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Aurolaf

Quand quelqu'un nous demande de le typer…

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Aurolaf

Bonjour Fabien,

 

Il m'arrive de plus en plus souvent que des gens, sachant que je m'intéresse à l'ennéagramme me demandent leur type… avec parfois une certaine insistance !

Connaissant le code déontologique qui interdit de révéler son type à quelqu'un, je suis parfois bien embêtée !

 

Il y a plusieurs cas de figures :

  • Les membres de ma famille : dans le cas de ma mère, j'ai toujours refusé de lui révéler (je pense qu'elle n'est pas prête à accepter), mais je lui ai offert le bouquin… et elle cherche toujours ! :sorry:
    Dans le cas de mon mari, je lui ai lu les neuf types, et il s'est reconnu en mental, 5 ou 6. Je lui ai fait lire les deux fiches de stage en lui expliquant certains mécanismes et nous sommes arrivés ensemble (mais je l'ai bien guidé) à la validation du 6 (sur ce coup là, j'ai été limite :thumb_up:… mais bon la découverte de son type n'a aucunement gêné mon mari).
  • Les copines qui, au hasard d'une conversation alors que je suis en train de discuter sérieusement du sujet avec quelqu'un, piaillent en disant "je suis quoi, je suis quoi". Et là, je suis agacée et déclare que ce n'est pas un jeu où on met des gens dans les cases, et qu'on n'est pas dans le dernier sondage de Marie Claire ou Elle !! Je propose ensuite de prêter un bouquin.
  • Et puis il y a le cas où la personne revient à la charge chaque fois qu'elle me voit en me faisant part de ses réflexions suite à ses lectures.
    J'ai le cas d'une Indienne qui me tanne depuis un an pour valider son type. Je lui ai prêté plusieurs bouquins, et je la questionne pour essayer de repérer ses compulsion, fixation et passion, et je lui explique comment faire une introspection. Nous sommes arrivées ensemble à la conclusion qu'elle était une 9… mais elle veut une validation formelle (genre je lui dis "oui, tu es bien un 9"), et moi je me tue à lui expliquer que la validation ne peut venir que de son travail d'introspection (mais bon, paresse du 9 oblige, elle a du mal !!!).
    Il y a également une Française qui cherchait son type depuis longtemps, que j'ai orienté sur le panneau et le bouquin, et avec qui j'ai eu un entretien de 3h00 pour émettre une hypothèse. Elle tournait autour de plusieurs types, et il me paraissait comme une évidence qu'elle était 9. J'ai finalement fini par lui dire que c'était mon hypothèse préférée, mais qu'elle seule pouvait valider par l'introspection.
    Dans ce dernier cas, je ne sais pas trop si j'ai le droit de faire ça ou pas ? D'un autre côté la demande vient de la personne.

Voilà, toutes ces questions afin de savoir si j'applique correctement les principes déontologiques enseignés à l'IFE ou pas ? Parce que ça m'embêterait carrément de ne pas respecter ces principes ! :surprised:

 

Je précise que toutes les demandes auxquelles je fais allusion se font dans un cadre amical et non pas professionnel !!

 

Bonne soirée à tous !

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Fabien Chabreuil

Bonjour Aurore,

 

Ah, si tous les praticiens de l'Ennéagramme avaient ce souci… je serais plus :thumb_up:.

 

"Je précise que toutes les demandes auxquelles je fais allusion se font dans un cadre amical et non pas professionnel !!"

Et bien justement, transforme cela en un cadre professionnel. Un médecin ne fait pas d'auscultations pendant une soirée mondaine. Alors, dis : "Je suis coach Ennéagramme, et je ne fais ce genre de choses que pendant mes heures de travail. Prenons rendez-vous si vous le voulez. Mon tarif est de 75 euros de l'heure, et il faut compter d'une heure à une heure et demi." Cela devrait refroidir l'envie de certains :sorry:, et si ce n'est pas le cas, ta fortune est faite.

 

Plaisanterie mise à part, un certain nombre de points me semblent importants :

  1. Ne jamais dire son type à une personne qui ne le demande pas.
  2. Pousser à l'introspection. Par exemple, faire lire le livre en téléchargement gratuit avant d'accepter de discuter du type.
  3. Toujours présenter les neuf types, et non pas les deux ou trois qui semblent les plus probables.
  4. Rendre actif en faisant formuler des hypothèses, en la faisant choisir entre elles par des questions ouvertes, etc.
  5. Laisser un temps d'observation sur les hypothèses restantes après discussion avant de mentionner la tienne.
  6. Insister sur le fait qu'il ne peut pas y avoir de certitude extérieure.
  7. Dédramatiser l'erreur. Le temps passé sur une fausse piste n'est pas perdu.

Voilà ce qui me vient ce soir. Je complèterai si d'autres idées surgissent.

 

A la lecture de ton message, tu me sembles bien clean. :surprised:

 

Très amicalement,

Fabien

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Sevan

Bonjour Aurore, Fabien,

 

J'ai le même souci du "respect du code" qu'Aurore. Comme les deux exemples cités, j'ai remarqué qu'autour de moi, il est vrai que les personnes se reconnaissant en 9 ont tendance à vouloir une validation externe. La demande la plus répandue étant un questionnaire où l'on cocherait quelques cases et on aurait le résultat. Sinon, on m'a aussi fait remarquer : "comment on peut être sûr si c'est uniquement nous-même qui déterminons notre type ?" En clair : si personne ne confirme de l'extérieur, on ne peut jamais savoir de manière sûre.

 

Amicalement,

Sevan

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Fabien Chabreuil

Bonjour Aurore,

 

"J'ai le même souci du 'respect du code' qu'Aurore."

:perplexe::wink:

 

"La demande la plus répandue étant un questionnaire où l'on cocherait quelques cases et on aurait le résultat."

Certes, mais le fait est que cela n'existe pas : lire cette question de notre FAQ.

 

"Sinon, on m'a aussi fait remarquer : 'comment on peut être sûr si c'est uniquement nous-même qui déterminons notre type ?' En clair : si personne ne confirme de l'extérieur, on ne peut jamais savoir de manière sûre."

Quel est l'intérêt si on ne développe pas soi-même cette certitude ? Dans la pratique, ce sont les mêmes qui, une fois qu'on leur aura dit leur ennéatype, manifesteront leur scepticisme… Patricia et moi disons souvent (et directement) : "Si vous n'avez pas le courage de chercher votre type, vous n'aurez jamais le courage de travailler dessus. Alors, à quoi bon ?"

 

Ceci dit, en stage, Patricia et moi (et les autres participants) écoutons, observons… et relevons les incongruences. Quand quelqu'un semble s'égarer dans la recherche de de son type, nous le lui signalons. Dons "pas de nouvelles, bonnes nouvelles" et "qui ne dit mot consent" ! :rofl: Une personne qui se forme n'est donc pas seule ; elle est accompagnée, mais par une attitude qui encourage la responsabilité et l'introspection. Sans cet effort, l'Ennéagramme devient un jeu de pop-psychologie sans grand intérêt.

 

Très amicalement,

Fabien

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