Institut Français de

l’ennéagramme

À quoi sert tout le reste...

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Stéphanie Auxenfans

Faire plutôt que Être

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Stéphanie Auxenfans

Je viens de mettre à jour une autre compulsion.

 

Je ne peux m'empêcher quand je parle de quelqu'un à une autre personne, qui ne connaît cette première personne, de parler de ce qu'elle fait. De le présenter au travers de ce qu'elle fait. Elle fait ceci, elle fait cela, et jamais qui est cette personne. Un ami m'a fait prendre conscience que c'était très réducteur.

 

J'ai pu m'observer mais je n'arrive pas encore à faire autrement. Comme si mon cerveau était conçu pour fonctionner comme ça et que je ne pouvais pas faire autrement.

 

Je vois quand même l'évolution. Avant non seulement je n'en avais absolument pas conscience (que je ne parlais que comme ça et surtout que c'était réducteur), mais en plus je trouvais très positif de mettre en avant les compétentes de la personne, comme je le faisais pour moi. J'avais l'impression que ce qu'il faisait était ce qu'il était. Comme j'ai cru que 'j'étais commerciale" ce que j'ai dit pendant de longues années. Et même aujourd'hui si je dois dire qui je suis, c'est encore compliqué, c'est un sacré exercice de style pour moi.

 

Pour illustrer mon propos voici un exemple. Ce week end, je présentais un ami à un autre ami. J'avais projeté la scène avant qu'elle ne se déroule (phénomène hypnotique du 3 : progression en âge) et je m'étais dit que je ne le présenteras pas par ce qu'il fait, je me tairai, je me retiendrai (tiens, question en passant, c'est encore la contrepassion de retenue, ça ?). Eh bien, je vous le donne en mille, au dit moment, je n'ai pas pu m'empêcher de présenter mon ami en expliquant ce qu'il faisait, à quoi il s'intéressait. Pfffuuuuu… C'est pathétique.

 

D'autant plus que j'ai conscience que par la même occasion, c'est aussi moi que je me mets en valeur : "Moi, j'ai un ami qui fait ça." J'ai plus de valeur parce que je connais des gens biens (ça fait très aile 2, ça).

 

Dur l'introspection et le coming out.

Stéphanie

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Fabien Chabreuil

Bonjour Stéphanie,

 

"Comme si mon cerveau était conçu pour fonctionner comme ça et que je ne pouvais pas faire autrement."

Ton cerveau est effectivement cablé comme cela… Aujourd'hui. Heureusement pour nous tous, nous sommes au XXIe siècle et savons que la plasticité cérébrale est immense ; 50 ans plus tôt, nous aurions cru que c'était définitif.

 

"Question en passant, c'est encore la contrepassion de retenue, ça ?"

Une tentative en tout cas… :rofl:

 

"C'est pathétique."

C'est surtout magnifique de le constater et de l'analyser. La moitié du travail est faite, et pas la plus facile.

 

"Durs l'introspection et le coming out."

Le coming out te connecte à la vertu d'humilité et donc intègre ton aile 2. formidable, non ?

 

Très amicalement,

Fabien

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Stéphanie Auxenfans

Bonjour Fabien,

 

"La moitié du travail est faite, et pas la plus facile."

Je te remercie pour cette pensée optimiste.

 

"Le coming out te connecte à la vertu d'humilité et donc intègre ton aile 2. Formidable, non ?

Oui, je trouve que c'est une très bonne nouvelle. :happy:

 

Je ressens vraiment cette notion de câblage : "c'est par là que ça passe toujours." Je peux même voir parfois les cheminements de mon cerveau et je constate que je manque cruellement d'imagination.

C'est encore avec les mêmes lunettes que je regarde le monde et les personnes qui m'entourent. J'essaye de me libérer de mes conditionnements, mais c'est encore "un truc qui me colle au cœur et au corps, encore et encore…"

 

"Une tentative en tout cas…"

Une tentative car je ne n'ai même pas réussi à me retenir. :hautetfort:

Mon ego a été plus fort que moi et a pris la parole (malgré mon moi conscient un certain temps avant). :pt1cable:

Donc la contrepassion ne concerne pas seulement la passion du type ? Je suis un peu embrouillée.

"Le 3 a pour passion le mensonge. La contrepassion est une caricature de la vertu de vérité : le 3 se veut alors réservé et montre à la place une discrétion certaine."

Pour résumer, on peux dire que la retenue est employé pour essayer de maîtriser l'ego dans n'importe quelle situation.

 

Amicalement,

Stéphanie

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Laurecd

Bonjour Stéphanie (bonjour Fabien !),

 

Merci pour ton témoignage qui m'a interpellée, notamment au sujet de la contrepassion que je crois exercer de manière quasi-constante tant je suis capable de me "voir" agir en 3 et tant cela m'écure. Mon motto est plutôt donc "tout plutôt qu'agir en 3", ou même "tout plutôt que risquer agir en 3" [je note, à la relecture, l'usage du verbe "agir en" plutôt que "être". C'est très 3, comme mode d'expression, finalement !]. Ce qui est là encore, nous sommes bien d'accord, un formidable mensonge ; un mensonge à tiroirs : pour éviter le mensonge, je tombe dans un mensonge encore plus grossier ; l'ego qui tente de se nier lui-même. Je n'ai guère trouvé d'autre solution qu'aller systématiquement à contre-courant de mes pulsions égotiques. Je m'interdis donc de demander aux gens ce qu'ils font, pour m'intéresser à ce qu'ils sont (c'est réducteur également, car il y a du passionnant aussi dans le Faire !). Pas par souci particulier de Vérité malheureusement, mais par peur panique de ce que représente, à mes yeux, l'ego de l'énnéatype 3. De même, ce que je SUIS revêt une importance capitale à mes yeux (je n'en sais pas grand chose au fond, mais je sais que je soigne mes ressentis intérieurs, que je nourris soigneusement mes émotions, qui ont pour moi bien plus de valeur et de beauté que mes actions. C'est par ce que je SUIS que je souhaiterais me donner une identité, et non parce que je FAIS eh oui, encore du grand 3, juste à peine perverti !) L'influence de mon aile 4, est comme pour toi la 2 (d'après ce que tu écris), très forte. Je retire, en ce qui me concerne, de la fierté à être différente, surtout, surtout différente (comprendre, différente de l'énnéatype 3 qui, dans son ego, est dans le faire, plus que dans l'être). Je me mets donc en valeur par ma supposée différence qui est simplement, et tristement une difficulté terrible à me reconnaître et m'accepter en 3. C'est une manière pas spécialement "discrète", je dois dire, d'exercer ma contrepassion (s'il s'agit bien de contrepassion, et non d'aile démesurée ou encore d'identification à mon aile (que de possibilités ! "The sky is the limit" comme diraient les Anglo-saxons !)) .

 

Je ressens vraiment cette notion de câblage : "c'est par là que ça passe toujours." Je peux même voir parfois les cheminements de mon cerveau et je constate que je manque cruellement d'imagination.

C'est intéressant. Je ressens ce "câblage" très fort moi aussi. J'ai l'impression de bien connaître les méandres tortueux de mon cerveau de 3 et je m'en méfie comme de la peste, mais j'ai en revanche l'impression de déployer des quantités effrayantes et épuisantes d'imagination pour refuser leurs débouchés ("je sais ce que tu as envie de faire, je sais ce que tu as envie de dire mais je vais te visser, tu vas voir. Je vais inventer autre chose, qui aura pour seul mérite de ne pas être ÇA."). En gros, une bonne partie de ce que mon cerveau me dit de faire, je m'empresse de ne pas le faire, sans pour autant avoir d'option forcément plus pertinente. L'important, c'est avant tout de ne pas "faire" du 3. Et en écrivant, je me dis que l'on peut difficilement "faire" plus 3 que cela…

 

Voilà, je suis sans doute un peu hors sujet, mais ce "Faire plutôt que Être" peut bel et bien être mangé à plusieurs sauces. Merci d'en avoir parlé et au plaisir de te relire bientôt !

 

Très amicalement,

Laure

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Fabien Chabreuil

Bonjour à toutes deux,

 

Donc la contrepassion ne concerne pas seulement la passion du type ? Je suis un peu embrouillée.
Là c'est moi qui suis un peu embrouillé. Pourrais-tu préciser ce que tu trouves confus ?

 

L'important, c'est avant tout de ne pas "faire" du 3. Et en écrivant, je me dis que l'on peut difficilement "faire" plus 3 que cela…
Eh oui, comme toujours, lutter contre l'ego ne fait que générer plus d'ego.

 

Si un de tes enfants ou ta meilleure amie était d'ennéatype 3, comment te comporterais-tu à son égard ? Pourquoi ne pas faire de même avec toi ?

 

Très amicalement,

Fabien

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Stéphanie Auxenfans

Bonjour Laure,

 

Merci ton message. Nous sommes très différentes sur au moins un point.

(Pour moi qui suis beaucoup dans l'identification, c'est un peu de l'intégration. :happy: Pour toi qui a un grosse aile 4, attention ça pourrait flatter ton ego. :tongue:)

(À la relecture, je me suis interrogée pour savoir si c'était de la vanité ; mais non, c'est un clin d'œil et un brin d'humour, ouf.)

 

Tu es la première 3 que je rencontre qui semble mépriser autant son type et en avoir honte (ce qui je pense nous ramène à ton aile 4 encore une fois).

Les mots mépris et honte sont très forts. J'ai hésité à les utiliser, mais ce sont ceux qui me paraissent le plus juste. J'espère ne pas te blesser.

 

En effet quand j'ai découvert l'Ennéagramme, j'étais très très fière d'être 3 ! Ça a même indéniablement grandement gonflé mon ego. J'ai surtout vu au début les aspects positifs : capacité à faire, à réussir, énergie, facilité relationnelle.

Bizarrement je ne comprenais pas encore la notion de mensonge (mais alors pas du tout, et je pense que des fois, aujourd'hui encore, je ne le vois pas), ni de vanité.

Et puis j'ai une période où j'ai détesté être 3. J'aurais voulu être un autre type, je croyais que tout aurait été plus simple.

Mais je suis sûre finalement que si on m'avait proposé de changer, je n'aurais changé pour rien au monde.

Je Suis qui je Suis, malgré les difficultés et les inconforts. Je suis contente d'être 3, même si parfois je me trouve pathétique et horrible.

 

Je suis touchée par ton témoignage. Je ressens la difficulté et l'épuisement que ça doit être de lutter en permanence "contre soi".

Tu as en tous cas bien identifié le mécanisme qui te pousse à ne pas vouloir être 3.

 

Je retire, en ce qui me concerne, de la fierté à être différente, surtout, surtout différente (comprendre, différente de l'énnéatype 3 qui, dans son ego, est dans le faire, plus que dans l'être).
Est ce qu'avant de connaître l'Ennéagramme, tu réagissais déjà comme ça ? Par exemple de "te retenir de demander ce que les gens faisaient" ?

 

C'est par ce que je SUIS que je souhaiterais me donner une identité, et non parce que je FAIS — eh oui, encore du grand 3, juste à peine perverti !).
Je ne comprends pas pourquoi tu dis ça. C'est de l'intégration de 3 de vouloir Être par ce qu'on Est et non par ce qu'on Fait.

 

Affectueusement,

Stéphanie

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Laurecd

Bonjour Fabien,

 

Je perçois parfaitement la très grande pertinence de la tournure de ta question et je t'en remercie. Je la perçois presque physiquement : ta question me détourne de ma propre difficulté à accepter mon type (mon 3 à moi, plus que le type 3 en général) et de mes petites pérégrinations nombrilistes — c'est moi qui le dis.

 

Alors, j'ai envie de te dire que jamais je n'ai eu de meilleure amie 3, non par rejet mais par manque d'affinités (C'est ironique, non ? Ou encore, classique : le 3 est peut-être difficilement le meilleur compagnon du 3. J'ajoute que je connais pas mal de 3 que j'apprécie beaucoup, mais cela se cantonne à de la bonne entente). Bien entendu, si tu me parles d'un de mes enfants (a priori pas de 3 parmi les miens, pas déclaré en tout cas), je te tiendrais un autre discours et bien entendu, je serais dans l'acceptation, peut-être même plus que pour un autre enfant. Je me ferais un plaisir, un devoir même, de le rassurer et de l'aimer inconditionnellement, et de le lui montrer. Oui, je sais : à méditer…

 

Au fait, quand inventes-tu "la machine à changer de type" ? (Ainsi, je pourrais dire "je connais l'homme qui l'a inventée !"…) Merci d'avance !

 

Bises et très belle journée,

Laure

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Laurecd

Chère Stéphanie,

 

Je te remercie pour ton très gentil message ! Tu es une 3 parfaitement charmante !

 

Tu es la première 3 que je rencontre qui semble mépriser autant son type et en avoir honte (ce qui je pense nous ramène à ton aile 4 encore une fois).
Tant mieux ! Tu me flattes ! Quitte à être 3, autant être différente !!!

 

Les mots mépris et honte sont très forts. J'ai hésité à les utiliser, mais ce sont ceux qui me paraissent le plus juste. J'espère ne pas te blesser.
Tu ne me blesses absolument pas ; je pourrais tout à fait employer ces mots moi-même. Tu sais, comme je l'ai dit dans un autre de mes messages sur ce forum, lorsque j'ai découvert l'énnéagramme, je me suis trouvée aussitôt — et très confortablement — 9 (élevée par un père 9 et une mère 7, tous deux émotionnels réprimés), et la description du type 3 me paraissait au mieux incompréhensible, au pire grotesque, voire ridicule. Alors tu comprends qu'en partant sur de telles bases, la découverte de mon type ne m'a pas fait particulièrement plaisir. Apprendre que je cours après la réussite alors que justement je m'étais toujours "vantée" (je sais, je sais…) d'être facile à vivre, non-conformiste, un peu en retrait des choses de ce bas monde, ce n'était pas exactement de cette manière que j'avais envisagé la situation : eh oui, nombreuses sont les définitions de la "réussite" ! J'ai trouvé — je trouve encore — mon ennéatype profondément injuste et limitant. C'est enfantin de parler ainsi, mais j'ai besoin de l'exprimer. J'ai bien compris que JE n'étais pas mon ego, mais il n'empêche que la description du type 3 me fait beaucoup souffrir ; et oui, souvent j'ai honte d'être cela, de pouvoir être "expliquée" de cette manière. Je me trouve bien plus compliquée — et intéressante et surtout différente — que ça. Ce qui nous ramène au 3 et à la bonne vieille vanité !!!

 

Bah, je vais bien finir par l'accepter. Surtout s'il m'est donné d'échanger avec des personnes telles que toi ! Je chemine, et j'ai besoin d'aide durant ce voyage. Je te remercie donc du fond du cœur pour l'aide vraie, honnête et sincère que tu m'apportes, par tes témoignages, et tes réponses !

 

En effet quand j'ai découvert l'Ennéagramme, j'étais très très fière d'être 3 ! Ça a même indéniablement grandement gonflé mon ego. J'ai surtout vu au début les aspects positifs : capacité à faire, à réussir, énergie, facilité relationnelle.
Cela me semble incroyable ! Et très rassurant à la fois ! Et me conforte dans l'idée que je vis la contrepassion de manière assez radicale. Je trouve bien, en tout cas dans un premier temps, d'être fière de son type. C'est même plutôt sain, quitte à faire les ajustements nécessaires par la suite ! Moi, c'était plutôt : "Oh mince, je me suis planté de type depuis ma naissance ; comment je rattrape le coup ? Comment j'intègre ce truc de réussite et d'efficacité ? De quoi ils parlent ? Mais de quoi ils parlent ?" En effet, l'indolence du 9 ne me convenait pas si mal (justement parce que le type 9 ne collait pas à l'intérieur, et que je le savais). Cela m'allait bien de rêvasser, et de "faire" ma différente.

 

Mais je suis sûre finalement que si on m'avait proposé de changer, je n'aurais changé pour rien au monde.
En dépit de toute mon hostilité affichée, je ne crois pas que je changerais non plus. Il y a encore un boulot d'acceptation assez affolant à fournir, mais j'ai compris qu'il est donné à chacun de faire de belles choses et qu'il y a moyen de se libérer de son ego, au moins en partie. J'ai des moments où je me sens libre, et durant lesquels je sens très intensément que mon ennéatype n'a aucune importance. Ce sont sans doute les moments — rares — où j'effleure l'essence.

 

Est ce qu'avant de connaître l'Ennéagramme, tu réagissais déjà comme ça ? Par exemple de "te retenir de demander ce que les gens faisaient" ?
Oui, absolument. Je ne me retiens même pas ; il est profondément ancré en moi que cela ne se demande pas. Je mets cela sur le dos de mon éducation, de mes identifications. Je ne dis pas que cela ne m'intéressait pas (bien au contraire ; j'étais toujours ravie de glaner au détour d'une conversation, des "infos" sur les personnes. Pour ensuite secrètement mieux me comparer !), mais j'en avais profondément honte, donc c'est toute une partie de ma personnalité balayée à la hâte sous le tapis.

 

C'est par ce que je SUIS que je souhaiterais me donner une identité, et non parce que je FAIS — eh oui, encore du grand 3, juste à peine perverti !).
Je ne comprends pas pourquoi tu dis ça. C'est de l'intégration de 3 de vouloir Être par ce qu'on Est et non par ce qu'on Fait.
J'ai écrit cela parce que le fait de "vouloir se donner une identité" (donc croire que l'on en est dépourvu) est profondément 3. Ma manière de vouloir "être" est une forme de course vers la réussite. La réussite telle que je l'envisage. Le fait de vouloir "être" dans mon cas, est justement… un fait. Cela reste de l'ego, cela reste du mensonge. Rien à voir avec l'idée supérieure de notre type, ni même, en ce qui me concerne, avec de l'intégration !

 

Un très grand merci pour ta réponse Stéphanie, et à bientôt, je l'espère !

 

Très cordialement, Laure

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Stéphanie Auxenfans

Bonjour à vous deux,

 

Je pensais que la contrepassion se limitait à la retenue dans la passion de mensonge, qu'elle était liée au mensonge ou à la vérité. Mais je viens de comprendre qu'il y a plein d'exemples possibles, que la contrepassion peut s'appliquer aussi à la fixation. S'empêcher de demander quelque chose, se retenir de lister les pays visités, s'empêcher de parler avec les mains, etc., tout cela à condition que cela soit fait de manière inconsciente.

 

Je me demande si ma confusion ne viens pas du mensonge, je crois que j'en ai encore une vision limitée. Car d'une manière générale, il englobe tout. C'est bien ça ?

 

Qu'est ce qui fait que certains types sont plus à dominante passionnelle et d'autres à dominante contrepassionnelle ?

 

Bien amicalement,

Stéphanie

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Fabien Chabreuil

Bonjour Stéphanie et Laure,

 

"Mais je viens de comprendre qu'il y a plein d'exemples possibles, que la contrepassion peut s'appliquer aussi à la fixation."

Oui, il y a une contrefixation comme il y a une contrepassion.

 

"Je me demande si ma confusion ne viens pas du mensonge, je crois que j'en ai encore une vision limitée. Car d'une manière générale, il englobe tout. C'est bien ça ?"

Comme tous les mécanismes égotiques, la passion du 3 est non contextualisée et s'applique à tous les moments où l'ego a le contrôle.

 

Qu'est ce qui fait que certains types sont plus à dominante passionnelle et d'autres à dominante contrepassionnelle ?

Je ne sais pas répondre à cette question. Probablement les conditions de vie, mais…

 

Très amicalement,

Fabien

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Stéphanie Auxenfans

Faire plutôt que Être. Voilà une autre façon de le décliner.

J'ai (avais) la croyance que je suis aimable pour ce que je fais et non pour qui je suis. Je ne sais pas d'où ça me vient, mais c'est encore ancré en moi. Quand j'y réfléchis j'ai l'impression d'être programmée comme ça depuis mon enfance. D'où ce besoin de reconnaissance extérieure que j'ai toujours nourri grâce (à cause) du travail. Le besoin de réussir, d'être reconnu par mes supérieurs, par mes collègues, par mon entourage.

En maternelle, nous étions récompensés par des coupons pour notre "bon" comportement et notre "bon" travail. Au bout de 10 coupons, nous avions un sachet de bonbons. Je n'étais de loin pas la plus sage et j'enviais les enfants qui recevaient cette pochette de bonbons, jusqu'au jour où, moi aussi, j'ai eu le 10e coupon et donc les bonbons. J'ai le souvenir d'être très fière, de me sentir aimée, d'être comme il fallait. Je devais avoir 4 ou 5 ans.
Une douce technique a priori inoffensive pour former des petits exécutants, des petits soldats de la future société, connectés en permanence à des repères extérieurs !

À partir de CM1, je ne sais plus si c'est de mon initiative ou celui de ma mère (qui était très attachée aux bonnes notes), un système de récompense a été mis en place. Je gagnais 10 F si j'avais une note supérieure ou égale à 15/20. Et à l'entrée au collège, nous avons renégocié les notes : + de 12/20, tant de F, + de 15/20 tant (et oui c'était à priori plus difficile d'avoir des 15/20, alors j'ai utilisé mes talents de négociatrice).
Voilà encore une belle façon encore d'ancrer le Faire à la place de l'Être, les résultats plutôt que le plaisir, la rinalité plutôt que le comment.

Aujourd'hui j'ai une expérimentation concrète que je suis aimable pour qui je suis et non pour ce que je fais. Voilà trois ans que je ne travaille plus. Donc si on m'aimait pour ce que je "faisais" (mon travail), on ne m'aimerait plus. La bonne nouvelle c'est je n'ai pas moins d'amis (ni plus).
Eh bien malgré cela, quelque chose au fond de moi reste convaincu qu'il faut quand même que je fasse quelque chose de "bien", que je ne peux pas être aimable seulement grâce à qui je suis. C'est triste d'être autant attaché à l'image extérieure. J'ai conscience que pour dépasser ça, je dois m'aimer moi et ne pas attendre d'amour de l'extérieur, je dois me donner ce que j'attends, ce que je voudrais recevoir.
Être bien Moi avec Moi. Heureuse de qui je Suis, pour ne passer ma vie à Faire pour Être.

Bien amicalement,
Stéphanie

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Fabien Chabreuil

Bonjour Stéphanie, Laure et tous les autres,

 

Très belles anecdotes.

 

Moi aussi, j'ai eu une mère attachée aux résultats et à mon époque, on distribuait des « bon points ». [Hors-sujet : amusant du point de vue de la Spirale Dynamique. Des bons points pas des coupons, et le bon point se suffisait à lui-même sans qu'il y ait un cadeau à la clé, bref une intéressante comparaison BLEU/ORANGE.] Le système de conditionnement social que tu évoques — à juste titre — était bien là.

 

La différence est que moi, je m'en foutais de leurs bons points. Certes j'en avais — les études étaient brillantes sans effort— mais je les considérais comme un outil à mon service me permettant d'obtenir des parents ou des instituteurs ce que je voulais. Je n'en retirais aucune satisfaction personnelle (identitaire), juste une satisfaction pratique, et je trouvais le plaisir de ma mère à ce que j'en ai légèrement grotesque.

 

Très amicalement,

Fabien

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Stéphanie Auxenfans

Bonjour Fabien, Laure et tous les autres,

 

Autant pour moi Fabien, ces coupons s'appelaient aussi des "bons points". Il s'agissait de "belles images", mais la finalité était bien d'en obtenir 10 pour alors, pourvoir les échanger contre le super sachet de bonbons !

Et si ça se trouve, c'était même le dentiste du coin qui offrait la suprême récompense !

Non, il y a 30 ans (ho la la), le dentiste ne pouvait pas être déjà imprégné des mauvais côtés de ORANGE, quoique il y a des pionniers dans tous les domaines…

 

Merci à toi Laure pour ton message. Ta dernière réponse me laisse perplexe, me déconcerte et m'interroge.

 

J'ai écrit cela parce que le fait de "vouloir se donner une identité" (donc croire que l'on en est dépourvu) est profondément 3.
Oui, je suis d'accord avec ça. Je crois que du fond du cœur que le 3 est triste et perdu quand il se demande qui il est et qu'il ne sait pas, car il a passé sa vie à être un caméléon. En tous les cas, c'est un sentiment fort que j'ai ressenti et que je peux encore ressentir.

 

Je n'avais jamais perçu cela comme quelque chose d'égotique, mais plutôt comme une souffrance abyssale (quand j'y pense et que j'y réfléchis).

 

Ma manière de vouloir "être" est une forme de course vers la réussite. La réussite telle que je l'envisage. Le fait de vouloir "être" dans mon cas, est justement… un fait. Cela reste de l'ego, cela reste du mensonge. Rien à voir avec l'idée supérieure de notre type, ni même, en ce qui me concerne, avec de l'intégration !
Whouaa, alors là je prends une claque… Je ne m'étais jamais dit, ni même imaginé cela…

Là j'ai l'impression que ça devient trop compliqué, que c'est un cercle infernal et que je n'y arriverais jamais…

Ta constatation me fait douter de toute ma démarche et de mon travail.

Fabien, au secours !

Je suis perdue et pleine de doutes d'un coup.

 

Belle journée,

Stéphanie

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Fabien Chabreuil

Bonjour Stéphanie, Laure et amis lecteurs,

 

"Il y a 30 ans (ho la la) […]"

Que devrais-je dire… :sad:

 

"Le dentiste ne pouvait pas être déjà imprégné des mauvais côtés de ORANGE, quoique il y a des pionniers dans tous les domaines…"

Chez des individus, les mauvais côtés d'un vMème existent dès son origine, soit pour ORANGE depuis quelques siècles.

 

"Je n'avais jamais perçu cela comme quelque chose d'égotique, mais plutôt comme une souffrance abyssale (quand j'y pense et que j'y réfléchis)."

Ce n'est pas incompatible ! Il n'y a pas de souffrance dans l'essence, donc…

 

"Là j'ai l'impression que ça devient trop compliqué, que c'est un cercle infernal et que je n'y arriverais jamais… Ta constatation me fait douter de toute ma démarche et de mon travail."

Il faut toujours douter de sa démarche et de son travail ! Surtout quand on croit progresser et qu'on est content de soi : le plus gros piège que peut nous tendre l'ego est de nous dire que nous l'avons vaincu…

 

La phrase "je n'y arriverai jamais" me gêne un petit peu. Arriver à quoi ?

 

Très amicalement,

Fabien

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Laurecd

Chère Stéphanie,

 

Un mot très court, car je manque de temps, mais je ne pouvais pas te laisser "perdue et pleine de doutes". Tu sais, je pense que mon cas et ma manière de vivre mon énnéatype sont très extrêmes, et sans doute le signe d'une désintégration et d'une contrepassion assez graves. Tu as lu combien j'ai du mal à accepter le 3, et cela n'appartient qu'à moi ; heureusement, cela n'est pas généralisable, et heureusement que beaucoup de 3 se sentent plutôt bien dans leurs baskets de 3 ! C'est ton cas apparemment, et il faut t'en réjouir, et surtout, surtout ne pas te laisser influencer par mon propre vécu. Je te l'ai dit, tes témoignages, profonds, vrais, drôles et plutôt optimistes m'ont fait du bien, et m'ont aidée à entrevoir la "beauté du 3". Je te remercie profondément pour cela. De plus, je suis assez cynique de nature, et j'ai reçu une éblouissante éducation anti-3, ce qui n'arrange rien. N'oublie pas non plus que j'ai une aile 4, que j'ai un gros penchant pour le mélodrame, que mon identité est donc sans doute beaucoup plus problématique pour quelqu'un comme moi que pour une 3 à aile 2 comme toi. Je suis bouleversée de lire que j'ai pu te faire douter de toi et de la valeur de tes démarches et de ton travail. Ces derniers sont beaux et positifs, et cela se voit ; n'en doute pas une seconde, et continue !

 

Pardonne-moi pour cette réponse trop rapide. Je m'efforcerai de te répondre de manière plus profonde la semaine prochaine.

 

D'ici là, bises amicales !

Laure

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Fabien Chabreuil

Bonjour Stéphanie et Laure,

 

Il faut toujours douter de sa démarche et de son travail ! Surtout quand on croit progresser et qu'on est content de soi.
N'en doute pas une seconde, et continue !
Aïe, nous voilà en désaccord ! Laure, peux-tu expliquer ta position ?

 

Par ailleurs — ou pas—, tu as souvent parlé de ton aile 4 et de ce qui faisait qu'elle te différenciait des 3 à aile 2. Et comme tu l'as dit plusieurs fois, il faut peut-être se méfier ! L'ego pourrait vouloir se protéger de quelque chose, d'autant que, moi, il me semble bien la voir cette aile 2. Bref, une piste d'introspection et, peut-être, une nouvelle conversation.

 

Très amicalement,

Fabien

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Stéphanie Auxenfans

Bonjour Fabien et Laure,

 

"Il n'y a pas de souffrance dans l'essence, donc…"

Effectivement, c'est très juste.

 

En fait j'avais toujours imaginé la quête de la réussite dans le Faire professionnel, car c'est là qu'était totallement orientée mon intention il y a quelque temps. Avoir un statut professionnel, pour "être quelqu'un de bien".

 

Je n'avais pas imaginé que cette quête de la réussite, et du faire pour y parvenir, pouvait s'activer pour "être" sans le faire. :pt1cable:

 

Ma démarche consiste simplement à être heureuse dans ma vie. À essayer me débarrasser le plus possible de mes conditionnements, à faire les choses avec conscience et pas de manière automatique, à ne plus être pilotée par mes blessures, ou du moins le moins possible. À me détacher au maximum du regard extérieur. Vaste programme en fin de compte.

 

"Il faut toujours douter de sa démarche et de son travail ! Surtout quand on croit progresser et qu'on est content de soi."

Il est vrai que je me suis dis que j'avais un peu avancé. Objectivement, je suis moins à sauter partout pour me faire remarquer. Je me trouve plus posée, moins agitée. Je pense que la question à me poser c'est : est ce que ça se fait naturellement, ou est ce que je me retiens, auquel cas je serais dans la contrepassion, n'est ce pas ?

Et si ça trouve c'est aussi l'âge. Je peux encore monter sur les tables, mais moins rapidement. :laugh:

 

"La phrase 'je n'y arriverai jamais' me gêne un petit peu. Arriver à quoi ?"

Il y avait aussi quelque chose qui me dérangeait quand je l'ai écrite, mais je ne comprenais pas. Inconsciemment j'ai du sentir le hic.

 

En fait, je crois que je voulais dire je n'y arriverais pas à Être sans faire, à me détacher du faire. Même si je sais que "je suis". Et donc bingo, retour à la case départ !! Si ça veut dire que toute ma démarche était égotique, aïe aïe aïe, je crois que je vais me remettre au sport, j'aurais moins d'échecs. :laugh:

 

Très amicalement,

Stéphanie

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Fabien Chabreuil

Salut Stéphanie,

 

"Il est vrai que je me suis dis que j'avais un peu avancé."

Je n'ai pas dit que tes progrès étaient illusoires, j'ai dit qu'il fallait éviter de se faire des illusions à propos de ses progrès. Moi qui te connais depuis plusieurs années, je constate un vrai changement positif évident.

 

"En fait, je crois que je voulais dire je n'y arriverais pas à Être sans faire, à me détacher du faire."

Ce qui me gênait dans le mot arriver, c'est l'idée d'un stade final, où on peut mettre les pieds sur la table (à ton âge, tu peux encore :rofl:) et se reposer.

 

Très amicalement,

Fabien

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Stéphanie Auxenfans

Bonjour Fabien et Laure,

 

"Moi qui te connais depuis plusieurs années, je constate un vrai changement positif évident."

Merci, je dois bien avouer que de ta part, c'est un retour qui compte et que je prends à sa juste mesure.

 

"Ce qui me gênait dans le mot arriver, c'est l'idée d'un stade final."

Moi je crois au fond que ce qui me gênait, c'est que arriver rime pour moi avec réussir, et j'ai eu peur d'être dans ce mécanisme que tu as très bien décrit, Laure.

 

Le mot d'ordre que je retiens de cet échange, c'est vigilance…

Merci Laure de m'avoir permis de prendre conscience de cela.

 

Belle journée à vous,

Très affectueusement,

Stef

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Laurecd

Bonjour Stéphanie et Fabien,

 

Ma réponse est plus tardive que je ne l'avais annoncée ; je vous présente mes excuses.

 

Pour revenir à ton message de doutes, Stéphanie, et à la rapide réponse que j'y avais apportée, je persiste à dire que je ne vois pas comment mes propres questions et mon propre rejet du type 3, trop extrêmes, peuvent pertinemment permettre à un autre 3 de remettre en question son cheminement personnel. Je ne voulais pas te dire "c'est parfait, ce que tu fais est parfait, continue à être parfaite", mais simplement que ton cheminement, et tes questions que tu partages sur ce forum, sont légitimes et me semblent, à moi, belles. Cela dit, je ne voulais pas dire non plus que le doute qu'a pu soulever mon message n'est pas lui-même légitime, et c'est ce que fait remarquer à juste titre Fabien. En effet, de ce point de vue, j'ai répondu trop vite et peut-être ai-je en effet utilisé, en plus de mon impulsivité naturelle, une possible aile 2, ou ma désintégration en 9, qui n'aime pas la souffrance ou même le simple inconfort d'autrui, et encore moins si c'est moi qui les déclenche. (Petit aparté pour dire que je compte revenir sur cette histoire d'ailes, car si je me reconnais fort bien dans de nombreux traits du type 4, je ne me reconnais pas dans la description du 3 à aile 4, ni dans celle du 3 à aile 2 ; décidément ce 3 et tout ce qui peut être écrit sur lui ne plaisent pas à mon ego ; franchement, ses ailes auraient pu au moins le rendre un peu plus sympathique ! Mais je m'épancherai à ce sujet dans un prochain message.)

 

Ce que je voulais surtout dire, Stéphanie, c'est que ma course après mon "identité" m'est d'autant plus évidente que je vis des moments où cette course n'existe plus. Notamment grâce au yoga que j'ai découvert avec enthousiasme il y a six mois environ (pour les participants au dernier stage Communication, je répète qu'il ne s'agit pas d'une "lubie", mais d'une passion doublée d'un intérêt profond et VRAI !). Je ressens, grâce à cette philosophie-sport, un véritable lâcher-prise, que je n'avais jamais vécu auparavant (sauf peut-être, brièvement, à la naissance de chacun de mes enfants). Pour commencer, mon corps (mon vrai corps, et non mon apparence physique) devient important, indissociable de qui je suis (je ne veux pas généraliser, mais c'est sans doute un problème auxquels les 3 doivent faire face plus que d'autres types). Un outil qu'il faut aimer, écouter et respecter. La méditation, donc, me permet d'écouter, de rassembler, ce corps, et de l'assimiler à mon ÊTRE, de comprendre que corps et esprit forment un tout, que l'identité EST et ne se cherche pas (pas à la manière du 3 égotique, en tout cas). C'est sans doute du chinois — parce qu'une évidence — pour de nombreuses personnes, mais il s'agit pour moi d'une véritable découverte. Avec le yoga, il n'est pas question de compétition, de regarder ce que fait le voisin, mais simplement de chercher sa paix intérieure, le vrai meilleur de soi-même, même durant des exercices parfois très éprouvants physiquement. J'ai envie de dire (c'est peut-être ma "propagande"… — encore un mot ignoble appliqué au 3 !) que le yoga est sans doute ce qui peut arriver de mieux à un 3, à condition qu'il soit bien enseigné. Pour reprendre ce que tu as écrit avec humour sur le sport qui te procurerait "moins d'échecs", avec le yoga, il n'est justement question ni de réussite, ni d'échec (si c'est le cas, c'est qu'il y a un gros problème avec la manière dont il est enseigné). J'ajoute que s'y associe une dépense d'énergie physique importante, mais qui reste douce même dans la difficulté, que j'apprécie en tant que 3 (par exemple, la sophrologie, trop statique, m'avait ennuyée, même si je reconnais ses vertus apaisantes). Mais comme, bien évidemment, je ne passe pas mes journées à faire du yoga, je retombe très vite et terriblement facilement dans mon ego, et c'est cela justement qui me permet de constater et ressentir cette différence entre ÊTRE, et "être à tout prix" — en ce qui me concerne, il s'agit principalement de vouloir être remarquée à tout prix pour ma différence ; donc je FAIS de la différence, au lieu d'ÊTRE différente. Est-ce cela, Fabien, qui pourrait faire que mon aile 4 n'est pas aussi importante que ce que je peux croire ?

 

"Ma démarche consiste simplement à être heureuse dans ma vie. À essayer me débarrasser le plus possible de mes conditionnements, à faire les choses avec conscience et pas de manière automatique, à ne plus être pilotée par mes blessures, ou du moins le moins possible. À me détacher au maximum du regard extérieur. Vaste programme en fin de compte."

Je trouve personnellement cette démarche très belle, très humble et somme toute très simple — même si, paradoxalement, son ambition et sa difficulté ne m'échappent pas ! Si cette phrase vient vraiment du plus profond de toi, alors je persiste à dire : continue !

 

Baisers ensoleillés à tous !

Laure

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Fabien Chabreuil

Bonjour Laure et autres participants et lecteurs,

 

"Petit aparté pour dire que je compte revenir sur cette histoire d'ailes."

Tu devrais peut-être attendre d'avoir fait le stage Ailes qui te donnera les informations permettant de vraiment traiter le sujet. Après tout, il n'y a pas urgence, et la priorité reste toujours au type de base qui suffit tous à nous occuper !

 

"Mais comme, bien évidemment, je ne passe pas mes journées à faire du yoga, je retombe très vite et terriblement facilement dans mon ego."

C'est le problème de quasiment toutes les approches, et justement le côté génial des méthodes de Stephen Wolinsky que nous étudions dans les modules Éveil et Néti Néti : simples et brèves, elle s'appliquent au quotidien, au milieu de nos activités, dès que nous nous surprenons à retomber sous la domination de l'ego.

 

Ceci n'est bien évidemment pas une critique du yoga dont les apports positifs sont complémentaires et incontestables.

 

"Est-ce cela, Fabien, qui pourrait faire que mon aile 4 n'est pas aussi importante que ce que je peux croire ?"

Je n'ai pas dit cela. Je ne nie pas l'importance évidente de ton aile 4. Cependant, nous pouvons tous avoir deux ailes, et il me semble que tu manifestes aussi des traits de l'aile 2. Ce n'est qu'une possibilité qu'il t'appartiendra en dernier ressort de confirmer ou d'infirmer.

 

Très amicalement,

Fabien

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