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Stéphanie Auxenfans

Contrepassion de prodigalité

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Stéphanie Auxenfans

Bonjour à tous,

 

Je souhaiterais témoigner sur un exemple de prodigalité du 5.

 

J'ai un ami 5 qui souvent parle dans un dialecte incompréhensible et je ne comprends donc rien de ce qu'il essaye de me partager, alors que d'après lui il veut m'expliquer et partager quelque chose. J'affiche mon incompréhension, parfois par des questions, parfois par de la communication non verbale, en faisant la tête de quelqu'un qui ne comprend rien de ce qu'on lui dit. Il me dit qu'il essaye d'être plus clair, mais il ne l'est pas pas du tout.

 

Je le ré-informe que je ne comprends toujours pas, et il reprend plus simplement pour quelques instants seulement. Je saisis les premières phrases, puis il reprend son langage "extra-terrestre", ses phrases qui n'en finissent pas, il digresse à tout va, comme s'il voulait m'égarer, me perdre dans ses méandres. À chaque fois qu'il fait ça, je décroche complètement de notre conversation, après avoir mis une énergie colossale pour essayer de suivre. N'importe qui aurait pu s'en rendre compte, sauf lui (apparemment) !

 

Je lui ai fait plusieurs fois la remarque qu'il se parlait à lui tout seul et que je pourrais partir, ça ne changerait rien. Peut être même il continuerait de parler sans se rendre compte de mon absence. Il lui est arrivé de me confier qu'il s'employait à créer de la confusion chez moi (et d'autres) et qui lui arrivait de se parler à lui et non pas d'avoir une conversation avec moi.

 

Pour moi, émotionnelle, c'était très étrange et incompréhensible de continuer de parler à quelqu'un alors que je vois qu'il ne me comprend pas. C'était une énigme, je me disais qu'il n'avait pas d'empathie, qu'il se fichait de moi.

 

Je comprends mieux aujourd'hui cette apparente générosité. Je réagirais différement aujourd'hui, en lui demandant s'il veut vraiment que je comprenne ou non ? Je le ramènerais tout de suite au sujet de départ si je le vois partir ailleurs et je lui demanderais d'être simple et accessible.

 

Je suis preneur de vos conseils amis 5. Y a-t-il une meilleur façon d'agir ?

Merci.

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Claire5

Bonjour Stéphanie,

 

Merci d'ouvrir cette conversation.

 

Je me suis longtemps interrogée sur la prodigalité qui je suis censée pratiquer en tant que 5. Je trouve beaucoup plus difficile de l'auto-observer que la passion d'avarice. Il y a un seul exemple fort auquel je pense : il y a quelques années, à la sortie d'un examen de français, une amie m'avait demandé ce que j'avais écrit dans ma dissertation. Je lui avait alors expliqué en détails, dans un grand monologue, mon intro, toutes mes parties, ma conclusion etc. Je me suis rendue compte après qu'elle n'en attendait pas autant.

 

Il est clair que dans ces moments là, comme dit ton ami, je parle plus pour moi même que pour l'autre.

 

"Je réagirais différement aujourd'hui, en lui demandant s'il veut vraiment que je comprenne ou non ? Je le ramènerais tout de suite au sujet de départ si je le vois partir ailleurs et je lui demanderais d'être simple et accessible. Je suis preneur de vos conseils amis 5. Y a-t-il une meilleur façon d'agir ?"

Je pense que ce serait une manière parfaitement appropriée. Je me demande aussi s'il n'est pas plus délicat de reprocher sa contrepassion que sa passion à quelqu'un. Par exemple si on me dit, en gros, qu'on ne comprend rien à ce que je raconte ou qu'on s'en fiche (ou alors si je m'en rends compte sans qu'on me le dise); ca va sûrement beaucoup plus me faire de la peine que si on me repproche d'être avare de paroles. Donc prudence dans la forme.

 

Est-ce que c'est clair alors ? :beurk: J'essayerai de profiter de ce sujet pour témoigner des autres manifestions de ma prodigalité lorsque je m'en aperçois.

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Fabien Chabreuil

Bonjour Stéphanie, Claire et les autres,

 

"Je me suis longtemps interrogée sur la prodigalité qui je suis censée pratiquer en tant que 5."

Ben non, Claire, tu n'es pas censée. De même qu'il y a des 6 ne vivant quasiment jamais la contrephobie, il y a des types ne vivant quasiment jamais la contrepassion.

 

"Je me demande aussi s'il n'est pas plus délicat de reprocher sa contrepassion que sa passion à quelqu'un."

J'aurais tendance à être d'accord : je n'aimerais pas qu'on me dise que je suis austère ! Quand nous sommes dans notre contrepassion, nous avons perdu le contact avec notre orientation et notre ego ne fait plus rien qui active sa fierté. Signaler la contrepassion amplifierait donc la souffrance de l'ego.

 

Très amicalement,

Fabien

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Stéphanie Auxenfans

Bonjour Claire, Fabien et tous,

 

Désolée de ne pas t'avoir répondu avant.

 

Merci de ta réponse, oui, elle est très claire. Elle m'a permis de compléter les différentes formes que la prodigalité peut prendre. J'en étais restée à une communication incompréhensible ; j'avais occulté une grande partie de ce mécanisme, à savoir : "Le 5 se débrouille pour donner ces informations à des gens qui n'en ont pas envie ou besoin et qui donc ne la comprendront ou ne l'utiliseront pas forcément ; il peut même parfois inconsciemment donner une information subtilement tronquée ou difficilement compréhensible."

 

Mon ami 5 est en effet souvent irrité lorsque je lui dit que je comprends rien. Il a fait un stage d'ennéagramme, connaît donc son type et le mien, et sait que je réprime le mental. Quand par le passé, je lui demandais d'être plus simple, plus clair, justifiant parfois ma répression du mental (là je sais aujourd'hui que c'est une erreur), lui me disait que ce n'était pas que à lui de s'adapter à mon fonctionnement, mais à moi aussi de m'adapter au sien.

Difficile d'objecter.

Je tâcherais de ne pas attendre la prochaine fois et de recadrer tout de suite sur l'information qu'il veut partager.

 

Je te rejoins totalement sur le fait qu'il est plus difficile d'auto-observer sa contrepassion. Personnellement je croyais avoir modifié, dominé une partie de mon ego, et donc être plus intégrée. C'est un ami qui m'a fait remarquer que j'étais en plein dans ma contrepassion. Heureusement, sinon il y aurait eu des chances que je maintienne ce comportement pensant m'être "améliorée".

 

Bonne journée à tous et au plaisir de vous lire,

Stéphanie

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Personnellement je croyais avoir modifié, dominé une partie de mon ego, et donc être plus intégrée."

C'est un indicateur sûr. quand on croit avoir "dominé" son ego, c'est que la contrepassion est là.

 

Très amicalement,

Fabien

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Yves

Bonjour à tous,

Merci Stéphanie et Claire pour vos témoignages très intéressants, et Fabien pour ton expertise.
 

Je lui ai fait plusieurs fois la remarque [à cet ami 5] qu'il se parlait à lui tout seul et que je pourrais partir, ça ne changerait rien. Peut être même il continuerait de parler sans se rendre compte de mon absence. Il lui est arrivé de me confier qu'il s'employait à créer de la confusion chez moi (et d'autres) et qui lui arrivait de se parler à lui et non pas d'avoir une conversation avec moi.

 

Je ne vis pas souvent la contrepassion de mon ennéatype, le 5. Je me souviens d’un soir, j’étais en train de la vivre, justement. Je ne me rappelle plus de quoi je dissertais avec mon amie-confidente, probablement une analyse du monde extérieur, fondée sur des informations, enfin c’était passionnant, quoi… :proud: Mais si, mais si ! Il me semblait à ce moment-là, avoir franchi le barrage de la peur, les vannes s’étaient ouvertes, je me laissais porter avec ivresse par une déferlante de phrases, je créais des associations méandreuses de pensées inattendues, originales, des mots exprimaient merveilleusement mes pensées. Soudain mon amie sortit de la pièce pour s’affairer à je-ne-sais-quoi dans sa cuisine, peut-être faire la vaisselle, bref quelque chose d’un peu plus concret que ce qu’elle considérait probablement pour des ratiocinations de ma part.

Je me retrouvai seul. Ce que je ressentis ? De la surprise et une vague déception ou mélancolie, je suppose (ouh la la, où est passée mon orientation de précision ?), liée à cette perte de lien. En tout cas, je me coupai de ces ressentis. Je ne me préoccupai pas de ce que fabriquait ma confidente dans sa cuisine. En son absence, je continuai à débiter mon flot de paroles (le mot « débiter » me fait songer au flot incoercible d’un fleuve), comme si elle se trouvait toujours dans la pièce. Bizarrement, sur ma vague mélancolie flottait une sorte de soulagement. Mon besoin d’être écouté et compris avait été submergé par un besoin plus fort encore.

Voici mon analyse du point de vue de l’Ennéagramme. D’abord les centres. Depuis quelque temps déjà, avant le départ de mon amie dans sa cuisine, mon attention était absorbée par l’expression de mes pensées, par mon centre préféré. L’expression prévalait sur la relation. Je ne prêtais plus attention aux effets sur mon amie de mon flot de paroles : mon centre émotionnel extérieur, bien qu’il fût pourtant mon centre de support, ne fonctionnait plus. Je ne m’étais pas levé de ma chaise pour aller dans la cuisine, je restais figé, le regard fixe, tourné vers l’intérieur (non pas vers mes ressentis, mais vers mes pensées) : faute de centre de support, mes centres instinctifs extérieur et intérieur ne fonctionnaient plus non plus. Seules les aubes de mon centre préféré tournoyaient.

D’un côté, je désirais me distinguer (l’influence de mon aile 4) par mes connaissances (une des orientations du 5), retenir l’attention de mon amie, l’étonner par une information originale (mon aile 4), voire provocante : une façon pour moi d’exister. D’un autre côté, malgré l’apparence du contraire, la peur gisait quand même (l’influence structurelle de mon aile 6), en arrière-plan : je craignais inconsciemment que des émotions gâchassent le fonctionnement de mon centre préféré. Oui, des émotions intruses pourraient être engendrées par des réactions déroutantes de mon amie, des réactions à des inexactitudes de ma part (projection de ma part), des exagérations, voire des inepties. Pour éviter ces émotions, mieux valait alors que mon amie ne pût pas utiliser ce que j’avais affirmé pour le démonter ou simplement réagir. En son absence, en leur absence (des émotions gâcheuses), je me sentais soulagé. Tant mieux si elle restait dans sa cuisine (rationalisation), moi, je resterai dans la mienne : celle de mon centre préféré (isolation).

Pour mon ego, seul mon centre préféré pouvait satisfaire un besoin plus fort encore que mon besoin d’être écouté et compris : celui d’exister. Or, exister en utilisant presque exclusivement le centre mental, c’est risquer, non seulement l’intempérance (la passion de mon type de désintégration), mais aussi de n’exister aux yeux de personne d’autre que moi-même.

Depuis que j’ai observé ce phénomène de contrepassion, d’abord chez d’autres 5, puis chez moi-même, je prête davantage attention à ce que vit mon interlocuteur : inattention, déconnexion, mélancolie, lassitude, ennui, doute, confusion, besoin d’une pause, besoin d’une connexion par un regard ou un sourire, besoin d’empathie, besoin de clarté, besoin de mouvement, besoin de légèreté. Cette attention m’aide à revenir à mes moutons la réalité.

Merci Stéphanie et Claire de m’avoir transmis, par vos témoignages, le désir de témoigner aussi.

Chaleureusement,
Yves

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Yves

Bonjour à tous,

Voici un autre exemple de prodigalité : mon traité sur mes triangles de Karpman. Il se trouve dans la conversation “Les types et le triangle de Karpman”. Dans ce traité, je n’ai donné aucun exemple. Il est difficilement compréhensible. J’en ai pourtant utilisé, des exemples, pour l’élaborer. D’ailleurs, suite à mon message, Tristan m’a demandé :
 

Je te renvoie donc deux questions :

  • Est-ce que pour toi, le cheminement logique consistant à passer du concept de victime, au concept de persécuteur, au concept de sauveteur, etc. est suffisant pour avoir compris ou est-ce que tu as besoin de te souvenir d'exemples vécus pour illustrer ce cheminement ?
  • Accepterais-tu de me faciliter le travail et de me fournir un exemple dans chaque séquence pour que j'arrive à mieux te suivre ?

 

Ensuite Fabien a répondu dans le message suivant. Je désirais répondre à Tristan, mais je ne lui ai pas répondu.

 

**********************

 

Que s’est-il passé ? Commençons par mon centre émotionnel extérieur.

D’une part, par empathie pour les lecteurs, je me refusais à divulguer la false core et donc à donner des exemples. D’autre part, j’avais aussi conscience, si je ne donnais pas d’exemples, de l’aridité de mon message et d’une possible incompréhension de la part des lecteurs. J’ai longtemps hésité à poster mon message. Comment concilier empathie et besoin de compréhension ? Logiquement trois solutions auraient dû se présenter à moi :

  1. Ne pas poster mon message.
  2. Le poster quand même, mais sans exemples.
  3. Chercher d’autres exemples n’impliquant pas la false core et le poster avec ces exemples-là.

Curieusement, je n’envisageai que les deux premières solutions. Pourquoi ?

Mon centre émotionnel intérieur va peut-être nous donner la réponse.

Dans mes exemples de triangles, je jouais des rôles très peu flatteurs. La honte. Cette honte atroce, j’en avais peur. Comment éviter d’être submergé par cette honte, cette peur de la honte, par des émotions intrusives ? J’avais envie de me cacher, de me retirer.

D’un autre côté, je prenais un très grand plaisir à travailler avec des concepts. Je vivais d’infinies délices. Je savourais mes fiertés égotiques « je comprends, je sais ». Mon traité me permettait de me singulariser (l’influence de mon aile 4). Poster mon traité, n’était-ce pas une magnifique occasion de montrer mon savoir ? C’est-à-dire de me montrer tout court (puisque mon ego m’identifie à mon savoir) ? De m’exposer ?

Pour résumer, mon dilemme n’était autre que mon sempiternel bon vieux dilemme familier : me retirer du danger ou m’exposer au danger.

Mon ego me proposa ses sempiternelles deux bonnes vieilles solutions impeccables :

  • Solution A : la passion. Priorité à la protection : me retirer.
  • Solution B : la contrepassion. Compromis entre exposition au danger et protection : m’exposer tout en évitant d’être submergé par les émotions (ici, la honte et la peur de la honte).

La solution A correspondait à la solution 1 ; la B à la 2 : c’était tout cuit, tout prêt, je n’avais plus qu’à mettre les pieds sous la table, pas besoin d’envisager la solution 3.

Les deux solutions me permettaient de m’isoler de ma peur des émotions, grâce au mécanisme de défense d’isolation, tout en évitant le vide intérieur.

Dans de très nombreuses autres circonstances, face à ce dilemme (me retirer du danger ou m’exposer au danger), j’ai choisi la solution A. Ici, il se trouvait que j’avais un moyen de rationaliser mon avarice : ne pas divulguer la false core. Mon ego pouvait donc choisir la solution B sans risque. De plus la solution B me permettait de déguiser astucieusement mon avarice en prodigalité.

Ce n’est pas la première fois que je pique aux 7 leur mécanisme de défense préféré. Tout compte fait, je ne suis pas si avare que ça, puisque je le leur rends toujours, leur mécanisme préféré. Et en état de marche, en plus.

Mon centre émotionnel extérieur me poussait avec force à répondre à Tristan, mais j’avais honte d’avoir été découvert (cf. la réponse de Fabien), j’étais déjà dans l’avarice (déguisée en prodigalité) et mon avarice s’aggrava. Cette crise d’avarice après une crise de prodigalité, je l’ai déjà vécue au moins une fois.

Merci Tristan et Fabien pour vos retours. Ils m’ont aidé à mieux me comprendre. Sans eux, je n’aurais pas pris conscience.

Et désolé Tristan d’avoir tant tardé à te répondre.

Amicalement,
Yves

P.S. : ce qui m’a poussé à faire cette analyse, c’était d’abord le désir de répondre quelque chose à Tristan et ensuite seulement le désir de comprendre mon fonctionnement. Merci aussi mon centre émotionnel extérieur.

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Yves

Bonjour à tous,

Je tire une autre leçon de cette expérience. Certes mon traité abstrait satisfaisait mon orientation de connaissance et de précision, mais cette connaissance masquait une certaine méconnaissance de moi-même : j’ai oublié mes exemples de triangles et la leçon que j’ai tirée de mes triangles ne s’est pas vraiment incarnée.

Amicalement,
Yves

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Yves

Bonjour à tous,

 

Dans le premier message de cette conversation,

Le 12/01/2011 à 09:42, Stéphanie Auxenfans a dit :

Je comprends mieux aujourd'hui cette apparente générosité. Je réagirais différemment aujourd'hui, en lui demandant s'il veut vraiment que je comprenne ou non ? Je le ramènerais tout de suite au sujet de départ si je le vois partir ailleurs et je lui demanderais d'être simple et accessible.


Je suis preneur de vos conseils amis 5. Y a-t-il une meilleure façon d'agir ?

L’idéal avec moi serait de me dire « Je me sens perdu(e), Yves. J’ai besoin de clarté. Peux-tu me ré-expliquer plus lentement ou autrement ? », c’est-à-dire appliquer la méthode de la Communication Non Violente. Un avantage est qu’elle permet d’exprimer ses sentiments à un 5 sans trop le troubler, sans réveiller sa croyance « Je ne sais pas me faire comprendre » et sa peur de base. Et puis, moi aussi, j’ai souvent besoin de clarté, alors je peux comprendre ce besoin.

 

Mais bon, j’ai constaté que moi-même, quand je suis submergé par des émotions — ça m’arrive fréquemment —, je suis incapable de mettre en pratique cette méthode.

 

Et puis après une pratique assidue, votre 5, s'il est 5 alpha, pourrait moins subir la prodigalité-avarice, et vivre l’idée supérieure de son type d’intégration : l’altérité. On peut rêver, non ?

 

Amicalement,

Yves

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