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Aurolaf

De la difficulté d'être parent pour chaque type

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Aurolaf

Bonjour à tous,

 

Depuis longtemps déjà, je me pose la question de savoir si certains types sont plus enclins à être parent que d'autres. J'ai d'ailleurs quelques intuitions et théories en tête que j'aimerais valider ou infirmer. Certains ont déjà lancé des discussions de ce genre comme Christian avec "La parentalité" (dans le forum des 4).

 

ATTENTION : les intuitions que je vous livre sont simplement des questions que je me pose et certainement pas des affirmations.

 

Je suis persuadée que notre type induit des réactions différentes aux questions suivantes :

  1. Choisir ou non d'être parent : le choix d'être non parent est-il l'apanage de certains types (je ne parle pas là des personnes qui ne peuvent pas avoir d'enfants pour des raisons médicales, de stérilité, etc.) ?
    Mon intuition = je pense que certains types (notamment 7 et 8) ont beaucoup plus de difficultés à décider d'être parent, car ça implique un engagement et une perte de liberté qui sont énormes pour eux. Paradoxalement, d'autres types (notamment le 6 et le 2) perçoivent la parentalité comme une évidence et ne se posent pas de question. A noter que j'ai toutefois deux amies 6 chez qui la peur est tellement forte qu'elles ne peuvent se résoudre à s'engager avec un partenaire et donc à faire des enfants.
  2. Pour les femmes : est-il plus facile pour certains types d'être enceinte ? Est-il plus naturel pour certains types de choisir d'allaiter ?
    Mon intuition = l'allaitement est souvent un acte plus évident et plus facile pour les femmes de la triade instinctive. Les mentales ont souvent des problèmes d'allaitement, car elles mentalisent trop le processus, se posent trop de questions et ont davantage peur (et si mon lait n'était pas bon, si je n'en avais pas assez, etc.). Les émotionnelles peuvent plus facilement décider de donner le biberon, car l'échange émotionnel est aussi puissant pour elles dans l'acte de donner un biberon que dans le fait d'allaiter.
    Le sous type (notamment conservation) joue certainement un rôle dans la problématique de l'allaitement.
  3. Chaque type a-t-il un langage spécifique avec les enfants, propre à mettre en place certaines croyances ou à renforcer les ego de certains enfants ?
  4. Les difficultés de chaque type au quotidien avec les enfants ?

Je reste persuadée, et je l'ai maintes fois évoqué dans les discussions sur le type de mes enfants, que le 8 reste un plus mauvais parent que les autres, là ou le 2 et le 6 sont de meilleurs parents (ceci bien sûr pour des individus dans un même niveau moyen d'intégration ! Je sais bien qu'un parent très désintégré sera un bien mauvais parent, là où un parent intégré sera un bien meilleur parent, quels que soient leurs types !)

 

Je suis obligée de poster maintenant… par manque de temps ! J'ai préparé la suite qui est mon témoignage personnel et réponse aux questions posées ci-dessus. Je le posterai plus tard dans la soirée !

 

A plus tard.

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Aurolaf

Bonjour à tous,

 

Je vous livre mon témoignage de 8 sur ces questions.

 

1/ Choisir ou non d'être parent :

Pour moi, il n'a jamais été question d'avoir des enfants. Depuis toute petite, je voulais bien travailler à l'école pour être riche et puissante. J'ai rencontré mon mari à 28 ans et dès que notre relation est devenu plus sérieuse, j'ai annoncé la couleur : "Je n'aurai jamais d'enfant car je ne veux pas ressembler à une grosse vache et avoir des sales marmots qui pissent, qui braillent et qui chient partout !" (Désolée pour le vocabulaire de 8 !)

Mon mari a fait preuve de patience infinie, et un matin, au bout de quatre ans, je me suis levée en déclarant que j'étais prête à avoir des enfants et que quinze jours plus tard nous partions en vacances et que je reviendrai enceinte !

Dans mon refus à avoir des enfants, je pense qu'il y avait la peur de souffrir (être faible car je vais m'engager émotionnellement), et surtout la peur de perdre ma liberté : un fois que j'ai des enfants, je suis responsable d'eux ("J'en prends pour vingt ans"), et je ne peux plus partir (= quitter mon mari) quand je veux (parce que je dois bien avouer que j'ai accepté de me marier car il me restait la porte de sortie du divorce, sinon cet engagement m'aurait paniqué !).

Pourquoi j'ai accepté de devenir parent ? Je ne sais pas trop. Mon mari étant 6, la vie sans enfant était inconcevable pour lui : dans son modèle du monde, une famille = 2 parents et des enfants. J'ai sans doute accepté de devenir mère par amour pour lui. (Je ne suis toutefois pas certaine de ma motivation qui reste obscure !)

 

2a/ Être enceinte :

À partir du moment où j'ai décidé de devenir mère, je suis tombée enceinte en quinze jours et j'ai su dès la première minute que je portais un bébé ! Mon mari me prenait pour une folle car il me disait que tout le monde mettait des mois à concevoir un enfant, alors pourquoi j'y arriverai en quinze jours ?

Je reste persuadée que ma capacité à concevoir des enfants est certes génétique, mais s'appuie aussi sur ma huititude : je suis forte, donc je ne doute pas un seul instant de ma capacité à concevoir et porter un enfant. En outre, le fait d'appartenir à la triade instinctive me donne une très bonne perception de mon corps (je sens quel est le moment du mois favorable à la conception – ceci dit, cette perception a sans doute été développée grâce à la sophrologie que je pratiquais intensément à l'époque).

Pour mes deux enfants, j'ai été enceinte au bout de quinze jours après l'avoir décidé… et en soumettant mon mari à un rythme draconien afin d'assurer le succès de la conception !!!!!!!!

 

Ma grossesse s'est déroulé merveilleusement bien, et je n'ai jamais manifesté aucune fatigue (niant toute manifestation désagréable = le 8, le déni et l'évitement de la faiblesse !).

 

2b/ Allaiter :

J'ai toujours dit qu'allaiter était un acte horrible. Que c'était réduire la femme au rôle de vache à lait et que c'était une chose immonde !

Or, dès la première minute où j'ai porté l'enfant en moi, j'ai su que je l'allaiterai. C'était une évidence et c'était la première fois que j'étais confrontée à l'instinct maternel (lien avec mon centre instinctif préféré ?).

J'ai déjà apporté un témoignage sur mon allaitement, et je rappelle seulement ici que la force et l'énergie que j'ai mis dans cet acte sont certainement les résultats de mon sous-type conservation et de mes excès de 8 : j'ai allaité mon fils aîné neuf mois et le cadet six mois. J'étais persuadée qu'allaiter mon bébé le rendrait plus fort !

Avec mon fils aîné qui était très difficile et pleurait beaucoup, j'ai remarqué que l'acte d'allaiter était l'occasion d'un formidable échange émotionnel ! C'est le seul moment où j'étais détendue et sereine. J'avais l'impression de partager quelque chose avec lui, et je ressentais vraiment de l'amour et toutes sortes d'émotions positives (fierté, tendresse, etc.).

 

3/ Mon vocabulaire avec mes enfants :

Depuis cinq ans, tous les soirs, je me livre à un petit rituel pour coucher mon fils aîné (et son petit frère depuis deux ans). Je leur chante toujours une chanson de mon invention en y racontant l'évènement de la journée (une manière de dédramatiser les évènements difficiles), et je termine toujours ainsi : "Dors mon petit coeur, je t'aime, je veille sur toi et je te protège."

L'autre jour, j'ai voulu changer cette phrase car je trouvais ridicule de dire "je te protège". En effet, j'ai réalisé que c'était ma perception de 8 (= le monde est dangereux) qui me poussait à vouloir protéger l'enfant à tout prix ! Je me suis dit qu'il était peut-être mauvais de prononcer cette phrase car c'était induire que le monde était dangereux.

Et bien je NE PEUX PAS changer cette phrase ! Je suis obligé de dire "je te protège", et je suis incapable de quitter la chambre de chacun de mes fils sans avoir prononcé ces mots (sauf si je suis très fâchée !).

Je m'aperçois qu'inconsciemment, je considère que mon premier travail de maman est de protéger mes enfants (avant même de les aimer !).

Mon style de communication impulsif et brutal blesse parfois mes enfants ou les effraie, notamment mon fils aîné (supposé 4).

A part ça, il paraît évident que le style de communication de chaque type doit induire des croyances chez les enfants. Par exemple, mes deux enfants ayant des parents 6 et 8 doivent recevoir des messages (plus ou moins inconscients de notre part) sur le fait que le monde est dangereux.

 

4/ Influence de mon type sur ma relation aux enfants :

  • En tant que 8, je déteste les règles et les limitations. J'ai donc un mal fou à édicter des règles claires (à la maison car au bureau, ça ne me posait aucun problème ! :laugh:)

    Lorsque mes enfants ont parfois des comportements asociaux ou mal élevés, ça me fait parfois rigoler et je trouve ça acceptable (je pense "ils sont forts").

    L'enfant ne peut donc pas apprendre à mon contact les limites et les règles (or les enfants en ont besoin pour se construire) car elles changent au gré de mes humeurs (et parfois je pique une colère énorme qui terrifie l'enfant, alors que la veille j'avais accepté le dépassement de limites !).

    Je pense que beaucoup de mes problèmes avec mon aîné viennent aujourd'hui de ce manque de règles (là où mon mari 6 est excellent à poser les règles).

  • En tant que 8, j'ai du mal à gronder mon enfant lorsqu'il se défend et qu'il casse la figure à un petit copain qui l'attaque. Mon mari a, sur ce point, la même attitude que moi. Il me disait encore hier soir : "Dans le monde où nous vivons, je préfère que nos enfants sachent se défendre. C'est une bonne chose."

    Je partage bien évidemment cette vision du monde… mais je ne suis pas certaine qu'il soit judicieux d'encourager mes enfants à trop se défendre (surtout l'aîné qui est extrêmement agressif).

  • Je ressens constamment une limitation : je me sens prisonnière de mon statut de mère, je ne fais plus ce que je veux quand je veux. C'est la chose la plus difficile à vivre pour moi.

    Je crois que je n'ai jamais accepté qu'avoir des enfants, c'était renoncer à une certaine liberté. Cette frustration occasionne des tensions avec eux.

  • J'ai souvent l'impression d'être une mauvaise mère car je n'ai aucune patience, je me mets souvent en colère, je peux facilement donner une fessée ou une gifle, je peux dire des mots très méchants à mes enfants. Tout cela est une conséquence de mon impulsivité et donc de ma huititude.

    C'est l'aspect de ma personnalité que je déteste et qui me donne l' impression d'être une mauvaise mère intolérante et violente. C'est l'attitude dont j'ai vraiment honte, et que je voudrais changer à tout prix.

  • Étant une instinctive, je conçois l'apprentissage de la vie par l'expérience. Cela veut dire que lorsque mes fils se livrent à des jeux dangereux, je les préviens une fois et je les laisse ensuite faire leur propre expérience en me disant "une fois qu'il se sera fait mal, ça lui servira de leçon !" Mon mari 6 est paniqué par mes réactions : il est lancé dans une cascade de "et si…" lorsque sa progéniture se livre à de dangereuses escalades.

    Je reste persuadée que cette attitude présente un avantage pour l'enfant qui peut davantage expérimenter (qu'avec un parent 6… au hasard !!!).

    Par exemple, je considère que des enfants heureux sont des enfants sales : mes fils peuvent patouiller dans la boue, sauter dans les flaques et je trouve toujours ridicule ces mères qui veulent des enfants tous propres ! Toutes les nounous que j'ai employées étaient très contrariées par cette approche !

  • En tant que 8, j'ai une immense énergie et une énorme capacité à faire. Je peux donc passer de longs moments (à condition que j'en aie envie !) à jouer au ballon, faire du roller, faire des collages, peintures, etc. avec les enfants. Sur ce point, je vois bien que j'ai un avantage sur d'autres mères.

    J'ai fêté l'anniversaire de mon fils aîné samedi dernier, et j'ai organisé plein d'activités créatives. Les enfants étaient ravis, et une petite fille m'a serré fort dans ses bras tant elle était heureuse de partager ce moment avec moi. J'ai bien senti que c'était une chose exceptionnelle pour elle de pouvoir patouiller dans la peinture en toute liberté, alors que pour mes enfants et moi, c'est normal !

    Je vais souvent animer des ateliers créatifs dans la classe de mon fils aîné qui explose alors d'orgueil. J'ai alors l'impression d'être une super-maman !

    Même fatiguée, je trouve toujours l'énergie d'une bagarre sur le tapis ou d'une course rodéo avec les enfants sur mon dos… et ils adorent.

    Récemment, j'ai décidé de refaire la décoration de la chambre de mon fils aîné : nous passons un temps fou à fabriquer des cadres, peindre, faire des pochoirs, etc. Et il en est très heureux !

Finalement, en écrivant ce témoignage, je m'aperçois que j'ai quand même des qualités de maman, même si les défauts restent inacceptables.

Au quotidien, surtout depuis que j'ai arrêté de travailler, il est très difficile pour moi de supporter mes enfants. Quand je me plains trop, mon mari 6 dit toujours que notre vie n'aurait aucun sens sans nos enfants. Je dois avouer que je trouverai plein de choses à faire si mes deux petits monstres n'étaient pas là et je trouverais certainement beaucoup de sens à la vie !

 

Je trouve aussi que depuis que j'ai des enfants, je suis plus désintégrée qu'avant (malgré tout mon travail sur moi !) car je suis extrêmement fatiguée ! Mes seuils de tolérance sont plus bas et la colère est beaucoup plus prompte à se déclencher. C'est ce qui me fait souvent dire que je n'étais pas faite pour avoir des enfants !

Toutefois, j'ai bien conscience que j'ai commencé à me connecter à mon centre émotionnel le jour où j'ai serré mon fils aîné contre moi alors que je venais de le mettre au monde.

 

J'aime mes deux petits monstres crados :heart::heart: mais j'ai souvent l'impression que je vais encore plus mal qu'avant, que je ne sortirai plus jamais de cette impression de fatigue constante, que je ne pourrai plus jamais faire une grasse matinée, que je ne serai plus jamais libre (oui, je sais, être libre c'est être libéré des mécanismes de son ego… rien à voir avec ma perception de la liberté !).

Les bouddhistes disent que nos enfants nous choisissent, et qu'ils sont là pour nous apprendre quelque chose. (Je ne suis pas bouddhiste, mais j'y crois !)

 

En espérant lire d'autres témoignages de parents ou de non-parents par choix !

 

Bonne journée.

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Kiki

Bonjour Aurore,

 

Je m'attaque enfin à tes gro0OOO000ooOO0O0oO0Ooosses questions, et livre mon témoignage de 7 mu.

 

D'abord, je conçois que certains ennéatypes de parents s'accordent peut-être mieux à certains ennéatypes d'enfants, et que certains ennéatypes soient peut-être plus à l'aise avec certaines tranches d'âge, et donc avec certains moments de la vie de parents. Mais, chaque ennéatype ayant ses atouts, je ne pense pas que certains d'entre eux soient mieux (ou moins) à même d'être parent que les autres.

 

1. Choisir ou non d'être parent :

J'ai eu beaucoup de difficultés à me voir mère. Je n'y voyais pas trop l'intérêt. J'ai toujours eu une relation immédiate et excellente avec la plupart des enfants et je vivais le fait qu'ils ne soient pas les miens comme un avantage aussi bien pour eux que pour moi. L'aversion du 7 pour la régularité et les contraintes, et la répression de l'instinctif par le 7 mu me disaient que je ne saurais pas prendre soin au quotidien et à long terme des besoins de base (nourrir, coucher, soigner, laver, vêtir) d'un enfant. Aujourd'hui encore, je reste étonnée de réaliser que ma fille a deux ans et demi, et que pendant ce laps de temps, j'ai réussi à assurer sa survie.

En revanche, ayant le centre mental en préféré et l'émotionnel en support, je n'ai jamais douté de mes capacités à pouvoir l'amuser, la stimuler intellectuellement, la dorloter, la rassurer et entretenir avec elle une excellente relation.

 

Je ne me souviens plus de ce qui a déclenché notre décision de devenir parents. Mais pour qui réprime l'instinctif, décider n'est pas réaliser ! Pendant plusieurs mois, mon homme et moi, nous nous sommes arrangés pour qu'au moins l'un de nous ne soit pas disposé à roucouler lorsque j'entrais en période d'ovulation. Puis vint l'excuse "Ah, non ! Franchement, ça me coupe l'envie si c'est à des fins utilitaires !" :laugh: Et puis nos vies ont traversé une période très dense et pleine de changements ; nos pensées étant occupées ailleurs, nos corps ont conçu le bébé sans se prendre la tête.

 

Pendant cette période d'incubation de la décision, j'observais les femmes enceintes et me disais qu'effectivement elles avaient l'air de vivre quelque chose d'étonnant ; une expérience qu'aurait bien goûté ma curiosité de 7 pour les nouveautés sensorielles agréables. Mais lorsque mes pensées s'arrêtaient sur l'accouchement, chassée par ma compulsion, la curiosité disparaissait aussitôt. :laugh: J'avais bien envie de vivre la grossesse, mais pas l'accouchement. Je solutionnais en planifiant qu'au cas où je tomberais enceinte, j'opterais pour la césarienne, qui me semblait rapide, confortable et surtout indolore.

 

2a/ Être enceinte :

Une fois enceinte, l'idée que l'on me coupe le ventre ne me plaisait plus du tout, et à la manière des 7 j'imaginais un plan B plus ou moins réaliste. J'ai demandé alors dans quelle mesure il serait possible que mon homme, que je sentais plus apte à la chose, puisse accoucher à ma place. "C'est impossible dans l'état actuel des choses", m'a-t-on répondu. "Quels cons ces toubibs !", aurais-je très volontiers rationalisé. :laugh:

Je n'ai pas vécu ma grossesse comme une expérience sensorielle extraordinaire. Et j'en étais à la fois étonnée et déçue. Alors que j'ai normalement un rapport sensoriel évident avec mon corps - je sens mon corps et je peux m'y balader presque partout en pensée pour y cueillir ou modifier des sensations diverses –, là, je ne sentais rien. J'étais comme coupée de mes sensations, coupée de mon corps.

Très vite, j'ai décidé que j'accoucherai à la maison. Il n'était pas question pour moi d'accoucher dans les locaux froids et anonymes de l'hôpital, et puisque la science ne pouvait pas réaliser mon plan B, il était encore moins question que je renonce à vivre pleinement et comme je l'entendais, cette expérience unique, intense, étrange et si intime, en l'abandonnant au contrôle et aux multiples machines des blouses blanches. Donc, à moins d'une complication qui aurait mis en danger la vie de mon bébé ou la mienne, je n'allais pas sur leur territoire, me confronter à leur autorité et à leur nombre. Cette expérience m'appartenait et je ne voulais pas qu'on me la prenne. J'avais calmé la compulsion du 7 en planifiant de gérer l'éventuelle douleur en modifiant mes sensations. Je me disais que si je pouvais décider seule de la marche des opérations, il n'y aurait pas forcément de douleur. Je tenais aussi à protéger le premier regard échangé avec ma petite colocataire, la rencontre entre elle et nous ses parents, ces premiers moments d'intimité, la naissance de notre famille. Et surtout, intuitivement je savais que cela se passerait bien.

 

2b/ Allaiter :

La question du biberon ne s'est jamais posée, j'ai allaité. L'allaitement me paraissant tellement plus simple, plus doux, plus pratique et donc moins fatiguant ; j'ai respecté la hiérarchie de mes centres.

 

3/ Chaque type a t-il un langage spécifique avec les enfants, propre à mettre en place certaines croyances ou à renforcer les ego de certains enfants ? :

Question difficile ! Je ne sais pas exactement ce que je fais, mais je sais que j'aimerais éviter d'imposer à ma fille le totalitarisme du bonheur, auquel aspire le 7.

 

Il y a quelques années, mon homme s'est plaint du fait que je ne n'avais aucune considération pour son travail, et que je considérais ses recherches comme une futilité. Médusée, je lui demandais ce qui pouvait l'amener à penser quelque chose de si contraire à la vérité. "Chaque jour, alors que je pars travailler, tu me dis 'Amuse toi bien !'" L'amusement étant pour le 7 une valeur de la plus haute importance, ce qu'il prenait pour une marque de mépris était à la fois une marque de reconnaissance et de considération pour son activité, et un souhait lancé au vent pour que chaque jour les recherches de mon homme soient guidées par le ludique, cette voie d'accès à la connaissance qu'affectionnent les 7.

Je suis vigilante à repérer les moments où ma fille n'a pas du tout envie de s'amuser, les moments où elle aimerait que je considère avec sérieux ce qui est en train de se vivre. Néanmoins, plusieurs fois par jour, je me surprends à lui demander si elle s'amuse bien. Je suis consciente du tic, mais ne m'en débarrasse pas. La solution serait peut-être de lui expliquer que pour moi s'amuser est un synonyme d'aller bien, et de lui demander quel autre mot elle utiliserait pour exprimer qu'elle va bien.

 

Une autre phrase que je dis et dont je peux déjà percevoir son influence sur ma fille est "Aie ! Stop ! Arrête, je n'aime pas ça, ça fait mal !" Ma fille a déjà compris que je supporte mieux la colère que la souffrance. Lorsque sous l'emprise d'une rage typique de la tranche d'âge qu'elle traverse, elle tire mes cheveux ou me cogne, et que mécontente, je lui exprime ma souffrance et mon désaccord, elle retourne sa rage contre elle, et s'inflige les coups qu'elle vient de me donner. Sa réaction me laisse chaque fois mal à l'aise. Je lui répète alors "Aie ! Stop ! Arrête, ça fait mal !", et soit elle rit comme se moquant de ma compulsion, soit elle s'effondre en larmes dans mes bras, l'air déçue. Mon interprétation actuelle de son comportement est qu'ayant remarqué que la colère suscite moins mon empathie que la souffrance, elle sait qu'en montrant cette dernière, je vais tout de suite la prendre dans mes bras, lui parler, la câliner et lui donner toute mon attention. Qu'il en soit ainsi la déçoit parfois. Pour éviter qu'elle n'en déduise que je l'aime moins quand j'ai mal, suite au conseil que t'avait donné Fabien, j'ai composé une chanson de geste "La chanson des je t'aime tout le temps" : "Quand je suis là, je t'aime ! Quand je ne suis pas là, je t'aime ! Quand j'ai mal, je t'aime ! Quand j'ai du plaisir, je t'aime ! Quand je suis en colère, je t'aime ! Quand je suis contente-joue avec toi-suis à l'ordinateur-suis heureuse-suis triste-mange-dors-danse-etc., je t'aime." Elle aime beaucoup mimer avec moi les actions et les émotions, et chanter les "je t'aime". Cette chanson lui fait sûrement du bien, mais pour le moment sa réaction n'a pas changé. Elle continue de retourner son agressivité contre elle quand j'exprime mon refus de recevoir ses coups. Si quelqu'un à l'idée d'une autre interprétation et/ou stratégie, merci d'avance de me la proposer. :heart:

 

4/ Influence de mon type sur ma relation aux enfants :

Les règles et les limites : comme tous les 7 je déteste les contraintes et les limitations. Je réponds donc spontanément que je donne peu, voire très peu de règles et de limites à ma fille. Mais après observation et réflexion, je me rends compte que je lui en donne beaucoup, et que l'on y retrouve facilement la marque de mon sous-type social. La quasi-totalité des règles que je donne à ma fille sont des règles que son papa et moi suivons. Elles me semblent donc équitables et faciles à appliquer. Il y a les règles qui facilitent la cohabitation, comme le partage des tâches ménagères (ex. : participer à la mise en place et à la desserte de la table, participer à l'essorage et au ramassage des objets et des liquides renversés, participer au rangement des jouets et des livres, ôter ses chaussures en entrant), le respect du matériel commun, du sien et de celui des autres (ex. : dessiner sur les supports mis à disposition à cet effet, manger les aliments salissants sur les supports qui se nettoient d'un simple coup d'éponge), le respect de son intégrité et de celle des autres personnes (ex. : exprimer ses objections verbalement et participer à l'élaboration d'une solution qui contente tout le monde… difficile pour un enfant de deux ans et demi qui apprend à parler), quelques règles d'hygiène (ex. : se brosser les dents, changer une couche pleine, se laver) et quelques règles de sécurité (ex. : ne pas traverser seule une rue à grand trafic, ne pas escalader les barrières des balcons et des fenêtres).

 

Lorsque verbalement ou par son comportement, ma fille me demande une dérogation à l'une ou à plusieurs de ces règles, le fait que j'y sois favorable ou non dépend alors de mon énergie, de mon humeur et des circonstances. Le 7 n'aimant pas les contraintes, il comprend bien qu'on veuille s'y soustraire.

 

Bagarres et conflits entre enfants : lorsque ma fille en vient aux mains après avoir exprimé verbalement son mécontentement et son objection, je la félicite d'avoir d'abord essayé de communiquer. Lorsqu'elle passe directement à la confrontation physique, je lui rappelle que le meilleur serait de réussir par la confrontation verbale à trouver une solution qui contente les deux parties. Cela dit, le fait même qu'elle accepte la confrontation me plait et me rassure, car j'ai la croyance que pour arriver à la solution, il faut commencer par exprimer sa position. Le besoin d'équité du sous-type social passe d'abord par le refus des contraintes et des limitations du 7.

Les conflits où elle choisit de fondre en larmes, démunie, me mettent mal à l'aise. Je ne sais pas (encore) accueillir ses moments de vulnérabilité, et très vite je la rejoins, dédramatise, la protège ou la rassure. J'accepte nettement mieux ses colères que ses tristesses. J'interprète les secondes comme un abandon de la partie, alors qu'elles sont peut-être un temps de réflexion ou un appel à l'aide. Je ressens de la frustration à être prisonnière de cet a priori.

 

M'étant moi même beaucoup bagarrée, aussi bien verbalement que physiquement , et bien plus souvent par jeu que par colère, avant d'intervenir dans une confrontation, je vérifie qu'il s'agit bien d'un conflit armé entre forces inégales et non d'un jeu de tigrons.

 

Lorsqu'un adulte se fend d'une remarque ou d'un comportement désobligeant à l'encontre de ma fille, mon instinct de conservation s'active aussitôt. Je sors mes griffes. Dans le meilleur (et rare) cas, je ne perds pas patience, j'exprime mon objection et demande des explications dans le calme. Dans un cas un peu moins bon, j'assène instantanément et verbalement un coup qui se veut fatal à l'adulte qui a eu l'imprudence de manquer de respect à ma fille. C'est violent et blessant, mais ça n'a pas de suite. Dans l'escalade vers le pire, le cas suivant est la rationalisation. La personne est alors jugée beaucoup trop conne pour susciter une confrontation et je la considère avec une pitié méprisante. Le pire advient lorsque, coincée dans la surprise ou la perplexité, je me borne sur le moment à fusiller la personne d'un regard et que, plutôt que d'en reparler plus tard avec la personne concernée, je lui en veux et lui distille à plusieurs reprises et à long terme ma vengeance épicée de rancoeur.

 

La chose la plus difficile à vivre dans le fait d'être mère est que la maternité a entraîné chez moi la perte d'une insouciance.

 

Lorsque je me perçois comme une mauvaise mère, je dresse aussitôt la liste de tout ce qui fait que j'en suis une bonne. :laugh:

Si je m'attelle quand même à la pénible, fastidieuse, fadasse, barbante, désagréable et terne tâche d'établir les désavantages que je vois pour un enfant à avoir un parent 7, je trouve ceci. De par sa compulsion et sa passion, le 7 a des pensées, des attitudes et des comportements égoïstes, narcissiques et superficiels qui peuvent amener l'enfant à penser et à ressentir qu'il n'a pas d'importance aux yeux du parent.

 

L'optimisme du 7, en soi bénéfique, devient un obstacle à la communication lorsqu'il est utilisé pour dédramatiser ou détourner l'attention du problème vers de roses pâturages.

 

L'impatience du 7 peut être stressante et frustrante. Ne respectant pas le rythme de l'enfant, elle entrave ses découvertes et son apprentissage.

 

(Bon je m'arrête là, cet exercice étant vraiment trop désagréable.)

 

En ce qui concerne l'apprentissage par l'expérience, dans la mesure du possible, je laisse ma fille découvrir le monde par elle-même. Lorsque l'expérience comprend un danger de petite ou moyenne conséquence (ex. : grimper, danser sur une table, couper du saucisson, découper du papier, manipuler des objets chauds), je l'informe des risques et de la manière de procéder pour ne pas se blesser. Je lui demande ensuite si elle veut l'aborder seule ou si elle veut de l'aide et, selon sa réponse, je la laisse ou participe.

Je vois là l'aversion du 7 pour les contraintes et limitations.

Dans le cas où le danger est grand (ex. : courir devant une voiture, escalader les barrières d'un balcon), je ne discute pas, empoigne ma fille et impose aussitôt un veto à son expérimentation. J'y vois là du bon sens.

 

En ce qui concerne son apprentissage et ses expériences dans le domaine mental, je dois faire un effort gigantesque (et souvent vain, ma foi !) pour laisser ma fille découvrir un sujet par elle-même. J'ai tout de suite envie d'étaler mon savoir. Lors de son premier dessin, je lui ai expliqué d'une traite les couleurs primaires, les mélanges, les complémentaires, l'absorption et la diffusion de la lumière, pourquoi et comment se forme un arc-en-ciel, et comment au fil du temps, la représentation que l'on en donne s'est enrichie de couleurs.

J'y vois l'enthousiasme du 7, son impatience et son narcissisme.

 

Ce que les enfants apprécient : le côté ludique et souple du 7 me permet de me connecter facilement au monde des enfants. J'écoute leurs préoccupations et reconnais l'importance de leurs jeux. Et les enfants adorent cela. "Toi on dirait que t'es un enfant !" me disent certains d'entre eux étonnés et ravis de ma capacité à participer très sérieusement à leurs histoires et mises en scène.

 

Ils raffolent des égards que je leur témoigne par goût de l'équité de mon sous-type social. Même si en dernière instance, c'est moi, l'adulte, qui détient la décision, ils sont ravis et fiers que je m'entretienne avec eux du problème et les consulte quant aux solutions possibles. Ils apprécient aussi beaucoup que je reconnaisse mes erreurs, et que je leur demande pardon lorsque exaspérée, je lâche un mot blessant à leur encontre. Et enfin ils aiment aussi que par refus des limitations, goût pour la liberté et optimisme du 7, je ne trouve aucun sens à punir et préfère discuter avec eux d'une réparation.

 

La maternité semble être pour moi une aide à l'intégration car s'occuper d'un petit enfant mobilise fortement, intensément et sans répit le centre instinctif. Plusieurs fois par jour, il faut porter poussette, enfant et parfois courses sur plusieurs étages, nourrir, déshabiller, changer, habiller, laver, porter, porter encore, bercer de jour comme de nuit, ranger, danser, et tout recommencer sans fin, lasse ou non. La maternité mobilise mon centre instinctif comme il ne l'a jamais été auparavant. Et quelle fatigue ! Quel sport !

 

D'autre part, comme déjà pleuré plus haut, la maternité a mis fin à une précieuse insouciance. Cela a donné du poids à mon aile 6 qui refuse de se contenter de planification, mais demande des actions concrètes, et donc une mobilisation du centre instinctif.

 

Et en ce qui concerne ma liberté, mon espace, cette part de moi-même qui est moi sans être ni mère, ni partenaire, je commence à me la réapproprier enfin. Ouf ! Je ne supportais plus de vivre sans !

 

Bisous souffle. :kiss:

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Aurolaf

Ah ! Merci Kiki pour cette longue et intéressante réponse !

Je finissais par désespérer et me disais que tout le monde s'en fichait de la difficulté d'être parent (ou alors que ce n'est difficile pour personne à part moi ???? :glouton:).

 

Bisous pleins de soleil indien.

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Kiki

Coucou Aurore,

 

J'ai trouvé tes questions très intéressantes. Ce qui m'a freiné à leur donner réponse tout de suite, hormis la réflexion que cela demande, c'est l'ampleur de la tâche. :heart:

 

Bisous flocons de neige et meringue. :glouton:

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Aurolaf

Bonjour à tous,

 

Encore merci Kiki pour ta réponse ! Je réagis à quelques unes de tes remarques.

 

"Lorsque verbalement ou par son comportement, ma fille me demande une dérogation à l'une ou à plusieurs de ces règles, le fait que j'y sois favorable ou non dépend alors de mon énergie, de mon humeur et des circonstances. Le 7 n'aimant pas les contraintes, il comprend bien qu'on veuille s'y soustraire."

Bien évidemment, je fais comme toi car moi aussi je déteste les contraintes. Je crois que nous avons tort ! Un enfant se construit avec des règles claires et fixes ! Je m'aperçois que chaque fois que je suis inflexible pendant un certain temps sur les règles, mes enfants vont beaucoup mieux !

La solution que j'ai trouvée, c'est de poser un nombre très limité de règles et de NE JAMAIS Y DÉROGER (c'est plus dur pour moi que pour les enfants !!!! :laugh:)

 

En te relisant, j'ai réalisé que j'avais écrit mon second post dans un moment où je n'étais pas très en forme !!

En effet, j'ai écrit "je trouve aussi que depuis que j'ai des enfants, je suis plus désintégrée qu'avant". En fait c'est faux ! Je suis certes plus fatiguée qu'avant et ça déclenche mon agressivité.

Toutefois, comme pour toi, mes enfants me poussent à me connecter à mon centre réprimé. C'est un peu comme si mon fils aîné 4 était venu sur terre pour m'apprendre à me connecter à mes émotions.

Je mesure de plus en plus le chemin parcouru grâce à lui ! Il m'arrive désormais quasiment quotidiennement d'être émue ou de ressentir une émotion différente de la colère ou "être bien", et je me dis que je peux la nommer grâce à lui !

 

J'ai vécu la semaine dernière une expérience très désagréable de parent. Jusqu'à présent, la question de la compétition ne s'était jamais posée, mes enfants étant trop jeunes !

J'ai récemment assisté au "sport day " des maternelles ! Des jeux étaient organisés, et j'ai réalisé que mon fils 4 était une grosse faignasse qui courait lentement et ne "s'arrachait" pas pour gagner.

Cette prise de conscience a été pour moi une immense souffrance ! Réaliser qu'il ne sera pas le meilleur, car il n'est pas câblé pour ça ! Et réaliser instantanément à quel point cette pensée est égotique !

Je l'ai félicité à l'issu de cette matinée sportive en lui disant que j'avais été fière et émue de le voir sur le terrain… mais j'ai ajouté, sans insister, "parfois, quand on court, c'est bien d'essayer de gagner !" (en réalisant instantanément la nullité de ma remarque !).

 

Le lendemain, mon fils 4 était à sa leçon de natation, et il m'a dit en sortant : "Maman, je leur ai tous explosé la tête." J'ai alors rétorqué : "Ca veut dire quoi ?" Et lui : "Ben, ça veut dire que j'ai gagné à toutes les courses !" Je ne sais pas si c'est vrai qu'il a gagné, mais ça prouve qu'il a pris au sérieux ma remarque de la veille… et ce n'est pas forcément une bonne chose car je projette sur lui ma compétitivité de 8.

 

Je viens de réaliser qu'une de mes grosses difficultés de parent 8 sera d'accepter que mes enfants ne sont pas les plus forts, les meilleurs, les plus combatifs !

Et je sais, pour avoir eu un parent 8, ce que représente la pression d'un tel parent !!!! Mon frère 9 y a très mal résisté !

Je crois que ca va être mon plus gros défi de parent !

 

Bisous matinée fraiche (23°C) indienne avec léger brouillard !

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Fabien Chabreuil

Bonjour à toutes,

"Je crois que nous avons tort ! Un enfant se construit avec des règles claires et fixes ! Je m'aperçois que chaque fois que je suis inflexible pendant un certain temps sur les règles, mes enfants vont beaucoup mieux !"
Certes, cela s'apppelle prendre en compte la réalité de la Spirale Dynamique : savoir à quel âge fixer des règles non négociables… et savoir à quel âge arrêter.

"Réaliser qu'il ne sera pas le meilleur, car il n'est pas câblé pour ça !"
Tu sembles avoir oublié que le sous-type sexuel du 4 s'appelle "compétition".

"Ce n'est pas forcément une bonne chose car je projette sur lui ma compétitivité de 8."
Franchement, c'est même une très mauvaise chose. Je te rappelle ce que nous avions dit dans une autre discussion concernant ce cher bambin : ne jamais comparer un 4 (ce message et les suivants). Le pousser à être le premier, c'est le comparer implicitement aux autres ; il suffit qu'il fasse de son mieux.

Très amicalement,
Fabien

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Kiki

Bonjour Aurore et Fabien,

 

Je ne connais malheureusement pas (encore) la Spirale Dynamique. Fabien, pourrais-tu me dire "à quel âge fixer des règles non négociables… et savoir à quel âge arrêter", selon cette théorie ?

 

Bisous merci. :surprised:

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Malheureusement non, je ne peux pas te le dire. En effet, quand je parle d'âge, c'est un abus de langage, et il s'agit plus d'indicateurs à repérer qui peuvent varier selon les enfants, et les donner ici me forcerait à faire un cours de Spirale Dynamique, ce dont je n'ai malheureusement pas le temps. Il va donc te falloir suivre le stage ou attendre le fameux bouquin que Patricia et moi sommes en train d'écrire et donc l'échéance se précise (scoop ! chuuuut !).

 

Mais en gros, c'est la période du non et le début de l'adolescence. C'est ce dernier point qui est le plus flou, d'autant que se produit alors des phases de régression vers la période du non.

 

Bises frustration,

Fabien

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Jean-Nicolas

Bonjour Aurore et Kiki,

Bonjour Fabien,

 

Vaste problème que celui d'être parent !

Il y a plein d'idées dans vos échanges et je voudrais y apporter ma contribution de 5 et… de garçon. Pour planter le décor, je suis marié depuis plus de 20 ans à une 1, et j'ai trois enfants (17, 13 et 8 ans).

Mais avant de démarrer, je voudrais raconter l'anecdote suivante, sans doute connue à travers le monde. Une femme demande à Freud ce qu'elle doit faire pour être une bonne mère. Freud lui répond alors : "De toute façon, quoi que vous fassiez, vous serez une mauvaise mère. Alors l'essentiel c'est que vous y mettiez la meilleure volonté."

 

Choisir ou non d'être parent

J'adore les enfants et je ne pourrais pas imaginer une vie sans eux. Si notre couple avait été stérile, nous en aurions sûrement adopté un. Quand j'étais jeune (et sans doute naïf), mon rêve était d'avoir cinq enfants, d'habiter une grande maison pleine de rires et de chansons. (Bon, j'ai depuis révisé cet objectif à la baisse).

Quelle a été ma motivation profonde ? Franchement je ne sais pas. J'ai trouvé (avant d'avoir moi-même des enfants) que mes parents n'avaient pas été des éducateurs fantastiques. Certes, je ne me drogue pas, je ne cambriole pas des banques :wink:, mais il y a toujours eu un mal-être post adolescence dont j'ai rejeté la faute sur les autres, et je me suis donc dit : "Tu feras mieux que tes parents. Tu auras des enfants heureux, épanouis, bien dans leur peau, etc."

Qu'est ce qui a déclenché dans le couple le désir de passer à l'action ? Sans doute l'ennui, le besoin de passer à des choses plus sérieuses, plus profondes que métro-boulot-dodo. Peut-être aussi la conviction d'une certaine sécurité de stabilité dans le couple (trois ans de mariage), d'avoir des revenus stables avant d'accueillir le petit.

En tout cas nos trois enfants ont été profondément désirés et conçus avec beaucoup d'amour. Quand je vois malgré tout les grandes difficultés qui s'en sont suivies, j'ai un immense respect pour les couples ou les femmes seules qui élèvent un enfant non désiré, ou pire, issu d'un viol.

 

Être enceinte et allaiter

Je ne peux naturellement pas m'exprimer là-dessus personnellement, mais je me souviens de ce que mon épouse (1) m'a dit avoir ressenti.

Être enceinte : super.

Accoucher : pas si dur que ça. Prendre le bébé sur soi, juste après l'accouchement (il a encore le cordon) : le plus beau moment de sa vie.

Allaiter : des moments fusionnels avec le bébé. Fait aussi parti de ses plus beaux instants sur cette terre. Pour la petite histoire, j'ai essayé (en cachette, ma femme m'ayant trop souvent reproché de considérer mes enfants comme des sujets d'expérience) de faire téter un de mes gamins. Ca ne marche pas. Même à 2 mois, il sent la différence. Sans doute l'odeur ou la consistance. Cela fait partie des frustrations des garçons. Il y a des choses que nous ne connaîtrons jamais.

L'allaitement a été une évidence et s'est poursuivi le plus longtemps possible avec chaque enfant.

 

Chaque type a t-il un langage spécifique avec les enfants, propre à mettre en place certaines croyances ou à renforcer les ego de certains enfants ?

L'orientation du 5 étant "connaissance et précision", il est clair que ma communication avec les enfants est influencée en ce sens. Je fais souvent attention à utiliser le mot juste, même s'il est difficile, dans un but de formation et d'éducation. Je fais une sorte de projection de ma compulsion (éviter le vide intérieur) sur mes enfants en leur donnant sans doute trop d'information, ou une information qu'ils n'ont jamais demandée à recevoir. Comme dit Fabien, la projection, qu'elle vienne d'un 8, d'un 5 ou d'un autre type, n'est jamais très bonne.

En lisant les commentaires de Kiki, je me rend compte à quel point l'éducation donnée par une personne avec le centre le mental préféré se ressemble. A deux ou trois détails près, je ressens la même chose.

 

Influence de mon type sur ma relation aux enfants

Le 5 trouve que le monde est intrusif, exigeant. Par-dessus tout, il a en horreur l'idée qu'on pourrait le manipuler sur le plan mental. Dès lors, mon objectif n'est pas de protéger mes enfants (comme pourrait le faire un 8), de faire en sorte qu'ils s'amusent (comme pourrait le faire un 7), mais de leur enseigner de penser par eux même. Cela se traduit toujours par de longues explications, même sur des thèmes banals. Je prends, presque systématiquement, le contre-pied de mon épouse (à son grand dam d'ailleurs) sur des sujets qui ne mettent pas l'enfant en danger. Si elle dit qu'il est dangereux de monter debout sur une chaise, je ne vais bien entendu pas dire le contraire. Mais si elle parle de Dieu, je vais par exemple dire : "Il existe pour maman, pas pour papa. Qu'est ce que toi tu en penses ?" J'essaie de stimuler leur mental, leur capacité de réflexion.

Le soir je ne leur lis pas souvent des histoires, mais on parcourt ensemble des dictionnaires illustrés pour enfant.

Comme j'ai l'instinct émotionnel réprimé et que j'en suis conscient, je compense par beaucoup de câlins physiques. :calin: J'ai toujours adoré donner le bain à mes bébés, puis leur faire des papouilles en les enduisant d'huile ou de talc.

Le type 5 ayant un problème avec la peur, je prends garde à ne pas (trop) leur faire passer le message que le monde est dangereux. Mon petit dernier s'est cassé deux fois le même bras au même endroit en l'espace de huit semaines. C'est à partir de ce moment que j'ai commencé à dire sur un ton plus ferme et très directif "fait pas ci, fait pas ça". Laissez faire et explorer le monde, d'accord, mais quand à l'hôpital on vous accueille avec un "tiens encore vous !", il y comme une gêne.

 

"Je trouve aussi que depuis que j'ai des enfants, je suis plus désintégrée qu'avant (malgré tout mon travail sur moi !) car je suis extrêmement fatiguée ! Mes seuils de tolérance sont plus bas et la colère est beaucoup plus prompte à se déclencher. C'est ce qui me fait souvent dire que je n'étais pas faite pour avoir des enfants !

Je suis absolument d'accord avec cette affirmation. Les enfants, c'est beaucoup de travail, beaucoup de soucis, beaucoup de stress. Il est normal que cela s'accompagne d'une désintégration de la personnalité. Je l'ai ressenti chez moi. Je l'ai vu chez ma femme. Je me souviens d'une nuit où à 2 heures du matin, alors que le petit, qui avait 4 mois, pleurait depuis une heure, pourtant il était propre et l'estomac plein, je me suis juré que je ne n'aurai plus jamais d'enfant (bon, j'en ai eu deux autres après, comme quoi il ne faut jamais dire "fontaine je ne boirai pas de ton eau"). J'ai passé deux mois de ma vie à dormir dans un placard (isolation) comme Harry Potter dans son premier film, j'ai voulu divorcer. Alors oui ! Les enfants, ça mène à la désintégration. Mais les enfants grandissent aussi. Ils nous apprennent quantité de choses. Ils m'ont aussi aidé à m'intégrer, à vivre le désintéressement, à donner sans recevoir.

 

"Je reste persuadée, et je l'ai maintes fois évoqué dans les discussions sur le type de mes enfants, que le 8 reste un plus mauvais parent que les autres, …"

Je crois qu'il ne faut pas trop culpabiliser sur ce point (voir la phrase de Freud).

Il y a une théorie éthique de l'ennéagramme qui dit qu'un ennéatype n'est pas une description de fonction. Je ne vois pas en quoi un ennéatype ferait un meilleur parent qu'un autre. Vers l'âge de 9 ans, un gamin qui avait un ou deux ans de plus que moi, a trouvé intéressant d'appliquer avec force son poing à plusieurs reprises sur mon nez. Cela s'est passé dans la cour d'école à la fin des classes du matin, et mon père venait me chercher pour m'amener à la maison. C'est donc avec du sang (et des larmes) plein les habits et le visage que je me présente à lui. IL N'A RIEN FAIT (il est du type 4). J'ai donc eu trois blessures ce jour-là : mon nez, mon amour propre et la conviction que mon père (ce héros au sourire si doux) n'est pas capable de me défendre. Oh, comme j'aurais voulu ce jour-là avoir un papa 8 ! Pas un 8 désintégré qui m'aurait traité de faible, mais un 8 épris de justice et de défense du faible. Un héros qui m'aurait vengé. Vive les parents 8 !!!

La grande question reste : que veut dire "mauvais" ou "bon" parent ? Quels sont les critères ? Chaque ennéatype aura le sien. Un 8 dira par exemple "j'aurais été un bon parent quand j'aurais bien protégé mes enfants et fait en sorte qu'ils soient forts dans leur vie". Un 7 dira "mon enfant sait profiter de la vie et se connecter au bonheur, je suis un bon parent". Un 5 dira bien sûr "mon enfant a une tête bien faite, il saura se débrouiller dans la vie. J'ai été un bon parent". Etc., etc. A mon avis il n'y a que des parents plus ou moins intégrés. Ils auront réussi à être de bons parents si leurs enfants sont intégrés.

Enfin, l'éducation se fait (en général) à deux et les faiblesses de l'un sont compensées par les qualités de l'autre. Ma femme est instinctive, je suis mental (comme chez Aurore). On se complète donc assez bien. Je pense par exemple qu'une combinaison les deux-parents-instinctifs et l'enfant-émotionnel doit être assez difficile à gérer.

 

Les scientifiques ont pour habitude de dire qu'un problème bien compris et bien énoncé est à moitié résolu. Je pense que comprendre comment on fonctionne, comment fonctionnent les autres et vouloir faire mieux, c'est déjà avoir parcouru la moitié du chemin !

 

Pour terminer, je dirais que je ne me considère pas comme un mauvais parent (toutes mes excuses pour cette immodestie) vu sous l'angle de l'ennéagramme. Par contre, j'ai appris beaucoup de choses dans la formation Spirale Dynamique, et je me demande aujourd'hui si je n'ai pas fait quelques erreurs avec mes enfants du point de vue de leurs passages par différentes phases de leurs niveaux d'existence.

Mais je me sens beaucoup trop fatigué pour avoir un quatrième bébé afin de tenter de faire mieux. Et puis ma femme me l'a répété à maintes reprises : "les enfants ne sont pas un sujet d'expérience." :laugh:

 

Bonne journée (8°C) à tous,

Jean-Nicolas

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Aurolaf

Bonjour à tous,

 

Merci beaucoup Jean-Nicolas pour ton témoignage de 5 et de garçon !

 

"Les enfants, ça mène à la désintégration. Mais les enfants grandissent aussi. Ils nous apprennent quantité de choses. Ils m'ont aussi aidé à m'intégrer."

Merci pour cette phrase… Au-delà du soulagement qu'elle m'apporte, j'ai réalisé à quel point elle était vraie : tous les parents que je côtoie en ce moment traversent cette phase de désintégration (lorsque leurs enfants sont petits) liée à un surcroit de fatigue pour ensuite s'intégrer (enfin… pour les parents à un niveau moyen !).

 

J'ai déjà évoqué le fait que mes enfants m'aidaient à me connecter à l'émotionnel, mais il y a d'autres contributions positives :

  • Ils tempèrent mes excès : je suis obligée de me poser des limites afin de leur apprendre à les respecter (valeur d'exemple oblige !) ; je dois accepter une certaine routine :surprised: et donc une certaine simplicité !
  • Avec eux, le déni n'est plus possible car ils perçoivent tous mes non-dits et savent souligner ma mauvaise foi !

"Je pense par exemple qu'une combinaison les deux-parents-instinctifs et l'enfant-émotionnel doit être assez difficile à gérer."

Je ne connais pas cette combinaison, mais je te garantis que deux parents à l'émotionnel réprimé (un instinctif et un mental) avec un enfant émotionnel, c'est extraordinairement compliqué !

Je suppose que cette difficulté doit être la même pour tous les parents ayant un enfant dont le centre préféré correspond au centre réprimé des parents !

 

Pour l'anecdote, j'ai commencé lundi dernier un stage destiné à améliorer la communication avec les enfants. La première session nous enseignait comment reconnaître et accepter les émotions de l'enfant. Comme j'avais beaucoup de mal à faire les exercices pendant le stage, la formatrice m'a expliqué qu'il fallait au préalable savoir reconnaître mes propres émotions ! J'ai donc gagné un exercice supplémentaire par rapport aux autres mamans = me connecter tous les jours à mes émotions et les nommer (c'est drôle, on m'avait déjà donné cet exercice lors d'un autre stage ! :wink:).

 

Bonne semaine à tous.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Aurore et Jean-Nicolas, je vous trouve bien optimistes. (Et ça, c'est mon boulot de 7 ! De quel droit marchez-vous sur mes plates-bandes ? :wink:)

 

D'abord, je connais moults personnes que la parentalité désintègre gravement (par exemple ceux dominés par un ORANGE hypertrophié et qui sont incapables de laisser leurs enfants respirer cinq minutes parce qu'à quatre ans, il est indispensable qu'ils sachent lire, écrire, parler anglais, faire du piano, avoir une ceinture en judo, etc., mais surtout pas rêvasser tranquillement).

 

Ensuite, je rappellere que pratiquer par un effort de volonté les qualités de son essence, c'est un exercice d'intégration et non pas de l'intégration. Mais faire ces exercices, c'est déjà formidable. :surprised:

 

Votre expérience personnelle bien réelle de progession avec vos enfants ne me semble pas généralisable.

 

Très amicalement,

Fabien

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Jean-Nicolas

Bonjour à tous !

Je suis content de voir que tous les parents ont finalement le même type de problème et qu'en discuter aide énormément.

Je cite Aurore : "… mais je te garantis que deux parents à l'émotionnel réprimé (un instinctif et un mental) avec un enfant émotionnel, c'est extraordinairement compliqué !" A qui le dis-tu ! Mon centre émotionnel est réprimé, celui de ma femme sans doute aussi, et nous avons une fille 4. Comme mon aîné est du type 9, nous avons eu l'impression au début d'avoir l'enfant le plus merveilleux de la terre et tout était relativement facile, puis, avec l'arrivée de sa petite soeur, on s'est tout d'un coup sentis complètement nuls. On ne comprenait pas ce qui nous arrivait, et nous ne savions pas mettre des mots sur le problème. J'ai ensuite découvert l'ennéagramme, et la compréhension du problème (comment je fonctionne, comment elle fonctionne) m'a immensément aidé.

"Pour l'anecdote, j'ai commencé lundi dernier un stage destiné à améliorer la communication avec les enfants."
Incroyable coïncidence ! Lors de mon dernier stage, Patricia m'a conseillé de lire des livres sur la communication non violente. Aussitôt dit, aussitôt fait. Je commande des ouvrages sur le net, dont un qui s'appelle Être parent avec son cœur, l'approche de la communication non violente, de Inbal Kashtan. Il est extra. J'aurais du le lire bien plus tôt. Il propose des exercices qui ne sont pas évidents pour ceux qui ont le centre émotionnel réprimé : se connecter à ses émotions, puis aux émotions des enfants. Aurore, je compatis à tes difficultés.

Fabien, merci pour ta remarque : "Aurore et Jean-Nicolas, je vous trouve bien optimistes." Puis-je y voir un indice de mon intégration en 7 ?
Ensuite quand tu dis "D'abord, je connais moult personnes que la parentalité désintègre gravement (par exemple ceux dominés par un ORANGE hypertrophié et qui sont incapables de laisser leurs enfants respirer cinq minutes parce qu'à quatre ans, il est indispensable qu'ils sachent lire, écrire, parler anglais, faire du piano, avoir une ceinture en judo, etc., mais surtout pas rêvasser tranquillement).", je suis 100% d'accord avec toi, mais je ne peux m'empêcher de sourire : c'est bien une vue de 7 : "rêvasser tranquillement" :cool:
Parentalité et ORANGE ne font pas bon ménage. Ni pour soi, ni pour l'enfant. Tu mentionnes la pression qu'un parent dominé par ORANGE exerce sur l'enfant. J'y rajouterai la tension qu'un enfant exerce sur le parent qui est dominé par ORANGE. A un moment de ma vie, j'ai fait mon choix (les enfants), mais il me reste une "blessure" d'ORANGE, comme quoi ce vMème reste bien présent. Je ne peux m'empêcher de penser que sans enfant, j'aurai fait une meilleure carrière, j'aurai plus d'argent, etc. Heureusement, ORANGE n'est pas le stade terminal de l'évolution et plein de choses passionnantes restent à découvrir et à vivre en VERT, JAUNE, etc., vMèmes qui me semblent plus favorables à un bon développement de l'enfant.

Très amicalement,
Jean-Nicolas

PS : Aurore, je crois que tu vis en Inde. Avec ma femme, nous avons pratiqué sur nos bébés des massages indiens, issus d'un excellent livre : "Shantala", de Frédérick Leboyer, au Seuil. Quand l'émotionnel verbal n'est pas notre fort, le toucher est un bon substitut.

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Aurolaf

Bonjour Jean-Nicolas, Fabien, Kiki et les autres,

 

"Lors de mon dernier stage, Patricia m'a conseillé de lire des livres sur la communication non violente."

C'est drôle, Patricia m'avait conseillé ce livre, il y a bien longtemps en coaching ! Je l'avais acheté, commencé et décrété bullshit car inapplicable dans mon cas !

Je l'ai ressorti il y a quelques mois et l'ai trouvé formidable !

Le stage que je fais en ce moment se base complètement sur les principes de la Communication Non violente… mais je préfère les stages aux livres car il y a des exercices pratiques (ça doit être un truc d'instinctif, ça ! :surprised:)

 

Je suis également 100% d'accord au sujet de la remarque sur les parents avec un ORANGE hypertrophié (J'en connais aussi !!!! J'aurais pu devenir comme ça !) et sur la non-généralisation possible de nos expériences.

 

Toutefois, je reste persuadée que la parentalité est une formidable voie d'intégration pour les parents disposant de ressources aussi puissantes que l'Ennéagramme et la Spirale dynamique !

Je m'explique : connaître les deux modèles, c'est bien… Mais il est parfois (souvent ?) difficile d'utiliser ses connaissances et d'avoir le courage d'avancer réellement sur le chemin de l'intégration.

Vouloir s'intégrer et travailler à s'intégrer par Amour pour ses enfants me parait une motivation réelle, plus efficace que les fausses motivations parfois trouvées par notre ego.

 

Voilà, c'était ma vision optimiste du jour ! :wink:

 

Bonne soirée à tous.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

"Toutefois, je reste persuadée que la parentalité est une formidable voie d'intégration pour les parents disposant de ressources aussi puissantes que l'Ennéagramme et la Spirale dynamique !"
Formulé comme cela, je ne peux qu'être d'accord. :wink:

Très amicalement,
Fabien

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Christine

Bonjour à tous, :happy:

Après un long silence sur le forum, je reviens pour booster et faire remonter cette conversation qui date de 8 ans !

J'espère que mon message animera d'autres membres à participer à cette conversation qui m'intéresse particulièrement en tant que maman de deux garçons, de 5 et 7 ans. Voici donc mon témoignage de 1 alpha.

1- Choisir d'être parent
Je ne me suis jamais vraiment posée la question mais bon, réprimant le centre mental, c'est un classique de ma vie. La grande question pour moi était surtout de trouver le compagnon idéal en allant au delà de mon manque de confiance en l'autre. Puis une fois trouvé, le reste coulait de source. J'ai tout simplement reproduit le schéma de mes parents (se marier et avoir des enfants) qui correspondait bien avec mes valeurs. Par contre, j'ai toujours pressentie (avant de connaître l'ennéagramme) que je serais une maman responsable ! Bon, c'est juste ma programmation de 1 qui parlait !

2- Être enceinte et allaiter
La peur de ne pas pouvoir faire des enfants m'a traversée régulièrement l'esprit. J'ai réprimé cette peur, et puis l'impatience est arrivée. Je n'arrivais pas à tomber enceinte aussi vite que je voulais, et cela m'énervait de ne pas avoir le contrôle de la situation. Je pensais alors que j'avais dû faire mal et que c'était ma punition. Et puis finalement, je suis tombée enceinte dans un délai raisonnable (un an pour mon premier enfant). Comme Aurore, j'ai ressenti assez rapidement dans mon corps que j'étais enceinte. Bon, pas aussi rapidement qu'elle mais plus vite que le test de grossesse ; le premier affichait négatif mais je ne m'inquiétais car j'étais complètement sûre de moi !

Pour ce qui est de l'allaitement, j'ai allaité au sein pendant assez long : simple, économique et surtout le meilleur aliment pour l'enfant. J'étais très stressée les premiers jours : je voulais tellement bien faire ! C'était l'alimentation idéale, et puis le processus dépendait exclusivement de moi : je ne compte que sur moi-même (sous-type conservation) et puis une pointe d'orgueil (influence aile 2), je n'ai pas besoin d'aide.

3- Mon vocabulaire

Colère : je suis triste de reconnaître que mes enfants en sont toujours la première victime. Devant les adultes, je la réprime le plus longtemps possible ; mais avec eux, je m'emporte. Pour moi, c'est bon car c'est un regain d'énergie (surtout quand on est régulièrement fatigué) mais pour mes enfants, c'est fort. J'ai vu mon fils aîné de type 6 se mettre à pleurer parce que je lui faisais peur en me fâchant ! C'est occasionel mais j'ai été sidérée de l'impact que je pouvais avoir sur lui ! De ce fait, je m'oblige à travailler sur la colère (et autres émotions refoulées derrière) et son expression. Quand ça arrive, je vérifie aussi quelle impression je cause sur mon autre fils de type 7 qui n'a pas peur en apparance mais qui finit par pleurer si je l'interroge. Dans son cas, écouter son frère pleurer est aussi une véritable souffrance.

Impatience : elle se manifeste régulièrement surtout quand j'estime que mes enfants ne vont ou font pas assez vite. Ben c'est normal, ce sont des enfants et en plus… ils ne sont pas des instinctifs comme moi. L'impatience tourne en colère si je pense que l'on va arriver en retard ; la peur de l'erreur active mon instinct de conservation, et c'est d'autant plus angoissant si je dois dépendre de mes enfants. Le matin par exemple, si j'ai peur qu'on arrive en retard à l'école (chose qui n'arrive jamais…), je me met dans tous mes états (intérieurement) et une fois qu'ils sont "livrés", je me rends compte de la grosse dépense d'énergie que j'ai déjà gaspillé à 9 h du matin (sachant que je dois tenir encore toute la journée).

Critique : j'aime donner des conseils et en même temps, j'essaye de faire attention, de ne pas anticiper de trop et de leur laisser le temps de s'exprimer (ils ne voyent pas les problèmes comme moi et n'y portent pas toujours la même attention que moi !).

D'un autre côté, j'ai du mal à faire des compliments. Quand ils étaient plus petits, je considérais leur progrès (les permiers pas, les premiers mots…) comme quelque chose normal au lieu de regarder ces évênements comme quelque chose de merveilleux. J'enviais les parents qui s'extasiaient devant leurs enfants mais j'étais incapable de faire de même. Je pense que cela vient en partie de mon éducation mais il s'agit peut-être de l'expression du pôle insensible du domaine du 1. D'ailleurs, en y repensant et en me rendant compte que je suis passée à côté de tellement de choses importantes, je deviens du coup hyper-sensible sur le sujet. Maintenant, grâce à l'ennéagramme, j'apprends à augmenter ma présence à la réalité pour voir ce qu'ils font et sont en vrai. Connaissant aussi leurs ennéatypes, j'apprécie des choses en eux que je ne percevais pas avant, et je m'oblige à faire plus de compliments.

Pour le moment, je n'ai pas consciente d'être critique avec mes enfants. C'est quelque chose auquel je ferai attention dans le futur pour ne pas renforcer le côté pessimiste de mon fils 6 par exemple.

Esprit pratique : j'aime résoudre rapidement les problèmes de mes enfants, alors parfois j'oublie de prendre du temps pour les écouter et faire en fonction de leurs besoins. Des fois, ils ont simplement besoin d'être rassurés (ce sont deux mentaux avec la problématique de la peur) quand ma première réaction est de faire quelque chose. Finalement, je crois que je zappe souvent sur leurs peurs ; c'est une émotion que je pensais ne pas vivre beaucoup mais je crois que je la réprime (à approfondir de mon côté).

4- Influence de mon type sur ma relation aux enfants

Ordre et besoin de contrôle : au fur et à mesure que mes enfants grandissent, ils déstabilisent de plus en plus mon monde bien rodé. Même si j'avoue que mon monde est routinier et parfois ennuyeux ; il a l'avantage d'être sécurisant. Et en maintenant un statu quo, je ne prends pas de risque et je minimise donc le risque d'erreur (sur-utilisation du sous-type conservation).

Hum, le premier pas de reconnaître les choses…

Faire : dans un premier temps, c'était facile avec eux. Je n'avais qu'à faire, faire et faire. Sous l'influence de mon aile 9, je me perdais en faisant : je n'étais ni à l'écoute des enfants ni à l'écoute de moi-même.

Centre émotionnel : c'est celui qui est supposé fonctionner le mieux. Mais pour moi, c'est aussi une source d'anxiété, et quand je sens que je fais mal (ce qui peut arriver régulièrement car avec mes enfants, j'apprends au fur et à mesure ; je n'ai jamais eu beaucoup de contact avec des petits avant), je me sens mal. Comme j'ai du mal à me confier quand j'ai des problèmes ou pour me soulager, je sens que je l'utilise excessivement vers l'intérieur avec des glissements en 4. Je fais donc un travail sur moi-même pour "calmer" mon centre émotionnel et mieux connecter avec moi-même (en déterminant ce qui est vraiment important pour moi et par conséquent pour mes enfants, au lieu de me concentrer aveuglement sur ce qui doit être fait).

Connection au centre mental réprimé : avec un centre instinctif excessif et un centre émotionnel qui capote, je ne peux pas tenir sur la durée afin d'être une maman disponible pour ces enfants. Je suis passée aussi par une étape de contrepassion ; je n'ai pas fait le stage Néti Néti, alors je ne rentre pas dans les détails mais je sentais que je perdais de vue l'orientation de mon type 1. Il y a environ de deux mois, j'ai commencé à sentir que je me reconnectais à nouveau avec mon orientation et la comparaison entre les deux états fait que je crois qu'il s'agissait bien de contrepassion. Depuis, je sens que j'ai un besoin vital de changement et aussi le désir de profiter des petits moments de plaisir avec mes enfants et de la vie en général. Ça tombe bien car je m'intègre en 7 !

En ce sens, je ressens le besoin d'activer mon centre mental réprimé afin de prendre des décisions (au lieu d'improsiver sur un feeling ou un coup de cœur), planifer et réfléchir comment faire (avec de me lancer dans l'action). Et vivre ainsi de manière plus consciente et satisfaisante ; chose que je n'arrivais pas à faire pour moi-même et que je fais pour que mes enfants n'aient pas une vie tristounette (c'est ce que je ressens de mon enfance : j'ai pas eu une jeunesse malheureuse mais elle n'a pas été heureuse non plus). Et puis, j'ai besoin de doser et économiser mon énergie car être maman est un travail à long terme.

Règles et normes à la maison : je n'avais pas fait le lien avec le sous-type social, comme le mencionne Kiki. Même si je m'impose beaucoup de normes, j'ai vraiment du mal à imposer des règles à la maison afin de rendre la coexistance plus agréable. Je pense que c'est un exemple de sous-utilisation du sous-type social, à laquelle s'ajoute un peu d'aile 9 (paresse et évitement du conflit). Au passage, je réprime bien évidement la colère devant leurs négligeances.

Jouer : je n'accorde pas toujours d'importance au jeu. Alors avant, je jouais parfois mécaniquement et je n'y prenais pas vraiment de plaisir. Maintenant, c'est un travail d'équipe entre les trois centres ! Se connecter à l'émotionnel (extérieur pour me rapprocher de mes enfants) et au mental (chercher ou inventer un jeu…), cela demande un effort mais le résultat est tellement plus beau et agréable.

Sans oublier que les devoirs passent en premier ! Bon, ce n'est pas une affirmation à 100 %, j'apprends à être flexible (surtout si je vois que mon fils met une heure pour se concentrer sur un devoir parce qu'il n'a pas envie mais que si c'est lui qui choisit son moment, il peut commencer et terminer en 20 mn).

Rigidité : j'apprends à mes dépends que la rigidité ne marche pas avec les enfants. Quand quelque chose doit être fait, je suis assez rigide avec mes enfants et je cherche à imposer ma volonté sur eux. Quand ils étaient petits, ça allait mais maintenant rien ne va plus. Et avec un fils 7, c'est complètement contreproductif et usant. Alors, j'ai découvert que d'autres stratégies : dire ou faire en rigolant avec lui. Et miracle, ça marche !!! Au départ, je forçais un peu mais avec l'habitude, cela devient plus naturel et j'y prends plaisir. Il m'est arrivée de m'excéder par manque de savoir faire… ce qui effrayait mon fils 6. C'est marrant de constater que ce qui marche avec l'un ne fonctionne pas spécialement avec l'autre.

Ben, j'arrête là même si je pourrais continuer à discuter pendant longtemps sur mes deux sujets préférés : les enfants et l'ennéagramme. :wink:

Très amicalement, :bye:
Christine

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Yves

Bonjour à tous,

 

J’ai trouvé ton témoignage très touchant, Christine. Ton implication et ton apprentissage de tes expériences me donnent confiance et espérance. :happy:

 

Je viens de relire l’article « Voir votre enfant ». J’aime beaucoup la citation en tête, ainsi que celle de Paul Tillich (mais pas leur forme injonctive, à cause de mon positionnement sur la Spirale Dynamique). Je partage la plupart des points de vue de Barbara Whiteside. Je trouve toutefois difficile de discerner les comportements parentaux qui consolident l’ego de l’enfant — bénéfiques —, de ceux qui flattent son ego — néfastes. Par ailleurs, accessoirement, je ne suis pas d’accord avec sa définition de l’empathie, ni avec sa conclusion trop naïve, des contre-exemples pouvant malheureusement être trouvés.

 

Amicalement,

Yves

 

P.S. : le thème de la relation entre l’éducation par les parents et l’Ennéagramme a aussi été abordé ailleurs dans l’Enné-agora, par-ci par-là dans de nombreux témoignages personnels, ainsi que dans la section « Détermination ou validation d’un ennéatype » et dans la conversation « Éducation et hiérarchie des centres ».

 

P.P.S. : dans la conversation « Les types et la maltraitance », datant de 2001, le lien avec l’Ennéagramme s’avère ténu. Je recommande le stage Résilience.

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Yves

Bonjour à tous,

 

À propos de cette difficulté à discerner les comportements parentaux qui consolident l’ego de son enfant, de ceux qui flattent son ego, je songe à une belle lettre de Madame de Rastignac, en réponse à son fils Eugène (d’ennéatype 3), dans Le père Goriot de Balzac.

 

Eugène, jeune étudiant à Paris, a demandé par écrit une somme exorbitante d’argent, non pas à son père, mais à sa mère et ses sœurs, résidant en province et peu argentées. Cette somme l’aidera à « réussir ». Ce qu’il n’écrit pas de façon explicite, c’est qu’elle lui servira, non à réussir ses études, mais à acheter des gants – pour réussir, il faut « dès le matin, gants de daim blancs qui coûtent six francs, et toujours des gants jaunes le soir » --, « bottes cirées », habits élégants, « agrès indispensables ». Elle lui servira aussi à pouvoir se déplacer en fiacre ou cabriolet. Tout cela afin de ne pas louper son introduction dans la vie mondaine. Voici des extraits de sa lettre à sa mère :

 

P. 73 : « Ma chère mère, vois si tu n’as pas une troisième mamelle à t’ouvrir pour moi. Je suis dans une situation à faire promptement fortune. J’ai besoin de douze cent francs, et il me les faut à tout prix. […] Je dois aller dans le monde, et n’ai pas un sou pour avoir des gants propres. Je saurai ne manger que du pain, ne boire que de l’eau, je jeûnerai au besoin ; mais je ne puis me passer des outils avec lesquels on pioche la vigne dans ce pays-ci. Il s’agit pour moi de faire mon chemin ou de rester dans la boue. Je sais toutes les espérances que vous avez mises en moi, et veux les réaliser promptement. Ma bonne mère, vends quelques-uns de tes anciens bijoux, je te les remplacerai bientôt. Je connais assez la situation de notre famille pour savoir apprécier de tels sacrifices, er tu dois croire que je ne te demande pas de les faire en vain, sinon je serais un monstre. Ne vois dans ma prière que le cri d’une impérieuse nécessité. Notre avenir est tout entier dans ce subside, avec lequel je dois ouvrir la campagne ; car la vie de Paris est un combat perpétuel. […] »

 

« Cri d’une impérieuse nécessité » = cri de l’ego ?

 

P. 75 : «  Le lendemain, Rastignac alla jeter ses lettres dans la boîte en disant : Je réussirai ! »

 

Eugène attend les réponses de sa mère et de ses sœurs :

 

P. 79 : « Vers la fin de cette première semaine du mois de décembre, Rastignac reçut deux lettres, l’une de sa mère, l’autre de sa sœur aînée. Ces écritures si connues le firent à la fois palpiter d’aise et trembler de terreur. Ces deux frêles papiers contenaient un arrêt de vie ou de mort sur ses espérances. S’il concevait quelque terreur en se rappelant la détresse de ses parents, il avait trop bien éprouvé leur prédilection [Il est l’enfant préféré parmi cinq.] pour ne pas craindre d’avoir aspiré leurs dernières gouttes de sang. »

 

Ses « espérances » n’ont bien sûr rien à voir avec l’idée supérieure du 3. Au prix de grands sacrifices et à l’insu de son époux, sa mère a réuni la somme demandée. Dans sa lettre, j’entends une belle sincérité. De la compassion aussi. De la lucidité : « Dans quelle carrière t’engages-tu donc ? Ta vie, ton bonheur seraient attachés à paraître ce que tu n’es pas […] ? » Elle connaît l’ennéatype 3 son fils… Mais bon, là je soupçonne quand même Balzac d’avoir pris la plume à sa place. En effet, tout à coup, patatras :

 

P. 80 : « Mon Eugène, aime bien ta tante, je ne te dirai ce qu’elle a fait pour toi que quand tu auras réussi ; autrement son argent te brûlerait les doigts. […] Fasse le ciel que tu réussisses ! Oh ! Oui, réussis, mon Eugène, tu m’as fait connaître une douleur trop vive pour que je puisse la supporter une seconde fois. J’ai su ce que c’était que d’être pauvre en désirant la fortune pour mon enfant. […] »

 

La connexion parentale du 3 jouera un rôle déterminant pour Eugène. Et bien entendu, cette lettre renforcera sa croyance « Je ne peux être aimé que si je réussis ».

 

Un autre cas est le comportement similaire du père Goriot (9 mu désintégré en 3) avec ses filles. Comportement encore plus dramatique. Lui aussi subit à son insu ses mécanismes égotiques. Lui non plus ne sait pas leur dire non. Sa passion aveugle affaiblit ses filles. Leurs egos se consolident. Il tue leur VIOLET (cf. la Spirale Dynamique). Je songe à son agonie.

 

Parents, connaissez-vous vous-mêmes.

 

Amicalement,

Yves

 

P.-S. : aux yeux de Rastignac (Rastignac : pas Balzac, hein !), le père Goriot représentait « la Paternité ». Je ne suis pas d’accord avec Rastignac. Le père Goriot représente seulement une forme de paternité. Une forme de paternité dans laquelle moult facteurs jouent des rôles déterminants : ennéatype, niveau de désintégration, variante, sous-type(s), aile(s), positionnement sur la Spirale Dynamique et d’autres encore (Je m’inspire du stage Spirale Dynamique donné par Fabien & Patricia) : croyances, valeurs, critères, capacités (de résilience, de remise en question, de libération de l’ego, etc.), environnement, socio-culturel et historico-politique (la Restauration), positionnement de l’environnement sur la Spirale Dynamique, conditions de vie (ah, la pension Vauquer, ça vaut le détour, vous voulez l’adresse ? :wink:) et vécu.

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