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l’ennéagramme

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Aurolaf

La 4 qui rêvait d'autosuffisance

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Aurolaf

Bonjour à tous,

Trouvant que depuis quelque temps, je perds un peu la main en "typage", j'ai choisi de vous dresser le portrait d'une de mes nouvelles amies. Afin de personnaliser ce portrait sans dévoiler l'identité de la personne, j'ai choisi un nom d'emprunt : Gina.

Le portrait

La première fois que je l'ai vue, elle était devant l'école. Elle attendait. Entre 45 et 50 ans, avec sa coupe de cheveux indescriptible, ses rangers de combat et son manteau de l'armée russe, elle semblait d'un autre temps. Elle était criante de différence dans un monde très conventionnel d'expatriés. Un brin provoc… Elle n'avait pas parlé, j'ai perçu son énergie et une pensée m'a traversé l'esprit : "Ça pourrait être une 4 ou une 8."

Je l'ai revu quelques jours plus tard parce qu'une "ancienne expat" m'avait gentiment proposé de m'amener chez un fournisseur en passementerie pour acheter les accessoires pour faire mes rideaux. J'avais accepté, et Gina était de l'expédition. Au début, elle s'est mise en retrait, a voulu s'assoir à l'arrière de la voiture. À un moment, je ne sais plus pourquoi, j'ai dit que je détestais notre société actuelle avec sa surconsommation, ses pollutions, ses excès, etc. Et j'ai expliqué que je fabriquais plein de trucs moi-même. Alors Gina est rentré dans la conversation avec passion ! Elle ne supportait pas que je ne la regarde pas lorsque je lui parlais : alors elle posait sa main sur mon épaule pour m'obliger à tourner la tête (alors que j'étais à l'avant de la voiture) lorsque je lui répondais.
C'est le premier trait de sa personnalité que j'ai remarqué : un sous-type sexuel très marqué !

Les rencontres suivantes ont confirmé qu'elle n'aimait pas les groupes et se sentait très à l'aise dans une relation 1-1. Elle continue à poser sa main sur mon avant-bras si j'ai le malheur de décrocher quelques secondes mes yeux des siens lorsque je lui parle.

Je l'ai revu ensuite dans un groupe de femmes qui cherchaient du travail. Tour de table. Chacune décrit son parcours, sa situation actuelle, ses attentes. Classique. Arrive le tour de Gina : dans un français parfait mais avec son accent chantant italien, elle se lance dans une série de phrases inachevées. On peut presque entendre les points de suspension. Pendant dix minutes, personne ne comprend pourquoi elle est là, ce qu'elle veut. Tout ce qu'on sait c'est qu'elle est différente, elle n'est pas comme tout le monde ! Elle a eu plusieurs vies professionnelles, dans des environnements improbables. Elle dit ses émotions du moment… Le facilitateur de groupe a dû l'interrompre pour passer à la personne suivante.

Plus tard, lorsque nous nous sommes mieux connues, Gina m'a dit :"As-tu remarqué que la facilitatrice n'a pris aucune note me concernant. Je ne l'intéresse pas ! Je suis trop différente." La facilitatrice (6 probable), que je connais également assez bien, m'a dit : "Gina me terrifie ! Je ne comprends pas ce qu'elle fait là !"

Bref, vous l'aurez compris, Gina veut être différente ! L'expression de sa compulsion de 4 est visible dans son quotidien !

Le sens du beau est omniprésent.

Elle me le manifeste en permanence au fil de nos rencontres : "Tu sais, depuis que je suis toute petite, la seule chose qui m'intéresse, c'est ce qui est beau, l'esthétisme."

Parfois, au détour d'un marché, elle s'arrête et s'extasie : "Tu as vu comme ces poireaux sont beaux ?" (Euh… Ben non… Perso, je n'avais rien remarqué ! :surprised:) Et elle parle avec le vendeur, choisit et achète les beaux légumes qu'elle vient de trouver !

Je l'ai vu travailler à tous les détails de son appartement jusqu'à ce qu'il soit parfait. Je l'ai vu briefer des ouvriers pour obtenir des stores amovibles qu'elle pouvait déplacer afin de créer une décoration vivante qui change aux grés de ses humeurs. Elle avait inventé une nouvelle sorte de stores occultants ! Ça a été pour moi une scène fabuleuse : les ouvriers tentaient de lui fourguer des stores classiques "comme chez tout le monde"… Et elle n'a jamais lâché le morceau en disant qu'elle voulait des stores "différents et beaux" ! Elle a expliqué les contraintes techniques. Et elle a eu ses stores fabriqués sur-mesure !

Parfois, elle arrive chez moi avec des légumes ou des herbes séchées qui sont toujours entourés d'un ruban qu'elle a chiné dans une brocante… parce que "tu comprends, les objets des brocantes sont authentiques. Ils sont uniques ! Tu ne les trouves plus dans les magasins. Leur énergie est différente."

Elle fabrique des mosaïques, des peintures, des bijoux. Elle m'a d'ailleurs dit qu'on lui avait souvent demandé de vendre les bijoux qu'elle fabriquait, mais a-t-elle ajouté avec son délicieux accent : "Je ne peux pas les vendre ! Ils sont uniques. Je veux être la seule à pouvoir les porter. Si quelqu'un d'autre a le même collier que moi, alors il ne me plaît plus ! Il n'est plus unique, tu comprends ?"

Le désir de base du 4 "être différent" est visible en permanence.

Dans sa vie, elle a eu un travail différent, elle cuisine différemment des autres, elle s'habille différemment… Bref, elle ne fait rien comme les autres. D'ailleurs, elle ne voit pas non plus les gens normalement : elle les voit en termes énergétiques, elle voit les circulations d'énergies. Elle m'a dit percevoir le monde de cette manière. D'ailleurs ce qu'elle aime bien chez moi, c'est mon énergie (et le fait que je suis différente des autres expats !). Au début, elle a même fait le tour de ma maison pour voir s'il n'y avait pas de nœuds d'énergies négatives. Ca m'a un peu flippé, au début, ces histoires d'énergies mais maintenant, je me suis habituée ! En fait ce n'est pas dangereux !

Lorsque j'ai commencé à réfléchir sérieusement à son type, j'étais embêtée car je ne voyais pas la passion du 4 : l'envie. Et puis, la semaine dernière, elle rentrait de vacances et m'a raconté son rêve qu'elle cherchait à réaliser : elle était partie en vacances dans le Sud de l'Europe car elle voulait acheter un terrain pour construire une propriété pour devenir autosuffisante. Là, j'ai compris pourquoi je ne voyais pas la passion… Parce qu'elle est à dominante contrepassion.

Effectivement, son objectif pour la retraite, c'est de vivre en autosuffisance au soleil, en retrait du monde, en faisant pousser elle-même ses matières premières alimentaires, en vivant du troc, et en organisant des séminaires, uniquement avec des gens qu'elle aime, sur son lieu de vie qui sera beau, paysagé et différent de tout ce qui a été conçu jusqu'à présent ! On peut dire qu'elle se donne les moyens de l'accomplir : elle a prospecté sur place, étudie le sujet de l'agriculture depuis plusieurs années, a potassé l'agronomie, le paysagisme, veut maintenant faire une formation médicale pour se passer des médecins, etc.

La mélancolie est peu visible. Mais je sais qu'elle est là. Un jour, alors qu'elle traversait un mini-drame, elle m'a demandé en arrivant chez moi :"N'as-tu pas un livre sur comment être heureux ? Je souffre à cause de cette histoire." Je sais aussi qu'elle se trouve des occupations pour ne pas rester toute seule chez elle… Car c'est mauvais pour elle (selon ses dires) : elle pense trop et sombre alors dans une tristesse qu'elle combat (ou qu'elle dit combattre) !

Bref, elle sublime dans des activités pour ne pas se laisser submerger pas ses émotions, activant ainsi son mécanisme de défense. Par exemple, j'ai trouvé une école de yoga à cinq minutes de chez elle et moi… et elle a décidé d'y aller tous les jours juste pour sortir de chez elle et ne pas trop se laisser dériver dans ses pensées.

Son mode de communication passe par des points de suspension, des phrases inachevées… et parfois, le drame ! Comme la fois où son déménagement a été bloqué car elle y avait mis des produits illégaux (on notera au passage le contrepoids égotique). Elle me racontait cela comme un roman, me disant sa souffrance, sa colère, sa peine… À un moment, j'ai même été inquiète car il a été question qu'elle fasse de la prison. Elle me disait alors : "C'est une expérience que je n'ai jamais tentée ! Ça pourrait être intéressant !" Finalement, elle s'en est sortie avec une amende monstrueuse.

Et à propos de contrepoids égotique, je n'ai pris la voiture qu'une fois avec elle et j'ai été impressionnée par le nombre de feux qu'elle avait grillé (parce que c'est un truc que je n'ose pas faire : griller les feux de signalisation ! À cause de la sécurité !).

Elle est également très sensible et perçoit bien les émotions des gens. Elle me dit souvent : "Tu as vu, unetelle va mal aujourd'hui." Elle perçoit d'ailleurs toutes mes baisses de forme et me le dit ! Elle a croisé une fois mon fils 4 ; j'étais en retard pour rentrer à la maison, nous avions rendez-vous et mon fils lui avait ouvert. Elle m'a ensuite dit : "Ton fils est très sensible. Il est différent ! Il ne se sent pas comme un extraterrestre à l'école ?"

J'ai évoqué en début de texte le sous-type sexuel qui est très marqué mais le sous-type conservation l'est également : elle a étudié pendant 15 ans comment manger et cuisiner différemment afin de se maintenir en bonne santé. La santé est un souci constant chez elle. Elle passe un temps conséquent à rechercher les bons fournisseurs de produits alimentaires afin de rester en bonne santé.

INTRÉPIDITÉ et COMPÉTITION sont visibles. Elle m'a parlé plusieurs fois de son sens de la compétition : "Moi, lorsque je fais quelque chose, je suis la meilleure !" Le souci d'être unique dans la vie des gens est bien là lorsqu'elle raconte sa relation à son mari, à son fils, ou à certaines de ses amies.

Un jour, alors que je venais d'envoyer un e-mail professionnel à un groupe de dames en recherche d'emploi (je proposais juste une méthode pour réfléchir sur un projet professionnel, mon mail n'avait rien de transcendant), elle m'a répondu : "Tu es plus unique que rare." Je ne sais toujours pas ce que ça voulait dire… Mais je crois que venant d'une 4, c'était un joli compliment.

Dernièrement, elle cherchait un travail… Elle a trouvé en deux semaines : elle a rencontré un producteur de cinéma qui cherchait une directrice artistique pour trouver des lieux de tournages authentiques et cohérents avec la psychologie de ses personnages ! Je crois que le réalisateur a trouvé la bonne candidate ! :rofl:

Je reste sur ce portrait aujourd'hui et reviendrais plus tard vous parler des ailes.

Je n'ai pas parlé de la variante mais je penche plus pour une 4 mu (E/I/M) parce qu'elle est très active physiquement et qu'elle met beaucoup en œuvre ses idées… et cela ne l'empêche pas d'avoir un mental qui fonctionne très bien (parle couramment plus de cinq langues et percute très vite…). Mais je confirmerai quand même la variante plus tard… parce que j'ai un petit doute !

Ce n'est pas la première fois que j'ai une grande amie 4. Elle me rappelle beaucoup cette 4 qui est devenue, au fil des ans, l'une de mes meilleures amies. Je l'apprécie pour sa différence et son ouverture d'esprit ! Avec elle, je peux parler de tous les sujets qui m'intéressent : yoga, ennéagramme, SD, sociocratie, cosmétique bio, cartes mentales, éducation des enfants, etc. Car elle a lu ou fait des stages sur la plupart de ces sujets (et bien d'autres encore !).

Je vis aujourd'hui dans un monde très conventionnel, très BLEU : avoir une amie comme elle, c'est une bouffée d'oxygène pour moi. J'ai le sentiment de ne plus être la seule extraterrestre dans le monde où j'évolue !

Question sur la dichotomie

Il y a un aspect du 4 que je ne suis pas certaine d'avoir bien compris, c'est la dichotomie, abordée en stage Ailes). Je n'avais pas réussi à bien intégrer les exemples en stage.

Par exemple, Gina s'est intéressée à des tas de sujets sans jamais creuser (je n'ai pas encore vu un sujet sur lequel elle n'ait pas lu un livre ou fait des stages). Mais elle n'est jamais allée vraiment au fond de la plupart des sujets. Par contre, sur l'alimentation et la macrobiotique, elle est terrible. J'ai fait des courses alimentaires avec elle dernièrement, et elle observe, touche tous les aliments, vérifie toutes les dates, pose des questions, demande au commerçant de lui montrer ses stocks pour choisir la meilleure date ou le plus beau produit… Elle chipote, elle tourne les légumes ou les parquets dans tous les sens, vérifie le lieu de fabrication, etc. Elle rediscute avec le commerçant… et rechipote… et requestionne… et me demande si je trouve que le brocoli est beau et est-ce que celui-là est mieux ? Et elle re-requestionne le commercant. Etc. Bref, 20 minutes pour choisir le plus beau brocoli, 15 minutes pour choisir le meilleur paquet de fruits séchés, j'aime autant vous dire que ça m'a gavé (moi je suis du genre à faire mes courses en courant pour ne pas perdre de temps inutile ! :blush:

Je me suis demandé si ces attitudes pouvaient illustrer la dichotomie du 4 ? Auquel cas je crois avoir compris ce qu'était notamment le côté "ergoteur".

À suivre…

Bien amicalement,
Aurore

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Trouvant que depuis quelque temps, je perds un peu la main en 'typage', j'ai choisi de vous dresser le portrait d'une de mes nouvelles amies."

Là, tu n'as pas dû avoir trop de mal ! C'est comme dans les livres… :peur:

 

"J'étais embêtée car je ne voyais pas la passion du 4 : l'envie."

Pour trouver l'envie, cherche le manque.

 

"Là, j'ai compris pourquoi je ne voyais pas la passion… Parce qu'elle est à dominante contrepassion."

Ici, je ne suis pas convaincu. Ce que tu décris ne me semble pas être la contrepassion du 4 dont je te rappelle la définition dans Le Grand Livre de l'Ennéagramme :

 

Le 4 a pour passion l'envie. Sa contrepassion d'autosuffisance est une caricature de la vertu de contentement : le 4 se veut alors autosuffisant ; il affirme se contenter de ce qu'il est et de ce qu'il a ; quant à ce que les autres ont et qu'il n'a pas, c'est en fait inutile, ou sans intérêt, ou il est très heureux de s'en passer. Mais « se contenter de » est bien différent de « être content de », et l'envie est en fait toujours là.

"Je n'ai pas parlé de la variante mais je penche plus pour une 4 mu (E/I/M)"

Moi aussi avec les informations que tu donnes.

 

"Je me suis demandé si ces attitudes pouvaient illustrer la dichotomie du 4 ?"

Il me semble.

 

Très amicalement,

Fabien

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Kayla

Bonjour Aurore et Fabien,

 

Merci pour ce portrait de 4, dans lequel je ne me reconnais pas du tout ou quasiment pas. Peut-être à cause de la variante mu envisagée ?

 

En te lisant, je me rends compte que je n'ai pas posté sur forum concernant la contrepassion. Pourtant je pensais l'avoir fait… Enfin, si mais finalement juste un peu dans la conversation de Yohann "4 C+ ?". Je m'en vais réparer cet oubli très vite ! Surtout que je suis justement en plein questionnement concernant l'absence d'envie chez moi… Du moins l'impression de son absence. :wink:

 

J'avais décrit la notion d'ergotage dans cette conversation, si ça t'intéresse : "Flagrant délit d'ergotage ?"

 

À tout bientôt.

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Aurolaf

Bonjour Fabien et Kayla,

 

@Kayla :

 

"J'avais décrit la notion d'ergotage dans cette conversation, si ça t'intéresse : "Flagrant délit d'ergotage ?"

J'avais lu cette conversation avec beaucoup d'intérêt lors de sa publication. Je l'avais même relue plusieurs fois car, depuis le stage Ailes, je cherche à comprendre vraiment cette notion chez le 4 (car je n'arrive pas à le voir chez mon fils 4… et ça veut dire donc que je n'ai pas compris le truc ! :angry:)

 

Lorsque je parle de compréhension, il s'agit de ce "aha" moment dont parlent les anglophones, l'instant où je comprends mentalement et viscéralement (et probablement émotionnellement) quelque chose. En te lisant comme en stage, j'avais compris le concept mais il me manquait un truc… Et j'ai eu le flash lorsque j'ai vu mon amie chipoter ses légumes et denrées alimentaires pendant des heures !

 

En te relisant aujourd'hui, je me suis dit que mon amie chipotait également énormément sur les mots. Elle s'arrête souvent sur un mot en me disant que ce n'est pas le bon… Puis elle me le dit en anglais mais ce n'est toujours pas bon, puis elle le cherche en polonais mais il n'est toujours pas parfait… Et finalement, elle me le dit en italien (mais je ne parle italien, alors ça ne sert à rien ! :sarcastic:). Parfois elle finit par trouver le bon mot dans une autre langue que sa langue maternelle. C'est l'un des rares moments où elle m'agace un tout petit peu… parce que ça ne va plus assez vite pour moi ! Mais maintenant que j'ai compris l'ergotage, ca va m'amuser !

 

@Fabien :

 

"Ici, je ne suis pas convaincu. Ce que tu décris ne me semble pas être la contrepassion du 4 dont je te rappelle la définition dans Le Grand Livre de l'Ennéagramme."

Je pense qu'elle est dans le "se contenter de" mais j'avoue que mon exemple est limite. Elle me dit d'ailleurs souvent : "Maintenant, ce n'est plus comme avant, je me contente de ce que j'ai."

 

J'ai d'autres exemples que je vous conterai plus tard (manque de temps aujourd'hui !).

 

Je pense que je dois aussi réfléchir sur ce point à ses valeurs. Je n'ai pas assez d'éléments pour répondre (pour l'instant). Je vais y réfléchir et observer.

 

"Là, tu n'as pas dû avoir trop de mal ! C'est comme dans les livres…"

Effectivement, elle est belle comme dans les livres, raison pour laquelle je me suis décidée à vous en faire son portrait.

 

Le dernier trimestre à Varso a été riche car j'ai rencontré une autre personne "comme dans les livres" : l'instituteur de mon fils 4 ; c'est un 7 presque caricatural => tous les énoncés de dictées sont des blagues ! Et les exercices sont des jeux…

 

Amicalement,

Aurore

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Claire5

Bonjour Aurore et les autres,

 

Merci pour ce portrait Aurore, j'aime beaucoup ! :thumb_up:

 

Concernant la contrepassion d'autosuffisance, j'ai une amie 4 mu, et je crois bien qu'elle est souvent là-dedans. J'ai d'ailleurs mis très longtemps à la typer, parce que c'est une 4 qui va toujours bien et qui est très souvent en train de sourire (et quel sourire !). Il est pourtant incontestable que c'est une (très) grande émotionnelle préférée, et que ce centre est dirigé vers l'intérieur. À partir du jour où j'ai eu l'illumination qu'elle était 4, je me suis rendu compte qu'il y avait toujours un mais à son bonheur. Son boulot ? Ça va super, elle est très très contente… mais il y a quand même une drôle d'ambiance… et puis cette collègue qui n'est pas très sympa, etc. Son nouvel appartement est génial, elle ne rêvait pas mieux… le salon est juste un peu trop petit… et puis les meubles de la cuisine un peu moche quand même. Etc.

 

J'avais trouvé une explication (qui vaut ce qu'elle vaut) à ce comportement. En fait, le père de cette amie est un 7 alpha, et sa mère est une 4. C'est elle qui me l'a dit en découvrant l'Ennéagramme. Et pour avoir rencontré à plusieurs reprises ses parents, ça ne fait pas de doute pour moi non plus (on est d'ailleurs souvent hallucinées de voir à quel point nos deux pères respectifs, des 7 alpha se ressemblent, jusque dans leurs comportements !). Elle m'a avoué un jour que ça lui faisait peur de savoir qu'elle était du même type que sa mère. Parce qu'au fond elle savait qu'elle avait le même fond mélancolique, la même "maladie". Et que sa mère n'était pas bien intégrée dans la société à cause de ça, contrairement à son père qui s'en sortait très bien grâce à son optimisme (ses parents sont divorcés). Elle avait lu un jour dans un magazine que quand on souriait, on avait l'émotion du bonheur qui venait plus souvent, alors souvent elle "forçait" son sourire, et ça marchait bien !

 

Voilà, des fois je l'appelle même "la dictature de l'optimisme", parce qu'à chaque fois qu'on lui dit ne pas être satisfait de quelque chose, elle nous engueule !

 

Bonne soirée,

Claire

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Fabien Chabreuil

Bonjour Aurore, Claire et les lecteurs,

 

"Elle avait lu un jour dans un magazine que quand on souriait, on avait l'émotion du bonheur qui venait plus souvent, alors souvent elle 'forçait' son sourire, et ça marchait bien !"

Je confirme et vous recommande la lecture (électronique uniquement, sur micro, téléphone ou liseuse) d'un tout petit livre (48 pages) de Ron Gutman : "Smile : The Astonishing Powers of a Simple Act".

 

Très amicalement,

Fabien

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