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Théolix

Ma pire souffrance

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Théolix

Depuis ma découverte de l'Ennéagramme et de mon ennéatype 7, je visualise et remémore mes réactions face à mes souffrances, et je dois dire que mon (ex) incompréhension de l'humain a été tout au long de ma vie cause de souffrance.  :angry:

Ma dernière souffrance morale importante date de trois ans. J'apprends par téléphone, alors que je suis seul dans ma voiture, que la mère (type 4) de mes trois enfants me quitte. Ma première réaction est physiologico-émotionnelle avec la sensation d'une décharge électrique au niveau de l'organe cœur. La seconde réaction est instinctive : je raccroche le téléphone, enfin je pense dans le silence… Le résultat de l'utilisation de ma raison est presque instantané : JE SUIS LIBRE de faire ce que je veux, quand je le veux. Je planifie immédiatement des tas d'occupations dont je rêvais : des formations, le golf, les restos avec les potes, et de nouvelles rencontres…  :glouton: Cette phase a duré 20 minutes.

Mes souffrances égotiques (oui… je pense que j'ai réponse à tout et qu'elle ne peut pas vivre sans moi… ben si… elle peut  :surprised:) vont venir les heures qui suivent, et seulement là je me rends compte qu'il m'est très difficile de rester dans le positif de la situation, qu'elle comporte des points négatifs qui ébranlent complètement le système de croyances dans lequel je vis depuis plusieurs années.  :angry:

Mon futur tellement bien planifié est réduit à néant, je ne sais plus quel chemin prendre, et bien sûr, je pense que personne ne peut m'aider. Je me réfugie alors dans le travail qui consiste à lutter contre les souffrances physiques, mais aussi émotionnelles, des autres… Refuge salvateur qui me permet de découvrir la PNL et de m'y former, puis l'Ennéagramme.

La PNL m'apporte beaucoup dans la compréhension de mes propres croyances et en quoi elles peuvent être limitantes, mais je reste tout de même englué dans certaines de mes pensées et n'arrive pas à passer outre la presqu'envie de vengeance, au mieux le non-pardon.

L'Ennéagramme est une révélation : je suis 7 alpha avec une belle aile 8, je me désintègre en 1 et m'intègre en 5. Je prends alors conscience que ce qui m'empêche d'avancer n'est pas mon entière personnalité, mais une partie de moi ; il existe donc d'autres parties dont je n'ai pas conscience. Moi qui sais tout, je ne sais pas qui je suis… sglurps.  :cry:

Mon ego  :cool: m'a rendu bien des services, mais il m'a bien caché ma partie essentielle, empêchant le libre accès à bien d'autres parties. La compréhension des mécanisme de l'Ennéagramme (dont l'utilisation des centres) est primordiale pour une véritable connaissance de soi, le terme de développement personnel me paraît alors égotique, je préfère le terme simple et socratique cité plus haut. Cette connaissance de soi nécessite une auto-observation quotidienne, et les techniques enseignées lors des stages chez les Chabreuil sont de véritables outils de prise de conscience et de progression.  :hautetfort:  :heart:

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Fabien Chabreuil

Bonjour Theolix,

 

Bienvenue pour ton premier message sur ce forum et merci pour ton appréciation positive de notre enseignement.

 

"Je dois dire que mon (ex) incompréhension de l'humain a été tout au long de ma vie cause de souffrance."

En tant que 7, je pourrai dire à peu près la même chose. Mon incompréhension était surtout le résultat d'un manque d'intérêt. :sarcastic: Moi aussi, c'est une souffrance sentimentale qui a été le début d'un retournement de valeurs.

 

"Le résultat de l'utilisation de ma raison est presque instantané : JE SUIS LIBRE de faire ce que je veux, quand je le veux."

Nous sommes les rois du recadrage positif. Généralement ça marche… jusqu'au jour il nous faut bien regarder la réalité.

 

"Le terme de développement personnel me paraît alors égotique."

Égotique et ORANGE dans son acceptation courante, je suis bien d'accord.

 

Très amicalement,

Fabien

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Seven

Bonjour à tous,

 

Depuis quelques temps déjà je m’interroge sur l’expression de ma compulsion de 7 : l’évitement de la souffrance. Je la percevais candidement comme un automatisme que je jugeais positif et qui me permettait de vivre une vie agréable comme dans cette fameuse phrase « Connaissez-vous la différence entre un optimiste et un pessimiste ? Les deux vont mourir un jour, mais l’optimiste vivra plus heureux. » Et cela m’allait bien, qui a envie d’être malheureux, vraiment ?

 

Alors pour me donner l’illusion d’être heureux, puisque je ne peux pas compter sur la vie pour cela, j’ai longtemps organisé mon bonheur, en le planifiant (ma fixation). C’est assez simple si l’on est créatif, il suffit pour cela d’imaginer des scénarios différents pour chaque situation que l’on s’apprête à vivre, ainsi si l’un d’eux me mène à la catastrophe (la souffrance, le malheur) je passe à un autre scénario, un peu comme un cavalier qui changerait de monture en plein galop parce que la sienne commence à fatiguer… Ça peut être plaisant d’avoir toujours un plan de rechange, sauf qu’il faut pour cela refaire tout le casting : si ça ne se passe pas bien avec Paul, je vais vivre autre chose de plus rigolo avec Jacques. Je perçois aujourd’hui le côté superficiel et égoïste d’une telle attitude. Parce ce que dans l’histoire… je ne me soucie plus du tout de ce que devient Paul. Il aurait peut-être suffi d’un dialogue, un peu tendu ou inconfortable certes, pour exprimer vraiment le malaise entre Paul et moi, et trouver sans doute, sur des bases plus stables, un nouveau chemin commun entre nous deux. Je préfère la fuite, sans explications, vers d’autres plaisirs supposés. C’est une fuite sans fin, pour ne pas avoir à se trouver confronté à la réalité lorsqu’elle devient pénible.

 

Alors je m’interroge sur la psychogenèse de cette attitude (le stage sur la spirale dynamique m’a bouleversé lorsque j’ai entrevu les résultats du manque ou de l’excès de certaines couleurs pendant notre développement). Et je me demande quels sont, dans mon enfance, les moments qui ont favorisé la sélection de cet automatisme particulier. Je revois alors des situations d’inconfort auxquelles, enfant, je ne pouvais pas échapper. Et pour supporter ces douleurs, je me revois m’évadant en esprit vers d’autres scénarios où le présent douloureux est remplacé par des moments agréables (ou neutres) dans un ailleurs apaisant. Je sais que c’est là, pendant ces transes hypnotiques de distorsion des sensations, que j’ai valorisé pour longtemps cet automatisme qui me fait fuir la souffrance.

 

Fort de cette explication, je décide de prendre de la distance avec ce mécanisme, et de poser un regard plus lucide sur mes véritables besoins. D’utiliser les résolutions de transe hypnotiques du stage Éveil pour m’aider. Parfois ça marche, parfois non. Ainsi, lorsque je viens à Paris pour suivre un stage d’ennéagramme, je reste généralement un ou deux jours avant et après le stage. Cela me fait des vacances, et me permet d’oublier certaines pesanteurs de mon quotidien. Avant je planifiais mes venues pour avoir toujours des choses plaisantes à vivre. Comme je n’ai plus d’ami à Paris, j’essaye de contacter de nouvelles connaissances pour m’accompagner à une exposition, une visite, ou partager un repas. Et pendant mes derniers séjours, je me suis dit que j’allais laisser venir les choses comme elles venaient, sans rien planifier. Et…rien n’est venu ! Les personnes susceptibles de m’accompagner n’étaient pas disponibles, ou n’avaient pas envie de sortir. Je me suis retrouvé seul et… en souffrance ! Non que je n’apprécie pas la solitude, mais lorsqu’elle est forcée alors même que l’on voudrait partager, elle devient souffrance. Souffrance parce que mon ego se pose des questions sur ma véritable valeur : si personne ne souhaite partager un instant avec moi, c’est que je suis quelqu’un d’inintéressant. Alors pour me sentir intéressant à nouveau, je me comporte comme je pense qu’il faut que je fasse pour attirer la compagnie d’autrui, je deviens drôle, léger, plaisant, agréable, peu importe alors la superficialité du propos, puisque j’ai l’impression de me sentir aimé.

 

Et j’ai eu comme l’impression de replonger en enfance, lorsque, isolé dans ma famille très repliée sur elle même, je n’avais personne pour jouer, dialoguer, ou passer un moment. Dans cette enfance je vivais alors des moments de solitude profonde, que j’occupais à imaginer tout ce que je pourrai faire « lorsque j’aurai grandi ». Et lorsque je me retrouvais enfin avec des amis susceptibles de partager quelques instants avec moi, je faisais tout pour les garder, les attirer vers moi, les charmer… pour ne pas rester seul avec ma solitude. Étrange pour un mental tourné vers l’intérieur, d’être si préoccupé par les relations qu’il peut nouer avec les autres. C’est en tout cas là que j’ai dû acquérir la croyance qu’il me fallait être sympathique aux yeux des autres (orientation de joie et d’optimisme) et ne pas montrer ma souffrance si je ne voulais pas rester seul…

 

Et puis qu’il me fallait saisir tous les plaisirs qui passeraient à ma portée (passion d’intempérance) afin d’être capable d’en vivre aux moins quelques uns. Les instants de bonheur sont si fugaces, n’est-ce-pas ?

 

Dans ma vie, je ne parle pas de mes souffrances, même à mes proches, je veux dire surtout pas à mes proches. Le risque serait trop grand de les voir s’enfuir…

 

Il n’y a que deux personnes avec qui je m’y suis aventuré. L’une d’elle me connaît d’assez longue date pour avoir partagé des moments pénibles de mon existence sans me juger, sans partir, et en restant dans la bienveillance et l’accompagnement. Elle doit être 9 quelque part… La seconde est psychiatre et me parle de ses petits malheurs dans l’existence, ce qui a favorisé ma liberté de parole à son égard, je lui parle de mes petits malheurs aussi. Serait-ce l’effet des neurones miroirs ? En tout cas nous partageons sur nos malheurs, lui à la lueur de la psychologie et de la psychiatrie, moi à la lueur de l’ennéagramme. Ces deux théories se rejoignent souvent et nous offrent alors une explication du malheur qui devient plus acceptable.

 

En tout cas parler de ses mécanismes est difficile, et douloureux pour moi. Mais j’ai conscience qu’en me livrant ainsi sur le forum, j’avance un peu dans la compréhension et l’acceptation de moi-même. Amis 7, j’attends vos impressions sur le ressenti que vous avez de votre propre évitement de la souffrance. Et ce que vous avez pu mettre en place pour vous en détacher un peu.

 

Amicalement,

Seven

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Et je me demande quels sont, dans mon enfance, les moments qui ont favorisé la sélection de cet automatisme particulier."

Comme déjà évoqué dans cette discussion que nous avons eue, ton enfance n'a ni créé ni sélectionné ce mécanisme. C'est toi qui a sélectionné dans ton enfance un certain nombre de paroles et de scènes et a utilisé ton ego préexistant pour les traiter. Ce serait bien pratique mais on ne peut pas accuser notre enfance de tout ! :rofl:

 

"D’utiliser les résolutions de transe hypnotiques du stage Éveil pour m’aider. Parfois ça marche, parfois non."

Ce n'est pas censé marcher ! Ces techniques sont à appliquer comme une discipline de vie, sur toutes les transes et dans tous les moments (et pas seulement ceux où quelque chose nous gêne). Les utiliser avec une attente et un objectif est un moyen de l'ego de les détourner.

 

"Amis 7, j’attends vos impressions sur le ressenti que vous avez de votre propre évitement de la souffrance. Et ce que vous avez pu mettre en place pour vous en détacher un peu."

Je n'ai plus guère de ressenti à ce propos. C'est mon ego, il aura toujours cette compulsion et je n'y peux rien mais il n'est plus 100 % de ma vie, loin de là. Pour m'en détacher, il m'a fallu admettre qu'il n'y a pas de baguette magique (cf. stage Essence) et mettre en œuvre régulièrement les techniques des stages Essence, Éveil, Néti Néti notamment. Des années de pratique…

 

Très amicalement,

Fabien

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Aurore7

Bonjour Seven, bonjour Fabien, bonjour Théolix,

 

"Amis 7, j’attends vos impressions sur le ressenti que vous avez de votre propre évitement de la souffrance. Et ce que vous avez pu mettre en place pour vous en détacher un peu."

Avoir un ressenti sur la mise en conscience d’un mécanisme ne me parle pas. Pour moi la prise de conscience d’un mécanisme (en l'occurrence l’évitement de la souffrance) est neutre. Je peux espérer beaucoup de choses avant de découvrir un mécanisme bien en place, mais généralement une fois que j’ai mis le doigt dessus le ressenti est neutre.

 

Pour être sûre de ne pas m’être débinée, je vous raconte une anecdote où j’ai probablement évité à plusieurs reprises la souffrance.

 

Cette après-midi, je dit cash à une collègue « J’ai tenté de ne plus voir cette pile de papier, mais ça n’a pas marché, elle est encore là. Tu ne voudrais pas me dire dans quoi la classer », et je lui tends les documents. Ma collègue rigole et me raconte une anecdote de quelqu’un de sa famille à qui je lui faisais penser et propose de regarder plus tard.

Ça ne m’arrange pas, alors je fini par regarder d’un œil et de loin au cas où… et je trouve rapidement.

 

Hallucination négative et technique de « je refile aux autres et je m’enfuis » sont sans doute récurrents chez moi.

Bon je confirme que c’est plutôt neutre émotionnellement de m’en rendre compte.

Il reste la possibilité que je ne suis pas suffisamment connecté et que la sensation serais négative, mais j'ai pas l'impression.

 

Bonne fin de journée,

Aurore

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