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l’ennéagramme

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Sixtrouille

Domaine et dichotomie du 6

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Sixtrouille

Bonjour Fabien, bonjour à tous,

 

De retour sur le forum après une longue interruption. Cela me fait plaisir de vous retrouver, amis virtuels. :calin: (Waouh ! Le centre émotionnel va mieux !)

 

Depuis, quelques temps, je m'interroge sur la question abordée en stage Ailes des domaines et dichotomies, concepts créés par Oscar Ichazo. Ce que j'en ai noté : le domaine est une préoccupation présente 24h/24 en arrière plan ; on va s'y investir ou se désinvestir de manière excessive. Pour le 6, le domaine est "activités de travail et de divertissement", et la dichotomie "batailleur, dégonflé". Ces derniers temps, je sens que j'ai une forte préoccupation d'agenda et de charge. J'ai donc pensé que ce concept pourrait m'aider, bien qu'il reste flou pour moi.

 

Patricia et Fabien m'ont apporté d'autres éclairages.

Patricia : c'est une préoccupation permanente de l'ego qui stimule l'occupation à tout prix car faire est une de ces manières de survivre. Le travail (vers l'intégration) consiste donc à réduire cette pression.

Fabien : souvent le 6 n'accorde pas suffisamment de temps à ses activités de loisirs et privilégie le travail. Le travail (vers l'intégration) est d'équilibrer travail et temps libre.

 

Je me mets souvent en situation de stress et de pression par différents comportements : procrastiner, attendre la dernière minute pour faire les choses, perdre du temps même quand j'en ai largement en narcotisant.

 

Mes questions : comment puis-je me servir du concept "activités de travail et de divertissement" ? Quels exercices concrets y sont associés ?

 

Par ailleurs, "batailleur, dégonflé" ou "phobique, contre-phobique" a-t-il un lien avec "activités de travail et de divertissement" ? Si oui, lequel ? Y a-t-il des choses écrites sur le sujet ?

 

Je serais également ravie de lire vos témoignages sur le sujet.

 

Très bon week-end à tous.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Souvent le 6 n'accorde pas suffisamment de temps à ses activités de loisirs et privilégie le travail."

Ou le contraire, même si j'ai l'impression que c'est un peu plus rare.

Il me semble que tu as zappé une partie de ma réponse, à moins que ce ne soit moi qui ait été incomplet. :blush: Bref, la dichotomie peut amener aussi — surtout en fait — à être incapable d'être actif, ou au contraire d'être sans activité. Dans ce cas aussi, il s'agit d'équilibrer.

 

"Par ailleurs, 'batailleur, dégonflé' ou 'phobique, contre-phobique' a-t-il un lien avec 'activités de travail et de divertissement' ? Si oui, lequel ?

La dichotomie est toujours en relation avec le domaine. Ici batailleur égale surinvestissement, toujours sur la brèche, toujours en pleine activité de travail et/ou de loisir. Dégonflé, c'est le contraire.

 

Y a-t-il des choses écrites sur le sujet ?

À ma connaissance, non.

 

"Quels exercices concrets y sont associés ?"

Ce mécanisme égotique est, comme les autres, une succession de transes hypnotiques à observer et déconstruire.

 

"Je serais également ravie de lire vos témoignages sur le sujet."

Ma mère se couchait vers minuit, se levait vers 3 ou 4 heures et n'arrêtait jamais : suractivité orientée travail.

 

Très amicalement,

Fabien

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Jorune

Bonjour Sixtrouille,

 

Pour ce qui me concerne, j'ai tendance, si je n'y prends garde, à catégoriser les activités en deux types : et ceci quel que soit les domaines (travail, famille, amis, passions, divertissements, engagements associatifs, etc.) : celles qui me concernent et celles qui ne me concernent pas.

 

Les premières sont l'objet de toute mon attention, loyauté oblige, et parfois aussi considérées comme urgentes et prioritaires car elles sont entrées dans mon champ de vision. Le tout avec un sentiment de peur pouvant aller du souci persistant :perplexe: à la panique :peur: :sick: :peur: :angry: si je ne fais pas ce que j'estime devoir faire pour la circonstance.

Les autres sont tellement secondaires qu'il faut me les rappeler quinze fois avant que je ne réagisse, et encore en rechignant (qu'est ce que c'est encore que ce truc inutile qu'on veut me faire faire ? :sour:).

 

Le tout fait que certains week-ends, je suis capable de me construire un programme pour une semaine, avec un douloureux sentiment d'inachèvement :sad: à la fin du week-end car je n'ai évidemment pas réalisé la moitié de ce que je pensais faire.

Idem pour certaines semaines au travail.

Évidemment, j'en sors épuisée et mécontente de mes réalisations…

 

Pour diminuer la pression, je prends maintenant le temps de faire la liste de ce que je n'ai pas pu faire (histoire de ne pas oublier) et de ré-étaler mon programme : déjà, je me stresse moins avec des supposées urgences dont certaines se règlent toutes seules avec le temps ; ensuite, je suis certaine de ne pas oublier un truc important, et cela diminue aussi le sentiment de peur.

Au final, je regarde la liste des activités achevées et comme elle m'apparait alors sacrément longue, je me dis que j'ai déjà bien avancé et j'en arrive alors à m'accorder une pause :cool: et parfois aussi à m'intéresser aux trucs inutiles qu'on veut me faire faire.

 

Cordialement,

Jorune

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Claire5

Bonjour Sixtrouille,

 

"Je serais également ravie de lire vos témoignages sur le sujet."

Je n'ai pas encore fait le stage Ailes. Mais j'ai beaucoup d'amies 6, et j'ai toujours observé un très net surinvestissement dans le travail chez elles (dont elles n'avaient pas l'air d'être conscientes). Peut-être que ces exemples pourront t'aider :

  • Une de mes meilleurs amis de prépa me disait à l'époque : "Quand j'aurais intégré une école, le rythme sera plus cool, je profiterai de mes week-ends." En école, elle me disait : "Quand je serai en stage, il n'y aura plus d'examens à réviser, je profiterai de mes week-ends." Et maintenant, elle me dit : "En stage, il y a avait un rapport à rendre à la fin, mais maintenant que je travaille, je vais pouvoir profiter de mes week-ends." Alors là, pour le coup, c'est moi qui est un doute. Mais peut-être, quand elle sera à la retraite…
  • Une autre amie, 6 mu X++, elle, battait tous les reccords de surinvesstissement ! Elle arrivait à la fois : à bosser à fond pour ses études, à faire toutes les soirées jusqu'à 5h du mat', et en plus de ça, après les cours et avant les soirées, elle faisait du baby-sitting chez ses voisines. Je précise qu'elle n'avait pas de problèmes d'argent particuliers, mais qu'elle travaillait en baby-sitting uniquement pour pouvoir se payer plus de loisirs… Et pouvoir se payer des Mojitos à toutes les soirées !
  • Enfin, une troisième amie 6 (Oui, elles sont sur-représentées dans mon réseau, je ne sais pas pourquoi. Je précise que je valide leur type à 100 %) a fait une thèse parce que, texto, elle "avait peur du monde du travail et avait besoin d'un structure forte". Elle s'est tellement surinvestie dans sa thèse qu'il était question qu'elle la soutienne au bout de 2 ans au lieu de 3 ! Comme finalement ce n'est pas ce qui va se faire, je lui ai dit : "Bah c'est cool, comme ça la troisième année, tu pourras ne rien glander puisque tu as fini !" Mais non, elle m'a répondu qu'il y aurait d'autres trucs à faire…

Enfin voilà, moi à côté, ça me confirme que je suis une grosse feignasse ! Ah oui, la dernière copine : tous les dimanche soirs, quand on rentrait de l'escalade, on devait passer à son labo pour qu'elle mette en route des manips'. Imaginez : une semaine qui commence le dimanche soir. :surprised:

 

J'espère que je ne suis pas trop hors-sujet pour m'être risqué à répondre sur un sujet que je ne connaissais pas !

 

Bien amicalement,

Claire

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Harper

Bonjour à tou(te)s,

 

Il m'est arrivé d'avoir des activités de loisir au moins aussi prenantes, aussi impliquantes, etc. que le travail. Au point qu'à certains moments le stress devenait plus fort que le plaisir, à peu près équivalent à un stress de travail. En règle générale, ces périodes correspondant à une ou plusieurs des circonstances suivantes :

  • Une activité de groupe avec une forte pression sociale (de mon point de vue en tout cas :wink:) ;
  • Une période où le travail était ingrat, peu reconnu ou dans de mauvaises conditions ;
  • Une période calme suivant une forte activité côté travail (éventuellement suivie d'un peu de repos pour récupérer), peut-être pour meubler une impression d'ennui ? Peut-être pour me changer les idées après cette période intense côté travail ?

Je ne définirais pas les activités aussi radicalement que Jorune, mais on pourrait définir les niveaux d'implications suivants (du plus fort au plus faible) :

  • Implication obsessionnelle ou "annexe du boulot". Exemple : ma chorale dans les années 90.
  • Activité de travail ou de loisir normale. Exemple : ma pratique musicale actuelle.
  • Simple passe-temps plus ou moins agréable (mais pouvant occuper un certain temps). Exemple : mots croisés.
  • "Activité" particulièrement déplaisante ou ennuyeuse réduite au minimum syndical et autres obligations statutaires. Exemple : faire les courses.

En tout cas, faire 1h30 environ de musique tous les soirs me permet de prendre une distance salutaire avec le travail (ne serait-ce que ne pas m'attarder dans mon bureau parce que j'ai envie de rentrer me mettre au clavier), et de ne pas trop rêver d'emplois du temps en période de planification intense (ne pas en rêver du tout serait trop en demander à mon ego).

 

Notes à Claire : 1) La raison avancée par ton amie pour faire une thèse ne m'étonne pas. Je n'aurais pas, en mon temps, évoqué un besoin de structure forte (plutôt d'une structure connue où je pourrais trouver facilement ma place), mais j'aurais pu dire le reste. 2) Pour quelqu'un qui "ne connaît pas le sujet", tu disposes d'exemples très pertinents.

 

Amitiés,

Bénédicte

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Athéna

Bonjour à tous,

 

Je viens à nouveau de suivre le stage Ailes, et le fait de revoir les domaines et dichotomies me pousse à approfondir ma réflexion sur cette tension quasi permanente entre "travail et divertissement". Je sens cette préoccupation toujours présente. Le fait de savoir que c'est le domaine du 6 est déjà aidant. Cela me calme un peu, même si rien n'est résolu pour autant. Il suffit de s'y atteler ! Hum ! Voilà le Batailleur qui se réveille ! (Prise de conscience : "Ah, oui… C'est à ce point là !")

 

Jusqu'ici, j'avais observé combien j'oscillais entre "je veux faire" et "c'est trop, j'arrête et je n'ai plus envie de faire quoi que ce soit".

 

Il me semble que le "je veux faire" pourrait être un "je veux faire" exacerbé par le message parental "sois parfait". Cela implique que ce "je veux faire" devient un "je veux faire parfaitement" ce qui est encore plus épuisant. À ce rythme, le Dégonflé ne tarde pas à débarquer. Ce que je remarque, c'est que plus mon Batailleur est fort, plus mon Dégonflé surgit avec force et rapidité.

 

Il s'agit également de ne pas confondre l'impression de relâchement du Dégonflé (ego) avec le lâcher-prise (essence). La vigilance s'impose car je peux facilement m'égarer, me tromper moi-même.

 

"Dégonflé" est un terme tout à fait adéquat lorsqu'on se met dans le ressenti de ce qui se passe à ce moment-là. La tension créée par le Batailleur s'échappe et une sorte de bien-être s'installe. Mais ce bien-être qui me semble s'offrir comme un instant essentiel est tout de suite repris par l'ego qui "conseille" alors le repos : "C'est bon, je ne fais plus rien…"

 

Cet instant essentiel serait un instant à saisir pour une opportunité à aller vers l'essence. Durant ce court moment, je pourrais décider de mettre en place un équilibre, plutôt qu'un laisser-aller. Il me faut une grande volonté pour aller vers cet équilibre. L'observateur intérieur a fait le premier pas. Il s'agit maintenant de ne pas replonger et accepter de faire ce premier petit pas : "Ok, je mets ça en place !"

 

Par exemple, je me propose, dans un mois et demi, d'animer une journée sur l'EFT (Emotional Freedom Techniques). Mon Batailleur s'est mis en route pour un programme exigeant : combiner le travail professionnel, la vie familiale, continuer à étudier l'Ennéagramme, et participer au forum (chaque intervention me demande toujours beaucoup de temps…), et bien sûr préparer l'intervention (livres à lire, conférences à réécouter, pratiquer l'EFT, rédiger, faire le programme de la journée).

 

Le Dégonflé a surgi rapidement en disant : "Tu pourrais annuler ou demander à quelqu'un d'autre d'intervenir"… Consciente de ce mécanisme, j'ai décidé de ne pas céder et, bien aidée par l'exercice sur l'approche opérationnelle du stage Ailes, j'ai clarifié ce que la tension amenait comme confusion. Puis j'ai construit un programme "pas à pas" combinant "amusant" (aile 7) et connaissance (aile 5). Le résultat est que ma créativité est stimulée. Il me vient beaucoup d'idées et le plaisir d'organiser cette journée commence à monter.

 

Tout n'est pas gagné, je reste vigilante, surtout face au Dégonflé qui pourrait s'associer à la passion de peur et à la fixation de doute…

Cordialement,
Sophie-Athéna

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Cet instant essentiel serait un instant à saisir pour une opportunité à aller vers l'essence. Durant ce court moment, je pourrais décider de mettre en place un équilibre, plutôt qu'un laisser-aller."

Encore une très belle auto-observation, Sophie-Athéna ! Cet espace entre les deux poles de la dichotomie peut bien évidemment être généralisé à tous les ennéatypes. Je n'en avais jamais pris conscience, mais je vais m'observer pour valider cet insight. Merci en tout cas.

 

Très amicalement,

Fabien

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Kayla

Bonjour Sophie,

Merci pour cette nouvelle piste d'introspection !

Je vis justement une situation qui se prête à ce type d'observation, c'est donc un nouvel angle de vue, de ressenti et d'action. Je viendrai en témoigner. Le premier qui partage ouvre une nouvelle conversation dans la section "Théorie de l'Ennéagramme".

Bonne journée,
Kayla

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Athéna

Bonjour à tous,

Suite à mon message du 24 septembre 2014 ci-dessus et suite à la proposition de Kayla, je trouve qu'il serait très intéressant d'ouvrir un nouveau sujet pour aborder les domaines et dichotomies de tous les ennéatypes. Toutefois, je poursuis mes observations ici, car elles font suite à ma précédente intervention.

 

La prise de conscience de cet instant essentiel que j'évoquais la dernière fois est certes intéressante, mais pas si simple à appliquer. Je continue donc de relater mes observations.

 

Ce premier pas m'avait donc permis de ne pas plonger dans le Dégonflé. Je suis donc retourné vers le Travailleur en ayant à l'esprit de ne faire qu'un petit pas, puis un autre petit pas… Mais chassez le naturel, il revient au galop ! Le petit pas s'est allongé, puis les pas se sont accélérés et à nouveau l'affolement m'a gagné. La tension créée par l'excès du Travailleur était à nouveau là. À ce moment, j'ai pu observer que le Travailleur n'a qu'une vue globale. Il ne peut plus voir que la montagne, c'est-à-dire un ensemble affolant de tâches à accomplir. Il est incapable de voir le début du chemin qui est devant lui et d'y avancer tranquillement. Et à nouveau, il se lance dans sa course effrénée.

On parle souvent de prendre soin de son enfant intérieur dans différents enseignements. Il me semble que le mien est vraiment mis à mal par cette tension qui demande des choses impossibles au point d'en rêver la nuit. C'était un rêve très significatif révélant comment une partie de moi exige cet impossible : une mère exige que sa fille de 4 ans rentre seule chez elle, la clé de l'appartement autour du cou. La petite pleure d'une manière déchirante et je veux la consoler, la prendre dans mes bras, mais la mère l'interdit et l'enfant doit se débrouiller seule.

Quel rapport y a-t-il entre ce rêve et la tension causée par la dichotomie ? Pour moi, cette mère symbolique représente l'exigence implacable du Travailleur. Ce Travailleur est tellement compulsif qu'il ne peut et ne veut absolument pas écouter la voix (et la voie) de son âme et de son enfant intérieur qui a tellement besoin de douceur. L'enfant intérieur et l'âme ont besoin de temps de repos pour que l'on puisse les entendre et en prendre soin.

 

Et comme je l'ai déjà dit, c'est au moment où la tension est si forte que je suis prête à la lâcher au grand risque de retourner directement vers le Dégonflé. Et à nouveau, c'est l'instant clé à saisir pour aller vers son essence.

Pour se donner plus de chances et d'opportunités de profiter de ces courts instants, tous les exercices du stage Essence peuvent aider à préparer le terrain, mais pour moi, un peu de discipline m'est sans doute nécessaire. Encore la juste dose… ni trop, ni pas assez, car le Travailleur et le Dégonflé sont toujours là pour me piéger et me proposer des projets plus "alléchants".

Un autre aspect du rêve me fait me poser une question. Dans ce rêve, j'ai ressenti la solitude de l'enfant comme terrifiante. Y a-t-il un rapport avec la false core du 6 (stage Néti-Néti) et le domaine et la dichotomie ?

Encore une autre question : le travail fait partie du domaine du 6, mais dans quel(s) domaine(s) s'exerce le travail ? Est-ce le même pour tous les 6 ?

Je m'arrête là pour l'instant…
Très cordialement,
Sophie-Athéna

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Fabien Chabreuil

Bonjour Sophie,

 

Merci pour tes onbservations toujours intéressantes à lire.

 

"Y a-t-il un rapport avec la false core du 6 (stage Néti-Néti) et le domaine et la dichotomie ?"

L'ego étant créé pour se prouver que la false core est fausse, il y a forcément un rapport entre les deux concepts quel que soit l'ennéatype. Je n'y ai jamais réfléchi et je ne saurais donc le formuler, mais je vais me mettre un post-it mental pour y songer.

 

"Le travail fait partie du domaine du 6, mais dans quel(s) domaine(s) s'exerce le travail ? Est-ce le même pour tous les 6 ?"

Ce n'est pas le même. Comme pour tous les concepts décrivant un ennéatype, chaque personne a sa manière de le concrétiser.

 

Très amicalement,

Fabien

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Thierry

Bonjour Fabien et Sophie, bonjour à tous,

 

Ce qui me frappe concernant la dichotomie du 6 par rapport à sa false core, c'est qu'elle concerne le fait d'agir vis-à-vis des autres ou d'y renoncer, tandis que sa false core concerne le fait d'être avec les autres. Faire avec ou à l'encontre des autres fait figure de fausse solution pour se sentir plus être avec les autres.

 

Amicalement,

Thierry

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Ce qui me frappe concernant la dichotomie du 6 […], c'est qu'elle concerne le fait d'agir vis-à-vis des autres ou d'y renoncer."

Ni le domaine ni la dichotomie du 6 ne parle des autres. La dichotomie explore une attitude vis-à-vis d'activité dont rien de dit si elles sont solitaires ou non, si elles impactent les autres ou majoritairement soi-même. Bien sûr, l'orientation et la compulsion poussent le 6 à mettre en œuvre son domaine et sa dichotomie dans un cadre collectif, mais il y a des exceptions chez certains 6 très contrephobiques.

 

Très amicalement,

Fabien

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Thierry

Bonjour à tous,

 

Fabien, pour englober tous les cas et ne pas mettre de contrainte sur l'expression de la dichotomie, on peut généraliser ainsi : le 6 se confronte au monde pour être plus du monde. Ce que représente le monde dépend de ce à quoi le 6 est fidèle. La confrontation peut être éventuellement individuelle (intellectuelle, sportive). Est-ce suffisant pour justifier du domaine de dichotomie ? Les deux pôles correspondent à l'excès de confrontation et à l'évitement de la confrontation.

 

Très amicalement,

Thierry

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Est-ce suffisant pour justifier du domaine de dichotomie ?"

C'est une formulation intéressante, Thierry.

 

Les concepts de domaine et de dichotomie fait partie des travaux d'Oscar Ichazo et sont perçus comme une conséquence de la tension entre l'aile active et l'aile passive au sens de la définition structurelle des ailes. C'est d'ailleurs pour cela que nous les enseignons dans le stage Ailes.

 

Très amicalement,

Fabien

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Athéna

Bonjour Fabien, bonjour Thierry,

"Ni le domaine, ni la dichotomie du 6 ne parle des autres. La dichotomie explore une attitude vis-à-vis d'activité dont rien ne dit si elles sont solitaires ou non, si elles impactent les autres ou majoritairement soi-même. Bien sûr, l'orientation et la compulsion poussent le 6 à mettre en oeuvre son domaine et sa dichotomie dans un cadre collectif, mais il y a des exceptions chez certains 6 très contrephobiques."
Je ne m'estime pas contrephobique, et surtout pas très contrephobique, et pourtant le domaine s'exerce majoritairement avec moi-même.

Dans une moindre proportion, même si cela peut être intense, je vais faire pour ceux de mon groupe, me mettre au service, pour éviter la déviance.

La majorité du temps, je choisis de me réserver de grandes plages d'isolement afin de solliciter mon mental et je me mets la pression afin d'apprendre des nouvelles choses qui pourraient m'apporter une sécurité intérieure plus grande. Je n'ai jamais fini de chercher et découvrir des nouveaux outils avec lesquels je me stresse, car je voudrais tous les intégrer pour être encore plus en sécurité intérieure. C'est ce qui me motive… et ce qui me pourrit la vie. Aucune "efficacité", car j'ai beaucoup de mal à approfondir ! J'exerce mon domaine dans le Travail intérieur avec beaucoup d'attentes et peu de lâcher-prise, pas assez de constance. Quand j'ai beaucoup "fait", je fuis et narcotise. Le "trop" dans le domaine m'amène dans mon type de désintégration.

D'autre part, dès qu'il s'agit de solliciter le mental comme par exemple, participer au forum, je suis en surchauffe et je n'arrive pas à écrire pour le plaisir. Cela rentre dans le domaine du Travail et la tension monte. Il s'ensuit une période plus ou moins longue de décompression pendant laquelle je me sens fainéante.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Ni le domaine, ni la dichotomie du 6 ne parle des autres. La dichotomie explore une attitude vis-à-vis d'activité dont rien ne dit si elles sont solitaires ou non, si elles impactent les autres ou majoritairement soi-même. Bien sûr, l'orientation et la compulsion poussent le 6 à mettre en oeuvre son domaine et sa dichotomie dans un cadre collectif, mais il y a des exceptions chez certains 6 très contrephobiques."
Je ne m'estime pas contrephobique, et surtout pas très contrephobique, et pourtant le domaine s'exerce majoritairement avec moi-même.

Merci Sophie de ta précision qui me fait prendre conscience que je me suis exprimé de manière sans doute trop rapide. Le 6 souhaite une utilisation intérieure et extérieure de son centre préféré. Le domaine et la dichotomie s'applique donc à l'intérieur et à l'extérieur. Ma phrase, sans que ce soit très clair, parlait de l'application extérieure et laissait de côté l'application intérieure qui existe pourtant et que ton message décrit.

 

Très amicalement,

Fabien

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