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Conformément à nos conditions d'utilisation, ce forum est accessible uniquement en lecture les 21, 22 & 23 novembre 2017.

Théolix

Le 7 et le monde animal

Messages recommandés

Théolix

Bonjour à tous,

Plusieurs fois par an et ce depuis ma plus tendre enfance, un rêve revient colorer mes nuits ; je suis au milieu de la savane et en parfaite congruence avec la faune. Tous ces animaux sauvages et moi nous comprenons sans parole et évoluons dans une parfaite symbiose dans un cadre paradisiaque avec de somptueuses couleurs. Il y a là les plus gentils comme les plus féroces, les proies et les prédateurs, et lorsque j'apparais, ils viennent tous autour de moi pour me saluer et affichent des expressions de bonheur. Quant à moi, je vis l'unité avec ce qui m'entoure, tant la faune que la flore, avec une formidable sensation d'Être.

Il m'arrive aujourd'hui de consciemment utiliser ce rêve, pour faire abstraction de mes soucis et m'endormir. Cela est d'une redoutable efficacité.

Je suis 7 alpha (MIE) et me demande si d'autres 7 ou d'autres ennéatypes vivent la même expérience dans leur inconscient (ou conscient).

Très cordialement,
Théolix

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Claire5

Bonsoir Théolix, bonsoir à tous,

Je me permets de répondre à ce message, n'étant pas de type 7 mais ayant un père de type 7 alpha (MIE).

Je crois que l'attrait pour la faune et la flore, c'est très consciemment son truc ! Il adore faire des balades dans la nature, a plein de livres sur les oiseaux et les fleures, est abonné à La Hulotte, La Salamandre et Terre Sauvage.

Même dans les toilettes, il y a des posters géants de la Hulotte ou des photos de parcs nationaux et de jardins ! Pour lui, c'est un véritable plaisir, et il tient même des carnets de ses randos où il fait des dessins et note ce qu'il a observé. D'ailleurs, lorsque je vais me promener avec lui, toutes les 5 minutes, il s'arrête pour dire "Oh regarde ! La symbiose des hêtres !" ou "Oh regarde ! Un oiseau truc-muche machin chose !", avec pleins d’anecdotes sur leur mode de vie.

Il adore aussi les jardins et part en vacances pour en visiter plein et faire des photos dont il fait des montages pour décorer la cuisine. D'ailleurs, si des 7 qui passent par là sont intéressés, je ne peux que vous recommander le festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire, j'en ai tellement entendu parler (:crazy:). Extraordinaire !!

Il est également happy-culteur (haha) depuis pas mal de temps, et la récolte de miel est à chaque fois un grand moment d'euphorie. Imaginez le miel doré et sucré qui dégouline partout et à volonté ! Le paradis des 7 ? En tout cas le paradis pour mon père ! Il a même utilisé ses connaissances d'apiculture dans son travail pour faire des parallèles entre le modèle de la ruche et le modèle de l'entreprise (la capacité du 7 à créer des connexions entre des choses différentes).

Ah oui, et pour finir, le jardinier de France Inter, Alain Baraton, est d'après lui un 7 (je ne suis pas allée vérifier).

Très cordialement,
Claire

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Fabien Chabreuil

Bonjour Théolix et Claire (par ordre d'apparition à l'écran),

Cette discussion a démarré sur le blog Et à l’aurore et, pour gagner du temps, je recopie ce que j'y avais écrit en réponse à Théolix qui y avait raconté son rêve récurrent :

 

Citation

Je suis étonné du nombre d'ennéatypes 7 qui ont une relation particulière avec les animaux et qui ont ce désir de communication avec eux.

D'ailleurs, lors de congrès consacrés à l'Ennéagramme aux États-Unis, plusieurs religieux connaissant aussi bien l'Ennéagramme que la vie et l'œuvre de Saint François d'Assise, qui était censé avoir le don de parler aux animaux et plus particulièrement aux oiseaux, m'ont affirmé qu'il était 7.

À l'époque, je m'étais un peu penché sur le sujet et, même si mes connaissances sur le personnage restent infimes, j'ai trouvé cette hypothèse fort vraisemblable. Il y a dans l'ordre franciscain une orientation vers la joie : « Heureux le religieux qui prend plaisir et joie dans tout et qui s'en sert pour porter les hommes à l’amour de Dieu. » Il y avait aussi chez François d'Assise un côté rebelle, un goût de l'égalité et un refus de la hiérarchie assez caractéristiques.

 

Bien évidemment, nous autres 7 n'avons pas le monopole de cet attrait pour les animaux, mais il me semble particulièrement fort chez nous — à moins que je ne fasse de la projection ! :sick:

Si c'est le cas — ce que d'autres témoignages confirmeront ou infirmeront, j'espère —, il doit être possible de faire un lien entre cette attitude et les caractéristiques de notre ennéatype. En y réfléchissant, il me semble que l'élément principal est lié à la peur du monde extérieur et à la souffrance qu'elle implique. Avec les êtres humains, nous résolvons le problème en faisant le pitre ou en partageant nos idées et nos plans. Avec les animaux, cela n'est pas nécessaire, et donc nous activons moins nos ego, sommes donc plus en contact avec notre essence… et c'est plutôt agréable ! Qu'en pensez-vous ?

Très amicalement,
Fabien

P.-S. : Claire, je n'ai jamais étudié le type d'Alain Baraton, mais le peu que j'ai entendu de ses chroniques m'ont vraiment fait penser à quelqu'un préférant le centre mental.

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Sevan

Bonsoir à tou-te-s,

 

"En y réfléchissant, il me semble que l'élément principal est lié à la peur du monde extérieur et à la souffrance qu'elle implique. Avec les êtres humains, nous résolvons le problème en faisant le pitre ou en partageant nos idées et nos plans. Avec les animaux, cela n'est pas nécessaire, et donc nous activons moins nos egos, sommes donc plus en contact avec notre essence… et c'est plutôt agréable !"

Fabien, je ne vois pas pourquoi les animaux, qui font partie du monde extérieur autant que les êtres humains, seraient moins source de peur et de souffrance ? Il n'est pas nécessaire de faire le pitre ou de partager des idées, en fait il n'est pas possible de le faire. Quelle différence fais-tu exactement ?

 

Amicalement,

Sevan

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Fabien Chabreuil

Bonjour Sevan,

"Je ne vois pas pourquoi les animaux, qui font partie du monde extérieur autant que les êtres humains, seraient moins source de peur et de souffrance ?"
Je pense que la peur que le 7 a des êtres humains est une peur de la souffrance psychologique que je lie directement à sa dichotomie et à sa False Core. Avec les animaux, la première ne joue pas… sauf à vouloir être le mâle alpha dans un groupe de chimpanzés, euh non de bonobos plutôt. :rofl: L'animal étant totalement présent à l'instant vécu, la seconde me semble moins jouer aussi.

Peut-être ne suis-je pas allé assez loin dans l'introspection, mais je ne vois pas d'autre interprétation à ce jour. J'espère que d'autres 7 vont témoigner et permettre d'affiner l'analyse.

Il y a sans doute dans le contact que j'ai avec les animaux quelque chose que je trouve magique (cf. ici en Thaïlande ou là aux Galapagos) et qui donc ravit la victime du syndrome de Peter Pan qu'est le 7. Toutefois, ce sentiment n'intervient chez moi qu'en dehors du contact et est donc moins à prendre en compte.
 

Thomson.png
Avec des caméléons aux chutes de Thomson (Kenya) cet été.

 

"Il n'est pas nécessaire de faire le pitre ou de partager des idées, en fait il n'est pas possible de le faire."
Tu nous sous-estimes ! Il est toujours possible de faire le pitre, avec des gens, devant des animaux, voire même seul en se rasant (ce qui évite de penser à la prochaine élection présidentielle  :tongue:).

Je maintiens donc le nécessaire. Égotiquement nécessaire bien sûr. Mais si tu préfères égotiquement inutile, c'est d'accord.

Très amicalement,
Fabien

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Rosso

Bonjour Fabien et les autres,

Je peux témoigner à propos de deux petits 7 que je connais et qui aiment beaucoup les animaux. Mon neveu de 8 ans adore observer insectes en tout genre, mais aussi collectionner des gros insectes que l'on peut acheter sous verre. Ma petite fille de 3 ans et demi qui est 7 mu depuis qu'elle sait dire non (c'est-à-dire depuis un temps certain déjà  :sarcastic:) s'offusque chaque fois que nous chassons les chats indésirables du jardin. Elle ramasse toutes sortes d'insectes, chenilles, gendarmes, voire cloportes. Les araignées l'effraient quand même un peu. Dès qu'elle voit un chien dans la rue, elle veut le caresser mais avec une certaine réserve parfois quand le chien la dépasse de deux têtes.

C'est amusant car je peux comparer avec mon autre fille qui a 7 ans et qui est 9 mu et qui a plutôt peur des animaux. Disons qu'elle s'y intéresse quand sa sœur s'y intéresse, mais ne se risquerait pas à porter une chenille. Par contre, j'ai un frère qui est 7, et à ma connaissance et dans mon souvenir (il a 13 ans de plus que moi et je le vois peu), il n'a jamais été attiré par les animaux, voire est même plutôt hostile aux insectes.

Fabien, j'ai trouvé fascinant ce que tu as raconté sur le blog à propos de ton expérience avec les animaux. Je me demande si le sous-type n'a pas ici une influence. Un 7 de sous-type conservation n'aura-t-il pas plus de difficulté à vivre ce genre de symbiose car, comme tu le racontes, tu te "relies à BEIGE" ?

Cordialement.

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Fabien Chabreuil

Bonjour Rosso,

"Ma petite fille de 3 ans et demi (…) s'offusque chaque fois que nous chassons les chats indésirables du jardin."
Un chat indésirable ? Késaco ?

"Elle ramasse toutes sortes d'insectes, chenilles, gendarmes, voire cloportes."
Aujourd'hui encore, si un insecte est dans une position dangereuse pour lui, je lui donne un coup de main. Un scarabée sur le dos est systématiquement redressé, un ver de terre (je sais, pas un insecte) égaré sur une route et qui va mourir car son corps se dessèche est remis dans l'herbe, etc. Quand je travaillais en entreprise, il m'est arrivé d'interrompre une réunion, pour ouvrir la fenêtre pour faire sortir un insecte égaré… Cela surprenait !  :crazy:

"Dès qu'elle voit un chien dans la rue, elle veut le caresser mais avec une certaine réserve parfois quand le chien la dépasse de deux têtes."
Idem, sauf que la taille du chien n'intervenait pas. Parfois, le maître de l'animal me disait de faire attention et que je risquais d'être mordu. Je répondais systématiquement : "Il vous mordra peut-être, mais jamais moi." Et depuis mon plus jeune âge, j'ai caressé et embrassé des milliers de chiens sans avoir jamais eu un problème, mais comme je le disais dans le commentaire du blog, je sais exactement jusqu'où je peux aller.

"J'ai un frère qui est 7, et à ma connaissance et dans mon souvenir (…), il n'a jamais été attiré par les animaux."
Oui, ce n'est certainement pas du 100 %.

"Un 7 de sous-type conservation n'aura-t-il pas plus de difficulté à vivre ce genre de symbiose car comme tu le racontes tu te 'relies à BEIGE' ?"
Enfant, j'étais de sous-type conservation et cela marchait de la même manière.

Très amicalement,
Fabien

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Théolix

Bonjour à tous,

Ces photos sont magnifiques, Fabien, et ton sourire affiché va au-delà des mots.

Dans les moments où je suis en contact réel ou virtuel avec ces animaux, l'espace temps n'existe plus, mon mental ne me sert plus à rien, je suis dans l'ici et maintenant. Ceci dit, avec un peu plus d'introspection, j'ai toujours eu une préférence pour les animaux dangereux pour l'homme ou craintifs (faune sauvage, félins, alligators, éléphants, etc.). Peut-être un trait égotique : MOI, ils ne me veulent pas de mal, ou MOI, ils me comprennent.

 

Sevan a dit :
Il n'est pas nécessaire de faire le pitre ou de partager des idées, en fait il n'est pas possible de le faire.

Oh que si, le jeu commence dès que nos regards se croisent… Dans mes moments de détresse, je me refermais complètement sur moi-même. Seul était alors accepté mon berger allemand ; il me reconnectait au moment présent, m'insufflait une énergie pour me relever. Ce chien était énorme, et la photo de Fabien avec le tigre me rappelle des grands moments de tendresse vécus avec lui (il me servait d'oreiller pour mes siestes).

Un film m'a particulièrement marqué, Itinéraire d'un enfant gâté (je ne l'ai pas vu dans le Ciné-agramme) avec le point culminant où Belmondo descend de sa voiture et fait face aux lions. Je pense que dans ce film, c'est un 7. Chef d'entreprise, tout lui sourit. Blagueur et à priori superficiel, il voue un amour au cirque. Il décide un beau matin de tout plaquer et part sur son bateau faire le tour du monde… On retrouve le bateau vide. On le retrouve dans la savane, il descend de sa voiture et se met face aux lions… J'ai dû voir ce film à l'âge de 20 ans, et y ai reconnu beaucoup de mes rêves.

Cordialement,
Théolix

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Fabien Chabreuil

Bonjour Théolix,

"Ceci dit, avec un peu plus d'introspection, j'ai toujours eu une préférence pour les animaux dangereux pour l'homme ou craintifs (faune sauvage, félins, alligators, éléphants, etc.). Peut-être un trait égotique : MOI, ils ne me veulent pas de mal, ou MOI, ils me comprennent."
J'ai pu ressentir cela avant le contact avec l'animal. Bien entendu, cela n'existe pas pendant. Après, cela ne peut plus exister car, au fond, le contact avec un tigre, un perroquet, un caméléon ou le chien de la voisine est de même nature, et du coup avec le temps, je ne le ressens plus non plus avant, ou du moins rarement et de manière très atténuée.

"Un film m'a particulièrement marqué, Itinéraire d'un enfant gâté (je ne l'ai pas vu dans le Ciné-agramme)."
:sorry:

Très amicalement,
Fabien

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Sevan

Bonjour,

 

Merci pour vos divers témoignages, c'est plus clair pour moi.

 

Personnellement, j'ai toujours eu peur des chiens ou des chats, des insectes qui piquent, etc., et je lie cela à mon sous-type conservation car c'est une peur de la morsure ou de la piqûre. C'est en "faisant connaissance" avec un chien en particulier que j'ai réussi à réduire cette peur.

De même, je répugnais à attraper un insecte pour le remettre dehors mais aujourd'hui il m'arrive de le faire.

 

Il faudra que j'y réfléchisse plus, mais j'interprète ces changements plutôt par un centre émotionnel un peu mieux utilisé et un centre mental moins actif dans ces moments.

 

Amicalement,

Sevan

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Rosso

Bonjour Fabien,
 

Fabien Chabreuil a dit :

Un chat indésirable ? Késaco ?

Ce sont des chats suralimentés par une voisine qui déposent régulièrement leur offrandes sans les enterrer au milieu de la pelouse de 50 m2 ; ce que je trouve peu compatible avec des enfants qui courent pieds nus. :beurk: Ou qui urinent sur notre terrasse embaumant de façon persistante notre espace de vie. Les chasser est en réalité un comportement ROUGE :angry: assez peu efficace. Mais à ce jour, je n'ai pas trouvé d'autres attitudes (issues d'autres vMèmes ?) plus respectueuses de l'animal et qui me conviendrait. Peut-être as-tu une idée?

Plus généralement, considères-tu parfois un animal comme indésirable ?

Très cordialement
Rosso

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Fabien Chabreuil

Bonjour Rosso,

 

"Les chasser est en réalité un comportement ROUGE :angry: assez peu efficace."

Peut-être parce qu'il se trompe de cible. À propos de chien, je disais autrefois systématiquement : "Chien méchant, maître con !" Ce n'est bien sûr pas vrai à 100 %, mais bien souvent, c'est le maître qu'il faut soigner…

 

"Plus généralement, considères-tu parfois un animal comme indésirable ?"

En dehors du problème ci-dessus lié aux animaux domestiques, au fond de moi, non. Mais j'assume mes contradictions : s'il y avait des cafards chez moi ou si j'avais des poux (rassurons nos clients, ce n'est pas le cas ! :rofl:), j'agirais pour les éradiquer. Cependant, systématiquement, je chercherais s'il existe une solution non violente et je l'appliquerais. Mais dans un jardin, je ne chasse pas les guêpes (qui d'ailleurs ne me piquent pas) et je trouve que les taupes sont des animaux adorables…

 

Très amicalement,

Fabien

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Théolix

Bonjour à tous,

 

Rosso a dit :
Plus généralement, considères-tu parfois un animal comme indésirable ?

Au-delà des cafards que j'éradiquerais comme Fabien si besoin est, seul un autre animal me pose des problèmes. Pourtant cet animal m'adore à tel point qu'elle aime venir dormir avec moi… la femelle moustique !

 

Claire5 a dit :
Il adore aussi les jardins et part en vacances pour en visiter plein et faire des photos dont il fait des montages pour décorer la cuisine.

J'ai beaucoup de mal à apprécier les jardins, même si visuellement cela peut être beau. La nature trop travaillée par la main humaine me laisse indifférent.

Rien ne vaut pour moi la flore sauvage, les côtes sauvages… la jungle, l'organisation non pensée de Gaïa.

J'aime par exemple voir des maisons abandonnées dans nos campagnes, et comment la nature reprend le dessus, les tiges des plantes grimpantes s'insinuant dans chaque orifice jusqu'à détruire les murs, « les mauvaises herbes » (rien ne peut être mauvais chez Gaïa) qui poussent et recouvrent progressivement les ruines, des arbres s'enracinant à l'intérieur de l'ex-habitat humain et devenant eux-mêmes un logis pour des oiseaux, colonies de fourmis, insectes en tous genres, rongeurs. La Vie se réorganise comme elle l'entend et ce fabuleux cycle perdure.

Les médias pleurent les dégâts après les tempêtes ou les orages destructeurs et parlent de catastrophe lorsque la mer reprends le dessus sur des zones inondables. Au-delà de la compassion que j'éprouve pour ceux qui en ont souffert, il reste en moi une profonde satisfaction de voir Gaïa faire ce qu'elle veut quand elle veut.

Les orages sont pour moi des manifestations naturelles d'une indescriptible beauté. Avant l'orage le silence s'impose dans une luminosité excito-effrayante ; après son passage, lorsqu'on l'entend encore au loin, la lumière revient, les oiseaux chantent, et les senteurs remplissent mes nasaux de ces odeurs magnifiques.  :heart:

Je suis d'origine bretonne et les longues balades sur les côtes sauvages avec une mer déchaînée (même en été  :laugh:) restent des moments privilégiés.

J'aime aussi qu'un volcan en Islande paralyse le trafic aérien et que des personnes bloqués loin de chez eux paniquent face à la caméra de rester quelques jours de plus en vacances…

Très amicalement,
Théolix

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Sixtrouille

Bonjour Théolix, bonjour à tous,

 

Merci pour cette conversation. Je trouve très instructives ces différences entre les types. Je vous envie Messieurs 7 et je déplore que mon aile 7 ne me donne pas un peu de votre aisance avec les animaux. D'une manière générale, je dirais que j'ai peur des animaux !

 

Mais il n'en a pas toujours été ainsi. Lorsque j'étais enfant, je voulais absolument avoir un chien et j'ai déployé des trésors de séduction pour y parvenir. Sans résultat, mon père ne voulait pas en entendre parler. J'aimais beaucoup les chiens et lorsque j'en voyais un dans la rue, je m'arrêtais pour "socialiser" avec lui !

 

Une rupture brutale s'est produite un jour alors que j'étais ado. C'était un mercredi après-midi, et j'avais rendez-vous avec ma bande de potes (que des mecs) chez l'un d'entre eux. Lorsque j'arrive, son berger allemand vient vers moi et me fait la fête, on joue ensemble. Puis on rentre tous dans la maison et on en ressort deux ou trois heures après. À ce moment, je suis près du portail avec les autres, on se dit au-revoir, le chien arrive en courant du fond du jardin, me saute dessus et me mord au dessus du genou. Et vlan ! On ne peut vraiment pas faire confiance, il faut se méfier, le monde est vraiment dangereux, même un chien qui était amical et chaleureux deux heures avant peut me trahir et me faire mal.

 

Je crois que je ne me suis jamais vraiment remise de cette trahison et j'ai, depuis, peur des chiens.

 

Belle journée à tous.

 

PS : Théolix, j'ai trouvé ton dernier message tellement 7 ! Une ode à liberté de la terre, qui fait ce qu'elle veut quand elle veut, à la liberté des plantes qui s'introduisent où bon leur semble, etc.

"Au-delà de la compassion que j'éprouve pour ceux qui en ont souffert, il reste en moi une profonde satisfaction de voir Gaïa faire ce qu'elle veut quand elle veut."

Je ne sais pas si l'info t'intéresse, ni si elle est utile, mais personnellement, je n'ai guère ressenti de compassion dans tes propos.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

Comme Théolix, je préfère la nature aux jardins qui sont un peu aux plantes ce que les zoos sont aux animaux. Encore que les zoos modernes jouent un rôle éducatif et de conservation des espèces souvent positif, mais l'équivalent est alors les jardins botaniques et non les jardins d'agrément. J'ai notamment une sainte horreur des jardins dits à la française, et la vue d'un arbre taillé en boule, par exemple, me remplit d'horreur.

Je n'irai pas aussi loin que Théolix sur certains aspects, mais pour lui faire plaisir voici une photo de vacances :
 

Angkor.png
Fromager dont les racines envahissent un temple à Angkor

 

"Un chien qui était amical et chaleureux deux heures avant peut me trahir."
Pour moi, c'est une phrase dénuée de sens, d'abord parce qu'elle est anthropomorphique, et ensuite parce qu'elle se focalise sur un morceau de l'interaction. Il y a certainement eu avant quelque chose qui a déclenché la réaction du chien… vraisemblablement fait par un humain présent.

Très amicalement,
Fabien

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Sixtrouille

Bonjour Fabien, bonjour à tous,

 

Merci Fabien pour la photo du fromager et les précédentes, elles sont superbes !

 

Oui, c'est vrai qu'en relisant ce que j'ai écrit, je me rends compte de l'anthropomorphisme (tendance à attribuer aux animaux des sentiments humains). Je crois que pour écrire cette phrase, je me suis totalement remise dans le moment et dans les baskets de l'ado que j'étais et de ce que j'ai ressenti à l'époque : surprise, douleur physique et douleur psychologique de ce que j'ai appelé trahison, et aussi sûrement un peu de honte — je fais partie d'une bande de garçons et je veux être forte — et de sentiment d'injustice — pourquoi moi, alors qu'on est plusieurs ?

 

"Il y a certainement eu avant quelque chose qui a déclenché la réaction du chien… vraisemblablement fait par un humain présent."

Peut-être. Si c'est le cas, cet élément m'a manqué pour donner du sens à cette course de 50 m qui s'est finie avec les crocs sur mon genou ! Et dont l'effet peur persiste encore aujourd'hui.

 

Bien cordialement.

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Fabien Chabreuil

Bonjour Sixtrouille,

"Je me suis totalement remise dans le moment et dans les baskets de l'ado que j'étais et de ce que j'ai ressenti à l'époque. […] Et dont l'effet peur persiste encore aujourd'hui."
Puis-je suggérer cette petite technique ?

Très amicalement,
Fabien

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Théolix

Bonjour Sixtrouille, Bonjour à tous

 

"Je ne sais pas si l'info t'intéresse, ni si elle est utile, mais personnellement, je n'ai guère ressenti de compassion dans tes propos."

Tous les feedback sont les bienvenus Sixtrouille, et je te remercie de participer à cette discussion.

 

À la relecture de mes propos, je comprends que tu n'aies pas ressenti de compassion. Tout dépend de la place que tu prends dans un fait : quand je me mets à la place des victimes, je suis effondré, j'ai tout perdu, ma vie bascule et tout ce que j'avais construit est à rebâtir ; même si ma maison n'a jamais été détruite (je n'ai pas de maison), j'ai déjà ressenti la sensation d'avoir tout perdu tant au niveau matériel qu'au niveau sentimental. Si j'analyse cela devant mon poste de télévision, j'éprouve l'envie de les aider (j'avoue pour l'instant rester dans l'envie et ne rien faire activement) d'un côté, et d'un autre côté je me place dans la peau de Gaïa et me dit que de telles situations sont inévitables. C'est d'ailleurs dans ces situations difficiles que se révèle l'empathie de l'être humain.

 

"Théolix, j'ai trouvé ton dernier message tellement 7 ! Une ode à liberté de la terre, qui fait ce qu'elle veut quand elle veut, à la liberté des plantes qui s'introduisent où bon leur semble, etc."

Ben oui ! Je suis 7 ! Mais au-delà du fait de typer cette phrase, c'est ce que nous voyons en tant qu'observateurs, il faut bien avouer que lorsque la main de l'homme n'agit plus pendant un temps certain, Gaïa continue, elle, à façonner l'environnement.

 

"On ne peut vraiment pas faire confiance, il faut se méfier, le monde est vraiment dangereux, même un chien qui était amical et chaleureux deux heures avant peut me trahir et me faire mal. Je crois que je ne me suis jamais vraiment remise de cette trahison et j'ai, depuis, peur des chiens."

On ne peut pas faire confiance ou pas confiance à un chien, comme il ne peut pas comploter une trahison contre nous. Il est dans le moment présent avec son instinct et ses hormones qui guident ses actions. S'il t'attaque, c'est qu'il a eu peur d'un de tes comportements, ou regards, ou postures qu'il a associé automatiquement à un danger ou une souffrance (réflexe de Pavlov).

 

À 7 ans, mon meilleur ami était le berger allemand de la libraire. En revenant de vacances, je le vois au loin et cours vers lui, le prends dans mes bras comme un être humain, et il m'a fortement mordu le bras gauche. La douleur passée, je me suis assis auprès de lui, et nous avons passé un bon moment dans le silence tous les deux. Il me léchait les plaies de ses crocs sur ma chair et me regardait comme pour s'excuser.

J'ai bien sûr cherché à comprendre pourquoi il avait agit ainsi avec moi… Je pense qu'il n'y a pas de réponse, il est resté mon meilleur ami jusqu'à ce que je déménage… et que ma grand mère m'offre un superbe berger allemand.

 

Très amicalement,

Théolix

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Rosso

Bonjour,

 

Je reviens sur cette conversation après quelques années. Ma fille cadette — toujours 7 et fan des animaux — m'a dit il y a quelques jours, alors que nous nous promenions dans un parc animalier, qu'elle aimerait être un animal… parce qu'"ils sont libres" (autrement dit, "ils peuvent faire ce qu'ils veulent"… Une autre raison peut-être pour les 7 d'aimer les animaux ?

 

Cordialement,

Rosso

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Merci de ce complément, Rosso. Instinctivement, il faisait un certain écho en moi mais comme je ne suis pas le roi de l'hypermnésie, j'ai eu du mal à remonter à cette époque.

 

Il me semble — mais je n'en suis pas absolument certain — que du fait de la nature de mes relations avec les animaux, je suis sorti très tôt du piège de l’anthropomorphisme et n'ai pas pensé que les animaux étaient libres. Cependant, nombre d'entre eux étaient libres des contraintes infligées par les êtres humains et cela, je pouvais l'envier parce que ce sont les pires entraves que je subissais.

 

Aujourd'hui, j'ai une tendance à réagir de façon épidermique aux limitations imposées aux animaux — on n'apprend pas à un chien à donner la patte ! :angry: —, même pour des raisons scientifiques ou de protection que je comprends (baguage, pose d'émetteurs, etc.), voire approuve, rationnellement.

 

Eh oui, dès que l'ego du 7 est là, le thème de la liberté rode.

 

Très amicalement,

Fabien

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Seven

Bonsoir à tous, 

 

Voici mon témoignage sur les animaux, qui forment une grande part de mon plaisir à vivre sur cette terre (attention, je n'ai pas dit que je n'aimais pas les humains : je les adore aussi, c'est un autre amour, voilà tout).

 

Du plus loin que je remonte dans mes souvenirs, j'ai aimé la présence des animaux de toute espèce. Des peluches, des photos, des livres, des reportages, des histoires (ah l'histoire de Bijou, le petit poney qui accompagnait ses maîtres au marché, et que ma grand-mère me comptait au moment du coucher…).

 

En grandissant, j'émettais le souhait d'avoir un chien. Bien sûr, habitant Paris, mes parents ont toujours refusé cette "contrainte". Alors je me rabattais sur tous les animaux qui pouvaient avoir droit de cité à la maison sans provoquer le véto de mes parents. J'ai commencé par avoir des têtards, pêchés au Bois de Boulogne, que je regardais se transformer en grenouilles au fil des jours.

 

Puis, en classe de sciences naturelles, un jour nous étudiâmes les insectes, la prof avait un élevage de phasmes (vous savez les insectes qui s'immobilisent et ressemblent à des brindilles pour dissuader leur proie), j'en ramenais quelques-uns à la maison, prétextant à mes parents qu'ils étaient en surnombre dans leur terrarium et que la prof avait demandé qui "pouvait en sauver quelques-uns" (invention bien sûr… rationalisation peut-être).

 

Un autre jour, un camarade vint en classe avec un hamster qu'il avait trouvé dans la rue, sans doute tombé d'un appartement, et que son propre hamster avait sévèrement corrigé lorsqu'il l'avait introduit dans sa cage, en lui arrachant un œil. On n'aurait pas pu me fournir un meilleur prétexte pour que je le ramène chez moi : il avait besoin que quelqu'un le soigne.

 

Puis se sont succédés poissons, oiseaux, tortue (à l'époque on les vendait, vivantes, au rayon… poissonnerie, pour la soupe j'imagine ! J'ai pu en sauver au moins une…), hamster encore, mais jamais de chien malgré mes demandes répétées, à chaque Noël et à chaque anniversaire, sur ma liste de cadeaux souhaités, que je plaçais en n° 1 et en majuscules.

 

Alors j'ai commencé peu à peu à élaborer une stratégie. Je mettais de l'argent de côté, entre argent de poche et cadeaux d'anniversaire. Parallèlement, je lisais toutes les revues sur les chiens qui me tombaient sous la main. Je choisissais le chien idéal, un chien grand, à poils longs. Puis je lisais les articles sur les races concernées (à l'époque c'était le setter irlandais, le berger allemand, le colley et le barzoï), bien conscient qu'un grand chien en appartement, ce n'était pas un idéal de vie (mais j'étais prêt à donner tellement d'amour pour le rendre heureux que ça compenserait largement…), et je tombe sur un article disant à propos du Colley "qu'il était fidèle et dévoué à son maître et qu'il préférait rester de longues heures couché à ses pieds plutôt que se promener seul dehors" (à l'époque, je ne percevais pas la triste et affligeante bêtise de ces propos). Alors c'était décidé, je prendrai un Colley.

 

J'écrivis à tous les éleveurs de Colley dans un rayon de 300 km pour me faire décrire leur chiens, leurs chiots et m'envoyer des photos (Internet n'existait pas) : eh oui, en tant que 7, j'aime avoir un vaste choix avant de me décider, et pour les 300 km, j'ai délimité un périmètre raisonnable me permettant de faire un aller-retour en train dans la journée sans éveiller la curiosité de mes parents (j'avais 15 ans, et une nuit passée en dehors de chez moi aurait semblé suspecte).

 

Cette étape  a duré un an environ. Alors la frustration du 7, voyez vous, lorsqu'elle peut déboucher vers un plaisir ardemment convoité, peut s'accommoder de certains aménagements ! Le plus long a été de réunir la somme pour l'achat et aussi de savoir attendre le moment propice pour introduire le chiot à la maison, sans que l'on puisse le refuser. Là, je reconnais que le talent naturel du 7 pour la manipulation m'a beaucoup aidé. J'allais offrir le chiot à ma mère pour la fête des mères. Elle est 2 et devant mon plaisir de me voir concrétiser un rêve si fort, elle n'allait pas le refuser, j'en étais certain. Quant à mon père, l'élément le plus récalcitrant de la famille vis-à-vis du chiot, j'allais le prendre de court : le week-end de la fête des mères, il serait présent bien sûr, mais devait partir le soir même en voyage d'affaires au Venezuela pour plusieurs semaines. il n'aurait que le temps d'apercevoir le chiot avant de s'envoler. À son retour, le chiot serait accepté par toute la famille, et il ne pourrait plus s'opposer à ce qu'il reste chez nous.

 

Et que croyez-vous qu'il arriva ? Exactement tout ce que j'avais imaginé… J'ai ainsi pu avoir mon premier chien. Que de moments de complicité, et de liberté lorsque je partais le promener ou faire du footing au bois avec lui…

 

Puis en grandissant, je restais attiré par les animaux. J'en ai fait mon métier. Je les soigne aujourd'hui, les éduque, les ré-éduque lorsque les hommes ne se sont pas comportés correctement avec eux.

 

Alors non Fabien, ce n'est pas idiot d'apprendre à un chien de donner la patte ou de faire d'autres tours encore. Car c'est à ce moment que l'attachement se créé entre le chien et son maître. Le chien à besoin que l'on s'occupe de lui et que l'on ait des interactions avec lui, celle-ci n'est pas plus stupide qu'une autre au fond.

 

On a pu mettre en évidence que lorsque le chien qui a confiance en son maître, le regarde dans les yeux, tandis qu'il lui parle, cela augmente sa sécrétion d'ocytocine, et qu'elle augmente simultanément chez son maître. L'ocytocine est l'hormone de l'attachement… Pour unir deux êtres, on n'a pas encore trouvé mieux ! Alors pourquoi refuser un simple petit plaisir parce qu'il fait cliché ou nous dérange dans notre interprétation de l'anthropomorphisme ? Chacun y trouve là un peu de joie de vivre…

 

Plus généralement , ce qui m'attire chez les animaux c'est ce sentiment de liberté qu'ils dégagent, ils vivent dans le présent et font ce qu'ils pensent être bien pour eux à l'instant t, sans calcul ni arrière-pensée. Ils me ramènent à un état originel qui tend à plus de simplicité.

 

À la question du portrait chinois "si j'étais un animal" j'ai toujours répondu différemment aux différents âges de ma vie, mais toujours en fonction du degré de liberté que je pensais pouvoir attribuer à l'animal que je choisissais : le chien (il est libre d'aller jouer quand il veut), le chat (il est libre d'aller où il veut quand bon lui semble), le dauphin (il est libre dans l'immensité de l'océan de nager, sauter, plonger, pêcher, s'amuser, se défendre contre les requins, allez vers les humains sans peur), un oiseau (il est libre de s'envoler, d'échapper à la pesanteur, et de vivre dans un monde où l'homme n'a pas accès).

Aujourd'hui, je suis devenu incapable de répondre à cette question, conscient que toutes ces libertés sont des leurres que l'être humain déforme, pollue ou maîtrise à l'excès.

 

Les animaux domestiques sont le reflet de ce que l'Homme a voulu créer et maîtriser, pour son plaisir, pour sa consommation, pour son transport… Le reflet souvent triste de son ego.

 

Les animaux sauvages, dernier bastion de liberté affranchie des manipulations humaines, voient aujourd'hui leur survie menacée par l'activité de l'Homme sur la planète : pollution, déforestation, urbanisation, monoculture (ah ! l'huile de palme…), trafic d'animaux ou de leur production (cornes, défenses…).

 

Alors aimer les animaux aujourd'hui c'est sans doute essayer de penser comme eux et comprendre leur besoin, pour corriger un peu, et au goutte à goutte je le sais bien, cet anthropocentrisme généralisé que nos sociétés ont imposé à toutes les espèces. Aujourd'hui quelques voix se lèvent pour exposer, expliquer et défendre le fait que la cognition animale existe bel et bien et n'est pas l'apanage de l'Homme.

 

Je suis allé en Thaïlande récemment, malgré mon énorme envie d'approcher et de monter sur un éléphant, je me suis interdit de le faire après les renseignements que j'avais eu de leur maltraitance lorsqu'ils sont cantonnés dans des parcs à touristes, un cornac sur le dos ou au sol pour leur piquer le cuir avec un crochet et les obliger à avancer.

 

Puis une amie m'a parlé d'un endroit où les éléphants vivaient en liberté dans des villages, où on les éduquait sans violence, sans crochet. Je me suis inscrit. Il a fallu se lever tôt et faire deux heures et demie de voiture pour se rendre dans un village de montagne perdu dans la forêt, un petit village où les habitants vivent de leurs cultures et de l'écotourisme développé grâce aux éléphants. Quatre éléphants, et un éléphanteau de 1 an, en liberté, qui venaient saisir les fruits et les feuillages que nous leur tendions. Nous avons écouté leur histoire, leurs habitudes alimentaires, sociales, sexuelles. Nous avons appris à leur parler. Nous sommes ensuite aller les laver dans une mare située près du village, puis avons pu les monter, pas plus d'une personne par éléphant, pour nous rendre dans la forêt. Pause pique-nique pour nous, les éléphants sont rendus à la nature pendant ce temps. Puis ils sont rappelés en étant attirés par des offrandes de nourriture que nous avons préparé (des grosses boulettes malaxées de bananes de graines et de tamarin pour faciliter leur transit), le tout dans la bonne humeur. Nouveau bain dans un cours d'eau, séance photo, chacun sur son éléphant, et retour au village. À aucun moment, je n'ai vu de crochet ou de contrainte par la violence. L'éléphanteau jouait à nous terroriser en nous fonçant dessus, il réussissait par moment à renverser un villageois dans la rizière, ce qui n'attirait que des rires autour de lui, même de la part de celui qui se retrouvait les fesses dans l'eau. Ah les Thaïlandais savent prendre la vie du bon côté… Je ne pensais pas que de tels moments de bonheur candides étaient encore possibles avec les animaux. Comme quoi, les gouttes d'eau mises bout à bout, peuvent former de petites rivières.

 

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Bon je me rends compte que je me suis laissé aller à débiter mes souvenirs. Désolé, je n'ai pas eu le temps de faire court. Je laisse le soin à notre modérateur bien aimé de faire des coupes franches dans ce texte un peu long.

 

Ce que je pense aujourd'hui c'est qu'une vie sur terre sans animaux serait bien moins plaisante pour moi. Et comme ils n'ont pas cette chance d'être l'espèce dominante, il est bon que certains humains, conscients de la fragilité de la nature face à l'impact de l'homme, puissent avoir encore envie d'agir pour la préserver.

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Administrateur

Bonjour à tous,

 

"Désolé, je n'ai pas eu le temps de faire court. Je laisse le soin à notre modérateur bien aimé de faire des coupes franches dans ce texte un peu long."

Qu'importe si un texte est long, tant qu'il apporte des éclairages intéressants sur l'ennéagramme.

 

Je ne fais bien sûr jamais de coupe dans un message.

 

Je profite néanmoins de l'occasion pour rappeler à la cantonade un aspect connexe des conditions d'utilisation de ce forum :

Le 25/09/2001 à 14:45, Administrateur a dit :

Ayez une attitude écologique vis-à-vis de ce forum. […] Consommez les ressources avec modération et laissez-les se régénérer : les administrateurs et modérateurs ont bien d'autres activités, et le temps qu'ils offrent ici ne peut être que limité et doit être partagé entre tous les intervenants.

Pour ceux qui ne l'ont pas encore lu, je vous renvoie à l'article « Dilemmes sociaux » du blog et à ses commentaires.

 

Très amicalement,

Fabien

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Merci Seven pour ce témoignage qui — quelle surprise ! — est très voisin des miens et de ceux des autres 7.

 

Le 24/10/2017 à 21:49, Seven a dit :

Alors non Fabien, ce n'est pas idiot d'apprendre à un chien de donner la patte ou de faire d'autres tours encore. Car c'est à ce moment que l'attachement se créé entre le chien et son maître. Le chien à besoin que l'on s'occupe de lui et que l'on ait des interactions avec lui, celle-ci n'est pas plus stupide qu'une autre au fond.

Je n'ai pas dit que c'était idiot, juste que, de mon point de vue, cela n'était pas à faire. Je m'etais expliqué sur ce sujet dans la conversation “Et si le cheval était le témoin d'un cheminement vers l'intégration ?”.

 

Il me semble qu'il y des manières de s'occuper des chiens et d'avoir des interactions avec lui plus, disons, naturelles.

 

Très amicalement,

Fabien

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