Institut Français de

l’ennéagramme

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Laurecd

3 et mensonge : un pléonasme

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Laurecd

Bonjour,

 

Je souhaite simplement apporter un nouveau témoignage de 3, puisqu'il paraît que cette race se manifeste peu sur le forum.

 

Avant de découvrir l'Ennéagramme (et même après, car j'ai cru fermement pendant près de 2 ans que j'étais 9, avec parfois de gros doutes sur le 2), le mensonge faisait partie intégrante de moi. Cependant jamais, au grand jamais, je n'aurais formulé cela, ni aux autres, ni certainement à moi-même. D'ailleurs, être découverte en flagrant délit de mensonge ou de fourberie provoquait chez moi une honte telle (cela se manifestait physiquement, avec une montée d'adrénaline d'une force stupéfiante) que je pensais très distinctement que mourir serait préférable.

 

Depuis toute petite, je mens beaucoup, souvent sur de très petites choses, sans grande importance vu de l'extérieur, mais pour moi, cette transformation, même minime, de la réalité, était capitale. J'étais persuadée, vraiment intimement persuadée que la vérité n'avait pas beaucoup d'importance, que ce qui comptait, c'était l'image que les autres recevaient de moi. Je pratiquais beaucoup le plagiat, par exemple en m'appropriant les bons mots d'autrui que je recasais à la première occasion dans une conversation. Le premier exemple conscient de ce comportement date de lorsque je devais avoir environ 6 ans. J'avais vu à la télé une pub pour un fromage qui s'appelait "La Folie du Chef". Le nom me semblait bien trouvé, ça sonnait bien, c'était drôle : parfait ! Il est à moi, je le garde. Quelques semaines plus tard, lors d'un repas de famille chez mes grands-parents, au moment du dessert, ma grand-mère amène une tarte, et là, je sens que ce moment est MON moment, que je vais briller, éblouir ; les oncles, les tantes, les parents, les grands-parents, tout le monde, et je m'exclame bien fort à propos de la tarte : "Oh silence ! Voilà la folie du chef !" Et ça n'a pas manqué : la famille entière secouée de rire et d'attendrissement ; mon grand-père, les larmes aux yeux d'avoir ri me demande où j'ai entendu cela et c'est à ce moment précis que je décide consciemment de mentir et de décréter que c'est de moi (apparemment, le reste de l'assemblée n'avait pas vu la pub…). Ce fut un très grand moment pour mon ego : me sentir briller, admirée, enviée peut-être (bon, je n'avais que 6 ans, mais quand on est vaniteux, on n'a guère de difficulté à se convaincre qu'un adulte peut vous envier votre intelligence). Un moment merveilleux (je m'en délecte encore), mais un moment de grande, très grande passion de 3. La "Folie du Chef" n'est qu'une anecdote, mais c'est mon premier souvenir de la pratique du mensonge à des fins de manipulation de mon image.

 

Même si, tout au fond, je me sentais vaguement mal à l'aise, je me disais que la fin justifie bien les moyens, et surtout que (et là, nous voyons encore apparaître la belle fixation de vanité) ce bon mot était tellement bon que c'était moi de toute façon qui aurais dû le trouver, et que, de facto, il m'appartenait. Et il M'APPARTENAIT, je vous assure qu'il m'appartenait ! Je m'appropriais chez les autres tout ce qui ressemblait, à mes yeux, à de la réussite. J'ajoute ici que ma définition de la réussite n'est pas forcément matérielle, mais a plutôt trait à l'intelligence, la vivacité d'esprit (vous n'imaginez pas ma déconfiture en découvrant que j'ai le mental réprimé ; le type 3 était déjà difficile à avaler, mais alors la variante alpha, j'ai frôlé la syncope !) Il était très important pour moi que l'on me croit intelligente. Ce qui comptait, ce n'était pas de me savoir intelligente (aucun intérêt si ce n'est pas reconnu), mais que l'on reconnaisse et, si possible, que l'on admire mon intelligence. Je me rends compte aujourd'hui, après une année de travail sur moi-même, et en écrivant ces lignes, combien c'est triste, profondément triste et pathétique.

 

J'ai donc vécu ma vie de cette manière : en picorant, à droite, à gauche tout ce qui me semblait être symbole de réussite, et en me l'appropriant. Et surtout en ne réfléchissant pas trop sérieusement à mon mal-être latent. Enfin si, j'étais parfaitement capable de jouer à être quelque de très profond, si la situation le demandait. J'avais une bonne amie 4, adolescente, et je suis devenue durant un an ou deux, plus 4 que 4, pour lui plaire, et pour me plaire, parce que j'avais l'impression que sa façon d'être était plus aimable et remarquable que la mienne : plus tourmentée que moi, plus branchée psycho, ça n'existait pas. Je me suis avalé des bouquins de Jung, de Freud, de Marie Balmary, de Jacques Salomé, me suis intéressée à la Cabale, ne manquais pas une conférence des Rose-Croix. Et au fond, JE M'EN FOUTAIS. Cela m'intéressait, mais cela ne me passionnait pas. Mais durant cette période, j'ai été "Laure mystérieuse et ésotérique". J'ai même commencé une psychanalyse à cette époque, et j'ai dépensé des fortunes (que je n'avais pas) à aller m'ennuyer comme un rat sur le divan d'un psy douteux, et à qui je mentais comme une arracheuse de dents afin de lui donner une version amusante et attirante de ma vie. Ça faisait cher le mensonge… J'étais prête à payer pour aller mentir.

 

Une chose me préoccupait tout de même, concernant ce mensonge : c'était la disparité totale qui existait entre mes amis. J'avais des amis de tous les horizons et j'étais à l'aise avec tous, mais, comme je l'ai découvert ensuite, pas en raison d'une ouverture d'esprit exceptionnelle. Non, j'étais, tout simplement, un caméléon : je ne me présentais pas en tant que "moi, Laure" aux gens que je côtoyais, mais comme "bon, qu'attends-tu de moi ? Je vais t'observer, puis je vais être ce que je pense que tu veux que je sois". Et voilà, le tour était joué. Je devenais —souvent, pas toujours : ça ne marchait pas à tous les coups — l'amie parfaite, indispensable, très souvent "l'âme sœur" (j'ai été l'âme sœur de beaucoup, beaucoup de monde ; vous ne pouvez pas imaginer…) Et puis un jour, sur je ne sais quel coup de tête, j'ai décidé, à 19 ans, d'organiser un Nouvel An dans l'appartement que j'occupais, étudiante, et d'y inviter TOUS mes amis. Ce fut une catastrophe. Pas pour lesdits amis, mais pour moi. L'horreur absolue. Impossible de jouer 20 rôles en même temps ; cette nuit-là, je me suis pris ma passion en pleine figure. Je suis donc restée en retrait et n'ai utilisé que le dénominateur commun à toutes mes amitiés : la gentillesse et la prévenance (transmises directement par mon 9 de père) ce qui faisait plutôt léger pour mes amis et amies 1, 4, 8, 2, 5, 7 présents (curieusement, je ne crois pas qu'il n'y avait de 3, de 6 ou de 9 dans mon entourage). J'ai essayé de rattraper le coup en me disant que ces personnes étaient bornées, qu'il n'y avait que moi qui étais capable de gérer des relations aussi hétérogènes, mais non ; après enquête discrète, il a bien fallu me faire une raison : chacun avait passé une excellente soirée en très bonne compagnie, et tous s'étaient inquiétés de mon effacement ce soir-là. Encore un bel exemple, je crois, de passion et de fixation de 3.

 

Les anecdotes citées me sont précieuses car elles sont révélatrices de mon type, dont j'ai soigneusement combattu la passion toute ma vie. Il me semblait que "réussir" était mal, et j'ai ainsi essayé de réussir par des petites portes ; je voulais avant tout être aimée — adorée, si possible — et ma réussite s'exprimait ainsi : par l'amour (ou encore, car c'est la même chose, pour un ego de 3 : par l'admiration et la reconnaissance) que me portaient les autres.

 

À très bientôt, je l'espère.

Cordialement, Laure

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Fabien Chabreuil

Bonjour Laure,

 

Merci pour ce beau témoignage.

 

"Et il M'APPARTENAIT, je vous assure qu'il m'appartenait !"

C'est la phrase-clé de la première anecdote, celle qui distingue le mensonge à soi du 3 du mensonge ordinaire. Beaucoup de gens ont des difficultés à comprendre la différence entre les deux, et là voilà magnifiquement formulée.

 

"C'est triste, profondément triste et pathétique."

Chacun des neuf ego se croit obligé de jouer un rôle pour être aimé, et, oui, c'est triste. Ce qui est joyeux, par contre, c'est de le savoir et donc d'avoir récupéré la liberté d'arrêter de le faire. Même si ce n'est pas si simple que cela, la moitié du travail est faite.

 

"Impossible de jouer 20 rôles en même temps."

Tu connais certainement la très vieille blague du caméléon qui explose parce qu'on l'a posé sur un tissu écossais…

 

Très amicalement,

Fabien

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Sevan

Bonjour Laure,

 

Je suis content de te lire sur le forum. Et un grand merci, avec un :hautetfort: si tu permets, pour ce message : il m'a profondément ému et ta description m'apporte un éclairage supplémentaire sur tout ce que je connaissais à propos des 3.

 

Mon émotion vient à la fois du contenu de tes anecdotes (surtout la première) et à la fois parce que je me sens plus proche des 3. En tant que 9 alpha (co-répression de l'émotionnel), j'ai plus de mal à réellement comprendre ce que peuvent vivre les ennéatypes de ce centre, et le 3 est mon type d'intégration : il m'est encore plus difficile de le connaître, le comprendre et l'aimer. Mais ton témoignage vient réellement de me faire faire un pas vers une meilleure compréhension de cet ennéatype, et je ne suis probablement pas le seul.

 

À très bientôt, je l'espère aussi,

Sevan

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Laurecd

Merci Sevan pour tes mots si gentils ! Je suis heureuse, moi aussi, de te retrouver ! Oui, je me lance sur le forum, après des mois passés à ressasser la "monstruosité" du 3. J'accepte, tout doucement, que mon type est un type comme les autres, avec son ego, donc ses faiblesses, et son essence, donc ses qualités. D'où le besoin de témoigner pour raconter, autant que faire se peut, comment je vis de l'intérieur mon ennéatype. En racontant, et donc en admettant, le "mensonge intégré", j'ai l'impression de m'humaniser, de renoncer à être cette machine-à-être-parfaite, à envoyer au monde les signaux de ma réussite sublime (même quand tout s'écroule à l'intérieur.)

 

J'ai envie d'ajouter ici, comme je l'avais fait en stage je crois, que l'acceptation de mon type s'est faite d'autant plus difficilement que toutes les fées penchées sur mon berceau m'avaient en substance prédit : "Tu ne seras pas vaniteuse, ni excessive, ni combattive, tu ne te mesureras pas, ne te compareras pas. Tu seras douce, gentille, intelligente et modeste, et cela suffira." J'ai accueilli la découverte de mon ennéatype avec une hargne rare ; le 3, c'était tout ce qu'on m'avait dit de ne pas être (étaler les signes de richesse, la réussite, le "small talk", se mettre en avant : autant dire que dans le foyer où j'ai grandi, le diable avait un type, et c'était incontestablement le type 3 !), et pourtant, pourtant, si je suis honnête, ce ne sont que des caractéristiques qui ne m'ont jamais laissée complètement indifférente. Un petit exemple (encore un !) : mes parents méprisaient de tout cœur les vêtements de marques et, j'avais beau être l'aînée, je ne portais que des vêtements de récupération (souvent donnés par des amis). J'ai commencé à en souffrir horriblement en sixième, dans un collège très huppé de Dijon, où se déroulait un véritable défilé de mode. Je passais des nuits entières à me demander comment je pourrais associer mes haillons afin qu'ils apparaissent plus "chics", et en même temps, j'avais honte d'être ainsi prisonnière des apparences, bonnes pour les "moutons" et les "moins intelligents que nous". Bien sûr, je pense que tout enfant souffre d'être mal habillé, mais après en avoir discuté avec ma sœur 1 (qui se récupérait donc mes hardes doublement dépréciées), j'ai découvert que, si elle en avait souffert elle aussi, elle ne l'avait pas du tout vécu de manière aussi violente. Si je suis honnête là encore, je dois avouer que je crevais littéralement d'envie devant les belles fringues, les belles voitures des pères de mes camarades, les vacances dans les îles, la vie facile, etc. Ce n'était même pas vraiment de l'envie, c'était pire : j'étais convaincue que toutes ces belles choses auraient dû me revenir de droit. Mais il y a encore quelques mois, je vous aurais assuré, droit dans les yeux que non, ces choses-là n'ont aucune importance et sont bonnes pour les imbéciles. Je ne sais pas analyser s'il s'agit là de l'expression de la contrepassion de retenue. J'ajoute, encore par souci d'honnêteté, que je me suis "vengée" sur le coup des vêtements et que j'ai maintenant la garde-robe de mes rêves… J'avais honte, profondément honte de mon ego de 3 ; et la bonne nouvelle, comme dit Fabien, c'est que maintenant je l'accepte, je l'observe ; je ne l'aime pas, mais j'essaie tout de même de le comprendre, et de me montrer un peu tolérante envers lui. Le pauvre. Mettre le doigt sur sa passion est très libérateur, une fois que l'on a compris que ce n'est pas qu'un pêché monstrueux, innommable, mais avant tout un piège de l'ego. Je comprends enfin que je ne suis pas QUE une mauvaise personne.

 

Lorsque j'écris mes messages, je dois me surveiller, car très naturellement, il me vient l'envie d'embellir les choses, de me donner le beau rôle (et d'ailleurs, en me relisant, je trouve que je me fais un peu trop la part belle. En passant, je sais que le narcissime est un trait de 7, mais le 3 est lui-même loin d'en être dépourvu. Qu'est-ce que je peux me regarder le nombril et admirer mes réussites, quand je m'y mets !). Il ne faut pas exagérer après tout ; je veux bien raconter mes faiblesses, mes échecs, ma honte, mais faisons-le joliment, sans perdre complètement la face ! (Je n'utilise pas les smileys, mais là, j'imagine qu'il en faudrait un qui vous envoie un clin d'œil !)

 

Pour terminer, je suis émue que tu aies été ému, Sevan ; cela m'aide à retrouver mon humanité de personne et à prendre du recul face à mon ego qui avait peu à peu tout envahi.

 

Très belle soirée à tous,

Laure

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Fabien Chabreuil

Bonjour Laure,

 

"Lorsque j'écris mes messages, je dois me surveiller, car très naturellement, il me vient l'envie d'embellir les choses, de me donner le beau rôle."

Oui, c'est un gros piège pour les 3. Ils peuvent commencer du développement personnel, comprendre très vite quel résultat doit être obtenu, et jouer le rôle voulu… avec leur talent habituel.

 

L'Ennéagramme résout le problème avec élégance. Le 3 est le seul ennéatype pour lequel la vertu n'est pas réellement définie. Le 3 doit atteindre la vérité, mais quelle est cette vérité ? Ce n'est pas dit. Les huit autres ennéatypes savent vers quoi ils doivent tendre, le 3 non. Ainsi, il ne peut pas jouer de rôle.

 

Très amicalement,

Fabien

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Laurecd

Bonjour Fabien,

 

Merci de m'avoir indiqué ce point. En effet, jamais je n'aurais pensé à cela : le côté vague — et en même temps TRÈS ambitieux — de la vertu du 3. On dirait presque que c'est fait exprès… Je l'avoue, avec des vertus bien définies comme le désintéressement, le courage, la tempérance, etc., je sais quoi faire, ou plutôt comment faire. La vertu de vérité est beaucoup plus problématique pour moi, puisqu'il n'y a pas de comportements définis qui s'y attachent. C'est en moi, et en moi seule, que je peux la trouver ; extraordinairement ardu pour un 3… L'Ennéagramme a pensé à tout.

 

 

Ce modèle, il y a environ un an, m'avait, me semblait-il, volé ma liberté. C'était très violent comme sensation ; de quel droit me collait-on une étiquette ? Qui plus est une étiquette 3, la plus détestable de toutes à mes yeux ? J'avais lu et relu les profils cent fois ; je pouvais être tout sauf une 3, qui était un type qui me faisait rire, tant je le trouvais ridicule. Allez, je l'admets, je savais aussi que je ne pouvais pas être 1 ou 6 ou 8, tant la rigueur, la loyauté et la force sont des notions qui me sont étrangères — tout de même, ma capacité à me mentir a ses limites ! Mais le 3, sa superficialité, ce n'était même pas sujet à débat ; c'était pour les comiques. Point barre. Eh bien aujourd'hui, toute 3 que je suis, je peux dire que l'Ennéagramme, sa merveilleuse complexité, m'aident justement à retrouver ma liberté. Et puis surtout, je peux témoigner du fait qu'il n'y a (malheureusement) rien, absolument rien de comique à être 3… même si j'adore rire et faire rire !

 

J'en profite pour ajouter que j'emploie l'imparfait dans mes messages ; cela peut paraître prétentieux et laisser penser que j'ai maintenant tout compris et me considère libérée de mon ego. Veni, vidi, vici. Ce n'est bien entendu, et fort malheureusement, pas le cas. L'emploi du passé reflète simplement la différence entre l'époque de la méconnaissance de mes mécanismes égotiques, et celle, actuelle, où je commence, très, très lentement, à en prendre conscience, et surtout, à les accepter.

 

Bonne journée et un très grand merci,

Laure

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Fabien Chabreuil

Bonjour Fabien,

 

"Je l'avoue, avec des vertus bien définies comme le désintéressement, le courage, la tempérance, etc., je sais quoi faire, ou plutôt comment faire."

Eh oui ! Ainsi, si sa vérité lui était dite, le 3 resterait dans sa confusion entre faire et être. Il créerait ce que Stephen Wolinsky appelle un ego spirituel : ça a la couleur de l'essence, ça a le goût de l'essence, ça parle comme l'essence, mais c'est de l'ego.

 

"Ce n'était même pas sujet à débat."

Cette attitude est très souvent un indice fort.

 

"Je commence, très, très lentement, à en prendre conscience, et surtout, à les accepter."

Cette prise de conscience et cette acceptation sont indispensables. Il n'y a pas d'évolution dans l'ignorance de soi, il n'y en a pas non plus dans la haine de soi.

 

Très amicalement,

Fabien

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Laurecd

Bonjour Fabien,

 

J'aime cette idée d'"ego spirituel", que je comprends bien !

 

"Cette attitude est très souvent un indice fort."

Je me demandais si le 3 est celui qui aurait le plus tendance à refuser et rejeter son type ? En effet, lorsque je me croyais 9, je n'y voyais aucun problème. Mon mari 5 s'est aussitôt reconnu 5 dans l'Ennéagramme et s'en porte très bien. Il m'apparaissait également que les types 2, 4 et 7 étaient plutôt séduisants, pourvus d'un ego, selon moi (c'est-à-dire selon mon propre ego de 3), tout à fait acceptable. La question peut vous paraître naïve, et sans doute l'est-elle à maints égards, mais du fait de son mensonge, le 3 n'est-il pas celui qui ne va se reconnaîtra que dans ce qui lui plaît, donc a priori jamais dans son propre type ? Je sais que les 1 et les 8 s'identifient parfois à contrecœur, mais davantage pour des raisons "d'évitement" que de rejet, et les 6, d'après ce que j'ai lu sur votre panneau, se trouvent difficilement en raison de la complexité même de leur type.

 

Je pose cette question par curiosité, en raison de mon propre cheminement difficile vers l'acceptation du type 3.

 

Je vous souhaite une excellente journée !

Laure

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Fabien Chabreuil

Bonjour Laure,

 

Je ne sais pas s'il est possible de définir une réaction de chaque ennéatype par rapport à la découverte de son profil indépendamment de son idiosyncrasie.

 

À titre personnel, j'ai détesté découvrir que la vie d'un être aussi intelligent et aussi malin que moi s'expliquait en trois mots : éviter la déviance.

 

En stage, la découverte de son ennéatype est douloureuse pour tous les membres du centre émotionnel. Découvrir leur passion (orgueil, mensonge et envie) est extrêmement dur. De plus, le centre émotionnel est celui des émotions — la découvert de son type est donc une souffrance —, de l'image — que va-t-on penser de moi ? —, et de l'identité — je suis donc fondamentalement mauvais. Parmi eux, les 4 ressentent parfois simultanément une sorte de soulagement. Malgré cela, ils ne sont pas statistiquement ceux qui ont du mal à identifier leur type, même si, effectivement, le 3 renâcle un peu plus que les autres.

 

Les deux types ayant le plus de mal à se positionner sur l'Ennéagramme sont le 9 du fait de sa passion et le 6 pour les raisons que tu as dites. Certains 8 craignent que révéler leur ennéatype les mettent en position de faiblesse et esayent de passer pour des 1 ; quelques 7 ont du mal à accepter le narcissisme de leur profil. Au delà de cela, je crois que nous sommes dans les cas particuliers.

 

Très amicalement,

Fabien

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Sixtrouille

Bonjour Fabien, bonjour Laure, bonjour à tous,

 

Merci Laure pour ton témoignage. J'ai beaucoup apprécié la précision de ta description des mécanismes égotiques. Cela m'a, entre autres, permis de me mettre dans la peau de la gamine qui a déjà des talents de chef de pub et "invente" des slogans !

 

Je trouve que ton témoignage montre très bien le côté compulsif, le "c'est plus fort que moi" vis-à-vis duquel nous devons à la fois avoir de la compassion et de la fermeté.

 

"Je savais aussi que je ne pouvais pas être 1 ou 6 ou 8, tant la rigueur, la loyauté et la force sont des notions qui me sont étrangères."

Je trouve cette phrase un peu sévère, certes, tu ne pouvais être ni 1, 6 ou 8 et ne pouvais donc en vivre l'orientation. Cependant, j'ai peine à croire que tu ignores tout de la rigueur, de la loyauté et de la force. Est-ce une projection de ma part ?

 

Pour ma part, je suis 6 et j'ai aussi rejeté mon type car je n'aimais pas le côté "bon petit soldat", loyal, qui fait ce qu'on attend de lui. Je trouvais le 6, plat, sans panache. J'aimais bien le 4 dont j'avais lu qu'il s'appelait le romantique, et ça, c'est quand même plus glamour !

 

Le 3 est mon type d'intégration et bien que n'ayant pas d'exemple de 3 intégré, je me dis que le 3 intégré doit être agréable à vivre et à côtoyer — comme les autres types d'ailleurs.

 

Bon, je vais essayer de plagier le grand chef sans qu'il ne s'en rende compte : "À titre personnel, j'ai détesté découvrir que la vie d'un être aussi intelligent et aussi malin que moi s'expliquait en trois mots : éviter la souffrance !"

 

Au plaisir de vous lire. Bien cordialement.

 

PS : quand tu auras découvert ton sous-type, j'aimerai beaucoup lire ton input dans la conversation "Ennéatype 3 sous-type sexuel ("Masculinité-Féminité")".

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Laurecd

Bonjour Fabien,

 

"À titre personnel, j'ai détesté découvrir que la vie d'un être aussi intelligent et aussi malin que moi s'expliquait en trois mots : éviter la déviance."

Hé hé ! On dirait que ta compulsion est toujours une telle souffrance pour toi que tu lui préfères encore celle du 6 !

 

Merci, en tout cas pour cette lumière ; il est intéressant que les centres émotionnels aient plus de difficultés que les autres à se reconnaître. Par vanité sans doute, je pensais que seul le 3 qui pouvait vivre pleinement l'horreur de son ego…

 

Amicalement,

Laure

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Fabien Chabreuil

Bonjour Sixtrouille et Laure,

 

Bon, je vais essayer de plagier le grand chef sans qu'il ne s'en rende compte : "À titre personnel, j'ai détesté découvrir que la vie d'un être aussi intelligent et aussi malin que moi s'expliquait en trois mots : éviter la souffrance !"

 

Hé hé ! On dirait que ta compulsion est toujours une telle souffrance pour toi que tu lui préfères encore celle du 6 !
Vous êtes impitoyables : certains m'ont signalé ma distraction par message privé, eux… Ce que c'est que de ne pas se relire. Découvrir qu'un être aussi intelligent et aussi malin que moi est capable d'écrire n'importe quoi, pfffff !

Avis à la population : ce n'est pas un lapsus révélateur… sauf peut-être d'une certaine fatigue.

Bises à toutes deux en dépit de votre cruauté, :rofl: (message personnel pour Laure : un smiley = une vengeance de mon aile 8)
Fabien

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Laurecd

Bonjour Sixtrouille,

 

Merci beaucoup pour ton message. Pour mon sous-type, je compte justement le découvrir en stage en janvier, même si je crois m'être reconnue dans le sous-type sexuel. D'avantage parce que les deux autres ne me correspondent pas du tout, que parce que l'intitulé "masculinité-féminité" me parle. Mon mari (5) dit que je suis très portée sur la séduction, qu'elle s'adresse aux hommes, aux femmes ou aux enfants. Si je ne séduis pas, j'ai l'impression d'avoir tout "raté". Pour le côté androgyne, je ne sais pas ; je sais que je prends plaisir à m'imaginer dans la peau d'un homme par exemple (je suis profondément dépitée de savoir que je ne saurai jamais avec exactitude ce que c'est que d'être homme), mais je ne pense pas que cela suffise à définir l'androgynie. Je me porte volontaire pour témoigner lorsque j'en saurai plus, avec très grand plaisir.

 

"Cela m'a, entre autres, permis de me mettre dans la peau de la gamine qui a déjà des talents de chef de pub et "invente" des slogans !

Je souris en lisant cela, car justement, j'abhorre le monde de la pub, même si les slogans, lorsqu'ils sont bons, m'amusent souvent. Je souffre aussi de mon manque de créativité, que "j'envie" aux 4. J'étais une enfant plutôt timide et réservée, très en retrait, dans ma tour d'ivoire (je me réfugiais dans la lecture de manière extrême). Cette façon d'être était une manière de ne pas agir : si je ne joue pas, je ne peux pas perdre (comprendre : me mettre en situation d'échec). Je m'arrangeais pour que l'on dise de moi : "Laure, elle est au-dessus de tout cela", sans lever le petit doigt. Je me débroullais pour que l'on me soupconne des qualités exceptionnelles, que je ne possédais bien entendu pas. Je parvenais, avec un certain succès, à feindre une intelligence exceptionnelle (j'étais donc à la fois dans ma passion et dans ma contrepassion puisque cela ne nécessitait pas d'actes de ma part). C'était ma manière à moi de "réussir", de me faire aimer et admirer. Je ne suis jamais rentrée dans le monde du travail par peur des gens et, aujourd'hui je l'admets, par peur de l'échec. Si je n'avais pas la certitude absolue d'être la plus brillante, la plus jolie, etc., je n'essayais même pas. Autant dire que je n'ai pas essayé grand chose dans ma vie. Je me suis mariée jeune et j'ai décidé de "réussir" mon mariage. D'être, au moins en surface, l'épouse parfaite, la mère parfaite (j'ai cinq enfants), le tout sans aucun effort apparent. Tout en conservant mon aspect un peu en retrait, difficile à cerner, cher à mon aile 4. J'ai subi quatre fausse-couches, à des stades différents de grossesse, en raison d'un problème sanguin et, lorsque j'y pense aujourd'hui, je reconnais que la fureur que j'éprouvais face à ce barrage que la nature mettait entre moi et mon désir (= mon projet) d'enfants l'emportait sur la tristesse, pourtant très profonde et réelle que j'éprouvais à chaque perte.

 

"Je trouve cette phrase un peu sévère, certes, tu ne pouvais être ni 1, 6 ou 8 et ne pouvais donc en vivre l'orientation. Cependant, j'ai peine à croire que tu ignores tout de la rigueur, de la loyauté et de la force. Est-ce une projection de ma part ?"

Je n'ignore en effet pas TOUT de la rigueur, de la loyauté et de la force, mais je n'invente rien en disant que ce sont des notions qui me sont largement étrangères. Ou plutôt qui ne semblent pas très importantes à mon ego de 3. J'y travaille cependant…

 

"Le 3 est mon type d'intégration et bien que n'ayant pas d'exemple de 3 intégré, je me dis que le 3 intégré doit être agréable à vivre et à côtoyer — comme les autres types d'ailleurs."

Eh bien, mon type d'intégration à moi est le 6, et si je sais parfaitement me désintégrer en 9, je suis très loin de savoir de quoi il en retourne chez le 6. Si je pouvais commencer à bien m'intégrer en 3, j'imagine que ça serait déjà beau ! Mais je suis d'accord avec toi, et j'irai même plus loin : je pense qu'un 3, lorsqu'il n'est pas sous stress, est de manière générale plutôt agréable à vivre, parce qu'il veut bien faire et plaire.

 

"Pour ma part, je suis 6 et j'ai aussi rejeté mon type car je n'aimais pas le côté 'bon petit soldat', loyal, qui fait ce qu'on attend de lui. Je trouvais le 6, plat, sans panache. J'aimais bien le 4 dont j'avais lu qu'il s'appelait le romantique, et ça, c'est quand même plus glamour !

Merci de me faire part de ton ressenti en te découvrant 6. J'avoue que c'est le type que je cerne le moins bien, même si, grâce au panneau, je commence à comprendre la peur, l'appartenance au groupe et la contrephobie. J'ai trouvé ces (longues) conversations de 6 passionnantes. C'est un type multi-facettes qui, au contraire, comporte bien plus de dénivelés et de panache qu'il n'y paraît.

 

À très bientôt ! Très amicalement,

Laure

 

PS : Fabien, mais oui, mais oui, de la fatigue… Un des traits qui m'a le plus marquée concernant les 7 est qu'ils n'ont jamais tort ! Je te pardonne bien volontiers ton smiley, de fort bon goût, au demeurant… Bises à toi !

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Fabien Chabreuil

Bonjour Laure,

 

Je laisse Sixtrouille répondre à la partie du message qui lui est adressée, sauf pour signaler que le sous-type sexuel du 3, Masculinité-Féminité, ne peut pas se traduire par le mot androgynie.

 

"Fabien, mais oui, mais oui, de la fatigue… Un des traits qui m'a le plus marquée concernant les 7 est qu'ils n'ont jamais tort !"

Intéressante et désagréable forme de communication : on dirait presque du 7 ! Désagréable parce qu'en théorie, je suis coincé :

  • Soit je ne te réponds pas : j'accepte donc d'avoir été pris en flagrand délit de refus d'avoir tort ;
  • Soit je te réponds que je n'ai pas seulement parlé de la fatigue, mais que j'ai aussi signalé que je ne m'étais pas relu et que je m'étais lamenté d'écrire n'importe quoi : je me retrouve alors en refus d'avoir tort, non pour le message initial mais pour cette réponse à ta remarque.

Bref, je valide ce que tu dis si je réponds et je le valide si je ne réponds pas ! En théorie de la communication, cela s'appelle une double contrainte.

 

Ceci dit, en bon 7, je connais le moyen d'échapper à une double contrainte, et je le pratiquais d'ailleurs intuitivement avant de le connaître théoriquement : sortir du cadre, comme par exemple ici en se mettant en position meta et en parlant du processus de communication. Trop fort !

 

Une petite précision sur l'ennéatype 7. Effectivement, nous n'aimons pas avoir tort. Quand j'étais enfant, je disais volontiers : "Eh oui, j'ai encore raison. Je comprends bien que vous puissiez trouver cela agaçant, mais que voulez-vous que j'y fasse ?". Oui, j'étais assez odieux. Quand nous ne voulons pas avoir tort, nous rejetons la faute sur l'extérieur, les circonstances ou une autre personne. Par exemple, j'aurais pu invoquer des interruptions téléphoniques. Parler de ma fatigue qui est bien réelle — et si tu me connaissais mieux, tu saurais que je suis amateur de litote — revenait à parler d'une souffrance et d'une faiblesse, c'est-à-dire à attaquer de front la compulsion de mon type et celle de mon aile principale. Mon ego n'est pas masochiste à ce point.

 

Très amicalement,

Fabien

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Laurecd

Bonjour Fabien,

 

Intéressante et désagréable forme de communication : on dirait presque du 7 ! Désagréable parce qu'en théorie, je suis coincé :
  • Soit je ne te réponds pas : j'accepte donc d'avoir été pris en flagrand délit de refus d'avoir tort ;
  • Soit je te réponds que je n'ai pas seulement parlé de la fatigue, mais que j'ai aussi signalé que je ne m'étais pas relu et que je m'étais lamenté d'écrire n'importe quoi : je me retrouve alors en refus d'avoir tort, non pour le message initial mais pour cette réponse à ta remarque.

Merci pour ta réponse qui m'a fait rire ! Trop fort, en effet ! Je ne peux, bien entendu, que m'incliner devant tant d'esprit ! Mon Post Scriptum ne se voulait bien sûr pas désagréable, simplement taquin ou jamais je ne me serais permis de l'écrire. Je pourrais cependant aggraver mon cas en ajoutant que le second point qui m'a marquée chez les 7, et qui complète parfaitement le premier, c'est leur ahurissante aptitude à la rationalisation… Enfin, pour conclure sur cette "affaire", le grand ponte de l'Ennéagramme qui commet une petite étourderie, cela n'arrive pas tous les jours et il est bien normal que les novices s'en amusent un peu, trop heureux de bondir sur l'erreur facilement repérable — et de vaniteusement s'en gargariser par la suite (bon, je ne parle que pour moi, la vilaine 3 !) Tu aurais pu me donner une bonne leçon d'humilite, et je te remercie de ne pas l'avoir fait !

 

J'ai moi aussi de très réelles difficultés à reconnaître mes torts, mais pour d'autres raisons, que tu sais certainement comprendre mieux que moi. Je ne rationalise pas vraiment, mais j'utilise absolument tous les moyens à ma portée, quels qu'ils soient, pour prouver que j'ai, en fait, raison. En vrac, je change de sujet, je change de problème, je manipule émotionnellement s'il le faut, je retourne la faute, ou encore — en dernier recours — je refuse d'avoir "cette discussion débile". Mon mari 5, rationnel, logique et posé à souhait, s'en retrouve très souvent tout interloqué : comment autant de mauvaise foi peut-elle aussi bien tenir la route ? Dans mes pires moments égotiques (oh, j'éprouve beaucoup, beaucoup de mal à écrire cela… je ne sais pas si je pourrai le laisser à la relecture [j'ai relu et je laisse]) il m'est même arrivé de retourner des situations où j'avais initialement tous les torts et faire en sorte que ce soit mon interlocuteur qui me présente finalement ses excuses. Je n'agis pas ainsi parce que je suis convaincue de ma supériorité, je ne crois même pas qu'il s'agisse de rapports de force, dont je n'ai que faire, mais parce qu'admettre mes erreurs (mes échecs) m'est insupportable au-delà de toute expression. Au niveau égotique, si je reconnais mes torts, je m'auto-détruis ; cela revient presque à un suicide. Bref, c'est insupportable. Ainsi, je n'ai pas de plan bien défini, si ce n'est celui d'avoir raison, à tout prix. Et d'ailleurs, comme, au fond, je suis convaincue que rien n'a vraiment d'importance, que la vie n'est qu'une vaste farce, pourquoi, quitte à faire, ne pas essayer d'avoir toujours raison ? Comme mon ego n'est que mensonge (tous les ego sont mensonge mais celui du 3 l'est doublement, non ?), je crois qu'il projette ce mensonge sur le reste du monde, d'où ma difficulté à prendre les choses sérieusement. Je lâche rarement le morceau, sauf lorsque j'accepte de réellement réfléchir à mes actes et à l'impact qu'ils peuvent avoir sur les autres, mais cela nécessite un très gros travail, qui m'est encore fort douloureux. Pas très joli comme raisonnement, ni comme façon de faire, mais j'entends bien peindre un portrait vrai de mon ego de 3… et évoluer vers des horizons plus raffinés. J'y travaille chaque jour.

 

Cela étant dit, je suis très sincèrement désolée, Fabien, de te savoir fatigué, et espère que tu auras pu te reposer en fin de semaine ; et je m'arrêterai là afin de ne pas trop heurter ta compulsion.

 

Très très amicalement !

Laure

 

PS : pour les sous-types, je n'y comprends pas grand chose (eh oui, je l'admets !). J'aurais dû employer le terme androgynéité plutôt que celui d'androgynie, mais je ne suis pas sûre pour autant de bien comprendre de quoi il en retourne. À y bien réfléchir (avec l'aide de mon amie, 8 légendaire de ce panneau), il appaîtrait que c'est mon instinct de conservation qui est blessé (comprendre : réduit à néant. Je n'ai aucun, mais alors aucun sens du danger) et que je sois donc de sous-type conservation. Pour autant, je ne me reconnais pas dans la description de ce dernier. Vivement janvier et le stage !

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Fabien Chabreuil

Bonjour Laure,

 

"C'est leur ahurissante aptitude à la rationalisation…"

Oui, le mental est un jouet pour prouver ce que nous avons envie de prouver que ce soit vrai ou non, que nous y croyions ou non.

 

C'est très difficile pour nous autres 7 en auto-observation de faire la distinction entre utilisation normale du centre mental et rationalisation, parce que c'est extérieurement la même chose, seule la motivation étant différente. J'ai constaté que c'était parfois tout aussi difficile pour les gens qui nous côtoient.

 

"Cela étant dit, je suis très sincèrement désolée, Fabien, de te savoir fatigué, et espère que tu auras pu te reposer en fin de semaine."

Merci de ta sollicitude. La fin de semaine a été consacrée à l'animation du stage Éveil, pas vraiment reposant, mais dynamisant. C'est aujourd'hui que je récupère : restaurant plus théâtre.

 

"J'aurais dû employer le terme androgynéité plutôt que celui d'androgynie."

Oui, c'est plus proche.

 

"Il appaîtrait que c'est mon instinct de conservation qui est blessé (comprendre : réduit à néant. Je n'ai aucun, mais alors aucun sens du danger) et que je sois donc de sous-type conservation. Pour autant, je ne me reconnais pas dans la description de ce dernier."

La description traditionnelle décrit du C+, alors que tu sembles vivre du C-, beaucoup plus rare chez le 3.

 

Très amicalement,

Fabien

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Théolix

Bonjour Laure, bonjour à tous,

 

Il y a quelques semaines, j'avouais à Fabien mon gros problème avec les 3 de mon entourage. Je tiens, Laure, à te remercier pour la profondeur de tes témoignages qui me permettent de beaucoup mieux comprendre cet ennéatype. :tongue:

 

"Le nom me semblait bien trouvé, ça sonnait bien, c'était drôle : parfait ! Il est à moi, je le garde."

En tant que 7 j'ai eu aussi de tels comportement. Ce n'était pas avec du fromage mais avec des citations d'illustres inconnus que j'aurais pu dire ; alors je me les suis appropriées.

 

"Je vais t'observer, puis je vais être ce que je pense que tu veux que je sois."

Là aussi, des similitudes avec certains de mes ex-comportements. J'employais très consciemment (mais automatiquement) cette pratique en société pour prouver aux autres que ma cible était un "con" et me prouver à moi-même ma supériorité mentale ; oui, le 7 désintégré voit des cons partout et quand il peut (selon lui) le prouver, c'est un de ses jeux favoris.

 

"Qu'est-ce que je peux me regarder le nombril et admirer mes réussites, quand je m'y mets !"

J'aurais pu dire la même phrase ; je peux même avouer que je me la suis dite des milliers de fois en changeant un mot : "réussites" par "raisonnements", même si j'étais le seul à m'y intéresser !

 

"Il m'est même arrivé de retourner des situations où j'avais initialement tous les torts et faire en sorte que ce soit mon interlocuteur qui me présente finalement ses excuses. Je n'agis pas ainsi parce que je suis convaincue de ma supériorité, mais parce qu'admettre mes erreurs (mes échecs) m'est insupportable au-delà de toute expression."

En ce qui me concerne, j'agissais ainsi pour me prouver une pseudo-superiorité servant à lutter contre une véritable absence de confiance en moi (mais ça je ne le savais pas).

Je ne sais pas si tous les 7 ont ce sentiment paradoxal ; la non-confiance en moi, dans certaines situations, me poussait à développer un raisonnement logique et implacable me faisant surmonter mon mal-être et provoquant narcissisme.

Pour résumé : je voulais bien paraître en soirée (sûrement pour séduire et m'assurer une future source de plaisir…), mais les sujets de conversation ne m'intéressaient pas, alors, après m'être restauré :rofl:, j'étudiais les convives et le plus théâtral d'entre eux obtenait toute mon attention pour le renvoyer dans les coulisses. Inutile de te dire que ça ne marchait pas tout le temps, et c'est souvent moi, las de perdre mon temps, qui partait en coulisses pour limiter mes souffrances et trouver une autre source de plaisir.

 

"J'entends bien peindre un portrait vrai de mon ego de 3"

Comme tu l'as apparement bien compris, l'ego est notre meilleur ennemi et notre meilleur ami. Tes témoignages montrent que tu as pris conscience de la nécessité d'adopter une position méta pour peindre un portrait vrai de toi-même et ne plus être la marionnette de ton ego. Le mensonge à soi-même est présent chez tous les ennéatypes (même si celui du 3 n'est pas ordinaire… surtout avec une aile 4 !). Les comportements automatiques qu'ils soient positifs ou négatifs sont et font l'ego.

 

Il me paraissait intéressant de comparer tes comportements de 3 et les miens de 7 pour illustrer une règle fondamentale : l'ennéagramme se base sur les motivations, non pas sur les comportements.

 

Très cordialement,

Théolix

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Tes témoignages montrent que tu as pris conscience de la nécessité d'adopter une position méta pour peindre un portrait vrai de toi-même et ne plus être la marionnette de ton ego."

Te connaissant, Théolix, je suppose que tu utilises l'expression "position méta" dans son sens PNL. La position méta est plus proche d'une dissociation que de la véritable observation intérieure. Même si elle a son intérêt, elle reste alors un phénomène égotique.

 

Très amicalement,

Fabien

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Laurecd

Bonjour Théolix,

 

Merci de te joindre à cette conversation ! Je suis désolée que tu aies eu de mauvaises expériences avec des 3. Je te comprends. En ce qui me concerne, la caricature du 3 en ORANGE (et je ne ferai à personne l'affront d'étaler davantage mes connaissances plus que limitées en Spirale Dynamique) me donne la nausée. Je n'ai d'ailleurs aucun 3 dans mon entourage, à part mon frère, que je vois très peu. Mais bien entendu, je suis une 3 hors-norme, exceptionnelle, spirituelle, modeste, etc. (et en plus, j'ose ne pas insérer ici un smiley fanfaron, en raison d'un pacte idiot que j'ai passé avec moi-même et qui consiste à proscrire à vie l'utilisation des smileys.).

Les comparaisons que tu fais entre 3 et 7 sont si justes. Je dirais en effet que d'un point de vue comportemental, et lorsque je suis en forme, j'applique en surface les recettes du 7 (ça rime !) D'ailleurs, les moments les plus fous passés dans ma vie ont toujours été avec des 7, parce que c'est, selon moi, le seul type qui n'a pas de limites dans la "déconnade", et à qui la surenchère dans ce domaine ne fait pas peur. Je peux aller loin, et j'ai du mal à m'arrêter lorsque je suis lancée ; j'ai été très souvent frustrée par des personnes, qui en plein milieu d'un échange tordant, ayant, mon sens, à peine démarré, déclaraient soudain "allez, reprenons notre sérieux." Oh les tue-la-joie ! Les monstres ! Les tristes monstres ! Me priver de rire ! Comment osent-ils, comment peuvent-ils ?) Jamais avec les 7 ! Avec un verre de vin dans le nez et un 7 en face de moi, je garantis l'animation de vos dîners (honoraires sur demande, s'adresser à Aurolaf pour références). J'adore rire, et c'est avec les 7 que mon humour peut s'exprimer et que le rire ne connaît pas de limites. C'est merveilleux. Donc, à tous les 7 drôles, merci ! Vous rendez la vie plus jolie.

 

Mais je m'égare. Je ne me suis certainement jamais formulé que les autres étaient des cons, mais il me semble que j'en avais souvent la sensation diffuse. Comme un 3 alpha pas intégré n'a pas de pensées propres (ou plutôt disons qu'il les met de côté parce qu'il pense qu'elles ne lui apportent rien), il ne perd pas de temps à analyser le niveau d'intelligence ou de connerie de la personne en face de lui (pour moi, c'était très rapide ; en trois secondes, je décidais : "celui là, ça va, je suis plus intelligente que lui, pas de danger, pas besoin d'artillerie lourde" ou "ah, méfiance, celui là est intelligent, peut-être plus que moi. Je vais le séduire à mort afin que cette fâcheuse caractéristique ne se voit pas." (Au fait, j'y pense, arrive-t-il à des 7 de rencontrer des gens plus intelligents qu'eux ??? Non, hein ?). Si je prenais inconsciemment les gens pour des cons, c'était davantage par vanité, parce que j'avais l'impression que moi seule savait, moi seule pouvait, que je ne pouvais compter que sur moi-même, pour tout, et que les autres ne comprenaient rien à rien, et surtout, ne me comprenaient pas. Cette façon de voir le monde est très lourde pour les 3 (ou disons pour moi, j'ai peur de généraliser à mauvais escient) et le rend, au fond, très seul. J'ai appris, en découvrant l'amitié (pour la première fois à 21 ans), à faire confiance et parfois même, à accepter de l'aide.

 

"Qu'est-ce que je peux me regarder le nombril et admirer mes réussites, quand je m'y mets !"

J'aurais pu dire la même phrase ; je peux même avouer que je me la suis dite des milliers de fois en changeant un mot : "réussites" par "raisonnements", même si j'étais le seul à m'y intéresser !

Ça m'a fait rire, merci !

 

Je suis capable aussi, lors d'une soirée, de jeter mon dévolu sur un personnage réputé "compliqué" et de me le mettre dans la poche, même si objectivement, la conversation est d'un ennui incommensurable. Mon seul but étant de séduire, de réussir une conquête difficile, l'ennui devient très secondaire. Je suis capable, contrairement à un 7, d'avaler une infinité de petites — voire de très grosses — souffrances pour atteindre au but ultime (à savoir séduire une personne, homme ou femme, qui, personnellement, ne m'attire pas plus que ça, et ne m'apportera rien de plus que l'admiration — importante, certes — de ceux qui n'ont pas réussi à en faire autant. Je sais : quel sublime but ultime.) En revanche, je suis incapable de chercher sciemment à ridiculiser ; ce serait source de grand chagrin pour moi, et m'attirerait des ennuis, que je cherche à tout prix à éviter. Je dois être parfaite, et faire du mal à quelqu'un écornerait cette image. De plus, blesser autrui m'est sincèrement insupportable, et pas uniquement pour des raisons égotiques.

 

Pour finir, Fabien, tu as raison (pardon pour ce pléonasme) : je suis le plus souvent en positionnement méta. Lorsque je m'observe de l'intérieur, je le sais, et je sais ainsi que cela m'arrive rarement (mais cela m'arrive !) Mais la position méta comporte au moins l'avantage d'être une position d'observation, et je me demande si elle n'est pas une transition nécessaire pour parvenir à une observation intérieure satisfaisante et plus automatique ? J'ai bien conscience qu'en tant que 3, la position méta est particulièrement séduisante, parce que moins compromettante, mais je compte bien ne pas m'arrêter là.

 

Merci à tous et à bientôt,

Laure

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Au fait, j'y pense, arrive-t-il à des 7 de rencontrer des gens plus intelligents qu'eux ??? Non, hein ?"

Pauvre de nous, que de préjugés négatifs tu as sur notre compte ! Bien sûr que si, même avant tout travail sur moi, il y avait une multitude de gens dont je reconnaissais et admirais l'intelligence. Personnellement, je me nourrissais d'informations et d'idées, et cela impliquait qu'il y ait des « fournisseurs » ! À ce sujet, tu devrais voir le personnage d'Otto dans l'hilarant Un poisson nommé Wanda : 7, complètement désintégré, totalement stupide, mais plein de références !

 

"Pour finir, Fabien, tu as raison (pardon pour ce pléonasme)."

Là, je suppose que s'il n'y avait pas ton pacte, tu aurais mis le smiley "sarcastique" !

 

"Pour finir, Fabien, tu as raison : je suis le plus souvent en positionnement méta."

Je n'ai pas dit cela. C'est Théolix qui a parlé de position méta, et c'est à lui que j'ai fait remarque que ce n'était pas approprié. Ne me dis pas que tu t'es identifié à un 7 qui t'a répondu. :rofl: (<- ça, c'est le smiley sarcastique.)

 

"Je me demande si elle n'est pas une transition nécessaire pour parvenir à une observation intérieure satisfaisante et plus automatique ?"

Un mécanisme égotique n'est jamais une préparation à un mécanisme amenant vers l'essence. On veut faire de l'auto-observation, et puis on s'aperçoit qu'on a été en réalité dissocié. Tant pis, c'est un accident sans gravité et on essaira la prochaine fois d'être en véritable observation intérieure. Mais si on fait du dissocié en se disant que cela prépare à l'observation intérieure, on ne fait que valider et donc renforcer une transe hypnotique dont on aura donc plus de mal à se débarrasser après.

 

Qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit. L'apprentissage de la position méta est un mécanisme fort utile. Il s'agit simplemnt d'être conscient de quand et où elle s'applique. C'est un outil pour l'ego, et nous avons tous besoin d'un ego qui fonctionne bien.

 

Mauvaise nouvelle, comme tout ce qui concerne la désidentification de l'ego, l'observation intérieure ne sera jamais automatique.

 

Très amicalement,

Fabien

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Laurecd

Bonjour Fabien,

Je n'ai aucun préjugé négatif sur les 7, bien au contraire ! Sur aucun type d'ailleurs, si ce n'est le mien. D'ailleurs, tu ne me dis pas si tu as réellement rencontré quelqu'un de plus intelligent que toi Je sais, je suis horrible mon refus des smileys aggravant encore mon cas , et si je me fais détruire sur ce forum, je l'aurais bien cherché. Il y a matière : je suis brouillon, mes idées n'ont souvent pas de suite, et sont parfois contradictoires ; cela se voit. Je cherche simplement à vous entourlouper avec mon humour à deux balles. (Voilà comment un 3 qui se respecte tente de parer tous les coups) Cela dit, et plus sérieusement, tu m'as donné très envie de revoir "Un poisson nommé Wanda", que j'avais adoré à sa sortie il y a des lustres. Wanda est 3, non ?

 

"Pour finir, Fabien, tu as raison (pardon pour ce pléonasme)."
Là, je suppose que s'il n'y avait pas ton pacte, tu aurais mis le smiley "sarcastique" !
Oui, peut-être.

 

"Pour finir, Fabien, tu as raison : je suis le plus souvent en positionnement méta."
Je n'ai pas dit cela. C'est Théolix qui a parlé de position méta, et c'est à lui que j'ai fait remarque que ce n'était pas approprié. Ne me dis pas que tu t'es identifié à un 7 qui t'a répondu. :sarcastic: (<- ça, c'est le smiley sarcastique.)
Non, non, pas d'identification dans ce cas (merci pour le sarcasme ! Ce n'est pas drôle l'identification, tu sais ; il ne faut pas se moquer !) Simplement une jolie petite projection. En effet, j'ai tout de suite pris à mon compte ta remarque ; je fanfaronne, je fanfaronne, mais je n'en mène pas large sur ce forum. Ce n'est pas drôle d'avoir le mental réprimé ici, j'aime autant te le dire. Tout de suite, je me suis dit "et voilà, tu t'es exprimée de manière trop vaniteuse, tu as peut-être fait passer le message que tu as tout compris sur tout, et Fabien te remet gentiment à ta place". Je souhaitais simplement dire que j'étais consciente que mes observations étaient souvent égotiques, et que l'observation intérieure n'a lieu pour moi que sous supervision ou lorsque je fourni un gros effort personnel. Je sais que c'est l'observation intérieure qui me donne le choix (donc la liberté) ; la dissociation est intéressante (d'ailleurs, il me semble que j'y arrive bien), mais ne mène en effet pas au changement, pour le peu que j'en ai compris. Merci d'avoir clarifié cela, et surtout d'avoir corrigé ma croyance selon laquelle il s'agirait d'une méthode de transition. Ainsi, même si ta remarque ne m'était pas adressée, je me suis sentie concernée, parce que j'ai toujours peur de mal faire, et d'être jugée. Bref, rien que le refrain habituel des 3.

Je vais désormais essayer d'être plus sérieuse sur ce forum. Je voulais surtout remercier chacun pour ses commentaires et observations ; cela me touche infiniment, et m'aide beaucoup.

À tous : une très belle soirée et des bises du désert.
Laure

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Fabien Chabreuil

Bonjour Laure,

 

"Voilà comment un 3 qui se respecte tente de parer tous les coups…"

Eh oui, double contrainte, utilisation de la position basse, etc., les 3 sont des experts de la communication. C'est inutile ici, d'abord parce qu'en tant que 7 je ne suis pas mauvais non plus, ensuite parce que la connaissance de ces techniques fait partie de mon métier.

 

Tu devrais faire attention à l'utilisation de la double contrainte : elle est inconfortable pour tout le monde, mais quand elle est pratiquée par une personne en position d'autorité sur quelqu'un qui est en position de faiblesse, on sait, depuis les travaux de Gregory Bateson, qu'elle provoque des troubles graves, voire la schizophrénie.

 

"Wanda est 3, non ?"

Pour le vérifier (ou pour le savoir), il suffi(sai)t de suivre le lien de mon message précédent.

 

"Ce n'est pas drôle l'identification, tu sais ; il ne faut pas se moquer !"

Je ne me moque jamais (du moins dans le contexte de ce forum :rofl:). Et je ne dis que très rarement ici quelque chose sans raison — même, et peut-être surtout, si c'est dit avec légèreté — : tu es 3 et en conversation avec deux 7. Vu sous cet angle, j'ai trouvé ton dernier message intéressant.

 

"Je vais désormais essayer d'être plus sérieuse sur ce forum."

Le sérieux sur le fond n'exclut pas la gaieté sur la forme. Cependant, ce qui est dit ici n'est quasiment jamais conversationnel. Tu peux compter sur moi ou sur d'autres intervenant pour l'analyser avec le filtre de l'Ennéagramme ; c'est peut-être ce qui fait l'intérêt de cet endroit ou qui en fait une place inquiétante pour l'ego.

 

Très amicalement,

Fabien

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Laurecd

Bonjour Fabien,

 

Je te remercie pour ta réponse. Ce forum m'apporte et m'apprend beaucoup. Comme souvent, j'ai du mal à me canaliser, à ne pas faire un peu la pitre quand je me sens à l'aise (de plus, je suis toute seule devant mon écran, c'est plus facile).

 

Je ne crois pas avoir jamais été dangereuse pour mon entourage (je sais que ce n'est pas ce que tu as écrit, et que tu parlais de l'utilisation de la double contrainte en soi), ni experte en communication. Je suis suffisamment experte — et pas assez menteuse —, cependant, pour ne pas faire semblant de n'avoir pas cliqué sur le lien du film "Un poisson nommé Wanda" (j'ai sans doute vu ce lien, mais je ne l'ai pas utilisé). C'est ce qui m'a fait le plus mal dans ton message (même si tu as diplomatiquement laissé place au doute) et est en ce moment même cause d'une honte infinie (d'autant plus que j'ai librement parlé de plagiat dans mes messages précédents). Enfin, rien de grave, mais si j'en suis à espérer que tu puisses voir qui a cliqué sur quoi sur ton site, encore que je me doute que tu aies d'autres choses légèrement plus passionnantes à faire dans ta vie.

 

Pour l'identification, je ne suis pas d'accord, pas dans ce contexte. De manière générale, j'aime écrire pour faire rire (et aussi, bien sûr, pour dire des choses pas trop idiotes si possible), avec une pointe de cynisme et de sarcasme ; si mes correspondants les pratiquent aussi, je me lâche, et j'adore ça !

 

Je te remercie encore pour tes remarques, et te présente mes excuses d'avoir dérapé (c'est sincère, car douloureux ; pas de double contrainte ici.)

 

Très amicalement,

Laure

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Théolix

Bonjour Laure, bonjour Fabien,

Le terme "position méta" dans son sens PNL n'est en effet pas approprié, même s'il peut être conscient et/ou non automatique, il ne nous permet pas une observation intérieure. Peut-être permet-il un élargissement de notre carte du monde (renforçant la puissance de l'ego) ? Cela peut être utile à condition d'en avoir conscience et à certains moments seulement ?

"Ce forum m'apporte et m'apprend beaucoup"
À moi aussi, Laure !  :hautetfort: Le fait d'avoir le mental en centre préféré ne veut pas dire que nous avons des raisonnements parfaits (je parle pour moi).  :cry:
Sur le blog Et à l’aurore, Fabien dit que son mental fonctionne mieux quand il est en contact avec d'autres, alors imagine le mien !  :angry:
La progression dans la connaissance de soi (à mon niveau) demande un investissement quotidien en observation intérieure et un guide compétent. Je sais qu'en postant sur ce forum, j'ai ce guide, et j'en mesure de plus en plus tous les bienfaits.

Très cordialement,
Théolix

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