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Lionel

Le sommeil de la raison....

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Lionel

Bonjour à tous,

 

Je ne me souviens jamais de mes rêves, et pourtant tout le monde rêve.

 

Et puis je suis tombé hier sur une émission sur Arte où il était question d'une gravure de Goya intitulé Le sommeil de la raison engendre des monstres. On y voit un homme vraissemblablement endormi et tourmenté.

 

Les rêves peuplent le sommeil, ils n'ont rien de forcément logiques (sauf pour les psychanalystes…). Ce qui effraie peut être le 5 que je suis, qui préfére alors les occulter.

 

Goya commenta sa gravure en précisant que "la fantaisie, sans la raison, produit des monstruosités ; unies, elles enfantent les vrais artistes et créent des merveilles". Je trouve cette phrase pleine de perspectives intéressantes… pour un 5.

 

Amitiés.

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Fabien Chabreuil

Bonjour Lionel,

 

Je ne connaissais pas cette eau-forte de Goya et j'ai donc cherché sur l'Internet. La voilà :

Goya_sommeil.png

 

C'est une intéressante hypothèse qu'il puisse y avoir un lien entre l'ennéatype et le fait de se souvenir ou non de ses rêves.

 

Personnellement, je m'en souviens assez peu, mais j'ai toujours attribué cela au fait qu'ayant un bon sommeil, je ne me réveillais que rarement à la fin ou peu après la phase de sommeil paradoxal. Je vais y réfléchir. Cependant, je me souviens déjà que dans mon adolescence, forte période de désintégration en 5 pour moi, je ne m'en souvenais jamais. Alors pourquoi pas ?

 

Très amicalement,

Fabien

 

Source : la reproduction de Goya est issue du site du Musée des beaux-arts du Canada.

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Thierry

Bonjour Lionel et Fabien, bonjour à tous,

 

Je ne me souviens que de la scène en cours d'un rêve, lorsqu'il est interrompu.

 

Les symboles dans les rêves seraient très répétitifs d'une personne à une autre. Je ne sais pas les variances selon les cultures. Cela a motivé certains à faire des dictionnaires des symboles courants dans les rêves. Un excellent dictionnaire fait par une spécialiste américaine, finement rédigé, mais ne contenant que 1700 symboles environ existait. Malheureusement, il n'existe plus. Il y a toujours un bon dictionnaire de plus de 4000 symboles, également américain, facile à trouver (site internet ou édition papier), mais il est moins finement rédigé, et donc, il est plus difficile de relier les symboles en une interprétation du rêve.

 

Je ne sais pas la formation des spécialistes qui ont fait de tels dictionnaires, mais le sujet, au plan symbolique, est si vaste que je ne vois qu'incidemment un rapport avec la psychanalise. Je vois le rêve comme une expression, au même titre qu'une somatisation est une expression, d'une partie de nous-même, qui nous parle à sa manière.

 

Très amicalement,

Thierry

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Nicolas

Bonjour à tous,

 

Je n'ai aucun problème à me souvenir de mes rêves. À une époque, je tenais un journal dans lequel je les notais mais j'ai arrêté il y a longtemps.

 

Concernant les rêves et le sommeil, j'ai lu il y a peu The Twenty-four Hour Mind : The Role of Sleep and Dreaming in Our Emotional Lives de Rosalind Cartwright que je vous recommande (elle explique les cycles du sommeil et le rôle des rêves).

 

J'avais aussi bien aimé Le Rêve eveillé libre : Une nouvelle voie thérapeutique de Georges Romey, qui explique comment il a créé son dictionnaire des rêves et donne certaines interprétations.

 

Amicalement,

Nicolas

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Yves

Bonjour à tous,

Merci Lionel d'avoir éveillé mon attention avec ce sujet. Merci aussi aux participants. :thumb_up:

Dans son article "L'Ennéagramme dynamique : type 3", Tom Condon a écrit à propos du souvenir des rêves ; c'est dans le chapitre "L'ABC des sentiments", un chapitre passionnant. D'après lui, quand vous ne pouvez pas vous souvenir de votre rêve à votre réveil, c'est parce que "l'écart est trop grand entre votre état de conscience et votre état quand vous rêvez"
Entre parenthèses, les états de conscience sont abordés dans le stage Essence. L'article de Tom me fait aussi penser aux pauses ultradiennes, mais c'est un autre sujet.

Je n'ai pas d'avis solide sur l'assertion de Tom. Mon incertitude a réveillé mon ego et m'a contrarié. C'est pourquoi j'ai tardé à me réveiller pour participer à cette conversation stimulante sur le sommeil : je me suis plongé dans un sommeil-détachement égotique de 5 alpha, en l'occurrence lié à ma fierté égotique (un avis pas assez solide aurait pu être démonté et je me serais alors senti moi-même démonté) conjuguée à l'avarice d'informations et à une rationalisation. Je ne sais pas si ce détachement typique chez moi est toujours un sommeil profond de la raison ; en tout cas, ce n'est jamais de l'éveil (cf. les transes associées dans le stage Éveil) !

Mais revenons à nos moutons assoupis… Mais auparavant, c'est l'heure de ma pause ultradienne… :yawn:

Ma pause est finie, je me réveille. Pour ma part, à mon réveil, même quand je me réveille alors que je suis en train de rêver, j'oublie souvent mes rêves. Néanmoins, je me souviens que, lors d'un séjour d'une semaine à l'hôpital, chaque matin, je me souvenais de mes rêves. Pourquoi ? Il est possible que ce soit simplement à cause du changement de l'heure de mon réveil par rapport aux rêves. :perplexe:
Je risque une hypothèse supplémentaire, qui n'exclut pas la précédente. Après mon opération (simple), je n'avais plus peur de l'avenir (la peur du centre mental). Je me sentais tranquille. J'étais bien pris en charge et soigné par le personnel de l'hôpital, et je me relâchais. D'autre part, ma situation me libérait des fardeaux et soucis quotidiens. Je n'avais plus d'exigences vis-à-vis de moi-même. Enfin, peut-être le paracétamol a-t-il joué un rôle ? Je ne sais pas. Toujours est-il que je me sentais détendu et en sécurité. Je ne me sentais plus tendu et vigilant comme à l'accoutumée ; je parle d'une vigilance focalisée par mon ego, expression que je préfère à l'expression "hyper-conscience" utilisée par Tom Condon dans son article. Ma vigilance n'était plus focalisée, mais élargie grâce à mon relâchement, mon lâcher-prise (cf. le stage Essence).
Par ailleurs, je n'avais même plus peur des intrusions :laugh: : chaque fois que quelqu'un entrait dans ma chambre (personnel de l'hôpital ou visiteur), sa venue renforçait mon espérance dans les autres, et la croyance du 5 sur l'apport du monde extérieur s'estompait.
Je ressentais aussi de l'espérance en moi-même. Je pensais : "Je demanderai à la kiné de l'hôpital quels mouvements faire et je rendrai ma convalescence la plus brève possible" (activation de mon centre réprimé, aidée, entre autres, par le driver primaire et le désir de base du 5). Cette espérance s'était substituée à mon manque d'omniscience : je ne taraudais plus le chirurgien (réciprocité oblige), avec mes questions casse-pieds sur le déroulement de ma convalescence. L'ignorance du chirurgien n'était pas de l'impéritie. Je l'acceptais. J'acceptais la mienne aussi.

Quelques autres observations, cette fois dans un contexte sécurisé normal (les dimanches matins, chez moi), corroborent mon hypothèse. Toutefois leur nombre ne suffit pas pour lever mes doutes sur elle.

Amicalement, :bye:
Yves

P.S. : Je me sens émerveillé par cette possibilité d'équilibrage offerte par nos merveilleux rêves (merveilleux au sens étymologique) pendant notre sommeil.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

Yves, être hospitalisé pour une opération, même simple, et y voir un moment de sécurité, c'est original…

C'est une conversation pour les 5, je ne m'attarde donc pas. Je voudrais juste réagir à cette phrase : "Pour ma part, à mon réveil, même quand je me réveille alors que je suis en train de rêver, j'oublie souvent mes rêves." De ce que je connais du sujet, elle est universelle. Sauf pour des rêves extraordinaires, ne se souviennent de leurs songes que ceux qui s'y intéressent, soit pour les raconter, soit pour les analyser. Pour tous les autres, le souvenir du rêve s'estompe très rapidement.

Très amicalement,
Fabien

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Hugues

Bonjour,

J'apporte une petite pierre à l'édifice en tant que 5. Dans mon cas, j'ai toujours eu une vie onirique très riche. Je me souviens en général de plusieurs rêves chaque matin, et j'ai encore des souvenirs nets de plusieurs rêves fait il y a de nombreuses années. Du coup, je ne sais pas si la difficulté à se rappeler de ses rêves est vraiment typique du type 5. En tout cas, ça ne me parle pas vraiment, donc.

Par contre, je trouve amusant parfois d'avoir des "rêves de 5" : dans ces rêves, mon ego doit marcher à plein régime, car je découvre par exemple des pièces d'or enfoncées dans la terre, et plus je creuse, plus il en sort (cf. mon avatar) ; ou bien je trouve laissés à l'abandon des objets (souvent chers) dont j'ai très envie ; ou bien à l'inverse (surtout quand j'étais plus jeune), je vois toutes mes affaires les plus précieuses mises en tas dans la rue et les gens viennent se servir, je suis désespéré mais ne parviens pas à les empêcher. :wink:

Amicalement,
Hugues

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