Institut Français de

l’ennéagramme

À quoi sert tout le reste...

Jump to content
Sign in to follow this  
Isa63

Le centre réprimé contrôle silencieusement le centre préféré

Recommended Posts

Isa63

Bonsoir,

À la suite de mon message dans la discussion "Le sens de votre message est la réponse que vous obtenez", je crois que je viens d'illustrer cette phrase du stage Centres : "Le centre réprimé contrôle silencieusement le centre préféré." J'avoue que j'avais eu du mal à comprendre comment cela se passait chez moi, et je ne l'avais pas encore réellement identifié.

Rechercher une information me demande un effort et du temps. Il est parfois plus simple pour moi de poser une question et d'attendre la réponse plutôt que de faire moi même les recherches de réflexion. J'ai le sentiment d'être lente dans les recherches et la compréhension, j'opte alors pour la solution que me donnera l'impression d'aller au plus vite.

Dans cet exemple, je réprime le mental. Cela a une incidence sur la manière dont l'instinctif se met en route ?

Amicalement,
Isabelle

Share this post


Link to post
Share on other sites
Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

La phrase exacte, due à Kathy Hurley et Theodorre Donson, est plus générale : "Le centre réprimé contrôle silencieusement la personnalité." (J'ai corrigé dans l'autre conversation au cas où les lecteurs ne suivraient pas le lien vers celle-ci.)

 

Dans l'exemple que tu cites, Isabelle, le mental est simplement réprimé : tu ne le mets pas en œuvre et simplement le délègue.

 

Le mécanisme de contrôle peut aller beaucoup plus loin : activer les centres préféré et de support pour ne pas avoir à utiliser le centre réprimé. Par exemple, il a pu m'arriver de consacrer une demi-heure à chercher une information qui me permet de gagner cinq minutes sur une activité instinctive.

 

Très amicalement,

Fabien

Share this post


Link to post
Share on other sites
Michèle K

Bonjour à tous,

Isabelle, j'ai moi aussi le mental réprimé et me retrouve dans ce que tu dis à propos de la lenteur de compréhension. J'ai d'ailleurs besoin d'exemples concrets pour comprendre. Cette difficulté avec l'abstraction me fait perdre du temps. Par exemple, si je comprends bien "activer les centres préféré et de support pour ne pas avoir à utiliser le centre réprimé", est-ce que le petit exemple que je vais donner est juste ?

 

Lors d'un réaménagement d'une pièce ou d'un espace quel qu'il soit, j'ai beaucoup de difficultés à conceptualiser l'endroit où je vais disposer les meubles et les objets. Donc, spontanément, je m'amuse à les déplacer, à "sentir" l'espace, la lumière disponible, l'harmonie du lieu, jusqu'à ce que je m'y trouve bien.

 

Autre exemple, c'est lorsque je passe à l'acte d'écriture que les idées arrivent. Là aussi j'ai un rapport à l'écriture long, jusqu'à ce que je trouve exactement les mots qui expriment mes pensées.

Amicalement,
Michèle

Share this post


Link to post
Share on other sites
Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Michèle, le premier exemple ne correspond pas à ce mécanisme. "Conceptualiser l'endroit où [tu] vas disposer les meubles et objets" relève du niveau libre des fonctions apprises du centre instinctif, comme tu l'as vu au stage Essence, et non du centre mental.

 

Le second par contre est, comme l'exemple d'Isabelle, une répression du mental, et non une substitution d'un autre centre au mental.

 

Très amicalement,

Fabien

Share this post


Link to post
Share on other sites
Michèle K

Bonjour Fabien, bonjour Isabelle,

Je réactive cette conversation car "Le centre réprimé contrôle silencieusement la personnalité" reste encore assez obscur pour moi et je cherche toujours. Je reprends un exemple ayant besoin de passer par des exemples concrets, dans le quotidien.

Par exemple, lors de nos déplacements, je prépare les bagages de manière assez anarchique, en mettant, en vrac, ce dont nous avons besoin (les besoins, je les identifie une journée auparavant, en vivant normalement et en prenant, du début à la fin de la journée ce que nous allons utiliser au quotidien). Je les garde bien en vue, de côté, pour éviter de me "prendre la tête", mais j'y mets au final plus de temps.

Je connais une personne, 6, qui prépare ses bagages en organisant une liste précise de tout ce dont elle a besoin et qui va suivre cette liste. Elle n'a pas besoin de beaucoup de temps pour y arriver, s'y prend même au dernier moment.

Réfléchir peu de temps avant d'agir ou agir longtemps pour éviter de réfléchir ?

Bien amicalement, merci pour les exemples éclairés,
Michèle

Share this post


Link to post
Share on other sites
Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Nous donnons des exemples dans le stage Centres. Peut-être sont-ils dans tes notes, Michèle.

 

Je vais parler de Patricia puisqu'elle n'est pas là parce que, comme toi, elle préfère l'instinctif et réprime le mental. Cette répression du mental peut prendre plusieurs formes :

  • Une simple non-utilisation du mental : autrefois, quand Patricia sortait de voiture, elle fonçait sans réfléchir, et une fois sur deux — plus même car son sens de l'orientation n'est pas optimal — je lui disais "Au revoir chérie. À tout à l'heure" et je partais dans la bonne direction, c'est-à-dire à l'opposé.
  • Une délégation du mental avec utilisation du centre émotionnel : Patricia adore apprendre quelque chose non pas directement, mais parce que je l'ai apprise et que je lui transmets l'information.
  • Une utilisation de l'instinctif à la place du mental : il y a quelques années Patricia nous a fait traverser Paris inutilement pour aller chercher quelque chose, alors qu'une simple réflexion montrait que cela n'avait aucun sens (il y a là aussi le fait qu'un argument mental ne convainc pas).
  • Une contextualisation de la passion et de la fixation : Patricia est moins perfectionniste et moins en colère après elle-même et après les autres quand ce qui n'est pas correct est de l'ordre du mental.

Est-ce que cela t'aide ? Peut-être pourrais-tu chercher pour toi un exemple dans chaque catégorie ? Et le partager avec nous, bien sûr.

 

Très amicalement,

Fabien

Share this post


Link to post
Share on other sites
Michèle K

Bonjour à tous,
 
Tout d'abord, merci Fabien, même avec mes notes cela restait un peu… confus. La différence entre la simple répression d'un centre et le contrôle silencieux de la personnalité par cette répression dudit centre n'était pas du tout claire pour moi. Ce contrôle va donc jusqu'à un point où il y a activation des deux autres centres pour ne pas utiliser le troisième ? Petits exemples à mon tour :

  • Simple non utilisation du mental : je me souviens d'avoir appelé un jour un ami pour me réparer la télé que je croyais détraquée (impossible de l'allumer). Il est venu me la rebrancher en éclatant de rire (sympa le copain). Je me suis précipitée sur le téléphone avant d'avoir cherché à localiser la panne.
  • Délégation du mental avec utilisation de l'émotionnel : j'ai également besoin de l'aspect relationnel pour activer une réflexion ou un apprentissage technique. Je pense notamment à l'informatique où je n'arrive pas à me débrouiller avec une méthode, toute seule. J'ai besoin d'un échange humain et surtout patient ! J'aime aussi beaucoup le partage d'idées et d'informations avec des personnes qui me sont chères.
  • Utilisation de l'instinctif à la place du mental : là, je bloque, je ne trouve pas spontanément d'actions que j'ai pu faire qui manquaient de sens, par manque de confiance en moi ou manque de confiance envers quelqu'un.
  • Une contextualisation de la passion et de la fixation : l'année dernière, lors d'une session de passage d'examen à l'AFPA, certains formateurs (qui ne s'entendent pas) n'étaient pas d'accord sur les modalités de passage d'examen d'une stagiaire. J'ai pris la décision de faire un mail collectif pour résoudre cette question importante à mes yeux (il me fallait une clarification pour mon propre groupe). J'ai accepté totalement de rentrer potentiellement en conflit avec l'un ou l'autre de mes collègues (je savais que cela allait créer des tensions et je les assumais) mais je voulais stopper le "flou artistique" de l'interprétation des textes règlementaires que j'ai envoyé à tous en surlignant les éléments importants.

Bien amicalement,
Michèle

Share this post


Link to post
Share on other sites
Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Ce contrôle va donc jusqu'à un point où il y a activation des deux autres centres pour ne pas utiliser le troisième ?"

Oui, le centre préféré et/ou le centre de support.

 

À l'inverse, l'union des deux autres autres centres peut conduire à utiliser le centre réprimé (deux exemples sur le blog au début ce commentaire ou à la fin de cette analyse de la Bolivie sur la Spirale Dynamique).

 

Très amicalement,

Fabien

Share this post


Link to post
Share on other sites
Gus

Bonjour,

Je réactive cette conversation sur "Le centre réprimé contrôle silencieusement la personnalité" car cette phrase me parait difficile à cerner. Je m’aventure reformuler trois explications que j’ai puisées soit du stage Centres, soit de mes lectures sur ce forum, soit de mes échanges avec d’autres stagiaires.

  1. Le centre réprimé est un centre blessé ce qui a pour conséquence de nous faire renoncer soit à la confiance, soit à l’amour, soit à l’espérance, en soi et/ou en les autres. Ce qui n’est pas sans conséquences : par exemple avec mon centre mental réprimé je manque de confiance en moi ce qui me fait douter de mes capacités à réussir dans certaines situations (celles en particulier qui nécessite la mobilisation de mon mental).
  2. Sur ce forum quelques témoignages donnent des exemples où le centre préféré et/ou de support sont utilisés en lieu et place du centre réprimé. Fabien par exemple raconte ci-dessus cette anecdote : « Une utilisation de l'instinctif à la place du mental : il y a quelques années Patricia nous a fait traverser Paris inutilement pour aller chercher quelque chose, alors qu'une simple réflexion montrait que cela n'avait aucun sens (il y a là aussi le fait qu'un argument mental ne convainc pas). » Pourrait-on parler de pilotage par abstinence ? :confused:
  3. Enfin je me demandais si "Le centre réprimé contrôle silencieusement la personnalité" ne faisait pas aussi référence au fait que le processus d’intégration passe par une permutation des centres : le centre réprimé basculant soit en première place soit en seconde (centre de support), car plus facilement mobilisable ? Donc sans basculement du centre réprimé pas de voie d’intégration, ce qui peut apparaître comme du « contrôle ».

Votre avis ?

Bonne journée
GUS

Share this post


Link to post
Share on other sites
Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Je n'arrive pas à imaginer ce qui vous paraît "difficile à cerner" dans cette phrase. Certes, les trois demandes de clarification viennent de trois participants réprimant le centre mental, et il m'est alors concevable que la formulation abstraite ne soit pas suffisante pour avoir une vision nette du phénomène. Mais qu'est-ce qui manque à ma liste assortie d'exemples publiée ci-dessus — surtout que ces exemples concernent Patricia qui a la même hiérarchie des centres que toi, Gus — ? Pour un formateur, cette situation est très frustrante parce que mon incompréhension du problème m'empêche d'améliorer mes explications. :sick:

 

Quant à ton message, Gus, il est exact à l'exception du dernier point : "le processus d’intégration passe par une permutation des centres." Non, l'intégration externe ne modifie absolument pas la hiérarchie des centres. Elle consiste, sauf pour les quatre exceptions mentionnées en stage, à développer le centre réprimé en acquérant les qualités essentielles (vertu et idée supérieur) d'un type qui préfère ce centre et dont la structure des centres est celle obtenue en appliquant la loi circulaire à la hiérarchie du type de base.

 

Très amicalement,

Fabien

Share this post


Link to post
Share on other sites
Alice et le lapin

Bonjour à tous,

 

C'est amusant que tu réactives cette conversation, Gus, car j'étais moi-même en train d'hésiter à y ajouter ma contribution. Je me disais qu'il n'était peut-être pas très utile d'y ajouter mon témoignage.

Ben voilà donc le petit coup de pouce qu'il me fallait, même s'il y a des redites, cela apportera d'autres exemples qui seront utiles je l'espère. :happy:

 

La découverte de mon centre réprimé a été pour moi une révélation. Et depuis je découvre qu’effectivement il contrôle dans l’ombre ma personnalité.

Suite à cette prise de conscience dont je parle ici, j’ai remarqué plusieurs choses.
 

La règle
La règle du jeu égotique, c’est d'utiliser le moins possible le centre réprimé.

 

Utilisation chaotique
L'utilisation de l'instinctif chez moi, c'est bien souvent tout ou rien. Je m'explique, soit je ne l'utilise pas, soit tout d'un coup c'est une débauche d'action. Exemple : J'ai beaucoup de mal à ranger mes papiers y compris au boulot (la plupart du temps ils glissent de ma main pour tomber mollement sur mon bureau et rester à l'endroit où ils sont tombés :tongue:) ; j'y vois un instinctif réprimé ET un mental réprimé. Quand enfin je passe à l'action, ça va très vite et c'est très intense et continu pendant un bon moment, je ressens d’ailleurs comme une urgence à profiter de ce déblocage. Lorsque cela arrive je ressens une sorte d'exaltation et de soulagement.

La procrastination m’oblige à utiliser mon instinctif dans l'urgence, à passer à l’action de manière violente et rapide.

En dehors de cela, les utilisations habituelles et quotidiennes sont pénibles et demandent un effort conscient du genre « Allez vas-y », mais cela ne concerne que des choses faciles et qui n’ont pas de grosses conséquences.

 

Évitement de l’utilisation
Centre préféré vs centre réprimé

J’utilise très régulièrement mon centre préféré pour ne pas utiliser mon centre réprimé ou en limiter au maximum l’utilisation. J'ai aussi l'exemple flagrant d'un collègue, 6 alpha lui aussi, qui a son bureau placé de telle manière qu'il est obligé de se lever et de contourner le bureau pour ouvrir la porte (c'est insupportable pour un instinctif réprimé, car il doit le faire plusieurs fois par jour, son poste comporte en effet un pan information assez conséquent), il a donc bricolé un instrument à partir d'une règle et de je ne sais plus quoi d'autre (élastiques, trombones…) qui lui permet de rallonger la portée de son bras et d’actionner la poignée sans avoir à se lever. :rofl: 
Chez moi ça se traduit par exemple par l'utilisation systématique de mon mental pour faire le tour des possibilités avant de monter ou de descendre un escalier afin de m'éviter de recourir une deuxième fois à mon instinctif. J'ai également remarqué que l'inconfort est plus supportable que la répétition du déclenchement. Je peux transporter en une fois une grosse quantité d'objets, ce qui rend ma montée hasardeuse et périlleuse, mais m'évite de monter une deuxième fois. C'est donc bien le déclenchement qui pose problème.

 

Déclenchement de l’utilisation
Centre de support et centre préféré vs centre réprimé

Il m’arrive assez fréquemment d’utiliser mon centre de support, c'est-à-dire l’émotionnel, pour m’aider à déclencher mon centre réprimé.
Un exemple typique est l'utilisation de la musique pour me motiver à faire le ménage. Cela "parle" à mon émotionnel et aussi à mon mental car cela m'évite de m'ennuyer (je chante d’ailleurs systématiquement en le faisant). Je fais un gâteau pour faire plaisir à ma famille, etc.

 

Orientation/compulsion vs centre réprimé
Enfin bien sûr le grand déclencheur de mon centre réprimé, c'est le couple orientation/compulsion. Je ne compte pas les fois où j'ai fait des choses par devoir. Mais pas toujours de bonne volonté, je l’avoue. :blush:
En revanche lorsque je suis seule en cause, bien souvent mon centre réprimé ne bouge pas.

Voilà ce que j'ai repéré pour le moment. Il y a certainement tout un tas de transes associées à ces moments. Je vais tâcher de m’observer en ce sens. Je peux déjà dire que dans les moments de déclenchement fort de l’instinctif, je vis quelquefois une contraction du temps, peut-être en lien avec une désintégration en 3 ?

 

Ainsi donc oui, le centre réprimé par son absence oblige les deux autres à faire le taf à sa place. :cool:

 

Pour finir sur une note optimiste, je note que depuis quelque temps le recours au centre réprimé est plus systématique, et que le laps de temps nécessaire à son déclenchement se réduit. :happy:

 

Amicalement,

Alice et le lapin

Share this post


Link to post
Share on other sites
Gus

Bonjour Fabien, bonjour Alice et le lapin,

 

Bravo Alice, le moins qu'on puisse dire c'est que quand tu réactives une conversation, on en profite pleinement. Merci donc à toi pour ces éléments.

 

Le 10/05/2017 à 09:54, Fabien Chabreuil a dit :

Je n'arrive pas à imaginer ce qui vous paraît "difficile à cerner" dans cette phrase. 

Fabien, je ne peux répondre que pour moi évidemment : c'est le "contrôle silencieusement".

  • Contrôle : et les autres centres, ils ne contrôlent pas ?
  • Silencieusement : comme s'il y a avait un mystère dans tout cela.

Or, de ma compréhension, chaque centre par définition contrôle la personnalité : soit qu'il est sur-utilisé, soit en support, soit réprimé. Si je devais utiliser une image, je poserais la question suivante : est-ce que mon bras cassé immobilisé dans un plâtre contrôle silencieusement mes comportements ?

 

Je ne sais pas si c'est plus clair. :surprised:

 

Bonne fin de semaine,

GUS

Share this post


Link to post
Share on other sites
Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Oui, c'est plus clair, merci Gus. Je vais essayer de reformuler ce que nous disons en stage à ce propos et d'être à mon tour plus clair.

 

Les trois centres constituent la personnalité :

  1. Parmi eux, un est le préféré et la contrôle apparemment : il est sur le devant de la scène, il se manifeste à l'excès, il fait le boulot des autres, il affiche sa supériorité.
  2. Le centre de support est un obéissant adjoint du centre préféré. À son service, il ne contrôle pas véritablement notre fonctionnement.
  3. Le centre réprimé ne se manifeste qu'en creux par son absence. Il est silencieux et peut paraître être un poids mort passif. Pourtant une énergie considérable est consacrée à éviter de l'utiliser, d'une certaine manière, on peut dire que sa répression contraint le centre préféré à faire ce que lui ne veut pas faire. Ainsi, il contrôle indirectement une bonne part de notre fonctionnement.
    À titre d'exemple, je réprime l'instinctif. Quand j'optimise mentalement une activité physique banale, genre effort minimum pour couper la baguette du petit-déjeuner et obtenir le nombre de morceau voulu, ne crois-tu pas que mon mental aurait des choses plus intéressantes à faire ? Non, il s'occupe à des sujets inutiles pour m'éviter un effort instinctif. Le centre instinctif ne le lui a pas demandé, il a été silencieux mais par son silence il a prix le contrôle de mon mental.
    Pour prendre ton image, oui, je considère qu'un "bras cassé immobilisé dans un plâtre contrôle silencieusement [l]es comportements". Il ne fait rien mais par son non-action force le reste du corps à agir à sa place et à se débrouiller pour ne pas lui imposer de souffrance supplémentaire.

Est-ce que cela te convient ainsi. Si non, n'hésite pas à me relancer, nous y arriverons.

 

Très amicalement,

Fabien

Share this post


Link to post
Share on other sites
Pocahontas

Bonjour Fabien, bonjour à tous,

Eh bien, quel engouement ! :happy: J'ai commencé à gribouiller trois phrases hier soir, et voilà que ce matin il y a déjà trois messages de plus !

Comme toi Gus, je me souviens que, la première fois que j'ai entendu cette phrase, j'ai buté sur le terme "contrôler", le "silencieusement" me faisant peur parce que j'imaginais un mécanisme sournois faisant des trucs dans mon dos sans que je le sache. :pt1cable: J'avais du mal à comprendre comment un centre réprimé pouvait avoir un quelconque impact sur quoi que ce soit ?

Par ailleurs, n'ayant pas l'impression d'être particulièrement "contrôlé" — hahaha la bonne blague ! — et me percevant d'ailleurs comme plutôt contrôlante, j'ai eu vite fait de reléguer cette phrase problématique dans la catégorie des "Trucs à prouver" avant de le faire passer dans celle des "Trucs à observer". :proud:

J'ai finalement commencé à saisir la portée de cette phrase en en tournant le sens un peu différemment en "L'ego compense le centre réprimé" dans le sens que l'ego se façonne en partie en fonction de la répression d'un centre.

Étant sportive, c'est, comme toi Gus, la métaphore d'un corps handicapé qui m'est venue à l'esprit sauf que j'ai imaginé un problème de genou plutôt qu'un bras cassé à cause de la marche : si j'ai un genou qui me fait mal de sorte que je ne puisse pas l'utiliser normalement ou qui est dysfonctionnel, je vais marcher en compensant ce handicap, ma jambe intacte va se muscler parce qu'elle va être davantage sollicitée, je vais prendre une mauvaise position et cela va avoir d'autres répercutions, y compris sous forme de douleurs dans mon dos par exemple, etc.

Cette image m'a bien aidée, elle en aidera probablement d'autres !

Merci Fabien pour ton effort de reformulation, je trouve le propos assez clair.

Bien cordialement,
Pocahontas

Share this post


Link to post
Share on other sites
Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

"J'ai finalement commencé à saisir la portée de cette phrase en en tournant le sens un peu différemment en "L'ego compense le centre réprimé” dans le sens que l'ego se façonne en partie en fonction de la répression d'un centre."
C'est exact, mais il me semble que cette formulation risque de donner l'impression qu'il existe une entité nommée ego, différente des trois centres et qui les gère, même si je sais que ce n'est pas ainsi que toi, Pocahontas, le comprends.

 

La formule originale de Hurley et Donnson a aussi l'avantage de dramatiser — Theodorre était un 4 — l'impact de la répression d'un centre, et donc de souligner son importance.

 

Très amicalement,
Fabien

Share this post


Link to post
Share on other sites
Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Il me semble que cette formulation risque de donner l'impression qu'il existe une entité nommée ego, différente des trois centres et qui les gère."

À la réflexion, cette remarque est idiote. :blush: En effet, la phrase de Hurley et Donnson peut donner la même impression qu'il existe une entité nommée personnalité, différente des trois centres et qui les gère. Il me semble qu'une formulation sans ambiguïté utiliserait le vocabulaire de la théorie des systèmes mais si nous nous mettons à parler de l'autopoïèse du système CI-CE-CM, je ne suis pas certain que cela paraîtra plus clair… :rofl:

 

Très amicalement,

Fabien

Share this post


Link to post
Share on other sites
Mdo

Bonjour Fabien, bonjour à tous !

 

En vue d'une discussion entre stagiaires sur la phrase de Hurley et Donnson "Le centre réprimé contrôle silencieusement la personnalité", je me suis récemment replongée dans leur livre My best self, using the enneagram to free the soul, malheureusement non traduit en français…

 

J'ai retrouvé un autre élément d'explication. Notre centre réprimé continue d'exister quoi qu'il en soit mais comme nous le réprimons hors de notre conscience, il s'agite dans son coin et ressurgit de façon intempestive et non appropriée. Ce qui donnerait, si j'ai bien compris et pas fait d'erreur de traduction :confused: :

  • Pour l'émotionnel réprimé, de l'irritabilité, des exigences, des critiques ;
  • Pour le mental réprimé, de l'entêtement sur des broutilles, de la rigidité, de la fermeture aux idées nouvelles ;
  • Pour l'instinctif réprimé, des réactions explosives ou de la paresse, des actes irresponsables ou infantiles.

Tout ça complètement inapproprié et en dehors de notre champ de conscience, avec un manque de compréhension de pourquoi nous avons ces réactions.

 

Dans cette optique, le centre réprimé qui se manifeste hors de propos, qui "oblige" le centre préféré à sur-fonctionner même dans les situations où ce n'est pas de son ressort pour compenser, et enfin qui entraine la perte d'amour, de confiance ou d'espérance conduisant à des comportements d'agressivité, de dépendance ou de retrait, contrôle bel et bien la personnalité, de façon plus ou moins détournée !

 

Cette question des centres me parait être une des "clés" (vive le stage Centres !!! :bravo:) et répond à beaucoup de questions.

 

Amitié et bonne journée à tous !

Marie Do

Share this post


Link to post
Share on other sites
Lighyli

"Cette question des centres me parait être une des "clés" (vive le stage Centres !!! :bravo:) et répond à beaucoup de questions."
Je suis tout à fait d'accord avec toi Mdo ! Le stage Centre a été comme un déclic pour moi !
 
Ton explication de la phrase sur le centre réprimé me parait claire. :bravo:
 
De mon côté, je l'ai comprise "intuitivement" : comme toujours quand on cherche à éviter quelque chose, c'est finalement, toujours ce qu'on évite qui nous contrôle… C'est valable partout…
Par exemple, dans notre façon de ne pas vouloir reproduire avec nos enfants un comportement parental dont nous avons souffert petit. Au final, on fait "l'inverse", et c'est donc une façon de se "calquer" sur le comportement mais en "négatif"…
 
C'est aussi comme cela que j'ai compris le principe des "--" et "++" du stage Sous-types : que l'on exagère un fonctionnement instinctif dans un "sens" ou dans l'autre, c'est toujours la blessure d'origine qui nous guide inconsciemment et nous coupe de l'essence… (Fabien me corrigera si j'écris des bêtises).
 
Lighyli

Share this post


Link to post
Share on other sites
Sign in to follow this  

×
×
  • Create New...