Institut Français de

l’ennéagramme

À quoi sert tout le reste...

Jump to content
Sign in to follow this  
Robert

Théorie de l'hérédité de la hiérarchie des centres

Recommended Posts

Robert

Bonjour à toutes et à tous,

 

Dans le cadre de mon mémoire pour le cursus certifiant, nous avons réalisé avec Fabien une enquête sur la hiérarchie des centres. Le thème du mémoire est le suivant : "Le centre émotionnel réprimé : ses origines, les conséquences dans la vie adulte, et le rééquilibrage des centres".

 

Les stagiaires qui avaient déjà réalisé le stage Centres à l'Institut Français de l'Ennéagramme ont été sollicités par mail, en avril 2012, pour répondre à un questionnaire anonyme, questionnaire qui était accessible en ligne sur le site Internet de l'Institut. Les questions portaient notamment sur la hiérarchie des centres du stagiaire (ennéatype et variante alpha ou mu), ainsi que sur la hiérarchie des centres des figures parentales : la figure nourricière (généralement la mère, mais pas uniquement), et la figure protectrice (généralement le père, mais pas uniquement).

 

Cette enquête avait principalement pour but de vérifier trois hypothèses relatives à la transmission de la répression du centre émotionnel entre générations :

  1. Les figures nourricières qui répriment le centre émotionnel transmettent en général cette répression à leur enfant ;
  2. Il existe une relation entre la répression du centre émotionnel chez l'enfant et la qualité insuffisante des soins affectifs de la part de la figure nourricière ;
  3. Il existe des classes de risque de transmission de la répression du centre émotionnel en fonction du type et de la variante de la figure nourricière (3 classes de risque).

Nous avons ainsi recueilli 154 réponses. Certaines réponses étant incomplètes, j'ai pu valoriser les données d'une centaine de questionnaires.

 

Je profite de ce message pour remercier toutes celles et ceux qui ont accepté de répondre à ce questionnaire. Les réponses étant anonymes, il ne m'est pas possible de restituer la synthèse de manière individuelle. :kiss2:

Le mémoire complet est actuellement disponible en consultation à l'Institut. Sa diffusion est à l'étude, soit dans sa version intégrale, soit découpé en modules ou cahiers à thèmes.

 

Résultats de l'enquête et émergence d'une piste héréditaire

 

Les résultats de l'enquête confortent les hypothèses n° 1 et n° 3.

 

Il existe bien sûr des limites à cette transmission entre générations car elle n'est pas automatique, comme par exemple lorsque l'enfant est du centre émotionnel préféré, ou lorsque l'enfant a pu bénéficier de la présence de figures nourricières secondaires.

 

Par contre, aucune corrélation n'a pu être mise en évidence entre le centre émotionnel réprimé chez l'enfant et la qualité des soins affectifs des figures parentales, et en particulier de la figure nourricière (hypothèse n° 2). Même chose pour les évènements de la petite enfance : il n'y a pas de lien dans les réponses de l'enquête entre les évènements particuliers vécus dans les 2 premières années de la vie et la répression du centre émotionnel.

D'autres pistes sont à explorer, notamment la transmission héréditaire de la répression du centre émotionnel.

 

Après avoir cartographié l'ensemble des réponses exploitables, j'ai pu identifier des schémas répétitifs et reconstituer des algorithmes à partir du centre préféré ou du centre réprimé du père et de la mère. Ce constat m'a conduit à formuler la Théorie de l'hérédité de la hiérarchie des centres.

Pour faire simple, le modèle, dans sa version expérimentale actuelle, permet par exemple de prédire :

  • La variante du type de l'enfant (variante alpha ou mu), lorsque l'enfant est du même type de base que son père ou que sa mère biologiques ;
  • La variante du type de l'enfant lorsque le père biologique est du centre émotionnel ;
  • La variante du type de l'enfant lorsque le père biologique est de l'un des types du triangle (type 3, type 6 ou type 9).

Ce modèle expérimental reste bien sûr à valider.

 

Si la hiérarchie des centres était d'origine innée, cela expliquerait pourquoi l'ordre des trois centres (centre préféré, centre support et centre réprimé) reste constant tout au long de la vie, malgré les expériences vécues au cours de l'existence, et les démarches de développement personnel entreprises.

 

Algorithmes des pères avec ennéatype du triangle : type 9, type 6 et type 3

 

Les schémas les plus caractéristiques concernent les relations entre les pères du triangle et leurs enfants. Rappelons que ces ennéatypes présentent comme caractéristique de co-réprimer leur centre préféré. Exemple, le type 9 préfère le centre instinctif, mais il réprime aussi ce centre instinctif dans certaines circonstances.

 

Voici deux exemples identifiés dans les résultats de notre enquête :

 

Exemple n° 1 : le père du type 9 transmet la répression du centre instinctif à son fils, sauf cas particuliers que je cherche à identifier.

L'application de cette règle conduit à des incompatibilités lorsque le fils est du centre instinctif préféré et que son père est du type 9. Dans ce cas, le fils préfère le centre instinctif, et en même temps, le père lui transmet la répression du même centre instinctif. Le fils ne peut être alors que du type 9 comme son père. Autrement dit, un fils du type 1 ou du type 8 serait incompatible avec un père du type 9.

 

:hautetfort:Appel à tous les pères du type 9 (ou à leurs proches) !!! : Vous êtes, ou vous connaissez, un père du type 9 avec un fils du centre instinctif. Le fils est-il du type 9 comme son père ?

Sinon, le fils est-il du type 1 ou du type 8 ? Pouvez-vous préciser dans ce cas le type de la mère biologique (type de base et si possible la variante alpha ou mu) ?

 

Exemple n° 2 : Le père du type 6 transmet la répression du centre mental à sa fille, sauf cas particuliers que je cherche à identifier.

L'application de cette règle conduit à des incompatibilités lorsque la fille est du centre mental préféré et que son père est du type 6. Dans ce cas, la fille préfère le centre mental, et en même temps, le père lui transmet la répression du même centre mental. La fille ne peut être alors que du type 6 comme son père. Autrement dit, une fille du type 5 ou du type 7 serait incompatible avec un père du type 6.

 

:hautetfort:Appel à tous les pères du type 6 (ou à leurs proches) !!! Vous êtes, ou vous connaissez, un père du type 6 avec une fille du centre mental. La fille est-elle du type 6 comme son père ?

Sinon, la fille est-elle du type 5 ou du type 7 ? Pouvez-vous préciser dans ce cas le type de la mère biologique (type de base et si possible la variante alpha ou mu) ?

 

:hautetfort: Et pendant que nous y sommes j'interpelle également les pères du type 3 bien que l'enquête contienne très peu de questionnaires avec cette configuration. Le père du type 3 transmettrait la répression du centre émotionnel à son fils (simple hypothèse ici). Si vous êtes, ou si vous connaissez, un père de type 3 avez un fils du centre émotionnel préféré, le fils est-il du type 3 comme son père ?

Sinon, le fils est-il du type 2 ou du type 4 ? Pouvez-vous préciser dans ce cas le type de la mère biologique (type de base et si possible la variante alpha ou mu) ?

 

Important : s'agissant de schémas héréditaires, je me réfère ici au père et à la mère biologiques, et non pas aux parents adoptifs ou aux parents de substitution !

 

Merci pour votre aide !

Bien amicalement,

Robert

Share this post


Link to post
Share on other sites
Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Dans le cadre de mon mémoire pour le cursus certifiant, nous avons réalisé avec Fabien une enquête sur la hiérarchie des centres."

Robert est trop gentil et trop modeste. Cette recherche en cours, qui représente un travail considérable sur une longue période, est de son seul fait. Je n'ai fait que fournir quelques modestes moyens logistiques et ne mérite donc aucunement d'être considéré comme un cosignataire.

 

Très amicalement,

Fabien

Share this post


Link to post
Share on other sites
Wallace

Bonjour Robert,

 

Je fais partie de ceux qui ont répondu à ton questionnaire. Aussi, il y a quelque chose que je ne comprends aujourd'hui.

 

Si je me souviens bien (et bien sûr, là, en fichu 6, je doute), ton questionnaire nous interrogeait sur les figures nourricières et protectrices au sens de Don Riso, donné pendant le stage Connexions, c'est-à-dire des personnes qui peuvent être ou ne pas être les parents biologiques, et si elles le sont, qui peuvent être inversées.

 

Et maintenant, tu nous dis : "S'agissant de schémas héréditaires, je me réfère ici au père et à la mère biologiques, et non pas aux parents adoptifs ou aux parents de substitution !"

 

Comment es-tu passé de l'un à l'autre ? Comme un questionnaire portant sur les figures a-t-il pu te donner des indications sur les parents, passant ainsi d'un acquis possible à l'héréditaire et à l'inné ?

 

Très amicalement,

Wallace

Share this post


Link to post
Share on other sites
Thierry

Bonjour Robert, bonjour à tous,

 

[hypothèse] "Il existe une relation entre la répression du centre émotionnel chez l'enfant et la qualité insuffisante des soins affectifs de la part de la figure nourricière."

Je réprime mon centre émotionnel. Un lien avec les trois semaines de couveuse qui m'ont été infligées ? Ma mère est 2 et mon père 8.

 

"Le mémoire complet est actuellement disponible en consultation à l'Institut. Sa diffusion est à l'étude, soit dans sa version intégrale, soit découpé en modules ou cahiers à thèmes."

J'ai vu ce document. Il est monumental. C'est l'Excalibur du lutrin. :happy: Donc, à thèmatiser.

 

Très amicalement,

Thierry

Share this post


Link to post
Share on other sites
Wallace

Rebonjour,

 

Robert, j'ai continué à réfléchir à cette passionnante discussion et j'ai une nouvelle interrogation.

 

Que les pères du triangle transmettent la répression de leur centre préféré, pourquoi pas ? Mais pouquoi serait-ce héréditaire et inné plutôt qu'acquis ? Après tout, vivre avec un parent présentant deux facettes (le centre préféré tantôt visible, tantôt réprimé) peut être un élément du quotidien ayant un impact sur le développement de l'enfant. Qu'est-ce qui t'amène à dire que cela relèverait dune transmission génétique ?

 

Très amicalement,

Wallace

Share this post


Link to post
Share on other sites
Thierry

Re-bonjour,

 

"Si la hiérarchie des centres était d'origine innée, cela expliquerait pourquoi l'ordre des trois centres (centre préféré, centre support et centre réprimé) reste constant tout au long de la vie, malgré les expériences vécues au cours de l'existence, et les démarches de développement personnel entreprises."

L'origine et la stabilité sont clairement pour moi deux questions peu liées. Pour changer de centre réprimé ou préféré, il faudrait passer par une transition qui ressemblerait à un équilibre. À une intégration comme Fabien n'en a sans doute jamais vue ? En tout cas, une transition qu'il serait essentiel de définir et de justifier. Un petit bébé peut-il passer par une transition, l'ordre des centres n'étant pas encore stablement établi ? Indépendamment du fait qu'il y ait un ordre initial. En revanche, une fois le petit suffisamment mature, les dés, quels qu'ils soient, me semblent joués.

 

Très amicalement,

Thierry

Share this post


Link to post
Share on other sites
Robert

Bonjour Fabien, Wallace, Thierry ! Bonjour à tous ! :lame:

 

"Si je me souviens bien (et bien sûr, là, en fichu 6, je doute), ton questionnaire nous interrogeait sur les figures nourricières et protectrices au sens de Don Riso."

Oui Wallace, ta mémoire est bonne ! L'enquête réalisée en avril 2012 portait bien sur l'étude de la hiérarchie des centres sur deux générations, à partir de questions relatives à la hiérarchie des centres des "figures parentales", et non pas à partir des données des parents biologiques. :wink:

 

"Comment es-tu passé de l'un à l'autre ? Comme un questionnaire portant sur les figures a-t-il pu te donner des indications sur les parents, passant ainsi d'un acquis possible à l'héréditaire et à l'inné ?"

Les données de l'enquête ont été confrontées aux hypothèses rappelées brièvement au début de cette conversation, avec tantôt des confirmations, tantôt des impasses. Les résultats de l'enquête montrent par exemple que la répression du centre émotionnel chez l'enfant n'est pas corrélée avec la qualité des soins de la figure nourricière ; il s'agit de variables indépendantes.

 

Dans la synthèse de l'enquête, j'émets l'hypothèse que l'environnement précoce de l'enfant a certes une influence sur la fonctionnalité du centre émotionnel, c'est-à-dire sur sa dimension qualitative, mais que d'autres pistes sont à explorer pour expliquer la répression du centre émotionnel. Cette hypothèse vaut aussi pour la répression du centre instinctif ou la répression du centre mental. Les interactions de l'enfance impactent le niveau qualitatif, indépendamment de la hiérarchie des centres. Par exemple, une personne qui réprime le centre mental peut très bien montrer des qualités intellectuelles remarquables. Au sens de l'Ennéagramme, réprimer le centre émotionnel signifie uniquement que le centre émotionnel se trouve en troisième position. Cela ne donne aucune indication sur la qualité de fonctionnement de ce centre. Fabien et Patricia rappellent régulièrement que le centre réprimé est moins utilisé que les deux autres, et que son utilisation demande un effort, un acte de volonté. Le centre réprimé est ainsi plus difficile à mettre en route.

 

Parmi les pistes possibles à explorer sur l'origine de la répression des centres, l'hérédité me parait être un facteur à privilégier.

 

Les caractéristiques de l'enquête menée auprès des étudiants de l'Institut soulèvent, comme tu le mentionnes, une difficulté quant à la différence entre les figures parentales et les parents biologiques. Conduire une étude sur l'hérédité de la hiérarchie des centres suppose de travailler avec les données des parents biologiques ; or les réponses de l'enquête portent sur les figures parentales qui peuvent bien entendu être différentes du père ou de la mère biologiques.

 

Cependant, dans 10 % des questionnaires reçus et exploitables, les zones de libre expression de l'enquête ont été utilisées pour signaler que la figure nourricière ou la figure protectrice était différentes des parents biologiques. J'ai donc identifié les algorithmes en m'appuyant sur les autres questionnaires (90%) ainsi que sur la hiérarchie des centres des membres de ma famille (arbre g-énnéa-logique établi sur quatre générations) et des familles d'amis proches. Je conçois bien sûr qu'il y ait dans cet échantillon témoin des incertitudes sur la fiabilité des données, comme il peut y avoir des incertitudes sur les types et les variantes qui ont été communiquées dans l'enquête. J'assume ce risque ! :laugh:

 

"Que les pères du triangle transmettent la répression de leur centre préféré, pourquoi pas ? Mais pouquoi serait-ce héréditaire et inné plutôt qu'acquis ? Après tout, vivre avec un parent présentant deux facettes (le centre préféré tantôt visible, tantôt réprimé) peut être un élément du quotidien ayant un impact sur le développement de l'enfant. Qu'est-ce qui t'amène à dire que cela relèverait dune transmission génétique ?"

Bien voilà Wallace, c'est que la transmission est différente suivant que l'enfant est une fille ou un fils ! Si le père est du type 6, la fille réprime ou co-réprime le centre mental dans 80 % des cas dans l'échantillon témoin ! Pour les fils c'est l'inverse, nous n'avons aucun cas de répression du centre mental ! :idea:

 

Chez les pères du type 9, nous avons 75 % des fils qui répriment ou co-répriment le centre instinctif, alors que pour les filles, 75 % ont le centre instinctif préféré ou en centre support. Cette différence m'interpelle et je recherche des configurations familiales pour étudier ce phénomène !

 

Connaissez-vous des pères du type 9 qui ont un fils du type 1 ou du type 8 ?

(Cette configuration est incompatible avec la transmission de la répression du centre instinctif chez le fils.)

 

Connaissez-vous des pères du type 6 avec une fille du type 5 ou du type 7 ?

(Cette configuration est incompatible avec la transmission de la répression du centre mental chez la fille.)

 

:help:

 

Très bonne journée !

Bien amicalement !

Robert

Share this post


Link to post
Share on other sites
Wallace

Bonjour Robert,

 

J'avoue que je suis de plus en plus perplexe sur l'aspect statistique de ton analyse.

 

"Cependant, dans 10 % des questionnaires reçus et exploitables, les zones de libre expression de l'enquête ont été utilisées pour signaler que la figure nourricière ou la figure protectrice était différentes des parents biologiques. J'ai donc identifié les algorithmes en m'appuyant sur les autres questionnaires (90 %) […]."

Le fait que les 90 % n'aient rien dit ne prouve pas qu'il y avait chez eux identité entre les figures parentales et les parents biologiques puisque ce n'était pas demandé.

 

"Si le père est du type 6, la fille réprime ou co-réprime le centre mental dans 80 % des cas dans l'échantillon témoin ! Pour les fils c'est l'inverse, nous n'avons aucun cas de répression du centre mental ! :idea: Chez les pères du type 9, nous avons 75 % des fils qui répriment ou co-répriment le centre instinctif, alors que pour les filles, 75 % ont le centre instinctif préféré ou en centre support."

Les pourcentages paraissent énormes, mais vu la taille de l'échantillon comment considérer qu'ils sont significatifs.

154 réponses => 100 questionnaires valorisés => 90 % retenus selon l'hypothèse précédente.

9 types, 2 variantes, 2 sexes => 36 combinaisons. Si elles sont également réparties, cela fait 2,5 personnes pour chacune d'entre elles.

 

Comment en tirer des algorithmes ? Ou plutôt ne peut-on imaginer x algorithmes prenant en compte si peu de données ? Comme si on demande de prolonger la suite 1, 2, 3… La réponse peut être 4 (la suite des entiers), 5 (la suite des nombre premiers, des nombres non composés plus exactement), 10 (en comptant en base 4), etc.

 

Très amicalement,

Wallace

Share this post


Link to post
Share on other sites
Thierry

Bonjour à tous,

 

Il est tout à fait clair, observé et assimilé, que la qualité d'un centre n'a rien à voir avec sa répression. L'amie 4 mu cloîtrée, évoquée il y a quelques temps, en est un parfait exemple…

 

"Qualité des soins de la figure nourricière"

Je reste pensif quant à la figure (souricière ? :rofl:) que représente une couveuse… Je n'ai pas de souvenir.

 

Amicalement,

Thierry

Share this post


Link to post
Share on other sites
Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Tu as doublement raison, Wallace. Un petit échantillon ne permet pas de valider une hypothèse, juste de la formuler. Un petit échantillon augmente le risque d'émettre des hypothèses non fondées ou correspondant à nos désirs cachés ou non. Ces choses sont toujours bonnes à redire, mais crois-moi, nous en sommes bien conscients, Robert et moi.

 

Après, il faut bien commencer quelque part. S'il fallait attendre d'avoir un échantillon d'une taille suffisante pour lancer une recherche, on ne ferait rien. En l'absence d'un système permettant d'interroger les bases de données de tous les instituts de formation du monde — ce serait un beau projet pour l'International Enneagram Association, non ? —, on ne peut que faire avec le portefeuille de personnes typées dont on dispose et avec leur éventuelle bonne volonté pour répondre. Cette petite graine obtenue, il ne reste plus qu'à l'arroser de données nouvelles et qu'à attendre avec patience qu'elle veuille bien germer.

 

Très amicalement,

Fabien

Share this post


Link to post
Share on other sites
Jérôme

Bonjour Robert,

 

Avec un peu de retard je te remercie de partager les résultats de tes considérables travaux. J'ai hâte de pouvoir lire plus en détail tes hypothèses, peut être lors d'un prochain stage, à moins que tu n'optes pour une publication sur Kindle ? :happy:

 

Je n'avais pas répondu à ton enquête, à mon grand regret, mais je n'arrive pas à typer ma mère. Mon père est très probablement un 9, tout comme l'était mon grand-père paternel. Nous formons donc une petite dynastie d'instinctifs réprimés qui correspond à ton hypothèse.

 

Bien amicalement,

Jérôme

Share this post


Link to post
Share on other sites
Robert

Bonjour à tous !

 

Wallace, la fiabilité des données de l'enquête reste évidemment une inconnue qu'il convient de prendre en compte dans les conclusions provisoires. Néanmoins l'absence de certitude ne constitue pas un obstacle à l'émission d'hypothèses, à partir d'indices, à partir de chaînes logiques mêmes partielles et incomplètes. C'est ensuite la confrontation de ces hypothèses aux réalités du terrain qui pourra leur donner un intérêt, une crédibilité, ou au contraire provoquer rapidement leur abandon. Telle est le sort des thèmes de recherche en psychologie, et donc en Ennéagramme.

 

Pour le moment, j'ai constitué une base de données qui représente un échantillon témoin à partir duquel j'ai élaboré une modèle expérimental constitué de plusieurs algorithmes. La démarche utilisée pour constituer cet échantillon est certainement imparfaite. Pour autant ce qui me paraît primordial c'est de tester la validité du modèle à partir des hypothèses de transmission de la hiérarchie des centres entre deux générations.

 

J'ai exposé précédemment deux configurations qui d'après le modèle de la transmission héréditaire de la hiérarchie des centres débouchent en apparence sur une incompatibilité :

  • Cas du père du type 9 avec un fils du centre instinctif (1 ou 8) ;
  • Cas du père du type 6 avec une fille du centre mental (5 ou 7).

D'autres indices héréditaires ont pu être identifiés comme par exemple :

  • Lorsque le père est du centre émotionnel préféré, la hiérarchie des centres de l'enfant est fortement marquée par la hiérarchie des centres de la mère ; l'empreinte maternelle est omniprésente alors que la hiérarchie des centres du père semble ignorée, invalidée ;
  • À l'inverse, lorsque le père est du centre instinctif, du type 1 ou du type 8, tous les fils ont le centre instinctif comme centre préféré ou comme centre support (10 questionnaires sur 10).

 

:hautetfort:Avis à tous les pères du type 1 ou du type 8 :

Dans l'échantillon témoin, nous avons 10 enfants de sexe masculin qui ont un père du type 1 (5 cas) ou du type 8 (5 cas). Dans les 10 cas, le fils a le centre instinctif préféré ou le centre instinctif en support. Aucun des fils ne réprime le centre instinctif, ce qui est très surprenant.

Avez-vous un fils qui réprime le centre instinctif ? Si oui, quel est son type et sa variante ? Quel est le type de la mère, et si possible sa variante ?

 

Je réprime mon centre émotionnel. Un lien avec les trois semaines de couveuse qui m'ont été infligées ? Ma mère est 2 et mon père 8.

Je n'ai pas rencontré cette configuration dans les résultats de l'enquête : père 8, mère 2, et fils 9 alpha.

 

Dans la base de données, lorsque le père est du centre instinctif (type 1 ou type 8) et que l'enfant est lui-même du centre instinctif (type 1, 8 ou 9), il n'existe pas de règle stable pour la mise en place du centre support et du centre réprimé. La hiérarchie des centres de l'enfant est tantôt celle du père, tantôt celle de la mère, ou aucune des deux ! :surprised:

 

En revanche, lorsque l'enfant est du centre mental, le centre instinctif se positionne comme centre support, et l'enfant réprime le centre émotionnel.

 

Concernant la mise en couveuse du nourrisson les premiers jours ou les premières semaines, il n'y a que 4 enquêtes qui ont signalé cette situation. L'échantillon est trop faible pour tenter d'établir un lien avec la répression du centre émotionnel. Plus généralement, la séparation précoce de l'enfant et de sa mère (même pour quelques jours) est souvent citée comme pouvant être à l'origine de la blessure de l'instinct de conservation (voir le stage Sous-types).

 

"Qualité des soins de la figure nourricière"

Je reste pensif quant à la figure (souricière ? :rofl:) que représente une couveuse… Je n'ai pas de souvenir.

Quel type de lien cherches-tu à établir entre la couveuse et la figure nourricière ?

 

Chez les animaux, Konrad Lorenz a longuement étudié le phénomène d'empreinte qui se met en place aussitôt après la naissance. Si la mère naturelle fait défaut au moment de l'éclosion de l'œuf, l'oisillon peut s'accrocher à un objet de substitution, pour autant que cet objet réponde à certaines caractéristiques et surtout que cet objet puisse se mettre en mouvement. Exemple : animal factice, une chaussure, un être humain, et même un ULM…

 

John Bowlby s'est largement inspiré de ces expériences pour élaborer la théorie de l'attachement chez l'être humain. Le premier "objet d'empreinte" du nourrisson étant évidemment la mère. J'y reviendrai prochainement, mais dans une autre conversation, puisque j'ai réalisé une étude sur les relations entre les types de l'ennéagramme et les catégories d'attachement. :talker:

 

Un petit bébé peut-il passer par une transition, l'ordre des centres n'étant pas encore stablement établi ? Indépendamment du fait qu'il y ait un ordre initial. En revanche, une fois le petit suffisamment mature, les dés, quels qu'ils soient, me semblent joués.

Voilà un vaste sujet qui est encore à ce jour largement débattu. L'origine du centre préféré ainsi que les mécanismes de mise en place de la hiérarchie des centres restent à découvrir et/ou à valider.

 

Concernant le centre préféré, ma conviction est qu'il est déterminé très précocement. Il fait même partie, pourquoi pas, des données génétiques contenues dans la première cellule constituée lors de la rencontre de l'ovule et du spermatozoïde. Ne me demande pas de le démontrer, du moins pas pour le moment !

 

Concernant la hiérarchie des centres, Fabien et Patricia convoquent un évènement de la petite enfance (ou une répétition d'évènements). Cette explication est plausible mais d'autres voies sont possibles avec notamment l'hérédité de la hiérarchie des centres que je cherche à étayer.

 

Bonne journée !

Très amicalement.

Robert

Share this post


Link to post
Share on other sites
Lionel

Bonjour Robert, bonjour à tous,

Pour mettre de l'eau à ton moulin, mon père est de type 1, il a quatre fils qui sont, dans l'ordre d'apparition : 6 mu, 1, 5 mu  :bye: et 1.

Donc aucun des quatre ne réprime le centre instinctif.

Bonne semaine.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Robert

Bonjour à tous !

 

Mon père est très probablement un 9, tout comme l'était mon grand-père paternel. Nous formons donc une petite dynastie d'instinctifs réprimés qui correspond à ton hypothèse.

Jérôme, ta situation illustre bien la transmission du centre instinctif co-réprimé du père du type 9 vers son fils. Il est assez courant de trouver dans les familles un père du type 9 et un fils du type 9. Puis-je déduire de ton message que sur les trois générations de pères du type 9, il n'y a aucun fils du type 1 ou du type 8 ? :kiss:

 

Plus généralement, il n'est pas rare de trouver un enfant qui a le même ennéatype que son père ou que sa mère. Cela concerne tous les ennéatypes, et non pas seulement les types 9 ou les types du triangle. Si nous considérons que l'ennéatype d'un enfant est aléatoire, la probabilité pour que l'enfant soit du même type que son père est de 1/9. La probabilité pour qu'il soit du même type que sa mère est la même (1/9). Si le père et la mère sont d'un ennéatype différent, la probabilité pour que l'enfant soit du même type que son père ou que sa mère est ainsi de 2/9 (soit 22 %).

 

Pour ce qui me concerne, je fais partie d'une dynastie de types 7 sur au moins cinq générations : mon grand-père paternel, mon père, moi, l'une de mes filles, ainsi que son fils. Il y a donc une mère intercalée dans la chaîne de transmission. Le plus remarquable, c'est que nous sommes tous du type 7 avec la même variante alpha. :perplexe: Alors quelle est l'origine de la variante ? Une transmission héréditaire ? Un évènement de la petite enfance ? L'influence de l'éducation ?

 

Je penche pour la première hypothèse. La variante serait héréditaire avec une règle qui pourrait s'énoncer de la manière suivante : "Si l'enfant est du même ennéatype que l'un de ses deux parents, alors l'enfant et son parent ont la même variante !" Oui mais voilà, ce serait mieux de pouvoir l'argumenter ! :peur:

 

Dans l'enquête réalisée en avril 2012, lorsque l'enfant est du même type que l'un des deux parents, ils ont la même variante dans 79 % des cas. Nous avons vu précédemment que les résultats de l'enquête sont à interpréter avec prudence : incertitude quant à la fiabilité des réponses, incertitude sur l'identité entre les figures parentales et les parents biologiques.

 

Il me reste cependant vos témoignages pour étayer la théorie !

 

Et pourquoi pas une nouvelle enquête qui porterait cette fois-ci sur les ennéatypes et les variantes des parents biologiques et ceux de leurs enfants (ensemble de la fratrie) ? :mouais:

 

Fabien, es-tu toujours partant pour assurer la logistique d'une nouvelle enquête ?

 

Bien amicalement,

Robert

Share this post


Link to post
Share on other sites
Thierry

Bonjour Robert, bonjour à tous,

 

"Qualité des soins de la figure nourricière"

Je reste pensif quant à la figure (souricière ? :rofl:) que représente une couveuse… Je n'ai pas de souvenir.

Quel type de lien cherches-tu à établir entre la couveuse et la figure nourricière ?

Par pensif, j'entends une forme d'attention de ma part. Je n'ai pas de pensée particulière. J'ai déjà exprimé que la couveuse est figure nourrièce, ce qui me semblait évident quand cela m'est venu à l'esprit. À la réflexion, à voir les protocoles de travail du personnel de la maternité… En tout cas, elle n'a pas été perçue comme figure protectrice : hors des biberons, quand je ne dormais pas, je criais, d'après ce qu'on m'a dit.

 

Amicalement,

Thierry

Share this post


Link to post
Share on other sites
Fabien Chabreuil

Bonjour à tous !

Plus généralement, il n'est pas rare de trouver un enfant qui a le même ennéatype que son père ou que sa mère.


Dans mon expérience, ce n'est pas si fréquent que cela. Quand des personnes nous ont présenté des lignées du même ennéatype, il y avait fréquemement des erreurs de détermination du type : projection, influence du type de la culture familiale, empreinte d'un parent masquant le véritable ennéatype, etc.

Je ne dis bien évidemment pas que ces lignées n'existent pas. Je dis qu'elle doivent être vérifiées très soigneusement. Cela a d'ailleurs déjà été évoqué sur ce forum.

Si nous considérons que l'ennéatype d'un enfant est aléatoire, la probabilité pour que l'enfant soit du même type que son père est de 1/9. La probabilité pour qu'il soit du même type que sa mère est la même (1/9). Si le père et la mère sont d'un ennéatype différent, la probabilité pour que l'enfant soit du même type que son père ou que sa mère est ainsi de 2/9 (soit 22 %).


L'ancien mathématicien que je suis tique face à cette affirmation. Si les parents sont d'ennéatypes différents, le nombre de combinaisons possibles est réduit, et la probabilité finale n'est pas de 2/9. Même si elle est proche, la crédibilité de ton travail ne peut tolérer d'approximations en ce domaine.

Et pourquoi pas une nouvelle enquête qui porterait cette fois-ci sur les ennéatypes et les variantes des parents biologiques et ceux de leurs enfants (ensemble de la fratrie) ? :mouais:

Fabien, es-tu toujours partant pour assurer la logistique d'une nouvelle enquête ?


Oui, mais pas celle-là ! Et pour deux raisons.

Sur un plan général, tu soulèves toi-même l'incertitude des résultats d'un sondage sur ton étude en cours sur laquelle il est d'ailleurs peut-être préférable de se concentrer. Sur un sujet aussi vaste que celui que tu proposes là, je ne crois absolument à la fiabilité d'un sondage, noatemment pour les raisons que j'ai citées en début de message.

Plus prosaïquement, je dispose de conte-exemples avérés de cette hypothèse qui ne peut donc pas être retenue.

Très amicalement,
Fabien

Share this post


Link to post
Share on other sites
Nicolas

Bonjour Robert,

 

En revanche, lorsque l'enfant est du centre mental, le centre instinctif se positionne comme centre support, et l'enfant réprime le centre émotionnel.

Je suis 5 alpha, mon père est 9 mu et ma mère 6 mu. Donc, malgré le type de mon père, je ne réprime pas le centre émotionnel, mais bien le centre instinctif.

Comme ma mère est aussi un type du triangle, cela influe peut-être ? Ou alors les blessures enfantines ont aussi leur rôle à jouer dans la mise en place de la hiérarchie ?

 

Amicalement,

Nicolas

Share this post


Link to post
Share on other sites
Kayla

Bonjour tout le monde,

 

J'ai identifié mon père en 6 mu, je suis 4 alpha, je ne réprime donc pas le mental. J'ai mis assez longtemps à typer mon père en 6 mu. Au départ je le voyais 8 mais je me suis rendue compte que :

  • Il n'y avait pas de vengeance ;
  • J'ai réussi à identifié sa loyauté : il est loyal à son ex-femme (ma mère) alors même qu'elle l'a quitté au bout de 20 ans, etc. Elle pourrait lui demander n'importe quoi. Avant il était loyal à sa mère, puis aux deux en même temps (et ce fut très violent à gérer les dernières années de leur mariage).

J'ai eu du mal à le reconnaître en 6 parce que je confondais mental et intellectuel au début, et puis surtout, il est durablement désintégré en 9, il m'était difficile de distinguer quels sont les mécanismes du type et ceux de son type de désintégration. Mais je pense pouvoir dire à présent avec quasi-certitude qu'il est 6 mu. Et pour moi, je n'ai pas de doute. :wink:

 

Donc pas de transmission de la répression du mental dans mon cas. Sauf si je me suis trompée sur le type de mon père. Ou du mien. Mais je ne pense pas. Ton étude me pousse donc à la réflexion, c'est pourquoi je n'ai pas répondu tout de suite.

 

À bientôt.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Jérôme

Bonjour Robert,

 

Jérôme, ta situation illustre bien la transmission du centre instinctif co-réprimé du père du type 9 vers son fils. Il est assez courant de trouver dans les familles un père du type 9 et un fils du type 9. Puis-je déduire de ton message que sur les trois générations de pères du type 9, il n'y a aucun fils du type 1 ou du type 8 ? :kiss:

Oui, je confirme, mes trois fils et mon oncle paternel ne sont ni 1 ni 8, avec un fort niveau de confiance. J'ai aussi un fort niveau de confiance sur l'ennéatype 9 de mon père et mon grand-père.

 

Bien amicalement,

Jérôme

Share this post


Link to post
Share on other sites
Thierry

Bonjour à tous,

 

Il serait intéressant, par des simulations ou des raisonnements, de voir les conséquences des règles envisagées sur une population équirépartie au départ. Si un ensemble de règles concernant le centre émotionnel modifie la répartition au cours des générations, alors peut-être peuvent-elles être amendées, mais aussi, peut-être y a-t-il des règles rééquilibrantes de l'ensemble de la population concernant les autres centres.

 

Partir d'une population non équirépartie serait également intéressant : des émotionnels sont seuls sur une île, quelle sera la répartition des ennéatypes de leurs descendants au bout de quelques générations ?

 

Amicalement,

Thierry

Share this post


Link to post
Share on other sites
Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Des émotionnels sont seuls sur une île, quelle sera la répartition des ennéatypes de leurs descendants au bout de quelques générations ?"

Un mental, un instinctif et un émotionnel sont naufragés sur une île déserte. Un jour, en se promenant sur la plage, ils trouvent une flacon. Quand ils le débouchent, un génie sort et leur dit qu'ils ont droit à trois vœux, mais que comme ils sont trois, c'est un vœu pour chacun, pas un de plus.

 

Le mental demande à être télétransporté chez lui, dans sa bibiothèque. Sitôt dit, sitôt fait.

 

L'instinctif souhaite une super-force pour rentrer à la nage chez lui. Exaucé, il saute à l'eau et s'en va.

 

L'émotionnel fond en larmes et dit : "C'est trop triste, mes amis m'ont abandonné. Ils me manquent. Je veux qu'ils reviennent !"

 

Bon, je sors. :rofl: Il n'y a qu'un 7 pour pourrir ainsi une discussion sérieuse. :proud:

Très amicalement,

Fabien

Share this post


Link to post
Share on other sites
Lionel

Bonsoir,

 

Bonne blague !

 

Je connaissais une version avec trois salairés sur le chemin du bureau : un directeur commercial, un directeur financier et un DRH. Les deux premiers font le vœu de se retrouver dans une île paradisiaque ce qui fut fait, et le DRH parlant le dernier forme le vœu que les deux premiers retournent au bureau dans les 5 minutes !!

 

Amitiés.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Kayla

Merci pour ce fou rire, Fabien !! Elle est vraiment excellente :rofl: (et ne méritera pas les gros yeux de Patricia :wink:).

Share this post


Link to post
Share on other sites
Robert

Bonjour à tous,

 

Merci pour vos réactions et témoignages, je vais essayer d'y répondre de manière chronologique.

 

Si les parents sont d'ennéatypes différents, le nombre de combinaisons possibles est réduit, et la probabilité finale n'est pas de 2/9. Même si elle est proche, la crédibilité de ton travail ne peut tolérer d'approximations en ce domaine.

Oui, je rectifie la rédaction de mon message. La probabilité de 2/9 s'applique à une situation générale où les ennéatypes des parents peuvent être identiques, ou ne pas être identiques.

 

Je suis 5 alpha, mon père est 9 mu et ma mère 6ámu. Donc malgré le type de mon père, je ne réprime pas le centre émotionnel mais bien le centre instinctif.

Je profite de ce message pour faire un point d'étape sur les algorithmes qui ont été présentés depuis le début de ce sujet, algorithmes qui ont été formulés à partir de l'enquête réalisée en avril 2012.

 

Récapitulatif des algorithmes présentés

 

1- Le père du type 9 transmet la répression du centre instinctif à son fils, sauf cas particuliers que je cherche à identifier.

L'application de cette règle conduit à une incompatibilité entre un père du type 9 et un fils du type 1 ou du type 8.

 

2- Le père du type 6 transmet la répression du centre mental à sa fille, sauf cas particuliers que je cherche à identifier (2 cas dans l'enquête).

L'application de cette règle conduit à une incompatibilité entre un père du type 6 et une fille du type 5 ou du type 7.

Concernant les fils, dans les résultats de l'enquête tous les fils ont le centre mental comme centre préféré ou centre support.

 

3- Lorsque le père est du centre instinctif, type 1 ou type 8, le fils a le centre instinctif comme centre préféré ou centre support.

Par exemple si le fils est du centre mental, le centre instinctif est le centre support et l'enfant réprime le centre émotionnel.

Le fils pourrait néanmoins réprimer le centre instinctif dans des cas particuliers qui restent à identifier.

 

4- Lorsque le père est du centre émotionnel, la hiérarchie des centres de l'enfant est fortement marquée par la hiérarchie des centres de la mère (le centre préféré de la mère est centre préféré ou centre support chez l'enfant).

 

5- Si l'enfant est du même ennéatype que l'un de ses deux parents, alors l'enfant et son parent ont la même variante, sauf cas particuliers qui restent à identifier (20 à 25 % des cas dans l'enquête)

 

Nicolas, ton père étant du type 9, l'application de l'algorithme n° 1 conduit à la répression du centre instinctif, en l'occurrence type 5 alpha, ce qui est bien le cas.

 

J'ai identifié mon père en 6 mu, je suis 4 alpha, je ne réprime donc pas le mental.

Merci Kayla pour ton témoignage.

 

Nous avons 2 cas dans l'enquête avec un père du type 6 et une fille qui a le centre mental en support. Dans un premier cas la mère est du type 9 (fille type 1 mu) et dans l'autre cas la mère est du type 1 alpha (fille type 4 alpha). Peut-être avais-tu répondu à l'enquête… Dans le cas contraire, tu connais peut-être l'ennéatype de ta mère ? Au plaisir de te lire.

 

Très amicalement,

Robert

Share this post


Link to post
Share on other sites
Wallace

Bonjour à tous,

 

"[…]sauf cas particuliers qui restent à identifier (20 à 25 % des cas dans l'enquête)."

Un cas sur quatre ou sur cinq, peut-on encore parler de cas particuliers ?

 

Qu'en est-il pour les autres "algorithmes" ? Quel pourcentage de cas particuliers pour le numéro 1 ? 2 cas sur combien pour le numéro 2 ? Idem pour le numéro 3 ? Que veut dire "fortement marquée" pour le numéro 4 ?

 

Très amicalement,

Wallace

Share this post


Link to post
Share on other sites
Kayla

Bonjour Robert (et les autres),

 

Non, en fait j'avais commencé à répondre à l'enquête et puis je me suis aperçue que je n'étais pas sûre du tout des types de mes parents à l'époque, donc je n'avais pas poussé plus loin à ce moment-là. Ma mère est une une 8 alpha. Comme j'avais refusé de lui "donner" son type, elle avait finalement lu un peu et s'était reconnue en 8, en 2 et en 6 avec grosse hésitation entre 8 et 2. Et s'est vengée de mon refus en me disant que j'aidais les couples à mieux communiquer — mes voisins font appel à moi quand Madame 1 pète un câble après Monsieur 7, hi hi hi — alors que je suis incapable de garder moi-même un couple stable… J'ai eu longtemps du mal à voir la vengeance chez elle parce que ce genre de piques et de répliques est tellement fréquent… qu'on ne le voit plus ! Mais oui, chaque fois ou presque, c'est bien une façon de se venger !

 

Donc père 6 mu, mère 8 alpha, fille 4 alpha (ma sœur juste après moi est très probablement une 8 alpha aussi. Ma petite sœur, je la connais trop peu à présent et plus assez de souvenirs pour être sûre. L'empreinte de ma mère et de ma sœur sont très fortes sur elle mais je la pense pourtant plutôt émotionnelle, avec un masque d'instinctif, c'est aussi comme ça que je me suis protégée à l'époque.

 

À bientôt.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Robert

Bonjour à tous !

 

Un cas sur quatre ou un cas sur cinq, peut-on encore parler de cas particuliers ?

Wallace, ces cas sont particuliers en ce sens qu'ils ne répondent pas à l'algorithme énoncé précédemment, qu'ils ne s'alignent pas sur la règle générale. Il s'agit donc ici de signaler une caractéristique et non pas de fournir une donnée quantitative qui, elle, aurait pu être illustrée par "cas exceptionnels" par exemple. Il est vrai que le mot particulier s'emploie aussi pour qualifier un "petit groupe":sarcastic:

Mes références ? Le Petit Robert bien sûr ! :rofl:

 

Pour répondre à tes interrogations sur la fréquence des situations particulières, voici quelques indications succinctes :

  1. Père du type 9 : 33 questionnaires, dont 23 filles et 10 fils.
    Dans les réponses des fils, 8 d'entre eux répriment le centre instinctif (dans les deux autres cas, le type et la variante du père sont incertains).
    Chez les filles, c'est l'inverse, 3 cas seulement de répression du centre instinctif sur 23.
  2. Père du type 6 : 21 questionnaires, dont 14 filles et 7 fils.
    Dans les réponses des filles, 2 d'entre elles ne répriment pas le centre mental. Dans ces 2 cas, la mère est du centre instinctif.
    Chez les fils, c'est l'inverse, aucun fils ne réprime le centre mental.
  3. Père du type 1 ou du type 8 : 29 questionnaires, dont 19 filles et 10 fils.
    Dans les réponses des fils, aucun ne réprime le centre instinctif.
  4. Père du centre émotionnel : 15 questionnaires seulement pour l'ensemble filles/fils, y compris 7 questionnaires avec un père du type 3.
    L'échantillon est restreint, néanmoins je fais le constat suivant : lorsque le père est du centre émotionnel, le centre préféré de la mère correspond soit au centre préféré chez l'enfant, soit au centre support, et ce dans 13 questionnaires sur 15 ; ce que je traduis par "la hiérarchie des centres de l'enfant est fortement marquée par la hiérarchie des centres de la mère."

Plus généralement, l'intérêt de ce sujet est surtout de confronter les hypothèses du modèle aux observations faites sur le terrain. :idea:

Wallace, as-tu des exemples de configurations qui renforcent, ou au contraire qui infirment, tel ou tel algorithme ?

À bientôt.

 

Donc père 6 mu, mère 8 alpha, fille 4 alpha.

Merci Kayla pour cette indication. Tu rejoins ainsi les deux cas particuliers cités ci-dessus au point n° 2. Pour le moment, lorsque le père est du type 6 et que la fille ne réprime pas le centre mental, la mère est du centre instinctif. Le centre instinctif prend un malin plaisir à se glisser chez la fille à la place qui paraissait destinée au centre mental ! :confused:

À bientôt !

 

Bonne fin de semaine à toutes et tous !

Bien amicalement,

Robert :bye:

Share this post


Link to post
Share on other sites
Robert

Bonjour Thierry, bonjour à tous !

 

Il serait intéressant, par des simulations ou des raisonnements, de voir les conséquences des règles envisagées sur une population équirépartie au départ […] Partir d'une population non équirépartie serait également intéressant : des émotionnels sont seuls sur une île, quelle sera la répartition des ennéatypes de leurs descendants au bout de quelques générations ?

Thierry, les hypothèses issues de l'enquête réalisée en avril dernier sont actuellement trop fragiles pour envisager une simulation sur plusieurs générations. :peur: Néanmoins, une première réponse peut être apportée en ce qui concerne le centre préféré. En effet, il est fort probable que la descendance d'un groupe de personnes, toutes du centre émotionnel préféré, soit composée d'individus appartenant aux trois centres. La transmission du centre préféré n'est pas héréditaire ! :perplexe:

 

Dans l'enquête réalisée en avril :

  • 39 % des enfants ont le même centre préféré que leur père ;
  • 38 % des enfants ont le même centre préféré que leur mère ;
  • 43 % des enfants ont le même centre préféré que leurs parents lorsque ces derniers sont du même centre.

Chacun peut trouver un exemple, au sein de sa fratrie ou dans son entourage, d'un enfant qui n'est pas du même centre que ses parents.

 

L'origine du centre préféré reste controversée, avec bien sûr le débat habituel entre l'inné et l'acquis. Personnellement, j'ai une préférence pour les hypothèses qui s'appuient sur la théorie de l'évolution et sur la phylogénèse. Probablement est-ce dû au vMème VIOLET qui est très présent chez moi. :surprised:

 

La théorie du cerveau triunique de Paul Donald MacLean (1970) me paraît la plus illustrative, car l'auteur a présenté une perspective évolutionniste qui fournit un début d'ancrage biologique aux concepts des trois centres d'intelligence de l'Ennéagramme. Très schématiquement, et sans entrer dans les détails, le cerveau triunique de MacLean décrit trois stades de l'évolution du cerveau humain au cours de la phylogénèse. Le cerveau serait ainsi composé de trois structures qui se sont additionnées au fil du temps:

  1. La partie la plus ancienne du cerveau est un héritage reptilien : le cerveau reptilien contrôle notamment les comportements nécessaires aux besoins de base et à la survie de l'espèce.
  2. La seconde partie est héritée d'espèces aujourd'hui disparues, les reptiles mammaliens, qui ont relié les reptiles aux mammifères : le système limbique, ou cerveau paléo-mammalien, intervient dans la régulation des comportements instinctuels, dans les fonctions émotionnelles, ainsi que dans la mémoire.
  3. La troisième partie est une acquisition récente de l'évolution : le néocortex est notamment le siège des fonctions cognitives, du langage, ainsi que des capacités d'anticipation et de planification.

Bien sûr, ces trois structures sont interconnectées, interdépendantes, et constituent un ensemble intégré, même si, selon MacLean, chacune d'entre elles serait capable de fonctionner de manière relativement indépendante dans certaines circonstances. Chacune de ces structures inter­vient à des niveaux divers dans la personnalité.

 

Au-delà de cette réalité neurophysiologique du cerveau triunique, l'Ennéagramme nous livre une information essentielle. D'après l'Ennéagramme, chaque ennéatype se caractérise par une hiérarchie qui s'instaure entre les trois centres. S'y rajoute aussi pour chacun des centres, une différenciation concernant la direction d'utilisation de l'énergie du centre préféré.

 

En reprenant la perspective évolutionniste, l'idée que le centre préféré et sa direction d'utilisation soient déterminés de manière aléatoire est séduisante. Ce jeu de hasard pourrait contribuer à la diversification des potentiels biologiques de l'espèce humaine, et ainsi renforcer sa capacité d'adaptation. La phylogénèse semble avoir légué des caractéristiques qui impactent directement l'ennéatype et la hiérarchie des centres d'une personne. Mais le rôle de l'hérédité dans la mise en place de cette structure psychologique reste encore à décrypter. :help:

 

Connaissez-vous d'autres approches ou théories relatives à la mise en place du centre préféré ?

 

Très amicalement, :kiss:

Robert

Share this post


Link to post
Share on other sites
Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"La transmission du centre préféré n'est pas héréditaire ! :perplexe:"

On n'en sait absolument rien. On sait seulement qu'il n'y a pas de règle héréditaire simple.

 

"Chacun peut trouver un exemple, au sein de sa fratrie ou dans son entourage, d'un enfant qui n'est pas du même centre que ses parents."

Et alors ? Chacun connaît aussi une enfant qui n'a pas la couleur de cheveux d'un de ses parents…

 

"La théorie du cerveau triunique de Paul Donald MacLean (1970) me paraît la plus illustrative."

Oh la la ! Comme tu l'écris, 1970 ! Nous avons appris beaucoup plus sur le cerveau depuis 1970 que du début de l'humanité à 1970. Bref, la théorie de Mac Lean est séduisante, mais aujourd'hui totalement dépassée. Si elle peut être utilisée comme une métaphore simple et pratique pour des applications psychologiques (comme le fait Clotaire Rapaille), aucun travail scientifique sérieux ne peut aujourd'hui décemment s'y référer.

 

Je te suggère, par exemple, la lecture d'un article de Pierre-Yves Risold paru en 2008 dans Cerveau&Psycho et dont je te livre un extrait de la conclusion : "Il apparaît aujourd'hui que la théorie des trois cerveaux de MacLean, même si elle s'accorde avec certains principes freudiens, repose sur des notions fausses de l'anatomie du cerveau, de son fonctionnement et de la façon dont il a évolué d'une espèce à l'autre au fil des millions d'années." (Source : Pierre-Yves Risold, « Avez-vous un “cerveau reptilien” ? », Cerveau&Psycho, N° 29, Septembre-octobre 2008).

 

De plus, même si j'ai aussi été tenté de le faire il y a une vingtaine d'années :blush:, il y a quelque chose de gênant à faire un lien entre la théorie de Mac Lean et les centres de l'Ennéagramme. Cela revient implicitement à établir une hiérarchie de valeur entre les types, entre les instinctifs qui utiliseraient de préférence un cerveau primitif et les mentaux batifolant dans le néo-cortex, le nec plus ultra de l'évolution cérébrale.

 

Très amicalement,

Fabien

Share this post


Link to post
Share on other sites
Robert

Bonjour Fabien, bonjour à tous !

 

Merci Fabien pour ton avis sur cette théorie et pour les articles cités. :yawn:

 

"Je te suggère, par exemple, la lecture d'un article de Pierre-Yves Risold paru en 2008, dans Cerveau&Psycho."

J'ai lu cet article avec attention. Il est bien documenté et essentiellement tourné vers les domaines de la neurobiologie et de l'anatomie comparée. Si la conclusion paraît disqualifier la théorie du cerveau triunique de MacLean, d'autres passages sont beaucoup plus mesurés, en parlant par exemple d'une "théorie aujourd'hui fragilisée".

 

Dommage que l'auteur, chercheur à l'INSERM, ne nous livre pas en même temps d'autres alternatives à cette théorie. Sur le fonctionnement du cerveau par exemple, des développements auraient été utiles et le lecteur reste sur sa faim comme à propos de l'émotion de peur : "On ne peut pas arbitrairement séparer trois niveaux de traitement hiérarchisés, et il est plus probable que le sentiment résulte d'une action collective de neurones appartenant à ces différentes aires, dont certaines appartiennent au cerveau viscéral de la théorie de MacLean, d'autres au cerveau paléomammalien, et d'autres enfin au cortex." :peur:

 

"Nous avons appris beaucoup plus sur le cerveau depuis 1970 que du début de l'humanité à 1970."

Je partage ton analyse, en même temps ces recherches ne nous ont gère appris sur les liens entre la neurobiologie et la psychologie, à part bien sûr en matière de pathologies. Freud lui-même, cité dans l'article précédent, neurologue de formation, avait tenté d'intégrer sans succès la théorie de la récapitulation dans ses travaux. Il restait pourtant convaincu que les recherches étaient sur le point d'établir le lien entre la psychologie et les structures et fonctions du cerveau. C'était dans les années 1930 ! :perplexe:

 

Pour terminer ce dernier message de l'année et se prendre moins au sérieux, une citation de Pierre Roubertoux, chercheur au CNRS, à propos du phénotype (ensemble des caractères observables chez un individu) : "Pour montrer l'absurdité du soin que portent certains à quantifier la part du génome et celle de l'environnement dans un phénotype, je disais, voici de nombreuses années, que cela revenait à s'interroger sur ce qui contribue le plus, à la surface d'un rectangle, de sa longueur ou de sa largeur ! Cette citation pourrait très bien s'appliquer à ceux qui s'évertuent à quantifier la part de l'hérédité et la part de l'acquis dans un ennéatype et dans sa variante… dont je fais partie ! :wink:

 

L'avis de recherche reste bien sûr ouvert pour :

  • Les pères du type 9 avec un fils du type 1 ou 8 ;
  • Les pères du type 6 avec une fille du type 5 ou 7 ;
  • Les pères du type 3 avec un fils du type 2 ou 4.

Aucune inquiétude, la théorie de l'hérédité de la hiérarchie des centres n'a pas encore la fiabilité d'un test de paternité ! :rofl:

 

Bonne fin d'année !

Très amicalement, :kiss2:

Robert

Share this post


Link to post
Share on other sites
Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

"Si la conclusion paraît disqualifier la théorie du cerveau triunique de MacLean, d'autres passages sont beaucoup plus mesurés, en parlant par exemple d'une 'théorie aujourd'hui fragilisée'."
Cela ressemble fort à de la rationalisation et je suis expert du sujet !  :sad: Cette phrase n'est pas issue de l'article à proprement parler, mais de la légende d'une illustration (dont il n'est pas certain qu'elle ne soit pas l'œuvre de la rédaction de la revue : elle apparaît d'ailleurs dans la version PDF de l'article, mais pas dans la version Web). De toute façon, la conclusion d'un article résume le point de vue de l'auteur, et ici, elle est sans ambiguïté et sans appel.

Si tu fais d'autres recherches sur le sujet, tu verras que le point de vue de Pierre-Yves Risold est partagé par la communauté scientifique (ce qui est normal, cf. infra).

"Dommage que l'auteur, chercheur à l'INSERM, ne nous livre pas en même temps d'autres alternatives à cette théorie."
Mais il n'y aura pas d'alternative à cette théorie, du moins avant un bon bout de temps. Élaborée dans les années 1960, la théorie de Mac Lean est un des derniers avatars d'une science dominée par les vMèmes BLEU et ORANGE de la Spirale Dynamique, comme l'était la théorie de Sperry sur les cerveaux gauche et droit (cf. “Le Maître et son émissaire” sur le blog Et à l’aurore). De ce dernier point de vue, il est intéressant de rapprocher la date de la publication des travaux de Paul Mac Lean de celle de la Théorie générale des systèmes de Bertalanffy.

Nous sommes entrés dans l'ère de la théorie de la complexité, et des modèles simples comme ceux du cerveau triunique n'y ont plus leur place. Ils restent des métaphores fort pratiques, mais n'ont plus de valeur scientifique ; nous avons besoin d'apprendre, mais aussi et autant de désappendre (puis-je suggérer la lecture sur le susdit blog Et à l’aurore de l'article “Réforme scolaire”, et pour les plus courageux de son complément “Pour poursuivre la réflexion”).

"Je partage ton analyse, en même temps ces recherches ne nous ont gère appris sur les liens entre la neurobiologie et la psychologie, à part bien sûr en matière de pathologies."
Ce n'est pas exact. Si tu ne le fais pas déjà, je te conseille (et je le conseille à tous !) la lecture régulière de Cerveau&Psycho. C'est à chaque fois passionnant, et c'est très loin de ne parler que de pathologie.

"Cette citation pourrait très bien s'appliquer à ceux qui s'évertuent à quantifier la part de l'hérédité et la part de l'acquis dans un ennéatype et dans sa variante dont je fais partie !"
Certes, ce travail fait surtout plaisir au centre mental, et du strict point de vue de l'Ennéagramme, cela aurait été mieux qu'il soit entrepris par quelqu'un le réprimant. Il est d'ailleurs intéressant de voir comment ta recherche, qui s'intéressait initialement uniquement à la répression du centre émotionnel, a évolué.

Mais tant que n'est pas oublié le premier article du code d'éthique de l'Association Internationale de l'Ennéagramme ("L'ennéagramme est avant tout un outil destiné à la connaissance de soi et à la transformation personnelle"), tout va bien.

Très amicalement,
Fabien

Share this post


Link to post
Share on other sites
Robert

Bonjour Fabien, bonjour à tous !

Que 2013 soit une année riche et fructueuse en découverte, en partage et en amitié autour de l'ennéagramme !

"Si tu fais d'autres recherches sur le sujet, tu verras que le point de vue de Pierre-Yves Risold est partagé par la communauté scientifique (ce qui est normal, cf. Infra)."
Fabien, j'ai mis à profit les dernières semaines pour effectuer une revue de littérature sur la théorie de Paul MacLean et je me rallie à tes arguments. Effectivement, la théorie du cerveau triunique est désormais considérée uniquement comme un concept schématique commode pour illustrer la structure d'ensemble du cerveau. La théorie a été révisée comme l'indique Pierre-Yves Risold dans l'article de Cerveau&Psycho que tu m'as signalé.Cette approche évolutionniste avait été élaborée par MacLean dans les années 1970 à l'aide des outils rudimentaires fournis par la neuroanatomie expérimentale ; elle ne correspond plus à la réalité neurophysiologique telle qu'elle peut être appréhendée aujourd'hui, grâce notamment à l'imagerie et aux outils numériques sophistiqués.  :sarcastic:

La bibliographie mentionnée par Pierre-Yves Risold, à la fin de son article, pourrait d'ailleurs être complétée par l'excellent ouvrage de Joseph E. Ledoux, professeur au centre de neurosciences de l'Université de New York et auteur de Neurobiologie de la personnalité. Voici quelques extraits de l'ouvrage de Jospeh E. Ledoux à propos du concept de système limbique, l'une des composantes du cerveau triunique de Paul MacLean :

 

Le concept du système limbique, issu de la réflexion du pion­nier des neurosciences Paul McLean, fut proposé comme une explication évolutionniste de l'esprit et du comportement. […] Mais si le système limbique demeure l'explication prédominante en neurosciences, comme pour le grand public, de la manière dont le cerveau produit les émotions, il s'agit d'une théorie défectueuse et inadéquate du cerveau émotionnel. […]

Par la suite, on découvrit également qu'un équivalent du néocortex des mammi­fères était aussi présent, bien que sous une forme rudimentaire, chez les vertébrés non mammaliens (reptiles et oiseaux¹). Il en résulta que la distinction « cortex ancien-cortex récent » s'effondra, remettant aussi en cause la base évolutive de l'attribution des émotions au système limbique et de la cognition au néocortex. […]

En dépit de ces difficultés, le système limbique persiste dans les manuels, les articles de recherche et les conférences scientifiques à la fois comme concept anatomique et comme explication des émotions. Cela est imputable en partie au fait que les fonde­ments anatomiques et la fonction émotionnelle qu'il était censé représenter étaient trop vaguement définis pour être réfutables. Par exemple, dans la plupart des discussions sur la façon dont le système limbique rend compte des émotions, la signification du terme émotion n'est pas définie.

¹ Les derniers développement de cette découverte ont été signalés par Fabien sur le blog Et à l’aurore.

Dans la conclusion du paragraphe sur la théorie de MacLean, quelques idées sont néanmoins épargnées et trouvent grâce aux yeux de Joseph Ledoux  :perplexe: :

 

Bien que la théorie limbique soit inadéquate pour rendre compte des circuits cérébraux spécifiques de l'émotion, les idées initiales de McLean restent pertinentes et tout à fait intéressantes dans le cadre d'une explication évolutive des émotions et du cer­veau.

La notion, en particulier, que les émotions impliquent des circuits relativement primitifs conservés au cours de l'évolution des mammifères semble tout à fait juste.

Et même l'argument que les processus cognitifs puissent impliquer d'autres circuits qui pourraient fonctionner d'une manière relativement indépendante par rapport aux circuits émotionnels semble aussi correct, au moins dans certaines circonstances.

Ces idées concernant la fonc­tion valent la peine d'être conservées, même si nous devons aban­donner finalement le système limbique en tant que théorie anato­mique du cerveau émotionnel.


"Il y a quelque chose de gênant à faire un lien entre la théorie de Mac Lean et les centres de l'Ennéagramme. Cela revient implicitement à établir une hiérarchie de valeur entre les types, entre les instinctifs qui utiliseraient de préférence un cerveau primitif et les mentaux batifolant dans le néo-cortex, le nec plus ultra de l'évolution cérébrale".
Fabien, je partage ton point de vue ! Il reste qu'une relation directe entre les trois centres de l'ennéagramme et les conclusions des travaux de Mac Lean est mentionnée dans un ouvrage proposé en téléchargement gratuit sur ce site de l'Institut (dernière mise à jour en 2002).

Il serait préférable de modifier le paragraphe qui traite de la correspondance entre les 3 centres de l'ennéagramme et les fonctions des 3 couches du cerveau, telles qu'elles ont été mises en évidence par MacLean.

La connaissance en matière scientifique évolue parfois de manière très rapide, à tel point que certains auteurs prennent des précautions épistolaires en anticipant les risques d'une obsolescence prématurée de leurs écrits !  :miam: Tel est le cas de Marvin Zuckerman, professeur de psychologie à l'Université du Delaware et auteur de La IIIe révolution du cerveau, Psychobiologie de la personnalité. Extrait de son introduction : "Ce qui est écrit dans ces pages est inéluctablement moins précis que ce que nous livrera la science dans les année à venir. Que le lecteur de ces années futures juge cet ouvrage avec indulgence, en n'oubliant pas l'époque où il fut écrit !"

Ces mêmes principes trouvent bien sûr à s'appliquer à tous les écrits qui tentent ou qui tenterons de faire un lien entre l'ennéagramme et la psychobiologie !  :wink:

Bien amicalement !  :kiss2:
Robert

Share this post


Link to post
Share on other sites
Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

"Il reste qu'une relation directe entre les trois centres de l'ennéagramme et les conclusions des travaux de Mac Lean est mentionnée dans un ouvrage proposé en téléchargement gratuit sur ce site de l'Institut (dernière mise à jour en 2002)."
J'ai un scoop pour toi, Robert : je suis au courant ! Et c'est bien pourquoi, j'avais écrit dans mon avant-dernier message :

 

De plus, même si j'ai aussi été tenté de le faire il y a une vingtaine d'années :blush:, […]

 

Pour info, 2002 est la date de mise à disposition du texte sur l'Internet après récupération des droits auprès de mon éditeur, et non pas celle d'une nouvelle d'une édition corrigée. Le texte date de 1993.

"Il serait préférable de modifier le paragraphe qui traite de la correspondance entre les 3 centres de l'ennéagramme et les fonctions des 3 couches du cerveau, telles qu'elles ont été mises en évidence par MacLean."
Il y aurait beaucoup d'autres choses à changer dans cet ouvrage qui porte visiblement ses 20 ans. Ce sera l'objet d'une deuxième édition qui est en projet et sera réalisée si j'arrive à dégager un peu de temps.

"La connaissance en matière scientifique évolue parfois de manière très rapide, à tel point que certains auteurs prennent des précautions épistolaires en anticipant les risques d'une obsolescence prématurée de leurs écrits !"
Il faudrait le mettre sur tous les ouvrages non fictionnels — d'ailleurs les deux que tu cites datent de 2003, donc de l'Antiquité ! Peut-être les éditeurs pourraient-ils le rajouter systématiquement, mais ils doivent craindre l'impact sur les ventes !

Plus raisonnablement, c'est au lecteur de prendre ses précautions. À une certaine époque de ma vie, j'animais des cours de lecture rapide. Eh bien, tu n'imagines pas le nombre de gens qui ne regardent pas la date de publication d'un ouvrage et qui ne savent pas distinguer date d'impression, date de publication, et quand il s'agit d'un ouvrage étranger date de traduction !

Après, si une information est ancienne, il est toujours nécessaire de la vérifier et de la valider avant de l'utiliser. C'est pourquoi j'avais insisté sur ce point dans mon dernier message :

 

Nous avons besoin d'apprendre, mais aussi et autant de désappendre (puis-je suggérer la lecture sur le susdit blog Et à l’aurore de l'article "Réforme scolaire", et pour les plus courageux de son complément "Pour poursuivre la réflexion").

 

Très amicalement,
Fabien

Share this post


Link to post
Share on other sites
Robert

Bonjour Fabien, bonjour à tous !

À l'ouverture de ce sujet, j'ai lancé un avis de recherche sur les configurations suivantes :

  • Père du type 9 avec un fils du type 1 ou du type 8,
  • Père du type 6 avec une fille du type 5 ou du type 7.

Ces configurations sont inexistantes dans les résultats de l'enquête qui a été réalisée en avril 2012. Elles n'apparaissent pas non plus dans mon entourage et elles semblent inconnues des contributeurs à ce forum puisque l'avis de recherche lancé en novembre dernier est resté sans réponse. Bien sûr, cela ne veut pas dire pour autant que ces configurations n'existent pas !

Comment interpréter cette constatation ?

Comme indiqué au début de ce sujet il semble que le père du type 9 transmette à son fils la répression du centre instinctif. Suivant cette hypothèse, si le fils est du centre instinctif préféré, alors il ne peut être que du type 9 comme son père, puisqu'il réprime en même temps le centre instinctif (co-répression). Un père du type 9 serait incompatible avec un fils du type 1 ou du type 8.

Le graphe ci-dessous illustre les types et variantes possibles du fils, lorsque le père est du type 9 :

 

post-16-0-22058100-1361857299_thumb.png

 

Remarque : lorsque le fils est lui-même du type 9, il n'a pas été possible d'identifier une règle de mise en place de la hiérarchie des centres. Les deux variantes existent dans les résultats de l'enquête (alpha et mu).

Lorsque le père est du type 1 ou du type 8, dans les résultats de l'enquête, les fils ont alors le centre instinctif comme centre préféré ou comme centre support. Pour le moment la situation d'un fils qui réprime le centre instinctif n'a pas été rencontrée, ni dans l'enquête, ni dans mon entourage, ni parmi les membres de ce forum qui se sont exprimés.

Le graphe ci-dessous illustre les types et variantes possibles du fils, lorsque le père est du type 1 ou du type 8 :

post-16-0-45516700-1361861608_thumb.png


Un exemple très illustratif nous a été fourni par Lionel avec un père du type 1 et ses quatre fils (types 6 mu, 1, 5 mu et 1).

Remarque : lorsque le fils est lui-même du centre instinctif préféré, il n'a pas été possible d'identifier une règle de construction de la hiérarchie des centres à partir des résultats de l'enquête. Le graphe ci-dessus mentionne les deux variantes possibles alpha et mu.

Les résultats que je viens de rappeler ici restent fragiles car ils sont issus d'un échantillon d'une taille modeste ; de même la fiabilité des données recueillies est incertaine puisque j'ai utilisé les réponses d'un questionnaire auto-déclaratif portant sur les figures parentales. Voir sur ce point les échanges avec Wallace au début du sujet.

Pour obtenir un échantillon plus large, avec une fiabilité acceptable, il faudrait engager une étude à grande échelle, ce qui demanderait des moyens très importants pour typer un nombre suffisant de personnes. Il est difficile d'envisager un tel projet ! Nous en resterons donc avec les indices identifiés dans notre échantillon d'avril 2012, si minimes soient-ils !

Pour autant, cela n'exclut pas d'émettre quelques hypothèses sur la transmission héréditaire de la hiérarchie des centres et de présenter les bases d'une modélisation possible. Cette modélisation aboutit d'ailleurs parfois à des résultats différents de ceux présentés ci-dessus. :surprised: J'y reviendrai dans un prochain message.

Très amicalement ! :happy:
Robert

Share this post


Link to post
Share on other sites
Wallace

Bonjour Robert,

 

Je n'ai pas compris ce que ce message apportait de nouveau à la discussion, à part être une n-ième reformulation pour faire un bump du sujet, ce qui, entre parenthèses, est une transgression de la nétiquette.

 

Très amicalement,

Wallace

Share this post


Link to post
Share on other sites
Administrateur

Bonjour à tous,

 

Le message de Wallace est peut-être un peu sibyllin pour certains.

 

Faire un bump sur un forum consiste à publier un message sans nouvel apport dans une discussion afin que celle-ci gagne en visibilité en remontant dans la liste des discussions d'un forum, voire même — gloire suprême mais éphémère ! — en apparaissant sur la page d'accueil récapitulative. Un bump est effectivement une violation de la nétiquette puisqu'il charge le forum d'un message inutile et fait perdre du temps aux gens qui vont le lire.

 

Wallace, le dernier message de Robert peut éventuellement être considéré comme un bump, même si on gagne en lisibilité avec de beaux diagrammes, mais pour que les échanges ici restent sereins, il vaut peut-être mieux que ce soit moi qui me charge de faire respecter la nétiquette si besoin est.

 

Très amicalement,

Fabien

 

P.-S. : ce message me fait à mon tour faire un bump du sujet ! Pour que cela ne continue pas, merci Wallace et Robert de ne pas poster ici sur ces points de procédure.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Isa63

Bonjour à tous, bonjour Robert,


J'avais aussi participé à ton questionnaire et je découvre aujourd'hui ce sujet sur le forum.

 

Réprimant le mental, la lecture me demande un effort ! Mais étant mère de famille, la question de l'hérédité m'intéresse ! Le père de mes enfants est 9 mu, et nos trois enfants sont :

  • un fils 7 alpha ;
  • un fils 9 mu ;
  • une fille 9 dont j'ai du mal à déterminer la variante pour le moment.

Curieusement, deux enfants sur trois sont 9. Mais ni 8 ni 1.

 

Amicalement,
Isabelle

Share this post


Link to post
Share on other sites
Robert

Bonjour Isabelle, bonjour à tous !

 

"Réprimant le mental, la lecture me demande un effort ! Mais étant mère de famille, la question de l'hérédité m'intéresse !"

Oui, comme l'indiquait Fabien dans son message du 13 décembre dernier, ce sujet sollicite surtout le centre mental.

Merci d'apporter ton témoignage pour compléter la base de données et m'aider ainsi à étayer des hypothèses de transmission héréditaire de la hiérarchie des centres ! :kiss:

 

"Curieusement, deux enfants sur trois sont 9. Mais ni 8 ni 1."

L'incompatibilité d'un enfant du type 1 ou du type 8 lorsque le père est du type 9 concerne uniquement les fils.

Dans les résultats de l'enquête d'avril 2012, il existe des filles du type 1 ou du type 8 lorsque le père est du type 9.

 

Cette différenciation fils/fille m'a bien sûr orienté vers l'élaboration d'un modèle de transmission héréditaire qui prend en compte la particularité de transmission des chromosomes sexuels par le père (chromosome Y transmis au fils et chromosome X transmis à la fille). :perplexe:

 

Je remarque que ton fils est 7 alpha (répression du centre émotionnel) alors que j'ai énoncé précédemment que le père du type 9 transmets à son fils la répression du centre instinctif. D'après le premier graphe que j'ai posté le 25 février, un fils 7 devrait être de variante mu et non pas de variante alpha.

Cependant, il existe deux cas similaires dans l'enquête : père 9 (sans précision de variante) et fils 7 alpha. Dans les deux cas identifiés, la mère est du centre instinctif.

J'avais émis l'hypothèse dans mon mémoire que, dans ce cas, le père pouvait être du type 9 mu. Dans cette configuration, il est envisageable que la transmission du centre instinctif réprimé par le père (par le chromosome Y) puisse être contrariée par la transmission du centre instinctif préféré par la mère (par le chromosome X).

Tu apportes ainsi une illustration de cette hypothèse puisque le père de tes enfants est 9 mu. :wink:

Pour autant, un exemple qui confirme l'hypothèse ne vaut pas règle !

 

J'ai aussi une seconde hypothèse qui ferait appel à l'ennéatype de la mère du père ! Mais cette piste suppose de connaître les ennéatypes sur trois générations ce qui est très difficile obtenir avec une fiabilité suffisante !

 

Si vous avez d'autres exemples de configurations mettant en scène le père du type 9, je suis bien entendu très intéressé !

 

Très amicalement !

Robert :kiss2:

Share this post


Link to post
Share on other sites
Robert

Bonjour Isabelle, bonjour à tous !

J'apporte un complément aux remarques formulées dans mon dernier message. :happy:
Isabelle, tes deux fils sont du type 7 et du type 9.
Or dans les réponses de l'enquête, lorsque le père est du type 9, il n'existe que trois ennéatypes qui ont été mentionnés pour les fils, à savoir le type 9, le type 5 et le type 7.
De même, dans mon environnement familial, ainsi que dans les arbres gennéalogiques que certain(e)s d'entre vous m'ont transmis, je ne trouve que des fils du type 9, ou 7 ou 5 !

Cela provient probablement de la taille limitée de notre échantillon et j'aimerais avoir confirmation de l'existence d'autres ennéatypes possibles pour les fils. :suspicieux:

  • Lorsque le père est du type 9, connaissez-vous une configuration familiale dans laquelle le fils est du type 3 ou du type 6 ? Quels sont alors le type et la variante de la mère ?
  • Lorsque le père est du type 9, connaissez-vous une configuration familiale dans laquelle le fils est du type 2 ou du type 4 ? Quels sont alors le type et la variante de la mère ?

Merci pour votre aide ! :help:

Très amicalement,
Robert :kiss2:

Share this post


Link to post
Share on other sites
Aurélie

Bonjour,

 

Mon ex, 3 alpha, avait un père de type 9, probablement mu. Par contre je n'ai jamais réussi à typer sa mère. Elle était très instable émotionnellement, c'est tout ce que je peux dire. En tout cas on peut trouver la configuration père 9/fils 3 qui ne réprime pas l'instinctif.

 

Amicalement,

Aurélie

Share this post


Link to post
Share on other sites
Sign in to follow this  

×
×
  • Create New...