Institut Français de

l’ennéagramme

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Conformément à nos conditions d'utilisation, ce forum est accessible uniquement en lecture les 21, 22 & 23 novembre 2017.

Jérôme

Exemple de bascule du centre mental et de désintégration d'un 6

Messages recommandés

Jérôme

Bonjour à tous,

 

Je voudrais vous raconter une situation vécue récemment de perte totale de moyens d'une 6. Je n'ai pas encore une pratique suffisante de l'ennéagramme pour m'en être rendu compte en temps réel, mais 2 heures plus tard, j'ai réalisé en rentrant chez moi en voiture et en repensant à la situation qui m'a touchée que c'était probablement un cas d'école pour illustrer la bascule du centre mental et la désintégration du 6.

 

Nous étions dans le cadre d'une formation collective sur le thème du management de situations collectives, et faisions une mise en situation de négociation entre direction et syndicats. La personne 6 jouait le rôle de la direction. Nous avions tous un rôle à tenir, et l'exercice avait commencé depuis quelques dizaines de minutes. Le rôle de direction était le plus difficile, bien évidemment. Notre 6 ne maîtrisait pas les débats (je pense que c'était le but de la formatrice), et la formatrice intervenait régulièrement pour commenter la situation, recadrer, rappeler les attitudes et règles que nous avions vues en théorie au préalable. Il était parfois difficile de savoir si nous étions dans la simulation ou en train d'analyser la situation. Ce flux d'information a au bout d'un moment été trop important pour notre 6, et nous avons clairement vu le centre mental basculer :sick:, la personne n'étant plus capable de dire ou faire quoi que ce soit.

 

À ce moment-là, la formatrice a poursuivi en expliquant que notre 6 aurait pu, voire dû arrêter l'exercice pour garder le contrôle sur la situation. Nous avons alors vu une forte émotion monter. :sick: :peur: Rétrospectivement je me suis dit que cette remarque (exprimée pourtant avec une grande bienveillance) a dû être vécue comme un reproche de non-respect des règles et de déviance, ce que le 6 cherche le plus à éviter.

 

La formatrice a alors arrêté l'exercice et a demandé à chaque participant quelle ressource il recommandait à notre 6 pour mieux pouvoir affronter ce type de situation à l'avenir. Du tour de table, il est ressorti spontanément plusieurs fois le courage et la confiance, la vertu et l'idée supérieure du 6. L'écoute de ces "conseils" n'a pas été supportable pour cette 6 qui a quitté la salle très émue. :sick: :peur: :sad: Ils ont probablement touché quelque chose de profond.

 

Je précise que cette personne a probablement pour groupe (ou parmi ses groupes) son entreprise, voir quelques personnes de la direction de son entreprise qui étaient présentes. Je pense qu'elle a pu se sentir délégitimée par ce groupe en se montrant incapable de gérer cette situation. Sachant que le groupe est ce qui reste au 6 pour combattre sa peur quand il perd son centre mental, je peux facilement comprendre que la perte de légitimité dans son groupe fasse entrer un 6 dans une perte de moyens vertigineuse.

 

En fin de journée, peu de temps après, nous avons fait un tour de table de debriefing de la journée. Une collègue de cette personne 6, faisant partie de son "groupe", et étant elle plutôt centre préféré émotionnel (3 ou 4), a alors ajouté qu'elle avait a plusieurs reprises pu compter sur notre 6 dans des situations difficiles, en mettant en avant leur complémentarité. C'était dit avec beaucoup de sincérité, et suffisamment contextualisé pour que ce soit authentique. Rétrospectivement, j'ai trouvé que cette re-légitimisation publique était très opportune. La personne a d'ailleurs apprécié il me semble.

 

Voilà, il m'a semblé que c'était vraiment un cas d'école sur le fonctionnement d'un 6, et je voulais le partager avec vous.

 

Bien amicalement,

Jérôme

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Fabien Chabreuil

Bonjour Jérôme,

 

Merci pour cette belle anecdote, effectivement très représentative.

 

"[…] exprimée pourtant avec une grande bienveillance […]"

Eh oui, la bienveillance ne suffit pas ! Les jeux de rôle sont un exercice difficile qui est à utiliser avec beaucoup de prudence et de respect. Il peut y avoir comme ici des débordements émotionnels et, à mon avis, le formateur doit essayer de s'assurer auparavant que la probabilité de mettre les participants en échec soit la plus faible possible, surtout quand le stage a lieu entre collègues qui se souviendront de ce qui s'est passé et éventuellement le raconteront. En fonction de l'ennéatype (un 4 social par exemple) ou du positionnement sur la Spirale Dynamique (la honte d'un ROUGE trop fort par exemple), une blessure durable peut en résulter.

 

De toute façon, il peut y avoir neuf raisons de se sentir mal dans une telle situation.

 

Très amicalement,

Fabien

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Sevan

Salut Jérôme, Fabien et les autres,

 

À ce moment-là, la formatrice a poursuivi en expliquant que notre 6 aurait pu, voire dû arrêter l'exercice pour garder le contrôle sur la situation.
Pourrais-tu préciser un point ? Est-ce que vous saviez que vous pouviez interrompre l'exercice ?

 

Soit la formatrice avait précisé que l'exercice était interruptible par tout le monde (donc que la personne 6 pouvait le faire), soit c'est vraiment dégueulasse !

Dans ce dernier cas, je ne vois pas comment on pourrait ne pas être mal à l'aise : un jeu (de rôle) comporte des règles, et pour moi dire "on arrête l'exercice", c'est du hors-jeu (ou du méta-jeu si vous préférez). C'est sortir temporairement du cadre du jeu. Visiblement la formatrice l'a fait plusieurs fois de suite, créant un flou. Si la 6 n'avait pas l'autorisation explicite, c'était briser la règle que d'arrêter de jouer !

 

Je suis d'accord avec Fabien : c'est une situation difficile pour beaucoup de monde. Pour un 9, avoir un tour de table avec les personnes de son équipe qui lui citent ce qui lui manque le plus (demander quelle ressource serait nécessaire pour affronter la situation à l'avenir, c'est demander "en creux" ce qui a manqué, non ?) pour le faire se sentir "perdu et séparé".

 

Amicalement,

Sevan

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Jérôme

Bonjour Sevan,

 

Pourrais-tu préciser un point ? Est-ce que vous saviez que vous pouviez interrompre l'exercice ?

Question très intéressante, à la base de pas mal d'autres parmi les participants. Cela n'a pas été précisé par la formatrice, et du coup certains ont pensé qu'ils pouvaient "méta-jouer", et d'autres qu'ils ne pouvaient pas. D'ailleurs ce n'est pas la formatrice qui a stoppé le jeu comme je l'ai dit par erreur dans mon premier message, mais un autre participant.

 

Si chaque ennéatype a une bonne raison de mal vivre ce moment précis, je trouve que le 6 est probablement le plus déstabilisé par cette prise à contrepied consistant à le mettre en situation de déviance alors qu'il s'attachait srupuleusement à suivre les règles (il y en avait un autre parmi les participants). Il m'a également semblé que les personnes ayant le centre émotionnel en premier ont été plus adaptatives à cette situation et en ont moins souffert. Je reste prudent sur cette conclusion car je n'ai pas vérifié auprès d'elles. Ce n'est qu'une interprétation basée sur leurs réactions pendant et après l'exercice.

 

Personnellement j'ai trouvé cela un peu flou et peu efficace, mais cela ne ma pas choqué. La différence entre nos deux réactions de 9 est peut être liée à notre variante ?

J'ai été plus dubitatif sur le manque d'anticipation de cette situation par la formatrice.

 

"Demander quelle ressource serait nécessaire pour affronter la situation à l'avenir, c'est demander "en creux" ce qui a manqué, non ?"

Je suis d'accord, je ne trouve pas cela adapté à une formation collective sauf à ce que les participants soient explicitement préparés à cela.

 

"Soit la formatrice avait précisé que l'exercice était interruptible par tout le monde (donc que la personne 6 pouvait le faire), soit c'est vraiment dégueulasse !"

J'ai un collègue 8 avec qui je travaille depuis 15 ans et que j'apprécie beaucoup (ils sont rares dans mon entreprise que je type en 6). Je croirais l'entendre en lisant ta phrase ci dessus. :wink: (Entre instinctifs, je me permets. :calin:)

 

Très amicalement,

Jérôme

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"J'ai un collègue 8 avec qui je travaille depuis 15 ans et que j'apprécie beaucoup. […] Je croirais l'entendre en lisant ta phrase ci dessus."

Eh oui, c'est le monde renversé. J'étais tout aussi indigné que Sevan, mais je l'ai exprimé de manière plus politiquement correct… et c'est un 9 qui s'emporte haut et fort !

 

"Si chaque ennéatype a une bonne raison de mal vivre ce moment précis, je trouve que le 6 est probablement le plus déstabilisé par cette prise à contrepied consistant à le mettre en situation de déviance alors qu'il s'attachait srupuleusement à suivre les règles (il y en avait un autre parmi les participants). Il m'a également semblé que les personnes ayant le centre émotionnel en premier ont été plus adaptatives à cette situation et en ont moins souffert."

En termes de comportements extérieurs, peut-être. En termes de souffrance intérieure, ce n'est pas le cas. Tu peux trouver pour chaque ennéatype au moins un mécanisme égotique fondamental qui aurait été blessé par la situation (c'est ce à quoi t'invitait mon message précédent) : fixation pour le 1, passion pour le 2, compulsion pour le 3, etc.

 

"Je croirais l'entendre en lisant ta phrase ci dessus. :wink: (Entre instinctifs, je me permets. :calin:)"

Si ce n'est pas de l'évitement du conflit ça…

 

Très amicalement,

Fabien

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Sevan

Bonjour à tout-te-s,

 

"Et c'est un 9 qui s'emporte haut et fort !"

À double titre : la situation était humainement insupportable et par ailleurs, lorsque je découvre un nouveau jeu, je suis extrêment pointilleux (ou pénible selon certaines…) sur les règles.

 

"Entre instinctifs, je me permets."

Ça va pour cette fois, Jérôme, mais ne recommence plus jamais… Plus sérieusement, il n'y a aucun ennéatype que je "prendrais mal", tu peux y aller. :wink: (Si c'est pas de l'évitement de conflit avec tout le monde ça…)

 

Amicalement,

Sevan

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Sixtrouille

Bonjour à tous,

 

Merci beaucoup Jérôme pour ton témoignage. J'apprécie ta précision qui permet à la fois de comprendre la situation et de s'approprier le cas.

 

Je suis doublement sensible à ton propos : en tant que 6 et en tant qu'animatrice de formations.

 

En tant que 6, je me rends compte que je n'ai pas suffisamment présent à l'esprit l'importance et l'impact du groupe à la fois sur les 6 en général et sur moi. Personnellement, je ne connais pas vraiment mon/mes groupes. Ton message me fait faire l'hypothèse que certaines de mes (non-)décisions pourraient être liées à la loyauté à un groupe. Je vais peut-être créer une discussion sur le sujet.

 

Un autre aspect est celui de la sécurité. J'imagine que la personne a dû se sentir en forte insécurité et qu'elle a tenté de combattre cela en quittant la salle. S'agit-il d'un 6 plutôt phobique ?

 

Un 6 contre-phobique aurait peut-être plus facilement arrêté l'exercice ou attaqué pour contenir le stress qui montait. Une question me vient : face à un même événement stressant, un 6 phobique et un 6contre-phobique réagiraient probablement différemment (fight or flight). Mais à la base, la décharge de stress est-elle perçue à l'identique pour les deux ou le mécanisme du "même pas peur" permet-il au contre-phobique de renvoyer une partie de la dose de stress ?

 

En tant qu'animatrice de formations, je pratique parfois la structure d'entrainement en trinôme, par exemple, un manager, un collaborateur et un observateur. Ce dernier observe des points précis qui touchent aux comportements, et non à la personne (par exemple : tu as été nul !). J'insiste beaucoup sur ce point. Le concept d'analyse transactionnelle des strokes est utile : OK pour donner des signes de reconnaissance conditionnels négatifs à condition que l'on mette aussi en exergue les points positifs.

 

J'ai aussi pratiqué l'exercice du feedback (hot chair) entre un manager et ses n-1. J'énonce clairement les règles du jeu et je dis que je sortirai le carton jaune si besoin ! Il n'y a jamais eu de dérapage, les échanges sont extrêmement fructueux, et le niveau d'ouverture monte d'un, voire plusieurs crans.

 

Nous sommes dans un système qui valorise la pédagogie noire, c'est-à-dire ce qui ne va pas, ce que nous avons mal fait, ce qui manque. Beaucoup de formateurs sont imprégnés de cela et les participants le demandent. À plusieurs reprises en faisant des exercices avec des managers ou avec des étudiants sur leurs qualités, j'ai eu la remarque suivante : "Nous connaissons nos qualités. Ne vaudrait-il pas mieux travailler sur nos défauts ?"

 

Le sujet que tu amènes remet en perspective plusieurs points de vigilance :

  • Chaque personne est différente et mérite une attention différenciée de la part du formateur (à titre personnel, je trouve ça vachement dur !).
  • OK pour mettre en exergue les points de progression, mais à petite dose. Au-delà d'un certain nombre de pistes d'amélioration, il y "disjonctage" et pas que pour les 6.
  • Jeux de rôle, oui, tribunal, non !
  • Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures ! Tu parles de quelques dizaines de minutes. Ça me paraît bien long.

Encore un sujet passionnant, ce forum est un régal !

 

Très bon week-end à tous.

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Jérôme

Bonjour à tous,

 

@Fabien :

 

"Si ce n'est pas de l'évitement du conflit ça…"

C'est clair. Je ne suis pas outre mesure surpris de me faire surprendre par mon ego (et en plus je l'ai tournée et retournée cette phrase, avec tel ou tel émoticone…).

 

Ce qui m'embête le plus, c'est ma réaction amusée en lisant ta remarque et en constatant à quel point je m'étais fait berner. J'ai l'impression de trop bien accepter mon ego dans ces cas là. :perplexe:

 

"Tu peux trouver pour chaque ennéatype au moins un mécanisme egotique fondamental qui aurait été blessé par la situation (c'est ce à quoi t'invitait mon message précédent) : fixation pour le 1, passion pour le 2, compulsion pour le 3, etc."

J'avais bien lu cette phrase, et comme souvent j'ai rapidement balayé dans ma tête les neuf ennéatypes et j'ai eu l'impression d'avoir traité la question. Bien entendu, ce n'était pas le cas. Il ne faut pas se prendre pour un mental quand on est instinctif ! :proud: J'ai donc repris le topo en l'écrivant, pour être sûr d'y avoir suffisamment réfléchi.

  1. La complexité de la situation a de bonnes chances de contrarier la fixation de perfectionnisme. Une forme de formation réactionnelle sera dans ce cas probablement activée pour éviter la colère.
  2. La difficulté de gestion de la situation peut se montrer incompatible avec la passion d'orgueil. Le mécanisme de répression de ses propres besoins risque de fermer l'écoute aux conseils et d'aggraver la situation.
  3. L'expérience peut être vécue comme un échec difficile a accepter. La vanité sera probablement mal acceptée par le groupe et la formatrice.
  4. Merci Fabien pour l'exemple du sous-type social (honte) qui pourrait mal vivre cette situation. Le sous type sexuel (compétition) peut aussi mal vivre une telle situation. Sinon je n'ai pas trouvé de raison générique à tous les 4.
  5. Une telle expérience peut mettre le 5 face à sa peur de base d'être sans ressources, inutile, incapable. Le mécanisme de défense d'isolation de ses émotions lui rendra probablement l'exercice encore plus difficile. Le détachement et l'avarice de soi ne seront guère possible dans le contexte de l'exercice. Un grand moment de vide intérieur me semble alors probable surtout pour le sous-type conservation (château fort).
  6. En plus de ce que j'ai décrit dans mon billet initial, on peut mentionner l'effet de la peur de base de se retrouver sans soutien, incapable de survivre par soi même.
  7. Il est possible que cet exercice génère de la souffrance qui contrarie la compulsion. La rationalisation éventuelle sera repérée par le groupe ou la formatrice, ce qui risque de bloquer le mécanisme de défense. L'effet sera peut être atténué pour un sous type social (sacrifice) ?
  8. L'exercice pourra être vécu comme une situation de faiblesse qui contrarie la compulsion. Le déni éventuel sera repéré par le groupe ou la formatrice, ce qui risque de bloquer le mécanisme de défense, en en conséquence d'activer la peur de base d'être contrôlé.
  9. Situation à la base difficile car conflictuelle, qui peut facilement faire basculer l'instinctif. Merci Sevan pour la remarque sur la peur d'être perdu et séparé que cela peut engendrer.

Je constate effectivement que les neuf types ont de bonnes raisons de mal vivre une telle situation, bien que m'on interprétation personnelle me fasse penser que les 5 ou les 6 sont les plus durement touchés, et les 4 et les 9 les moins durement. Je sais que ce n'est que mon interprétation.

Mais tout cela est bien théorique. Je serais heureux que des témoignages de différents ennéatypes amènent un peu de vécu à cette analyse.

 

@Sevan :

 

"Lorsque je découvre un nouveau jeu, je suis extrêmement pointilleux (ou pénible selon certaines…) sur les règles."

J'aurais plutôt attribué cette attitude à un 6 qu'à un 9. Je suis intéressé par ton point de vue là-dessus. (Le 8, le 6, j'aurais tout essayé. :wink:)

Je ne vis pas du tout cela, j'ai plutôt tendance à m'oublier et à être flexible sur les règles.

 

"Ça va pour cette fois, Jérôme, mais ne recommence plus jamais…"

Un point de suspension de plus et je faisais une catalepsie :peur: avant de pouvoir lire la suite de la phrase, fais gaffe quand même !

 

@Sixtrouille :

 

Merci pour ton retour, je suis heureux que cela t'ait intéressé à double titre en effet.

 

"Un autre aspect est celui de la sécurité. J'imagine que la personne a dû se sentir en forte insécurité et qu'elle a tenté de combattre cela en quittant la salle. S'agit-il d'un 6 plutôt phobique ?"

C'est effectivement une 6 phobique, en tout cas je ne l'ai jamais vue en situation de contre-phobie.

Cela me fait aussi penser qu'elle a très certainement une forte aile 5 et est de sous-type conservation. Il est fort possible que la recherche de son château fort ait contribuer à la faire quitter la salle.

 

"OK pour donner des signes de reconnaissance conditionnels négatifs à condition que l'on mette aussi en exergue les points positifs."

Je suis d'accord avec toi, et c'était le cas dans l'exercice en question, même si je ne l'ai pas précisé.

 

"Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures ! Tu parles de quelques dizaines de minutes. Ça me paraît bien long."

Pour cette fois, ça m'a effectivement paru long, bien qu'en général ce type d'exercice soit pour moi le meilleur exemple de contraction du temps.

 

À très bientôt,

Jérôme

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Même pas peur

Bonjour à tous,

 

Voici un autre exemple de bascule du mental, vécu par moi ce matin-même. Je suis encore sous l'effet d'une colère intense, dictée par un émotionnel qui a basculé au premier plan de façon brutale (je suis 6 alpha). Une pensée spéciale à princesse Lydie…

 

Ce matin, j'emmène mon petit garçon de 5 ans à l'école. Il est dans une classe difficile, avec un petit (K) qui est très clairement en souffrance. Du coup, il violente ses camarades et terrorise les plus petits dans la cour de récré. Il veut même forcer les petites filles qu'il aime à lui faire des bisous… Bref, les parents des autres enfants sont désemparés, l'école fait ce qu'elle peut… Les parents des autres élèves vont voir la directrice, les parents de K sont convoqués, les services sociaux sont sollicités. Les parents parlent entre eux de ce sujet délicat depuis des semaines…

 

Jusqu'à ce matin. Nous arrivons à l'école et rentrons en classe. Je discute avec Claude, un papa très aimant et très dans l'entraide et dans l'amour des autres… Si j'osais, je dirais qu'il est 2.

 

Je trourne la tête et je vois le petit K qui pousse violemment mon fils, qui titube et manque de percuter la chaise derrière lui. Je plante littéralement Claude sur place, mon cœur se crispe dans ma poitrine, je sens une colère destructrice m'envahir et de fortes bouffées de chaleur. La maîtresse est juste à côté, la maman de K également. Ma voix change, elle devient preque masculine "eh ! tu ne le touche pas, je te l'interdis", puis je m'agenouille face à lui : "Regarde-moi !!" Le petit me défie du regard. "Je t'IN-TER-DIS de le toucher, tu m'entends !!!" Le petit K regarde par terre, je me tourne vers mon fils : "Toi, tu tiens tes distances. Entre en classe s'il-te-plaît."

Tout ceci s'est fait d'un ton très "masculin", sans crier mais d'une voix très autoritaire.

 

La mère réagit : "Eh oh, vous dites ça autrement !" Je me retourne et mon sang bouillonne dans mes veines, j'ai envie de la frapper :

– On vous le demande gentiment depuis des mois, et rien n'y fait. Les enfants en ont assez de se fraire frapper par K.

Il ne l'a pas frappé que je sache !

Écoutez je ne veux pas vous entendre. Votre fils est violent, et ce n'est pas sa faute. Vous m'entendez, ce n'est pas sa faute.

Je continue, hors de moi. Je sais que je dois me calmer mais c'est une vague de 20 mètres qui déferle, je ne peux rien faire, juste la laisser venir : "Lorsqu'un enfant parle d'ouvrir la gorge d'un autre, on s'interroge !! Bonne journée…" J'ai dit tout cela d'un ton ferme, avec cette voix qui m'a fait mal. Mon cœur bat à tout rompre, à cet instant, je fuis, les regrets sont presque là (j'ai appeuré les enfants, non j'ai bien fait, y a que moi qui ose parler dans cette école…), je rumine, je regrette, j'assume avec colère… La maman me suit, me dit qu'elle va me retrouver.

 

Claude m'appelle, veut voir s'il peut nous faire parler, la maman et moi, pour désamorcer : "Elle a l'air perdue, tu sais. Si ça se trouve, tout va bien chez elle et à l'école, c'est l'horreur… Euh tu peux me dire s'il frappe ma fille ?" "Claude, je ne sais pas s'il s'en est pris à ta puce. D'autre part, c'est tout à ton honneur de vouloir faire le médiateur, tu es une belle personne, vraiment. Mais je ne souhaite pas qu'il y ait médiation, je souhaite que cet enfant aille mieux, et s'il a fallu passer pour l'hystérique de service et dire tout haut ce que les autres pensent tout bas, ben voilà, je serai l'hystérique." (Je dis cela mais j'espère au fond de moi qu'il approuve mon intervention, et surtout qu'il me dise que je ne suis pas hystérique.)

 

Je suis encore très affectée par ce qui s'est passé. Mon émotionnel en première position, c'est l'horreur à vivre, pendant et après. J'ai défendu mon fils, oui. Mais là j'ai mal, mal de toutes les questions que je me pose, de revivre la scène, d'avoir peur des parents qui sont violents, d'avoir peur d'avoir peur.

 

D'être une 6. Oui il y a des moments où vraiment, c'est invivable. J'ai essayé toutes les techniques du lâcher prise ce matin, mais seules les larmes et un long cri de désespoir ont envie de sortir…

 

Même pas peur…

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

Mais non, MêmePasPeur, tu n'es pas hystérique — je me charge de le dire si Claude ne l'a pas fait ! Tu es juste :

  • une mère qui veut protéger son enfant qu'elle pense en danger, et c'est son job ;
  • une 6 alpha qui a peur pour lui, qui ne sait plus comment utiliser son mental parce que tant de choses ont été essayées (directrice, services sociaux, etc.), bascule donc en émotionnel et monte au créneau la peur au ventre, puis subit le contrecoup émotionnel de la crise.

Cela n'a certainement pas été l'attitude optimale, mais c'est en tout cas une réaction égotique bien humaine. Banalement humaine sans aller chercher des troubles psychologiques ou psychiatriques.

 

Bon, il y a des techniques de pardon à faire sur pas mal de personnes ! Ceci dit, comme nous le disons en stage, la priorité est de faire cesser l'offense. Que la mère de K ne fasse rien est déjà problématique : si elle est "perdue" fasse à un gamin de 5 ans, comment sera-t-elle face à un adolescent en creux γ ROUGE ? Que la direction de l'école ou les services sociaux ne fassent rien non plus est encore plus inadmissible. Peut-être y a-t-il des recours possibles (par exemple écrire à l'inspection d'académie) ? Peut-être une action commune — un boulot pour les talents de médiateur de Claude — avec les autres parents dont tu dis qu'ils sont "désemparés" et ont déjà été "voir la directrice" ?

 

Très amicalement,

Fabien

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Solène

Bonjour MêmePasPeur,

 

Je compatis fort à ta situation, et j’espère que tu te sens mieux aujourd'hui. Je pense que tu as dû revoir K et ses parents ce matin (?).

 

Je me demandais si la psychologue scolaire avait été sollicitée et si elle intervenait ? Les parents peuvent également la contacter directement si besoin.

 

Bien à toi, et courage,

Solène

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Même pas peur

Bonsoir à tous,

Merci de vos messages qui me réconfortent et envoient à la 6 que je suis des "tu n'es pas toute seule !". Merci.

Comme je pouvais m'y attendre, les choses se sont enchaînées en ma "défaveur" (je sais : discours propice à la désintégration), et ça a été une descente aux enfers pour moi.

De mon mari, en passant par la maîtresse, la maman, jusqu'à la directrice d'école, je me suis fait sermonner. En faisant le point avec mon mari, il a bien insisté sur le fait que mon attitude n'était pas la bonne, qu'elle était déplacée et que j'avais court-circuité la maîtresse, voire que j'aggraverai certainement la situation de mon fils dans cette classe. Vraiment il faudra que je fasse le stage Détermination… pour trouver le type de cet étanger que j'avais soudain face à moi, hier.

 

Je sais qu'il a raison, que fondamentalement il n'aurait pas fallu procéder ainsi, mais voilà, il me lâche, et ça, c'est insupportable pour un 6. Les Chabreuil décrivent cette situation vécue par une 6 et c'est frappant, c'est tout pareil…

A 16h, ça a été la maîtresse qui m'a réprimandée comme une enfant ("Attends A… J'ai un mot à dire à ta maman…") pour me dire que j'étais convoquée chez la directrice le lendemain. Rebascule (légère) du mental (la situation me paraît tellement injuste) mais je ne dis rien, mon ego a déjà fait assez de dégâts.

 

Ce matin donc, et après une nuit blanche où j'ai tour à tour, repassé la scène dans ma tête, pensé à demander le divorce, pensé que je ne m'en sortirai jamais, je me suis retrouvée à devoir m'expliquer face à la directrice, mon mari et la maman. La maman a à peine pu commencer à expliquer ce qui s'est passé, elle a explosé en larmes, et j'ai vu pointer, je pense, un petit bout de mon essence car je lui ai de suite pris la main en lui disant combien j'étais navrée de ce qui c'était passé, que je ne voulais pas lui faire de mal et que je m'excusais…

Du coup, ça a été plus apaisé avec elle. La directrice et mon mari ont joué les médiateurs mais j'ai quand même resorti mon franc parler à la directrice. Car un travail est fait pour cet enfant, de concert avec les parents, des médecins et les services sociaux… C'est ce qu'elle n'a cessé de me dire. Simplement, je suis restée droite dans mes bottes au sujet de la situation ("j'ai sorti mon étendard comme dirait mon compagnon") : "En effet, ce n'est pas le rôle des parents d'intervenir dans la classe pour régler ce genre de chose. Je n'ai pas fait les choses comme il le fallait, ok. Maintenant, que fait la maîtresse ? Si la maîtresse ne se retourne même pas, où va-t-on ?"

Donc par définition, je viens de me mettre à dos la directrice et la maîtresse (pas complètement car je n'ai pas voulu la mettre en porte à faux en racontant qu'elle a récemment dit à une maman qui voulait parler aux parents de K : "Ça ne sert à rien, ils s'en foutent") ==> je retrouve mon attitude ambivalente vis à vis de l'autorité, cependant (=mais) c'est vraiment un truc ILLOGIQUE pour un mental et IMPENSABLE qu'un tel travail soit fait et que la maîtresse réponde cela aux parents…

Donc pour résumer : je n'ai pas dormi, j'ai envie de me mettre dans un petit trou et j'anticipe que tous les parents de l'école seront bientôt au courant, que je suis désormais l'hystérique infréquentable de l'école, et surtout que j'ai fait plus de mal à mon fils que de bien. Le premier pardon devra être fait à moi-même… Ensuite viendront mon mari, la maîtresse, K… J'ai du boulot… Je n'imaginais pas qu'on puisse faire de tels pas en arrière après avoir fait quelques progrès.

Même pas peur

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On dirait le sud

Bonjour MêmePasPeur,

Merci pour ton témoignage, il m'aide à la fois à mieux comprendre le basculement du centre mental et à me souvenir d'événements lointains où j'ai été violent, agressif ou au minimum très très en colère. La spontanéité de ma réaction me laissait toujours pantois après coup alors que mon habitude était (et est) de temporiser, de m'écraser la plupart du temps. Ma capacité à faire preuve de violence dans ces conditions me culpabilisait aussi nettement… et je me demande à l'instant si je ne vivais pas alors ensuite la bascule d'un centre mental (mon centre de support, je suis 9 alpha et me désintègre donc en 6) en plus de la bascule de mon centre instinctif.

Je t'assure de toute mon empathie et de mon soutien dans la situation que tu vis actuellement.

Fabien, la bascule d'un centre est-elle d'office et uniquement celle du centre préféré (de l'ennéatype de base des types du triangle) ou peut-elle être aussi, parfois, de surcroît, celle de son centre de support (qui est le préféré de son type de désintégration) ?

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"La bascule d'un centre est-elle d'office et uniquement celle du centre préféré (de l'ennéatype de base des types du triangle) ou peut-elle être aussi, parfois, de surcroît, celle de son centre de support (qui est le préféré de son type de désintégration) ?"

C'est de la gloutonnerie ça, Benoît ! Cela ferait trois centres réprimés, ce qui serait quand même beaucoup ! La désintégration externe te fait vivre passion et fixation du type de désintégration mais n'influe pas sur ta hiérarchie des centres.

 

Mais bon,il y a des moments où le centre de support de fonctionne pas de manière optimale. Il est censé être au service du centre préféré. Pour les types du triangle, en cas de bascule, celui-ci n'est plus là et peut-être en est-il déboussolé. C'est une chose à observer.

 

Très amicalement,

Fabien

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Jérôme

Bonjour MêmePasPeur

 

J’espère que tu vas mieux depuis ton dernier message.

 

Cette situation est tristement banale malheureusement. Je l’ai déjà rencontrée plusieurs fois à l’école ou dans d’autres activités où un seul enfant en difficulté arrive à remettre en question le fonctionnement du groupe, avec parfois de la violence vis-à-vis des autres. Il n’y a souvent pas de solution simple et rapide pour résoudre les problèmes de l’enfant en question, et ceux qui en découlent pour son environnement. Les compétences et moyens nécessaires pour son accompagnement ne sont pas toujours disponibles, et pour autant il est difficile de le mettre à l’écart et de, déjà, sceller son asociabilité.

 

Ce sont en général des situations de stress pour l’enfant lui-même et de nombreux acteurs de son environnement, ici la maitresse, la maman de K, la directrice, toi, ton mari, Claude, et probablement bien d’autres. Il est alors assez logique que les egos de chacun se renforcent dans ce contexte, vaine défense qui se retourne systématiquement contre chacun : j’ai été très touché par la souffrance qui se dégage de ton dernier message, et c’est possible que tu ne sois pas la seule protagoniste de l’affaire dans ce cas.

 

"Je sais qu'il a raison, que fondamentalement il n'aurait pas fallu procéder ainsi."

Dans ce type de situation, la marge de manœuvre est réduite pour continuer à s’affirmer tout en respectant les autres. Alors effectivement tu n’as probablement pas eu l’attitude idéale, mais je pense que le recul que tu as su avoir par rapport à la situation, comme le montre ton message, est déjà un pas énorme pour aller dans le bon sens.

 

Étant d’ennéatype 9, j’aurais probablement eu une attitude plus médiatrice dans cette situation, qui, à première vue, aurait été plus adaptée. Je dis bien "à première vue" car si une vraie médiation est adaptée dans ce cas, un oubli de soi (ou de son enfant) caché sous une apparente médiation et humilité n’est pas une solution non plus, simplement elle active à court terme moins défense chez les autres, mais le volcan monte en pression, au risque d’une catastrophe environnementale d’une autre ampleur pour plus tard.

 

'Mais voilà, il me lâche, et ça, c'est insupportable pour un 6.'"

Oui, ton ego et le sien se défendent. Le tien se sent "lâché". Connaissant l’ennéagramme, tu disposes maintenant d’une clé qu’il n’a peut-être pas pour décoder cela et éviter l’emballement des egos. C’est une force et une responsabilité.

 

"Je n'ai pas voulu la mettre en porte à faux en racontant qu'elle a récemment dit à une maman qui voulait parler aux parents de K : 'Ça ne sert à rien, ils s'en foutent' => je retrouve mon attitude ambivalente vis-à-vis de l'autorité, cependant (=mais) c'est vraiment un truc ILLOGIQUE pour un mental et IMPENSABLE qu'un tel travail soit fait et que la maîtresse réponde cela aux parents…"

C’est une belle observation. Ben moi, si je fais abstraction de l’ennéagramme et du triangle de Karpmann, j’ai du mal à trouver quelle logique te fait protéger la maitresse vis-à-vis de laquelle tu es furieuse. :wink:

 

"J'anticipe que tous les parents de l'école seront bientôt au courant, que je suis désormais l'hystérique infréquentable de l'école."

Oui, tu n’empêcheras pas ton ego d’anticiper le pire… mais tu n’es pas obligée de le croire. :happy:

Je pense d’expérience que des parents auront aussi apprécié que tu aies osé dire ce qu’ils n’osaient pas exprimer eux-mêmes.

 

"J'ai fait plus de mal à mon fils que de bien."

Il s’est aussi peut-être dit qu’il avait une maman courageuse qui ne le "lâchait" pas.

Il est probablement possible de lui expliquer après coup ce qui s’est passé, et de lui demander comment il a compris les choses.

 

"Je n'imaginais pas qu'on puisse faire de tels pas en arrière après avoir fait quelques progrès."

Quelques pas de danse avec ton ego ! Ta compréhension de l’ennéagramme est là aussi un atout pour comprendre ce qui se passe, et savoir que l’avenir sera fait de pas en arrière… et aussi en avant si tu le veux bien !

 

Alors courage, bien sûr, pour sortir de cette mauvaise passe.

Très amicalement,

Jérôme

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On dirait le sud

Merci Fabien,

 

Je me disais aussi que cela ferait beaucoup mais j'ai préféré te poser la question d'autant que cela peut aider celles et ceux qui découvrent l'ennéagramme (en plus de m'aider moi personnellement).

 

Même pas peur, fais-nous signe dès que tu as de nouvelles observations à partager… ou simplement pour dire que cela va mieux pour toi (si tel est le cas).

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Même pas peur

Bonsoir à tous,

 

Je n'ai pas les mots qu'il faut pour exprimer ma reconnaissance. Reconnaissance vis-à-vis de vous qui m'envoyez ces signaux d'apaisement et vis-à-vis de cet outil formidable qui m'a ouvert les yeux, un tout petit peu.

 

Je vais mieux, mon ego resurgit et j'ai des crises d'angoisses, je les accueille, et ça tombe bien, je suis en stage de Yoga.

 

Vraiment chers amis 6 et autres mentaux, le yoga, c'est magique pour sere connecter au présent.

 

Bises à tous,

Bien amicalement,

Même pas Peur :calin:

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Athéna

Bonjour à tous,

Merci MêmePasPeur pour ton témoignage. Je comprends tout à fait ce que tu vis, étant de type 6 et travaillant dans une école. Et dans toute école, avec les enfants, comme dans chaque groupe, avec des adultes, il y a des rapports humains conflictuels. J'ai moi-même souvent des émotions de crainte ou de colère devant des élèves difficiles. Je sens que ma part phobique "admire" le fait que tu ne te sois pas écrasée, même si ça partait d'une réaction. Comme le dit Fabien, "tu es juste" quand tu penses que ton enfant est en danger, et il y a des situations dans lesquelles on ne pas pas laisser faire...

Merci Benoît pour ta question : "La bascule d'un centre est-elle d'office et uniquement celle du centre préféré (de l'ennéatype de base des types du triangle) ou peut-elle être aussi, parfois, de surcroît, celle de son centre de support (qui est le préféré de son type de désintégration) ?" J'avais la même interrogation car j'ai observé qu'il m'arrivait en cas de panique d'avoir les trois centres réprimés. Normalement, en cas de stress, deux choses se passent :

  • Le centre mental bascule et pour moi, la hiérarchie des centre devient donc I-E-M ;
  • Je vis la passion de l'ennéatype 9, mon type de désintégration, (paresse à se connaître) et sa fixation (oubli de soi).

Quand le centre instinctif qui est mon centre de support ne fonctionne plus correctement, est-ce dû au fait que c'est la panique et que tout est inhibé ou est-ce dû au fait que je suis dans dans la paresse à me connaître et à l'oubli de soi ?

Je reprends l'exemple déjà évoqué dans une autre discussion à propos d'un appartement acheté dans l'inconscience totale.

  • Le mental ne fonctionnait plus et donc je ne pouvais plus réfléchir de manière sensée à ce qu'il fallait mettre ou non en place.
  • L'émotionnel, centre réprimé, était en surchauffe et complètement affolé, alternant des périodes de panique et des périodes de naïveté (contrefixation des doutes et de la suspicion).
  • L'instinctif, centre de support, était également bloqué. J'étais incapable de prendre mon téléphone pour prendre un rendez-vous avec une personne compétente et sensée.

Quant à la désintégration en 9, la paresse à me connaître a fait que je n'ai pas pu me poser et mettre à plat mes valeurs et mes besoins.
L'oubli de soi s'est traduit par le fait que j'ai fait plus pour une fidélité à la profession paternelle (agent immobilier et promoteur), ainsi qu'à la lignée familiale avec la croyance qu'il fallait que je continue à enrichir le patrimoine. Et très visiblement, ça n'est pas dans mes compétences…

Très cordialement,
Sophie

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Pocahontas

Bonjour à tous,

 

Je profite de l'existence de ce fil de conversation pour y joindre un témoignage sur le sujet.

 

Vous le savez peut-être déjà, le weekend dernier j'ai assisté au stage Communication. À cause d'un événement survenu le samedi soir, j'ai passé quelques jours mémorables : j'ai vécu une désintégration interne. Les bascules, les transes, la tension, tout ça, c'était nul à vivre, mais le dénouement de l'histoire est heureux, ce qui me permet de vous la narrer ici sans éprouver de ressentiment, ni vis-à-vis de moi-même, ni vis-à-vis des autres personnes concernées.

 

Un mot avant de commencer à raconter mon histoire, vous allez comprendre pourquoi plus loin. Je n'ai rien contre les cabanons en bord de mer et je comprends parfaitement que l'on puisse aimer cela. C'est juste que le type de cabanon dont il est question ci-dessous ne m'attire absolument pas. Ça n'est pas non plus le genre de mes parents, mais ça, je l'ai amnésié (cf. Bilan ci-dessous).

 

L'histoire

 

Samedi soir, juste avant de partir du stage, je consulte mes mails sur mon téléphone et là je découvre deux messages de ma mère. Je précise que ma mère est de type 2 et mon père de type 1. Ma mère est en train d'annoncer à toute la fratrie qu'ils viennent de passer une merveilleuse semaine en vacances en Normandie et que le coin était tellement beau qu'ils ont craqué et ont acheté un cabanon en bord de mer dans un quartier réputé pour sa vue sur la jetée. Je suis atterrée. Ma mère présente le bungalow comme une magnifique petite maison (un cabanon pour deux personnes en bois), bordée par un charmant jardinet (une cours bétonnée de 2m par 2m avec quelques potées fleuries), avec une vue magnifique sur la mer (certes, mais les badauds passent juste sous votre nez quand vous êtes sur votre "terrasse"), un incontournable restaurant en bout de lotissement (une baraque à frites), le tout à un prix défiant toute concurrence (aucune indication sur le montant). Bref, elle a l'air heureuse comme tout de cet achat et ne manque pas d'enthousiasme dans la description du bien. Moi je me dis "Mais ils ont de la merde dans les yeux, c'est pas possible !", ne me doutant pas que c'est moi qui ait de la merde dans les yeux à ce moment-là. :pt1cable:

 

Pour couronner le tout, elle nous fait savoir que, comme "bien sûr cette maison sera pour toute la famille", ils ont investi tout l'argent hérité de ma défunte grand-mère (décédée en avril dernier) dans cet achat. Il se trouve que quelques mois plus tôt, ma mère elle-même nous avait assurés que conformément aux souhaits de ma grand-mère, sur sa part d'héritage, nous aurions chacun droit à une petite part. Là, c'est vraiment le coup de grâce, car j'avais dans l'idée que cet argent nous permettrait à moi et mon mari de faire quelques travaux dans notre maison pour pouvoir la revendre dans les prochaines années. Pour moi, à cet instant, cet acte n'est ni plus, ni moins, une trahison de leur part.

 

Résultat : mon centre mental bascule, je vis un gros blanc mental, je suis sciée, je n'en crois pas mes yeux. La seule question que j'arrive à formuler dans mon esprit est à la hauteur de mon hébétude et de mon incompréhension : "Mais qu'est-ce qui leur a pris ?". Mon regard se porte alors sur Fabien qui est en train de dire au revoir à quelques participants. Je vais à sa rencontre et lui décrit tout de go ce que je viens de lire. Il me répond "Alors ça, c'est typique d'un 2 Conservation !". Re-blanc. Un vague "Mais ma mère n'est pas Conservation, elle est de sous-type Social." me vient à l'esprit, mais il se perd aussitôt dans les méandres brumeux de mon pauvre cerveau affolé. Puis l'expert a parlé. Je ne cherche même pas à discuter. :wink:

 

Je m'en vais, totalement déboussolée. En chemin j’assomme mon mari de SMS. Il me répond qu'après tout mes parents ont le droit de faire ce qu'ils veulent avec leur argent. Cela me met en colère et je culpabilise d'avoir considéré que ma part d'héritage était acquise alors que je n'en avais même pas vu la couleur. Je dis à mon mari de regarder les photos dans les mails pour qu'il se rende compte par lui-même à quel point leur achat est nul. Il est de mon avis, cela me rassure un peu.

 

Je passe une partie de ma soirée à ronger mon frein. C'est la valse des doutes et des hésitations : je commence trois fois un SMS pour ma mère que j'efface à chaque fois, puis tente de rédiger un mail sans arriver à quoi que ce soit. Je suis en désintégration interne et en souffrance. Par ailleurs, ce n'est qu'à ce moment-là que commence à poindre sous la peur et l'agacement un peu de tristesse teintée de désarroi mais cela ne dure pas.
Je laisse tomber et vais me coucher en me disant qu'il vaut mieux ne pas réagir sous le coup de l'émotion et surtout laisser retomber ma colère pour éviter d'avoir des mots durs que je pourrais regretter par la suite. Le mental revient un peu, j'arrive à temporiser mes réactions impulsives. Je fais un rappel de soi, je me sens réellement fatiguée. Heureusement, le contexte plus général du stage me permet de me sortir de cet état de préoccupation mentale pour me focaliser sur autre chose.

 

Le lendemain matin, je retrouve Fabien et une participante 2 à laquelle je raconte toute l'affaire autour d'une boisson chaude. Fabien réitère ses explications de la veille. Je lui dis que je trouve ça quand même étonnant de la part de ma mère comme attitude, même si je ne considère pas cela comme impossible venant d'elle, mais venant de mon 1 de père j'ai beaucoup plus de mal à y croire. "Ce sont mes parents. Je les connais quand même !" Là-dessus Fabien me sort tout sourire "Ah mais ta maman a très bien pu l'embobiner, hein ! Ils sont très forts les 2 pour manipuler les autres !" Et la participante 2 de renchérir : "Oui, en plus elle l'a fait pour toute la famille !" Re-bascule sous forme d'encéphalogramme plat. La formation reprend. Après quelques minutes, j'arrive quand même à mettre tout ça de côté.

 

En rentrant le dimanche soir chez moi, je me sens un peu mieux. Je suis surprise qu'aucun destinataire des messages n'ait encore répondu : "Suis-je la seule à m'inquiéter ?", "Pourquoi les autres ne réagissent-ils pas ?" Là dessus, mon père m'appelle. Je suis tellement gênée que je n'ose pas lui dire que j'ai lu leurs mails, prenant comme prétexte le fait que j'ai été en formation tout le week-end. Il semble amusé au téléphone (j'entends au loin ma mère lui crier : "Dis-lui qu'on a acheté un cabanon !") mais ne me dit rien à ce sujet.

 

Ce n'est que le lundi matin que je me décide enfin à leur envoyer une réponse : quelques lignes que je mets près d'une demi heure à rédiger. Encore une bascule. Je veux trouver des mots qui expriment à la fois mon incompréhension et ma déception sans être trop dure vis-à-vis d'eux. Surtout, je suis submergée par un raz-de-marée de questions auxquelles je n'ai pas de réponses : "Est-ce que ça se revend facilement ces bungalows ?", "Est-ce que c'est solide ?", "Où est-ce qu'on gare la voiture d'abord ?", "Comment on va faire pour y aller en famille ? On tiendra pas tous dedans !" :rofl: Je me vois en train d'essayer de revendre le cabanon, les allers et retours de mes parents entre la Normandie et la région parisienne et à l'idée de les savoir ainsi éloignés, mon cœur se serre, je vois déjà un gros coup de vent, une grosse marée, l'ouragan Ophélia balayer le cabanon sans que personne n'ait pu en profiter. Pfiout, envolé l'héritage de mamie !

 

Épilogue

 

Quelques dizaines de minutes après l'envoi de mon message, ma mère, ayant pitié de moi, me laisse finalement un message sur mon téléphone portable pour m'annoncer que tout ça n'est en réalité qu'une bonne blague qu'ils ont voulu nous faire mon père et elle.

 

J'ai été soulagée à un point ! Toute la peur s'est évaporée d'un coup.

 

Bilan

 

Même si tout cela n'était qu'une blague, j'ai marché à fond les ballons, j'y ai cru, et cela a été un choc pour moi parce que des loyautés sensibles étaient en jeu, spécialement envers mes parents et envers ma grand-mère.
En sus d'un yoyo émotionnel qui m'a beaucoup pompée, pendant ces quelques jours, ça a donc été la fête : des bascules et des transes à gogo.

 

J'ai fait plusieurs transes d'amnésie. D'abord sur la capacité de mes parents à faire de l'humour. :proud: Même s'ils n'ont pas l'habitude de faire ce genre de blague, il leur arrive parfois de faire de l'humour qui y ressemble. Je pense notamment à ces fois où, passant devant une bâtisse délabrée lors d'une promenade avec leurs enfants, ils disent "Ah tiens ce serait pas mal comme résidence secondaire !" et imaginent des scénarios improbables. Ils sont en général encore plus imaginatifs lorsqu’il y a un panneau "À vendre" sur le bâtiment.
Ensuite, il y a eu une seconde transe d'amnésie sur l'impact que cet achat avait également sur mon frère et ma sœur. En effet, j'ai oublié que mon frère comptait sur l'argent de l'héritage pour payer une partie des frais de sa cérémonie de mariage qui a lieu l'année prochaine et que ma sœur voulait s'acheter une voiture de son côté. Cela me faisait deux bonnes raisons de plus pour ne pas croire au canular, d'autant plus que ma mère est déjà bien impliquée dans les préparatifs du mariage de mon frère.
Troisièmement, j'ai tout simplement amnésié les goûts de mes parents en matière de résidence. Même quand ils ne partent que tous les deux en vacances (nous partons en général une fois par an tous ensemble, conjoints compris), ils choisissent toujours un gîte noté minimum "3 épis", très au calme, avec de l'espace et du confort. Depuis quelques années, ils réfléchissent à un éventuel endroit où ils pourraient aller vivre au moment de la retraite de mon père. Ce dernier s'est constitué une liste d'exigences longue comme un jour sans pain et qui sont tout bonnement quasiment inconciliables tant il cherche LE lieu parfait. :happy: Alors le cabanon au bord de la plage sur un coup de tête avec les sous de mamie…

 

Ensuite, il y a eu pas mal d'hallucinations négatives, notamment lors de mes lectures successives des messages envoyés par ma mère. Je n'ai pas vu tous les "!!!!!" et les "??????" qui ponctuaient allègrement ses mails, ni relevé son utilisation abusive des lettres capitales, ce qui aurait pu me mettre la puce à l'oreille. "C'était tellement ÉNORME qu'on ne pensait pas que certains y croiraient !!!!!!", écrira t-elle plus tard (le "certains", c'est moi en l'occurrence :tongue:). Tout ce que j'ai vu et ce sur quoi j'ai mis le focus, c'étaient les photos du cabanon pourri (petit saupoudrage de suggestions hypnotiques au passage) et le fait que mes parents aient osé dépenser l'héritage de ma grand-mère de cette manière-là.

 

Il y a aussi eu des tas de projections, en particulier un "Ma mère nous force la main ! C'est dégueulasse ce qu'elle a fait parce que si je ne veux pas profiter de son bungalow je l'ai dans l'os !", des progressions en âge, parfois avec des créations de sensations, spécialement au moment d'écrire le mail à ma mère le lundi matin, de la confusion, et j'en oublie. Ah, on en oublie toujours… (Tiens, ça me rappelle vaguement quelque chose...). :cool:

 

Cabanonement vôtre,
Pocahontas (qui s'est depuis remise de ses émotions et qui va bien)

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Comme je connaissais l'histoire et son épilogue, il y aura forcément des redites, Pocahontas, entre ma réponse et ce que je t'ai dit oralement.

 

En dehors de ce que tu as pu observer sur toi-même et qui est instructif, il me semble qu'il y a au moins deux points plus généraux à rappeler et à retenir dans cette histoire:

  1. Ce n'est pas parce que quelque chose est cohérent sur le plan mental que c'est vrai. Ici, l'attitude apparente de ta mère était compatible avec l'ennéatype 2 et pourtant elle ne correspondait pas à la réalité. Le centre mental élabore des explications dans le cadre des informations et des modèles dont il dispose ; cette explication n'est vraie que dans l'univers virtuel créé par ces informations et ces modèles. Tu n'imagines pas le mal que j'ai eu mon centre mental préféré a eu à accepter cela.
  2. Tous les ennéatypes peuvent avoir tous les comportements. Le 2 et le 1 ne sont pas les champions de l'humour en général, mais ils peuvent en faire et parfois plus que certains mentaux réputés être les spécialistes de la chose.

 

Bref, tu pourras dire toute ma sympathie fraternelle à tes parents. Et il y en a autant pour toi.

 

Très amicalement aux autres,

Fabien

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Pocahontas

Bonjour à tous, bonjour Fabien,

 

"Ce n'est pas parce que quelque chose est cohérent sur le plan mental que c'est vrai."

Merci beaucoup pour cette phrase énoncée très simplement. Elle m'a permis de prendre encore un peu plus de recul à la fois sur toute cette histoire et aussi sur le compte-rendu que j'en ai fait. :kiss2: Cette idée est restée latente tout au long de la rédaction de mes mésaventures sans que j'arrive jamais à la formuler clairement.

 

Je m'aperçois que cette phrase s'apparente à une croyance à ajouter à ma liste des croyances à défaire (cf. stage Centres), la croyance étant : "Si quelque chose est cohérent sur le plan mental, alors c'est vrai." Je ne compte plus les fois où, à la lecture ou à l'écoute d'une argumentation mentale, simplement parce qu'elle est logique, je me prends à considérer que ce qui est dit est vrai.

 

J'ajouterais que le fait que cela soit assumé par l'auteur et/ou que ce dernier soit un(e) spécialiste de la question rend la chose encore plus crédible. Par contre, cela ne m'arrive pas à chaque fois. Est-ce qu'une croyance peut être tributaire d'un contexte spécifique ?

Ce qui est positif, c'est que mes péripéties contées ci-dessus sont l'illustration même qu'elle est fausse.

 

Avec cette croyance, je m’ampute moi-même de tout ou partie de mon esprit critique. C'est typiquement le genre d'attitude qui fait que je peux me sentir ballottée d'une opinion à l'autre sans jamais avoir vraiment la certitude d'avoir la mienne. Cela ajoute du doute aux doutes que j'ai souvent lorsque je veux donner mon avis sur quelque chose. Et voilà comment la boucle est bouclée. C'est momentanément confortable pour mon ego, mais cela peut aussi me foutre réellement dans le pétrin. :sad:

 

Amitiés,

Pocahontas

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Je m'aperçois que cette phrase s'apparente à une croyance à ajouter à ma liste des croyances à défaire (cf. stage Centres), la croyance étant : “Si quelque chose est cohérent sur le plan mental, alors c'est vrai.”"

Pour t'aider, je te livre, rien qu'à toi Pocahontas — les autres éteignez votre écran ! MAINTENANT¹ ! —, mon contre-exemple préféré. Lorsque Henry Stanley a fait son deuxième voyage au Congo, il a apporté des bateaux à vapeur en pièces détachées et les a remontés sur place pour parcourir le fleuve Congo. Quand les populations locales ont vu ces bateaux sans rameur ni voile, elles ont tenu le raisonnement suivant :

  1. Un bateau ne peut avancer sans une force qui le fait avancer.
  2. Comme nous ne voyons ni rameur ni voile, c'est que la force qui le meut est sous l'eau.
  3. Qu'est-ce qui vit sous l'eau ? Les poissons et les hippopotames.
  4. Donc Stanley, et les Blancs en général, commandent aux poissons et aux hippopotames et leur font tirer le bateau.
  5. Donc ce sont des Dieux puisqu'ils arrivent à obtenir cela des poissons et des hippopotames.
  6. Donc nous devons nous soumettre à eux puisqu'il est vain de s'opposer aux Dieux.

Faute de connaître la machine à vapeur, ce raisonnement est sans faille.

 

Quelque chose de cohérent sur le plan mental est vrai… sauf s'il nous manque une information permettant de trouver une meilleure explication cohérente.

 

Très amicalement,

Fabien

 

P.-S. : cet exemple me ravit. J'ai la plus profonde admiration pour le mental des peuples dominés par VIOLET ou ayant un VIOLET très fort sur la spirale dynamique. On ne retrouve, culturellement, une telle puissance mentale qu'en ORANGE puis en JAUNE.

 

¹ Amis 6, c'est une blague. Inutile de vous révolter contre l'autorité abusive de l'administrateur de ce site. :rofl:

 

Source : David Van Reybrouck, Congo : une histoire, Paris (France) Acte Sud, 2012. [Version Kindle]

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Pocahontas

Bonjour,

 

Merci Fabien pour cette histoire très parlante. Ça me fait penser que notre ego nous en fait voir de toutes les couleurs… :rofl:

 

Grosses bises,

Pocahontas

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