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Sixtrouille

Les types et l'engagement

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Sixtrouille

Bonjour Fabien, bonjour à tous,

 

J'ai relu hier ce passage de Christiane Singer qui m'a beaucoup interpellée et fait réfléchir !

Libre n'est pas celui qui refuse de s'engager. Libre est celui qui, ayant regardé en face la nature de l'amour, ses abimes, ses passages à vide et ses jubilations, sans illusions se met en marche, décidé à en vivre coûte que coûte l'odyssée, à n'en refuser ni le naufrage, ni le sacre, prêt à perdre plus qu'il ne croyait posséder et prêt à gagner pour finir ce qui n'est coté à aucune bourse : la promesse tenue, l'engagement honoré dans la traversée sans feinte d'une vie d'homme.

L'engagement a plusieurs sens, j'en ai retenu quelques uns :

  • action de mettre en gage
  • action de se lier par convention, par promesse
  • acte ou attitude de celui qui prend parti
  • commencement d'une action
  • encouragement (c'est un engagement à persévérer)
  • (médecine) début de l'accouchement
  • (mécanique) mise en liaison de deux éléments d'un mécanisme
  • offensive, combat localisé de courte durée

Pour ma part, l'engagement donne lieu à de nombreuses hésitations. J'y réfléchis en général longuement, passe par des périodes de doute, envisage tous les scénarios possibles, ressent la peur… Bref, un parfait portrait de 6 !

 

Il arrive aussi que mon engagement soit clair, limpide, rapide, qu'il s'impose à moi comme une évidence. Dans ces cas, les manifestations de doute et peur sont quasi inexistantes ou furtives ! Le pied !

 

Il y a au moins un domaine où je n'arrive pas à m'engager, celui de la vie amoureuse. La peur de l'engagement est tellement forte que je ne rencontre personne. Ce n'est donc pas un célibat à la manière 7, "je n'arrive pas à m'engager malgré mes nombreuses aventures", c'est un désert subi consciemment et probablement choisi inconsciemment. Pour reprendre les mots de Christiane Singer, en en refusant l'éventuel naufrage, j'annihile également la possibilité d'en vivre le sacre !

 

Je serai heureuse de lire vos témoignages.

Bien cordialement.

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Fabien Chabreuil

Bonjour Sixtrouille,

 

J'ai témoigné plusieurs fois au cours des stages sur ce thème, aussi vais-je faire bref.

 

Pour moi, ce n'est pas l'engagement qui me faisait peur, c'est la perte des autres possibles que représentait l'engagement. Quand je pouvais m'engager à quelque chose en ayant l'impression que cela ne me fermait aucune porte, l'engagement ne m'inquiétait nullement.

 

Un exemple typique est justement le domaine amoureux où ce phénomène se manifestait clairement. Ce n'est pas l'engagement que je refusais, c'est l'exclusivité qui était censée aller avec.

 

Pour le reste, je faisais toujours la distinction entre un engagement donné sous pression et un engagement librement consenti. Je ne me sentais aucunement contraint par les premiers, ayant même un malin plaisir à ne pas les tenir comme une petite ou grosse vengeance de la pression subie. Par contre, je respectais les seconds quoi qu'il arrive, même si c'était source de souffrance. Si pour moi la distinction était claire, elle ne l'était généralement pas pour les autres…

 

Très amicalement,

Fabien

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Christine

Bonjour à tous,

 

Pour ma part, je fais ce qui doit être fait sans questionnement ; l'engagement correspondant va de soi, que ça me plaise ou non. Je peux dire que c'est du tout ou rien. :pt1cable: Si je m'engage, cela doit être à 100 % et le problème, c'est que j'attends le même engagement de la part des autres. Alors, autant dire que je passais ma vie à être déçue par les autres.  :wink:

 

Par contre, si je dois engager un projet et que je doute de pouvoir le faire parfaitement (peur de me tromper), je ne m'engage pas, je procrastine et puis parfois, j'oublie (aile 9).

 

Dans le domaine amoureux, le problème est avant tout de trouver la personne adéquate ; ce n'est pas facile et cela prend énormement de temps. :surprised: Alors un fois que c'est fait, l'engagement vient naturellement.

 

Suite à un exercise du stage Pardon (où l'on nous a demandé si nous savions tenir un engagement), j'ai commencé à réfléchir à la notion d'engagement. J'étais un peu déstabilisée car il s'agissait de prendre un engagement librement consenti. En fait, en apprenant à mieux connaître mes besoins et désirs réels, je peux choisir de prendre et maintenir un engagement sur des bases réalistes et en accord avec moi-même. Ainsi le cheminement est plus facile (et flexible), cela m'apporte plus d'auto-estime, et je ressens du bien-être en choisissant librement, sans pression ou sans crainte de jugement. Et à partir de là, je fais les choses du mieux que je peux. :sarcastic:

 

Très amicalement,

Christine

 

P.S. pour Sixtrouille : je ne sais pas d'où j'avais sorti cette idée, mais je pensais que tu étais un homme.

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