Institut Français de

l’ennéagramme

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Claire5

Avarice de 5 dans le milieu professionnel

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Claire5

Bonjour tout le monde,

 

Je viens vous parler d'un autre type 5 que je côtoie maintenant au quotidien, mon supérieur hiérarchique au boulot : je travaille de nouveau avec un 5.

 

Je l'ai soupçonné d'être 5 dès mon entretien d'embauche (et les soupçons sont maintenant bien confirmés) : il n'était pas du tout bavard, il a passé son temps à lire les rapports que je lui avais apportés (il avait insisté pour pas que je les oublie). Et surtout, il m'a demandé trois fois si j'étais bien autonome et indépendante. (Dommage, je ne pouvais pas lui répondre : "T'inquiètes, moi aussi je suis une 5, je ne viendrai pas te faire chier toutes les 10 minutes !"). Avant même que je travaille, il m'avait demandé de lire en prévision pleins de docs techniques. Comme si sa grosse angoisse, c'était de perdre cinq minutes à m'expliquer quelque chose…

 

Même si j'avais été du genre à le solliciter souvent, j'aurais vite été découragée. Déjà, pour se rendre dans son bureau, on doit :

  • Traverser un long couloir ;
  • Passer une porte très lourde où il est écrit "Accès interdit à toute personne étrangère au service" ;
  • Traverser un garage (où il fait parfois 10° C) ;
  • Passer une seconde porte.

Voilà, on arrive dans son "bureau" aménagé à l'extrémité du bâtiment. On est jamais assez bien isolé !

 

Je précise que ce monsieur (je l'appellerai P. par la suite) supervise toute une équipe qui se trouve au même endroit que moi (donc à l'opposé de sa caverne-bureau), qu'il aurait largement la place pour venir s'installer au milieu de nous, et que tout le monde reconnaît que ce serait beaucoup plus simple… mais il ne veut pas.

 

En fait, il s'est retrouvé dans une position de manageur simplement parce que c'était lui l'expert qui connaissait tout, mais il ne se cache pas pour dire que ça l'emmerde de superviser les gens. Et il est beaucoup critiqué par toutes les personnes qu'il encadre (enfin, qu'il n'encadre pas, justement).

 

Les rares fois où il essaye de nous parler, souvent on ne comprend rien. Et pire, on dirait que ça l'amuse ! Un exemple récent (de cet après-midi). Il vient m'apporter le précieux appareil photo-GPS (oui, car il fait aussi de la rétention de matériel performant pour être prioritaire sur son utilisation). Il me tend l'appareil et il dit juste :

— Quatre tiers, cinq méga.

— Quoi ?

— Quatre tiers, cinq méga.

— J'ai rien compris.

— C'est le format des photos.

— Ah ok.

Bon après, est-ce que c'est le format qui est activé actuellement ? Le format qu'il souhaite ? Est-ce que ça a de l'importance ? Allez savoir… L'avantage, c'est que comme il n'est pas capable de me donner des consignes précises, je fais ce que je veux, comme je veux. :tongue:

 

Après, apparemment, il fait aussi dans l'avarice financière. Petite boutade d'un collègue : "SI, P., il m'a déjà payé une fois à manger sur le terrain… Il m'a payé un twix !"

 

Autre boutade, en journée de cohésion, on voit une petite cabane au milieu de nulle part, isolée sur le flan d'une montagne : "Ah bah, tiens P., tu serais bien là-haut tout seul dans ta cabane !" Il a répondu que oui, oui, ce serait son rêve. :sarcastic:

 

Pour ce qui est du style de communication, voici un bel exemple. Récemment, il a eu une nouvelle idée. Il s'est dit qu'on allait arrêter de faire des rapports rédigés littéralement. On allait remplacer tout ça par des fiches synthétiques, avec de l'information brute de décoffrage, sans aucun blabla superflu !

 

De temps en temps, quand je suis vraiment lassée de n'avoir aucune consigne, je mobilise mon instinctif réprimé pour me déplacer jusqu'à son bureau, pour lui poser une question…Il me répond par une autre question :

— Je voudrais savoir, vous avez toujours pas la date de la réunion ?

— T'es prête ?

— Bah si je pouvais avoir la date déjà… (Non, mais il va pas s'imaginer que je me déplace jusqu'à lui pour donner de l'info sans que lui m'en donne quand même !)

 

Au début, je croyais que c'était un émotionnel réprimé tellement il était froid. En fait non, c'est un 5 alpha. Ce type est complétement désespéré de la vie. Il est aussi beaucoup dans la dispersion, l'intempérance et la rationalisation (désintégration en 7).

 

Voilà des petits exemples d'avarice à tous les niveaux etde communication entre deux 5.

 

Bien amicalement,

Claire

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Fabien Chabreuil

Bonjour Claire,

 

Merci pour ce superbe témoignage. C'est du grandiose !

 

"Les rares fois où il essaye de nous parler, souvent on ne comprend rien. Et pire, on dirait que ça l'amuse !"

Très probablement, ça l'amuse vraiment. L'ego est souvent content de lui…

 

Très amicalement,

Fabien

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Yves

Bonjour à tous,

 

Claire, ton dernier témoignage me rappelle de vieux souvenirs. C'était autrefois. Notre chef 5 (de variante inconnue) était un puits de savoir très compétent. Mais voyez-vous… l'eau des connaissances ne montait pas toute seule du fonds du puits profond : c'était à nous d'y descendre. Il s'adressait à nous dans un jargon technique épuré, troué de longs silences sibyllins. Son jargon était émaillé de "ça", de "il", de "ils", qui désignaient quoi, qui désignaient qui ? :surprised: Nous ne le savions pas toujours, car il oubliait de nous présenter le contexte de ses demandes (et moi, j'ai oublié de vous présenter le contexte professionnel). À mes diverses interrogations, il répondait parfois "Tu vas pas nous demander la définition de chaque mot !", ou bien un "T'as pas besoin de savoir ça pour faire ce que tu as à faire !", qui me donnait plein d'énergie, énergie que j'utilisais pour essayer de combler mon ignorance. Je finis par me décourager et par déserter cette bataille du savoir. Quant aux silences de ce chef 5, ceux-ci lui servaient, d'une part à préparer le fond et la forme de sa prochaine phrase, et d'autre part, soit à se détacher, regard absent, soit à attendre nos éventuelles questions intelligentes, soit les deux. Pendant ses silences, mon collègue 6 et moi-même vivions de la confusion. :confused: Le principe de ce 5 était le suivant : il ne voulait pas nous envahir d'informations ; c'était à nous de lui poser des questions précises. Il utilisait donc le moins de mots possible. Mais ce n'était pas de la concision. Je me souviens d'interprétations de notre part, débouchant sur des malentendus malencontreux : "C'est pas ce que je vous avais demandé de faire !" ; et nous sentions sa colère. :angry:

 

J'ai aussi souvent regretté — ou bien éprouvé de l'envie — de ne pas avoir été convié à des réunions où j'aurais acquis du savoir. C'étaient des réunions à comité très très restreint. Lui seul avait des connaissances à la fois approfondies et étendues (verticales et horizontales) du projet. Tout au long de sa chimiothérapie, il n'a été remplacé qu'en pointillés : ce 5 paternaliste est resté présent (physiquement ou par téléphone), il voulait tout savoir, et aussi tout contrôler, tel un 8.

 

Autre stratégie, appliquée par un expert 5 alpha, conseiller et ami intime du 5 précédent, que j'appellerai B. En réponse à une question, B nous étourdissait avec d'interminables digressions techniques, loin de la question posée. Ces digressions ininterruptibles étaient débitées à un rythme très précipité. :confused:

— X est complètement paumé.

— Oui, il vient d'aller se renseigner chez B ! :rofl:

— Qui l'a envoyé chez B ?

 

Ces deux 5 avaient formé une sorte de citadelle de savoir. Ils rédigeaient le moins possible de documents. Une grande partie de leurs connaissances n'étaient pas partagées, excepté avec leur ami intime d'ennéatype 3, qui partageait aussi une partie de leurs loisirs et vacances. Ils acceptaient tous les trois d'être surchargés de travail. Je ressentais parfois de l'envie et de l'amertume d'être exclu de leur citadelle.

 

Très cordialement,

Yves

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Merci Yves pour ces nouvelles anecdotes.

 

C'est amusant de voir des 5 se plaindre de l'ego d'autres 5, même si cet effet miroir est assez classique : l'agacement que d'autres 7 ont déclenché chez moi m'a beaucoup appris… et ce que j'ai appris ne m'a pas particulièrement fait plaisir !

 

Très amicalement,

Fabien

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Christine

Bonjour à tous,

 

Je pensais justement la même chose que Fabien.

 

J'ai suivi avec intérêt cette conversation, et merci à Claire et Yves, entre autres, pour vos témoignages ; même si je suis de type 1, je me suis retrouvée parfois dans ce que vous dites, et ça fait plaisir de ne pas se sentir seule. :heart:

 

Je travaillais dans le transport international et je devais côtoyer quotidiennement un collègue que je n'appréciais vraiment pas du tout, ni au niveau du travail ni à niveau personnel (bon, y a pas de différence pour moi). Comme c'était le chargé des douanes, je ne pouvais pas faire mon travail sans passer par lui, ce qui était source de souffrance à longueur de journée. Quand je venais le consulter pour de nouvelles opérations, il répondait toujours : "Non, ça peut pas se faire (ce produit ne peut pas s'exporter et tel autre ne peut pas s'importer)." :angry: Merde, dire à une instinctive que ça peut pas se faire. :angry: Il ne voulait pas perdre son temps à chercher comment on pouvait importer ou exporter ces produits. Maintenant que je suis en train d'écrire, je me rends compte que, peut-être, il ne voulait pas mettre en évidence qu'il ne savait pas sur le coup. Dans ses moments libres, il cherchait ces informations et les gardait pour lui.

 

Le jour où j'ai découvert l'Ennéagramme, je n'avais pas encore trouvé mon type mais je savais qu'il était 5. Tout collait ! Un vrai cas d'école ! Pour ma part, j'ai été soulagée. Ben oui, j'avais toujours un doute : si j'avais été capable de mieux lui expliquer, peut-être que j'aurais obtenu ma réponse. Enfin, j'ai arrêté ma fixation avec lui. :cool:

 

Malgré cette mauvaise entente de départ, cela n'a pas empêché que quelques années plus tard, juste avant que notre société ferme, il me recommende pour un travail qui s'est avéré une bonne oportunité pour moi. Je lui en suis toujours reconnaissante. :heart:

 

Ben voilà pour ma première intervention dans le secteur 5.

 

Bon week-end à tous. Très amicalement,

Christine

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Jérôme

Bonjour Claire, bonjour à tous,

 

Avec un peu de retard, merci de nous faire partager une si belle observation.

 

Au delà du descriptif tellement parlant de ton collègue, c'est curieusement une de tes réactions qui m'a le plus fait réflechir après coup :

Il me tend l'appareil et il dit juste :

— Quatre tiers, cinq méga.

— Quoi ?

— Quatre tiers, cinq méga.

— J'ai rien compris.

— C'est le format des photos.

— Ah ok.

Bon après, est-ce que c'est le format qui est activé actuellement ? Le format qu'il souhaite ? Est-ce que ça a de l'importance ? Allez savoir… L'avantage, c'est que comme il n'est pas capable de me donner des consignes précises, je fais ce que je veux, comme je veux. "

Mon mental réprimé ne se serait pas mis en marche pour "si peu". Je me serais contenté d'accepter le propos sans chercher à comprendre, ou alors en comprenant que c'est le format des photos, mais certainement pas en me demandant si c'est le format activé, souhaité, ou autre… De toute façon, j'aurais pris les photos comme je voulais :rofl: (bon d'accord, sauf en cas de menace de conflit :sick:).

 

Autre boutade, en journée de cohésion, on voit une petite cabane au milieu de nulle part, isolée sur le flan d'une montagne
Comme ça en première approche, j'ai l'impression qu'une journée de cohésion ne doit pas être un super-plan pour un 5 (sauf peut-être de sous-type social, ou alors avec une aile 6).

Est-ce le cas ou bien est-ce une apparence trompeuse ?

 

Bien amicalement,

Jérôme

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Claire5

Bonjour tout le monde,

 

"Comme ça en première approche, j'ai l'impression qu'une journée de cohésion ne doit pas être un super-plan pour un 5 (sauf peut-être de sous-type social, ou alors avec une aile 6). Est-ce le cas ou bien est-ce une apparence trompeuse ?"

Je ne sais pas ce qu'en a pensé mon supérieur 5 dont je parlais. Personnellement, j'ai adoré cette journée :

  • Déjà, on ne travaillais pas. :cool:
  • Ensuite, on a mangé du reblochon fondu sur des pommes de terre :glouton: avec tout plein de charcuterie. Tout ça arrosé comme il se doit. :thumb_up:
  • Et on a quand même un collègue qui nous a montré le fonctionnement de la mini-station de potabilisation qui se trouvait à côté. C'était super intéressant ! Si si, je vous jure.

Je n'ai pas eu de mal à m'intégrer dans cette nouvelle boîte. Il faut dire aussi que l'ambiance est assez cool. Et puis j'ai déjà eu l'occasion plusieurs fois de faire les exercices du "5 qui se sociabilise dans une nouvelle structure où il ne connaît personne". Donc maintenant c'est bon, je suis rodée !

 

Très amicalement,

Claire

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

J'ai l'impression qu'une journée de cohésion ne doit pas être un super-plan pour un 5 (sauf peut-être de sous-type social, ou alors avec une aile 6).
Attention, Jérôme, une aile 6 ajoute de la peur et du doute, ou du courage et de la confiance, pas de la sociabilité.

 

 

Personnellement, j'ai adoré cette journée :
  • Déjà, on ne travaillais pas. :cool:
  • Ensuite, on a mangé du reblochon fondu sur des pommes de terre :glouton: avec tout plein de charcuterie. Tout ça arrosé comme il se doit. :thumb_up:
  • Et on a quand même un collègue qui nous a montré le fonctionnement de la mini-station de potabilisation qui se trouvait à côté. C'était super intéressant ! Si si, je vous jure.

Heureusement qu'il y a le dernier item, sinon je t'aurais soupçonnée de désintégration en 7 sous l'effet du stress de la sociabilisation forcée. Quoique, moi aussi, j'aurais pu trouver la visite de la station de potabilisation intéressante…

 

Petite parenthèse narcissique : chez moi, à l'époque où je travaillais en entreprise, ce type de manifestation déclenchait automatiquement une désintégration en 5 : soit je n'y allais pas, soit j'y montrais beaucoup de détachement et d'avarice de moi. J'estimais que si on éprouve le besoin de faire une journée de cohésion, c'est bien parce qu'on ne sait pas comment créer la cohésion dans le cadre du travail. Quand la mission commune est claire et motivante, quand le management est confiant et respectueux, a-t-on vraiment besoin d'une journée de cohésion ?

 

Très amicalement,

Fabien

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Jérôme

Bonjour à tous,

 

"Attention, Jérôme, une aile 6 ajoute de la peur et du doute, ou du courage et de la confiance, pas de la sociabilité."

Merci Fabien. Je me suis dit que pour faire face à la combinaison doute/peur, la cohésion du groupe pouvait être une protection recherchée, cela a-t-il du sens ?

 

Ensuite, on a mangé du reblochon fondu sur des pommes de terre :glouton: avec tout plein de charcuterie. Tout ça arrosé comme il se doit. :thumb_up:
En tant que savoyard d'origine, je soutiens que cet argument est valable quel que soit l'ennéatype :laugh:

 

"Petite parenthèse narcissique : chez moi, à l'époque où je travaillais en entreprise, ce type de manifestation déclenchait automatiquement une désintégration en 5 : soit je n'y allais pas, soit j'y montrais beaucoup de détachement et d'avarice de moi. J'estimais que si on éprouve le besoin de faire une journée de cohésion, c'est bien parce qu'on ne sait pas comment créer la cohésion dans le cadre du travail. Quand la mission commune est claire et motivante, quand le management est confiant et respectueux, a-t-on vraiment besoin d'une journée de cohésion ?"

J'ai également le même avis, et l'ai manifesté déja plusieurs fois dans de tels contextes.

 

D'une manière générale, j'observe régulièrement chez moi des attitudes de détachement et d'avarice, mais sans vivre la peur du vide intérieur (qui reste encore un mystère pour moi) ni l'isolation des émotions. C'est probablement pour cela que j'ai un intérêt particulier à lire et à comprendre les témoignages des 5 sur ce forum. Au passage j'apprécie la générosité et la précision de leurs témoignages. :wink:

 

Bien amicalement,

Jérôme

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Je me suis dit que pour faire face à la combinaison doute/peur, la cohésion du groupe pouvait être une protection recherchée, cela a-t-il du sens ?"

Rien n'est impossible, mais ce n'est pas une tendance générale du 5 à aile 6. C'est la différence entre un type en tant que tel et en tanbt qu'aile où il soumis aux mécanismes du type de base.

 

Très amicalement,

Fabien

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Claire5

Bonjour à tous,

Je reviens sur P., mon chef 5. J'étais quand même assez contente au début car l'avantage, c'est qu'il ne met pas de pression, qu'il laisse complètement libre, et qu'il n'est pas derrière notre dos. Mais là, il devient pénible.

Non seulement, il ne nous explique rien de ce qu'on doit faire (alors qu'on est deux débutantes qui sortons juste des études, avec zéro expérience : une géomaticienne qui réalise les plans sur informatique, et moi qui fait l'étude ; en trois mois, il a du passer 1 heure à tout casser à nous donner des explications. On doit se débrouiller… Je dirais même INVENTER ce qu'on est censé faire). Mais en plus, il nous empêche d'avancer car il ne veut pas que ce soit nous qui contactions directement les gens extérieurs (les pompiers ou les services de santé publique, qui doivent nous donner des infos). Il s'en charge lui-même.

L'autre jour, on a réalisé qu'il détenait un document qui aurait pu nous faire gagner des heures de travail. Ça fait trois fois qu'on le lui réclame, il ne nous l'a toujours pas donné ! (Il n'a pas le temps.)

"C'est amusant de voir des 5 se plaindre de l'ego d'autres 5, même si cet effet miroir est assez classique."
Mes collègues aussi sont saoulés de P., et pourtant ce ne sont pas des types 5. Ils ont chacun adopté une stratégie différente face à son semblant de délégation. Qui est en réalité un détachement total des trucs chiants et des problèmes, combiné à un non-partage des actions importantes et valorisantes.

  • Il y en a qui a pété un câble, et qui a demandé l'autonomie totale sur ses études, sans aucun contrôle de P. (Croyez bien que si je reste dans cette boîte, c'est ce que je demanderai AU PLUS VITE. C'est juste délicat pour le moment vu que je n'ai pas d'expérience.)
  • Il y en a une autre qui est passée en mode "harcèlement" : dès qu'elle a la moindre question, elle téléphone à P. pour lui en parler. Elle le fait chier !

Personnellement, voici ma stratégie : dès que l'absence de P. devient trop importante, je lui envoie un mail en style télégraphique avec un listing de questions, suggestions et commentaires. S'il tarde à répondre, je remplis une feuille de RTT et je vais la porter dans son bureau (histoire de pas me déplacer pour rien). J'imprime directement des trucs sans le faire relire : comme il est radin sur l'encre et le papier, il ne me demandera pas de recommencer ! On commence aussi la révolution : on organise les réunions qu'il serait censé faire… sans lui !

[Parenthèse : Fabien, je crois que je lis trop ton blog. Je tiens maintenant à connaître, voire même à être impliquée dans les grandes décisions et orientations de la structure où je travaille. Et j'estime que tout le monde devrait être impliqué. On en est encore loin : l'autre jour, j'ai simplement osé demander combien coûtaient les études sur lesquelles on travaillait, et c'est tout juste si j'ai eu droit à une réponse. L'autre jour il nous dit : "On a obtenu le marché pour telle étude." Ok, mais qui a décidé de répondre à l'appel d'offre ? Est-ce qu'on nous a demandé si ça nous intéressait de bosser dessus ? Et si c'était en accord avec nos valeurs ?
"Quand la mission commune est claire et motivante, quand le management est confiant et respectueux, a-t-on vraiment besoin d'une journée de cohésion ?"
Je suis d'accord… C'est pas gagné.]

Amicalement,
Claire

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Fabien Chabreuil

Bonjour Claire,

Merci de compléter magnifiquement ce portrait.

[Réponse à la parenthèse : "Fabien, je crois que je lis trop ton blog. Je tiens maintenant à connaître, voire même à être impliquée dans les grandes décisions et orientations de la structure où je travaille."
D'abord, on ne lit jamais trop mon blog ! Ensuite, tu n'es ni un esclave, ni une bête de somme, ni un robot. Il me semble donc que ta demande correspond à un droit légitime de l'être humain au sens et à une vie en conformité avec ses valeurs. Et en plus, c'est de l'intérêt de l'organisation qui t'emploie. Bref, je viens présenter la sociocratie quand tu veux….]

Très amicalement,
Fabien

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Yves

Bonjourà tous,

 

Claire, je suis content de voir ton centre instinctif t'emmener dans un doux assaut des châteaux forts de Savoie. :happy:

 

Dans le message n° 3, mon témoignage de l'avarice/prodigalité dans mon service s'avère incomplet. Il manque un troisième 5.Il s'agit de moi. :wink: Je vais combler cette lacune.

 

Un soir, j'étais en train de m'évertuer en vain à comprendre le comportement d'un logiciel. Devant mon écran, un seul centre pédalait : le mental. Il pédalait dans la choucroute, tandis que je niais ma faim. Surgit alors un chef d'un autre service. Il me posa une question technique précise. Probablement pour aider un de ses subordonnés à résoudre un problème. Ce chef, j'appréciais son engagement, ainsi que son enthousiasme ; sa visite était une première, et j'aurais pu me dire que s'il en arrivait là, c'était parce que son subordonné était aux abois et avait besoin d'aide. Mais non, rien de cela n'affleura ma conscience. Mon instinct social était, à cette époque-là, très sous-utilisé. Mon centre émotionnel ne se mit pas en marche. Ou plutôt si ! Il se mit en marche, mais une avalanche d'émotions déferla ; je les niai en bloc ; la mécanique égotique 5 s'enclencha et j'agis compulsivement. Manquant d'altérité, je dressai un rempart entre mon savoir et ce demandeur d'information : isolé et rétracté en haut de mon rempart, avare, je lui dis froidement de se référer à tel document technique, au lieu de l'aider. Un traité de plus de cent pages. Je savais dans quel paragraphe se trouvait la réponse à sa question. Oui, car ce traité avait été écrit par moi-même. Je ne sais plus si je lui ai indiqué ce paragraphe. En tout cas, nous aurions pu lire ensemble ledit paragraphe, et vérifier qu'il éclairait ce chef, et s'il ne l'éclairait pas, j'aurais pu aider ce chef d'une autre façon, ou au moins lui demander quel problème son subordonné affrontait, et montrer un soupçon d'empathie. Mais non. Je ne l'ai pas fait. Voilà pour les événements. Je vais maintenant vous décrire ce qui se passa en moi. Pour cela, je vais m'aider de ce que j'ai appris au cours des stages de Patricia et Fabien.

 

Avant l'apparition de ce chef, j'avais supprimé mes sensations : tensions musculaires, fatigue, faim, soif. J'étais dissocié. J'étais confus. J'étais dépassé. Inconsciemment je vivais ma peur de base. Lorsque ce chef intrusif surgit, j'hallucinai soustractivement ses émotions et les miennes. Puis, telles des bourrasques, pensées et émotions s'enchaînèrent très vite, infléchissant mon humeur. Mes émotions furent quasi-inconscientes. Je les ai reconnues a posteriori, et donc je ne certifie, ni leur exactitude, ni l'ordre de leurs apparitions. Les voici.

  • Je supposai que ce chef avait lu mon document, qu'il n'y avait pas trouvé l'information qu'il cherchait, et même qu'il n'y avait compris goutte. J'interprétai que mon expression écrite, au pire était obscure, au mieux était rébarbative. Consternation, puis découragement, auquel se substitua probablement du dépit.
  • Mon besoin d'être compris s'avérait insatisfait. Déception. Rétraction.
  • Je crus à une dichotomie irrésolue "être compris/être précis". Doute et ambivalence.
  • Pire, je réveillai mes deux vieilles croyances disqualifiantes :
    • "Je nesuis pas capable de me faire comprendre" : ma peur de base s'amplifia, puis se mua en amertume, puis peut-être en irritation contre moi-même ;
    • "Mon action dans le monde sera toujours insignifiante" : une nuance de désespérance. Rétraction.

    [*]Une autre couche de doute et de peur : "Au fait, est-ce bien exact dans tous les cas ce que j'ai écrit dans ce paragraphe ? N'ai-je pas oublié un scénario ? " (Le document décrivait le comportement d'un logiciel ; ma peur était celle du centre mental, pas celle des ennéatypes 1).[*]Peut-être pour me défendre moi-même contre mes propres disqualifications, au lieu de voir l'engagement et l'efficacité de ce chef, je ne vis plus que son côté fonceur (rationalisation), et le soupçonnai de n'avoir pas fourni l'effort de comprendre mon document ; or, moi aussi, j'avais besoin d'aide et, m'appuyant peut-être sur ma croyance "Le monde demande trop et ne donne pas ce qui a de la valeur" (enl'occurrence de la compréhension et de l'aide), je jugeai qu'il ne méritait pas que je lui donne directement l'information : "Que ce chef cherche donc un peu ! Moi, je bouge pas !" (NB : le mérite intellectuel est décrit par Bénédicte et Fabien dans le sujet "Communication écrite : tout ou rien".) Bref, je me mis sur la défensive, m'exaspérai, rationalisai et l'agressai passivement — une grosse bourrasque pour un 5 ![*]L'envie pointa son nez : ce chef était capable de demander de l'aide ; moi pas. D'ailleurs il réussissait, lui ! L'envie métamorphosa peut-être mon exaspération en rancœur, je ne sais pas.[*]Puis troisième couche d'amertume (toujours inconsciente), de colère contre moi-même et contre la situation, assortie de honte et de tristesse :

    • Je laisse passer une occasion facile d'aider quelqu'un, i.e. de satisfaire mon désir de base.
    • Mon comportement manque de congruence : il bafoue mon éthique.
    • La passion 5 s'impose à la vertu.
    • J'oublie mon instinct social.

    [*]Enfin ces ambivalences, ces doutes, ces peurs, ces découragements, ces rétractions, ces colères, cette nuance de désespérance, cette envie, et cette honte se nappèrent d'un coulis de mélancolie : ce soir-là, moi aussi, j'avais besoin d'aide.

Bref, j'avais été désarçonné par une avalanche d'émotions, vite niées, et voici le vide, puis l'avarice.

 

Scénario similaire une autre fois, avec un autre collègue d'un autre service. Cette fois-là, c'était plus grave, pour deux raisons :

  • L'échange n'était pas oral, mais écrit, donc je n'avais été, ni dérangé, ni obligé de répondre sur le vif ;
  • Je crois que ce collègue italien — ne parlant pas français — préférait le centre émotionnel. D'ailleurs, par la suite, il s'est plaint par courriel du manque d'encouragements de la part de notre service (pour répondre à ce courriel surnaturel, notre chef 5a demandé l'aide d'un 3). Entre parenthèses, dans notre service d'une quinzaine de personnes, il y avait une prépondérance de 5 — un quart — et de centres émotionnels réprimés, aucun 2, aucun 4, et un seul 3, hélas désintégré à cette époque-là. Entre parenthèses encore, avis personnel aux recruteurs : une diversification des centres préférés et réprimés aurait favorisé (entre autres) l'apparition bénéfique d'une touche de VERT (cf. Spirale Dynamique) dans cet ORANGE pétant.

Bon, j'arrête là ce témoignage prodigue de mon avarice. Voici maintenant un témoignage prodigue de ma prodigalité. Je ne sais pas si, au travail, ma contrepassion se manifestait oralement (manque d'auto-observation). En tout cas, elle s'exprimait dans mon écriture de traités techniques. Peu digestes (burp), voire somnifères (hmmmmm), s'avéraient mes pavés tant rapetassés, truffés de méticulosités et de précautions, doublement exhaustifs, manquant de coulant, constructions fortifiées de propositions subordonnées emberlificotées, d'épithètes et d'adverbes, sans abréviations, sans simplifications. Êtes-vous toujours présent ? Peut-être que mes constructions langagières fortifiées me protégeaient à la fois de mes émotions et du vide intérieur ? Je ne sais pas.

 

Enfin, dernier sujet : comment était perçu notre service, de l'extérieur ? Comme une citadelle, à l'image de la mini-citadelle érigée par mes deux collègues 5. J'ai malheureusement quasi-inconsciemment contribué à cette image : au sein de la citadelle se trouvait aussi mon château fort. Notre directeur 5 reprochait à notre chef de service 5 de ne pas s'ouvrir sur les autres services (effet miroir ?). Notre chef de service 5 me semblait pourtant très bien utiliser son instinct social. Chaque fois que la direction envisageait bienveillamment de nous envoyer du renfort, mon chef-gardien 5 aimait les mettre en garde : "Pour venir travailler dans notre service, le droit d'entrée est très élevé !" roit d'entrée dans notre citadelle ? En fait, il voulait dire que tout nouveau venu aurait beaucoup de connaissances à acquérir avant d'être rentable, donc coût exorbitant de sa formation (parce que très grosse perte de temps des membres de son service : pendant qu'ils forment le nouveau venu, ils neproduisent rien). Quand notre entreprise décida de déménager, plusieurs membres de mon service signalèrent leur intention de ne pas suivre (des 5, dont moi, une 6 mu contrephobique et un 7 alpha). Notre service était très soudé (solidarité interne : influences des 6 et des 5 et 7 à aile 6, prépondérants). La direction, par crainte de voir s'évaporer d'un seul coup tout ce savoir enfermé au sein de nos fortifications, n'a pas licencié les mutins (personnellement, huit mois plus tard, je me suis enfui) : avec "l'appui" d'un directeur 5, elle nous a "détachés", seuls, à 1h45 de tous les autres employés, dans un gigantesque bâtiment abandonné, sonnant le vide, métaphore de la fixation et du mécanisme de défense des 5. Métaphore de notre château fort.

 

Bises fortifiantes,

Yves

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Bon, j'arrête là ce témoignage prodigue de mon avarice. Voici maintenant un témoignage prodigue de ma prodigalité."

Merci Yves pour ce magnifique témoignage qui montre avec clarté et précision comment peut se manifester les émotions chez un 5 alpha. Je n'y vois bien sûr aucune trace de contrepassion, mais juste une belle humilité et une non moins belle générosité.

 

Très amicalement,

Fabien

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Sevan

Bonjour à tou·te·s,

 

"Je les ai reconnues a posteriori, et donc je ne certifie, ni leur exactitude, ni l'ordre de leurs apparitions."

Malgré cela, je suis admiratif de la précision avec laquelle tu as réussi à rendre ce qui s'est passé en toi ! Belle palette d'émotions…

 

Merci !

 

Amicalement,

Sevan

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Claire5

Bonjour à tous,

 

Yves, merci pour ton super témoignage. :thumb_up: Il me permet de clarifier mes propres auto-analyses.

 

Au début de ma découverte de l'Ennéagramme (bientôt 4 ans !), j'ai réalisé que j'avais plein d'émotions qui se cachaient sous une couche de détachement. Au début, je m'en rendais compte avec l'auto-observation, a posteriori, et puis après parfois en direct live, sans toutefois pouvoir nommer et reconnaître facilement ces émotions. Je pouvais me rendre compte tout d'un coup, parce que j'avais décidé de m'auto-observer, que j'étais complètement stressée :peur:, ou déçue, ou triste, etc. C'était même assez surprenant de réaliser et vivre "d'un coup" toutes ces émotions. Maintenant le détachement émotionnel est plus subtil pour que je puisse le remarquer facilement. Je sais cependant que j'en fais toujours bien en cas de fortes émotions et/ou quand je suis en présence d'autres personnes (mais je crois que globalement, il est moins fréquent et moins fort qu'avant).

 

Depuis que j'ai pris connaissance de la tendance des 5 au mérite intellectuel ("on ne donne pas de perles aux cochons"), je fais plein d'effort pour répondre aux questions de manière inconditionnelle. Surtout au travail : dès qu'une collègue me pose une question, je m'efforce d'y répondre vraiment. Voire même de me déplacer jusqu'à son écran d'ordinateur pour bien être impliquée.

 

Bonne soirée,

Claire

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Rosso

Bonjour à tous,
 
J'ai reçu, il y a quelques jours, une invitation pour un concert d'un copain pianiste introverti qui, je pense, est 5. Dans l'invitation, il cite le philosophe taoïste Tchouang-Tseu qui disait que « le plus beau cadeau que l’on puisse faire à la parole est de se taire », ce à quoi il ajoute : « Le plus beau cadeau que l’on puisse faire à la musique est de l’abreuver de silences… »

 

Une jolie façon de rationaliser l'avarice ?

Cordialement,
Rosso

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Yves

Bonjour à tous,

 

Mon point de vue se trouve dans la conversation “Le goût des silences”.

 

Amicalement,

Yves

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Yves

Bonjour à tous,
 

Concrètement, voici ce que j'imagine pour faire du I avec les différents centres :

  • […]
  • Centre instinctif – Être physiquement présent (pause déjeuner, pause café), pratiquer la synchronisation posturale, interroger les personnes sur leur attentes, leurs besoins, leurs opinions.

Un jour, il y a longtemps, dans mon entreprise, un ancien m’a conseillé d’accompagner de temps en temps mes collègues à la pause-café. Accompagner un ou deux collègues que j’appréciais, oui, d’accord, à la rigueur, mais je fuyais comme la peste les attroupements, les papotages autour des distributeurs de boissons. Que c’était difficile de m’y résoudre.

À cette époque-là, je n’avais absolument pas conscience que, derrière cette phobie, se cachait le mécanisme d’avarice de moi-même, d’avarice d’informations (quelqu’un aurait pu me poser une question personnelle devant tout le monde) et d’avarice de temps.

De même, je déjeunais presque toujours seul, un sandwich vite avalé.

Amicalement,
Yves

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Claire5

Bonjour à tous,

Pas toujours facile pour moi non plus de participer aux pauses-café. Comme j'ai un rôle P important, c'est d'autant plus difficile quand la pause a lieu le matin à l'arrivée des équipes (et non en milieu de matinée par exemple) : difficile à peine arrivée et alors qu'il y a tant de choses à faire de commencer par une pause et du bavardage. Mais j'ai trouvé cet arrangement : j'arrive quinze à vingt minutes plus tôt que l'heure d'embauche, je vais dans mon bureau, regarde mes mails, commence à traiter des petits trucs, etc. Et ensuite je peux aller l'esprit plus libre au café en même temps que tout le monde (il paraît que les 5 sont des adeptes des horaires décalés).

Autre difficulté, la règle "Qui parle de boulot paye l'apéro" : eh oui, il faut être vigilant car certaines personnes ne souhaitent pas que les pauses-café se transforment en réunions de travail informelles. Sur mon précédent poste, j'avais remarqué que, lorsque le sujet de discussion était lié au travail, ça m'intéressait en général davantage.

Enfin il y a le type de collègues qui peut rendre une pause plus ou moins intéressante. Les pauses-café du type "mon weekend à Disneyland avec mes enfants", pour moi, c'est horrible. En ce moment, je suis sur des pauses avec personnel majoritairement masculin (désolée de faire des généralités sur les genres, mais je trouve les discussions plus techniques/sociétales, plus intéressantes) de type technicien (désolé de faire des généralités sur les catégories sociales, mais je me marre plus et je suis plus à l'aise qu'en comité de direction avec les cadres).

Ça me fait penser à ce bouquin que j'avais lu grâce au blog de Fabien [super, tu vas réactiver l'article comme ça], Humble Inquiry : The Gentle Art of Asking Instead of Telling [Version Kindle], où de mémoire l'auteur expliquait comment une équipe qui — entre autres — mangeait ensemble et partageait des moments informels type pauses cafés pouvait être plus fonctionnelle qu'une équipe où les relations étaient cloisonnées.
 
Bien amicalement,
Claire

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Autre difficulté, la règle ‘Qui parle de boulot paye l'apéro’’"

Ça, c'est une boîte bien avec des gens sympa ! Quoiqu'il n'est pas dit explicitement qui paye l’obligatoire apéro si personne ne parle de travail. C'est un gros manque.

 

Tu écris, Claire, que "certaines personnes ne souhaitent pas que les pauses-café se transforment en réunions de travail informelles". Cela semble logique car alors ce n'est plus une pause. En tant que 7, à l'époque où je travaillais en entreprise, celui qui osait faire ça était irrémédiablement classé dans la très vaste catégorie des cons :blush: incapables de lever le nez du guidon et manquant de la légèreté indispensable à une véritable humanité.

 

"Enfin il y a le type de collègues qui peut rendre une pause plus ou moins intéressante."

C'est là le problème. Un travail regroupe des gens qui a priori ont cela en commun… et parfois rien d'autre. Je me souviens avec horreur de mon dernier poste d'informaticien où l'équipe que je dirigeais ne parlait à table que football et bagnoles. Il n'avait pas fallu longtemps pour que la souffrance me fasse me désintégrer en 5 et que je disparaisse tous les midis et n'aille jamais en pause-café avec eux. Ce qui n'était pas génial en terme de management mais il y avait des limites à ce que j'étais capable d'endurer.

 

Très amicalement,

Fabien

 

P.-S. : "Super, tu vas réactiver l'article comme ça." Ne rêvons, je ne réactiverai que les articles pour lesquels il y a dans le forum un lien hypertexte, et encore, cela prendra du temps.

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Claire5

Bonjour Fabien,

"En tant que 7, à l'époque où je travaillais en entreprise, celui qui osait faire ça était irrémédiablement classé dans la très vaste catégorie des cons. :blush:"
Je suis en train de travailler à typer les membres de ma nouvelle organisation, mais il y en a d'ores et déjà trois pour lesquels le type m'est apparu rapidement commune une évidence : la directrice du pôle, 1, l'agent d'accueil, 2, et un chef d'équipe, 7.

Pour ce dernier, ma collègue m'avait signifié que son récent repositionnement dans l'organigramme en tant que chef d'équipe ne le satisfaisait pas et qu'il rencontrait des difficultés avec son responsable (un chef de secteur que j'encadre, supposé 6 mais à vérifier).

Un matin, ce chef de secteur débarque en pleine pause-café, pour non seulement parler boulot mais surtout signifier au 7 qu'il a rencontré des problèmes la veille au soir à cause de son travail mal réalisé (devant tout le monde) ! :peur: Aucune préservation de l'image du 7, pas de prise de rendez-vous pour parler d'un sujet désagréable !

Et dire que sans connaître l'ennéagramme, je n'aurais même pas relevé cette anecdote…

J'ai pu relater cet exemple à ma collègue qui s'en est servi pour expliquer au chef de secteur que sa relation au 7 pouvait être améliorée.

Bien amicalement,
Claire

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