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l’ennéagramme

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Thierry

Considération sur la symétrie de représentation de l'ennéagramme

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Thierry

Bonjour,

 

La représentation de l'Ennégramme, inscrite dans un cercle, n'est que partiellement symétrique. En effet, il n'y a pas symétrie par rapport au centre du cercle ni par rapport à plusieurs axes (comme par exemple pour les polygones), mais par rapport à un seul axe. La symétrie n'est pas maximale, comme réduite. Qu'en penser ?

 

Il est courant dans la nature d'observer des brisures spontanées de symétrie réduisant la symétrie observée. Et ce à toutes échelles pour des symétries diverses et des mécanismes de brisure spontanée tout aussi divers. Exemples :

  • apparition d'une direction de l'espace privilégiée lorsqu'un cristal se forme
  • flambage d'une poutre (la poutre soumise à un effort croissant va plier dans une direction)
  • division cellulaire (une photo d'un numéro récent de "La Recherche" montrait qu'une des deux cellules issues d'une division cellulaire en gardait une trace, comme un nombril)
  • mécanismes de brisure spontanée de symétrie considérés à la base de la modélisation en physique des particules
  • il n'existe pas stricto sensu de vrais jumeaux (certaines séquences de gènes peuvent être répétées ou pas, introduisant de petites différences pas anodines, qui embêtent bien la recherche pharmacologique qui compte sur les comparaisons entre jumeaux vrais)

Cette omniprésence des brisures spontanées de symétries me fait considérer que la représentation de l'ennéagramme résulte d'une telle brisure chez l'homme impactant les centres et leur usage.

 

Très cordialement,

Thierry

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Pascal

Bonjour à tous,

 

La dissymétrie du symbole, je ne sais pas vraiment, mais peut-être voir le cercle d'une manière différente et aller du côté du paradoxe du "centre à la périphérie" ?

 

Bien amicalement,

Pascal

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

La dissymétrie du symbole de l'Ennéagramme a bien évidemment été constatée depuis belle lurette, et des explications ont été proposées depuis tout aussi longtemps. Elles sont présentées dans les cours, traînent dans de multiples bouquins et ont été, il me semble mais je n'ai pas le temps de chercher, évoquées dans ce forum. Ah, la fonction "Recherche" du forum trop souvent injustement oubliée…

 

Pour faire bref, la symétrie verticale exprime l'importance égale de l'émotion et de la pensée pour arriver à l'action juste, et l'assymétrie verticale exprime justement le fait que ladite action juste est précédée d'une activation complémentaire et parallèle des deux autres centres.

 

Pascal a peut-être une idée nouvelle en proposant de "voir le cercle d'une manière différente et aller du côté du paradoxe du 'centre à la périphérie'". Je n'ai même pas réussi à imaginer où il voulait nous mener ! Pascal, je serais donc ravi que tu en dises un peu plus, même si je comprends bien qu'à 21h40 tu aies eu envie de t'exprimer de manière concise.

 

Très amicalement,

Fabien

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Thierry

Bonjour à tous,

 

Ne pourrait-on pas imaginer une autre dissymétrie possible (pas sur la même planète :pt1cable:) ? Par exemple, l'émotion et l'intuition, rapidement mobilisables, qui viennent nourrir la pensée plus lente ?

 

Très cordialement,

Thierry

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Pascal

Bonjour à tous,

 

À la vérité, je n'avais pas réfléchi à cela avant le billet de Thierry. Je ne sais pas non plus où cette idée peut mener ; elle n'était qu'une proposition. Pourquoi l'ai-je eu ?

 

À vrai dire, j'ai eu cette réflexion : l'ennéagramme est représentée par une figure géométrique plane représentant une réalité humaine qui est sur quatre dimensions. Il se trouve que j'ai besoin de retranscrire dans le "réél" l'abstrait ; ce que j'ai fait pour la figure de l'ennéagramme.

 

J'ai repensé à Nobert Elias (Qu'est-ce que la sociologie ?) et à ce qu'il disait sur l'ego qui se pensait centre en oubliant qu'il y avait des milliards de centres sur la Terre, des centres fluctuant les uns par rapport aux autres, dans le temps et l'espace, à la fois indépendants et liés.

 

Je me suis dit hier soir que peut-être, le centre de la figure n'était pas le seul centre, notamment parce qu'en regardant l'ennéagramme, je centre mon attention sur sa périphérie et non sur son centre qui est vide et de ce fait porte l'attention sur les types et leurs interactions.

 

Mais, où cela peut-il mener ? Je ne sais pas.

 

Bien amicalement,

Pascal

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Ne pourrait-on pas imaginer une autre dissymétrie possible ? Par exemple, l'émotion et l'intuition.
En termes d'Ennéagramme, l'émotion et l'intuition sont sur deux plans différents, ego et essence respectivement. Ils ne se situent donc pas sur un seul symbole de l'Ennéagramme, mais sur deux.

 

La pensée plus lente.
On aime bien dans le monde du développement personnel parler de la lenteur du centre mental sans examiner plus loin la validité de cette assertion. Généralement, cela vient de gens qui le répriment, mais il y a donc peut-être des exceptions. C'est inexact pour deux raisons.

 

D'abord, ce sont les mêmes types de neurones fonctionnant à la même vitesse qui réalisent les deux fonctions. À degré de complexité équivalent, il n'y a donc pas de raison d'avoir de réelles différences.

 

Dans la pratique, ce sont les émotions qui sont généralement plus lentes, sans que cela vienne de raisons cérébrales. Mentalement, je peux passer en un instant de la pensée de tristesse à celle de gaieté. Mais si je suis triste, je ne peux pas passer aussi rapidement à la gaieté. Il y a une inertie des émotions qui vient tout simplement du fait que les émotions provoquent des changements dans l'ensemble du corps (émission d'hormones, notamment) beaucoup plus intenses que ceux provoqués par la pensée, changement qui ne sont que lentement réversibles. L'inertie des émotions est d'ailleurs bien souvent utilisée, par exemple par les technique d'ancrage ou de swish en PNL, et, des centaines d'années avant, par des techniques bouddhistes de travail sur la compassion.

 

Je me suis dit hier soir que peut-être, le centre de la figure n'était pas le seul centre, notamment parce qu'en regardant l'ennéagramme, je centre mon attention sur sa périphérie et non sur son centre qui est vide et de ce fait porte l'attention sur les types et leurs interactions.
Nous faisons dans le stage Intuition un exercice où, entre autres, on explore physiquement le type de décentrage de l'Ennéagramme que tu évoques. La plupart de nos stagiaires y ont une révélation sur la signification de leur propre type et sur leur compréhension d'autres profils.

 

Très cordialement,

Fabien

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Thierry

Bonjour à tous,

 

"Généralement, [la lenteur du centre mental] vient de gens qui le répriment, mais il y a donc peut-être des exceptions."

J'estime que mon centre mental, centre de support, peut se trouver ralenti et j'identifie deux causes. Il y en a peut-être d'autres. D'une part la nature de mes représentations mentales, toujours liées à des niveaux de certitude et d'incertitude, ce qui est intimement lié à ma quête de cohérence plus que de vérités. C'est comme un format imposé par le centre intuitif (:pt1cable: "le centre mental mérite de meilleures conditions de travail" :pt1cable:). D'autre part, je n'ai jamais été fichu de développer de véritables méthodes de travail malgré des études menées à terme. Par ailleurs, ma répression du centre émotionnel ne fait pas de doute (réactions d'autrui et auto-observation vont dans le même sens, aussi loin que vont mes souvenirs).

 

Très cordialement,

Thierry

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