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Barbara

Mon père : type 3

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Barbara

Bonjour Fabien et bonjour à vous tous,

 

Mon père est décédé lorsque j'avais 19 ans. J'ai mis deux ans à trouver son énnéatype à travers tous mes souvenirs d'enfance et de jeunesse. Ce n'était pas facile, car la perte d'un être cher est toujours idéalisé avec le temps (en particulier pour moi qui suis de type 2). J'ai bien noté tous les souvenirs, les bons et les moins bons et je constate que la capacité à réussir et l'efficacité sont le moteur de sa vie.

 

Comme il n'a pas pu faire les études souhaités (à cause de la guerre), il a beaucoup misé sur les études et la réussite de ses enfants. Cela allait parfois très loin. Mon père encourageait vivement mon frère de type 3 qui avait déjà réussi une Grande école à en faire une deuxième encore mieux quotée.

Mon autre frère, type 7 qui avait un problème avec l'autorité et qui s'ennuyait à certains moments de sa scolarité faisait l'école buissonnière. La réaction de mon père se traduisait par de violentes colères de 3, se sentant incapable face à la situation répétitive. Il était également très coléreux lorsque ma soeur, type 4, a arrêté ses études sur un coup de tête.

À l'époque, je savais que la devise à la maison était la réussite à tout prix et que mon père était très dur face à l'éventuel échec, ne serait-ce que des mauvaises notes.

 

Mon père était toujours très occupé. La semaine il travaillait, le week-end il travaillait encore, disons très, très souvent. Ma mère de type 2 l'accompagnait dans toutes ses réalisations. Il avait toujours des projets de construction en cours : élaboration de plans et construction d'un rucher, d'une caravane… Il se donnait à fond dans l'apiculture et travaillait avec beaucoup de créativité le fer forgé et le cuivre. Coûte que coûte, il fallait atteindre l'objectif fixé. Il embarquait toute la famille avec lui et nous le suivions à son rythme. Seul mon frère, type 7, osait émettre quelques réticences à travailler sept jours sur sept, en argumentant qu'il n'y avait pas que le travail dans la vie.

 

Lorsque les problèmes de santé sont apparus, il a eu du mal à accepter le changement de rythme, à en faire moins. Diminuer son rythme était synonyme d'échec, aussi sa mauvaise foi le gagna.

 

Je vous présente un père un peu dur qui s'est énormément adouci lorsque mon frère de type 3 tomba très gravement malade. Quelle épreuve ! Mon père est décédé à la suite d'un arrêt cardiaque. Peut-être a-t-il inconsciemment trop donné de sa sensibilité par sa présence active "à faire" au détriment de son fort intérieur "à être" ?

 

Très cordialement.

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