec des "super bons copains" dont je n'avais même pas compris qu'ils avaient vis-à-vis de moi d'autres attentes. :confused:

Un grand merci pour vos témoignages !

Amicalement,
Pascale

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Laurecd

Bonjour à tous,

Je comprends bien comment il est facile de tomber un peu dans le hors sujet sur ce forum quand on parle de coup de foudre ; en ce qui me concerne, c'est un état tellement non-mental, non-analysable que je ne me sens guère capable de parler d'autre chose que cette béatitude, voire cette douce folie qui envahit tout. Je veux tout de même essayer d'en parler à la lumière de mon ennéatype 3.

À chaque coup de foudre (je ne comprends pas du tout cette notion de "coup de foudre physique" ou "faux coup de foudre" dont parlent Aurore et d'autres ; pour moi, un coup de foudre est un coup de foudre ; cela englobe une personne dans sa totalité, même dans ce qu'elle n'est pas vraiment !), les sensations étaient si magnifiques, différentes, éblouissantes que je me disais quelque chose du style : "C'est ainsi que je veux vivre ma vie. C'est ainsi que je dois vivre ma vie. Toutes ces belles choses que je ressens, je veux les garder aussi fortes pour le restant de mes jours." À partir de là, il n'était plus guère question de redescendre à des niveaux plus reposants. Je m'employais à cultiver quelque chose de très fort à chaque instant, à aimer activement, avec recherche, avec une intensité et une tendresse exprimées ; je me souviens même très clairement avoir pu être décue par un comportement (sans nul doute pas assez fabuleux, pas assez à la hauteur de nos sentiments) de la personne aimée pour aussitôt renier cette pensée qui ne rentrait pas dans le cadre de mon état d'esprit général. Avec de tels idéaux, j'ai évidemment souffert intensément, parfois jusqu'à la très grande dépression, mais pas une fois je me suis dit : "Si seulement je pouvais ne pas vivre ça." Pas question de ne pas réussir cette passion, maintenant qu'elle avait vu le jour. Mon premier grand amour a fait, j'en ai peur, les frais de cette manière absolue d'envisager l'amour ; je me suis lassée de lui au bout de deux ans d'un rythme d'enfer et ai fini par le quitter pour… un autre coup de foudre. Il y a un livre un peu stupide mais que j'ai néanmoins adoré d'Alexandre Jardin, Le Zèbre, qui décrit exactement la manière dont, idéalement, je vois les choses : ne jamais s'endormir, ne jamais oublier de rendre les choses belles et excitantes. Je sais : c'est épuisant.

Dans Le Grand livre de l'ennéagramme des Chabreuil, je crois qu'il est dit en substance (pardonne-moi Fabien, j'ai prêté le livre et ne l'ai pas sous la main) que les 3 ne tirent guère d'enseignements de leurs erreurs. Effectivement, dans ce domaine, je n'ai jamais rien appris et je suis certaine de retomber si l'occasion se présentait (heureusement, je suis difficile. Je l'ajoute au cas où mon mari lise ce message !!) Je suis admirative du "plus jamais ça" d'Isabelle, dont l'histoire m'a beaucoup touchée parce que je la comprends complètement. Je serais très intéressée, si tu en as le courage, Isabelle, que tu nous en dises plus sur la manière dont une 9 peut vivre une chose pareille.

Baisers affectueux !
Laure

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Isabelle P

Bonjour à tous,

Merci Isabelle pour ton témoignage fort et émouvant. Ceci dit, comme c'est ici un forum sur l'Ennéagramme, il serait intéressant que tu analyses plus nettement l'influence de ton type dans ces circonstances.

Bien sûr Fabien, je peux le faire… J'attendais juste que tu me le demandes. :calin:

  • Mécanisme de fusion : caractéristique de mon ennéatype et renforcé par mon sous-type Union. Sentiment de fusion totale avec l'autre avec désir immédiat d'engagement. J'ai poussé cette fusion jusqu'à envisager de me convertir au judaïsme, dévorer tous les bouquins sur Auschwitz (pour m'approprier l'expérience concentrationnaire) ainsi que les essais philosophiques sur la judéité sans parler du conflit géopolitique entre Israël et la Palestine, bref besoin de m'approprier son passif religieux et culturel pour me sentir encore plus proche. On retrouve d'ailleurs ici me semble t-il l'exacerbation du domaine du 9.
  • Centre instinctif préféré :besoin impérieux et incontrôlable de vivre cette expérience, j'ai écrit dans mon précédent billet que c'était une question "de vie ou de mort", je l'ai vraiment ressenti comme tel, je n'aurais absolument pas pu me contenter de fantasmer ou de rêver de cette histoire, il fallait que je fonce dedans. Énergie et motivation démultipliées. Par ailleurs les sensations corporelles étaient vraiment localisés au niveau du ventre (tripes).
  • Centre instinctif réprimé (après bascule) : sentiment de désespérance associé à une sensation de vide absolu, d'engloutissement. Activation de la peur de base d'être perdue et séparée.
  • Centre mental réprimé : aucune prise en considération ni même réflexion sur les risques ou les conséquences potentiels de mes actes. Sentiment de peur inexistant. Absence de vigilance, de prudence et d'anticipation des scénarios possibles.

Il me semble sincèrement avoir été connectée à l'idée supérieure d'amour et ne pas avoir manifesté ma passion et ma fixation. Quant à ma compulsion, elle a bel et bien été absente car pour plaquer un mari (ennéatype 8) de la sorte il ne fallait évidemment pas craindre le conflit. :sad:

J'espère avoir ici un peu éclairci l'influence de mon type.

Je serais très intéressée, si tu en as le courage, Isabelle, que tu nous en dises plus sur la manière dont une 9 peut vivre une chose pareille.

Merci Laure pour tes mots. Je dois avouer que la lecture de tes messages me touchent depuis longtemps déjà, au point de m'être demandée récemment si je n'étais pas 3 tant je me reconnais dans certains de tes propos .

 

En revanche, je ne suis pas certaine d'avoir bien compris ta requête, tu souhaites que je précise comment (en tant que 9) je vis le coup de foudre ou comment je l'évite ? Je vais tâcher de d'apporter le plus d'informations possible.

Pour la première hypothèse, ma réponse à Fabien ci-dessus est un peu succincte, mais souligne les principaux mécanismes en jeu (hiérarchie des centres, orientation, peur de base, etc.).

Pour la seconde hypothèse, il suffit d'intégrer que le coup de foudre n'est pas de l'amour mais une simple attraction chimique et biologique vouée (en principe) à une durée éphémère. Aimer est par opposition une décision et un acte conscient par lequel on s'engage dans le respect de soi et de l'autre. C'est pour moi un espace vivant de création et de liberté dans lequel chacun préserve puis développe son identité propre autour d'une direction commune. Evidemment en tant que 9, j'y vois également un lieu d'harmonie, d'acceptation et de soutien mutuel, préservé des jeux de domination et de pouvoir.

On peut décider d'aimer passionnément quelqu'un sans pour autant être passé par la case coup de foudre, la passion amoureuse se nourrit, s'entretient, se réactive dans une jolie danse réciproque où l'on vacille parfois, mais sans tomber car le but ultime est vraiment de s'élever. J'y vois une réelle dimension spirituelle.

Je suis peut-être maintenant un peu hors-sujet mais vous l'aurez compris ce sujet m'inspire. :heart: Par une belle synchronicité je viens de tomber sur cette très belle définition d'Yves Richez que je prends plaisir à partager ici avec vous :

Il y a quelques semaines, un jeune ami m'a demandé quand savait-on que l'amour était le "Grand Amour". C'est étrange ce qu'une question peut entraîner parfois comme réponse. Voici ce que je lui ai dit en souriant, sur ce trottoir, quelque part vers Londres, en précisant que ma réponse ne pouvait être que personnelle. « Je crois que pour savoir si la femme que tu aimes est ton "Grand Amour" il faut distinguer ce dernier d'un coup de foudre. Un coup de foudre, c'est comme un tube d'été, on l'écoute en boucle avec frénésie puis on s'en lasse. Le Grand Amour, quant à lui, serait comme un chef d'œuvre. Il se découvre au début avec surprise, étonnement, pudeur, délice, puis, avec les années, on en apprécie les subtilités, la richesse et la ressource. On ne se lasse pas d'un Chef d'Œuvre, on l'observe en acceptant dès le début qu'on en comprendra peut être jamais le sens caché. »

Nous nous sommes tu et après nous avons souris je crois."

 

Sur ces belles paroles, belle nuit à tous.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"J'espère avoir ici un peu éclairci l'influence de mon type."

Pas complètement, Isabelle : j'ai l'impression — je me trompe peut-être — que ton analyse mélange le coup de foudre et la séparation qui a suivi. Cela expliquerait les contradictions internes à cette analyse : on ne peut pas à la fois dire que d'une part on a vécu sa peur de base, le mécanisme de fusion, la bascule du centre préféré et la répression du mental, et d'autre part on a été "connecté à l'idée supérieure d'amour" et on n'a pas "manifesté [sa] passion et [sa] fixation".

 

Très amicalement,

Fabien

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Isabelle P

Bonjour à tous,

"J'ai l'impression — je me trompe peut-être — que ton analyse mélange le coup de foudre et la séparation qui a suivi.
Effectivement, j'ai analysé les deux en même temps, et la bascule de l'instinctif correspond à l'impact de la séparation. Si je m'en tiens stricto sensu au coup de foudre :

  • Déclencheur : connexion intense lors d'un échange verbal durant lequel je me suis sentie reliée au niveau des 3 centres à l'autre. Fusion totale au niveau des pensées, des émotions et symbiose physique immédiate. Sentiment de le connaître depuis toujours, voire de le "re-connaitre". Effet miroir, l'autre est mon double. Recherche d'inséparabilité et d'unité absolue qui décrivent assez bien mon sous-type Union.
  • Sur- activation des centres instinctifs (centre préféré) et émotionnels (centre de support) avec une forte motivation à agir associée à une intensité émotionnelle incontrôlable. J'ajouterais un rapport au temps modifié avec sentiment d'urgence et focus sur le moment présent (en lien avec le centre émotionnel sans doute) : le passé et l'avenir semblaient avoir été suspendus.
  • Centre mental en retrait, peu ou pas d'analyse de la situation, des options, des portes de sortie, etc. Absence de planification, tout se joue dans l'ici et maintenant, le reste du monde n'existe plus. La question de la confiance ne s'est pas réellement posée, celle du doute non plus, les ressentis corporels et émotionnels m'apportaient une certitude que le mental ne pouvait remettre en question.
  • Renforcement du domaine de préoccupation du 9 avec recherche de connexion au divin à travers l'autre. À l'époque j'écrivais : "Je suis allée vers toi comme l'on va vers Dieu." C'est dire…
  • Expression de la vertu de mon type d'intégration 6, le courage, car il m'en a fallu pour foncer sans savoir où j'allais (si ce n'est la certitude absolue que c'était lui).

Bises et belle journée.

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Odile2

Bonjour Laure et tous,

Je ne comprends pas du tout cette notion de "coup de foudre physique" ou "faux coup de foudre" dont parlent Aurore et d'autres ; pour moi, un coup de foudre est un coup de foudre.

Un exemple peut-être pour indiquer la différence avec un "faux coup de foudre".

Je pars en vacances par un train de nuit. Un homme et son fils entrent dans le compartiment, ils partent eux aussi en vacances. Il me regarde et… boum ! (une chaleur intense au ventre). Nous n'étions que tous les trois dans ce compartiment. On se présente, se parle, on grignote, on joue aux cartes avec son fils, on le couche… On a passé la nuit dans le couloir à discuter avec seulement des contacts de mains et de bras, jusqu'à l'arrivée. Le mobile n'existait pas alors. On s'échange nos téléphones pour se contacter au retour à Paris. J'ai pensé à lui pendant toutes les vacances. Le jour de son retour, il m'a appelée, je suis allée le retrouver. Mon centre instinctif s'est bien activé alors !

 

Quelques mois d'une passion folle (mal au ventre quand je ne le voyais pas…) mais je savais que ce n'était pas l'homme de ma vie (pas de point 2 donc). J'étais jeune, instinct X++, je démarrai ma vie d'adulte (pas d'engagement), lui un peu plus vieux et installé dans sa vie. C'est moi qui ai mis un terme à cette relation.

 

J'ai alors bien vécu ce "love at first sight" cher aux anglo-saxons.
Alors que dans le cas d'un "vrai coup de foudre", on est persuadé que l'autre nous est destiné pour la vie.

Amicalement,
Odile

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Michèle K

Bonjour à tous,

 

En ce qui me concerne, c'est simplement lié à la peur panique de l'engagement, à la peur de dépendre de quelqu'un ! Je me demande si, inconsciemment, je n'ai pas toujours choisi des partenaires pour lesquels j'étais certaine de ne jamais tomber réellement amoureuse pour ne pas souffrir, pour ne pas devenir dépendante, etc.

Tout à fait d'accord pour la peur de l'engagement. Pour moi le coup de foudre a toujours été synonyme de souffrance, de dépendance à l'autre (et à moi-même puisque vivant l'oubli de moi-même). Il y a également quelque part une perte de contrôle de ce qui se passe. Le Larousse définit la passion comme un "État affectif intense et irraisonné qui domine quelqu'un." Pas possible, pour moi, d'accepter cette domination.

 

Parfois, lorsque je perçois la profondeur de mon amour pour mon mari, ça me flippe, ça me donne le vertige… Je peux faire une panique à l'idée, qu'un jour, on soit séparés.

 

Je crois que j'avais perçu à quel point mon mari était dangereux [au sens où c'était la bonne personne pour toute ma vie] pour moi lorsque je l'ai rencontré… Du coup, je voulais me persuader que c'était juste un "bon copain". C'est tellement moins dangereux un bon copain !

 

Qu'en penses-tu Michèle ?

Par contre, en ce qui me concerne, je n'ai jamais perçu la dangerosité de l'homme qui allait être mon mari. J'ai totalement occulté les signaux extérieurs qui m'étaient envoyés par mon entourage, d'ailleurs je ne me suis jamais projetée dans du long terme, je ne comprenais pas non plus, à l'époque, comment un couple pouvait "tenir" 30, 40, 50, 60 ans ensemble. Aujourd'hui (après les péripéties de 30 ans de vie commune) l'idée de la séparation ne me fait plus peur. J'ai une totale confiance, je sais que nous vivons une relation authentique et forte. Je travaille également ma peur de base (d'être coupée, séparée) que je relie à une terrible peur de la mort.

 

Aimer est par opposition une décision et un acte conscient par lequel on s'engage dans le respect de soi et de l'autre. C'est pour moi un espace vivant de création et de liberté dans lequel chacun préserve puis développe son identité propre autour d'une direction commune. Evidemment en tant que 9, j'y vois également un lieu d'harmonie, d'acceptation et de soutien mutuel, préservé des jeux de domination et de pouvoir.

Je suis tout à fait en accord avec ce que tu dis, et "Monter en amour"… j'adore !

 

Très très amicalement,

Michèle

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Yves

Bonjour à tous,

Un grand merci pour vos témoignages éclairants et passionnants, amis d'ennéatypes 6, 7, 3, 4, 8, 9, 9 et 2. :thumb_up:

Il manque des témoignages de 5. Voici le premier. Si jamais il vous semble obscur, ne pensez pas que c'est parce que ce sujet trop exposant déclenche la passion du 5. :peur: Non, pas du tout. Simplement, suite au coup de foudre, les plombs sautèrent, il n'y avait plus de lumière, il faisait obscur, quoi.

Le temps que la foudre contourne astucieusement le paratonnerre pas coi brinquebalant sur mon château fort ; le temps qu'elle transperce mes murailles ; le temps qu'elle atteigne le cœur de mon fortin ; qu'elle se propulse tout feu tout flamme dans l'escalier du donjon — qui me sert aussi de tour de guet — ; qu'elle traverse l'ordinateur central installé là-haut ; qu'elle s'embarbouille dans tous ces fils ; qu'elle provoque quelques courts-circuits entre le réseau analytique et le réseau empathique (ce dernier relié au cœur de mon fortin) ; qu'elle dégringole l'escalier en colimaçon jusqu'au tréfonds du donjon ; qu'elle ne trouve pas le souterrain donnant accès à mon centre intuitif ; qu'elle remonte l'escalier tel un maëlstrom à l'envers… mais jarnicoton, où donc se trouve la sortie ? ; qu'elle jette un coup d'oeil par une échauguette inquiète ; qu'elle tombe d'effroi dans le vide ; qu'elle se réveille enfin ; qu'elle découvre la vieille chaîne rouillée du pont-levis ; qu'elle rentre dans le donjon ; qu'elle regrimpe l'escalier ; qu'elle cherche dans l'ordinateur central le mode d'emploi du pont-levis ;á :help: qu'elle se perde dans ses suppositions ; qu'elle échafaude mille échappatoires pour revenir plus tard dans sa tour de guet, au cas où ; qu'elle se prenne les pieds dans un câble ; qu'elle s'emberlificote dans ses rêveries ; qu'elle se réveille enfin… ben voilà, quoi.

Beau coup de foudre à ceux qui en veulent, et beaux ciels à tous ! :happy:

Amitié, :bye:
Yves

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Kayla

Merci Yves pour cette très belle métaphore que je trouve éclairante malgré les courts-circuits !
En plus, j'ai appris un nouveau mot !

Bises d'été, :kiss2:
Kayla

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On dirait le sud

Bonjour à tous,

 

Voici ma troisième et dernière contribution pour aujourd'hui à ce forum.

 

Me préparant cette après-midi pour un séjour d'une bonne semaine dans le sud-est de la France, j'ai pris conscience des fortes probabilités à revoir, fut-ce pour un court instant, une jeune femme dont je suis "tombé" amoureux l'année dernière. (Je ne préciserai pas les circonstances par respect pour elle.) Si je ressens le besoin d'en parler ici, c'est d'une part parce que le coup de foudre que j'ai vécu à l'époque répond bien aux deux conditions énoncées par Fabien

  1. Une passion intense et soudaine ;
  2. La conviction que l'autre est le grand amour de sa vie ;

et d'autre part parce que la rupture (bien que la passion fut platonique) fut douloureuse pour moi (j'eus l'impression en fait que ce fut une double rupture, c'est-à-dire non seulement amoureuse, du moint de mon point de vue, mais aussi amicale).

 

Pendant un mois environ, j'ai en effet vécu ce que Fabien a nommé une montée vers l'essence, vers l'intégration. Mes parents (avec qui je vis provisoirement) se demandaient ce qu'il m'était arrivé, et à l'époque, pendant les premières semaines, j'ai préféré ne pas leur donner les raisons exactes de mes nouveaux comportements (me lever tôt, prendre un petit-déjeuner, être actif, avoir des activités vraiment régulières à l'extérieur, être plus confiant et donner cette impression, etc). Puis est arrivé la rupture (la situation était devenue trop compliquée à vivre, la relation ne pouvant pas réellement s'épanouir pleinement, les egos ont donc commencé à se manifester, de part et d'autre).

 

Je ne sais pas si tous les 9 vivent ou ont vécu cela, mais le mécasisme de fusion, s'il a ses avantages lors de la construction d'une relation, en cas de rupture, je trouve qu'il renforce la peine vécue (voire la peur de base d'être séparé ?). C'est du moins ce qui s'est passé pour moi… en décalage car j'ai d'abord attendu 2 à 3 semaines pendant lesquelles j'avais une activité (un jeu sur internet) de narcotisation prévue qui tombait à pic pour endormir mon centre émotionnel et occuper au maximum mon centre mental. En gros, le mot d'ordre de mon ego était : surtout ne pas ressentir la souffrance à chaud, temporiser en espérant que cela soit moins douloureux ensuite.

 

Depuis, il me semble avoir entamé très doucement le processus de deuil. Je pensais même qu'il était terminé (car j'allais mieux en janvier dernier) mais deux événements plus ou moins récents m'ont montré que non. L'un de ces événements est la prise de conscience il y a quelques jours de la probabilité de la revoir, et, surtout, de l'appréhension de son attitude à mon égard (vu que c'est elle qui a choisi d'interrompre nos échanges). Cela a ravivé la tristesse que j'avais camouflée depuis plusieurs mois, preuve en réalité que mon deuil n'était pas, et de loin, terminé.

 

Si j'en parle ici aujourd'hui, c'est pour m'aider à prendre du recul par rapport à cette histoire, cette relation, le potentiel de cette relation (et tout ce que mon ego avait imaginé possible avec elle). Je tiens aussi à préciser que je ne lui en veux pas (je comprends les raisons de son choix même si la manière était maladroite). J'espère avoir la force intérieure pour la revoir sereinement… ou accepter qu'elle m'évite si tel s'avère être son choix.

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Jérôme

Bonjour Benoît,

"Je ne sais pas si tous les 9 vivent ou ont vécu cela, mais le mécanisme de fusion, s'il a ses avantages lors de la construction d'une relation, en cas de rupture, je trouve qu'il renforce la peine vécue (voire la peur de base d'être séparé ?)."

J'ai tout à fait vécu ça. J'ai plusieurs fois témoigné en stage et peut-être sur ce forum que j'avais volontairement décider de réduire l'emprise de ce mécanisme de fusion il y a une vingtaine d'années, suite à une rupture effectivement douloureuse, qui fait bien sûr appel à la peur de base et aussi à la quête de l'idée supérieure d'amour, sans parler de la false core (je ne sais pas si tu as déjà fait le stage Néti néti).

À l'époque, j'avais aussi réalisé que ce mécanisme était étouffant pour l'autre et avait toute les chances de détruire la relation que je cherchais à pérenniser.

 

En ce qui me concerne je ne dirais pas qu'il m'a aidé pour construire les relations amoureuses, justement par peur de la rupture éventuelle et de la douleur associée. Il me fallait être sûr bien sûr que je n'allais pas essuyer un refus, et il fallait aussi que je puisse me projeter dans l'avenir en pensant qu'elle pourrait être la femme de ma vie. Depuis tout petit, je suis toujours resté dans le mode recherche d'une relation durable = relation à vie.

 

Très amicalement,

Jérôme

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On dirait le sud

Bonjour Jérôme,

"[…] sans parler de la false core (je ne sais pas si tu as déjà fait le stage Néti néti)."
Non, je ne l'ai pas encore fait (c'est prévu pour novembre cette année).

"À l'époque, j'avais aussi réalisé que ce mécanisme était étouffant pour l'autre et avait toute les chances de détruire la relation que je cherchais à pérenniser."
Oui, je me suis aussi rendu compte (à plusieurs reprises) de l'étouffement potentiel (ou réel) pour l'autre. J'ai l'impression que c'est aussi une sorte d'étouffement pour moi puisque, à ce moment, je n'arrive pas à prendre ma place ou à m'exprimer sans craindre le rejet de l'autre (c'est dire la justesse de la vertu pour l'ennéatype 9).

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Lighyli

Je lis cette discussion avec quelques années de retard, mais voilà mon témoignage.
 
Je crois que la "passion" amoureuse est vraiment quelque chose de particulier.
Je dirai presque que "Passion" et "Amour" n'ont rien à voir…
Les deux points décrits par Fabien sont bien indispensables.
 
J'ajouterai que la conséquence de ces deux points est la présence de souffrance (quand l'autre n'est pas là surtout), d'oubli de soi, etc.
(Passion vient du latin patior = souffrir)
Je n'avais pas connu cela de façon très forte jusqu'à récemment.
J'avais bien éprouvé des sentiments forts quand j'étais jeune, puis pour ma première épouse.
 
Mais en bon 9, je cherchais plutôt une relation "apaisée" (très loin de la passion "violente" émotionnellement).
Ce que j'ai trouvé lors de mon premier mariage (jeune).
Tous les stress liés à l'entrée dans la vie professionnelle, la naissance de mes deux premières filles et les exigences de ma compagne (sans doute une 1) m'ont plongés dans des états de narcotisation (très) avancé (fin des années 90 : beaucoup de jeux vidéos, Internet, etc.).
 
Première découverte de la passion amoureuse : chez ma femme pour un autre homme !!
Pour elle, très gros conflit de fidélité, mais elle m'a quitté et je me suis retrouvé avec deux petites filles en garde alternée.
Je me souviens avoir hésité avec la "fuite" (renoncer à la garde de mes filles)…
Mais j'ai trouvé l'énergie et l'envie de les garder… En essayant de me rappeler ces moments, je crois que cette décision était une vraie loyauté vis à vis d'elles (intégration en 6 ?) — ou juste, m'appuyer sur mon centre support (CE) pour retourner dans mon centre instinctif (je me relève les manches et j'assume deux jeunes (3 ans et 1an et demi) filles tout seul). Ce choix est source d'une immense fierté aujourd'hui (je suis très proche d'elles et on a de magnifiques relations).
Cet épisode de ma vie (particulièrement douloureux (c'est bien peu de le dire !!) a été salutaire pour moi !
C'est vraiment à partir de là que j'ai commencé à sortir (très doucement quand même) de "l'oubli de moi"…
 
Par contre, j'ai hérité d'une énorme blessure à l'instinct sexuel… (Certainement X++ pendant de longues années…)
 
Après cet épisode douloureux, ma deuxième compagne était 8 très égotique…
 
Quand j'ai lu ce que tu as écrit Fabien à propos de Aurolaf (8), "Il me semble que reconnaître tout ce que tu appréciais chez lui aurait été reconnaître ta dépendance", je crois que j'ai compris pourquoi je n'avais jamais réussi à me "faire" à elle (je l'ai quittée il y a un peu plus de deux ans) : elle avait un centre émotionnel réprimé, et très peu de communication à part la colère qui débordait tout le temps… Insupportable pour moi qui ne rêvait que d'harmonie et de paix…
Elle ne me renvoyait pas grand chose de positif… Sans doute pour éviter de reconnaitre sa dépendance…
 
Je ne suis resté avec elle 12 ans que "grâce" (à cause de ?) son côté excessif qui allait bien avec mon instinct sexuel blessé… Et SURTOUT à cause de ma paresse à me connaître et comprendre ce qui m'arrivait… (Je crois que tout mon entourage savait que j'allais la quitter bien longtemps avant que je ne le comprenne moi-même — pourtant mon instinct me disait depuis longtemps qu'il fallait que je la quitte.)
 
La fin de cette relation a été précipitée par une grosse passion amoureuse bien violente pour une 3 alpha rencontrée au boulot.
Deux ans de relation très tumultueuse…
Pour le coup, c'était très loin de la relation apaisée dont je rêvais.
L'ascenseur émotionnel fonctionnait à fond, et la souffrance a été le leitmotiv de cette relation aussi forte quand nous nous voyions que terrible quand ce n'était pas le cas (elle habitait très loin et nous ne nous voyions que très rarement)…
Isabelle P, ta description m'a touché tant elle décrit ce que j'ai vécu : "Contrairement à sa définition classique, la passion ne m'a pas foudroyé au premier regard mais quelques mois après notre première rencontre (professionnelle) à l'issue d'une conversation intimiste. Une connexion intense m'a alors submergée, sentiment de fusion totale (renforcé sans doute par nos ennéatypes car nous étions tout deux 9 X++) et certitude (pour moi en tout cas) qu'il était mon âme sœur. Au-delà d'un flot émotionnel intense, je me souviens surtout des sensations corporelles, notamment celles d'avoir le bide totalement déchiré dès que nous n'étions plus ensemble et de manquer d'air, d'oxygène pour respirer. Sensations d'ivresse et de vertige aussi…"
 
C'était une "femme d'affaires" brillante qui arrivait toujours à ses objectifs (je rappelle son ennéatype 3).
Là, impossible pour elle de quitter son mari ou sa relation avec moi. Elle me racontait être "coincée" et elle ne comprenait pas tant c'était différent de ce qu'elle était au quotidien : elle qui était au boulot hyper efficace… (Ça ressemble à une désintégration en 9 non ?)
Moi, je me suis à nouveau oublié… J'ai vécu des moments terribles sans être capable de comprendre… Ni choisir…
Le "destin" a fini par choisir pour moi… Ouf… Nous nous sommes définitivement séparés il y a un an…
 
J'ai encore un peu de boulot pour finir de décortiquer tout ça, mais merci l'ennéagramme qui m'a permis de comprendre beaucoup de choses…
Lighyli

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Fabien Chabreuil

Bonjour Lighyli,

Merci pour ce généreux et émouvant témoignage.
 
"En essayant de me rappeler ces moments, je crois que cette décision était une vraie loyauté vis à vis d'elles (intégration en 6 ?) - ou juste, m'appuyer sur mon centre support (CE) pour retourner dans mon centre instinctif (je me relève les manches et j'assume deux jeunes (3 ans et 1an et demi) filles tout seul)."

Dans les deux cas, il me semble qu'il y a intégration externe ou interne, comme le confirme le fait que tu as alors "commencé à sortir […] de l'oubli de [t]oi"
 
"Par contre, j'ai hérité d'une énorme blessure à l'instinct sexuel… (Certainement X++ pendant de longues années…)"
On guérit de ces blessures de l'âge adulte, moins difficilement que de celles subies lors de la mise en place des instincts. Tu as d'ailleurs maintenant X= dans ton profil.

 

"J'ai encore un peu de boulot pour finir de décortiquer tout ça, mais merci l'ennéagramme qui m'a permis de comprendre beaucoup de choses…"
Le chemin qui mène un 9 à la relation dont il rêve est parfois tumultueux. J'espère que l'ennéagramme, en te permettant de comprendre le passé, t'aidera à bien vivre le futur.

 

Très amicalement,

Fabien

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Lighyli

Bonjour à tous,

 

Fabien, je reviens sur ce message que tu as posté il y a 4 ans maintenant. :happy:

 

Le 02/10/2013 à 13:20, Fabien Chabreuil a dit :

"En revanche, je ne sais pas si ma manière de ressentir est liée ou non à mon ennéatype 3. Ce qui est sûr, c'est qu'à chaque fois que j'ai ressenti le coup de foudre, je n'étais plus qu'émotions et ce n'était pas des moments durant lesquels je co-réprimais."

C'est certain, Laure. Comme nous le voyons au stage Communication, tomber amoureux ne provoque pas une chute, mais au contraire une montée vers l'essence, une intégration… temporaire hélas, la solution durable étape dans la quatrième étape de la relation. Il devrait donc y avoir chez toi vérité et espérance durant cette période.

 

J'ai un doute concernant la "montée vers l'essence" dans le cas d'une "passion amoureuse" (qui est en général liée au "coup de foudre", à la sensation de "tomber" amoureux, etc...). Mon expérience de la passion est qu'il y a peut-être (???) des moments où on vit des qualités essentielles, mais en général, l'être (corps+ego+essence) est tellement chamboulé (violemment), secoué, etc., que j'ai du mal à voir la "montée vers l'essence" possible dans ce genre de circonstance…

Sauf éventuellement quand on retrouve l'être aimé (passionnément — je préfère préciser le terme tant je pense que le verbe "aimer" tout seul a une signification différente) car on touche une forme d'extase… mais est-ce bien de l'essence (j'en doute…)

 

Qu'en pensez-vous ?

 

Lighyli

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Il est difficile, Lighyli, de te répondre car mon message évoquait un fonctionnement général qui ne s'applique pas forcément à tous les cas particuliers.

 

Il y a certainement des conditions pour qu'il y ait cette montée vers l'essence comme le fait que cet amour soit partagé, qu'il n'y ait pas d'obstacle majeur à la relation (autre déjà en couple, distance, opposition familiale, incompatibilités sociales ou religieuses, etc.), qu'il n'y ait pas de culpabilité par rapport à une précédente relation. Et j'en oublie certainement. L'exemple que tu donnais dans ton premier message dans cette conversation entrait dans cette catégorie :

Le 23/05/2017 à 18:24, Lighyli a dit :

[…] impossible pour elle de quitter son mari […]

 

Très amicalement,

Fabien

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Lighyli

Oui, je te confirme que la dimension "impossible" dans la passion que j'ai éprouvé a certainement joué un rôle important.

Peut-être que l'essence s'enflamme face à l'impossibilité, ce qui produit la violence constatée. :happy:

(Le domaine du 9 ne doit pas aider dans ce genre d'expérience.)

 

Note, pour bien préciser de quoi je parle quand je parle de "passion", la meilleure définition que je connaisse (celle qui m'a le plus parlée) est donnée par Tobie Nathan dans la vidéo ci-dessous (entre 10mn et 27mn). J'ai trouvé cette vidéo particulièrement lumineuse (malgré la présentation un peu provocatrice :wink:).

 

 

Je cite la diapositive qui lui sert de support :

Citation

La passion amoureuse est une émotion, un sentiment, un état, que l'on peut définir par quatre caractéristiques majeures :

1. Souffrance… comparable à l'addiction aux toxiques, son principal symptôme est le manque.

2. Générosité… véritable élation de l'âme, l'humeur s'exprime sous l'empire de la générosité. Amoureux, il se sent aussi moral, parce que généreux

3. Métamorphose… les engagements d'autrefois ne le lient plus. Ils avaient été conclus par une autre personne (pour Tobie Nathan, ce sont parmi les rares moments dans la vie où une personne peut réellement changer...?)

4. Eureka… paradoxe principal de la passion amoureuse, celui d'un hasard qui se révèle destin. Une "victoire sur le hasard" (A. Badiou)

Conséquence… "Je" a été désigné par un autre et advient de ce fait en tant qu'être autonome.

"Je l'aime, donc je suis" : voilà la véritable formule de la passion amoureuse.

 

Je précise que ce que j'ai vécu correspond à 100% à cette définition. En essayant d'y repenser, je crois qu'il y avait beaucoup d'égo dans mon état à ce moment-là. Peut-être des moments "d'extase" (le mot n'est peut-être pas approprié), qui doivent ressembler à un état de conscience particulier, mais j'ai un doute sur le fait que mon essence ait pu être de la partie…

 

Pour revenir à la notion "d'impossibilité", la majorité de la littérature sur le sujet est dans ce cas : Tristan et Yseult, Roméo et Juliette, Les liaisons dangereuses, etc. etc. etc.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Peut-être que l'essence s'enflamme face à l'impossibilité, ce qui produit la violence constatée."

Essence, enflamme et violence sont des mots qui ne vont pas ensemble.

 

"Pour revenir à la notion "d'impossibilité", la majorité de la littérature sur le sujet est dans ce cas."

Bien sûr, ce qui se passe bien ne fait pas de belles histoires. 250 pages pour dire "Ils s'aiment et tout va bien", ce n'est pas la recette d'un best-seller. Ceci dit, il y a la vie et la littérature qui en décrit une partie.

 

"Je cite la diapositive qui lui sert de support."

Je n'ai pas vu la vidéo et je n'aurai pas le temps aujourd'hui, journée consacrée à la mise en œuvre de la sociocratie dans une entreprise. Je réagis donc uniquement à cette diapositive. J'aime beaucoup Tobie Nathan mais je ne suis pas vraiment d'accord avec la vision doloriste du point 1 : il présuppose cette existence d'obstacles dont nous avons parlé. Théoriquement, je ne vois pas pourquoi ce serait systématiquement le cas (il n'y a pas que des mauvais trips :happy:) et dans mon expérience, cela ne l'est pas.

 

Les points 2 et 3, par contre, me semblent compatibles avec l'accès à l'essence.

 

Il me semble qu'on peut en rester à l'accès à l'essence avec une certaine stabilité et sur une certaine durée (cf. stage Communication) s'il n'y a pas d'obstacle important. Sinon, l'ego panique devant les obstacles et se focalise sur leur levée ; il n'y a alors pas d'accès à l'essence sauf peut-être lors des rencontres avec l'être aimé si ces rencontres ne sont pas consacrées à l'étude des obstacles.

 

"“Je l'aime, donc je suis” : voilà la véritable formule de la passion amoureuse."

Pas d'accord non plus : "Nous nous aimons donc nous sommes." Là aussi, l'emploi du "je" plutôt que du "nous" me semble présupposer les obstacles.

 

Le titre de la vidéo, "Est-il possible de rendre l'autre amoureux", me semble d'ailleurs dire la même chose. Si je veux rendre l'autre amoureux, cela présuppose que je le suis et l'autre non (à moins de rejouer Les Liaisons dangereuses). Dès lors, ma passion ne peut bien sûr qu'être souffrante.

 

Très amicalement,

Fabien

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Jérôme

Bonjour à tous,

 

Lighyli, je retrouve dans ton témoignage bien des points de mon expérience personnelle. J'ai aussi été surpris de te voir faire référence à cette vidéo de Tobie Nathan. Je l'ai découvert cet été avec, entre autres, cette vidéo et je pensais justement y faire référence dans ce billet. Je trouve qu'il illustre bien le vMème VIOLET de la spirale dynamique.

 

" Il me semble qu'on peut en rester à l'accès à l'essence avec une certaine stabilité et sur une certaine durée (cf. stage Communication) s'il n'y a pas d'obstacle important. Sinon, l'ego panique devant les obstacles et se focalise sur leur levée ; il n'y a alors pas d'accès à l'essence sauf peut-être lors des rencontres avec l'être aimé si ces rencontres ne sont pas consacrées à l'étude des obstacles."

Je suis tout à fait d'accord. Pour les 9 et en tout cas pour moi, une passion amoureuse peut facilement générer de nombreux conflits. Il y a le conflit entre les centres émotionnels et mentaux si le cœur et la raison ne sont pas en phase, et aussi les conflits potentiels avec les personnes de l'entourage potentiellement impactées qui peuvent être un conjoint existant, des enfants, mais plus basiquement les parents ou le réseau relationnel qui pourraient ne pas apprécier l'élu(e).  Il y a enfin la puissante peur du rejet par l'autre. Dans tous ces cas la compulsion s'active, et l'ego s'emballe.

 

En conséquence, je me suis souvent retrouvé à souhaiter plus que tout être en présence d'une personne au point que ce manque m’empêche de vivre pleinement ma vie quotidienne, et quand le moment de la fameuse rencontre se présente, soit j'écourte moi-même la rencontre contre mon gré et fuis, soit je ne suis pas vraiment présent à cause des nombreuses transes égotiques qui surgissent, notamment des hallucinations négatives, distorsion du temps, progression en âge.

Il reste quelques rares épisodes d'accès à l'essence quand la passion était réciproque et qu'elle ne générait pas de conflits.

 

"Le titre de la vidéo, “Est-il possible de rendre l'autre amoureux”, me semble d'ailleurs dire la même chose. Si je veux rendre l'autre amoureux, cela présuppose que je le suis et l'autre non (à moins de rejouer Les Liaisons dangereuses). Dès lors, ma passion ne peut bien sûr qu'être souffrante."

Tobie Nathan pose en préambule de cette vidéo qu'une passion amoureuse résulte systématiquement de la volonté et de l'action de quelqu'un et parle de démarche violente. Je n'ai pas envie d'être d'accord.

 

Cependant il me semble statistiquement rare que deux personnes vivent spontanément et de manière simultanée une passion réciproque. Il y a des fois où la passion de l'un déclenche celle de l'autre, et plus les fois où la passion reste unilatérale et forcément génératrice de souffrance.

 

Pour le point 1 de la diapositive, Tobie Nathan décrit un manque puissant et systématique quel que soit le niveau d'intimité avec l'être objet de la passion. Cela m'a fait penser à une expression exacerbée du manque de complétude qui correspond à une blessure profonde de l'instinct sexuel.

En cas de forte blessure de l'instinct sexuel, ou aussi en cas de fort manque affectif auquel le 9 est particulièrement sujet, il est possible qu'une simple marque d'attention ou d'affection d'un tiers génère une passion amoureuse. C'est dans mon expérience une passion vouée à la souffrance car la personne aimée n'est pas vue pour qui elle est mais remplacée par une projection des attentes affectives et sexuelles insatisfaites, ou identifiée à un amour passé dont le deuil n'est pas fait.

 

Je suis donc d'accord avec ton propos Fabien, quand tu dis que "Le chemin qui mène un 9 à la relation dont il rêve est parfois tumultueux."

 

Bon chemin à vous,

Jérôme

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Lighyli

Merci beaucoup Jérôme pour ton post et témoignage dans lequel je me retrouve beaucoup.

Concernant la conférence de Toby Nathan, j'aime beaucoup son ton provocateur :happy:

 

Le 13/09/2017 à 06:19, Fabien Chabreuil a dit :

"Peut-être que l'essence s'enflamme face à l'impossibilité, ce qui produit la violence constatée."

Essence, enflamme et violence sont des mots qui ne vont pas ensemble.

Je suis bien d'accord, Fabien !

L'essence qui s'enflamme était une blague — un "lapeupré" comme dirait Boby — tentative (ratée) de mon ego de 9 de parler à l'ego de 7 de Fabien. :rofl:

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"L'essence qui s'enflamme était une blague."

Je ne l'ai même pas remarqué, c'est la honte de ma vie ! :blush:

 

Très amicalement,

Fabien

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