Institut Français de

l’ennéagramme

À quoi sert tout le reste...

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Kayla

Bonjour tout le monde,

J'ai récemment vu le film Cloclo et pour m'entraîner, j'ai décidé de le typer. D'abord parce que son type me semblait évident et que donc il y avait peut-être piège. Ensuite parce qu'il me permettait de mettre en pratique également mon stage stage "Corrélations Ennégramme-Spirale Dynamique".

 

Il s'agit ici de l'analyse de Claude François tel qu'il est présenté dans ce film. Les seules références et citations sont donc celles du film. Clin d'œil symbolique, ça fait trente-cinq ans aujourd'hui qu'il mort.

 

Merci à Isa63 qui s'est amusé à le typer également, et grâce à qui j'ai poussé plus loin mon analyse pour justifier d'avantage mes hypothèses. Merci également à Odile.

Ce qui saute aux yeux d'abord, c'est évidemment cette course à la réussite, et on pourrait se dire "Bingo, c'est un 3". Pourtant ce n'est pas la seule chose qui m'a semblé évidente, et donc de nombreux détails poussent à explorer d'autres ennéatypes et je suis revenue aux mécanismes fondamentaux.

Passion

La colère : explosions fréquentes et violentes, agacement, irritabilité. Quand son assistant ne donne pas assez de mou au fil du micro, quand le même écrase des fleurs sans les voir, quand il oublie les Petits Lus, quand le parterre de fleurs est planté au mauvais endroit. En fait il est tout le temps en colère, ou presque ! Avec ses musiciens : "Quatre fois la même erreur, je vomis ça !" Face à sa mère qui le trahit plusieurs fois en jouant au poker au casino. Face à un conducteur qui l'injurie. Avec ses compagnes qu'il accuse de le tromper, il a aussi de violentes colères. Quand il trouve une chemise mal repassée dans son dressing, il la jette avec colère. Quans sa sœur chiffonne sa première lettre de fan.
Le mensonge : son faux malaise à Marseille, il cache l'existence de son second fils pendant plusieurs années.
L'envie : il jalouse le succès de Jonnhy, de Gilbert Bécaud.
La peur : la peur de ne pas être à la hauteur, de devenir ringard.
L'intempérance : les filles, le travail, les sommes dépensées en réception, etc.
L'excès : idem.

Fixation
Perfectionnisme : tout le temps, tout au long du film. "Chaque détail compte" dit-il quand il fait refaire son nez, "Dieu est dans les détails" quand le parterre de fleurs est planté au mauvais endroit, "On ne croit pas que, on vérifie que !" Attention permanente aux détails. À un moment, il est chez lui avec sa compagne, Janet, et alors qu'il n'y a aucun public, il essuie une tâche invisible sur sa cravate. Quand il va se marier, il fait laver toute sa voiture pour une tâche alors qu'ils sont déjà en retard. À la parolière, il dira : "Vos paroles peuvent être meilleures." Il donne des ordres pour que dans son dressing, ses costumes soient rangés à la perfection, et avec les consignes qu'il a données. Consignes ultra précises à son nouvel assistant.

 

On voit nettement que pour lui quand un détail cloche, tout cloche. Un exemple, quand sa mère, après le départ de France Gall, lui dit qu'il est beau et qu'il pourrait avoir toutes les filles qu'il veut, il répond : "Arrête de dire que je suis beau, je suis petit, j'ai les jambes arquées, et j'ai une voix de canard." Perfectionnisme également quand il essuie la table au restaurant juste avant que Janet s'assoie, ou quand il essuie le disque de My Way chanté par Sinatra. Quand il sort de chez lui en dictant les notes à sa secrétaire, "des poupées à mon effigie à condition qu'elles soient extrêmement, extrêmement ressemblantes", il vérifie la poussière sur l'applique du couloir.

 

Et puis, quand même, ce besoin compulsif de remettre immédiatement d’aplomb l'applique de la salle de bain alors qu'il a encore les pieds dans la baignoire ! C'est quand même son perfectionnisme qui l'aura tué !

Vanité : ses rêves de grandeurs qu'il mène à leurs termes, l'achat du moulin, la piscine. Quand on lui reproche son retard, "Je te vois bien danser à ma place chez Drucker", se moque-t-il. Les serviettes de toilette, peignoirs, pantoufles avec ses initiales. La façon dont il s'admire dans le miroir vers la fin. Quand il veut la chanson de Lucky Blondo : "Si moi je chante ça, je te fais un disque d'or." Son attitude face à ses fans, face à ses producteurs. "J'veux qu'on me traite en numéro 1." Mais tout ceci, ce sont des comportements et il se dévalorise beaucoup tout au long du film. Alors doute ou perfection jamais atteinte ? De plus, on le voit modeste et plein d'humilité face à Sinatra : "Sinatra, Bo, qu'est-ce que tu veux qu'un p'tit Français comme moi aille lui dire. J'suis qui moi ?" Mais ce n'est pas une question identitaire, plutôt "je ne suis rien face à lui".
Il ne se vante pas plus que ça de ses succès. Au contraire il n'est jamais satisfait de lui la plupart du temps.

Flatterie/dédain : surtout vers la fin, avec ses fans, ses employés. Avec sa mère quand il lui demande de revenir au moulin. Avec le chauffeur de taxi qui lui demande pourquoi il court tout le temps pour rejoindre sa voiture : "T'as tout compris", et juste après "Bon allez, ça va, roule !"

La façon dont il parle de Roda-Gil et la façon dont il a obtenu qu'il lui écrive des textes.

Compulsion
Là, j'avoue qu'on le sent tellement en colère qu'il est difficile d'y voir un évitement. Pourtant, contre sa mère qui a trompé sa confiance une première fois en vendant l'appartement de Monaco, même s'il l'exprime un peu, il la refoule assez vite et l'invite à rester chez lui.
Cependant, comme il est très désintégré, le mécanisme de défense n'est plus suffisant pour l'empêcher de sombrer dans la passion. En effet, si on revient à la théorie : la compulsion sert à protéger l'ego de la false core. Si la souffrance est trop forte, le mécanisme de défense se met en place. Si la souffrance est encore trop forte, on exprime sa passion. Et si la désintégration est trop forte on y ajoute les mécanismes égotiques de son type de désintégration (mais pas tout le temps, seulement quand on va très mal).

On pourrait se dire que l'évitement de l'échec est plus visible, notamment dans son attitude avec France Gall au moment de l'Eurovision. On pourrait alors se dire qu'il est tellement furieux et jaloux de son succès que ça justifie sa réaction.
La façon dont il s'acharne à séduire Isabelle pourrait aussi être une volonté de réussir à tout prix, par tous les moyens.
Pourtant, il me semble qu'il prend trop de risques pour un 3 : choix de son pseudo, création de son propre label, choix de faire venir des danseuses noires. Des risques avec son image également : il est odieux avec France Gall alors même que sa parolière est là et réprouve.
Une phrase qui sonne très 3 : "Pour réussir, chaque détail compte." Mais est-ce une réussite structurelle de 3 ? Une réussite circonstancielle du monde dans lequel il vit ? Par rapport à un idéal élevé intérieur ? De plus, il ne dit pas que tout est bon pour réussir, il dit "chaque détail", et il le répétera à plusieurs reprises.

Mécanisme de défense
La formation réactionnelle est toujours difficile à voir. On pourrait la voir dans le refoulement de sa colère face à sa mère. Dans l'attitude face à son père, quand il lui annonce qu'il est engagé comme batteur. On voit qu'il est déçu par la réaction de son père, mais il n'explose que dans un second temps. On la voit aussi quand il va voir la parolière et que celle-ci, vexée qu'il puisse penser son texte améliorable, lui dit : "Vous avez diné, je suppose ?" Il n'a pas mangé et il a faim, mais il sourit et se met au travail. Quand un audit lui annonce qu'il est proche de la banqueroute : "Un milliard, c'est tout, j'ai été petit-bras sur ce coup-là", dit-il avec un sourire jaune. Puis après en portant un toast à son "seuil d'incompétence maximum comme gestionnaire".

L'identification encore une fois semble probable. Il va voir Johnny en concert et apprend à danser comme lui. Il va voir Otis Redding et copie l'idée des danseuses. Au début aussi, il s'identifie à Frank Sinatra. Mais est-elle structurelle ou seulement le moyen pour lui de s'améliorer et de correspondre à l'idéal qu'il a de lui-même ? Quand il choisit son nom de scène, il pourrait par exemple s'identifier à Jonnhy, Eddy, et choisir un pseudo américanisé mais il préfère garder son vrai nom. "Claude François, c'est mon nom, et j'y tiens beaucoup" Vertu de vérité ou intégrité ? Rendre hommage à son père aux yeux de qui il voulait tant réussir ?

Hiérarchie des centres
Le 3 alpha a une hiérarchie des centres EIM, et en cas de bascule IME. On remarque en effet de nombreux moments de répression de l'émotionnel.
Le 1 mu a la même hiérarchie des centres IME.

Pour la répression de l'émotionnel, on remarque évidemment sa façon parfois violente de s'adresser à son entourage, il devient de plus en plus odieux, notamment avec sa sœur. Répression de l'émotionnel aussi bien sûr avec France Gall quand il lui dit au téléphone "T'as gagné, bravo, mais moi tu m'as perdu", ou quand elle est effondrée en larmes devant sa porte. Il me semble que non seulement il réprime son centre émotionnel mais qu'il est de plus bloqué sur le pôle "Insensibilité" de la dichotomie du 1. Du moins jusquà ce qu'ils se retrouvent seuls. Tout comme, à l'inverse, il est sur le pôle hypersensiblité chaque fois que les femmes de sa vie le quittent.

Son centre instinctif est le plus utilisé, le plus visible. À son père il dit : "Je n'ai pas honte d'être pauvre mais j'aurais honte de ne rien faire pour nous en sortir." Quand il est en banqueroute, il demande : "Qu'est-ce que je dois faire ?"
"Je suis à fond, tout le temps."
Et bien sûr, on peut voir tout au long du film son énergie, son travail acharné.

Communication
Communication "propagande" ? À certains moments : "Avec moi, c'est mieux que gagner au casino.", dit-il à sa mère

La communication "sermon" est plus évidente. Au début du film, il corrige à plusieurs reprises la prononciation de sa première femme : "À l'Olympia", "la clinique". Ils sont en train de de se disputer mais plutôt que d'écouter la souffrance de sa femme, il corrige ses erreurs de prononciation.
Quand il fait visiter le moulin à sa mère et sa sœur, son assistant écrase quelques fleurs sauvages. Il s'empresse de le lui faire savoir avec colère. À Paul Lederman, il dit : "Faut que t'arrêtes de fumer, j'te l'ai dit cent fois", "T'as trop bu", "On ne croit pas que, on vérifie que !" À une fan qui essaie d'entrer : "Les fans ne peuvent pas rentrer." Beaucoup d'impératifs également. "On n'en serait pas là si papa t'avait remise à ta place quand t'as claqué l'indemnité de la compagnie.", dit-il à sa mère.
Et peut-être un reproche déguisé en réplique d'humour quand sa mère dit qu'aux enfants elle parle en italien pour les consoler : " Ah bon, tu les fais pas jouer au poker ?"

Sous-Types
Les Sous-types Anxiété et Jalousie du 1 sont non seulement compatibles mais visibles tout au long du film : les scènes qu'il fait à ses compagnes, jusqu'à les enfermer à clef ou à faire un scandale en public. Le 1 n'est pas seulement jaloux des rivaux amoureux mais aussi du temps que ses compagnes passent en dehors de lui. (et là par exemple, sa réaction avec France Gall est aussi explicable). Le Sous-type Anxiété est bien sûr activé pendant la période où lui et sa famille ont faim et se contentent de pain-vinaigrette. Mais il reste marqué. Il passe de C++ à C--, jusqu'à la banqueroute.
Le sous-type social Inadaptabilité est moins évident dans le film, mais bien présent. La chanson Le Mal-aimé pourrait l'illustrer, et plus jeune la chanson Moi aussi, j'ai eu 17 ans.

Le Sous-type Accumulation du 3 peut aussi être défendu, mais j'ai l'impression qu'il accumule davantage pour se rassurer lui-même que pour impressionner les autres.
Les Sous-type Masculinité-Féminité et Prestige ne sont pas assez visibles dans le film.

Le rapport à l'image
Certes, le rapport à l'image est omniprésent. Mais justement, c'est le rapport à l'image qui est problématique, pas à l'identité ! Il ne cherche pas à correspondre à une image externe, mais à un idéal personnel, un idéal élevé, très, trop, inatteignable.
Par exemple, quand France Gall est en pleurs à la porte, il la traite de façon odieuse devant sa parolière. Quand, seul dans la cuisine, il nettoie sa cravate, il n'y a pas de public, pas d'image. Pendant la tragique scène finale, c'est pareil.
Quand il est dans la voiture, avec toutes ces fans qui lui touchent la main, lui caressent les cheveux, certes il est en plein dans le souci de l'image, mais il faut aussi le replacer dans le contexte de l'époque.
Une phrase qu'il dit à sa mère quand il la renvoie du moulin : "Passe encore que tu ailles taper du pognon à mes invités mais là tu m'a trahi, t'as touché à mon métier, à mon image, tu m'as sali." Mais son image, c'est sa face "publique" et qui accepterait de perdre la face en public ? De plus ainsi elle remet aussi en cause la réputation et l'intégrité de son fils.

Intégration et désintégration
Ce qui est pour moi incompatible avec un 3 se trouve justement là. Si c'est un 3 alpha, il se désintègre donc en 9. Or il n'y a aucun signe de désintégration en 9 ! On pourrait par contre y voir des signes de désintégration en 6 : doutes, peur, suspicion (notamment quand il est dénoncé au fisc ou vis-à-vis de ses compagnes qu'il accuse régulièrement de le tromper). Mais l'hypothèse d'un 3 mu avec un instinctif réprimé est, il me semble, indéfendable.

Par contre, un 1 mu désintégré en 7 est plausible : intempérance dans le travail, dans les dépenses, dans les domaines investis (chanson, presse, photo de charme, parfum, produits dérivés, il avait pour projet de s'investir dans la télé et la radio libre, etc.). Toujours plus de colère, toujours plus d'exigences, toujours plus de dépenses, toujours plus de contrôle : "Tu contrôles tout, tout le monde, tout le temps, ça va s'arrêter quand ?" lui dit Isabelle après la révélation dans la presse de l'existence de son fils cadet, Marc. Révélation qu'il a lui même orchestré pour ne pas se faire doubler par les journalistes. Encore une fois : tout contrôler.
Contrepoids égotique également compatible.

 

Intégration en 4 également plausible, dans la création, dans l'ouverture à l'autre avec plus de compassion et d'authenticité. Par exemple à la naissance de son premier fils, on le voit heureux, prenant tendrement Isabelle dans ses bras. Un autre beau moment d'intégration et de sérénité est celui où il reçoit le disque de Sinatra, il est enfin fier de lui, et accède à ses émotions. Malheureusement il était la plupart du temps désintégré donc peu de moments d'intégration dans le film.

Quand il critique ses assistants, ce sont souvent des insultes liées au centre mental ("Ras du bonnet", "Abruti", "Les plus nuls assistants au monde") ou au centre instinctif ("Incapable"), mais jamais d'insultes ou de reproches liés à un manque d'émotionnel.

Il me semble également plus un type tourné vers l'intérieur. Ses critères d'excellence et de réussite sont internes.

Autres remarques
Il semble bien plus correspondre au driver "Sois parfait (P)" qu'au driver "Dépêche-toi".

Le 1 cherche à être intègre et a peur d'être corrompu, immoral, mauvais. Quand il fait un faux malaise à Marseille, il culpabilise : "Je ne le referai plus, je leur dois bien ça." Quand la police débarque chez lui, il est outré : "Ça ne se fait pas", "On ne traite pas les gens comme ça." Quand il choisit son nom de scène, il ne cède pas à la facilité de choisir un nom plus vendeur : "Claude François, c'est mon nom, et j'y tiens."

Il suit les conseils qu'on lui donne, ceux de Paul Lederman notamment, ceux de son premier producteur.

Forte empreinte paternelle certes, mais je n'ai pas l'impression d'y voir un 3 s'étant identifié à ce point son père.

Quand il se fait engagé en tant que batteur alors qu'il n'en a jamais joué, on pourrait y voir la dichotomie Bluffeur/Compétent, mais ça me semble insuffisant pour l'affirmer parce que tout au long du film il travaille plus qu'il ne bluffe.

Quand son père meurt et et qu'il va jouer jusqu'à s'en faire saigner les mains, on reconnaît les 1 qui font souffrir leurs corps pour se punir et diriger la colère contre eux-mêmes.

Il a durant toute la première partie du film un air de "petit élève bien appliqué et travailleur" compatible avec un 1 qui cherche à progresser.

Quand il fait des reproches à sa mère, il lui dit à plusieurs reprises qu'elle n'a aucune parole, qu'elle l'a trahi. Même s'il lui permet de revenir vers lui chaque fois, il ne lui fera plus jamais confiance en donnant des ordres à son personnel pour que personne ne lui prête d'argent.

On parle parfois de rituels de décompression chez le 1. C'est également le cas ici : il ne boit pas, sauf un Chivas-Coca avant de rentrer en scène. Ce rituel est mentionné deux fois. Une première fois dans la bouche de Lederman : "Il carbure à quoi ?" "À l'eau, sauf un Chivas-Coca avant de rentrer en scène." Et plus tard, juste après la réception du disque My Way, on le voit sur la bande-son se diriger vers la scène et boire le verre tendu par son assistant juste avant de rentrer en scène. Cette scène est très belle d'ailleurs, très forte en émotion.

Corrélation Spirale Dynamique
Il est opportuniste, il surfe sur ce qui marche, il a un souci de son image professionnelle, mais tout cela me semble relever du vMème ORANGE dans lequel il culminait plutôt que d'être le reflet d'un ennéatype 3. On pourrait même dire qu'on voit la transition du début du film où il est encore en BLEU, à la fin de sa vie où il était en plein ORANGE. On voit le vMème prendre de plus en plus de place dans ses choix et son mode de vie. Dans ce qu'il accepte de faire également : il fait un faux malaise sur scène. Mais il culpabilise et se jure de ne plus le refaire, c'est contraire à son besoin d'intégrité.

D'ailleurs on pourrait voir dans ce film l'illustration d'un 1 centré en BLEU (le père) face à son fils, 1 lui aussi, mais centré en ORANGE.

Mêmes mécanismes mais systèmes de valeurs différents et en opposition ? Pas de sacrifice du soi en ORANGE, là où son père fait remarquer qu'il a tout fait pour que ses enfants aient une belle situation : "J'ai sué sang et eau pour vous donner une situation."

On observe également la présence d'un VIOLET important chez lui : la pierre que lui a donné sa mère et qu'il embrasse à plusieurs reprises, le rapatriement du corps de son père au moulin, le lien fort à sa famille, sa tribu, qui est plus fort que les trahisons de sa mère.

Mon hypothèse
1 mu, instincts Conservation et Sexuel, aile 2

Autres personnages
Son père : 1 mu
La scène du début où il rentre du travail est très forte : il essuie une trace sur la plaque, vérifie son apparence. Puis monte se parfumer, se maquiller. C'est seulement après qu'il va voir sa femme, puis ses enfants. Il jette très froidement les quelques jeux qui trainent pas terre, sans embrasser ses enfants. Ce pourrait être aussi un 8 centré en BLEU mais la façon dont il s'adresse au soldat me semble plus compatible avec un 1 : "Capitaine, vous avez le devoir de protéger nos maisons, c'est intolérable. Regardez-moi ces sauvages. Qu'est-ce que vous attendez ? Allez-y." De plus quand le capitaine le frappe et lui crache dessus, il reste à terre, humilié, brisé. Et il ne s'en remettra d'ailleurs pas. Un 6 mu pourrait être compatible au niveau de la hiérarchie des centres : face à la trahison de la Compagnie, de la France, il est brisé, humilié et ne fait plus rien. Pourtant l'énergie qui se dégage du personnage me fait d'avantage penser à un instinctif et on ne voit pas de peur chez lui. Mais de la colère, oui.

Sa mère : hypothèse 2 sous-type conservation

Tournée vers l'extérieur, aux petits soins pour son fils, manipulations émotionnelles fréquentes : "Ah, c'est comme ça que tu me remercies.", dit-elle avec colère, puis juste après "Et où est-ce que je vais dormir ?" en espérant l'apitoyer (ça a marché la première fois) ; "Je trouverai bien un endroit pour dormir.", dit-elle quand elle le trahit la première fois avec un air tellement larmoyant et pathétique qu'il refoule sa colère et lui permet de rester. Quand Claude va la rechercher, elle se fait prier alors qu'elle en meurt d'envie. Manipulation aussi quand elle convainc un des invités de Claude de lui donner de l'argent pour jouer au poker alors qu'elle lui dit que c'est pour ramener le corps de son mari pourtant déjà rapatrié.

Il existe d'autres hypothèses sur le web pour Claude, notamment en 3 alpha. Mais jusque là, je ne suis pas convaincue par les arguments. Et vous, qu'en pensez-vous ?

Kayla

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Aurolaf

Bonjour à tous,

 

Merci Kayla pour cette analyse… J'adooooore les analyses de film ! C'est toujours un prétexte ludique pour travailler et revoir mon stage Détermination.

 

J'ai vu Cloclo récemment dans un avion… et je ne suis pas certaine d'être d'accord avec ton typage en 1. Je revois le film ce week-end et je reviens te challenger très amicalement dès lundi !

 

Bien amicalement,

Aurore

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Wallace

Bonjour Kayla et Aurore,

 

Je précise tout de suite que je n'ai pas vu le film, mais un ami m'en a parlé et j'ai vu la bande-annonce. Je réagis donc principalement à l'analyse de Kayla.

 

Je me demande pourquoi tu as éliminé les hypothèses 4 (intrépidité financière, haine de soi et des autres, compétition, perfectionnisme dans ce qui est son métier artistique et peut-être sa sublimation, image) et 8 (colère permanente non évitée comme tu le soulignes, excès, besoin maladif de contrôle, possessivité vis-à-vis de ses compagnes, contrepoids égotique avec France Gall).

 

Par ailleurs, je vois une contradiction dans ta description du père. Tu le décris centré en BLEU, contrairement à l'ORANGE du fils, et tu écris : "Il essuie une trace sur la plaque, vérifie son apparence. Puis monte se parfumer, se maquiller. C'est seulement après qu'il va voir sa femme, puis ses enfants." Même s'il ne s'agit que de comportements, je vois là un souci de l'image qui ne colle guère avec le 1 ni avec le BLEU.

 

J'attends avec impatience la contre-expertise d'Aurore.

 

Très amicalement,

Wallace

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Thierry

Bonjour Kayla, bonjour à tous,

 

N'y a-t-il pas plus de comportements perfectionnistes dans certaines professions ? Je sais, par des témoignages, que c'est le cas pour les photographes. Or, il se trouve que mon frangin est photographe et… perfectionniste, mais uniquement dans ce qui a trait à son image concernant ce qu'il fait. Mon frangin est indubitablement 3 alpha plutôt désintégré. Pour en revenir à Claude François, il faudrait avoir des détails sur des points qui n'ont rien à voir avec son image. Par exemple, comment il choisit un matelas… Certainement un mauvais exemple de ma part… car ce n'est certainement pas dans le film… Je repensais à mon frangin… qui m'aurait bien vendu le frère jumeau du matelas quelconque qu'il avait acheté. À peu près au même moment, et malgré l'urgence (mon intuition m'a aidé), j'ai acheté largement autre chose comme matelas ! Et j'ai même réussi à expliquer c-a-l-m-e-m-e-n-t à mon frère ce que j'avais acheté.

 

Donc, je n'écarte pas l'hypothèse 3 alpha. Comme je n'ai pas vu le film, je ne peux en dire plus.

 

Amicalement,

Thierry

 

P.S. : Une remarque… une idée… Et si Claude François s'identifiait à son père de type 1 ? Je pense à l'identification, mécanisme de défense privilégié du type 3. Cela ne facilite peut-être pas le typage. :happy:

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Irimi

Bonjour à tous,

 

Merci Kayla pour cette analyse très fouillée !

 

J'ai vu le film il y a quelques temps, et de mémoire, le personnage m'a effectivement évoqué des traits caractéristiques du 3, et également du 1 pour toutes les raisons que tu évoques. Mais je pense également au 8, notamment pour les raisons suivantes :

  • L'énergie déployée me fait penser à un centre instinctif dominant.
  • Les sous-types : survie à cause de son besoin compulsif de contrôler son environnement immédiat dans les moindres détails (j'ai cotoyé plusieurs 8 de sous-type conservation, et leur sens du détail qui cloche peut aller assez loin !). Et possessivité, dans ses relations amoureuses.
  • Le style de communication : impératifs.

Il faudrait comme Aurore que je le regarde de nouveau ! Je reviens vers toi dès que j'ai pris le temps de le revoir.

 

Amicalement,

Pascale

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Kayla

Hello tout le monde,


Merci pour vos retours ! Je vais répondre à vos questions.

J'ai écarté le type 8 parce qu'il n'y a AUCUNE vengeance !
Pourtant sa mère le trahit, ses compagnes le trahissent, etc. À aucun moment, il ne cherche à se venger. Or, un 8 très désintégré…

J'ai écarté le 4 parce que je ne vois pas de traces d'un type préférant l'émotionnel, même intérieur. De plus, on pourrait dire qu'il y a haine de soi, mais pas haine des autres. Il ne hait pas les autres, il est juste très dur et exigeant avec eux, ce n'est pas pareil. Donc un 3 désintégré en bascule ok, mais un émotionnel préféré, je n'en vois pas de signes visibles.

Les comportements perfectionnistes du père ne me semblent nullement incompatibles avec un type 1, même si ça touche l'image. Un 1 peut vouloir être irréprochable, y compris dans son apparence. Ces comportements peuvent être de l'ordre du contrôle sans que ce soit un contrôle de l'image. En quoi BLEU serait incompatible avec des comportements perfectionnistes concernant l'apparence ? Parce qu'il n'est peut-être pas 1 mais il est bien centré en BLEU.

Aurore, j'attends ton analyse avec impatience ! Et Wallace et Pascale, lancez-vous !

À bientôt. :happy:

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Isa63

Bonjour à tous,

Merci Kayla d'avoir partagé ton analyse.

Je ne vais pas remettre ici mon analyse pour éviter une lecture trop longue. Mais comme nous avions dit, le type réel de l'acteur peut interférer et rajouter une difficulté dans cette recherche.

Le style de communication utilisé dans le film est il réellement celui qu'utilisait le vrai Claude François ?

Je peux comprendre que l’on y voit du perfectionnisme de 1, mais je ne trouve pas que sa colère soit là en permanence malgré un idéal élevé et une implication tenace dans son projet. C'est là que le personnage qui joue ne sait peut-être pas incarner la vraie colère avec la formation réactionnelle ?

J'avais émis l'hypothèse d'un 3 alpha (E/I/M) :

  • avec un culte de la réussite important et une forte aile 4,
  • avec propagande comme style de communication,
  • spontané et fougueux,
  • très compétitif
  • qui s’intègre en 6, et peut alors s’intégrer dans une communauté (entreprise, groupe, famille) et c’est un peu ce qu’il cherche à faire (il garde le sens de la famille)
  • éviter l'échec et la banalité est ce qu'il aurait de plus visible.

Mais effectivement, je ne trouve pas de lien avec une désintégration en 9.

Amicalement,
Isabelle

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

"Je ne vais pas remettre ici mon analyse pour éviter une lecture trop longue."
Dans la mesure où il y a désaccord sur l'ennéatype, il n'est pas possible de se contenter de généralités, et seuls des arguments détaillés peuvent convaincre.

"Le style de communication utilisé dans le film est il réellement celui qu'utilisait le vrai Claude François ?"
Est-ce important ? Il ne s'agit pas de typer le vrai Claude François, mais le personnage du film.


"Mais comme nous avions dit, le type réel de l'acteur peut interférer et rajouter une difficulté dans cette recherche. […] C'est là que le personnage qui joue ne sait peut-être pas incarner la vraie colère avec la formation réactionnelle ?"
Eh ben, c'est sa fête à Jérémie Renier !

Très amicalement,
Fabien

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Wallace

Bonjour à tous,

Le 12/03/2013 à 18:00, Kayla a dit :

À aucun moment, il ne cherche à se venger. Or, un 8 très désintégré…

Certes l'absence de la fixation est gênante, mais comme par ailleurs tu sembles te contenter d'une compulsion de 1 invisible ou presque…

 

De plus, j'ai cru comprendre que le film avait dû prendre en compte les oukazes des ayant-droits de Claude François. Peut-on alors imaginer que ces moments, s'ils existent, n'ont pas été montrés ?

 

Le 12/03/2013 à 18:00, Kayla a dit :

J'ai écarté le 4 parce que je ne vois pas de traces d'un type préférant l'émotionnel, même intérieur.

C'est quand même bien toi qui a écrit sur des moments d'intégration en 4, non ?

 

Le 12/03/2013 à 18:00, Kayla a dit :

Un 1 peut vouloir être irréprochable, y compris dans son apparence.

Entre être irréprochable au sens BLEU du terme et se parfumer avant d'aller saluer sa famille, il me semble qu'il y a une différence.

 

Toute ton analyse du père est très comportementale. Il est donc difficile d'avoir une opinion.

 

Le 12/03/2013 à 18:00, Kayla a dit :

Et Wallace et Pascale, lancez-vous !

À Dieu ne plaise ! Comme je l'ai dit, je n'ai pas vu le film et ne réagis ici que sur des cohérences ennéagrammiques. Je déteste trop le chanteur pour supporter un biopic à son propos, d'autant plus que le personnage semble profondément antipathique : j'ai vu hier après-midi sur l'Internet que Jérémie Renier disait de lui que c'est un psychopathe.

 

Très amicalement,

Wallace

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Kayla

Hello, hello,

D'abord, je le redis, il s'agit ici de typer le personnage du film, et donc je ne peux pas me fier à ce qui a été censuré ou pas pour l'analyse.

"C'est quand même bien toi qui a écrit sur des moments d'intégration en 4, non ?"
Le fait de s'intégrer en 4 n'en ferait pas un émotionnel pour autant. Il reste avant tout un instinctif, mais avec des centres plus équilibrés.

Pour le père, je propose une hypothèse compatible, mais en effet, il n'apparaît qu'au début du film et les éléments sont peu nombreux.

Hâte de lire vos analyses les filles (puisqu'il n'y a que des filles qui se lancent pour le moment) !

Kayla

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Thierry

Bonjour à tous,

Un 1 peut vouloir être irréprochable, y compris dans son apparence. Ces comportements peuvent être de l'ordre du contrôle sans que ce soit un contrôle de l'image.

Un 1 soigne son apparence pour son regard à lui, pas pour le regard des autres. S'il y a une tache sur la doublure de sa veste, personne ne la verra, mais il y pense. S'il est désintégré, il ne pensera qu'à cette tache.

Amicalement,
Thierry

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Kayla

"Un 1 soigne son apparence pour son regard à lui, pas pour le regard des autres. S'il y a une tache sur la doublure de sa veste, personne ne la verra, mais il y pense. S'il est désintégré, il ne pensera qu'à cette tache."
S'attirer les reproches des autres déclenchera en lui de la culpabilité et/ou de la colère donc il fera tout pour être irréprochable à ses yeux comme aux yeux des autres. Et puis de toute façon, à ses yeux il ne sera jamais irréprochable, jamais parfait. Maintenant, oui, les autres ne verront pas cette tâche mais si le 1 la voit, il aura l'impression que tout le monde la verra. C'est justement la difficulté des filtres d'attention, on a tendance à croire que les gens voient la même chose que nous (et/ou devraient voir la même chose que nous).

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Thierry

Kayla, mon exemple n'était pas parfait. :blush:

 

Mettons que le 1 porte une veste sur mesure, dont le tissu de doublure n'a pas la couleur qu'il avait choisie, suite à une erreur de son tailleur. La couleur utilisée est très bien et en harmonie, et tout et tout, mais n'est pas celle qu'il voulait. Mettons qu'il ait quand même pris livraison de cette veste (déjà c'est "cette veste", plus pleinement "sa veste" !) en échange d'un geste commercial de son tailleur. Hé bien, le regard des autres n'y verra jamais rien ! Il ne s'attirera jamais aucun reproche !! Mais lui, il le sait !!!

 

Thierry

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Kayla

Et si on revenait au sujet initial de ce post ?

 

Mais si tu veux, tu peux ouvrir un post dans le panneau des 1, ce serait plus utile d'avoir aussi leur avis concernant l'exemple précis que tu donnes.

 

À très bientôt.

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Thierry

Oui, Kayla, revenons à la question que j'ai soulevée, avant la précision que j'ai donnée concernant l'usage de la notion de "reproche" (l'aspect "filtre d'attention", hélas pertinent pour mon aile 1, est un sujet en soi…), qui est, en la reformulant partiellement : jusqu'à quel point le personnage de Claude François dans le film, s'il est 3 alpha et s'identifie au personnage du père supposé 1, peut-il ressembler à un 1 ?

 

N'ayant pas vu le film, ma question est totalement ouverte. Le film n'aborde peut-être pas tous les aspects de la vie de Cloclo.

 

Le fait que Claude François ait diversifié ses activités — magazine de charme, pour ne pas dire de nus, et peut-être d'autres activités que je ne connais pas — est-il abordé dans le film ?

 

Thierry

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Isa63

Bonsoir à tous,

Voilà donc l'analyse que j'avais faite, revue sur seulement le personnage du film ; effectivement, j'avais cherché à trouver le "vrai Claude François" au travers du film, erreur ! Je trouve le typage difficile parce que deux hypothèses sont proches.

 

Le personnage montre une grande exigeance, un certain perfectionnisme, de l'impatience, de la colère, qui peuvent évoquer l'hypothèse d'un 1 mu qui s'intègrerait en 4 dans la créativité et se désintégrerait en 7 dans l'intempérance. Les idéaux élevés et et la rigueur personnelle du 1 ont bien leur place, là.

C’est vrai que quelques passages font penser à des colères de perfectionniste :

  • Lorsqu'il change de secrétaire et qu'il lui passe les consignes, il passe tout en détail ("Ah oui, aussi très important, les lunettes de soleil toujours propres"), mais cette exigeance peut être en rapport avec l'identification à son père toujours impeccable aussi et exigeant.
  • Mais la colère retombe trop vite, il me semble : après avoir parlé à deux de ses musiciens et les avoir virés avec beaucoup de colère, la colère retombe tout de suite dès qu'une fille entre dans sa loge ! Je trouve cela incompatible avec une colère de 1 !
  • La scène où son secrétaire écrase les fleurs.

Les scènes de la petite enfance sont très courtes. Elles permettent de voir que Claude et sa soeur n'avaient pas vraiment d'autre choix que d'être des enfants obéissants et n'avaient pas le droit à l'écart, de part l'autorité paternelle. Je pense que cela a laissé une empreinte importante.

Or, j'ai vu aussi tout au long du film de l'identification de 3 (avec un grand besoin de se réaliser et de réussir) :

  • "J'ai passé une audition, comme ma sœur."
  • "À l'américaine… la classe" : il a une admiration pour Sinatra auquel il se réfère souvent et il cherche à s'identifier à plusieurs artistes.
  • Lors d'un concert auquel il assiste, il n'écoute pas vraiment mais déjà cherche à refaire les mêmes mouvements de danse que le chanteur.

Je voyais comme hiérarchie des centres E/I/M, avec une orientation intérieure/extérieure.Tourné vers sa réussite, mais également ouvert à ses fans, à sa famille.

 

C'est aussi la compulsion du 3 (éviter les échecs) qui est plus visible.

Culte de la réussite :

  • "Si je veux réussir, chaque détail compte" : c'est vrai que là, c'est très proche du perfectionnisme du 1, mais là où le 1 est perfectionniste, ce n'est pas forcément pour les mêmes motivations ! Juste pour se prouver qu'il fait bien les choses…
  • À la sortie du premier concert où il va avec sa première femme, elle se réjouit d’aller bientôt sur scène à l’Olympia. Ce à quoi, il répond, au lieu de se réjouir pour elle : "Ce sera bientôt la mienne !" On peut voir là la recherche de la réussite, l’identification.
  • Lorsque sa mère vent l'appartement pour payer ses dettes, il est fou de rage : le vit-il comme un échec ?
  • "Si je chante ça, je fais un disque d’or." : réussite ?
  • "C'était quand mon dernier tube ? C'était quand ?" : il se soucie de sa dernière réussite.
  • "Je veux être la plus grande star française."

Hyperactivité qui mène au contrepoids égotique du 3 :

  • "Multiplier les dates, mettre les bouchées doubles" jusqu'à épuisement sur scène.
  • Lorsqu'il arrive en retard pour l'un de ses concerts et que son impressario lui demande de passer la quatrième, il répond : "Je suis à fond tout le temps."
  • À l'hôpital après son malaise : "Vous me rendez fort. Rien ne peut m'arrêter. Des projets, des grands projets. Je vais passer la vitesse supérieure, je vais vous étonner."

Ces dernières phrases peuvent aussi montrer le mensonge : comment peut il faire encore plus de choses alors qu'il n'arrête déjà pas ?

Le plus gros mensonge aussi est celui qui touche la naissance de son deuxième enfant.

L’émotionnel et peut être une aile 4 :

  • Lorsque son père est à l'hôpital, il demande à lui parler : "Il faut que je lui parle, j'en ai besoin."
  • Il est très sensible à la relation à sa mère, lui promet une belle propriété au moulin.
  • Il prend le temps de signer les autographes et d'être en contact avec ses fans, de leur parler.
  • "La semaine de mes 40 ans, je m'enferme et je déprime."
  • Recherche l’originalité dans les costumes et les claudettes
  • Quand il travaille une nouvelle chanson au bord de la piscine : "Trouver des paroles désespérantes", "Faudrait que ça aille dans l'émotion, que ça finisse par un déchirement."
  • Écriture de la chanson Le Mal aimé : en quête permanente de son identité et d'être aimé.

Le culte de son image :

  • "Claude François, c'est mon nom. J'y tiens beaucoup."
  • À sa mère : "Tu m'as trahi, tu as touché à mon image, tu m'as sali !"
  • Il pense à faire créer des poupées à son image… à condition qu'elles soient "extrêmement ressemblantes" !
  • Quand à la fin, sur le bateau, son impressario fait un bilan de la situation et lui demande de sélectionner ses activités, il répond : "Je vais faire ce que je sais faire de mieux : me recentrer sur l'artiste."

Si l'on se réfère aux sous types, je retrouve la même difficulté entre le 1 (anxiété, inadaptation sociale, jalousie) et le 3 (securité-accumulation, prestige, masculinité-féminité).

Si l'on observe les contrepoids égotiques liées au stress intense : celle du 3 me semble plus réelle que celle du 1.

 

Et c'est aussi le style de communication du 3, propagande, qui me semble plus réel que celui du 1, enseignement/sermon.

Si l'on observe le domaine et la dichotomie, c'est celui du 3 (créativité - compétent/bluffeur) qui me semble le plus visible.

Donc mon hypothèse est un 3 alpha, mais sans vraiment pouvoir voir de la désintégration en 9.

Avec toutes mes excuses pour la critique sur Jérémie Renier ! Si je trouve qu'il a du mal avec l'interprétation de la colère, j'admire ses qualités de danseur et de chanteur !

Amicalement,
Isabelle

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Wallace

Bonjour à tous,

Eh bien, ça chauffe ici. Les Claudettes s'agitent ! :rofl:

Je reviens sur ce que j'écrivais hier matin à quoi Kayla n'a pas répondu :

Le 13/03/2013 à 08:56, Wallace a dit :
Le 12/03/2013 à 18:00, Kayla a dit :

À aucun moment, il ne cherche à se venger. Or, un 8 très désintégré…

Certes l'absence de la fixation est gênante, mais comme par ailleurs tu sembles te contenter d'une compulsion de 1 invisible ou presque…


Il me semble évident que quelque chose cloche.

Apparemment, tout le monde est d'accord pour dire que Claude François était gravement désintégré. Là dessus, il y a :

  • l'hypothèse 1 mais on ne voit quasiment pas la compulsion, et
  • l'hypothèse 3 mais on ne voit pas la désintégration externe ce qui me semble quand même moins gênant, la désintégration interne pouvant être suffisante, et me ferait donc préférer cette solution.

Je ne peux m'empêcher de penser à ce que dit souvent Fabien : on ne peut pas accepter un type s'il y a des détails qui ne collent pas ; quand on arrive pas à trancher entre deux types, c'est bien souvent que c'est un troisième qui est le bon.

Du coup, je reviens à nouveau à ce que j'ai écrit hier :

Le 13/03/2013 à 08:56, Wallace a dit :

De plus, j'ai cru comprendre que le film avait dû prendre en compte les oukazes des ayant-droits de Claude François. Peut-on alors imaginer que ces moments, s'ils existent, n'ont pas été montrés ?


Ne peut-on imaginer que le réalisateur a été contraint à une certaine auto-censure qui aurait pu détruire la cohérence ennéagrammique du film. Mon hypothèse, après avoir rediscuté avec mon ami qui a vu le film : le vrai Claude François pourrait être un 8, et le film en donne une vision édulcorée et donc boiteuse qui donc a des éléments de 1 mu et de 3.

Très amicalement,
Wallace

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Kayla

Bonjour tout le monde,

Claudette ? En fait, je ne suis pan fan du chanteur, et même, je l'ai vraiment découvert avec ce film mais je trouve son parcours et sa personnalité intéressants à étudier. Il ne me semble ni antipathique ni psychopathe, juste un homme qui a exprimé les souffrances et les mécanismes de son ego, et j'ai de la compassion pour l'homme qu'il a été.

"Certes l'absence de la fixation est gênante, mais comme par ailleurs tu sembles te contenter d'une compulsion de 1 invisible ou presque…"
Je n'avais pas répondu parce que je ne savais pas trop comment "recevoir" cette phrase. Il me semble avoir fait une analyse assez détaillée pour qu'on ne puisse pas dire que je "semble me contenter d'une compulsion invisible ou presque". :happy:

J'ai d'ailleurs expliqué dans mon analyse qu'il était difficile de repérer la compulsion d'évitement de colère quand la personne est si désintégrée qu'elle exprime cette même passion de colère presque tout le temps.

Je ne dis pas que j'ai 100 % raison, je demande à être convaincue par une autre hypothèse. Et pour le moment, ce n'est pas le cas :

  • Pas assez de mensonges et désintégration en 9 absente pour l'hypothèse 3 ;
  • Pas de vengeance, pas d'évitement de la faiblesse (accepter un faux malaise ? De se montrer faible en public ?), pas de déni (il admet sa banqueroute et accepte de réduire ses dépenses) donc hypothèse 8 trop peu étayée ;
  • Pas de communication dramatique, et il ne dégage pas une énergie de 4.

Ton ami a probablement vu le film avec ses propres mécanismes égotiques et filtres d'attention. Il faudrait pour en discuter que tu le regardes toi-même. Certes, tu détestes le chanteur, mais puisque de toute façon tu t'impliques dans cette conversation, ça vaut le sacrifice, non ?

Isabelle, je te réponds dans un second temps.

Kayla

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Isa63

Bonjour à tous, bonjour Wallace,

Merci de venir partager avec les Claudettes !

 

"Le vrai Claude François pourraît être un 8" : comme a répondu Fabien à mon premier message, c'est celui du film et avec ce que l'on en voit que l'on cherche à typer. Finalement, c'est un exercice difficile parce que je vois que nous sommes influencés par ce que nous pouvons connaître de lui en réalité.

Amicalement,
Isabelle

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Wallace

Bonjour à tous,

 

Kayla, j'ai mis un smiley après "Claudettes"…

 

Isabelle et Kayla, je ne sais pas si vous lisez et répondez trop vite, ou si je me suis mal exprimé. J'essaye donc de reformuler mon hypothèse :

  • Cloclo n'est pas un film de fiction, c'est un biopic. Qu'on le veuille ou non, il y a des interactions entre le personnage réel et le personnage représenté.
  • Le personnage du film n'est pas typable sans qu'il y ait une faille, tout simplement parce qu'le film masque volontairement certains aspects du personnage réel et aboutit donc à un personnage de fiction pas totalement cohérent.
  • Il en resulte que vos hypothèses 1 et 3 sont donc également défendables… et également incomplètes.

Par ailleurs, Kayla, ce n'est pas moi qui traite Claude François de psychopathe. Comme je l'écrivais hier, c'est l'acteur qui le joue qui le fait dans une interview. Tu ne peux pas ignorer cet aspect, car évidemment l'opinion qu'il a du personnage a un impact sur son jeu.

 

Enfin, je ne pense pas que la passion puisse masquer presque complètement la compulsion (je te cite : "J'avoue qu'on le sent tellement en colère qu'il est difficile d'y voir un évitement.").

 

Très amicalement,

Wallace

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Isabelle et Kayla, je ne sais pas si vous lisez et répondez trop vite, ou si je me suis mal exprimé."

Je ne le sais pas non plus, même si personnellement j'avais compris du message initial de Wallace la même chose que dans sa reformulation. Ceci dit, 19 réponses en moins de 24 heures, j'ai vraiment l'impression (à part la contre-analyse d'Isabelle) qu'on est ici dans l'ego réactif et/ou défensif plus que dans la réflexion, avec une conversation qui n'y gagne pas en lisibilité.

 

Keep-calm-carry-on.png

 

"Enfin, je ne pense pas que la passion puisse masquer presque complètement la compulsion."

Quel que soit le degré de désintégration d'un ennéatype, tous les mécanismes égotiques sont visibles, sauf dans le cas de la contrepassion. La colère du 1 est typique de cette contradiction entre la compulsion et la passion. Comme nous le disons au stage de Bases, "si une personne ne se met jamais en colère, elle ne peut pas être un 1 ; si elle se vautre dans la colère, elle ne peut pas en être un non plus."

 

Très amicalement,

Fabien

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Irimi

Bonjour à tous,

Je reviens vers vous après avoir pris le temps de visionner à nouveau le film. J'ai essayé de faire abstraction de ce que j'avais lu préalablement dans ces posts, et tenté d'émettre ma propre hypothèse. C'est loin d'être aisé, car le personnage tel que décrit dans le film est complexe, et évoque plusieurs ennéatypes. Je ne suis d'ailleurs pas sûre qu'il soit totalement cohérent en termes d'ennéagramme.

Comme le souligne si justement Kayla, le 3 peut sauter aux yeux de prime abord, tant l'orientation de réussite du 3 est présente, mais, de nombreux détails viennent à mon avis réfuter cette hypothèse. Le mécanisme de défense du 3, l'identification, n'est pas présent : par exemple il refuse fermement de prendre un pseudo anglo-saxon, contre l'avis de Paul Lederman : "Je suis Claude François." Par ailleurs je ne crois pas que sa course à la réussite doive être interprétée comme une compulsion d'évitement de l'échec : en effet il commence par foncer, il connaît des échecs (son premier disque par exemple), et il continue à aller de l'avant. Je l'interpréterais plutôt en termes de Spirale Dynamique comme un ORANGE qui devient de plus en plus fort, ce qui est cohérent avec les circonstances de sa vie : on voit bien le BLEU jusqu'à la fuite d'Égypte :wink:, puis le rejet de BLEU lorsque la famille est devenue indigente à Monaco et qu'il rejette l'autorité de son père ; alors le passage à ORANGE me paraît logique. Enfin, la scène où il s'écroule sur scène m'a d'abord fait penser au surmenage fréquent chez le 3… avant de comprendre que c'était un leurre.

Par ailleurs la maniaquerie compulsive du personnage peut faire penser à la rigueur personnelle du 1. Par contre, je ne vois pas d'évitement de la colère, tant il explose parfois pour des détails. Je ne reconnais à aucun moment le mécanisme de formation réactionnelle du 1. Mais ce qui me fait exclure le 1, malgré le perfectionnisme extrême, voire extrêmiste, du personnage, c'est que Claude François, dans le film, est en permanence à l'écoute des tendances, et adapte sa façon d'être, son répertoire, etc. Il va voir Johnny en concert ; il va voir Ottis Redding et s'inspire de ses danseuses ; etc. Il s'adapte en permanence et fait preuve de suffisamment de souplesse pour se remettre en question et réinventer son style tout au long de sa carrière. Or il me semble qu'un 1 désintégré n'aurait pas une telle faculté de remise en question.

Enfin, certains éléments me font penser à un 6. La peur est présente tout au long du film : il coud des pièces dans ses doublures, alors qu'il est au faîte de sa gloire ("Dans la vie tout peut être remis en question du jour au lendemain.") ; à une de ses conquêtes, il dit "Si un jour je suis obligé d'aller chanter dans des restaurants, tu resteras avec moi ?" Les sous-types conservation et sexuel pourraient aussi correspondre : cordialité (les chocolats offerts au directeur de Philips), et force/beauté. En termes de hiérarchie des centres on pourrait penser à un 6 mu contrephobique, avec bascule durable du mental, donnant : instinctif dominant, émotionnel en support et mental réprimé. Et je me dis d'ailleurs que c'était peut-être le type du vrai Claude François.

Cependant mon hypothèse pour le personnage décrit dans le film est celle d'un ennéatype 8, pour les raisons suivantes :

  • Un instinctif très fort. Dès l'enfance le personnage laisse apparaître beaucoup d'énergie : cf. scène où Claude enfant joue et danse avec les musiciens dans la rue. Par la suite dans les moments de stress, il a besoin de se défouler dans l'action : lorsque son père, hospitalisé, refuse de le voir, il va jouer de la batterie jusqu'à saigner. Après avoir finalisé les paroles de Comme d'habitude, il plonge dans la piscine. Etc.
  • L'orientation du 8, puissance, courage, ainsi que sa compulsion, éviter la faiblesse, sont présentes tout au long du film ; voir les paroles de la chanson J'ai eu moi aussi 17 ans : "Le courage ça s'apprend à 17 ans… Je suis devenu fort, à 17 ans." Beaucoup d'impulsivité : lorsqu'il est en voiture et se fait insulter, il bondit aussitôt sur son agresseur pour se battre.
  • Sa façon de faire fi des obstacles me paraît une attitude assez caractéristique du 8 : rien ne lui paraît impossible. À Monaco lors d'une audition, son ami lui fait remarquer : "Mais la batterie, tu ne connais pas." "Et alors ?!", répond-il. À chaque fois qu'il a quelque chose en tête, il sait se montrer extrêmement persuasif : "J'irai chez Philips tous les jours s'il le faut." Plus tard il arrive à convaincre la parolière de changer les paroles d'une chanson, en forçant littéralement sa porte alors qu'elle est en train de dîner. Etc. Toute sa vie, quand il veut quelque chose il fonce : créer sa propre maison de disques, son fan-club, etc.
  • De même il est sans nuance : "Je veux être la plus grande star française. Si dans 10 ans je ne suis pas Sammy Davis Jr, j'aurai raté ma vie."
  • La passion d'excès du 8 est également bien présente : excès de femmes, excès de luxe (dans l'aménagement du moulin, dans sa façon de dépenser l'argent "Je ne vais pas mégoter pour mon public.")
  • La trahison est une chose qu'il abhorre. À sa mère : "Tu m'as trahi.", et il la met dehors. Après son contrôle fiscal, à un employé dont il croit qu'il l'a trahi : "Tu dégages."
  • Mécanisme de défense : je vois du déni dans sa façon de ne pas se rendre compte qu'il dépense trop alors qu'il est au bord de la banqueroute, de cacher son deuxième fils, de se voir laid malgré ses succès féminins.
  • Dans sa maniaquerie excessive je vois, personnellement, une caractéristique du sous-type conservation du 8, comme je l'ai dit plus haut. À chaque fois qu'un détail cloche, c'est comme si sa sécurité était menacée. Contrairement au 1 qui, face à certaines imperfections, fait de la formation réactionnelle, là on sent que c'est juste pas possible ! Aller se marier avec une crotte d'oiseau sur la voiture : impensable !
  • Le sous-type sexuel est bien présent également avec une possessivité énorme. Il veut que sa partenaire soit toute à lui : avec France Gall, lorsqu'il entend lui interdire d'aller chanter à l'Eurovision. Et alors même qu'elle lui téléphone en exultant pour lui annoncer sa victoire, il lui annonce qu'il rompt, lui gâchant au passage le bonheur d'avoir gagné : j'y vois la fixation de vengeance. Je remarque également qu'Isabelle, celle qui sera la mère de ses enfants, est la seule qui, au début, lui résiste. Et c'est à elle justement qu'il va s'attacher : elle qu'il devra conquérir alors que des dizaines d'autres sont à ses pieds sans qu'il ait à faire d'effort.
  • Et dans une moindre mesure le sous-type social est visible également : confiance, loyauté, fraternité. Après avoir donné des ordres plutôt secs à son nouvel assistant : "Il faut absolument que tu goûtes à la moussaka de ma mère."
  • Style de communication : impératifs. "Mes lunettes de soleil DOIVENT être à leur place.", "Bande d'incapables !", etc., etc.
  • Par contre il est capable, et cela me semble aussi aller dans le sens d'un 8, après avoir incendié un collaborateur, de changer complètement de ton : quand ce qu'il avait à dire est dit, c'est terminé. Un de ses collaborateurs dit à un nouveau : "Te biles pas, il m'a déjà viré sept fois, et après il m'a offert une rolex." Je sais bien que comparer avec des situations vécues peut être un piège, mais j'avais un patron 8, et il est arrivé à plusieurs reprises que le lendemain d'une scène conflictuelle, il arrive avec des fleurs pour d'excuser !
  • Pour la hiérarchie des centres, je dirais 8 mu : instinctif-émotionnel-mental. L'émotionnel est très présent chez lui. Lors d'un repas, il explique : "J'écoutais ce que les gens n'achetaient pas. Alors je me suis dit plutôt que 100 % du cœur, je vais faire 50 % du cœur et 50 % de la tête. Je vais faire ce que les gens attendent." Pour les paroles de Comme d'habitude : "Il faut trouver des paroles sur la souffrance d'un mec désespéré. Il faut que ça aille dans l'émotion."

Voilà, Kayla, tu nous a demandé ce qu'on en pensait, et j'ai essayé de te répondre de façon argumentée. Doute du 6 oblige :wink:, je ne prétends d'ailleurs pas avoir raison. Il est intéressant de constater que chacun d'entre nous interprète telle ou telle scène da façon différente en termes de mécanismes égotiques. Merci en tout cas pour le défi ! Même si cela m'a pris un peu de temps, l'exercice a été très enrichissant.

Amicalement,
Pascale

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Aurolaf

Bonjour à tous,

"Ceci dit, 19 réponses en moins de 24 heures, j'ai vraiment l'impression (à part la contre-analyse d'Isabelle) qu'on est ici dans l'ego défensif plus que dans la réflexion."
Damned ! J'ai perdu une occasion de manifester ma passion d'excès et d'écrire plein de messages dans une journée ! Pffft, je faiblis vraiment !!! :wink: Et en plus je n'ai pas posté assez vite ce matin… Grrrrr !

Pour me venger, j'ai bossé et je vous propose mon analyse !

@Wallace : je ne suis pas une fan de Claude François, par contre je suis une fan de ce forum et du Ciné-agramme !

1- Précadrage

Avant de me lancer dans l'analyse du film, je suis partie de deux principes :

  1. Les co-producteurs du film étant Claude (fils) et Marc François, on peut penser que le film propose une vision légèrement édulcorée des défauts de la star (comme le souligne Wallace). C'est d'ailleurs confirmé par des interviews (par ici "D'intenses négociations").
  2. Étant donné l'énorme travail réalisé (sur 5 mois, voir dans la partie "Une préparation intensive") par Jérémie Renier pour danser, chanter, bouger, parler comme Cloclo, je ne crois pas au problème d'incohérence entre l'interprétation et le modèle. D'ailleurs, il y avait deux chaises d'acteurs sur le tournage : une pour Jérémie, une pour Cloclo. Selon son état intérieur, l'acteur s'asseyait sur l'une des deux chaises en fonction de qui il était à ce moment-là !

Après avoir revisionné le film, je pense que Claude François était en vMème culminant dominant ORANGE (même si BLEU et VIOLET sont également présents et exprimés… ainsi que de bonnes doses de ROUGE).
La lecture du personnage doit donc se faire à la lueur de ORANGE qui recherche des occasions de se créer une vie plus prospère, qui a pour objectif d'avoir du succès et de l'influence.
On notera l'expression d'une peur typique de ORANGE dans un dialogue entre Cloclo et son père : "Je n’ai pas envie d'être pauvre moi, papa !"
Claude François a été un artiste indépendant et novateur, toujours à l'affût des dernières nouveautés (à l'époque en provenance des États-Unis) : au-delà de l'expression du type, cette tendance pourrait être simplement une expression de son ORANGE culminant.

2- Ma méthodologie

 

Comme toujours lorsque je suis un peu perdue sur un typage parce que trop de choses ont été dites et que trop d'importance a été donnée aux comportements, je retourne aux basiques. À savoir : un type, c'est un centre préféré avec une direction d'utilisation, une compulsion, fixation, passion. Point. (Là, je rigole en écrivant car la voix Fabien est dans ma tête).

 

Pour ce typage, je ne suis pas attardée sur les détails et j'ai essayé d'avoir une vision globale en me demandant :

  • Qu'est ce qui est récurrent et présent pendant tout le film (ou tout le temps) ? Y a-t-il une constante ?
  • Qu'est ce qui saute aux yeux tout le temps ou presque ?
  • Quelle est la motivation du personnage ? Qu'est ce qui le fait avancer dans la vie ?

Et surtout j'oublie les comportements !

 

Je ne travaille que sur le type de base en oubliant les ailes, l'intégration-désintégration, etc. (parce qu'il est facile de tordre une hypothèse en expliquant les incohérences par l'intégration et la désintégration, etc.).

 

Pour ceux qui ont envie de jouer, je propose une série de jeux ou d'exercices pour aller plus loin et confirmer ou non mon hypothèse (voir chapitre 7).

3- Qu'est-ce qui est le plus visible et qui ne peut pas être contesté ?

 

En visionnant le film, sautent aux yeux et sont presque toujours présents :

  • L'énorme et la monstrueuse énergie de Cloclo: elle est constante et ne faiblit jamais de son enfance au moment de sa mort.
  • Cette énergie est visible dans ses actions mais également dans toute son attitude non verbale (par exemple la façon dont il parle avec les mains et ponctue son discours par des mouvements très explicites et énergiques) => aller plus loin Exo 1.
  • La course à la réussite et au succès : motivation de 3 ou valeurs ORANGE ? À arbitrer en se demandant pourquoi il veut autant réussir et pousser la chaîne des pourquoi.
  • La colère me semble présente presque tout le temps (aller plus loin Exo 2). Elle explose à la moindre contrariété, parfois avec violence. Cette colère est donc exprimée. (aller plus loin Exo 3).
    À cette colère s'ajoute un besoin de contrôle vraiment visible : sur les gens et sur l'environnement immédiat.
  • Le style de communication : très souvent, Claude François s'exprime en donnant des ordres ; parfois il insulte et semble maîtriser parfaitement l'art du Scud en plus de la danse et du chant ! Son non-verbal est souvent directif (ou menaçant) avec l'index pointé (aller plus loin Exo 1).
  • Le sous-type sexuel : ce mec passe un temps considérable à repérer des nanas et à coucher avec elles. Je serai curieuse de connaître le chiffre de son tableau de chasse ! Ça doit être effrayant !

4-Construction d'une hypothèse à partir des éléments visibles

  • La monstrueuse énergie, palpable et omniprésente, pointe vers un CENTRE INSTINCTIF préféré ou éventuellement un centre instinctif en support.
  • Cela nous donne : 1 mu ou 1 alpha, 8 mu ou 8 alpha, 9 mu ou 9 alpha, 6 mu, 3 alpha. Ou pour une hiérarchie avec le centre instinctif en support : 2 alpha, 4 mu, 5 mu, 7 alpha. (Je ne commente pas les hypothèses barrées qui sont indéfendables, voire ridicules !)
    Le besoin de contrôle et la colère tendent tout de même vers un centre instinctif préféré. Ni le 4, ni le 3 ne me semblent éligibles car la colère est trop présente et liée à la perte de contrôle.
  • Ai-je un indicateur qui me donne une indication sur la direction d'utilisation du centre préféré ?
    Globalement, je vois quelqu'un qui essaye de contrôler les gens autour de lui, les événements et son environnement dans les moindres détails. Son action me paraît tournée vers l'extérieur.
    Je cite Kayla : "'Tu contrôles tout, tout le monde, tout le temps, ça va s'arrêter quand ?' lui dit Isabelle après la révélation dans la presse de l'existence de son fils cadet, Marc. Révélation qu'il a lui même orchestré pour ne pas se faire doubler par les journalistes. Encore une fois : tout contrôle." Je rajoute contrôle vers l'extérieur.
    À aucun moment, je ne vois un gars avec une orientation intérieure. Il n'essaye pas d'être parfait (à part pour ses chorégraphies et ses chants) ou d'établir une relation parfaite avec ses proches.
    Kayla, tu écris : "Il me semble également plus un type tourné vers l'intérieur. Ses critères d'excellence et de réussite sont internes."
    Kayla, je n'arrive pas à voir en quoi il est tourné vers l'intérieur. Ses critères me semblent basés sur une analyse du marché (extérieur) : il est allé voir Johnny, les jeunes musiciens à la mode, Otis Reading, etc. Bref, le style musical qu'il propose et son exigence viennent d'une modélisation de ce qui se fait de mieux sur le marché. D'ailleurs il l'exprime à un moment du film (à table au moulin).
    Lorsqu'il commence à se reposer sur ses lauriers, son impresario, Paul Lederman, le lui fait remarquer et lui dit quelque chose comme "Dans six mois, t'es fini.", et Cloclo réagit, se remet en question et innove. Bref, l'impulsion de renouvellement vient de l'extérieur (Lederman + diminution des ventes).
    D'ailleurs, le métier de la variété française a énormément progressé sous l'impulsion de Claude François. Ce gars a eu une influence formidable sur le monde extérieur dans lequel il évoluait. (Pour aller plus loin vous pouvez écouter cette interview d'un de ses anciens ingénieurs du son qui exprime qu'après sa mort, le métier a stagné.)

    Pour conclure, je dirai que la direction d'utilisation me parait évidente et que le contrôle sur lui-même (donc vers l'intérieur) est quasiment inexistant (Cf. les violentes colères et les gestes violents. Je développe dans la paragraphe suivant.)

    Bref, centre instinctif orienté vers l'extérieur… Ça commence à ressembler à du 8 !
  • Le style de communication
    a. Les impératifs et ordres sont nombreux. D'ailleurs, à un moment donné, il dicte même ses ordres dans un dictaphone. Sa journée commence par une liste d'impératifs très précis (après avoir terminé ce texte, j'ai fait quelques recherches et j'ai trouvé cette interview sur son dictaphone et ses notes de services ! Enorme!) .
    Souvent il utilise le terme : "Dégage."
    b. Les insultes et les Scuds : il semblerait que ses secrétaires particuliers soient des punching-balls vivants et des déversoirs à insultes. Il était de notoriété publique que Ticky Holgado, son premier secrétaire, était son souffre-douleur. Ça ressort, de façon "soft", à certains moments du film :
    - Lors de la visite du moulin, il jette un caillou sur Ticky et le traite d'imbécile.
    - Alors qu'il arrive avec 1h30 de retard à un concert, il dit à Lederman en pointant son secrétaire : "Cet abruti a oublié les Petits Lus." (Au passage, notez que ce n'est pas de la faute à Cloclo s'il est en retard : un petit coup de déni ?) Lederman, consterné : "T'as oublié les petits Lus ?" Cloclo : "Pourquoi j'ai toujours les secrétaires les plus nuls du monde ?"
    - À Janet qui le quitte : "T'es minable."
    - À sa mère qui s'occupe gentiment de son fils et qui dit "Pour calmer les enfants, je leur parle en italien", il répond : "Ah bon, tu ne leur apprends pas à jouer au poker ?" C'est drôle parce que Kayla considère cette remarque comme un "reproche déguisé en réplique d'humour". Perso, j'appelle ça un joli scud ORANGE : il tape exactement là où ça fait mal sans déclencher l'agressivité de l'autre car le scud est enrobé d'humour ! Comme quoi, nos filtres jouent sur notre perception d'un dialogue !
    c. Les menaces : si vous ne deviez voir qu'une seule scène de film, regardez le film entre 1h00 et 1h05 ; Cloclo danse et chante de façon phénoménale, et trouve encore l'énergie de se retourner vers l'un de ses musiciens, de pointer un index menaçant et de lui dire : "Fausse note, t'es viré." ; un petit tour de danse, un petit couplet et re-index pointé vers un second musicien : "Et toi t’es pas loin."
    Juste après le concert, il leur hurle dessus dans la loge :
    - "Quatre fois la même erreur !!! Je vomis ça !"
    - "Et toi tu te crois à l'Armée du salut ? Regarde tes pompes ! Allez… dehors, je veux plus voir vos gueules de tarés."
    En sortant l'un des musiciens dit doucement à l'autre : "Ne te bile pas, il m'a déjà viré sept fois et après, il m'a offert une montre Cartier."
    L'index menaçant pointé apparaît d'ailleurs souvent dans le non verbal de Cloclo (aller plus loin Exo 1).
    d. Le langage vert : apparemment, il aime bien les gros mots.
    Au moment de la préparation de Comme d'habitude, il dit à ses musiciens : "Là, ça tourne en rond. Ce n’est pas assez puissant. On s'emmerde." (Notez au passage l'expression de l'orientation du 8, la puissance.)
    Lorsqu'il demande à réimprimer un journal et qu 'un de ses assistants lui dit "Tu sais combien ça coûte ?", il répond : "C'est de la merde. Je me fous de combien ça va coûter."
    Je vous fais grâce de la liste de toutes les répliques car ça serait trop long.
  • La colère. Je ne m'appesantis pas. J'ai déjà cité des exemples ci-dessus. La colère déborde souvent en gestes violents :
    - Jets d'objets : un caillou sur Ticky, une chaussure sur son secrétaire qui le dérange dans sa loge, le plat posé sur la table lors d'une discussion avec sa mère qui essaye de le consoler au départ de sa petite amie, la valise et les affaires de Janet qui l'a quitté.
    - Violence physique : il défonce le mur d'un coup de poing lorsqu'il ne peut pas voir son père à l'hôpital, il poursuit Isabelle en voiture et lui rentre dedans volontairement pour arrêter sa voiture (c'est quand même dans une intention de séduction !), il sort de sa voiture prêt à se battre lorsqu'un automobiliste le traite de petit pédé.

Ai-je maintenant des arguments pour approfondir et valider l'hypothèse 8 ?

5- Approfondir l'hypothèse 8

  • Est-ce qu'on voit la passion d'excès ? Oui l'excès est présent : quoiqu'il fasse, ce mec en fait trop ! Trop d'énergie, trop de contrôles, trop de femmes, trop de jalousie, trop de gadgets modernes (exemple lorsqu'il dit dans son dictaphone d'acheter la dernière centrifugeuse à la mode pour le jus de carotte ; il précise qu'il en faut deux : une pour Paris, une pour le moulin.).
    Dans sa façon de séduire les gens, il en fait encore trop (exemple le plan de séduction d'Isabelle : fleurs, téléphone qui sonne constamment, poursuite en voiture).
    Il aime trop ses compagnes, il le dit d'ailleurs à Janet : "Je t'aime trop."
    Idem dans sa façon de se faire pardonner ses dérapages (exemple la montre Cartier à son musicien viré sept fois).
    Par exemple, lorsque ses collègues lui proposent une version de Comme d'habitude, il dit "Là, ça tourne en rond. Ce n’est pas assez puissant. On s'emmerde. [...] Il faudrait que ça finisse dans l'émotion et que ça finisse comme un déchirement." (Bref toujours plus…)
    Bon je suis sympa et modérée et je vous fais grâce des quatre pages que je pourrais écrire sur les excès !
  • La fixation de vengeance est-elle repérable ?
    Kayla écrit qu'il n'y a pas de vengeance. J'en reste perplexe ! Kayla, je t'invite à définir ce qu'est, selon toi la vengeance d'un 8 ? Se venger, ça ne veut pas forcément dire découper le connard qui nous a trahis à la tronçonneuse en le faisant souffrir pendant des heures (ça serait une grosse belle vengeance mais c'est impossible dans notre société !). Parce qu'on n'a pas d'autres choix dans notre société soi-disant civilisée, la vengeance peut être fantasmée, dans la tête du 8, et donc invisible par les autres, ou se manifester par des petits gestes ou des Scuds.
    Personnellement, je vois des vengeances chez Cloclo :
    - Janet le quitte : il enchaîne le déni (en niant qu'ils ne s'entendent plus) puis lorsqu'elle lui dit qu'elle ne l'aime plus => insultes "C'est minable, t'es minable."
    - Ses musiciens font des fausses notes => virés.
    - Son secrétaire fait une erreur => insultes ou jet d'objets.
    - Lorsqu'il apprend que sa mère l'a trahi (lorsque le cachet d'un spectacle est utilisé pour payer les dettes de casino), il saute IMMÉDIATEMENT dans une voiture et part au moulin. Il l'interdit de casino "Basta, je t'ai fait interdire de casino" (une chouette vengeance, je n’aurais pas trouvé mieux !) et il la vire de chez lui :
    Elle : "Où je vais aller ?"
    Lui : "Où tu veux, chez Josette ou chez des amis, ce n’est pas mon problème." (Ça c'est, selon moi, une phrase typique de 8 et une expression de déni.) "[...] Je ne veux plus te voir." À noter qu'il ne la verra plus et ne lui téléphonera pas pendant des années (jusqu'à ce qu'Isabelle le quitte et qu'il demande à sa mère de revenir au moulin.)
    - France Gall lui désobéit et va à l'Eurovision. Lorsqu'elle gagne et l'appelle, il lui répond : "T'as gagné mais moi tu m'as perdu." Vengeance avec en prime un petit coup de contrepoids égotique. À son retour, il la laisse sangloter, tambouriner et s'endormir sur le paillasson.
    Et la liste est encore longue ! (pour aller plus loin et connecter avec le personnage réel, j'ai trouvé cette interview de son second secrétaire personnel et comment il a été viré. Encore un évènement qui ressemble à une vengeance.
  • S'il y a 8, il y a aussi le mécanisme de défense de déni : j'en ai parlé ci-dessus.
    Kayla, tu dis qu'il n'y a pas de déni lorsqu'il est en banqueroute. Certes mais le déni a eu lieu AVANT la faillite ! Chaque fois que ses collaborateurs lui font remarquer "Tu sais combien ça va coûter", il balance un "Ce n’est pas ton problème" ou quelque chose qui relève du déni : il nie cette réalité financière.
    Lorsqu'il est en faillite, il réagit en bon 8 intelligent : face à l'évidence, il va sortir les rames et continuer à avancer pour sauver la situation et éviter d'aggraver sa faiblesse. Il dit à un moment : "Ils ont essayé de m'abattre mais je ne vais pas me laisser faire."
    On peut aussi voir du déni dans sa façon de refuser de comprendre le ressenti de son fils Marc ou de ses compagnes.
  • Est-ce que la compulsion d'évitement de la faiblesse est visible ?
    Kayla tu dis qu'il n'y a pas d'évitement de la faiblesse parce qu'il accepte de simuler un malaise. Certes mais c'est pour éviter une plus grande faiblesse encore : celle de ne plus être au top, de ne plus remplir des salles, celle de voir les ventes s'effondrer. La faiblesse est acceptée pour en éviter une plus grande encore : celle de risquer de redevenir pauvre ! Il exprime très bien en début de film : "Je n'ai pas envie d'être pauvre."
    Personnellement, je pense que sa façon d'être fort, c'est une façon ORANGE : à savoir être le plus connu, le plus influent, le n° 1, "être traité en numéro 1" (cf. la recherche du statut en ORANGE : le plus fort en ORANGE, c'est le numéro 1, celui qui vend le plus).
    Il évoque une fois directement le fait qu'il se considère comme quelqu'un de fort, lors d'une dispute avec sa mère : "On n'en serait pas là si papa t'avait remise à ta place quand tu as claqué l'indemnité de la compagnie. Je ne suis pas faible comme lui, MOI !"
    Il exprime également qu'il se sent fort à Isabelle, juste après son malaise : "Si tu savais comme vous me rendez fort. J'ai l'impression que rien ne peut m'abattre."

6- Développer l'hypothèse 8

 

Et voilà, j'ai trouvé tous les mécanismes de bases du 8. J'ai maintenant gagné le droit, avec ma méthode, de jouer avec les autres éléments d'un type.

  • Les sous-types
    Le sous type sexuel POSSESSIVITÉ colle parfaitement. Cloclo est d'une jalousie maladive et veut totalement contrôler ses partenaires. Il va jusqu'à les enfermer à clé, il leur interdit de parler à qui que ce soit.
    À noter qu'il voit aussi une conquête comme un combat : il se bat pour séduire l'une des rares femmes qui lui a résisté et qui lui a dit NON (Isabelle). Elle deviendra la mère de ses enfants.
    Le sous-type conservation SURVIE est également visible et explique le perfectionnisme maladif de Claude François et sa volonté de tout contrôler dans les moindres détails.
    Je trouve également très cohérent, sa façon de voir immédiatement ce qui cloche et qui n'est pas parfait dans un environnement. Normal, ça menace sa sécurité (Je suis 8 de sous-type conservation, et je comprends parfaitement son ressenti intérieur dans ces moments-là).
    Vous pouvez noter de multiples références à des préoccupations de sous-type conservation (ex : ce qui est bon pour la santé => vitamines, carottes, ne fume pas, etc.).
  • Peur de base & relation au pouvoir
    La peur de base d'un 8, c'est d'être contrôlé par quelqu'un.
    Je trouve amusant que, lorsque Cloclo crée sa maison de production, les médias disent : "Il entend désormais décider seul de tout ce qui concerne la conduite de sa carrière."
    Eh oui, Claude François a été le premier artiste de sa génération à ne plus dépendre d'une maison de production : il contrôle tout… Bref, il a le pouvoir et n'est alors plus contrôlé par personne !
    Le patron de Philips à qui il demande "Alors pas trop de regrets ?" lui répond : "Ah, ça, des regrets j'en ai. Mais je ne sais pas si je suis sûr de vouloir être ton patron." Totalement compatible avec un Cloclo 8 !
  • La variante : 8 mu.
    Il me paraît évident que Claude François a accès à ses émotions : il en parle parfois et évoque de sa souffrance lors des ruptures amoureuses.
    Il est d'ailleurs intéressant de voir comment il met tout cela en dehors de lui en en faisant une chanson (j'y vois encore la marque d'une orientation vers l'extérieur).
    Kayla a souligné le manque de confiance en soi => totalement compatible avec le 8 mu (pour ceux qui doutent allez relire vos notes de stage Centres).
    Le 8 mu se désintègre en 2 et devient alors dépendant de son image et des autres (dans le cas de Cloclo dépendance aux femmes qu'il aime et à ses fans) => il me semble que cela colle parfaitement aux remarques faites à son sujet sur l'importance qu'il attache à son image et qu'il vous a fait penser à un 3.

Je n'ai hélas plus le temps de développer. J'ai déjà passé bien trop de temps sur cette analyse.

 

Mais je pourrai encore développer sur le rapport à la figure nourricière, le contrepoids égotique, le style intuitif qui s'expriment plusieurs fois… Et ça resterait parfaitement cohérent avec une

hypothèse 8 mu.

Bref, je confirme donc mon hypothèse de 8 mu C+, S++.

 

Je trouve juste que le personnage manque un peu d'agressivité dans ses propos étant donné son niveau probable de désintégration. C'est sans doute lié aux concessions qu'a dû faire le scénariste aux coproducteurs.

J'ai regardé des images d'archives : l'énergie de Cloclo était largement supérieure à celle de Jérémie Renier qui réalise pourtant une performance extraordinaire (à mon avis) !

7- Pour aller plus loin

 

Pour aller plus loin dans ce typage, je vous propose quelques exercices (ben ouais les gars et les filles, faut bosser pour typer !)

  • Regardez certaines scènes en coupant le son => permet de lire le non-verbal (c'est un bon moyen pour repérer l'énorme énergie des 8, cela permet également de repérer facilement la peur, souvent exprimée en non-verbal par les 6). Notamment la scène où il danse en menant ses musiciens (entre 1h00 et 1h05 de film)
  • Regardez le film en chronométrant le nombre de minutes où Cloclo apparait en colère.
  • Pour les adeptes de l'hypothèse 1, citez moi au moins deux exemples, dans le film, où la colère est refoulée et remplacée par la formation réactionnelle. Bon courage !!
  • Trouvez la seule scène qui pourrait paraître incohérente avec un 8 mu. Je vous laisse trouver laquelle et venir me challenger !
  • Les autres personnages :
    Je suis d'accord avec l'hypothèse 2 pour la mère, grande spécialiste de la flatterie et de la manipulation émotionnelle.
    Le père : émotions gravement réprimées. Le 1 pourrait coller mais également le 6 (la France l'a trahi => il est ensuite brisé et effondré pour le reste de sa vie) ou un 8 alpha en BLEU (comme le disait Kayla).
    Isabelle pourrait être 6 (cf. : elle exprime la peur lorsque Claude veut la séduire. Son non-verbal est assez explicite en terme de peur lors des premiers contacts).
    Je n'ai pas travaillé sur le personnage de Paul Lederman que j'ai trouvé vraiment attachant avec un centre émotionnel probablement en première ou seconde position.

Bref, à part une seule petite scène dans le film, je n'ai rien trouvé qui ne soit pas en parfaite cohérence avec un 8 mu C+ X++.

Voilà, je vous attends sur le ring panneau pour discuter de mes hypothèses !

Dimanche, 15h12. Je viens de terminer de relire mon texte. Je réalise que j'ai consacré tellement de temps sur ce putain de typage (alors que j'avais plein d'autres choses à faire) que je passe maintenant mes journées à chanter Les Magnolias et Alexandrie… Et en plus, j'ai fini par trouver Cloclo attachant et je suis devenue fan… Arggggggg… :pt1cable:

 

Bien amicalement.

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Aurolaf

Re-bonjour

 

Pascale, j'avais posté avant de te lire : autant dire que je suis 100 % d'accord avec ce que tu écris (à part que c'est une Cartier et pas une Rolex qu'il offre à son collaborateur… Hommage à Cloclo oblige, soyons précises ! :wink:)

Tu peux donc balayer tes doutes !

 

J'y ai encore pensé cette nuit parce que j'avais peur de me tromper Et vraiment, je ne vois pas un autre type possible !

 

Amicalement.

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Irimi

Merci Aurore, pour cette belle démonstration ! J'ai beaucoup apprécié ta méthodologie, et m'en inspirerai probablement pour de futures déterminations…

 

Pour répondre à ta question, il y a une scène dans le film qui m'a fait douter de mon hypothèse 8 : c'est celle où on le voit coudre des pièces dans ses doublures, alors même qu'il est en pleine gloire, en expliquant à sa femme étonnée que "dans la vie tout peut être remis en question du jour au lendemain". Cette capacité à envisager le pire de façon aussi concrète m'a vraiment fait penser à un type 6.

 

Sinon, pour la mère je suis tout à fait OK avec Kayla et toi sur l'hypothèse d'une 2.

 

Le père m'a plutôt fait penser à un 1, mais peut-être est-dû au fait qu'il est apparemment centré en BLEU. On ne le voit pas très longtemps dans le film, donc c'est difficile d'approfondir.

 

Quant à Paul Lederman, j'ai un peu réfléchi sur le personnage, et à certains moments, il m'a fait penser à un 2 dans sa façon de se mettre au diapason avec Cloclo : "Je veux tout ce que tu veux.", "Fais-moi confiance." Il me semble en tout cas sacrément tolérant envers les caprices de son poulain. Mais j'ai objectivement trop peu d'éléments pour vraiment argumenter sur une hypothèse.

 

Et au fait, moi aussi j'ai eu les chansons de Cloclo dans la tête tout le week-end… ce qui m'a fait sacrément rajeunir ! :wink:

 

Amicalement,

Pascale

 

PS : désolée pour l'erreur sur la Cartier… Étourderie de ma part. :wink:

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Wallace

Bonjour à tous,

 

"Je ne suis pas une fan de Claude François. […] Je passe maintenant mes journées à chanter Les Magnolias et Alexandrie…"

"Moi aussi j'ai eu les chansons de Cloclo dans la tête tout le week-end…"

Heureusement que je n'ai pas cédé aux injonctions de Kayla pour que je regarde le film.

 

Merci Pascale et Aurore pour vos analyses. J'avais depuis mon premier message cette intuition du type 8 et l'avait répétée plusieurs fois, mais n'ayant pas vu le film, je ne pouvais pas contester l'idée que certains éléments de l'ennéatype n'étaient pas visibles. D'où mon hypothèse que je retire suite à votre travail.

 

En tout cas, cela confirme une fois de plus que la hiérarchie des centres et la Spirale Dynamique évitent bien des erreurs de typage : effectivement, si on ne connait pas le 8 mu et le vMème ORANGE, l'hypothèse 3 doit être très tentante.

 

Très amicalement,

Wallace

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Kayla

Hello, hello,

 

Merci les filles !

 

Alors, d'abord, Aurore, tu m'as presque convaincue, parce qu'en effet j'arrive mieux à voir l'orientation extérieure !

 

Je me suis aussi interrogée sur ma notion de vengeance : tout ce que tu as noté comme vengeance, moi j'y mets le mot punition. Quelle est la différence entre les deux ? Là est peut-être mon erreur ?

 

Là, où je ne suis pas d'accord, c'est que je n'ai pas du tout l'impression que nous avons là un 8 édulcoré. J'ai regardé des interviews du vrai Claude François, sa façon de s'exprimer, sa posture, son maintien, j'ai plutôt l'impression du contraire. Je vous partage ces vidéosqui pour moi sont beaucoup plus 1 que 8 (bien les regarder jusqu'au bout, au pire sautez la chanson :wink:) :

 

 

 

 

Bref, je peux être convaincue par un type 8 dans le film (concentration de colères et d'énergie explosive), mais pas si c'est justifié par son type 8 dans la vie qui serait ici édulcoré.

 

À bientôt. :happy:

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Isa63

Bonjour à tous,

 

Merci pour la suite des hypothèses !

 

Pascale, dans ce que tu écris, je relève ces quelques points juste pour éclairer vos connaissances sur les 1.

 

"Par contre, je ne vois pas d'évitement de la colère, tant il explose parfois pour des détails."

En tant que 1, cela ne fait pas sens pour moi : le détail peut me faire exploser malheureusement.

 

"Je ne reconnais à aucun moment le mécanisme de formation réactionnelle du 1."

Pour moi, la scène où sa première femme lui parle de l'Olympia et où il ne l'écoute pas mais parle de lui et boude jusqu'au lendemain, en est un.

 

D'accord pour ce qui fait exclure l'hypothèse du 1 : "l'adaptation permanente pour évoluer", quo que l'évolution et l'amélioration est un moteur chez le 1.

 

"Lorsque son père, hospitalisé, refuse de le voir, il va jouer de la batterie jusqu'à saigner."

Là, je me suis dit que cela pouvait correspondre à la voie du fakir du 1

 

Aurore : "Pour conclure, je dirai que la direction d'utilisation me parait évidente et que le contrôle sur lui-même (donc vers l'intérieur) est quasiment inexistant."

Je n'arrive pas à le voir comme ça Par exemple lorsqu'il tape sur son instrument jusqu'au saignement, où est le contrôle vers l'extérieur ? Lorsqu'il assiste au concert et se met à travailler sa gestuelle en même temps, n'est ce pas du contrôle sur soi ?

 

 

Même si cela peut être intéressant pour connaître le vrai personnage, on est plus dans le film mais tourné vers le personnage réel.

 

Je trouve que ton analyse est aussi cohérente et fort bien menée. Oui, ce travail demande beaucoup de temps ! Et parfois de visionner un film qui n'attire pas forcément.

 

Ce que je trouve intéressant, c'est d'avoir pu partager nos hypothèses !

 

Aura-t-on une correction de nos copies ? :wink:

 

Amicalement,

Isabelle

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Kayla

Je me rends compte que j'ai défendu mon analyse contre une hypothèse 3, sans opposer d'arguments à l'hypothèse 8, alors voici. :wink:

Quelques précisions :

  • Il ne dit pas qu'il n'a pas envie d'être pauvre, il dit : "Je n'ai pas honte d'être pauvre, mais j'aurais honte de ne rien faire pour nous, pour nous en sortir." Honte et culpabilité me semblait très 1 (surtout avec une aile 2).
  • La scène où il va rendre visite à l'hôpital : plutôt que de rentrer en trombe dans la chambre, il demande "sagement" qu'il peut rentrer le voir. Et devant le refus, plutôt que de laisser exploser sa colère et de rentrer quand même, il donne un coup dans le mur et court se défouler sur ses instruments jusqu'à s'en faire saigner (auto-punition ?).

Des exemples, pour moi, de formation réactionnelle et de refoulement de la colère :

  • Face à sa mère quand elle a vendu l'appartement de Monaco, on le voit clairement refouler sa colère et lui dire de rester.
  • Face à son père quand il est petit, on voit sur son visage qu'il est en colère mais il dit : "Que voulez-vous que je joue ?"
  • Face à Janet, quand elle lui parle de l'Olympia, il lui répond : "Et bientôt la mienne." Devant son "peut-être", il se ferme et part faire la tête.
  • Quand il va rechercher sa mère, il est encore visiblement en colère contre elle mais il refoule cette colère.
  • Quand après qu'il se soit fait tirer dessus, sa mère vient lui dire que c'est de sa faute, qu'elle doit de l'argent à des gens louches : observe bien cette scène, sa réaction, sa colère refoulée mais bien visible sur son visage. Il n'explose pas mais on voit son mépris sur son visage et la quitte sans un mot.

J'ai l'impression que plus il rentre en ORANGE, plus il devient agressif, mais tout le début ne sonne pas 8 du tout pour moi. Et ce que te relèves comme faculté d'adaptation est pour moi le résultat d'un travail d'élève appliqué, il apprend et applique.

Le 1 mu peut aller très loin dans le côté punitif. Bannir sa mère de casino ou du moulin est aussi plausible pour moi comme punition d'un 1 mu qu'une vengeance de 8. Ne pas oublier qu'un 1 trahi pourra reprendre la relation mais ne fera plus confiance (il demande à sa mère de revenir mais donne des consignes à tout l'entourage interdisant à quiconque de lui prêter de l'argent : "Quiconque prêtera de l'argent à ma mère aura affaire à moi et à mon mépris éternel." => ce genre de menace sonne beaucoup plus 1 que 8. Le mépris du 1 est parfois beaucoup plus violent que l'expression de la colère du 8 !

Tout au long du film, je ne trouve pas sa communication "verte" du tout. Mais bon il a eu une d'éducation ultra-rigide qui pourrait l'expliquer.

Quand Isabelle lui reproche de cacher son fils Marc, on peut soit :

  • voir du déni en refusant d'admettre la véritable raison de ce silence-mensonge (il prétend que c'est pour le protéger mais c'est pour protéger son image de sex-symbole),
  • voir une rationalisation digne de la plus mauvaise foi (pour les mêmes raisons).

Pour l'évitement de la faiblesse : ok pour le malaise qui lui permet d'éviter une faiblesse plus grande. Mais juste après, il culpabilise, ce qui sonne encore plus fois plus 1 qui accepté une entorse à son intégrité pour sa réussite mais s'en veut : "Je leur dois bien ça."

"Il est d'ailleurs intéressant de voir comment il met tout cela en dehors de lui en en faisant une chanson (j'y vois encore la marque d'une orientation vers l'extérieur)."
C'est le mécanisme de sublimation. :happy: Mécanisme de défense du 4, qui est orienté vers l'intérieur.

Il me semble que les 1 peuvent exploser pour des détails. C'est même souvent un détail qui fait déborder le vase.

De plus, le 1 est dans le contrôle de lui-même aussi bien que dans le contrôle de son entourage, non ? C'est aussi l'expression du sous-type Jalousie : il faut que le conjoint soit aussi parfait qu'il essaie lui-même de l'être. :confused: (Tu me corriges, Fabien, si je dis une bêtise !)

Un dernier point : son orientation que tu vois comme extérieure n'est-elle pas plutôt dûe à son extraversion ? (Je dis peut-être une grosse bêtise.)

Naranjo dit du 1 : "À la dimension correctrice (critique) s'ajoute celle du contrôle, non seulement des gens, mais aussi de soi-même et de l'environnement." Un peu plus loin, il dit " Dans le perfectionnisme, le contrôle vis-à-vis de soi-même correspond à ce qu'est la domination (une transformation de la colère) vis-à-vis des autres." (Claudio Naranjo, Ennéagramme, caractère et névrose)

Voilà pour ce soir,
Kayla

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Aurolaf

Bonjour à tous et toutes,

 

"Là, où je ne suis pas d'accord, c'est que je n'ai pas du tout l'impression que nous avons là un 8 édulcoré."
Franchement, on s'en fout de savoir s'il est 8 édulcoré ou pas (en plus c'est subjectif la notion de "édulcoré") ? La question est de savoir s'il est 8 ou pas, non ?

 

Un point de clarification : dans le monde ORANGE, lorsqu'il est en représentation, un 8 sait très bien se tenir et donner une vision "propre et conformiste" de ce qu'il est. As-tu déjà vu des 8 en clientèle, en représentation ? Claude François, lors des interviews était dans le contrôle permanent de son image (ça a d'ailleurs été une difficulté pour l'incarner. Jérémie Renier en parle dans plusieurs interviews et explique qu'il a dû trouver des moments où Claude n'était plus dans le contrôle de son image. Et qu'il a eu accès à des archives privées familiales pour l'aider).

Kayla, j'ai bien regardé les videos que tu nous proposes (merci, elles sont sympas et je me suis régalée :glouton:). Alors là, tu me sers des arguments de 8 sur un billard. C'est presque trop facile ! :proud: Au fait, c'était une blague ou bien tu ne vois vraiment pas le 8 dans Claude au cours de ces interviews ? :confused:

Interview 1 : Claude explique que son métier est un défouloir et que s'il ne chantait pas ou s'il ne dansait pas, il aurait besoin de se défouler physiquement autrement (genre "aller dans un bois et pousser un hurlement"). Et alors quand il explique, à la septième minute de film, qu'il faut marcher avec assurance, avoir l'air sûr de soi et fort sinon on se fait mordre (comme quand on est face à un chien). Alors là, c'est le monde vu par un 8 (bon j'avoue que j'ai la même croyance que lui :blush:) !

Interview 2 : à 2mn18, t'as vu la reprise de volée qu'il met à l'intervieweuse ? Elle lui a dit un truc qui le dérange et il lui balance : "Je crois que vous avez l'oreille dure." Puis il réexplique et enchaîne par : "Vous n'avez pas compris?" À 2 mn 40, on sent qu'il se retient de quelque chose, il a un mouvement d'humeur très visible et lève les yeux au ciel exaspérés (mais Kayla, qu'est ce que tu attendrais d'un 8 "pas édulcoré" dans un tel cas ? Qu'il la traite de connasse ? Il ne peut pas ! Il est en interview officielle en tant que chef d'entreprise. Au passage, je trouve qu'il cache très mal son exaspération).
Et à 3mn 00, il menace => "Je le répète pour la dernière fois et je vais m'énerver après." suivi de près d'un beau Scud : "Ça ne doit pas être très intéressant pour les gens, vous posez la même question depuis une demi-heure." Et as-tu remarqué la gestuelle pendant tout ce temps ?

 

Isabelle, c'est gentil de mettre une vidéo pour laquelle j'ai déjà donné un lien au dessus (cf. dictaphone). On se demande à quoi ca sert que Ducros se décarcasse si personne ne suit et regarde les liens ! :wink:

"Là, je me suis dit que cela pouvait correspondre à la voie du fakir du 1. [...] Je n'arrive pas à le voir comme ça. Par exemple lorsqu'il tape sur son instrument jusqu'au saignement, où est le contrôle vers l'extérieur ?"
La direction d'utilisation est vers l'extérieur. Ca ne veut pas dire tout le temps "contrôle". Ça veut aussi dire mettre à l'extérieur de soi le "trop" qui est à l'intérieur. Claude en parle dans l'interview que Kayla nous a gentiment signalée. Il faut savoir que lorsque le 8 vit une trop grande émotion, colère, chagrin, etc., il a besoin de la mettre en dehors de lui (sinon il a la sensation d'exploser de l'intérieur. En tous cas, c'est mon vécu de 8). La scène où Cloclo tape l'instrument jusqu'à saigner est une illustration de toute cette émotion qu'il met à l'extérieur de lui (avec d'ailleurs une violence inouïe). Est-ce que ça répond à ta question ?

Et si on joue au jeu de la voie… Celle du 8, c'est la voie de l'ascétisme : Claude n'est-il pas un ascète ? Il mange peu et sain, ne boit pas d'alcool, ne fume pas, s'astreint à un entraînement physique intensif (j'ai même découvert grâce aux interviews de Kayla qu'il faisait du yoga).

"Aura-t-on une correction de nos copies ?"
Il me semblait que j'avais déjà donné la correction (en plus commentée, pédagogique et dotée d'exercices de révisions). :proud:

 

Allez un petit complément pour la route : avez-vous remarqué comme la hiérarchie des centres fonctionne bien ? Chez un 8 mu, l'émotionnel est au service de l'instinctif : Claude se sert de ses émotions, de sa vie, de ses ruptures amoureuses pour trouver des idées de chanson. Bref, ses émotions lui servent à faire quelque chose ! Je trouve vraiment ça fascinant la hiérarchie des centres.

 

Enfin, je propose pour clore le débat sur les édulcorants que l'on nomme "vrais 8" les 8 en ROUGE dominant, ou les 8 alpha avec vMème ROUGE fort et que tous les autres, surtout les 8 mu, soient des versions édulcorées. :rofl: :rofl: :rofl: Bon OK , je sors…

 

Bien amicalement.

 

PS 1 : Kayla écrit : "Tout ce que tu as noté comme vengeance, moi j'y mets le mot punition. Quelle est la différence entre les deux ? Là est peut-être mon erreur ?" Je cite le dictionnaire :
Se venger : Prendre une revanche sur quelqu'un pour le mal qu'il nous a fait. (Je rappelle que le mécanisme est le plus souvent inconscient chez le 8. Il ne formule pas qu'on lui a fait mal et qu'il prend un revanche.)
Punir : Sanctionner en infligeant une peine.
Personnellement, je donnerai une charge personnelle au mot vengeance alors que la punition n'est pas forcément personnelle. Je la charge d'une valeur "éducative" assez impersonnelle.

PS 2 : au fait, je me suis aperçue en me lisant Pascale, que j'avais écrit "ma méthode". Il faut rendre à César Fabien et Patricia ce qui leur appartient. La méthodologie que j'applique est purement chabreuillesque (et j'ai fini par me l'approprier d'où le pronom possessif).

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Kayla

Hello Aurore (et tout le monde),

 

"Au fait, c'était une blague ou bien tu ne vois vraiment pas le 8 dans Claude au cours de ces interviews ?"

Ce n'est pas une blague. J'y vois de la colère, de l'exaspération, de l'irritation et de l'impatience. Mais pas forcément du 8.

 

"Il mange peu et sain, ne boit pas d'alcool, ne fume pas, s'astreint à un entraînement physique intensif (j'ai même découvert grâce aux interviews de Kayla qu'il faisait du yoga)."

Ça pourrait être de l'auto-discipline, et le 1 est très fort pour ça.

 

"Dans le monde ORANGE, lorsqu'il est en représentation, un 8 sait très bien se tenir et donner une vision 'propre et conformiste' de ce qu'il est."

As-tu un exemple de film qui pourrait m'éclairer ?

 

Je ne dis pas que tu as tort, j'ai l'impression que les deux hypothèses sont cohérentes. Et l'hypothèse 8 mu est celle qui me convainc le plus. Alors que l'hypothèse 3 qu'on voit postée sur plusieurs sites francophones qui parlent d'Ennéagramme ne me convainc pas du tout.

 

Bonne journée à vous. :bye:

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Isa63

Bonjour à tous,

"Isabelle, c'est gentil de mettre une vidéo pour laquelle j'ai déjà donné un lien au dessus (cf. dictaphone). On se demande à quoi ca sert que Ducros se décarcasse si personne ne suit et regarde les liens !"
Mea culpa ! C'est une mauvaise manipulation informatique de ma part ! Je n'ai pas l'intention de renvoyer ce qui est déjà paru ! Vous avez là l'illustration d'un 1 qui agit vite sans réfléchir parce qu'un peu fatigué ces jours…

"Ça veut aussi dire mettre à l'extérieur de soi le 'trop' qui est à l'intérieur. Il faut savoir que lorsque le 8 vit une trop grande émotion, colère, chagrin, etc., il a besoin de la mettre en dehors de lui (sinon il a la sensation d'exploser de l'intérieur)."
Le 1 peut vivre cela aussi. En tout cas, moi je le vis ! Vider jusqu'à la sensation d'épuisement… dans l'espoir de poser un peu de colère.

"Est-ce que ça répond à ta question ?"
Ben pas vraiment…

"Il me semblait que j'avais déjà donné la correction (en plus commentée, pédagogique et dotée d'exercices de révisions)."
Oui, mais moi, j'aimerais bien avoir d'autres avis… Histoire d'être vraiment convaincue ! Même si je trouve que ton analyse est très claire !

Je trouve cependant que vos recherches ont été inspirées de documentaires. Ce qui a pu faciliter la certitude de type ? J'avoue que je n'ai pas pris le temps (ni l'envie d'ailleurs…) de les regarder ! Peut-être est-ce une raison pour laquelle la vision du film seul rend le typage difficile.

Amicalement,
Isabelle

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Aurolaf

Bonjour à tous,

 

Je vais vous faire une réponse la plus globale possible. Je pourrais répondre point par point à toutes vos objections mais je ne pense pas que ça soit une bonne façon pour avancer. Pour m'être vautrée de nombreuses fois sur des typages, je sais que plus on chipote sur les détails, plus on court le risque de se perdre. Lorsque je travaille sur un typage, j'essaye donc de garder la vision globale (est-ce que tous les éléments de base collent ?) pour ensuite zoomer sur des détails (au niveau méthodologique j'utilise toujours des cartes mentales, ce qui me permet en permanence de rester connectée à la vision globale du type).

 

Méthodo + spécificités de 8 mu et autres


"Je trouve cependant que vos recherches ont été inspirées de documentaires. Ce qui a pu faciliter la certitude de type ?"
Mon typage initial, Isabelle, a été réalisé exclusivement à partir du film. Tous les éléments nécessaires au typage sont dans le film.

 

C'est lorsque j'ai eu terminé la rédaction de mon analyse que j'ai eu envie de faire quelque recherche sur le véritable Claude François… Du coup, j'ai ajouté des liens avant de poster. Et puis j'aime bien aller au bout du travail (hein pourquoi en faire moins quand on peut en faire plus ! :wink:) : alors à avoir autant bossé, ce n'est guère plus d'effort d'aller vérifier si le vrai Cloclo colle avec l'hypothèse du film ou pas.

 

Globalement, j'ai aussi l'impression que vous avez une image un peu caricaturale, stéréotypée des 8. Avez-vous déjà croisé des 8 mu en stage ? Avez-vous remarqué à quel point, au premier abord, ils sont différents des 8 alpha ? Avez-vous remarqué la subtile différence dans le style de communication ? Je me souviens que lors de mes premiers stages, lorsque je croisais des 8 mu, je me disais : "Pfft, c'est un 8 sans couilles celle/celui-là !" Je vous rappelle que le 8 mu prend davantage en compte que l'alpha les émotions de ceux qu'il aime. Il peut s'arrêter dans ce qu'il fait car ça trop d'impact sur l'autre.

 

En stage Centres, les Chabreuils nous précisent bien qu'au premier abord, on peut le confondre avec un autre type. Il me semble que c'est ce qui fait que Kayla en début de film ne voit pas un 8 (et qu'elle catalogue en formation réactionnelle), c'est justement cette variante mu (avec en plus un BLEU très fort car il est encore beaucoup dans le cadre et sous l'influence familiale). BLEU + Mu => ça donne une version en apparence moins agressive de 8.

@Kayla : "As-tu un exemple de film qui pourrait m'éclairer ?"
Ben non, tu ne peux pas avoir tout un film là dessus, seulement des passages. C'est impossible qu'un 8 soit tout le temps comme ça ! Ce sont des moments ponctuels ou des périodes à repérer chez le 8 où il va porter, par obligation, un masque social. Je l'ai souvent observé chez mes patrons 8 (lors de rendez-vous avec les journalistes ou avec des institutionnels, par exemple). Moi-même lorsque j'accompagne mon mari à des dîners d'affaires, je porte ce masque souriant, poli et conformiste le temps d'une soirée. (C'est super-chiant… Je sais alors pertinemment que je suis en représentation.)

 

Il me semble que c'est ce que fait Cloclo lorsqu'il est en "représentation" avec des journalistes et des interviewers (et malgré cela, on arrive quand même à repérer les mécanismes de 8… Cf. cette interview que je trouve vraiment énorme !)

 

Commentaires sur certaines scènes

 

@Pascale : "Pour répondre à ta question, il y a une scène dans le film qui m'a fait douter de mon hypothèse 8 : c'est celle où on le voit coudre des pièces dans ses doublures, alors même qu'il est en pleine gloire, en expliquant à sa femme étonnée que 'dans la vie tout peut être remis en question du jour au lendemain'."
Je ne trouve pas cette scène incompatible avec le 8. Ca me semble être l'expression du sous-type conservation + la vision du monde 8 (le monde est dangereux et imprévisible).

 

@Isabelle : "Lorsqu'il assiste au concert et se met à travailler sa gestuelle en même temps, n'est ce pas du contrôle sur soi ?"
Ben… Moi j'appelle ça de la modélisation et du travail, du travail, du travail et encore du travail pour devenir le meilleur ! Lorsqu'il a envie d'apprendre quelque chose ou d'atteindre un but, un 8 peut passer des heures incroyables à bosser, bosser, bosser.

 

Chipotage de détails


"Il ne dit pas qu'il n'a pas envie d'être pauvre, il dit : 'Je n'ai pas honte d'être pauvre, mais j'aurais honte de ne rien faire pour nous, pour nous en sortir.'"
J'ai réécouté deux fois la scène (film à 11mn05) et il dit bien : "Mais je n’ai pas envie d'être pauvre moi papa ! Mais j'aurai honte de ne rien faire […]" Je persiste et signe sur la peur ORANGE !

"Tout au long du film, je ne trouve pas sa communication 'verte' du tout. Mais bon il a eu une d'éducation ultra-rigide qui pourrait l'expliquer."

Ta remarque est subjective ! J'ai cité des exemples concrets et des dialogues. Étant donné la rigidité de l'éducation et l'époque, l'usage de gros mots est important dans le vocabulaire de Cloclo (en tout cas dans le film).

 

"Son orientation que tu vois comme extérieure n'est-elle pas plutôt dûe à son extraversion ?"

Extraverti = qui se ressource au contact des autres. (Exemple : quand je suis fatiguée, je vais prendre un thé avec une copine. Ça me requinque. Mon mari est introverti : lorsqu'il est fatigué, il ne veut voir personne.) J'ai trouvé une définition qui dit aussi : "Caractéristique d'une personne allant naturellement vers les personnes ou les choses nouvelles" (ce qui me plaît beaucoup comme définition !) ce qui n'a rien à voir avec l'orientation vers l'extérieur du 8 (contrôle sur, avoir un impact sur, mettre à l'extérieur de soi, etc.).

 

Isabelle, peux-tu, s'il te plait, reformuler la question à laquelle je n'ai pas bien répondu ? Ça me permettra d'y répondre différemment.

 

Alors, qui vote pour un Cloclo 8 mu (à part moi, Wallace et Pascale) ?

 

Bien amicalement.

 

PS : ayant épuisé mon quota de temps "forum" pour cette semaine, je vous dis à la semaine prochaine… Comme quoi, je suis capable de me contrôler !! Youpie !!

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

"Alors, qui vote pour un Cloclo 8 mu (à part moi, Wallace et Pascale) ?"
Je ne peux pas vraiment jouer ici : c'est la cour des grands !

Ceux qui connaissent mes goûts en matière de chanson française peuvent se douter que j'ai la même opinion que Wallace à propos de Claude François. Ceci dit, étant donné la célébrité du personnage, je n'ai pas pu échapper à un certain nombre d'informations à ce sujet malgré tous mes efforts pour faire une transe d'hallucination auditive négative.

Il m'est toutefois arrivé de m'interroger sur son ennéatype, et je me demandais s'il était 1 ou 3. Patricia, qui n'est pas une grande fan non plus, émettait les mêmes hypothèses, et nous n'avions pas les moyens de trancher.

Aussi quand le film est sorti et dans la mesure où les critiques étaient bonnes, nous sommes allés le voir. Nous avons alors pensé à l'ennéatype 8, surtout à partir de l'abominable scène avec France Gall qui, même si un 1 mu ou un 3 compétitif peuvent être très agressifs, faisait quand même irrésistiblement penser au contrepoids égotique du 8. En sortant du film, j'ai fait quelques recheches sur l'Internet — je connaissais la plupart des vidéos que vous avez mis en lien, trop la honte ! — et je me suis convaincu que le personnage réel était de cet ennéatype.

Je n'ai pas revu le film depuis et aurait été incapable de citer les dialogues et beaucoup des anecdotes que vous avez mentionnés. Il va donc vous falloir arriver à un consentement sur un ennéatype sans moi. C'est d'ailleurs ce qui peut être le plus apprenant pour vous plutôt que de se fier à un argument d'autorité (… et ce n'est pas une rationalisation !)

 

Le 18/03/2013 à 11:24, Wallace a dit :

En tout cas, cela confirme une fois de plus que la hiérarchie des centres et la Spirale Dynamique évitent bien des erreurs de typage : effectivement, si on ne connait pas le 8 mu et le vMème ORANGE, l'hypothèse 3 doit être très tentante.

Oui, celui qui ne connait pas la hiérarchie des centres trouve le 8 mu trop émotionnel pour pouvoir détecter le 8 et imagine alors le 3.
Celui qui connait pas la Spirale Dynamique a tendance, dès qu'il y a du ORANGE, à imaginer du 3, comme il croit voir du 8 dès qu'il y a du ROUGE.
Alors si les deux se conjuguent, bonjour la catastrophe !

 

Le 18/03/2013 à 23:06, Aurolaf a dit :

Au fait, je me suis aperçue en me lisant Pascale, que j'avais écrit "ma méthode". Il faut rendre à César Fabien et Patricia ce qui leur appartient. La méthodologie que j'applique est purement chabreuillesque (et j'ai fini par me l'approprier d'où le pronom possessif).

Je me disais aussi que cette méthode me rappelait quelque chose…

Très amicalement,
Fabien

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Claire

Bonjour Fabien, bonjour à tous,

 

Tout d’abord bravo pour toutes vos analyses et merci pour le partage de vos méthodologies et axes de réflexion afin de typer Claude François. N’ayant pas vu le film, mon point de vue s’articule via vos extraits vidéo, vos échanges ainsi qu’une vidéo sur YouTube.

 

Pour ma part, je trouve que Claude François…

 

… a une communication orgueilleuse et ce afin d’asseoir sa puissance :

  • Interwiew 1 de Kayla du 18 mars : "Je suis très très nerveux. Je suis même exceptionnellement nerveux, nous sommes très rares dans le monde a être aussi nerveux que moi." Ou dans l’interwiew Dalida : "J’ai joué très très bien du violon parce que l’on m’a obligé à en jouer pendant dix ans." Ou dans le film : "Si moi je chante ça, je te fais un disque d'or."
… est en compétition :
  • Interwiew Dalida : "Comme ma sœur jouait très très mal du piano, elle a arrêté au bout d’un an." Ou interwiew 2 : "On sait très bien que Claude Franois a créé Podium parce qu’il n’avait pas assez de pages dans Salut les copains et qu’il était jaloux de Johnny." Ou : "[…] très rares dans le monde a être aussi nerveux que moi."
  • "Si moi je chante ça, je te fais un disque d'or.", "J'veux qu'on me traite en numéro 1."
… a une communication verbale et non verbale assez discutable et agressive :
  • Il est impoli : durant toute l’interwiew 2, Claude François mâche un chewing gum. Vidéo des annnées 70 = crime de lèse majesté !
  • il a une posture et une assise que je qualifie de nonchalante ; j’m’étale = prendre du territoire !
  • Claude François gesticule et bouge tout le temps,
  • Il utilise la menace dans l'interview 2 : "Je vous le répète pour la dernière fois, je vais m’énerver après."
  • Il utilise des mots avec excès, en fait trop : "Je suis très très […]", "exceptionnellement", "[…] des poupées à mon effigie à condition qu'elles soient extrêmement, extrêmement ressemblantes.".
  • Impératifs : "J’te paye, je veux un gâteau." Sa communication est en général directe et claire. Il fait des phrases courtes. Le ton est assez sec, voire cinglant par momentq. Son débit devient de plus en plus rapide lorsqu’il s’énerve = bascule dans l’émotionnel.
manque d’empathie et d’altérité :

 

J’appuie cette hypothèse via une vidéo de son secrétaire personnel de 1966 à 1971, Christian Morise : "Il m’a téléphoné encore une fois à 3h du matin pour un prétexte, un gâteau, quelque chose comme cela. Je lui ai dit : 'Claude, je suis fatigué, il est 3h du matin.' Il m’a dit : 'J'te paye, je veux un gâteau.' Je lui ai dit : 'Je t’emmerde.' Il m’a dit : 'Tu es viré.' Le lendemain, je recevais un chèque minable."

 

se venge et tacle :

 

Interview 2 : "C’est ce qu’il y a de plus simple et sain. Santé au féminin." Ou : "Je crois que vous ne connaissez pas très bien le métier." Interview Morise : "Le lendemain, je recevais un chèque minable." Interview Dalida : "Ma sœur jouait très très mal du piano."

 

Pour toutes ces raisons et bien sûr toutes celles développées dans vos échanges, je tends volontiers vers le 8 mu.

 

Aurore dit : "Avez-vous déjà croisé des 8 mu en stage ? Avez-vous remarqué à quel point, au premier abord, ils sont différents des 8 alpha ? Avez-vous remarqué la subtile différence dans le style de communication ?"

Peux-tu, s'il-te-plaît, développer la différence que tu as trouvée ?

 

Kayla écrit : "Il ne dit pas qu'il n'a pas envie d'être pauvre, il dit : "Je n'ai pas honte d'être pauvre, mais j'aurais honte de ne rien faire pour nous, pour nous en sortir." Honte et culpabilité me semblait très 1 (surtout avec une aile 2)."

Je pense qu’à partir du moment où un ennéatype a en support l’émotionnel, c’est quelque chose qu’il ressent assez facilement. C’est mon cas.

 

Bizzzz.

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Kayla

Hello tout le monde,

 

Après, avoir regardé à nouveau les interviews, et puis d'autres aussi, je me range à l'avis d'un 8 mu, même si j'avoue que j'aurais besoin pour être totalement convaincue qu'on invalide vraiment l'hypothèse 1 mu. Là, c'est le vrai Claude François qui valide le 8 mu du film, et ça me gêne un peu (flagrant délit d'ergotage ? :wink:).

 

C'était super intéressant en tout cas, que ce soit pour la façon dont chacun vit les désaccords, pour les révisions de théorie, pour la confrontation avec la pratique, et le concret…

 

Bon, et maintenant ? Rendez-vous sur la conversation d'Amélie Poulain et celle de Cherchez Hortense ?

 

À bientôt. :bye:

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Isa63

Bonjour à tous,


"Lorsqu'il a envie d'apprendre quelque chose ou d'atteindre un but, un 8 peut passer des heures incroyables à bosser, bosser, bosser."
Un 1 aussi (juste pour l'info !)… Et j'imagine qu'un 3 aussi ?


"Isabelle, peux-tu, s'il te plait, reformuler la question à laquelle je n'ai pas bien répondu ? Ça me permettra d'y répondre différemment."
Ma question concernait la scène pendant laquelle le chanteur tape sur son instrument jusqu'à se faire saigner les mains. C'est un comportement. Tu parles de contrôle vers l'extérieur en expliquant qu'il met l'émotion à l'extérieur de lui. Pour moi, personne ne connait la motivation qui le pousse à faire cela ! Rien ne dit qu'il met une émotion à l'extérieur. Qui te dit qu'il n'est pas en train de se faire souffrir pour se punir d'une certaine souffrance émotionnelle ? Celle de la culpabilité et de la colère contre lui de ne pas pouvoir entrer en relation avec son père ?


Je ne cherche pas à convaincre Aurore. Je partage juste un point de vue différent sur cette scène. Cet acte là, adolescente, j'ai pu le commettre en tant que 1. Comme pour me punir de vivre des émotions que je ne m'accordais pas. Pour moi, ce que tu décris sur cet acte n'est pas convaincant. Tout ceci n'enlève rien à ton travail fort bien mené.

 

De mon côté, pour l'hypothèse que j'ai émise pour le personnage du film, je constate que je n'ai pas suffisamment associé la Spirale Dynamique. En ce qui concerne le vrai personnage, il faudrait que je regarde les intervieuws.
Mais mon perfectionnisme n'ira pas jusqu'à là…

 

Amicalement,

Isabelle


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Aurolaf

Bonjour à tous,

 

"Là, c'est le vrai Claude François qui valide le 8 mu du film, et ça me gêne un peu."
Je l'ai déjà écrit et je le redis : j'ai initialement basé tout mon typage uniquement sur le film. C'est après avoir terminé ce travail que je me suis tourné vers des interviews (par curiosité). D'ailleurs, je ne suis pas certaine que j'aurai pu trouver le 8 mu juste en m'appuyant sur les quelques vidéos que j'ai vues. Pour voir le 8 mu, il me fallait une vision globale qui est effectivement apportée par le film.

 

Et il me semble aussi facile d'invalider le 1 mu car tous les éléments ne tiennent pas la route pour cette hypothèse (exemple : compulsion non visible), comme l'a judicieusement fait remarquer Wallace en début de conversation.

 

"Lorsqu'il a envie d'apprendre quelque chose ou d'atteindre un but, un 8 peut passer des heures incroyables à bosser, bosser, bosser. Un 1 aussi (juste pour l'info !)… Et j'imagine qu'un 3 aussi ?"
Ben oui… Je connais même des 7 qui bossent beaucoup car pour eux travailler est un jeu ! :rofl:

 

"Ma question concernait la scène pendant laquelle le chanteur tape sur son instrument jusqu'à se faire saigner les mains. C'est un comportement. Tu parles de contrôle vers l'extérieur en expliquant qu'il met l'émotion à l'extérieur de lui."
Je n'ai pas parlé de contrôle extérieur pour cette scène. J'ai démontré dans ma démo initiale que Claude François utilisait son centre instinctif vers l'extérieur, avec notamment du contrôle sur l'environnement extérieur. J'ai ensuite expliqué, pour te répondre, que dans cette scène, Cloclo, selon ma lecture (et mon vécu de 8) mettait son émotion à l'extérieur.

 

C'est toi qui utilises le mot "contrôle vers l'extérieur" pour cette scène, précisément. Personnellement, je ne vois aucun contrôle dans cette scène… Au contraire, ça fait partie des moments où un 8 perd justement le contrôle et a besoin de se défouler violemment. (Personnellement, je dispose d'un punching ball, un vrai de boxeur, pas un humain… :wink: Et ça m'évite justement de péter la gueule aux vrais gens !)

 

Et je suis bien d'accord : personne n'est pas dans la tête de Cloclo à ce moment et on ne peut donc pas connaître sa motivation à ce moment-là.

 

Pour finir, j'ai trouvé, par hasard, une très jolie interview ce week-end. J'ai trouvé ce reportage touchant car on ressent tout l'amour que porte son ami à Cloclo et à quel point le personnage de Claude François était marquant pour ceux qui l'approchaient. Rien de ce que raconte André Torrent n'est étonnant lorsqu'on sait que Cloclo est 8. (Notez là comme je m'exprime bien en 8 : j'affirme ! :sarcastic:)

 

En tous cas, merci à tous pour votre participation. Je me suis bien amusée !
Des grosses bises énergétiques à tous !

PS 1 : Fabien, je suis tombée de ma chaise en apprenant que tu étais allé voir ce film (trop la honte quand même ! :wink:). Effectivement connaissant tes goûts musicaux, je n'avais pas envisagé une seconde que tu aies pu le voir.

PS2 : "Peux-tu, s'il-te-plaît, développer la différence [entre 8 mu et 8 alpha] que tu as trouvée ?" Oui, bien sûr, Claire ! Dans une autre conversation !

 

PS 3 : "Bon, et maintenant ? Rendez-vous sur la conversation d'Amélie Poulain et celle de Cherchez Hortense ?" Cherchez Hortense, ça sera sans moi (car je n'ai pas le film et je ne l'ai jamais vu). Et je ferai un effort surhumain pour Amélie (film que je n'aime pas) pour faire plaisir à Jérôme et par solidarité pour le forum !

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