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Conformément à nos conditions d'utilisation, ce forum est accessible uniquement en lecture les 21, 22 & 23 novembre 2017.

Aurolaf

Anecdotes de 8

Messages recommandés

Aurolaf

Bonjour à tous,

 

J'ai souvent des petites anecdotes, des exemples frappants, que je ne prends pas le temps d'écrire sur ce panneau… Et qui pourtant sont ÉNORMES !

Je crée donc cette conversation pour les 8 puissent y déposer leurs anecdotes égotiques (et courtes).

 

Chute et déni vraiment inconscient !

 

Pendant nos vacances de Noël, après une journée en bateau arrosée au Tee Punch et deux apéritifs :glouton:, je me suis magistralement étalée au restaurant devant la salle entière (=> situation de faiblesse et gros stress).

Consterné, mon mari m'a dit : "Mais t'es bourrée ou quoi ?"

Moi : "Pas du tout." (Déni évident !)

Et face aux gens qui se précipitaient pour me relever (car j'étais sonnée : l'alcool + la douleur de la chute… j'ai eu un bleu de 15 cm de diamètre pendant deux mois !), je disais : "Tout va bien, c'est bon, j'ai pas mal !"

 

Mais ce qui m'a vraiment fait hurler de rire a posteriori, c'est que mon mari m'a avoué récemment, qu'au moment même de ma chute, j'avais tourné la tête à la vitesse de l'éclair vers lui et j'avais dit : "Je ne suis pas tombée" (déni énorme devant une évidence : j'étais bien à terre !!). :rofl: :rofl: :rofl: Je n'ai aucun souvenir d'avoir dit cela. Mon mari n'avait pas osé me le raconter de peur que je me mettre en colère (et pour ne pas aggraver la situation de faiblesse). Il en a parlé ce week-end car je racontais la scène à quelqu'un de manière humoristique !

 

Bonne reprise à tous en cette réouverture de panneau.

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Fabien Chabreuil

Bonjour Aurore,

 

Mais tu n'es pas tombée, c'est le plancher qui s'est brusquement soulevé. :rofl:

 

Très amicalement,

Fabien

 

P.-S. : "Consterné, mon mari m'a dit : 'Mais t'es bourrée ou quoi ?'" C'est beau un émotionnel réprimé. :glouton:

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Shana

Bonjour à tous,

 

Merci Aurore pour ce nouveau sujet ouvert et l'invitation à venir y relater nos anecdotes. Ce premier échange commence fort… et j'avoue, Fabien, que l'image du plancher qui se soulève a un petit côté surréaliste qui m'a mise en joie ce matin…

 

Cet après-midi, alors que je m'apprêtais à relater ici ma petite histoire d'ego de 8, j'ai soudain ressenti une sensation étrange à laquelle je ne m'attendais pas… J'en tenais "une bien bonne à raconter" et… aussi je me suis dit : "à quoi bon ?", "pourquoi raconter cette histoire ?", etc. Soudain : le doute… et je me suis ensuite sentie envahie par une grande tristesse.

 

Je me suis souvenue d'anciens messages que j'avais postés sur ce panneau. Je me suis souvenue d'autres histoires équivalentes que j'avais racontées ailleurs. J'ai retrouvé le sentiment que j'avais éprouvé plusieurs fois en écrivant mes histoires d'ego : une espèce d'excitation jubilatoire…

 

Là aujourd'hui avec ma petite histoire d'ego à la main, j'avais la sensation que je m'apprêtais à relater pour la n-ième fois les faits d'armes d'un général d'armée un peu "fort des halles", un peu acrobate, un peu clown… un peu ridicule…

 

Mon petit ego, je t'aime bien… mais tu vois là, je me demande si raconter tes frasques ce n'est pas te renforcer davantage encore…

 

Alors mon petit ego d'amour je vais te proposer un autre deal : quand tu auras envie de te manifester, fais-le… parce que si tu le fais c'est probablement que tu n'as sûrement pas trouvé mieux comme truc à ce moment-là. Mais ne m'en veut pas si je n'ai finalement plus trop envie aujourd'hui de jouer les Albert Londres de tes épopées…

 

Bisou.

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Aurolaf

Bonjour à tous!

 

"Mais tu n'es pas tombée, c'est le plancher qui s'est brusquement soulevé."

J'ai trouvé la remarque vraiment excellente ! Il y a chez le 8 moyen à désintégré une tendance à toujours penser que "c'est la faute des autres". Je crois qu'il y a quelques années, j'aurai pu sortir une énormité de ce genre : "C'est pas de ma faute, c'est le plancher."

 

"Aussi je me suis dit : 'à quoi bon ?', 'pourquoi raconter cette histoire ?'"

Et bien parce que ce panneau est un lieu de partage : il peut nous aider, dans un premier temps, à avancer dans notre auto observation, mais il peut aussi aider les autres types à comprendre des ennéatypes différents.

Personnellement je considère que j'ai, en partie, "appris" les 6, les 4, les 9, ici, sur ce panneau. (Par exemple, il m'a fallu un sacré paquet de témoignages pour comprendre la compulsion "éviter de la déviance".)

J'ai souvent l'impression d'avoir une dette envers le panneau et que témoigner de manière sincère et/ou lucide est une manière de la payer, pour aider les autres… comme les anciens (= tous ceux qui ont témoigné avant moi) m'ont aidé auparavant (bon sang, je fais dans le VIOLET ce matin ! :glouton:).

 

Par exemple je trouve qu'aucun 8 n'a jamais témoigné d'une réelle et véritable colère de 8. Je ne parle pas de la colère "outil de communication" ou "intox", je parle de la colère "ouragan", celle qui fait peur au 8, dans laquelle il perd tout contrôle et qui le laisse anéanti et épuisé (c'est le genre de colère qui m'arrive tous les quatre ou cinq ans seulement). Comment les non-8 peuvent-ils comprendre les différents types de colère 8 sans ce témoignage ?

 

Bises petit vent du désert !

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Fabien Chabreuil

Bonjour Aurore, Shana et les lecteurs,

 

"Bon sang, je fais dans le VIOLET ce matin !"

C'est du bon VIOLET, de la réciprocité au sens sain du terme : j'ai reçu, alors je donne (pas très fréquent dans notre monde ORANGE : j'en aurai de croquignolettes à raconter sur les messages que je reçois parfois à propos de ce site :glouton:).

C'est aussi la transmission nécessaire d'un savoir et d'une expérience.

 

Ceci dit, le piège que mentionne Shana est bien réel et je l'ai mentionné plusieurs fois sur ce site (par exemple ). Je ne pense que ce soit une raison pour s'abstenir de témoigner, car si l'ego est privé de cet orgueil-là, il saura bien trouver une autre occasion d'être satisfait de lui-même. Ce plaisir à se raconter est une manifestation qui comme les autres peut-être observée et déstructurée.

Et maintenant, une de ces petites questions vaches qui font tout mon charme :rofl: sans appeler forcément de réponse autre que personnelle : Shana, tu aurais pu te contenter de ne pas témoigner dans cette discussion ; pourquoi l'as-tu fait et qu'as-tu ressenti en le faisant ?

 

Très amicalement,

Fabien

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Shana

Bonjour à tous,

 

Je n'ai pas suivi la formation Spirale Dynamique (un jour, peut-être…) donc "VIOLET" ça ne me parle qu'un peu (grâce aux articles que j'ai lus ici).

 

Redonner ce qu'on a reçu fait partie de mes valeurs.

Partager, communiquer peut faire avancer. De plein de façons…

Petite et adolescente j'avais par exemple une vraie sympathie pour le système des "Compagnons du Tour de France" là où les maîtres et les plus avancés dans leur discipline tendant la main aux nouveaux et partagent avec eux…

 

Alors si c'est ça "VIOLET"… alors oui, ça me cause… Merci Fabien et merci à tous de rendre cela possible ici.

 

Je ne sais pas si raconter les frasques de mon ego le renforce. C'est une question que je me suis posée hier.

 

La tristesse que j'ai ressentie hier n'était pas très agréable. Je ne m'y attendais pas. Elle m'a surprise. Elle m'a atteinte, touchée.

 

J'ai hésité à écrire mon message hier : mon ego n'aime pas que je me montre triste ou dans le doute… Dans ces cas là j'ai plutôt tendance à me retirer dans ma tanière… au mieux attendre que ça se passe, au pire me convaincre que cette situation est une connerie. J'ai plutôt tendance… plutôt de moins en moins tendance. Moins qu'avant. Enfin, ça dépend.

 

J'ai hésité à écrire ce message : ce n'était pas une anecdote d'ego proprement dite. Et puis… je me suis dit que ce témoignage, même si ce n'était pas celui que j'avais envisagé au départ était mon témoignage à ce moment précis. C'était cela ma contribution à ce moment-là.

 

Pendant que je l'écrivais (et après l'avoir envoyé) je ressentais un mélange d'émotions. Je ne trouve pas le mot exact. Un cocktail plutôt : tristesse et aussi une forme de soulagement, de libération, presque de la joie (j'ai dit… "presque"… Faut pas déconner non plus…).

 

Depuis hier je me suis demandée ce que cette émotion voulait me dire. J'ai eu un début de réponse. C'est en lien avec ressentir combien "le 8 est coupé de l'amour de soi". Je ressens de plus en plus souvent combien le 8 est faible, vulnérable, quand il veut se montrer tout fort… et combien cette attitude est préjudiciable pour soi. Pour les autres aussi. Moi qui me suis toujours crue courageuse… j'ai l'impression que ce n''était pas tout à fait juste. Le "vrai" courage peut être ailleurs : oser se connecter avec sa faiblesse… C'est cela qui m'a rendue triste je crois… Ce faisant j'ai des tas d'émotions qui remontent à la surface…

 

Merci Aurore d'avoir démarré ce sujet. Cela a provoqué quelque chose chez moi que tu n'imaginais peut-être pas. Moi non plus d'ailleurs… C'est ça le vrai cadeau. Quand on donne, on peut savoir ce qui part de soi… on ne sait pas toujours ce qui va atteindre l'autre. Quand le canal est ouvert… c'est l'autoroute à 4 voies…

 

Bisou tutu rose. :glouton:

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Aurolaf

Bonjour à tous, 

 

Déni… encore et toujours !

 

Tout à l'heure, dans une autre conversation, je disais à Claire que je faisais la difficile expérience du déni (toujours inconscient) presque chaque jour… En fait, j'en prends conscience car mes proches me le renvoient à la figure.

 

Exemple : il y a trois jours, j'ai du faire un mail à tous les parents de la classe de mon fils pour demander des sous pour faire un cadeau à l'instit. Comme je suis un peu trop directe dans ce genre de mail, j'ai demandé à mon mari (6 mu) de relire mon mail afin de vérifier qu'il est "politiquement correct et pas trop direct". Mon mari a refait l'intégralité de mon mail en grommelant : "Y'a pas à dire ! T'es pas commerciale comme nana !" (J'étais en colère, mais j'ai ravalé ma fierté car c'était un truc important !)

 

Deux jours après, le matin, nous étions dans la salle de bains et je dis : "Ouah chéri, je suis vraiment trop forte ! (C'est une de mes phrases fétiches ! :sarcastic:) J'ai récolté tous les sous pour le cadeau. Je suis la seule maman qui a fait ça en 48h chrono. Toutes les autres rament dans les autres classes. T'as vu… Trop fort mon mail."

Mon mari, consterné, lâche son rasoir de stupeur et me dit : "Mais c'est moi qui a écrit ton mail !"

Moi :rofl: :rofl:, réalisant brusquement que c'était vrai : "Ah ben oui, j'avais complétement oublié." (Et franchement, j'étais de bonne foi en parlant. J'avais vraiment oublié que mon mari m'avait aidé !)

 

Une fois de plus le déni à l'œuvre ! Chaque fois, je prends une claque… D'un autre côté, c'est aidant d'avoir des gens pour me le faire remarquer… sinon, je pourrais croire que je suis devenue super-lucide (car j'ai très souvent conscience de mes autres mécanismes : excès, vengeance).

 

Amicalement.

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Aurolaf

Bonjour à tous,

 

Je poste avec retard, un écrit datant de plus de quinze jours.

 

Illustration du sous type conservation : SURVIE

Je vous propose aujourd'hui un petit témoignage sur mon sous-type conservation de 8 qui m'a fait des misères !

 

Je dois faire un voyage de quatre jours avec mon mari et donc laisser mes enfants seuls à Dubaï, avec une personne que je juge TOTALEMENT incompétente et inapte à s'en occuper.

 

La personne en question a laissé mon fils 7 pisser le sang pendant deux heures un après-midi où j'étais en réunion. Elle a prié Dieu au lieu d'appeler les secours. À partir de ce jour-là, la confiance a été définitivement rompue avec elle, et je ne peux PLUS JAMAIS lui laisser mes enfants (et quand un 8 dit PLUS JAMAIS, c'est PLUS JAMAIS).

 

Lorsque nous avons dû organiser ce voyage de quatre jours, mon mari a proposé que nous n'y allions pas ensemble car la logistique "garde d'enfant" était compliquée. Je me suis fâchée et j'ai nié la complexité de l'organisation. Bref, un grand moment de déni.

 

L'heure du voyage approchant, j'ai commencé à avoir des angoisses (fait rare chez moi). Et j'ai commencé à me demander ce qu'il se passerait si l'avion tombait avec mon mari et moi dedans. Si on tombe séparément, il en reste un pour assurer avec les enfants. Si on tombe ensemble, ils sont seuls ! Et si les enfants se cassent une jambre, et si…

 

J'ai pratiqué les techniques de désactivation de transes, qui m'ont aidée à trouver le sommeil, ces deux dernières nuits… Mais j'étais assez lucide pour savoir que mon ego s'emballait dans l'impossibilité de contrôler totalement la situation et la sécurité de mes enfants pendant quatre jours. Typique du 8 SURVIE.

 

Et pourtant, je me suis démenée pour tenter l'organisation parfaite : check lists sécurité, liste de numéro d'urgence, appels à des copines volontaires, etc.

 

Et puis hier, j'ai eu un signe de forte désintégration : lorsque quelqu'un m'a refusé quelque chose (je demandais de l'aide à une Maman afin de récupérer mon fils à un anniversaire pendant mon absence), j'ai senti en moi cette montée de violence et cette envie de frapper l'autre (avec une sensation physique très spécifique :angry::sick:). Et là, mon tableau de bord "indicateur de désintégration" a viré au rouge ! Alors je me suis dit que le prix à payer pour mon état serait un voyage pendant lequel je serai dans un état de nerf absolu, et mon pauvre mari en ferait les frais (il est numéro sur la liste de ceux qui se font agresser dans mes moments de désintégration !).

 

Je me suis levée ce matin, ayant pris ma décision : je voyage seule et mon mari reste pour garder les enfants. Je sais que, à lui, je peux faire confiance !

Il fera le voyage de prospection plus tard.

 

Il y a quelques années, j'aurai été dans le déni jusqu'au bout, et le prix à payer aurait été un voyage calvaire où j'aurai agressé mon mari en permanence.

 

Je crois que c'est la première fois que je reconnais aussi formellement que je ne peux rien contre mon ego, et que le seul moyen de calmer mon instinct de conservation est de prendre une décision radicale (à savoir voyager seule et pourtant j'ai horreur de cela !).

 

Je trouvais cette anecdote illustrant parfaitement le sous type conservation 8 qui veut tout contrôler dans les moindres détails !

 

Amicalement,

Aurore

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Aurolaf

Bonjour à tous,

 

Je voulais partager rapidement quelques mécanismes de 8 avec vous (j'ai hésité à poster ici ou là-bas).

 

Je vous parlais ce matin de ma maman 2 alpha. En fait, elle est venue nous rendre visite lors des dernières vacances scolaires… Depuis des années, je la voyais toujours chez elle, sur son territoire ! De la voir, hors contexte habituel, c'est comme si je l'avais vue face à la réalité et de manière lucide. J'ai vu d'un coup une maman qui avait 80 ans et non plus 50 ou 60 ans. Bref, je crois que je l'ai vue sans le filtre des transes hypnotiques (j'ai dû faire des hallucinations négatives sur les effets du temps pendant des années en la regardant).

 

Ensuite j'ai eu un électrochoc lorsque, simplement en amenant les enfants à pied à l'école, elle est tombée dans la rue. Elle est juste tombée parce qu'elle n'a plus l'habitude de marcher 100 mètres dans une rue. Depuis ce jour, la voir vieillir ainsi m'a obsédé (évitement de la faiblesse (physique) typique du 8) et j'y ai pensé régulièrement en me demandant comment ne pas me retrouver dans cet état lorsque j'aurai 80 ans.

 

Après moultes réflexions, j'ai eu une idée extra (qui répondait en plus à mon souci du moment = trouver des cours de yoga de qualité) : je vais préparer le professorat de yoga… Comme ça, je serai autonome sur le sujet et, en plus, lorsque j'aurai 80 ou 90 ans, je ferai des ateliers sympas pour les petites vieilles qui seront mes copines du moment (mes potes de ce forum seront les bienvenus)… Et je resterai ainsi en parfaite maîtrise de mon corps (pfft, le contrôle, le contrôle :sarcastic:).

 

Je pourrais rationaliser aussi bien qu'un 7 en vous expliquant que le yoga c'est très bon pour moi (je vous épargne ici les arguments en faveur du yoga mais je peux vous en écrire trois pages sur demande avec tous les avantages… notamment celui qui consiste à dire que le yoga me permet de me tourner vers l'intérieur beaucoup plus facilement que plein d'autres techniques — ce qui est totalement vrai).

 

J'ai trouvé une formation sérieuse, sur quatre ans, par un maître yogi reconnu en France et pas trop loin de chez moi. Mais avant de signer, je m'interroge sur mes motivations profondes :

  1. Est-ce que vraiment je veux le faire pour une vraie bonne raison (par exemple parce que j'ai un besoin permanent d'apprendre, et manque de bol, j'ai terminé toutes les formations des Chabreuils alors il faut bien trouver autre chose ! Ou parce que je ressens que c'est ma façon régulière de me tourner vers l'intérieur).
  2. Est-ce que c'est une envie égotique tout simplement pour éviter la faiblesse ? Ceci dit, ce sont des raisons égotiques qui m'ont amené sur le chemin de l'Ennéagramme et de la Spirale Dynamique. Alors pourquoi pas le yoga, maintenant !
  3. Suis-je en danger de suivre la voie du corps (voir le stage Essence), piège pour les 8 ?

Je n'attends pas de réponse particulière. Moi seule la connais. Mais je voulais juste partager avec vous ce cheminement de pensées et illustrer comment l'évitement de la faiblesse se loge vraiment partout.

 

Bien amicalement,

Aurore

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Fabien Chabreuil

Bonjour Aurore,

 

"J'ai vu d'un coup une maman qui avait 80 ans et non plus 50 ou 60 ans. Bref, je crois que je l'ai vue sans le filtre des transes hypnotiques (j'ai dû faire des hallucinations négatives sur les effets du temps pendant des années en la regardant)."

Ce n'est pourtant pas faute d'insister en stage Éveil sur cette transe et sur la nécessité de la vérifier sur les parents, les enfants, les conjoints…

 

"J'ai un besoin permanent d'apprendre."

En évolution personnelle psychologique ou spirituelle, le besoin d'apprendre est souvent un piège, une échappatoire. A-t-on vraiment tiré tout ce qu'on pouvait tiré des méthodes déjà connues ? (Cf. paragraphe précédent.) C'est bien souvent l'ego qui cherche une excitation qui lui permet de reprendre la main.

 

"Suis-je en danger de suivre la voie du corps ?"

C'est évident, même si un danger ne se concrétise pas forcément, bien sûr. Il faudrait que ton professeur de yoga ait la conscience de ce danger, ce qui n'est pas évident. Et que toi, tu saches l'éviter au quotidien en dehors des cours, ce qui n'est pas évident non plus.

 

Tu peux aussi t'interroger sur ton état actuel. Es-tu dans l'action ou dans la réaction ? Si tu prenais cette décision serait-elle prise dans la sérénité ?

Te permettrait-elle d'éviter quelque chose ?

Te permetrait-elle de prouver quelque chose ? À toi ou à quelqu'un d'autre ?

Autre question plus pratique : seras-tu dans ce pays pendant quatre ans pour mener la formation jusqu'au bout ?

 

"Je n'attends pas de réponse particulière. Moi seule la connais."

On ne voit pas toujours tout seul à travers les filtres de son ego… surtout quand le centre préféré et l'instinct le plus blessé sont en jeu !

 

Très amicalement,

Fabien

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Jérôme

Bonjour à tous,

 

Voici une brève pour illustrer le pouvoir d'un ami et collègue 8 sur les 4 dimensions du monde qu'il maîtrise, et peut être aussi un tantinet de déni derrière l'humour.

 

Nous lui envoyons un SMS pour les fêtes, en lui demandant s'il avait bien supporté le passage de la quarantaine, survenu entre Noël et jour de l'An.

La réponse a été rapide : "Finalement j'ai décidé de rester à 39."

 

Moi qui croyais pourtant que la quarantaine était la force de l'âge !

 

À très bientôt,

Jérôme

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Jérôme

Bonjour à tous,

 

Encore une anecdote de ce jour, concernant ce même collègue 8. Ma femme et moi travaillons au même endroit, et c'est un collègue commun de longue date.

Il est cette semaine seul chez lui, sa femme et ses enfants ayant prolongé les vacances.

Nous lui proposons de venir chez nous ce midi partager un copieux plat de lasagnes maison. :glouton:

J'ai trouvé sa réponse digne d'un livre sur l'Ennéagramme : "Eh bien avec plaisir. T'as pas pitié au moins ?"

 

Belle journée à tous,

Jérôme

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Aurolaf

Bonjour à tous,

 

Jérôme, les anecdotes au sujet de ton collègue m'avaient bien amusée ! À mon tour de vous en livrer une !

 

Je viens à l'instant de recevoir un mail de mon père 8 alpha C+ (je pourrais d'ailleurs écrire un livre au sujet des 8 rien qu'avec le contenu de ses mails) dont voici le contenu (mon mari était en copie).

 

Dans le titre du mail, il y avait "BONJOUR", et c'est un effort de sa part car en général, il n'écrit rien ou un truc lapidaire… Parfois, le titre = le texte ! À noter qu'il écrit "bonjour" car un jour, je lui ai balancé un mail incisif en disant que le B.A.-BA de la politesse était de dire bonjour et de conclure par une formule de politesse en écrivant des mails, et de mettre un titre ! Et que je ne répondrai plus aux mails trop lapidaires… Du coup, il fait un gros effort avec moi ! :sarcastic:

 

Le corps du texte était :

- Bien vouloir me mettre en double de tous les mails envoyés à MAMAN.

- Cela évitera un gaspillage de papier imprimante.

- Merci.

 

Et c'est tout. Et j'ai éclaté de rire en me disant : "Eh beh putain, si ce n'est pas de la prise de contrôle ça… Comme ça, il pourra encore mieux la surveiller !" Et j'ai noté le "merci" qui était aussi un effort… Là on touche à la politesse ultime venant de sa part. À peine avais-je formulé cette pensée que je vois un mail de mon mari arriver dans ma boîte aux lettres. Il m'écrivait : "Si c'est pas la toute puissance, ça !"

 

J'espère vraiment que je n'ai pas le même style de communication ! :confused:

 

Bonne journée à tous.

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Jérôme

Bonjour à tous,

Lors d'une récente journée de formation à laquelle j’ai assisté, l'intervenante, qui traitait de l’assertivité, listait les 5 émotions qui à ses yeux étaient les émotions de base : la peur, la colère, la tristesse, la joie, et le groupe ne trouvait pas la dernière. Elle ajoute alors "l'Amour", ce à quoi un participant 8 alpha ajoute instantanément sur le ton de l'humour : "Ah bon ? Je croyais que c'était de l'action !"

Eh oui, chacun aime avec son centre préféré !

Très amicalement,
Jérôme

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Merci Jérôme pour cette superbe et bien drôle anecdote.

 

L'intervenante manifeste bien aussi sa propre préférence. Je dirais son biais, parce que si l'amour est important, il est absolument certain que ce n'est pas une émotion de base.

 

J'ai découvert récemment — mieux vaut tard que jamais ! — un modèle de descriptions des émotions intéressant appelé la roue des émotions de Plutchik. C'est l'occasion de le partager avec vous :

 

Plutchik.png

 

L'amour y est vu comme une combinaison de joie et d'attirance, ou de joie et de confiance selon les traductions.

 

Très amicalement,

Fabien

 

Source 1 : Roue des émotions de Plutchik, Scriptol.fr.

Source 2 : Robert Plutchik, Wikipédia.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

Les Pays-Bas se sont qualifiés pour les demi-finales de la Coupe du monde de football grâce à un coup de poker, devenu un coup de génie parce qu'il a réussi : faire entrer un nouveau gardien pour les tirs aux buts. L'auteur de cet innovation : le sélectionneur néerlandais, Louis Van Gaal. Il est bien probable que nous soyons là devant un ennéatype 8 alpha, et je partage avec vous cette anecdote qui m'a fait hurler de rire :

Si Van Gaal a pu se permettre de tenter un tel coup, c'est parce qu'il n’a plus rien à prouver dans le football et qu'il ne jouait pas sa réputation là-dessus. L'ancien entraîneur de l'Ajax Amsterdam, du FC Barcelone ou du Bayern Munich, qui prendra les commandes de Manchester United après la Coupe du monde, a aussi la réputation d'avoir des testicules gros comme des boules de bowling.

À Munich, il avait d'ailleurs tenu à le faire savoir. Scène racontée il y a quelques années au journal allemand Bild par l'attaquant Luca Toni : « Le coach a un jour voulu nous dire clairement qu'il pouvait décider de mettre sur le banc des remplaçants n'importe quel joueur, quel que soit son nom, car il avait des couilles. Pour nous le prouver, il a baissé son pantalon. Je n'ai jamais vu cela, c'était complètement fou. Je n'ai pas vu grand chose, car je n'étais pas au premier rang. »

Van Gaal ne fait pas dans les sentiments. Le pauvre Cillessen, qui n'était pas prévenu, a été humilié en mondovision mais n'avait pas l'air malheureux après le coup de sifflet final : il sait que mardi, c'est sans doute lui qui disputera une demi-finale de Coupe du monde.


Très amicalement,
Fabien

Source : Clément Guillou, "Changer de gardien avant les tirs aux buts : le coup de génie du Mondial", Rue89, 6 juillet 2014

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Yves

Bonjour à tous,

Je me lève du banc des remplaçants.

 

Lors d'une récente journée de formation à laquelle j'ai assisté, l'intervenante, qui traitait de l'assertivité, listait les 5 émotions qui à ses yeux étaient les émotions de base : la peur, la colère, la tristesse, la joie, et le groupe ne trouvait pas la dernière. Elle ajoute alors "l'Amour", ce à quoi un participant 8 alpha ajoute instantanément sur le ton de l'humour : "Ah bon ? Je croyais que c'était de l'action !"

 

Eh oui, chacun aime avec son centre préféré !

"Il n'y a pas d'amour : il n'y a que des actes d'amour", me répondit, un jour, sur un ton simple, une amie (8 mu à aile 7). Je ne me souviens plus de la question que je lui avais posée. C'était il y a vingt-huit ans.

 

Quels mots forts pour moi !

 

Tant de vulnérabilité (ah, cette négation en début de phrase, si familière et enfantine, pour se protéger soi-même !),

tant de lucidité (oh, les grands sentiments vains ! :beurk:),

tant d'engagement fort et simple (une superbe illumination pour un 5 alpha ! :happy:),

de concision (quel délice pour un 5 !),

et enfin, la congruence de mon amie,

m'allaient droit au :heart:. Trop d'émotions. Je m'en coupai. Je ne réagis pas.

 

Après cette parole, je comprenais mieux mon amie. La joie de comprendre. J'appréciais mieux ses services. À ma façon, trop peu visible, je l'aimais. :happy:

 

Amicalement,

Yves

 

P.S. : amis d'ennéatype 8, avez-vous déjà pensé la même chose que mon amie ? Amis d'autres ennéatypes, vous pouvez aussi répondre, mais dans une conversation appropriée. Excepté "Le coup de foudre", il n'y a pas encore de conversation sur l'amour dans le dossier "Exploration comparée d'un thème chez tous les ennéatypes".

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

"'Il n'y a pas d'amour : il n'y a que des actes d'amour', me répondit, un jour, sur un ton simple, une amie (8 mu à aile 7)."
7 mu à aile 8, donc avec une structure égotique assez proche, cette phrase résonne. Bien sûr, je suis et j'ai toujours été convaincu qu'il y a de l'amour, mais, étant jeune, il m'est arrivé plusieurs fois de dire que l'amour qu'on pouvait ressentir à mon égard ne m'intéressait pas s'il ne se traduisait pas par des actes que, moi, je considérais comme congruent avec cet amour.

"Excepté 'Le coup de foudre', il n'y a pas encore de conversation sur l'amour dans le dossier 'Exploration comparée d'un thème chez tous les ennéatypes'."
Eh bien, si tu en as envie, il ne faut surtout pas te gêner ! :tongue:

 

Très amicalement,

Fabien

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Marie-Noëlle

Bonjour à tous,

Puisque Fabien montre l'exemple, je vous livre ci-dessous une autre citation à propos de Pierre Bergé (je travaille actuellement sur son typage, qui s'oriente fortement vers le 8), qui m'a aussi fait hurler de rire : "Je connais Pierre Bergé. Son énergie formidable, confiera Rudolf Noureev à Libération, le 6 janvier 1989, quelques jours après avoir été nommé directeur artistique du Palais Garnier. Quand il marche, on croit entendre ses couilles se frapper."

Amis d'autres ennéatypes, vous pouvez aussi répondre, mais dans une conversation appropriée. Excepté "Le coup de foudre", il n'y a pas encore de conversation sur l'amour dans le dossier "Exploration comparée d'un thème chez tous les ennéatypes".

À toi l'honneur d'ouvrir cette conversation, Yves ! À nous tous, on arrivera bien à cracker le code. :heart:

Excellente journée,
Amitiés,
Marie-Noëlle

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

"À nous tous, on arrivera bien à cracker le code. :heart: "
À ne pas prendre au pied de la lettre, j'espère, sinon gare aux cœurs brisés.

Très amicalement,

Fabien

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Jérôme

Bonjour à tous,

 

Je suis tombé la semaine dernière sur un article présentant un entrepreneur de la région que j'ai eu l'occasion de côtoyer il y a quelques années. Après une présentation de son entreprise, le journaliste décrit en quelques mots le dirigeant en question :

 

"Au-delà du parcours, la personnalité du dirigeant impressionne. Pas de langue de bois et un sens de l’honnêteté poussée à l’extrême. Ne trahissez jamais votre parole avec lui, la réaction serait redoutable. À la question de savoir ce qu’il faudrait faire pour qu’une industrie française redresse la tête, il répond sans ambages : « Réformer l’Éducation nationale et intéresser les jeunes au monde pratique et utile, au lieu de leur bourrer le crâne de théories inutiles. »"

 

C'est bien résumé, non ?

 

Bien amicalement,

Jérôme

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Seven

Bonjour à tous, 

 

Merci Aurolaf, merci Shana de vous livrer ici sur des points qui vous sont sensibles. Cela me permet de mieux cerner la façon de penser des 8 que je ne connais que trop peu.

 

Mon expérience du 8 se limite pour l'instant à un seul représentant, j'ai nommé… mon beau-frère. La découverte de l'ennéagramme m'a permis de comprendre pourquoi, jusqu'à présent, je cherche à le fuir.

 

Voici mon anecdote sur un repas d'anniversaire.

 

il y a bien des années déjà (35 ans en fait), ma mère (ennéatype 2) nous invite au restaurant pour fêter ses cinquante ans. Nous nous retrouvons à la Tour Eiffel, au Jules Verne, à quatre : ma mère, ma sœur, son mari, et moi. Je me réjouis à l'avance de découvrir un nouveau restaurant gastronomique , même si la présence de mon beau-frère, réputé pour sa "grande gueule" et le fait de toujours vouloir avoir raison me laisse un peu perplexe sur la sérénité qui risque de planer sur cette soirée.

 

Nous arrivons en premier avec ma mère et nous attablons dans l'espace "non fumeur" de la salle (oui à l'époque cette séparation existait encore). Puis arrivent ma sœur et mon beau frère. Nous commandons l'apéritif, et en le dégustant, mon beau-frère allume machinalement une cigarette. Ma mère lui fait remarquer que nous sommes dans l'espace non fumeur. "C'est pas grave" répond-il, tout en continuant à fumer. Le maître d'hôtel s'avance vers notre table et lui dit d'une façon que je trouve tout à fait élégante : "Monsieur, puis-je me permettre de vous faire remarquer que cet espace est non-fumeur, et que certains de nos clients pourraient être gênés par la fumée ?" Ce à quoi il rétorque : "Mais non, ça ne les gêne pas." Et joignant le geste à la parole, il se tourne successivement vers les convives de chacune des tables environnantes en leur demandant : "Ça vous dérange, vous ?" Là, je dois le décrire physiquement : grand, obèse, avec une voix forte, très forte, personne n'a vraiment envie de répondre oui. Les client détournent plutôt le regard, il arrive même à obtenir le consentement de l'un d'entre eux, qui dit d'une voix faible : "Euh, non, ça ne me dérange pas vraiment." Alors souriant et victorieux, il se tourne vers le maître d'hôtel et lui envoie "vous voyez bien, ça ne les dérange pas", et il finit sa cigarette tranquillement sans que personne n'ose plus lui dire quoi que ce soit.

 

Puis, un serveur nous amène la carte, et nous faisons chacun notre choix de plats en fonction de nos goûts et de nos envies. Mon beau-frère, lui, choisit le menu gastronomique, sous lequel il est stipulé que "pour des raisons de commodités dans le service et d'agrément pour notre clientèle, ce menu ne peut-être servi que pour l'ensemble des convives de la table". Ma sœur le lui fait remarquer, nous faisons le tour de la table, mais personne ne se sent d'attaque pour l'accompagner dans ce pantagruélique repas. Alors il dit : "Moi, je prends le menu gastronomique." Ma mère lui explique que s'il persiste dans son choix, il nous oblige à le suivre et à renoncer à nos plats, ce à quoi il rétorque : "Moi, je prends le menu gastronomique !" Je propose alors d'appeler le maître d'hôtel et de lui demander s'il peut consentir à une exception afin que chacun soit satisfait : nous servir nos plats et un menu gastronomique pour mon beau-frère. Mais il reste inflexible, ce menu ne peut être servi que pour l'ensemble des convives, car il comporte deux fois plus de plats qu'un menu classique, et que l'attente serait trop longue et inconfortable pour ceux qui ne l'auraient pas choisi. Pas de repas gastronomique pour un seul convive donc. Nous commençons donc à passer commande, et, arrivé au tour de mon beau frère, il regarde le maître d'hôtel droit dans les yeux et lui dit : "Pour moi, ce sera un menu gastronomique !" Un ange passe… Malaise évident, le serveur semble gêné, mais reste inflexible et recommence sa ritournelle… Mon beau-frère s'entête : "Moi, je veux un menu gastronomique." De guère lasse, et après le mini-scandale de la cigarette, nous cédons tous et prenons… des menus gastronomiques !

 

Vient alors le choix du vin. Je suggère, puisque désormais menu gastronomique il y a, de commander des vins au verre et de les accorder aux plats que nous allons déguster. Le serveur nous laisse alors le temps de la réflexion. Voilà trois ans que je m'intéresse de près à l’œnologie, que je prends des cours, fais des dégustations et visite certains vignobles. Je me réjouis d'avoir à ma disposition la cave du Jules Verne pour donner libre cours à mes envies d'accord. Je suggère un Sauternes pour accompagner le foie gras de l'entrée. "C'est de la merde", me rétorque mon beau-frère !!!! "Tu n'aimes sans doute pas ce vin, mais moi, ça me ferait plaisir d'en boire avec mon foie gras." "C'est de la merde", répète-t-il d'un ton provocateur… Bon passons au plat suivant… Mais aucun des vins que je suggère ne trouve grâce à ses yeux. Il décide de prendre le même vin rouge, qu'il vient de découvrir et qu'il adore, pour accompagner tout le repas. Je lui fait alors une suggestion : "Appelons le sommelier, demandons lui conseil, et fions-nous à lui." "D'accord", répond-il. Le sommelier arrive et commence à nous conseiller : "Pour le foie gras, je vous conseille de le déguster avec un Sauternes, pour le…" Et il énumère un par un tous chacun des vins que j'avais suggéré pour accompagner nos plats. Je me dis qu'enfin j'ai trouvé un allié de bon sens et que mon beau-frère va se ranger à cette sage décision pour une fête gastronomique. Quelle illusion ! Sans même regarder le sommelier, mon beau-frère lui rétorque "non, vos vins, là, c'est de la merde, vous allez nous servir une bouteille de…" Le sommelier s'incline en lui disant "Très bien monsieur" et repart. Je le rappelle, pour lui demander d'apporter aussi, en plus de la bouteille de Monsieur, les vins au verre que j'avais choisi en accord de nos plats, pour deux personnes, ma mère et moi. Ce soir là, ma sœur restera solidaire de son époux… Le reste du repas s'est déroulé dans la même veine, cigarette entre chaque plat, sujets de discussions qui l'intéressent et l'avantagent.

 

Bref pour moi c'était plutôt : comment transformer une soirée de fête en une horreur intégrale.

 

Nous sommes rentrés chacun de notre côté. Le lendemain, j'ai dit à ma mère que je l'aimais beaucoup, que je savais que sa famille comptait beaucoup pour elle, mais que c'était la dernière fois que je sortais au restaurant avec mon beau-frère. Pas parce que je n'y avais trouvé aucun plaisir. Cela n'importe quel 7 est capable de le surmonter : on ne peux pas rigoler tout le temps, et on fait avec, il y aura toujours d'autres instants plus agréables après. Non je ne retournerai jamais au restaurant avec mon beau-frère, parce que cette première (et dernière) expérience ne m'avait apporté… que du déplaisir! Et que c'est précisément ce qu'un 7 cherche à fuir par dessus tout.

 

Cela fait 35 ans, je me suis toujours arrangé pour ne plus avoir à partager un repas ni un autre moment excédent quelques minutes avec lui, et, jusqu'à ce jour… j'y suis parvenu.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Ah, le Jules Verne ! Ta mère a bon goût, Seven.

 

"Mon expérience du 8 se limite pour l'instant à un seul représentant, j'ai nommé… mon beau-frère."

C'est peu probable. Peut-être que du fait de cette expérience, tu as une vision négative caricaturale du 8 et ne détecte pas ceux qui sont sympa ou simplement à un niveau moyen d'intégration.

 

"Alors souriant et victorieux, il se tourne vers le maître d'hôtel et lui envoie "vous voyez bien, ça ne les dérange pas", et il finit sa cigarette tranquillement sans que personne n'ose plus lui dire quoi que ce soit."

Ben oui, c'est ça qui est tragique, que personne n'ose s'opposer à ce genre d'individu. Je ne comprends pas la réaction des autres clients (je n'ai pas ce type d'attitude…) et encore moins celle de la direction du Jules Verne. De plus, lui céder n'était pas lui rendre service, au sens où nous l'entendons dans le stage Essence.

 

Très amicalement,

Fabien

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