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  puis du 30 octobre au 14 novembre 2018 inclus.

Jessica

Devenir "adulte" pour un 7

Messages recommandés

Jessica

Bonjour,

 

Je suis ces derniers temps en grande grande souffrance suite à ce que m'a livré en séance mon psychanalyste : je dois "grandir".

 

Pour avancer dans mon évolution, je dois me confronter réellement aux contraintes de la vie, lâcher un peu le principe de plaisir dans lequel les 7 nagent avec bonheur au profit du principe de réalité.

Moins de merveilleux, moins de rêves éveillés et plus de réel, plus de frustrations pour mon propre bien. Depuis lundi dernier (il y a donc une semaine), j'ai le moral dans les chaussettes. J'ai l'impression qu'on a mitraillé mes Bisounours… brûlé mon village de Schtroumpfs…

Je ne suis pas sûre d'avoir ENVIE de grandir.

Je crois que la croyance limitante que j'ai toujours eu, comme quoi le monde des adultes est gris, difficile, dénué de magie, routinier et fatigant, me colle encore plus "à la peau" que je ne pensais.

 

Le problème est que mon but est de devenir psychanalyste. Je réussis très bien au niveau des cours, mais je dois aussi réussir mes séances de didactique et être déclarée à la fin de mon cursus comme totalement apte et formée. :sick:

Je me fais du souci… Je suis aujourd'hui dans le domaine du développement personnel, et mes patients finissent leur travail sur eux épanouis et libérés, les pensées pleines d'optimisme. Seulement c'est bien insuffisant pour la psychanalyse, on travaille tellement plus en profondeur… et même aujourd'hui, si au lieu de recevoir dans mon cabinet des 4, des 1 et des 6 en souffrance, je tombe sur un(e) 7, je suis foutue, je ne pourrais pas l'aider et devrais réorienter la personne.

 

Je suis donc (à contre-cœur) à la recherche d'un emploi supplémentaire (je fais trop peu d'heures au cabinet pour subvenir à mes besoins, c'est mon ami qui m'entretient…) et selon mon analyste,il faudrait que je choisisse l'emploi le plus "chiant" et contraignant possible. J'ai un peu peur de tomber les deux pieds dans ma contrepassion…

 

Une question aux autres 7 donc : avez vous à un moment de votre vie connu ce que je vis  ? Il me semble que le complexe de Peter Pan est un peu le symptôme des 7 par excellence… Non ? Apparemment, il n'est pas réservé aux hommes. :blush: Merci pour vos témoignages et avis.

 

Bien cordialement,

Jessica

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Fabien Chabreuil

Bonjour Jessica,

 

Je vais te faire une réponse provocante et directe, qui ne va certainement pas te faire plaisir, mais je trouve ton message un peu trop, comme on dit aujourd'hui. Réponse donc à lire au calme avec une bonne infusion. Ou à ne pas lire. Au choix.

 

"Je suis ces derniers temps en grande grande souffrance suite à ce que m'a livré en séance mon psychanalyste : Je dois 'grandir'. Pour avancer dans mon évolution, je dois me confronter réellement aux contraintes de la vie, lâcher un peu le principe de plaisir dans lequel les 7 nagent avec bonheur au profit de principe de réalité."

Ouaouh ! Quel scoop ! Combien de séances de psychanalyse pour arriver à cette conclusion qui traîne dans tous les livres d'Ennéagramme ?

 

De mon point de vue, tu aurais peut-être mieux fait de faire un peu plus qu'un stage de Bases en Ennéagramme il y a deux ans, car en deux ans de travail sur toi avec l'Ennéagramme, le problème ne serait pas seulement conscientisé, mais au moins en partie réglé. :proud:

 

"Seulement c'est bien insuffisant pour la psychanalyse, on travaille tellement plus en profondeur…"

Tellement plus en profondeur que quoi ?

 

En tout cas, peut-être pas que l'Ennéagramme. Je me souviens d'une psychanalyste professionnelle venant au stage Connexions et me disant que le modèle de Riso sur les relations parentales était une connerie ; je lui ai conseillé de vérifier ; elle a eu le courage et l'honnêteté intellectuelle :thumb_up: non seulement de le faire, mais de me communiquer les résultats de sa recherche : une part importante de ses relations avec son père lui avait échappé après quinze ans de pratique de son métier ! Je ne raconte pas cela pour critiquer la psychanalyse, qu'en fait je connais peu, mais pour dire qu'une technique n'a pas le monopole du travail en profondeur que laisse supposer la suppression du comparatif pratiquée dans ton message et relevée ci-dessus.

 

À propos de ce genre de distorsion du langage, il n'est pas inutile de les éviter dans son discours — sauf à être volontairement hypnotique — et de les repérer chez ses clients quand on veut être thérapeute. Cela s'apprend : métamodèle ou sémantique générale.

 

"Je me fais du souci… Je suis aujourd'hui dans le domaine du développement personnel, et mes patients finissent leur travail sur eux épanouis et libérés, les pensées pleines d'optimisme. et même aujourd'hui, si au lieu de recevoir dans mon cabinet des 4, des 1 et des 6 en souffrance, je tombe sur un(e) 7, je suis foutue, je ne pourrais pas l'aider et devrais réorienter la personne."

Tu as raison de te faire du souci. Un thérapeute n'a pas à être parfait, bien sûr, mais que tu exerces d'une part, et que tu sois seulement en train de commencer à chercher à régler une des problématiques centrales de ta personnalité d'autre part, me fait du souci aussi.

 

Quant à ton efficacité réelle vis-à-vis des ennéatypes autres que le 7, j'ai comme un petit doute. Un accompagnant qui est en conflit intérieur entre le principe de réalité et le principe de plaisir, hum hum !

 

Ajoutons enfin, qu'utiliser professionnellement l'Ennéagramme après simplement deux jours de formation amène à faire de multiples erreurs et n'est donc pas très déontologique.

 

"Je suis donc (à contre-cœur) à la recherche d'un emploi supplémentaire (je fais trop peu d'heures au cabinet pour subvenir à mes besoins, c'est mon ami qui m'entretient…) et selon mon analyste, il faudrait que je choisisse l'emploi le plus chiant et contraignant possible. J'ai un peu peur de tomber les deux pieds dans ma contrepassion…"

Choisir un emploi chiant n'est une solution qu'avec un vrai travail (oui, j'ai dit travail, pas simplement observation et interprétation) sur son ennéatype.

 

"Avez vous à un moment de votre vie connu ce que je vis ?"

Je ne vois pas comment un 7 qui se retrouve confronté aux réalités de l'existence peut ne pas avoir vécu cela…

 

"Il me semble que le complexe de Peter Pan est un peu le symptôme des 7 par excellence… Non ?"

Ben, ça non plus, ce n'est pas un scoop.

 

"Apparemment, il n'est pas réservé aux hommes."

Le syndrome de Peter Pan n'est pas plus fréquent chez les hommes que les femmes, même si l'ouvrage fondateur de Dan Kiley pourrait le laisser croire.

 

Très amicalement,

Fabien

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Vacataire

Bonjour à toutes, bonjour à tous,

 

J’ai le sentiment que dans tout ce qui est écrit ci-dessus, chaque type trouvera matière à rebondir, selon qu’il lit avec un œil de 4 ou de 2 par exemple. Je vais donc m’intéresser aux deux points qui me parlent : 

  • "Il faut grandir". Cela me fait penser une chanson de Mylène Farmer : « Je veux plus grandir pour pas souffrir. » Ça, ça va pas nous ramener Joe Dassin, c’est vrai, mais ça sonne bien 7 je trouve. Mais au fait, la Mylène c’est pas une 4 ?
  • "Emploi chiant". Oulala, si à la rigueur, si cela permet à condition de ne pas y passer trop de temps de s’offrir du plaisir à côté, je peux l’envisager. Par exemple moi qui ne suis jamais resté plus de 3 ans au même poste,  je viens de signer pour une quatrième année parce que cela me permet de suivre la formation complète proposée par le team Chabreuil. Mis à part ce cas de figure, opter pour un emploi chiant me paraît juste effrayant. Entendons-nous bien, je ne juge pas ceux qui s’y engagent par contrainte familiale ou géographique, et surtout parce qu’il faut bien vivre finalement. Mais dans le cadre des quelques coachings que j’ai eu à faire pour ma certification, j’ai constaté que, si il ne s’agit pas bien entendu de problèmes de couple, j’ai surtout rencontrer des gens qui n’aiment pas leur travail et qui cherchent l’énergie ou la « permission » de changer de vie.

Vous l’aurez compris, je suis surtout à la recherche d’indices pertinents pour affirmer mon type avec le moins de probabilité d’erreurs possibles. J’aimerais donc savoir si il s’agit bien d’un point de vue de 7.

 

Bien à vous,

Serge.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"J’ai le sentiment que dans tout ce qui est écrit ci-dessus, chaque type trouvera matière à rebondir."

Bien sûr ! Il ne s'agissait pas de lier ces éléments à un ennéatype donné mais de voir ce qu'ils pouvaient signifier et impliquer chez une personne s'étant identifiée en 7.

 

Le côté "grand enfant" est, oui, très représentatif d'un 7 sous compulsion. Le plaisir de la vie intérieure est souvent préférable au monde extérieur, surtout si le centre instinctif est réprimé.

 

Je suis désolé mais je n'ai bien compris ce que tu voulais savoir à propos des 7 et du "boulot chiant". C'est une recommandation que son analyste avait fait à une 7. Je lui avais répondu : "Choisir un emploi chiant n'est une solution qu'avec un vrai travail (oui, j'ai dit travail, pas simplement observation et interprétation) sur son ennéatype." Je précise ma réponse de l'époque. L'objectif de Jessica était de devenir thérapeute et apparemment elle était plutôt en fin de formation. Choisir en attendant un emploi alimentaire chiant pouvait avoir l'avantage de faire ressortir les mécanismes égotiques abondamment et rapidement. Cela pouvait être intéressant s'ils étaient réellement traités, et pas seulement constatés sous peine de plonger dans la contrepassion et le contrepoids égotique. Je sais bien que cela ne répond pas à ta question. Peux-tu la reformuler ?

 

Très amicalement,

Fabien

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