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Andie

Danser avec les ennéatypes

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Andie

En écoutant dernièrement mon mari 4 parler de ce qu'il ressent lorsqu'il danse, je me suis demandé si l'on pouvait tenter une analyse avec notre ennéatype, nos instincts et/ou la hiérarchie de nos centres.

 

Mon mari 4 de sous-type social m'a dit un jour qu'il adorait danser mais qu'il ressentait souvent la honte, ce qui m'avait assez surprise. :sarcastic: Car sa façon de danser et de vivre la musique est très originale, et ça m'a fait souvent rire, tellement c'est particulier, différent, unique, mais le fait d'en rire, sans vouloir me moquer :angry:, accentuait sa honte.

 

J'ai adoré danser pendant des années, de mes 15 ans à mes 30 ans. Par exemple, en tant que 6 mu, bien que je n'ai pas dansé depuis longtemps, je m'aperçois que je n'ai jamais aimé les slows. :surprised: Certainement un peu de peur bien cachée :angry: de me retrouver avec des inconnus, car le contact physique est gênant, il y a trop d'intimité, trop de proximité physique. :angry: Même lorsqu'un jeune homme me plaisait, je me montrais distante, avec une difficulté à me montrer enlacée devant tout le monde. :angry: Sans compter le fait d'être gênée par les odeurs de transpiration, au point que mon nez « bionique » ne puisse supporter de telles effluves. :perplexe:

 

Je pense qu'un émotionnel réprimé et un instinct de conservation blessé peuvent être significatifs dans ce contexte.

 

Je n'ai aimé dansé que le rock à deux parce que c'était énergique, qu'il y avait généralement du répondant, et que je pouvais en partie, la plupart du temps, contrôler :angry: et guider mon partenaire, sauf que, parfois, ça agaçait certains hommes qu'une femme dirige. Un bon instinctif en centre de support me permettait, à une époque de ma vie, de suivre deux fois par semaine des cours entre midi et deux, lorsque je travaillais en entreprise, d'aller :sarcastic: aux soirées rock, et de danser non stop des rocks endiablés. Vraisemblablement une manifestation de mon domaine de préoccupation et sa dichotomie. Ça me mettait dans une forme incroyable :angry:, aucune envie d'aller dormir. :surprised:

 

Et vous, quel que soit votre type, aimez-vous danser et faites-vous aussi un lien avec votre ennéatype, la hiérarchie des centres, etc. ?

 

Très cordialement,

Andie

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Fabien Chabreuil

Bonjour Andie,

 

Il me semble évident que le profil dans l'Ennéagramme ne peut qu'avoir un impact fort sur les préférences dans le domaine de la danse. C'est mon cas, conjugué avec mes goûts personnels. Ma hiérarchie des centres s'est exprimée ici de manière caricaturale ; je rappelle qu'elle est M-E-I, et que ma direction préférée d'utilisation des centres est l'intérieur.

 

Danser est une activité qui n'apporte rien à mon centre préféré et qui m'obligerait à activer mon centre réprimé. C'est mal barré ! La seule motivation à danser pourrait donc être émotionnelle, mais je considère la plupart des musiques utilisées pour la danse comme une insulte à mon sens de l'esthétique. La conclusion est donc simple : je ne danse pas.

 

J'ai pu avoir des attirances pour certaines danses utilisant des musiques que j'apprécie. À une certaine époque, j'aurais pu danser le menuet ! Aujourd'hui, je pourrais apprendre à danser le tango ou le flamenco ; curieusement, il s'agit, pour ces dernières, de danses pour lesquelles l'instinctif est très fortement mobilisé.

 

Bien évidemment, j'ai toujours été conscient de l'autre fonction — la principale, parfois — de la danse : trouver des partenaires sexuels. Comme je n'ai jamais été un grand partisan des brèves rencontres en ce domaine, ne pas danser était au contraire un bon moyen de sélectionner des personnes plus proches de mes goûts personnels.

 

C'est tout pour le moment.

 

Très amicalement,

Fabien

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Aurolaf

Bonjour à tous,

 

Ce sujet m'a fait sourire, car j'ai réalisé assez récemment qu'un de mes blocages majeurs à la danse était lié à mon type.

 

J'ai une hiérarchie I-M-E… Autant dire que bouger ne me fait pas peur. J'ai pris dans ma vie des cours de danse dans différents styles : danse du ventre, danse bollywood, tango argentin, rock, danses de salon…

 

Bizarrement, je n'ai jamais été douée (sauf en danse du ventre où j'étais l'un des meilleures élèves… sans doute en raison de mon goût immodéré pour la musique arabe et de ma souplesse). Mon non-talent repose sur le fait que, lorsque j'apprends une danse, j'ai besoin de tout décortiquer, comprendre chaque mouvement avant de le reproduire : du coup, mon mental en support est tellement présent qu'il paralyse l'instinctif qui ne peut plus bouger. Je me suis retrouvée à plusieurs reprises littéralement paralysée car les informations se bousculaient dans mon cerveau, et mon corps ne savait plus comment bouger et je n'entendais même plus la musique ! La danse du ventre est la seule où j'ai pu m'affranchir de la technique, et où je finis par écouter la musique et activer mon centre émotionnel !

 

Il y a une quinzaine d'années, j'avais décidé d'apprendre le rock (je voulais faire du rock acrobatique, un bon truc d'instinctif :sarcastic:). Puis lorsque j'ai rencontré mon mari, nous avons tenté les danses de salon, notamment le tango argentin que je trouvais sublime… Eh bien, les danses en couple ont été une CATASTROPHE :sarcastic:… parce que j'étais incapable, mais absolument incapable, de me laisser guider. Je finissais parfois par me mettre en colère pendant le cours et par atomiser mes partenaires verbalement (dont certains ont été bien sûr été traumatisés et ne voulaient plus danser avec moi !). J'étais profondémment frustrée et je ne comprenais pas pourquoi j'échouais en danse, alors que je faisais des progrés très rapides sur tous les sports que je commençais.

 

J'ai fini par comprendre après toutes ces années que mon problème venait de mon type 8 : il est hors de question que quelqu'un prenne le pouvoir sur moi, même pour une chose aussi anodine que "mener une danse". C'est moi qui contrôle, pas l'autre.

 

Et j'en parlais justement à mon mari, l'autre jour. Je lui disais que, maintenant que j'ai compris mon problème, j'aimerais, lorsque nous serons à la retraite, retenter des cours de danse de salon (genre tango argentin). En plus, cela serait un exercice de développement personnel pour moi : apprendre à lâcher prise !

 

Bref, vous l'aurez compris : pour moi, la danse est un sport.

Danser dans une soirée, c'est juste bouger ! 

 

Quant à la fonction "trouver un partenaire sexuel" grâce à la danse, cela ne m'est jamais venu à l'esprit. Cela signifierait choisir le partenaire sans avoir évalué son mental, ce qui est inenvisageable… Tout comme choisir un partenaire sans évaluer son instinctif est également inenvisageable !

 

Amicalement.

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Fabien Chabreuil

Bonjour Aurore,

"Mon mental en support est tellement présent qu'il paralyse l'instinctif qui ne peut plus bouger."
Pour que cela reste compatible avec la théorie de la hiérarchie des centres, je dirais plutôt que le centre instinctif demande de l'information au centre mental et se met en stand-by tant qu'il ne l'a pas obtenue.

"Quant à la fonction 'trouver un partenaire sexuel' grâce à la danse, cela ne m'est jamais venu à l'esprit."
Ta naïveté me confond… Quand j'étais jeune, huit à neuf garçons sur dix n'aimaient pas la danse ; il allaient dans des lieux de danse uniquement pour trouver des partenaires. Mon petit doigt me dit que la situation n'a pas tant changé que cela : parmi ceux qui vont danser en boîte le samedi soir, ceux qui apprécient l'activité de danser sont, je crois, plus nombreux qu'autrefois, mais la finalité sexuelle est toujours très très présente.

Très amicalement,
Fabien

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Harper

Bonjour à tous,

 

En ce qui me concerne… ça dépend quoi, quand, comment, avec qui… (Bref, un paquet de "ouimais".)

 

Selon les circonstances, cela peut être un plaisir du mouvement, un défoulement, un bon moment émotionnel avec "les miens"… ou un cauchemar.

 

Bien entendu, si j'ai le choix entre une conversation passionnante au plan mental et aller danser… l'idée d'aller danser ne me viendra probablement pas à l'esprit.

 

Type

Si le fait de danser en lui-même risque de créer une quelconque déviance (ou sentiment d'icelle), vous devinez ma décision. Si la manière de danser crée une quelconque déviance, genre commentaires désobligeants à cause d'un manque de grâce, de technique, ou autre… idem.

 

Encore plus 6 : si j'ai une quelconque raison de penser qu'il y a des codes, rituels, etc. à respecter, il est hors de question que j'y aille avant d'avoir compris lesdits codes, rituels, etc.

 

Plus-6-tu-meurs : si, en y étant allée quand même, je m'aperçois que j'ai transgressé un code parce qu'on ne m'en avait pas avisée, je suis absolument furax contre le manque de loyauté des gens qui ne m'ont pas avertie d'un risque de déviance.

Exception à ce qui précède : si je me sens protégée par suffisamment des "miens" pour faire écran entre les dénonceurs de déviance et moi.

 

Hiérarchie des centres

Je réprime le centre instinctif. Donc pour être désirable, le mouvement doit être agréable par lui-même ou me procurer des bénéfices suffisants (selon ma propre évaluation) dans les autres centres (et ce qui me vient à l'esprit en ce moment concerne surtout l'émotionnel).

 

Je préfère le mental. Toute concurrence entre une activité instinctive plaisante et une activité mentale plaisante a de bonnes chances de se résoudre au profit du mental.

 

Je réprime parfois le mental. Danser, si c'est agréable et si les circonstances émotionnelles sont favorables, peut être un moyen de s'occuper d'autre chose en attendant que le mental sorte de sa cachette.

 

L'émotionnel est en support. Si l'environnement émotionnel est favorable à la danse, cela constituera certainement le déclic qui fera que je me lancerai. Si l'émotionnel n'y est pas, comme le mental n'y voit pas un intérêt particulier, il y a peu de chance que j'arrive à mobiliser l'instinctif, sauf considération de loyauté ou devoir social (et dans ce cas-là, c'est "parce qu'il faut", qu'on ne me demande pas d'aimer ça ou de le faire croire).

 

Quelles danses ?

On ne sera pas étonné, suite aux considérations ci-dessus, que je ne pratique pas la danse classique.

 

J'aime bien la danse libre, type disco, pour le défoulement, surtout si c'est avec des "miens" (amis ou famille). Je peux pratiquer une forme de danse de type "expression corporelle-émotionnelle" si les conditions de loyauté sont réunies (c'est-à-dire principalement si je dispose de suffisamment d'informations pour ne pas me trouver en situation de déviance…).

 

À une époque où "les miens" du moment étaient amateurs de bals folk, j'ai eu l'occasion de pratiquer des danses collectives assez simples, ben c'est sympa en tant que "rituel social", mais je m'y ennuyais assez vite et les bénéfices émotionnels m'ont toujours parus limités.

 

Pour les danses de salon, mon expérience et ma compétence sont passablement limitées, donc "ça dépend". J'ai eu l'occasion de danser le rock de temps en temps, je ne vois pas d'inconvénient à me laisser mener à condition, soit que la personne qui dirige sache ce qu'elle veut et arrive à me faire passer "l'information" sans problème (sinon la fixation s'en mêle), soit que l'on est bien d'accord qu'on danse juste "pour le fun" sans se prendre la tête (et à condition de ne pas me faire courir un risque physique ou un total ridicule… et que mes lunettes ne risquent pas de voler à quelques mètres. Vous avez remarqué les "et si" ? No comment.)

 

Très cordialement,

Bénédicte

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Aurolaf

Bonjour Fabien,

 

"Ta naïveté me confond."

Je te rassure, je ne suis ni naïve, ni stupide. Ma phrase était juste incomplète : je voulais dire qu'en ce qui me concerne, il ne m'a jamais traversé l'esprit d'aller danser pour me trouver un "futur ex". D'ailleurs, j'ai toujours détesté les boites de nuit, endroits forts bruyants dans lesquels on ne s'entend pas parler !

 

Quand j'étais jeune, j'étais déjà 8, et donc plutôt du style direct : si quelqu'un me plaisait, il le savait vite… Pas besoin de danser pour cela ! :sarcastic:

 

Ciao.

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Théo

Bonjour à tous,

 

En ce qui me concerne, la réponse est simple : je n'ai pas le souvenir d'avoir dansé une fois dans ma vie. J'en suis incapable, et le simple fait que l'on me le demande se traduit immédiatement par un blocage : "Impossible, je ne sais pas danser."

 

Quelques explications parmi d'autres :

  1. Je suis très introverti, comme une majorité de 5 (même si l'on sait que certains échappent à cette règle).
  2. À première vue, je n'en vois pas l'intérêt.
  3. La danse ne peut pas s'apprendre dans un livre.
  4. La hiérarchie des centres ne joue pas en ma faveur : forte prédominance du mental, instinctif dans les chaussettes. Quant à l'émotionnel, censé fonctionner comme centre de support, il fonctionne le plus souvent comme chez n'importe quel 5, à savoir après coup. L'instinctif est donc paralysé par le mental (qui se demande "comment on fait ?"), et aucune émotion positive ne se manifeste à l'idée de danser. Pas plus d'ailleurs que d'émotion négative à l'idée de rater l'occasion de danser : il me paraît simplement naturel de ne pas faire quelque chose que je ne sais pas faire. En revanche, il m'est parfois arrivé après-coup de regretter de n'avoir pas su danser. Sur le moment, je me demande juste pourquoi les gens insistent tant pour que je fasse un truc si incongru (sous-type social tendant vers le - ?).

Ce blocage m'a d'ailleurs amené à me dire à de nombreuses reprises, ces derniers temps, que m'inscrire à un cours de danse serait un grand pas supplémentaire, après le théâtre que j'ai commencé à pratiquer au début de l'année scolaire. Si je parvenais à faire un truc pareil, je crois que plus grand-chose ne me ferait peur. :happy:

 

Bonne soirée à tous.

 

P.S. : en ce qui concerne le rapport entre danse et séduction, il semble bien, hélas, que ce soit un atout indéniable. Plus, en tout cas, que de connaître le trajet des premiers Croisés en Asie mineure, ou de savoir par cœur la passion et la fixation des types de l'Ennéagramme. La vie est mal faite pour les 5

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Harper

Bonjour à tous,

 

Quelques remarques concernant le message de Théo.

 

J'ai l'impression qu'avant de se demander "comment on fait ?" (qui est déjà une application instinctive), le mental passe un temps certain à se demander "pourquoi on fait ?". Et (sauf projection toujours possible de ma part) la lecture de tes raisons de ne pas danser relève d'abord du "pourquoi".

 

Rubrique "fun, quoique…" et, qui plus est, hors-sujet :happy: :

Connaître par cœur la passion et la fixation de tous les types de l'Ennéagramme peut éventuellement te permettre de "faire des démarches d'approche" en stage d'Ennéagramme (bien que, dans ce contexte si le partenaire potentiel en sait autant, cela manque probablement d'accroche pour les "confidences").

 

Retour au sujet. À la relecture, je vois une intéressante différence entre toi et moi.

"Il me paraît simplement naturel de ne pas faire quelque chose que je ne sais pas faire."

En ce qui me concerne, je vais d'abord me focaliser sur les risques encourus (au niveau des divers instincts) à ne pas savoir faire. Ensuite je vais faire le bilan entre les bénéfices (mentaux puis émotionnels, puis éventuellement instinctifs) par rapport aux aspects désagréables (inconfort physique, fatigue, stress). En l'absence de facteurs mentaux de décision, je déciderai assez facilement sur des critères émotionnels.

 

De plus en tant que 6, j'ai parfois du mal à estimer ce que je sais ou ne sais pas faire. Il m'arrive donc parfois (si le risque encouru est minime et le bilan favorable) d'essayer de faire pour voir si finalement ce ne serait pas quelque chose que je sais faire… J'ai eu quelques bonnes surprises.

 

Très cordialement,

Bénédicte

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Il me paraît simplement naturel de ne pas faire quelque chose que je ne sais pas faire."

Moi aussi, une telle phrase m'est totalement étrangère. Mon ego de 7 dirait plutôt : "Il me paraît simplement naturel de ne pas faire quelque chose que je n'ai pas envie de faire." Si j'ai envie, peu importe que je ne sache pas, j'apprends.

 

Très amicalement,

Fabien

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Théo

Bonjour à tous,

 

Merci Bénédicte pour ton message, qui me permet de préciser ce que j'ai écrit plus haut. Car, bien sûr, tu as raison : la question "pourquoi on fait ?" est primordiale ; c'est d'ailleurs ce que j'exprimais en disant : "je n'en vois pas l'intérêt." Cette phrase résume bien ma réaction spontanée lorsque j'étais adolescent. C'est aussi ce que tu évoques, me semble-t-il, en parlant de "bénéfice".

 

En revanche, je vois aujourd'hui cet "intérêt", ne serait-ce qu'en termes de séduction potentielle, et c'est à ce moment qu'intervient la question "comment on fait ?". Cela devrait déboucher, comme tu le dis, sur une "application instinctive", mais c'est précisément devant ce problème que mon mental bloque tout : lorsque j'apprends quelque chose, il me faut un support mental préalable, un mode d'emploi, une méthode, un Que sais-je ?, là où la danse nécessiterait avant tout de se laisser aller, de faire confiance à une partenaire, d'accepter son contact "en public", de se faire guider, d'imiter les autres, etc.

 

Il est intéressant que tu fasses passer, dans ton message, la question du "risque" avant celle des "bénéfices" : cela illustre une différence entre les peurs des types 5 et 6. Là où le danger potentiel, ainsi que la déviance dont tu parlais dans ton précédent message, préoccupent le 6, ma peur est avant tout peur de l'intrusion, peur d'être vu, peur du contact en public, peur de la manifestation de mes émotions ; peur, également, de toute manifestation grégaire, de toute perte d'autonomie et d'indépendance. D'ailleurs, dans ce contexte, il ne s'agit pas d'une peur consciente : je ne ressens pas du tout la peur comme une émotion lors de ces moments. Pourtant, je suis persuadé qu'elle est présente, et c'est cette peur que je compte bien surmonter.

 

Fabien, en effet, ta remarque illustre bien la différence entre un ego de 7 et un ego de 5. Pour le coup, c'est ta phrase qui m'est totalement étrangère. :proud:

 

J'agis (ou plutôt, mon ego croit agir), non en fonction d'envies, mais en fonction de raisons. Je me demande, non pas si cela me plaît, mais si j'ai quelque chose à y gagner (une rencontre amoureuse ?), quel sera l'intérêt (on peut presque le prendre au sens financier du terme), quel sera le bénéfice. Je ne dépenserai que si je reçois en retour. C'est sacrément avare un ego de 5:happy:

 

Bonne journée à tous.

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On dirait le sud

Bonjour à toutes et tous,

 

Voilà bien un sujet (la danse) avec lequel j'ai un rapport compliqué, sans doute est-ce lié à la bascule de mon centre instinctif et à la répression de mon centre émotionnel. :wink:

 

Quand je participe à une soirée où des gens dansent, j'ai tendance à rester assis à table (lors des soirées de mariage par exemple) ou à me rendre au bar. Avoir un verre à la main et/ou discuter avec quelqu'un qui souhaite aussi y rester est une bonne excuse pour ne pas danser. Car danser, c'est (selon moi) s'exprimer par le corps (et je suis introverti). C'est aussi participer, volontairement ou non, à un jeu de séduction auquel je considère être fortement handicapé. C'est aussi un terrain de compétition (du moins lors des soirées entre célibataires) où mon sous-type sexuel (et celui des mes ailes) s'est manifesté.

 

Paradoxalement, il m'est arrivé d'étonner des amis (hommes) en acceptant d'aller sur la piste de danse (en compagnie de leurs compagnes qui étaient ravies d'avoir un homme connu avec elles). J'ai aussi suivi des cours de danse (de salon) à plusieurs reprises : d'abord en famille (parce tout le monde y allait et que je voulais bien tester la première année de cours), ensuite en préparation de mon mariage lorsque j'ai failli me marier (j'ai fini en effet par annuler mon mariage et me séparer, ce qui fut une décision très difficile à prendre).

 

Lorsque je prenais des cours, une de mes sœurs comme une de mes ex-compagnes (celle que je devais marier) m'ont toutes deux reproché de danser avec ma tête. Je comptais en effet mes pas, essayant de respecter la procédure transmise alors que j'étais stressé (un minimum) de danser en groupe (et davantage lorsque nous devions changer temporairement de partenaire). Ceci explique peut-être mon intérêt pour la danse country. :laugh:

 

Pour en revenir aux soirées classiques, un autre aspect de ma personnalité rendait compliqué voire décourageait mon passage sur la piste de danse : ma difficulté, lorsque j'étais célibataire, à soutenir le regard d'une femme qui me plaisait. Et ma plus grande difficulté encore à l'approcher. Je ne sais pas si c'est propre à mon histoire personnelle ou si c'est valable pour les ennéatypes 9 avec un instinct sexuel "blessé", toujours est-il que dans mon cas, je cherchais et fuyais en même temps les regards. En étant assis au bar (ou à table), j'étais dans une position d'observateur plus confortable (ce qui un temps m'a fait croire que j'étais ennéatype 5).

 

Lorsque j'étais en couple par contre, je pouvais me concentrer sur une seule femme, la mienne. Mon sous-type sexuel (Union) m'y encourageait. Par contre, selon les circonstances (à la fois de ma relation de couple et celles extérieures, ponctuelles), je sentais se manifester plus ou moins fortement le sous-type sexuel de mes ailes 1 et 8, sous-types respectivement appelés "jalousie" et "possessivité". C'est seulement lors du stage Sous-types en septembre dernier que j'ai pris pleinement conscience de cela.

 

Amicalement.

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Odile2

Bonjour à tous,

Voilà un sujet qui me donne du peps et sur lequel je ne m'étais pas encore penchée alors que la danse est un domaine que j'affectionne particulièrement !
Car pour moi c'est avant tout : de l'émotion ! Pour moi et en lien avec les autres.
Donc, je jubile, vous pensez bien.

De l'émotion quand je vois des danseurs, et je regarde la technique après (E-M-I). Quand j'étais petite, j'ai vu toutes les comédies musicales de l'époque, et mes moments préférés sont bien entendu pendant qu'ils dansent (parce que les histoires sont un peu souvent « pauvrettes »), sans oublier les patineurs sur glace and co…

De l'émotion quand je danse. En premier, je suis dans le présent en connexion avec mon corps. J'ai pourtant l'instinctif réprimé, j'ai envie d'ajouter « normalement » car quand il s'agit de danse, je ne me fais pas prier pour bouger ! Il faut que la musique m'émeuve car sinon je ne bouge pas. D'ailleurs Fabien, j'ai une question que je voulais te poser depuis pas mal de temps par rapport à la fiche descriptive du 2 : « Le 2 a énormément de mal à rester seul et inactif. » Est-ce à dire que le 2 réprime moins que d'autre le centre instinctif quand il est mu ?

Quand j'étais toute petite (je ne m'en souviens pas mais toute la famille me l'a raconté), j'adorais danser sur les contines et j'affectionnais particulièrement une chanson que les enfants noirs chantaient au Sénégal où ma grand-mère avait vécu et qu'elle m'avait apprise (je connais encore les paroles ! :happy:). Je me donnais en représentation : le 2 qui cherche à plaire et à être aimé sans aucun doute.

De la danse classique, en passant par la danse rythmique jusqu'aux claquettes… j'ai toujours aimé cela avec une limite pour la technique. Par exemple, j'avais trouvé la danse classique trop technique et contraignante, et j'étais passé à la gym et la danse rythmique. Alors que lorsque je me suis mise aux claquettes, parce que cela me plaisait vraiment (j'étais plus « vieille » aussi, 17 ans…) je me suis appliquée à pratiquer et pratiquer les techniques pour acquérir de la fluidité. Les deux mots « danse » et « fluidité » sont indissociables dans ma tête.

Quant à danser avec les autres au cours de soirée, je suis souvent la première sur la piste de danse ! Et j'aime à entraîner les autres à y venir. Je n'ai pas pris de cours de danse de salon (cela m'a tenté un moment d'aller prendre des cours de tango ou de rumba… et pourquoi pas un jour ?), j'ai toujours entendu dire que j'avais « l'instinct de la danse » (un petit coup d'orgueil alors…) et lorsque j'ai un bon danseur, je me laisse guider et porter par la musique et la danse.
J'ai une certaine exigence avec mes partenaires quand il s'agit de bop ou de biguine par exemple. Je me souviens de vrai plaisir avec un excellent danseur de bop, 8, car il savait très bien « mener la danse » (comme le dit si bien Aurore :laugh: !), le contrôle total. Cela ne me gênait absolument pas au contraire. J'avais appris par la suite qu'il avait pris des cours lorsqu'il était ado.
Et un autre exemple avec un 7, excellent danseur également de différentes danses, ce qui lui permettait de séduire et de se faire admirer par bon nombre de femmes, d'autant qu'il exprimait très bien sa joie de vivre !

Mais je peux être intraitable avec un mauvais danseur. Si j'ai fait un premier essai désastreux, je sais bien alors dire non pour qu'il ne me gâche pas le plaisir de la danse. Peut-être alors dédain et orgueil entrent en jeu. « mon aide ne va pas lui être efficace en si peu de temps, je sais danser moi… Donc je renonce. »

Le rapport à la séduction était bien là quand j'étais jeune et que j'allais en boîte. J'ai envie de dire que la musique était bonne alors (car mes dernières expériences furent bien mauvaises). Quand on écoutait Otis Redding ou Louis Prima, difficile de rester assis.
Contrairement à Aurore, je ne savais pas bien comment faire savoir à un garçon s'il me plaisait… Alors danser, cela aidait bien ! Mais j'ai souvent dit aussi que je dansais en premier pour moi ! Mon instinct sexuel était alors ++.

La danse est aussi un moyen très personnel d'exprimer un trop plein d'émotions. Mon centre instinctif vient rééquilibrer le « too much » du centre émotionnel.

 

La tristesse : une grande déception d'attendre un garçon qui n'était pas venu me rejoindre. En fin de soirée, j'avais mis mon walkman, dansé autour d'une piscine pendant au moins 30 mn… pour retrouver mon calme et un peu d'apaisement ! Cela a fonctionné très bien. En arrêtant, j'ai vu qu'un gardien m'avait observé et qu'il avait dû penser que j'étais folle !

 

La joie : il peut m'arriver, encore aujourd'hui, recevant une nouvelle particulièrement heureuse, de mettre de la musique chez moi et de me lancer dans des figures pour éprouver cette joie, pas seulement dans ma tête, mais aussi dans tout mon corps par des pas de danse…

 

Amicalement,
Odile

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"D'ailleurs Fabien, j'ai une question que je voulais te poser depuis pas mal de temps par rapport à la fiche descriptive du 2 : « Le 2 a énormément de mal à rester seul et inactif. » Est-ce à dire que le 2 réprime moins que d'autre le centre instinctif quand il est mu ?"

Non, être actif et mobiliser le centre instinctif sont deux choses bien différentes… et je suis bien placé pour le dire ! :blush:

 

Très amicalement,

Fabien

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