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Yann

Qui se cache derrière François Hollande ?

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Yann

Bonjour à tous,

À la lecture de l'article "Qui se cache derrière Francois Hollande ?" (publié sur le site de L'Express et reproduit ci-dessous) portant sur la psychologie de François Hollande, je trouve une accumulation d'indices me laissant à penser que Mr Hollande est d'ennéatype 9 :

  • Au profil chaleureux
  • Empathique
  • D'humeur égale
  • En artiste du compromis, Hollande est passé maître dans l'esquive des conflits. Tous ceux qui le pratiquent le savent : c'est au ton de son "oui" qu'on peut entendre un "non", jamais prononcé clairement. Un formidable professionnel de l'embobinage, un spécialiste de l'entourloupe, s'amuse un ancien membre de la direction du PS. Pas de cri, pas de colère, pas de drame — jamais de problèmes, que des solutions !
  • S'il compte tant d'ennemis dans le parti, c'est d'ailleurs à cause de ce qu'il n'a pas fait, bien plus qu'à cause de ce qu'il a fait : les coups de téléphone qu'il n'a pas passés, le coup de pouce qu'il n'a pas donné, les engagements qu'il n'a pas honorés, les mots qu'il n'a pas prononcés. => Il déclenche peu de conflits, sauf… quand il n'agit pas.  :happy:
  • Ce que j'apprécie chez François, résume son vieux camarade Michel Sapin, c'est qu'il est exactement ce qu'il a l'air d'être. Ce n'est pas un type colérique qui se dissimule derrière un visage avenant. => Allusion à peine voilée à Nicolas Sarkozy, hyper-président de profil 8, souriant et affable lorsqu'il serre des mains, colérique et vindicatif à l'extrême en privé.
  • Dernier point, le rapport au corps, successivement négligé — obésité — puis contrôlé/réprimé à l'extrême avec l'obsession de la balance quotidienne.

Que pensez-vous de cette micro-analyse ?

Cordialement,
Yann
 

Qui se cache derrière François Hollande ?

Il vient d'être désigné candidat du PS à la présidentielle. François Hollande est un homme beaucoup moins simple qu'il n'y paraît. Proche des gens, et pourtant très solitaire. Portrait intime.

Un hiver comme celui-là, aucun homme ne peut souhaiter le vivre une seconde fois. Décembre 2006. Dans son bureau de Solferino, François Hollande est en quête de lui-même. La politique ? Un mois plus tôt, Ségolène Royal a été plébiscitée par les militants socialistes pour les représenter à l'élection présidentielle. Portée par une incroyable ferveur, la victoire dès le premier tour de la candidate du PS a mis un point final aux velléités du premier secrétaire, longtemps persuadé pourtant qu'un front commun aurait pu stopper la résistible ascension de sa compagne. Le voilà condamné, au nom du parti, à mettre la machine au service d'une femme dont il sait le mépris pour l'appareil, aussi profond que sa volonté de s'en affranchir. Lui, le patron, le chef, le premier d'entre eux, n'est plus qu'un pion sur l'échiquier, un soutier, un obligé.

La vie privée ? À la veille de Noël, les aléas d'une histoire compliquée l'ont séparé de sa famille, de ses enfants — "Je suis seule à crever, et je sais où vous êtes", murmurait Françoise Hardy dans son Message personnel. Entre deux histoires, entre deux amours, entre deux foyers, il lui reste sa mère, présence indéfectible, et ses yeux pour pleurer. Dans le décor sans joie de ce grand bureau froid lui vient la certitude, viscérale, brutale, que de cette extrême solitude il lui faut faire une clef, qu'il lui faut chercher au plus profond de soi la force de continuer — de tout recommencer. L'hiver 2006 est l'une des dates charnières du destin de François Hollande. "Dès lors qu'on n'est pas mort, on est fort", dira-t-il, cinq ans plus tard, devant les caméras de Canal+. L'homme qui vient d'emporter les suffrages du peuple de gauche est un survivant de son propre naufrage. Increvable. Insubmersible.

Étrange personnage que ce quinquagénaire à l'éternel sourire, sympathique et chaleureux. Il tutoie facilement, manifeste volontiers de l'empathie — pas le genre à se monter le col et à pointer la distance de sécurité. Un banquet républicain ? Il fait le tour de toutes les tables, salue un à un les 200 convives. Un meeting, une réunion publique ? Il peut perdre de longues minutes à papoter, au pied de la tribune. Il est simple d'abord, direct, disponible, d'humeur égale, loin de l'image du politicien dont la morgue, souvent, éloigne le passant. Rien de mondain ni de compassé chez ce député. Avec les journalistes, Hollande est encore en terrain connu. Non seulement il s'intéresse à leur travail, mais encore prend-il plaisir à passer du temps avec eux, à les regarder fonctionner, à comprendre leur façon de penser. Il aime plaisanter, il ne rechigne pas à perdre du temps. Il aime le contact. Il aime les gens. "Ce que j'apprécie chez François, résume son vieux camarade Michel Sapin, c'est qu'il est exactement ce qu'il a l'air d'être. Ce n'est pas un type colérique qui se dissimule derrière un visage avenant."

Malgré sa pudeur, sa vie familiale est exposée

Et pourtant. "Jamais vu un type si sympa. En une heure, vous êtes son pote, résume un élu dont il a été proche. Il vous emballe l'affaire avec une stupéfiante dextérité. Vraiment, vous y croyez dur comme fer. Jusqu'au moment où vous vous rendez compte qu'il faut prendre ce qu'il vous donne, mais qu'il ne faut jamais rien attendre de lui. Si vous êtes en demande, tout à coup, il n'y a plus personne ! Disparu, le François ! Je pense qu'on peut compter sur les doigts d'une main — et encore ! — les gens qui valent, à ses yeux, qu'il dévie du chemin qu'il s'est tracé."

Il y a les amis d'une heure et les amis d'une vie. Même ceux-là n'échappent pas à la règle : la politique avant les sentiments. Quand Jean-Pierre Jouyet, son "copain de chambrée" de l'école d'officiers de Coëtquidan et camarade de l'ENA, a accepté la proposition de Nicolas Sarkozy d'être secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, François Hollande a eu du mal à cacher son chagrin. Mais il a aussitôt rompu le contact, et les deux hommes ne se sont plus croisés tant qu'a duré l'aventure de l'ouverture. De la même manière, il a perdu le lien avec un proche qui enterrait sa mère et comptait sur sa présence. Mais il n'a pas su voler à son agenda surchargé la demi-journée qui lui aurait permis d'assister à l'enterrement. Il lui est même arrivé, lorsqu'il dirigeait le PS, d'oublier la soirée d'anniversaire de l'un de ses fils et d'aller parler de son engagement à la tête du parti sur une radio du service public, à la grande fureur de Ségolène Royal !

Seuls ses enfants, les deux filles et les deux garçons qu'il a eus avec sa première compagne, demeurent malgré tout le point tendre de l'armure, la faille dans cette carapace qui le protège depuis longtemps, quoiqu'il en ait perdu les rondeurs. Toutes ces années, il a transporté sa tribu dans l'espace familial, jonché des miettes de gâteau du goûter. En vacances, du temps des étés à Mougins, il joue les taxis, le cours de tennis de l'un, la leçon de natation de l'autre, toujours le premier à taper dans le ballon pour faire dribbler une ribambelle de gosses. Il est l'âme de ces heures d'insouciance, le cœur de cette pagaille organisée. Plus tard, comme beaucoup de parents séparés, il doit vivre avec la souffrance des enfants, leur colère face à des choix d'adultes, il doit répondre aux accusations de trahisons et aux fureurs d'adolescents. De cette blessure profonde jamais il ne dit un mot — interrogé, il y a quelques mois, sur l'engagement de sa progéniture dans la primaire, il expliquera juste pourquoi il ne souhaitait pas impliquer tel ou tel, soucieux de leur éviter de se trouver en porte-à-faux avec leur mère.

De manière assez paradoxale, l'intimité de cet homme si pudique, si secret, dont on sait à peine qu'il ne s'est jamais entendu avec un père autoritaire et qu'il a un frère aîné, est, depuis trente ans, l'une des plus exposées. En 1988, c'est en couple qu'il entre et qu'il s'affiche devant l'Assemblée nationale. À deux reprises, en mai 2001 et en décembre 2004, il pose en famille pour Paris Match. En 2007, leur séparation est une donnée politique à part entière dans la campagne présidentielle. Cette année, c'est encore une grille de lecture privée qui a sous-tendu la campagne de la primaire, dans l'affrontement d'un homme avec son ex-compagne. Et le ralliement de Ségolène Royal à François Hollande est un soulagement personnel aussi important qu'une victoire politique : une ligne de front s'est éteinte. "Ne vous y trompez pas, insiste l'un de ses fidèles, si François l'emporte en 2012 contre Nicolas Sarkozy, il faudra se souvenir du 12 octobre. Parce qu'à partir de ce jour-là c'est un homme public totalement serein dans sa vie privée qui a pris le chemin de la guerre."

D'autant que, en artiste du compromis, Hollande est passé maître dans l'esquive des conflits. Tous ceux qui le pratiquent le savent : c'est au ton de son "oui" qu'on peut entendre un "non", jamais prononcé clairement. "Un formidable professionnel de l'embobinage, un spécialiste de l'entourloupe, s'amuse un ancien membre de la direction du PS. Pas de cri, pas de colère, pas de drame — jamais de problèmes, que des solutions !" S'il compte tant d'ennemis dans le parti, c'est d'ailleurs à cause de ce qu'il n'a pas fait, bien plus qu'à cause de ce qu'il a fait : les coups de téléphone qu'il n'a pas passés, le coup de pouce qu'il n'a pas donné, les engagements qu'il n'a pas honorés, les mots qu'il n'a pas prononcés. Hollande ? Un "roublard madré", écrit sur son blog, en septembre dernier, l'ancien socialiste Jean-Luc Mélenchon, qui l'a beaucoup pratiqué. Madré : inventif et retors sous des dehors bonhommes. Le grand prix de camaraderie, et le premier à vous laisser tomber ! "Ce qui est exact, dit l'un de ses amis, c'est que François déteste se laisser coincer. S'il a le sentiment d'être enfermé, il commence à creuser pour sortir."

Ce refus d'aucune entrave, Hollande l'a théorisé jusque dans sa chair. Son poids, excessif, l'isolait dans la caricature du notable, rond de corps et d'esprit. Il a changé de peau, perdu des kilos. Il a pris ses marques dans l'anatomie d'un autre homme. Il a achevé sa mue, qui témoigne autant de sa ténacité que de sa volonté d'engager le combat. Au point d'en être obnubilé, quitte à monter chaque matin sur la balance. Un vrai réflexe d'anorexique, tout entier concentré sur le contrôle de son désir — "Ça va beaucoup mieux, j'ai arrêté de me peser !" confiait-il devant une salade, comme on se moque de ses propres lubies, à quelques journalistes, en avril dernier. Sa liberté, c'est aussi son scooter : "Avec ses aspirines, c'est à peu près le seul truc auquel il tienne vraiment, ironise un proche. François est un type qu'il ne sert à rien d'essayer d'accrocher, il vous filera toujours entre les doigts."

Solitaire par essence, blindé par expérience

Même lorsqu'il est touché par un propos blessant, le masque ne tombe pas. Et elles n'ont jamais manqué, les méchantes langues ! De "Flamby" à "Culbuto" en passant par "Monsieur petites blagues" et "la fraise des bois", jusqu'au cri du cœur d'Arnaud Montebourg, au printemps 2007 ("Le plus gros défaut de Ségolène Royal ? Son compagnon !"), ou, tout récemment, celui de Laurent Fabius ("Hollande président ? On rêve !"), l'ex-premier secrétaire a fait l'édredon. D'un mot, parfois, plus tard, lorsque l'agacement est passé, il botte en touche. Il y a quelques années, il a reproché à une journaliste, plusieurs semaines après son papier, d'avoir fait une allusion physique qu'il jugeait déplacée. Mais la plupart du temps, il se tait. Au fond, tout ça lui est un peu égal — François Hollande est un animal à sang-froid. La politique, chez lui, ne cède plus un pouce à l'affect. Solitaire par essence, blindé par expérience, il dissimule au plus profond tous ses anciens désarrois, les traces de ses tourments d'enfant, "Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits/Qui compriment le cœur comme un papier qu'on froisse", chères à Baudelaire. Malgré les apparences, lui ne fendra jamais l'armure.

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Fabien Chabreuil

Bonjour Yann,

Bienvenue sur ce forum !

Oui, l'ennéatype 9 est depuis longtemps (cf. par exemple "Vox Populi", 30 mai 2005) mon hypothèse préférée pour François Hollande. On peut y ajouter une probable variante alpha, et un sous-type Conservation que manifestait sa rondeur et que confirment les aspirines mentionnées dans cet article !

 

Ségolène Royal, qui outre l'avoir côtoyé politiquement a été sa compagne pendant 25 ans, n'a-t-elle pas déclaré au Figaro : "Le point faible de François Hollande, c'est l'inaction. Est-ce que les Français peuvent citer une seule chose qu'il aurait réalisée en trente ans de vie politique ? Une seule ?"

Nous allons avoir le loisir de compléter ce portrait d'ici fin avril 2012 et peut-être au-delà…

Très amicalement,
Fabien

 

Source : François-Xavier Bourmaud, "Royal éreinte Hollande et Aubry", Le Figaro, 7 septembre 2011.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

Le site du Monde publie ce matin un article intitulé "Le mode de travail de François Hollande suscite des questions chez ses proches" et signé David Revault d'Allonnes & Thomas Wieder. Extraits :
 

"En écoutant tout le monde avec courtoisie, il donne l'impression d'accorder la même importance à chacun", observe Vincent Peillon, qui fut son porte-parole au PS. […]

"Il s'énerve rarement, il n'est pas du genre à vous balancer ses parapheurs à la figure, ce qui ne l'empêche pas d'avoir des colères froides", témoigne son conseiller en communication, Olivier Faure, secrétaire général du groupe PS de l'Assemblée nationale.

 
Très amicalement,
Fabien

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

Cette après-midi, je me suis retrouvé dans une de ces salles d'attente où trônent de vieux journeaux. J'allais sortir mon livre quand mon œil a été attiré par un ancien numéro de L'Express (n° 3146, 19 octobre 2011) qui affichait un dossier intitulé "Hollande intime". Dans ce dossier, il y avait l'article que Yann avait posté à l'époque et, page 54, un autre du même auteur qui, dans le cadre de l'hypothèse 9, va dans le sens d'une variante alpha :
 

Dieu ? « Une facilité »

Avant que Dieu ne lui inspire un bref « Pas de réponse », dans le dernier questionnaire auquel il s'est soumis sur le site du Point, François Hollande avait accepté d'en parler. C'était avec Jean-Yves Boulic, dans un livre paru en 2002 chez Grasset, Ceux qui croient au ciel et ceux qui n'y croient pas. « Je suis arrivé à un point où ce qui s'impose, disait-il, c'est plutôt la conviction que Dieu n'existe pas que le contraire. » Question : « Êtes-vous quelqu'un qui ne croit qu'à la raison ? » Réponse : « Pour bien appréhender une situation, mieux vaut expurger tout ce qui provient de la passion, de l'emportement, parfois même des sentiments. Je préfère me fonder sur l'intelligence que sur l'intuition. » Question : « Est-ce aussi parce que la rationalité gouverne votre esprit que Dieu, même à titre d'hypothèse, n'y a plus sa place ? » Réponse : « Dieu a été, et reste encore, une facilité. Il permet à l'homme de penser, ou du moins d'espérer, que toutes choses n'étant pas de ce monde, ses insuffisances et ses limites peuvent être dépassées par un au-delà prometteur. Le fait d'avoir adopté le principe que la vie est ici et maintenant [...] m'a rendu plus exigeant à l'égard de moi-même [...]. »

 

Très amicalement,
Fabien

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Hier, j'ai bien souri en voyant dans une librairie cet ouvrage dont le titre résume assez bien l'ennéatype 9 :

 

Hollande_gentil.gif

Très amicalement,

Fabien

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Wallace

Bonjour,
 
Le site de Marianne a publié ce matin un article très critique sur François Hollande. En dehors de sa politique, voici des extraits concernant sa personnalité :
 

« Pépère », comme on le surnomme à l'Elysée, est condamné. Mais Hollande est-il pour autant fichu ? […]
 
« Pépère » tranquille, mais qui n'a pas la force de Mitterrand. « Hollande est tranquille, mais il lui manque la force », relève, impitoyable, le député UMP Jérôme Chartier. Et à gauche, cette remarque touche au point sensible. Le président est peut-être sympa, sans aucun doute même, et ça change de son prédécesseur. Mais, comme le confesse un de ses très proches, « ce n'est pas d'un président compagnon qu'on a besoin aujourd'hui, ni d'un président pour période florissante, mais d'un chef de guerre contre la crise économique. » […]

Pourtant, ses amis de toujours s'interrogent pour mieux le piquer : «Ce n'est pas son tempérament de secouer le cocotier.» Placide, mesuré, le président ne s'est jamais lancé à l'eau sans bouée, ni ne s'est décidé à franchir le Rubicon sans avoir longuement tâté auparavant l'eau. Son intelligence extrême le pousse aux arbitrages et à laisser les événements trancher pour feindre de les organiser, plutôt que de choisir l'audace et l'anticipation. L'énarque provincial, qui a appris l'économie dans les livres, n'est pas un prophète ni un pirate. Ce n'est pas même un romanesque, puisqu'il n'a jamais lu que des rapports et des livres d'histoire. On l'a rarement vu monter à l'abordage sans qu'il y ait du monde devant. Sauf pour la bataille présidentielle, et ce ne fut pas rien.

 
Très amicalement,
Wallace
 
Source : Nicolas Domenach (avec Anne Rosencher), "Hollande a-t-il déjà échoué ?", Marianne, 28 mars 2013.

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Wallace

Bonjour à tous,

 

Après Marianne cité dans mon message précédent, ce sont Le Point et L'Express qui voient dans François Hollande un 9 désintégré. Voici les couvertures des numéros publiés ce matin :

 

post-49-0-82311000-1365668297_thumb.png post-49-0-29845200-1365668306_thumb.png

 

Bon, la couleur politique de ces magazines étant ce qu'elle est, il y a peut-être un peu de parti-pris sur le niveau d'intégration ! Mais sur le type sans doute pas.

 

Rassurez-vous, je ne vais pas faire la revue de presse pendant quatre ans encore.

 

Très amicalement,

Wallace

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Aurolaf

Salut Wallace ,

 

"Rassurez-vous, je ne vais pas faire la revue de presse pendant quatre ans encore."

Dommage, je croyais que tu étais à Hollande ce que Coriolan est à Sarkozy ! :rofl:

 

Et moi, j'aime bien vos deux revues de presse !

 

Bien amicalement.

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Fabien Chabreuil

Bonjour,

 

Hier soir, au journal télévisé de France 2, j'ai entendu Pierre-René Lemas, le secrétaire général de l'Élysée qui a avec lui "une grande proximité au quotidien", dire de François Hollande : "Moi, je l'ai jamais vu piquer une colère. Je l'ai jamais vu piquer une colère. Je l'ai vu manifester des gestes de mécontentement à telle ou telle circonstance, oui, ça oui, mais de colère, ah non jamais, non non non non. Il est très… Il a énormément de sang froid."

 

Très amicalement,

Fabien

 

Source : "La méthode Hollande", Journal de 20h, France 2, 19 mai 2013.

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Sixtrouille

Bonjour à tous,

 

Ce matin dans l'édito politique de France Inter, cette anecdote : "Rappelez vous la fameuse histoire que raconte Fabius sur la virtuosité de Hollande à ce sujet : « Un socialiste vient le voir et lui dit qu'il est 6 heures du matin. Un autre lui affirme qu’il est 6 heures du soir. On est d’accord, répond Hollande, il est 6 heures. »"

 

Tout le monde il a raison, n'est ce pas ?!

 

Bien cordialement.

 

Source : Thomas Legrand, "L'Édito politique", France Inter, 22 mai 2013.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

Une petite pierre à l'édifice : "Depuis un an, on ne compte plus les ministres, les députés, les barons socialistes et même les conseillers qui racontent les mêmes scènes : décrocher un rendez-vous avec le président de la République, penser l’avoir convaincu, se dire en sortant que finalement, il est resté flou et découvrir, plus tard, dans la presse, que l’arbitrage leur est défavorable."

Très amicalement,
Fabien

Source : Lénaïg Bredoux, "Hollande, l’hyperprésidence solitaire", Mediapart, 12 juillet 2013.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

L'actualité vient de nous offrir une remarquable illustration de l'ennéatype 9 (dont il devient de plus en plus difficile de douter) de François Hollande.

 

Rappelons les fait pour ceux qui liront ce forum au troisème millénaire ! La famille Dibrani réfugiée en France et dont le père est originaire du Kosovo a été expulsée vers ce pays le 14 octobre dernier, après avoir épuisé tous les recours juridiques possibles. Leur fille, Leonarda, 15 ans et élève de 3e, a été interpellée alors qu'elle participait à une sortie scolaire pour être reconduite à la frontière en même temps que sa famille. De nombreux sympathisants et des personnalités de gauche se sont alors indignés, et des manifestations lycéennes ont été organisées pour réclamer le retour en France de Leonarda et sa famille. Par ailleurs, un sondage BVA réalisé les 17 et 18 octobre affirmait que 65 % des Français étaient hostiles au retour de Leonarda. Il semble au moment où j'écris ce message que la situation de la famille Dibrani et le déroulement de l'arrestation de Leonarda ne ne soient pas exactement ce qui avait été rapporté par la presse au début de l'affaire.

 

Que fait alors François Hollande le 19 octobre ? Une habile tentative de synthèse à la 9 dont il est si friand, et je dirais à la 9 alpha privilégiant le mental sur l'émotionnel :

  1. Pour faire plaisir à l'opinion et à Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, il confirme l'expulsion de la famille ;
  2. Pour faire plaisir à la gauche, il étend la sanctuarisation de l'école aux activités périscolaires ;
  3. Pour faire faire plaisir à la gauche sans fâcher Manuel Valls, il ajoute une touche « humanitaire » et autorise Leonarda à revenir en France continuer ses études, mais sans sa famille.

Pour cet ennéatype comme pour les autres, l'ego tombe souvent dans ce qu'il veut le plus éviter. Ainsi comme cela peut arriver aux 9, vouloir faire plaisir à tout le monde — ce qui dans ce cas était mission impossible, n'importe quelle décision aurait été critiquée — conduit à ne faire plaisir à personne, vouloir éviter le conflit conduit au conflit. Les réactions ont été quasi unaniment négatives, bien évidemment dans les partis d'opposition, mais aussi au Centre, et même dans les partis de la majorité présidentielle, au point que le premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, a éprouvé le besoin d'exprimer des réserves sur la décision présientielle. La presse internationale s'est aussi déchaînée contre le président.

 

Ceci dit, ce n'est qu'une fois l'émotion et l'emballement médiatique retombés qu'on saura le réel impact de cette tentative de médiation 9.

 

Très amicalement,

Fabien

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Jérôme

Bonjour Fabien, bonjour à tous,

J'ai vu hier soir la chronique de l’humoriste Nicolas Canteloup à la télévision, et il a comme toi relevé et caricaturé les demi-mesures de François Hollande, analyse ennéagrammique en moins.
Il souligne que François Hollande a oublié de proposer d’envoyer toute la classe de la jeune fille au Kosovo.

Il a aussi soulevé un autre sujet d’importance : sa (re)prise de poids. À ce sujet voici un article trouvé hier dans le magazine L’Express :

Le sujet tabou à l'Élysée, ce n'est pas la situation des Roms, les couacs des ministres ou les chiffres du chômage, mais le poids du président… Ses conseillers observent un silence prudent sur cette question, alors que François Hollande — qui avait spectaculairement minci durant la campagne — a beaucoup regrossi. Rien de surprenant d’ailleurs. Ainsi un convive, qui a déjeuné cet été à l'Élysée, a été surpris par le menu (œufs mayonnaise, viande en sauce, tarte au chocolat) et par l'appétit du président qui se ressert volontiers. Le 15 septembre, après son intervention télévisée sur TF1, le chef de l’État fait largement honneur au buffet. « Personne ne lui dit rien, parce que manger, c’est la seule manière pour François de gérer le stress. Un régime en ce moment, c’est tout simplement inenvisageable », résume un ministre qui lui est proche.

Voilà qui illustre le mécanisme de défense de narcotisation du 9 qui, quand il se rapporte à la nourriture, donne son nom au sous-type conservation du 9 : Appétit.

Bien amicalement
Jérôme

Source : Élise Karlin, "Mais de combien a-t-il grossi ?", L'Express, N° 3249, 8 octobre 2013.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

J'aime beaucoup le dessinateur suisse Mix&Remix. Aussi ai-je beaucoup ri en découvrant ce dessin mettant en scène François Hollande :

 

Hollande_Mix_Remix.png

Serions-nous tous d'accord ?

 

Très amicalement,

Fabien

 

Source : je n'ai pas pu retrouver où ce dessin avait été publié pour la première fois. Il s'agit vraisemblablement de L'Hebdo de Lausanne dont Mix&Remix est un contributeur régulier.

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Yann

Bonjour,

 

Je relance ce sujet de 2011. :happy:

 

Franck Ferrand est "un journaliste, écrivain, historien, animateur de radio et TV" (source Wikipédia). Il tient une chronique dans Figaro Vox, où il a publié, le 2 mai dernier, "Comment l'Ennéagramme explique la rivalité Hollande-Valls".

 

Dans ce blog post-article d'opinion, Franck Ferrand type François Hollande en profil 9, Manuel Valls en 8, Jean-Marc Ayrault en 6, et lui-même en profil 5.

 

Sans pour autant s'affirmer spécialiste de l'ennéagramme, Ferrand affirme en conclusion "en savoir assez sur la nature humaine pour prédire un avenir difficile à l'actuel couple exécutif. Car plus le temps passera, et plus l'adéquation du caractère de l'un [Valls le 8] à la fonction exercée par l'autre [Hollande le 9] accentuera le fameux déséquilibre, déjà si perceptible entre eux. Lorsqu'on évolue à de tels niveaux, ce sont des tares qui ne pardonnent pas."

 

Qu'en pensez-vous ? Personnellement je suis en désaccord avec l'opinion de Ferrand sur l'inadéquation du profil 9 avec la fonction de dirigeant. Il n'y a pas que Hollande, il y a également les exemples d'Obama — souvent typé en 9 social, avec Michelle Obama en profil 3 — ou Édouard Balladur.

 

Les hommes politiques de type 9 sont probablement en permanence entourés de profils 8 qui recherchent le pouvoir — et ils apprennent à survivre, je suppose. :happy:

 

Amicalement,

Yann

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,
 
"Je relance ce sujet de 2011."
Il a été alimenté entre temps et, coïcidence amusante (bien sûr !), j'y serais venu poster ce matin. En effet, sur France Inter, j'ai entendu une chronique relevant une contradiction entre la réforme des collectivités territoriales envisagée par le gouvernement et une déclaration de François Hollande du 18 janvier dernier affirmant le rôle indispensable des départements :
 

Pourquoi cette déclaration qui va à l’encontre de la réforme annoncée ? À cause de regards. Juste après cette cérémonie, un ami de François Hollande est allé le voir et s'est étonné de la teneur de ses propos devant les Corréziens. « Pourquoi ? » lui a-t-il demandé. Réponse d’un François Hollande attendri : « Parce que j'ai vu dans leurs yeux qu'ils attendaient de moi que je leur dise cela. »

Il est bien évidemment toujours possible de douter de l'authenticité de ces propos, mais il rentre bien dans le cadre du personnage… sauf peut-être l'adjectif "attendri" !

 

"Il tient une chronique dans Figaro Vox, où il a récemment publié 'Comment l'Ennéagramme explique la rivalité Hollande-Valls'."

Merci beaucoup, Yann, d'avoir partagé ce lien. Voilà un type qui écrit : "Je ne suis pas, il s'en faut, un spécialiste de cette grille de lecture." Cela ne l'empêche pas d'avoir typé tous les présidents de la Ve République et les deux derniers Premiers ministres (plus sans doute quelques autres), et de savoir comment finira la relation entre Hollande et Valls. Est-il besoin de dire que ça m'énerve ? Allez hop, une nouvelle fois pour ceux qui ne l'ont pas lu : "Pour une écologie de la culture".

 

"Personnellement je suis en désaccord avec l'opinion de Ferrand sur l'inadéquation du profil 9 avec la fonction de dirigeant."

Tu as, bien évidemment, tout à fait raison. De toute façon, imaginer une incompatibilité entre un type quel qu'il soit et une fonction quelle qu'elle soit, c'est de la connerie (ça y est, je l'ai dit, ça va mieux ! :rofl:).

 

Comme tu le soulignes, il y a eu de très nombreux dirigeants d'ennéatype 9. L'acceptation des différents points de vue et la capacité à faire des synthèses et à aboutir à des consensus peuvent faire merveille. De plus, un 9 à ce type de poste peut décider sans difficulté parce qu'étant au sommet de la pyramide de l'État, il peut prendre position sans que cela déclenche trop de conflits.

 

Après, deux paramètres ont de l'importance : le niveau d'intégration de la personne et le degré d'urgence des décisions.

 

Quant à prévoir l'issue de la relation Hollande-Valls, Monsieur Ferrand devrait suivre un stage de Bases chez nous. C'est dès ce moment-là que nous disons que le niveau d'énergie d'un 8 et celui d'un 9 sont identiques, mais qu'ils sont utilisés différemment. Nous ajoutons que s'il y a bien une chose sur laquelle un 8 peut se casser les dents, c'est bien sur un 9 qui ne veut pas aller dans la même direction que lui.

 

Et donc nul ne peut savoir comment se terminera la relation entre François Hollande et Manuel Valls, si tant est bien sûr que ce dernier soit 8 ce dont je n'ai aucune idée pour le moment.

 

"Les hommes politiques de type 9 sont probablement en permanence entourés de profils 8 qui recherchent le pouvoir — et ils apprennent à survivre, je suppose."

Tu as raison. À ta liste de dirigeants de type 9, mes amis américains rajoutent Eisenhower (deux mandats de 1953 à 1961) et Ronald Reagan (deux mandats de 1981 à 1989), voire — mais cela fait moins l'unanimité, certains envisageant l'ennéatype 3 — Bill Clinton (deux mandats de 1993 à 2001). Peut-être 24 ans pendant lesquels tous les 8 étaient en hibernation ! :rofl:

 

Très amicalement,
Fabien
 
Source : Benjamin Sportouch, "La réforme territoriale : Hollande ou la recherche du temps perdu", France Inter, 20 mai 2014

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Jérôme

Bonjour à tous,

J'ai vu cet article de Franck Ferrand quand il est sorti début mai, et il m'a bien énervé. Je me suis inscrit sur le site du Figaro et j'ai commencé une réponse, et puis j'ai renoncé faute de trouver assez de sources fiables pour illustrer de manière assez grand public le fait que tous les présidents de la Cinquième République n'étaient pas des 8 et que l'ennéatype 9 était bien représenté notamment aux États-Unis.

Ça me fait toujours mal de voir l'Ennéagramme aussi maltraité par un article bâclé par quelqu'un qui a plus d'audience que de compétence en la matière, en tout cas sur la base de cet article.

Pour en revenir sur la compatibilité entre 9 et chef d'État, je me suis dit que plus le rôle de chef d'État est en retrait de l'opérationnel quotidien, et plus on attend de lui d'assurer la cohésion parmi les citoyens (Rôle I du PAEI pour ceux qui ont étudié le cycle des organisations), plus il a des chances de s’en sortir.

Ça rend le rôle plus ou moins facile à tenir pour un 9 en fonction des pays, et en France, je trouve que le contexte d'une cohabitation où c'est le premier ministre qui est en première ligne est plus favorable à un président 9. Indépendamment de cette réflexion ennéagrammique, je me suis dit quand Manuel Valls a été nommé premier ministre que ça me faisait justement penser à une cohabitation où le premier ministre éclipse le président, et d'une certaine manière le protège.

Je ne sais pas si Manuel Valls est 8, mais en tant que 9 qui a souvent besoin d'un moteur externe, j'apprécie souvent l'énergie et la protection de quelques 8 dans mon entourage. Je ne partage donc pas non plus l'avis de M. Ferrand sur les faibles chances de succès d'une doublette 8-9.

"Nous ajoutons que s'il y a bien une chose sur laquelle un 8 peut se casser les dents, c'est bien sur un 9 qui ne veut pas aller dans la même direction que lui."
Allez, je reconnais une petite fierté en relisant ça, l'ours qui se cache derrière le nounours comme vous dites aussi. :tongue:

Bien amicalement,
Jérôme

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,
 
"En France, je trouve que le contexte d'une cohabitation où c'est le premier ministre qui est en première ligne est plus favorable à un président 9."
Tu as entièrement raison sur le fait que la cohabitation pousse le président vers le rôle I. De par sa nature, un ennéatype 9 ne peut qu'en profiter à fond.
 
Ceci dit, je crois que le système est positif pour le président de la République quelle que soit sa personnalité. Sur les trois cohabitations qu'a connues la Cinquième République, le président s'est représenté pour un second mandat dans deux cas. À chaque fois, il a été brillamment réélu alors qu'il s'agissait successivement d'un 8 (François Mitterrand) et d'un 3 (Jacques Chirac).

Très amicalement,
Fabien
 
Suggestion de lecture : "Analyse d'une défaite annoncée".

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Thierry

Bonjour à tous,

 

J'ai vu cet article de Franck Ferrand quand il est sorti début mai, et il m'a bien énervé. Je me suis inscrit sur le site du Figaro et j'ai commencé une réponse, et puis j'ai renoncé faute de trouver assez de sources fiables pour illustrer de manière assez grand public le fait que tous les présidents de la Cinquième République n'étaient pas des 8 et que l'ennéatype 9 était bien représenté notamment aux États-Unis.

Cet article m'agace aussi. J'avais une idée de réponse sous un tout autre angle mais, tout bien réfléchi, je pense qu'il est vain d'essayer de remonter le niveau.

 

Amicalement,

Thierry

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Je me suis posé aussi la question d'une réponse et y ait aussi renoncé… Manquerions-nous tous d'espérance ? :cry:

 

Très amicalement,

Fabien

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

Revenons au sujet central de cette discussion, François Hollande. Si l'analyse de la personnalité de certains présidents de la République française fait débat, le propre de Hollande, c'est que tout le monde est d'accord. Extrait du jour :

Le mystère François Hollande (où va-t-il ?, que veut-il ?, et pourquoi se retrouve-t-il à errer dans cet État ?) n’est peut-être pas politique, mais concerne sa personne. […]

Et si le talon d’Achille de ce drôle de président, dont l’essentiel du programme était de chasser le président (Sarkozy), était d’être ce qu’il est. D’avoir les qualités qu’il a, et que tout le monde lui reconnaît. Une capacité prodigieuse à passer entre les gouttes, en disant à ses interlocuteurs ce qu’ils ont envie d’entendre. Une manière de se mettre à leur place. Cette empathie très chiraquienne a fonctionné en Corrèze. […] Cette capacité à négocier des arrangements qui a aussi fonctionné au Parti socialiste, au bon vieux temps de la synthèse, même si elle a laissé le parti dans un stade plus proche du massacre de Reims que du sacre du même nom…

 

Hollande c’est l’homme des face-à-face, des comités restreints, des relations directes, emballé c’est pesé, et tout le monde est content, sauf qu’au bout de deux ans, à la présidence de la République, tout le monde est mécontent. Sans doute parce qu’un pays, comme dirait Charles de Gaulle, c’est une certaine idée et pas la somme de petites concessions, en vue d’arrangements moyens.

 

Hollande a horreur des conflits. En campagne, pour faire plaisir à ses auditoires, il promettait de résister à Angela Merkel et à l’austérité. Une fois élu, pour ne pas déplaire à Merkel et aux tenants de l’austérité, il a signé le traité qu’il devait repousser. Il cède pour ne pas avoir d’ennuis. On dira qu’il n’a cédé qu’à la droite et au patronat. Pas tout à fait : devant les présidents de Conseils généraux, alors qu’il pensait le contraire depuis de longues années, il a assuré que les assemblées départementales ne seraient pas supprimées… De même, devant l’assemblée des maires de France, il a senti la protestation des élus de droite vis-à-vis du mariage pour tous, et il a inventé, dans un élan d’empathie, le monstre juridique d’une loi qui serait facultative et appliquée en fonction des humeurs, avant de se rétracter face à un autre public, celui des associations homosexuelles…

 

[…]

 

Que ce président soit un social-démocrate à tendance libérale sur le plan économique, c’est une évidence, voilà pour la cohérence ; qu’il ait cédé à tout propos en est une autre. Il a coupé les poires en deux, il a pris des dizaines de demi-mesures fiscales mais pas entrepris la grande réforme promise, il a fait voter une réforme bancaire plus proche de l’enveloppe vide que de la séparation des activités bancaires et des actions spéculatives, il a même coupé Leonarda en deux, en l’acceptant tout en repoussant sa famille, et cette multitude de prudences, d’atermoiements, d’évitements, n’a fait qu’embraser les oppositions et désespérer les soutiens.

 

Hollande n’a qu’une idée en tête : calmer le jeu. Ne pas diviser. Et plus il calme, plus il énerve. Plus il « rassemble » comme il dit, plus il morcelle.

 

On fait souvent le rapprochement entre lui et l’autre François, celui de 1981. […] Entre Hollande et Mitterrand il y a une différence fondamentale. Plus ça va mal, plus il s’enfonce et plus Hollande fait des sourires à son opposition. Plus c’est dur et plus il donne le sentiment de mollir. Mitterrand faisait le contraire. Plus c’était rude et plus il raidissait la nuque. Dans les années 90, sous Rocard le consensuel, alors que la droite se déchaînait sur les affaires, et que la gauche s’enfonçait dans les sondages, Mitterrand avait même inventé une expression. Il avait décrété qu’il fallait « colériser le débat ».

 

Hollande préfère les analgésiques. Il se trouve que ça met le peuple en colère…


Très amicalement,
Fabien

Source : Hubert Huertas, "Hollande ou le renoncement perpétuel", Mediapart, 29 mai 2014.

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Jérôme

Bonjour à tous,

Merci Fabien pour ces nouveaux extraits très parlants.

"Le propre de Hollande, c'est que tout le monde est d'accord."

Il y a au moins un sujet sur lequel son ego a atteint sa quête de consensus alors ! :happy:

 

Bien amicalement,

Jérôme

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Je ne sais pas vous, mais moi, le double dîner d'hier au soir — chez Guy Savoy au Chiberta avec Obama puis au palais de l'Élysée avec Poutine —, j'adore. Du point de vue de l'Ennéagramme bien sûr.

 

Très amicalement,

Fabien

 

Source : Guillaume Stoll, "Hollande dîne avec Obama, soupe avec Poutine : diplomatie à volonté", Le Nouvel Obs, 5 juin 2014.

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Yves

Bonjour à tous,

Un double dîner ?! À moins qu'il se soit laissé entraîner par son sous-type Appétit, je suppose qu'il n'a pas pu faire honneur à tous les plats. Si j'avais été un des cuisiniers, j'aurais été vexé. Mais je suppose qu'il n'y avait pas de risque de conflit avec les cuisiniers. Ouf !

Amicalement,
Yves

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Cécile Duflot vient de publier De l'intérieur, un bouquin destiné à tirer le bilan de ses fonctions de ministre de François Hollande et surtout à préparer la suite de sa carrière politique. Je ne l'ai pas lu, mais dans les bonnes feuilles publiées par la presse, j'ai relevé les extraits suivants :

 

Son problème n’est pas de ne pas savoir décider, c'est de vouloir toujours trouver la solution qui ne fait pas de vagues. Résultat, cela ne fait pas de vagues, mais cela crée un tourbillon qui aspire tout le monde vers le fond.

 

[…]

 

Sa principale qualité est son calme. Il a des ressources de contrôle de lui-même impressionnantes, et cela reste à mes yeux une qualité primordiale à son niveau de responsabilité. Son principal défaut est de ne pas dire ce qu’il pense. […] Faute d'avoir voulu être un président de gauche, il n'a jamais trouvé ni sa base sociale, ni ses soutiens. À force d'avoir voulu être le président de tous, il n'a su être le président de personne.

Très amicalement,

Fabien

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"C'est pas la loi du siècle, la loi Macron. C'est une loi pour le siècle prochain."

Voici ce qu'a déclaré François Hollande, hier matin, sur France Inter. Nous disons dans le stage Entreprise que le 9 n'aime pas travailler sous la pression du temps. Cela se confirme… :rofl:

 

Très amicalement,

Fabien

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Wallace

Bonjour à tous,

 

Jusqu'ici cette conversation a plutôt parlé des limitations de l'ennéatype de Moi-Président et comment il créait des conflits en souhaitant les éviter.

 

À l'inverse, sauf peut-être pour la fin de journée de dimanche, son attitude pour gérer les suites de l'attentat contre Charlie Hebdo semble faire une quasi-unanimité. Son goût de la synthèse et du consensus parait s'être exprimé avec facilité dans un contexte d'émotion partagée par énormément de Français. Pensez-vous aussi que son ennéatype était idéal dans cette situation et qu'il y a enfin réussi à exprimer le rôle I ? (Voir l'article de Fabien écrit lors de son élection.)

 

La question pour le pays est de savoir s'il saura continuer à le tenir.

 

Très amicalement,

Wallace

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Thierry

Bonjour Wallace, bonjour à tous,

 

François Hollande, en tant que 9, a bien perçu ce qui était attendu de lui et il pouvait le faire. Ce rôle ponctuel s'étoffera-t-il ou restera-t-il ponctuel ? La présence d'un grand nombre de chefs d'Etat à la manifestation "Je suis CHARLIE" — quelles qu'aient été les raisons invoquées pour cette présence — donne, à mon avis, la réponse : les décisions seront très vraisemblablement renvoyées, autant que possible, aux instances internationales (Union Européenne, ONU). En d'autres termes, les problèmes systémiques demeurent, et restent compatibles avec l'inertie d'un chef d'État 9. Pour avoir une meilleure idée des capacités de François Hollande selon la situation, il serait utile de connaître son MBTI. Mes observations personnelles, par rapport à quelques 9 (alpha et mu), me laissent penser que le MBTI donne plus d'informations que la variante et le sous-type (en même temps, c'est normal : il y a plus de paramètres :happy:).

 

Très amicalement,

Thierry

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Pour avoir une meilleure idée des capacités de François Hollande selon la situation, il serait utile de connaître son MBTI."

S'il semble y avoir une quasi-unanimité sur le profil de MBTI de son prédécesseur (ESTP), ce n'est pas le cas pour François Hollande. Le plus souvent cependant, j'ai lu à son sujet des propositions de profil -SF-, mais j'ai aussi lu le contraire !

 

Je n'ai pas une compétence suffisante en MBTI pour avoir une opinion réellement défendable.

 

Très amicalement,

Fabien

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Daly

Bonjour,  
 
Après ces tragiques attentats du vendredi 13 novembre, beaucoup de commentateurs politiques ont mis en avant la posture du président de la république et en particulier son action et sa capacité à être à la hauteur du drame.
 
À première vue, cela peut paraître contraire à l'hypothèse du 9. En effet, le 9, comme il a été souligné jusque là, est un professionnel de l'évitement du conflit. On pourrait s'attendre donc que, face à un état de guerre, paroxysme d'un conflit, François Hollande devrait succomber à l'inertie.
 
Or ce qu'on perçoit dans les opinions, en tout cas ce que rapporte les critiques et les médias, montre le contraire. François Hollande a été moteur et a été gloablement apprécié pour ce qu'il a entrepris.
 
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ceci est tout à fait cohérent avec le fonctionnement d'un 9. Par moments, il sort de sa torpeur. Ici, c'est le danger du terrorisme qui a été le catalyseur. Le 9 se mue alors en un infatigable homme d'action pour apaiser la situation. François Hollande a effectué à cet effet un tour du monde diplomatique, juste après avoir convoqué un congrès national et lancé de nouvelles frappes sur Daech. Tout cela en l'espace de quelques jours.
 
Je poste ce message car je trouve qu'il s'agit là d'un bel exemple de la dynamique d'un 9, entre la compulsion de l'évitement du conflit et la recherche de la paix, orientation profonde du 9.
 
Bien à vous,
Daly

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Je suis d'accord avec toi, Daly, sur le fait qu'un 9 qui s'intègre peut être un "infatigable homme d'action" œuvrant pour "la recherche de la paix".

 

Bien sûr — ce n'est pas le lieu —, je ne porterai pas ici de jugement sur la politique actuelle de François Hollande, à chacun d'estimer si son action va dans le sens de plus de paix. Je veux juste réagir en termes d'ennéagramme à cette phrase : "On pourrait s'attendre donc que, face à un état de guerre, paroxysme d'un conflit, François Hollande devrait succomber à l'inertie."

 

Effectivement, quand le 9 est confronté à un conflit qu'il ne peut pas éviter, s'il n'est pas trop désintégré, il le gère. Mais y a-t-il conflit ici ? Ou plutôt François Hollande est-il partie prenante dans un conflit ? J'écrivais plus haut : "Un 9 à ce type de poste peut décider sans difficulté parce qu'étant au sommet de la pyramide de l'État, il peut prendre position sans que cela déclenche trop de conflits." Il me semble qu'on est typiquement dans ce cas. Les attentats ont provoqué le réflexe de regroupement de la nation derrière l'exécutif, et donc, sur le plan de la politique intérieure, de nombreux conflits se sont apaisés. C'est évidemment temporaire, et nous verrons comment évolue la posture de François Hollande.

 

Sur la plan de la politique extérieure, François Hollande s'est mis à faire ce qu'il a tout le temps fait : il cherche à élaborer une motion de synthèse… en remplaçant les courants du Parti socialiste par les États-Unis, la Russie, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la Turquie, l'Arabie Saoudite, l'Iran, etc. Ça va être un peu plus difficile. Là aussi, il n'y a pas vraiment de conflit personnel. D'abord, il s'agit de diplomatie dont Eric Linklatter disait qu'elle était "l'art de plonger dans des eaux troubles sans faire de plouf". Ensuite, la politique extérieure fait, en France, partie de ce qu'on appelle le domaine réservé du Président, et cette très anti-démocratique coutume fait que la politique extérieure de la France est l'objet de moins de contestations que les autres attributions du chef de l'État.

 

Il me semble donc que, si certains peuvent voir un changement de comportement chez François Hollande, il n'y a pas pour le moment de changement certain du point de vue de l'ennéagramme.

 

Très amicalement,

Fabien

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Ankhnaos

Bonjour à tous,
Bonjour Fabien,
 
Comme raconté à ce stage Bases (resuivi) à propos du "Oui" et du "Non" de François Hollande et des ennéatypes 9, voilà une séquence, avec sous-titres, de François Hollande à la COP 21 faisant les 100 pas et répondant à une journaliste :
 

 

— Monsieur le Président, vous pouvez nous dire un mot ?

— Oui.

— Et un petit peu plus ?

— Non.

 
Bonne vidéo à tous…
Thierry

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Wallace

Bonjour à tous,

« Monsieur petites blagues », comme le surnomme Nicolas Sarkozy, a encore frappé ! Mais il faut dire que celle-ci est plutôt fine, et j'ai beaucoup ri de le voir prendre ainsi la journaliste au pied de la lettre : merci Thierry. Il faut aussi voir son air ravi…

Très amicalement,
Wallace

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,
 
Un nouveau livre d'entretiens accordés par François Hollande à des journalistes, Gérard Davet et Francis Lhomme, vient d'être publié : “Un Président ne devrait jamais dire ça : secrets d'un quinquennat” [Version Kindle]. Je n'en ai lu que les bonnes feuilles publiées ici ou là. J'ai relevé deux extraits allant bien dans un portrait d'ennéatype 9 :

  • Une phrase de lui : "Je ne suis pas précis pour ne pas heurter."
  • Un portrait fait par son ami Stéphane Le Foll : "Il est très urbain et sympa, mais c’est un dur, une lame. Une carapace douce, et un noyau de métal. Il peut être très dur, ce salopard, sans te le dire franchement !"

Au-delà, il sera intéressant de chercher à comprendre ce qui a pu amener François Hollande à se confier ainsi mais j'ai l'impression qu'il est encore trop tôt.

 

Très amicalement,
Fabien
 
Source : Lénaïg Bredoux, "François Hollande, monarque en son miroir", Mediapart, 16 octobre 2016.

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Pocahontas

Bonjour à tous,
 
Nous venons de recevoir pour la bibliothèque le dernier numéro du magazine Le 1 (n° 133 du mercredi 7 décembre 2016) consacré à François Hollande.
 
Petit florilège d'extraits qui viennent confirmer le type 9, la variante alpha et le sous-type Conservation :

  • "[…] c'est un homme dur ; il a un grand appétit de vivre — le Guide Michelin est sa bible — et ne supporte pas de perdre une minute. Il n'a pas d'affect, pas d'empathie. Il est opportuniste et sait se servir des autres. […] Il fait semblant d'écouter ses conseillers et amis mais n'en fait qu'à sa tête." (Extrait de l'article « L'homme qui ne change pas » par Tahar Ben Jelloun)
  • "Son rapport avec les journalistes est unique. De Gaulle surplombait, Pompidou méprisait, Giscard irritait, Mitterrand manipulait, Chirac se protégeait et Sarkozy hystérisait. Lui est le plus accueillant, le plus bienveillant, le plus prolixe, le plus sincère. […] Il les traite comme des camarades. Il leur a toujours beaucoup parlé, aimé faire des bons mots sur tel ou tel, sans être destructeur, méchant. Reste la question de l'indiscrétion : il a toujours été un peu indiscret. Et c'est là qu'on en revient à son rapport étrange avec le pouvoir, qu'il assume sans l'assumer." (Extrait de l'article « Au fond, il n'incarne pas l'autorité » par Alain Duhamel)
  • "[…] Ce dernier [François Hollande] fut donc un second choix et ce n'est pas un hasard, mais bien une ruse de l'inconscient collectif, si les sarcasmes dont il fut la cible — ainsi le peu flatteur sobriquet de “Flamby” — sont en relation directe avec l'événement qui lui a valu l'accession au pouvoir : ils ciblent en effet une mollesse, cette flaccidité en contraste frappant avec le priapisme supposé de celui qui aurait pu présider aux destinées de notre pays. En avoir ou pas ? Affirmant le positif de son bilan et reconnaissant avec courage ses erreurs, c'est peut-être au moment où François Hollande annonce qu'il ne briguera pas un second mandat qu'il peut enfin assumer la première de ces deux options." (Extrait de l'article « En avoir ou pas » par Philippe Grimbert)
  • "[…] Lui-même [François Hollande] amateur de bons mots, il avait pris en apparence le parti de sourire de ces sarcasmes. Rien ne laissait transparaître la moindre irritation. Orgueilleux, il avalait les couleuvres sans broncher, attendait son heure sans que personne ne perce ses secrets ou ne comprenne sa véritable personnalité. […] François Hollande a fait la chattemite pendant près de trente ans, masquant la voracité de son appétit de pouvoir, “troublant l'eau autour de lui pour pêcher en eau trouble”, pour reprendre les mots d'Arthur Schnitzler dans Relations et solitudes : il a trompé son monde, tout sourire au-dehors, mais le cœur dur comme la pierre. […] Pour preuve de ces qualités d'homme d’État, il déclarait ce soir-là : “J'ai le sang froid.” Un lapsus qui en dit plus long sur lui que tous les commentaires. “Garder son sang-froid”, c'est-à-dire sa présence d'esprit dans l'épreuve, est sans aucun doute une vertu présidentielle indispensable. “Avoir le sang froid” est tout autre chose, une caractéristique reptilienne, l'expression d'une absence totale de sentiments. […] L'autre, bien sûr, existe mais il n'est pas considéré, sauf pour être instrumentalisé. […] Plus monarque que leader tant il s'est complu dans le costume de président, affable mais n'écoutant que son intelligence, arrogant dans son savoir-faire tactique, jamais ses mots ne sont allés au-delà de sa culture technocratique. […] cet homme [François Hollande] cache ses affects.L'affabilité est sa règle de vie publique mais elle est trompeuse. […] Son monde est le flou, même s'il n'y a pas de loup dans son histoire, simplement un caractère étrange où se mêlent autoritarisme, incertitude et vanité." (Extrait de l'article « Un politique au sang froid » par Denis Jeambar)

Je m'arrête ici mais la totalité du numéro vaut la peine d'être lue tant les descriptions faites de notre cher président de la République sont criantes.
 
Bonne journée à tous !
Pocahontas et Alice et le lapin :wink:

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Merci à vous deux de ces lignes éclairantes… Et impitoyables : cela a l'air d'être un sacré portrait à charge. Il est intéressant que les extraits cités semblent lui reprocher au moins autant son centre réprimé que son ennéatype même.

 

Très amicalement,

Fabien

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Pocahontas

Bonjour à tous,

 

En ce moment je vois que ça s'active un peu du côté des 9 :bravo:, et je repense à ce cher François Hollande.

 

Je me pose notamment la question suivante. Est-il possible qu'il ait renoncé à briguer un second mandat — une grande première sous la Cinquième République ! — pour pouvoir malgré tout exister aux yeux des gens et "briller" par son absence, en fait, comme un message à l'attention de son parti et une façon inconscience de dire au monde : « Regardez j'existe parce que je me suis cassé, et maintenant c'est le "foutoir" sans moi, et en plus j'ai été le premier à le faire comme je l'ai fait !". Cela s'explique t-il "égotiquement parlant" ?

 

Merci beaucoup.

 

Amicalement,

Pocahontas

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

C'est souvent une amère consolation pour les 9 de voir que l'importance de leur rôle de conciliateur devient évidente une fois qu'ils ont cessé de le remplir par de la participation périphérique.

 

François Hollande est certes un manœuvrier mais j'ai du mal à imaginer qu'il ait voulu cela. Ce qu'on savait laissait à penser que jusqu'au dernier moment, il souhaitait vraiment se représenter, mais tout est possible. Il suffit d'atteindre la publication de ses mémoires ou d'un n-ième livre de confidence à des journalistes ! :rofl:

 

Très amicalement,

Fabien

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous les ennéa-politologues,
 
Pauvre François Hollande, on ne parle plus guère de lui actuellement… et cela ne devrait pas s'arranger. Par contre, son ancien favori, Emmanuel Macron, est le chouchou des journalistes et des éditeurs. En attendant de peut-être devoir se pencher sur son ennéatype, un ouvrage qui lui est consacré et dont Les Échos publie les bonnes feuilles confirment une fois de plus la répression du centre émotionnel chez Hollande :
 

En tout cas, la disparition de [sa] grand-mère en 2013, alors qu'il est secrétaire général adjoint de l’Élysée, marque la rupture profonde avec François Hollande. À l'époque, Emmanuel Macron est dévasté. Au point que Brigitte appelle certains de ses proches pour leur demander de se manifester.

L'un deux se souvient que le conseiller, sous le coup de l'émotion, lui dit, quand il vient le voir : « C'est fini avec Hollande. » Et de lui expliquer que la réaction du président de la République, lorsqu'il lui a annoncé le décès de cette personne si importante, avec une phrase banale du type « c'est triste de perdre sa grand-mère, moi aussi j'étais triste quand j'ai perdu la mienne », lui a fait comprendre de quel bois mort est fait le chef de l’État.
 
« C'est à ce moment-là, assure cet ami, qu'il s'est mis à traiter Hollande d'égal à égal », à ne plus se sentir son obligé, comme il l'admettra quelques mois plus tard. On pose la question à Macron. « Ce n'est pas faux, répond-il. La manière dont a réagi François Hollande en apprenant la mort de ma grand-mère, je n'aimerais pas avoir la même ! » À quoi tient un destin politique.


Très amicalement,
Fabien

 

Source : Anne Fulda, Emmanuel Macron, un jeune homme si parfait, Paris (France), Plon, 2017. [Version Kindle]

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Pocahontas

Bonjour,

 

Voici deux phrases de François Hollande que j'ai relevées ce matin dans cet article qui reprend les éléments d'une interview à paraître aujourd'hui dans L’Obs. Il y fait le bilan de son quinquennat et aborde notamment son avenir après son départ de l’Élysée.

 

"Je pars […] en ayant toujours veillé à ne rien montrer de mes fêlures, de mes blessures. Question de pudeur."

Une phrase encore en faveur d'une répression de l'émotionnel et que je pourrais faire mienne sans problème.

 

"Aujourd'hui, je suis à deux doigts d'être aimé !"

Il prononce cette dernière phrase en riant. Je l'ai quant à moi trouvée frappante de justesse en faisant un parallèle avec le caractère de mon mari chez lequel tout transpire le besoin incommensurable d'être aimé.

 

C'est une soif insatiable !

 

Bien cordialement,

Pocahontas

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