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Bonne année 2018 à tous !

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  3. Bonjour à tous, Cette conversation était en sommeil depuis plus de 15 ans et voilà que tu la réveilles, Fantasio. Disney va pouvoir faire une nouvelle adaptation de La Belle au bois dormant ! À chaque fois que nous faisons un rapprochement entre un système et la hiérarchie des centres de l'ennéagramme, nous sommes face à un choix cornélien pour les types du triangle : centre réprimé ou centre préféré en bascule. Souviens-toi, nous avons parlé de cela au stage Détermination à propos du rapprochement avec la typologie de Karen Horney. Ici, comme à chaque fois, je trouve l'utilisation du centre préféré en bascule plus exacte. Par exemple, le 3 alpha me paraît quand même beaucoup plus réaliste que critique ! Une solution est peut-être de marquer la spécificité du triangle en attribuant deux qualificatifs aux types qui le constituent. Dire que le 3 alpha est un réaliste critique et le 3 mu un réaliste rêveur. Je n'ai pas bien compris ce que tu voulais dire dans les regroupements que tu as fait. Est-ce une simple reformulation du lien entre une fonction et un centre réprimé ou y a-t-il un élément qui m'a échappé ? Je suis d'accord avec l'idée que la stratégie de Walt Disney pourrait être enrichie. Il s'agit de la garder opérationnelle et je me demande si ce n'est pas trop d'avoir six points de vue pour chacune des trois fonctions. As-tu expérimenté ta proposition ? Très amicalement, Fabien
  4. Un cadeau empreint de dédain

    Intéressant cette question des cadeaux "too much". Un peu comme Fabien, je détecte et déteste être manipulé. Quand je détecte cela, je perçois immédiatement un risque de conflits : Conflits internes : mince, la relation est déséquilibrée, il va falloir que je rétablisse l'équilibre (bien égotique aussi ça !) : faire un autre cadeau ? lui dire au risque de ne pas être d'accord, etc. Conflits externes éventuels : si je lui dis que je ne suis pas dupe ou si je ne réponds pas à sa demande cachée. Ma réaction dans ces cas là est quasi systématiquement la fuite sans rien dire : Je règle éventuellement le problème courant : je rétabli l'équilibre de la relation (je fais un cadeau, je me répand en remerciements, etc.) Par la suite, j'évite la personne et tout ce qui pourrait reproduire la situation !! Évidemment, si c'est un(e) 2, il/elle a eu l'inverse de ce qu'il/elle souhaitait… J'ai une amie 2 alpha très désintégrée qui est épuisante… Je ne la vois quasiment plus… Et j'évite de la relancer sur les réseaux sociaux de peur qu'elle me ressaute dessus !! Bref, un exemple d'ego de 9 face à ce sujet.
  5. Bonjour à tous, Après avoir pris connaissance de cette modélisation et de cet échange, voici ce qui m’est venu notamment en repensant à ce que l’on voit en stage Centres. Par rapport à l’hypothèse où chaque fonction serait en lien avec la répression d’un centre, je me suis tout d’abord demandé si la fonction dominante des ennéatypes du triangle allait être la fonction correspondant à leur centre préféré basculé ou à celle correspondant à leur centre réprimé. Dans ce dernier cas, la fonction dominante : des 3 alpha serait « Critique » à la place de « Réaliste » des 3 mu serait « Rêveur » à la place de « Réaliste » des 6 alpha serait « Rêveur » à la place de « Critique » des 6 mu serait « Réaliste » à la place de « Critique » des 9 alpha serait « Réaliste » à la place de « Rêveur » des 9 mu serait « Critique » à la place de « Rêveur » Et l’on obtiendrait le tableau suivant : Type Alpha Mu 1 Critique Réaliste 2 Critique Rêveur 3 Critique Rêveur 4 Rêveur Critique 5 Rêveur Réaliste 6 Rêveur Réaliste 7 Réaliste Rêveur 8 Réaliste Critique 9 Réaliste Critique Il diffère donc du tableau cité dans les précédents échanges (= celui en cas de centre préféré basculé), uniquement au niveau des types du triangle : Type Alpha Mu 1 Critique Réaliste 2 Critique Rêveur 3 Réaliste Réaliste 4 Rêveur Critique 5 Rêveur Réaliste 6 Critique Critique 7 Réaliste Rêveur 8 Réaliste Critique 9 Rêveur Rêveur Dans les deux, pour chacune des trois fonctions (« Rêveur », « Réaliste » et « Critique »), on se retrouve en bout de course avec : 2 ennéatypes dont le Centre Préféré est en direction intérieure ; 2 ennéatypes dont le Centre Préféré est direction extérieure ; 2 ennéatypes dont le Centre Préféré est direction intérieure/extérieure. Les ennéatypes qui correspondraient à la fonction du Rêveur serait alors : Les 5 alpha et 2 mu qui ont renoncé à avoir un impact sur leur monde intérieur ; Les 4 alpha et 7 mu qui ont renoncé à avoir un impact sur le monde extérieur ; Les 6 alpha et 3 mu – ainsi que les 9 alpha et 9 mu quand leur centre instinctif bascule – qui ont renoncé à avoir un impact sur leur monde intérieur et sur le monde extérieur. Ces types qui ont renoncé à avoir un impact sur leur monde intérieur et/ou sur le monde extérieur seraient d’une certaine manière les « meilleurs rêveurs ». Les ennéatypes qui correspondraient à la fonction du Réaliste serait alors : les 8 alpha et 5 mu qui ont renoncé à se relier à leur monde intérieur les 7 alpha et 1 mu qui ont renoncé à se relier au monde extérieur les 9 alpha et 6 mu – ainsi que les 3 alpha et 3 mu quand leur centre émotionnel bascule – qui ont renoncé à se relier à leur monde intérieur et au monde extérieur Ces types qui ont renoncé à se relier à leur monde intérieur et/ou au monde extérieur seraient d’une certaine manière les « meilleurs réalistes ». Les ennéatypes qui correspondraient à la fonction du Critique serait alors : les 2 alpha et 8 mu qui ont renoncé à comprendre leur monde intérieur les 1 alpha et 4 mu qui ont renoncé à comprendre le monde extérieur les 3 alpha et 9 mu – ainsi que les 6 alpha et 6 mu quand leur centre mental bascule – qui ont renoncé à comprendre leur monde intérieur et le monde extérieur Ces types qui ont renoncé à comprendre leur monde intérieur et/ou le monde extérieur seraient d’une certaine manière les « meilleurs critiques ». Ce qui me vient en partant sur cette base, c’est qu’on pourrait faire évoluer la stratégie créative de Walt Disney en ajoutant des étapes qui permettraient de se mettre dans l’énergie des ennéatypes qui ressortent pour chaque phase (« Rêveur », « Réaliste », « Critique »). Je m’explique. Lors de la phase du Rêveur – un peu à la façon de la méthode des six chapeaux d’Edward de Bono [Version Kindle] – on pourrait avoir plusieurs étapes. Chacune d’elles serait instaurée grâce à une ou plusieurs questions permettant de se mettre dans l’énergie du 5 alpha, puis du 2 mu, puis du 4 alpha, puis du 7 mu, puis du 6 alpha, puis du 3 mu (et/ou des 9 alpha et 9 mu avec un centre instinctif basculé). Lors de la phase du mode Réaliste, même principe. On aurait des étapes instaurées grâce à une ou plusieurs questions pour se mettre dans l’énergie du 8 alpha, puis du 5 mu, puis du 7 alpha, puis du 1 mu, puis du 9 alpha, puis du 6 mu (et/ou des 3 alpha et 3 mu avec un centre émotionnel basculé). Lors de la phase du mode Critique, même principe, avec une ou plusieurs questions pour se mettre dans l’énergie du 2 alpha, puis du 8 mu, puis du 1 alpha, puis du 4 mu, puis du 3 alpha, puis du 9 mu (et/ou des 6 alpha et 6 mu avec un centre instinctif basculé). Ainsi, en adoptant à chaque fois différents points de vue au sein d’une même phase (« Rêveur », « Réaliste », « Critique »), le résultat qui en ressortirait serait probablement plus vaste. Mais mon ressenti est peut-être complètement à côté de la plaque. Voilà ce qui m’est venu, peut-être en mode Rêveur même si pour l'instant, ça me semble aussi assez Réaliste. Qu’en pensez-vous ? Avis, aux modes « Réaliste » et surtout « Critique » Bises, Fantasio
  6. Un cadeau empreint de dédain

    Bonjour à tous, "Plus j'aime, plus je donne (de moi)." La réalité égotique est : "Plus je veux être aimé, plus je donne." Le 2 n'a toutefois pas l'exclusivité de cette attitude… "L'importance du cadeau peut mettre l'autre dans une position de malaise, d'inconfort, voire d'insécurité." En tant que 7 et donc grand manipulateur devant l'éternel, je détecte et déteste être manipulé. J'ai souvent trouvé manipulatoires des cadeaux excessifs offerts par des 2 ou des personnes se désintégrant en 2. Il m'est même arrivé d'interrompre des relations suite à de tels cadeaux. Très amicalement, Fabien
  7. Quand un 3 ne sait plus compter !

    Bonjour à tous, Merci Annedo pour cette analyse. Elle me semble aller dans le même sens que la discussion “Proximité du sous type conservation du 6 et sexuel du 3” pour confirmer à quel point le contexte social te met à l'aise et est un des déclecheurs majeurs de ta compulsion. Très amicalement, Fabien
  8. Quand un 3 ne sait plus compter !

    Je vis très souvent une hallucination négative visuelle quand je dois payer un commerçant par carte bancaire. Je ne vois littéralement pas la somme à régler et je ne la cherche même pas, alors que je suis toute à fait consciente du code de la carte à inscrire : bref, c'est comme si je faisais des "chèques en blanc" alors même que je ne suis pas, dans mon comportement financier, particulièrement cigale. Quand j'ai pris consciente de cette hallucination, au delà d'être embêtée sur d'éventuelles conséquences financières , j'ai surtout été interloquée : pourquoi un tel comportement ? Qu'est ce qu'il révèle ? En m'auto-observant, j'ai noté que je n'avais pas cette hallucination quand j'achetais par Internet, c'est à dire seule devant un écran, ou quand je réglais des factures par chèque ou virement de chez moi. Je n'ai pas non plus cette hallucination quand le "terminal" passe d'une personne à l'autre, par exemple lors du règlement du déjeuner de nos séminaires. Pour que la transe apparaisse, il faut que je sois seule en face d'une personne physique. Je suis comme hypnotisée par le terminal tendu et je "veux bien faire". J'identifie une forte régression en âge avec une gamine qui veut bien répondre à la maîtresse : mon image de bonne élève était importante pour moi (identification ). J'ai aussi souvenir d'expériences, encore plus petite, où on me félicitait d'avoir su compter la monnaie chez le boulanger… Et je revis tout cela devant le commerçant qui me tend la calculette. Depuis cette prise de conscience, j'exerce avec constance "au moment fatidique" mon observateur intérieur, rappel à soi, et le traitement de la transe hypnotique "je sais compter, je ne sais pas compter…" Certes cela interrompt un peu mon papotage et dialogue avec le commerçant mais c'est efficace : je vérifie le montant à payer !
  9. Un cadeau empreint de dédain

    Bonjour à tous, À la lecture de l'histoire racontée par Pocahontas, je me suis demandé si les mécanismes présentés me parlaient ou non, et surtout pourquoi. Voici ce à quoi j'en suis arrivé. Il est vrai que selon l'appréciation que j'ai pour la personne, sa valeur (taille, prix…) peut être fortement impacté. Plus je suis en prise à mes automatismes égotiques ET plus j'apprécie une personne, plus le cadeau qu'il/elle recevra sera important. Dit autrement : plus j'aime, plus je donne (de moi). Avec le recul, je me rends compte encore une fois que cela a bien l'effet escompté inverse : L'importance du cadeau peut mettre l'autre dans une position de malaise, d'inconfort voire d'insécurité : Pourquoi un aussi gros/beau cadeau ? Je ne tiens peut-être pas à lui comme il tient à moi. Maintenant que j'ai reçu cela de lui, qu'attend-il de moi ? Se crée chez moi un besoin de reconnaissance "à la hauteur" du cadeau qui a été offert Immédiat : je peux attendre un merci voire plusieurs mercis pour le cadeau offert ; Différé : je peux attendre un cadeau d'une valeur équivalente par la suite ; C'est finalement forcer un retour sur image à l'autre — alors que je souhaiterais être dans l'amour — et cela de manière indirecte à cause de la compulsion d'évitement de reconnaître ses besoins. Il m'est bien triste d'écrire ces mots mais c'est bien le constat que je fais de plus en plus souvent suite à auto-observation. Il m'est assez difficile de m'imaginer offrir un cadeau "d'occasion" à quelqu'un, en soulignant ma générosité. J'ai déjà du mal à acheter de l'occasion personnellement alors l'offrir, encore plus si c'est quelque chose de chez moi qui aurait pu être découvert, me paraît presque impensable. En réalité, rien que d'y penser me fait ressentir une certaine gêne que je pourrais probablement associer à de la honte : peut-être que cela résonne au niveau de mon instinct social blessé de mon type de désintégration (4 : Honte). Maintenant, je me demande si ma variante mu n'y serait pas pour quelque chose. Est-ce que mon mental en support ne me projetterait pas une image de moi-même non acceptable dans cette situation ? Je me reconnaitrais alors potentiellement plus dans la réaction de la belle-mère (2 mu) à ne rien donner et à le justifier par un raisonnement ou à vouloir me racheter à tout prix en offrant quelque chose en différé. Cela m'a bien fait me poser quelques minutes pour y réfléchir ! Je ne sais pas vraiment si je fonctionne au coup de cœur au sens "dans l'instant" mais plutôt au coup de cœur au sens "ce qui fera le plus plaisir" (drivers quand tu nous tiens !). Ayant l'instinctif réprimé, si je peux éviter de chercher trop longtemps ça m'arrange ! Maintenant, si le cadeau est défini avec précision et que je sais que c'est ce qui fera véritablement plaisir, cela ne me dérange pas fondamentalement de l'acheter mais il est vrai que j'en garderais une satisfaction amère. Ce qui serait plus facile pour moi dans ce cas serait de connaître le cadeau avec précision, sans que la personne n'ait prévu de le recevoir : là il n'y a aucun problème ! J'ai l'impression que cela rentre dans la thématique du choix dans l'aide et de l'amour que j'apporte, en considérant qu'un cadeau est bien une preuve d'amour ! Bien amicalement, Oyoshi
  10. Retour du stage Intuition

    Bonjour à tous, Encore un grand merci Fabien et Patricia pour ce stage que j'ai vraiment apprécié. Vous n'imaginez pas à quel point cela m'a fait un bien fou de retrouver d'autres participants, d'échanger librement et sans crainte dans ce contexte bienveillant, de pratiquer les différents exercices proposés en présence, d'apprendre de nouvelles choses passionnantes et de m'amuser. Je dois dire que suite au stage Néti Néti de décembre dernier, passées les prises de conscience, j'ai vécu un gros passage à vide qui a duré jusqu'au début de la semaine dernière. J'ai été très malade pendant deux semaines (corps caput => holarchie réduite) et j'ai vécu des moments de panique assez intenses et soudains à cause de soucis personnels (désintégration). Tout cela, ajouté à la fatigue de la fin d'année et au stress de voir arriver à vitesse grand V les fêtes (je n'avais absolument rien préparé), m'a littéralement laissée sur le carreau, et je n'ai quasiment pas pratiqué pendant cette période. Ce n'est qu'avec la reprise du travail la semaine dernière que j'ai commencé à sortir la tête de mon nuage gris et à me remettre doucement aux techniques issues des différents stages que j'ai suivi jusqu'à maintenant. Le stage Intuition de ce weekend est donc arrivé comme une bouffée d'air frais et m'a vraiment reboostée. Merci et bises à tous ! Bien amicalement, Pocahontas
  11. Un cadeau empreint de dédain

    Bonjour à tous, Les cadeaux de « gadgets » cités dans ce message-ci d’Aurore7 de la conversation “Anecdotes de 2” pourraient être empreints de dédain. Mais bon, la connotation très péjorative que j’attribue au mot « gadget » m’appartient. Après avoir lu ce message-là de la conversation “Un 2 peut-il refuser de l’aide ?”, je me demande comment un 2 pourrait vivre une demande d’un cadeau prédéfini avec précision, en fonction de son niveau d’intégration. La motivation du 2 ne dépend-elle pas de la nature du cadeau : prédéfini avec précision ou pas ? Également, offrir un cadeau prédéfini avec précision, n'y manque-t-il pas le coup de cœur de l’instant présent pendant de la recherche du cadeau ? Le centre émotionnel vit dans le présent. Amicalement, Yves
  12. Tout y est : peur, suspicion, contrephobie, projection

    Bonjour à tous, C'est effectivement un bien bel exemple, Simechau. "Que demander de plus !" Ben de déconstruire les mécanismes aussitôt qu'ils sont observés mais… "Enfin, au terme de cette soirée, je m’auto-félicite pour cette double prise de conscience." … tu as bien raison de te réjouir de cette conscientisation des caractéristiques de ton type. Ce sont les fondations du travail vertical et tu es train de construire des fondations solides. Très amicalement, Fabien
  13. Bonjour à tous, "Après avoir pratiqué plusieurs fois la technique dédiée à la suppression de sensation, je me suis rendu compte qu'il ne m'était en fait pas toujours facile de créer des sensations. Je me suis demandé s'il pouvait y avoir un lien avec le niveau de fonctionnement de mon centre instinctif déséquilibré." Il peut y avoir un lien, Oyoshi, mais il n'est sans doute pas besoin d'aller chercher si loin. Le 2, quelle que soit sa variante, est tournée vers l'extérieur et ne connait pas bien l'intérieur, notamment ses émotions. Et quel peut être un bon moyen de ne pas connaître ses émotions ? Ne pas connaître ses sensations. Je connais énormément de 2 incapables de vivre une sensation ne venant pas de l'extérieur. "J'ai donc tenté de me reconnecter à mon corps avec un rappel de soi avant de me relancer dans la technique de suppression de sensation : cela m'aide un petit peu mais je ne sais pas si cela est pertinent." Oui, c'est pertinent ! Même si elles sont apprises séparément, les techniques sont faites pour être utilisées simultanément. "Je me rappelle de ta remarque sur l'aspect complémentaire et non interchangeable des techniques du stage Éveil et du stage Essence, mais est-ce que l'une peut être une porte vers l'autre." C'est possible mais c'est alors propre à chaque individu. Sinon nous imposerions un ordre de suivi entre ces deux modules. "Si l'on considère que nous sommes habituellement à un niveau moyen d'intégration, c'est comme si nous étions dans une piscine avec l'eau au niveau du ventre." Le défaut de cette métaphore est qu'elle implique que tant que l'eau n'a pas atteint nos narines, ce qui correspondrait à une désintégration extrême, nous prenons des "décisions adéquates" qui ne sont pas trop marquées par notre ego. C'est un optimisme que j'aimerais bien partager mais que l'observation de soi et des autres dément. "Je serais donc meilleur manipulateur que je ne le crois ?" Bien sûr, pour ce mécanisme égotique comme pour les autres, il y a la partie consciente et la partie inconsciente. Et pour avoir les proportions, tu connais la métaphore de l'iceberg ! Pour revenir à la distinction entre travail vertical et horizontal, le premier cherche à conscientiser le plus grand nombre possible de notre fonctionnement, alors que le second se satisfait fort bien de comportements inconscients tant que le résultat est confortable pour l'ego. Je te renvoie à l'exemple détaillé donné au stage Éveil. Très amicalement, Fabien P.-S. : tu peux aussi (re)lire la conversation “Un 2 peut-il refuser de l'aide ?”.
  14. Tout y est : peur, suspicion avec perception d’un risque imaginaire, contrephobie et projection Prise de conscience de mon fonctionnement égotique. Je participe à un groupe de pratique de communication non violente. Nous sommes sept participants. Il y a un exercice à faire devant le groupe. J’ai très envie de faire cet exercice, mais je ressens immédiatement la peur, et en plus, c’est trop risqué (risque de ne pas y arriver, risque d’être ridicule, et donc risque de nuire à l’activité du groupe, c’est grave !). La perception d’un risque est chez moi, immédiate, automatique. Elle se fait naturellement, automatiquement, égotiquement. En fait, dans le cas présent, le risque n’existe pas, il est exclusivement dans ma tête, issu de mon fonctionnement égotique. Dans le cas présent, le groupe est constitué de dames, qui sont toutes, dans une position de bienveillance et d’écoute attentives. Je ressens, en sus, une forte frustration. C'est-à-dire : une tension psychologique engendrée par un obstacle, en l’occurrence, dans le cas présent, ma perception du risque (perception erronée par ailleurs). Cette perception erronée m’empêche de réaliser un désir, celui de faire l’exercice, car j'ai envie de faire l'exercice, je le trouve intéressant. Je désire réaliser l’exercice mais je ressens de la peur, c’est trop risqué. En y réfléchissant après coup, je ne vois pas quel est le risque, mais je sais, que sur le moment, mon émotion, la peur, est là et me prend tout entier Pour couronner le tout, et comme un fait exprès, l’animatrice du groupe m’interpelle directement devant le groupe pour me proposer de faire l’exercice : « Simechau ! Serais tu d’accord pour faire l’exercice ? » J’ai trop peur, c’est trop risqué, et en plus c’est une interpellation directe à effets immédiats, je n’ai même pas le temps de réfléchir à la proposition, il faut que je réponde tout de suite. Donc, réaction contrephobique immédiate de ma part, j’ai trop peur, il faut que je me protège. Je formule à haute voix, avec beaucoup fermeté, de manière très clairement audible et probablement sur un ton péremptoire, qui ne sied guère à la situation : « Non, je ne suis pas d’accord. » De ce fait, une autre personne du groupe fait l’exercice, et le groupe poursuit sa pratique. Au terme de la séance, il est coutumier que chaque participant, qui le souhaite prenne la parole, pour exprimer son ressenti sur la pratique de la soirée et les exercices réalisés. Dans ce cadre, en me tournant vers l’animatrice du groupe, je prends la parole et je lui dis, je voudrais te communiquer deux choses. La première chose : « Lorsque tu m’as proposé de faire un exercice et que j’ai refusé, j’ai senti ta frustration. » Elle m’interrompt immédiatement et me dit : « Pas du tout, Simechau, je n’ai, pour ma part, ressenti aucune frustration à ce moment-là. » L’information qu’elle me donne, me permet de prendre conscience que, en fait, j’ai projeté sur elle, ce que j’ai ressenti en moi, à savoir la frustration. Bel exercice de projection, n’est ce pas ! La seconde chose : je lui explique mon mode de fonctionnement, celui qui m’enferme, mon mode de fonctionnement égotique. Je lui explique, que je suis un homme souvent dominé par la peur, et que, de ce fait son interpellation directe, impliquant une décision immédiate de ma part, en plus devant un groupe auquel j’adhère, a provoqué de la peur chez moi, d’où ma réaction. Elle me remercie de cette explication et me dit qu’elle a, dans son entourage, un proche, qui manifestement, à un fonctionnement s’apparentant au mien, car elle a déjà pu constater une réaction identique, lorsqu’elle a une approche trop directe de cette personne. L’approche directe étant, me dit-elle, dans sa nature, à elle. Bon, eh bien, au final, en voilà une bien belle soirée. J’ai pris conscience d’un épisode de mon fonctionnement égotique, automatique, compulsionnel du fait de l’activation compulsive de la passion de peur. J’ai pris conscience d’un épisode de projection, grâce à la réponse que l’animatrice du groupe m’a donnée. Je crois que j’ai donné une information utile à l’animatrice du groupe, dont elle a su s’emparer pour nourrir éventuellement une relation plus apaisée avec un de ses proches. Que demander de plus ! Enfin, au terme de cette soirée, je m’auto-félicite pour cette double prise de conscience. Je vais poursuivre le cheminement avec l’outil Ennéagramme ainsi que mon auto-obervation. La suite à un prochain épisode de lucidité, au prochain éclair, que je pourrai percevoir dans mon obscurité égotique de peur, doute suspicion et projection.
  15. Bonjour à tous, Merci Fabien pour ce retour très précis qui m'éclaire sur plusieurs points. "Elle est liée, non à la douleur en général, à la compulsion et à l'image de personne aimante que veut avoir le 2 qui réprime tout ce qui pourrait être non conforme à cette image." J'avais effectivement conscientisé que l'image était particulièrement importante dans ma prise de décision consciente, je me rends compte à présent qu'elle l'est également dans ma prise de décision inconsciente et donc une cause courante de déclenchement de mécanismes égotiques ! "Il s'agit de renforcer l'observateur intérieur suffisamment pour que les transes soient détectées et interrompues en direct." J'avais partagé ma difficulté à travailler sur la suppression de sensation en début de stage Néti Néti, et je me rends compte que c'était probablement dû à cette confusion entre travail horizontal et vertical ! "Il n'est pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va" , disait Sénèque. Je pense que c'était mon cas jusqu'ici et je comprends mieux à présent l'intention permanente de travailler sur son observateur intérieur afin d'agir de manière plus libre. Après avoir pratiqué plusieurs fois la technique dédiée à la suppression de sensation, je me suis rendu compte qu'il ne m'était en fait pas toujours facile de créer des sensations. Je me suis demandé s'il pouvait y avoir un lien avec le niveau de fonctionnement de mon centre instinctif déséquilibré. J'ai donc tenté de me reconnecter à mon corps avec un rappel de soi avant de me relancer dans la technique de suppression de sensation : cela m'aide un petit peu mais je ne sais pas si cela est pertinent. En effet, je me rappelle de ta remarque sur l'aspect complémentaire et non interchangeable des techniques du stage Éveil et du stage Essence, mais est-ce que l'une peut être une porte vers l'autre ? Ou est-ce que je me fourvoie une nouvelle fois ? "Comme nous le précisons dès le stage Bases, les caractéristiques égotiques sont non contextualisées. Ton ego est en permanence dans le dédain." En y réfléchissant un petit peu, cela m'a fait pensé à une image, la combinaison de deux images en fait : celle de la cuisson des homards et d'une piscine. Elle n'est pas forcément bonne mais c'est une manière d'expliquer ce que j'ai compris : j'espère que cela sera suffisamment clair. Si l'on considère que nous sommes habituellement à un niveau moyen d'intégration, c'est comme si nous étions dans une piscine avec l'eau au niveau du ventre : lorsque l'on avance dans l'eau on peut avoir certaines difficultés mais on respire suffisamment pour pouvoir prendre les décisions adéquates selon la situation. L'eau représente l'ego qui est bien toujours présent, c'est simplement qu'il n'est pas aussi impactant sur notre manière de nous comporter : dans mon cas ce serait l'orgueil, le dédain, la flatterie… Lorsque l'on se désintègre, c'est comme si l'eau de la piscine montait au fur et à mesure — comme la température pour le homard qui est endormi. Lorsque l'eau sera montée trop haut, il sera trop tard, nous n'aurons plus d'air et nous serons submergés (et donc pilotés) par notre ego. L'idée est donc de réussir le plus souvent et rapidement possible à nous réveiller avant que le niveau de l'eau ne soit arrivé trop haut ! C'est là que l'observateur intérieur intervient : l'observateur intérieur est cette personne qui parfois nous éclabousse dans la piscine et nous projette de l'eau à la tête : cela nous aide à conscientiser l'ego dans nos prises de décisions car il est rendu plus facilement visible. Dans le cas où l'on se prend l'eau à la tête, on s'en rend compte après coup (ce qui est la plupart du temps mon cas donc), mais si on arrive à éviter l'éclaboussure, c'est que l'on a pu quasiment en direct détecter les mécanismes égotiques et donc les stopper (ce qui est l'intention du développement de l'observateur intérieur en terme de nombre d’occurrences et de rapidité). "Ensuite aurais-tu oublié que le 2 est un champion de la manipulation pour faire accepter son aide ?" Je serais donc meilleur manipulateur que je ne le crois ? Plaisanteries mises à part, ton commentaire m'inquiète un peu sur mon aptitude actuelle à différencier une aide "suggérée" d'une aide véritablement demandée. Je vais y faire plus attention et continuer à m'auto-observer à ce sujet. Bien amicalement, Oyoshi
  16. Bonjour à tous, Je trouve cette conversation intéressante et édifiante. Et aussi pleine d’espérance. Merci Lighyli de l’avoir créée. Ma hiérarchie des centres diffère de celles de mes éducateurs, et mon vécu de ceux de Lighyli et de Fabien. Voici mon témoignage personnel. Mon père est 9 alpha, ma mère était 2 alpha. Mon grand-père paternel était 1 alpha et mon grand-père maternel, 8 alpha. Ma grand-mère paternelle, 7 mu. Le centre instinctif Mes parents et mes grands-pères utilisaient énormément le centre instinctif et aimaient l’utiliser. Tous mes ascendants travaillaient beaucoup manuellement ; soit par goût, soit par nécessité acceptée (cf. VIOLET et BLEU de la Spirale Dynamique, je pense à ma grand-mère), soit les deux. Leurs vMèmes de sacrifice de soi étaient bien installés, et ils valorisaient le travail manuel au service de leur groupe. Je les respectais (cf. VIOLET) et les estimais (centre émotionnel), ainsi que les travailleurs manuels dans l’ensemble. Mais je ne mobilisais pas pour autant mon centre instinctif — ego oblige. Je me sentais honteux de ma gaucherie et aussi, parfois, malgré ma capacité à la rationaliser, de ma paresse à agir. Ainsi je vivais une ambivalence et un désarroi. Las, ni la valorisation du centre instinctif par mes ascendants, ni mon respect, ni mon estime pour eux, ni mon désarroi, ne m’ont empêché de sous-utiliser mon centre instinctif. Pour rationaliser cette sous-utilisation, mon ego s’appuyait sur mon centre mental. Le centre mental Dans l’ensemble, exception faite du dédain muet de ma mère, mes ascendants estimaient travail intellectuel et travail manuel de la même façon. Une chance extraordinaire. Cela ne m’a pas empêché de sur-utiliser mon centre mental. Le centre émotionnel Dans ma famille, nous n’étalions guère nos sentiments. Pour diverses raisons : leurs milieux socio-culturels, les effets des guerres, leurs positionnements sur la Spirale (ils culminaient en BLEU), une forte introversion chez mes parents et mes grands-pères, des centres pas assez dirigés vers l’intérieur (sauf mon grand-père 1 alpha et ma grand-mère 7 mu), une pudeur, une peur des sentiments ou de leur expression (cf. la répression du centre émotionnel du 9 alpha et du 8 alpha), ou carrément leur répression (cf. le mécanisme de défense du 2). Cette retenue et ces non-dits convenaient à mon ego : il les trouvait normaux et confortables. Je vais reprendre l’expression de Fabien. Comme pour le centre instinctif, mon ego n’a pas pris ce qui ne l’intéressait pas : ni l’expression joyeuse de ma grand-mère, ni le lien, chez ma mère, entre la ferveur du centre émotionnel extérieur et l’action… Si, si, cher ego, y’a un lien. Bien sûr, mon ego a pris ce qui l’intéressait : Ici le mutisme de mes parents et de mon grand-père 8 alpha ; Là le driver primaire du 8 (ma mère se désintégrait souvent en 8), pour renforcer celui du 5 ; Là encore, l’orgueil et le dédain de ma mère, que je liais au scepticisme de mon père — « Il ne faut rien attendre des autres. », me confia-t-il un jour —, pour consolider la croyance du 5 que « le monde ne donne pas ce qui a de la valeur » et rationaliser, isolé derrière ma fenêtre, mon indépendance et mon détachement ; La perception doloriste du monde que cristallisait ma mère, pour solidifier le message parental du 5. D’un autre côté, leurs comportements discrets et pudiques se sont avérés des actions justes pour le 5 que je suis. Ainsi je songe avec tendresse à un long regard silencieux de mon grand-père 1 alpha, à son sourire vulnérable, avant de m’embrasser. Et aux clichés photographiques pris par mon père, où transparaissaient, sous une couche de convention et de consensus, ses sentiments cachés. C’est en écoutant des musiques dépouillées que je me suis ouvert. Par chance, à l’époque, mon père n’était pas constamment désintégré comme aujourd’hui. Parfois il nous disait avec sincérité ce qu’il aimait ou n’aimait pas ; son flou intérieur s’estompait comme lorsque le soleil apparaît entre les nuages. Ma sœur et moi ressentions alors une joie secrète. Inconsciemment j’ai cherché la compagnie d’êtres aimant utiliser à la fois leur centre instinctif et leur centre émotionnel intérieurs. Ô joie, j’en ai rencontré… Dans les trésors de notre XIXe siècle : des romans et des poèmes. Je songe à Stéphane (5 mu) dans le film Un cœur en hiver, trouvant beau le sentiment amoureux, dans la musique ou la littérature. Et puis quand même, j’en ai rencontré plusieurs dans le monde réel. Je songe à eux avec gratitude, ainsi qu’à nos romanciers et poètes. Bref, un équilibrage extérieur-intérieur s’est amorcé. Puis vers la fin de mon adolescence, alors que parce que personne ne me l’avait demandé — ne pas me le demander, c’était une action juste avec le 5 que je suis —, je conquis, porté par mon centre émotionnel, l’honneur imaginaire de la tribu imaginaire de mes ascendants (ROUGE, BLEU et VIOLET), conquête cette fois­ dans le monde réel, par des travaux manuels estivaux en entreprises. Je fis aussi mes débuts sportifs : sports collectif (toute mon holarchie) et individuel (vMèmes d’expression de soi), alors que ma tribu n’estimait pas le sport. Ainsi en utilisant la connexion parentale du 5, qui cette fois œuvrait à un travail horizontal, je commençais à réparer les blessures de mes instincts, et équilibrais un peu ma hiérarchie des centres. **************** Pour conclure, malgré des hiérarchies de mes éducateurs différentes de la mienne, ma hiérarchie des centres est longtemps restée déséquilibrée, puis s’est un peu équilibrée grâce à l’acceptation de moi-même par mes éducateurs, ainsi que grâce à une installation harmonieuse de leur holarchie sur la Spirale, et grâce à mon centre de support dans le cadre d’un travail sur les instincts. Je ressens de la gratitude. Oui. Une éducation dont le point de départ est ce que vit l’enfant. L’attention bienveillante, terreau de la compréhension, l’acceptation, la patience (utile avec des adolescents ), la confiance, l’espérance et seulement à partir de là, en lien avec une éthique, des actions justes. Oui, Lighyli. Amicalement, Yves P.S. : la pratique de l’ennéagramme des processus du stage Essence peut aider indirectement des éducateurs dans leur rôle, en particulier à travailler leur résilience, en premier lieu à l’égard de leurs propres éducateurs, ainsi que la compassion pour leurs adolescents.
  17. Avant
  18. Exercice essence et blague de l'ego d'un 9…

    Bonjour à tous, "C'est l'hiver, il fait froid et je suis bien sous ma couette, mon centre mental n'a vraiment pas envie de démarrer mais mon centre instinctif va bien : je me lève." Profites-en bien ! Dans environ deux mois, Lighyli, tu auras fait le stage Éveil et, au lieu de te promener de ton appartement, tu devrais faire la technique sur le traitement des transes d'amnésie… sauf bien sûr à ne plus s'en souvenir, voire à avoir oublié l'existence même de ce stage ! Très amicalement, Fabien
  19. Henry Cavendish, un 5 emblématique

    Bonjour à tous, Pour comprendre Henry Cavendish, peuvent être considérés : notre connaissance du contexte (époque, lieu, contexte socio-culturel, humain, etc.) ; notre hypothèse sur le vMème prédominant de son environnement : BLEU ; et sur son positionnement sur la Spirale Dynamique — VIOLET, ROUGE, DQ-BLEU et ORANGE-scientisme, plutôt qu’ER-ORANGE-matérialisme —, positionnement différent de la plupart des nôtres et de ceux de ses biographes et commentateurs actuels ; notre connaissance du syndrome d’Asperger ; notre connaissance de l’ennéatype 5 ; et surtout des témoignages sur lui, émis par ses proches et par lui-même ; témoignages qui nous font défaut, hélas, je le regrette comme toi, Étoile Filante — ainsi des hypothèses ne pourront pas être levées : pour mon ego de 5, ça, c’est terrible. ************* En effet, Étoile Filante, Henry Cavendish n’a pas diffusé certains de ses manuscrits : jusqu’à sa mort, il a laissé une vingtaine d’entre eux dans ses tiroirs. Je trouve cela triste. Voici ce que j’y reconnais. La passion du 5, bien sûr, hélas. Peut-être la peur d’être mis en défaut ou contesté, voire ridiculisé par un de ses pairs de la London Royal Society, peur d’être mis en position de faiblesse, liée à la fierté de l’ego, au vMème ROUGE ou/et à sa sensibilité maladive (syndrome d’Asperger). Ainsi ses méthodes révolutionnaires en chimie ont pu se heurter au dogmatisme de BLEU. En effet, maints scientifiques ont vu leurs travaux d'avant-garde rejetés et même ridiculisés par leurs contemporains. Je me souviens aussi d’une querelle de chapelles chargée d’intolérance dogmatique et de mépris, lorsque j’étais étudiant, entre mon professeur de chimie et un autre professeur de chimie, à propos d’une modélisation. Or, la plupart des 5 n’aiment pas les conflits. De même pour les « Aspies » (souffrant du syndrome d’Asperger). Peut-être la peur d’inexactitudes ou d’imprécisions dans les résultats de ces travaux (le site de l’encyclopédie Universalis, cité par Etoile Filante, parle « d’excès de scrupules ».). Le doute scientifique et l’orientation de précision du 5 ont pu être détournés par l’ego pour rationaliser la passion du 5. Peut-être la peur d’être incompris, peur induite par la croyance de l’ego du 5 « Je ne sais pas me faire comprendre ». Cette peur peut être confortée, en un cercle vicieux, par les effets de la passion et de la contrepassion : cf. la conversation Communication écrite : tout ou rien. Cette peur peut aussi être liée à une conscience plus ou moins vague de Henry de paraître excentrique et bizarre, le syndrome d’Asperger n’étant pas connu à l’époque. Et surtout à l'énorme difficulté à communiquer des "Aspies". Ce syndrome engendre une grande souffrance psychique… Prise en charge par l’ego, à sa façon. Peut-être la peur — inconsciente, elle aussi — d’être ostracisé par sa tribu d’académiciens. Peur liée au sous-type Social du 5 et à VIOLET. Se faire ostraciser, c’est une grande souffrance psychique : cf. l’article Ostracisme du blog de Fabien. Ou simplement la peur d’être privé de la reconnaissance par ses pairs. Henry avait-il besoin de cette reconnaissance ? Je présume que oui : ce n’est pas incompatible avec le syndrome d’Asperger, et c’est compatible avec le sous-type Social du 5. Sauf si son centre émotionnel était constamment très très réprimé, ce qui me semble improbable, vu sa « grande générosité » envers les étudiants et les malheureux. Ou sauf si son ROUGE était fort, ce qui est plus qu’improbable chez un « Aspie »… Et puis si son ROUGE était fort, alors comme son pouvoir, c’était son savoir, ce manque de reconnaissance aurait été la honte pour lui. En tout cas, cette reconnaissance, étant donné son syndrome d’Asperger, il la souhaitait intangible et quasi-invisible (sans échanges de regards). Bon, ce qui est sûr, c’est qu’il y est resté, dans sa tribu… Ouf ! Henry Cavendish a exploré des thèmes très variés, sans liens entre eux. J’imagine qu’il avait toujours un thème de recherche sur le feu et que, dès qu’il entamait une nouvelle recherche, il se passionnait pour celui-ci et oubliait alors la recherche précédente — le centre émotionnel vit dans le présent… Manuscrit oublié dans un tiroir… Un oubli qui arrangeait l’ego. La vingtaine de manuscrits qu’il n’a pas diffusés, Henry Cavendish ne les a pas détruits, non. Pourquoi ? Peut-être espérait-il une reconnaissance de la part de la communauté scientifique future ? Ou s’imaginait-il être reconnu pour ces travaux (hallucination additive) et se contentait-il de ce fantasme ? Certains artistes brûlèrent leurs œuvres. Henry, non. L’existence de ses tiroirs plein de manuscrits ni publiés ni détruits lui permettait-elle d’éviter la peur, peur projetée sur l’extérieur, du vide intérieur ? Ses tiroirs, un refuge pour l’ego ? J’imagine la valeur que pouvaient représenter ses tiroirs pour lui. Une des croyances du 5 est : « Le monde ne donne pas ce qui a de la valeur. ». L’ego construit la réciproque. Logique. Maintenant au tour du point de vue de la Spirale Dynamique. En DQ-BLEU et en ORANGE-scientisme, le partage universel du savoir était moins développé qu’en ER-ORANGE à l’heure d’Internet. Ce manque de partage peut nous choquer. De plus, si l’ennéatype de la London Royal Society était 5, ce qui est loin d’être impossible pour une académie en Angleterre, alors les incitations à diffuser en dehors de la forteresse de l’académie, auraient fait défaut à Henry. Peut-être que certains de ses pairs connaissaient les manuscrits secrets de Henry et n’en ont parlé à personne. Henry Cavendish n’avait peut-être pas, parmi ses amis ou ses pairs, un Diderot ou un d’Alembert pour le pousser à publier. Tout de même, les prémices de la diffusion universelle des connaissances l’ont probablement aidé à dépasser les mécanismes de l’ego du 5 : il a présenté son premier mémoire en 1766, pendant l’édition de l’Encyclopédie (éditée de 1751 à 1772). Enfin, Henry Cavendish, ainsi que ses pairs de l’académie et ces étudiants qu’il aidait généreusement, ne poursuivaient aucun objectif de progrès matérialiste : ils exploraient, c’est très différent. VIOLET, BLEU et ORANGE-scientisme ne sont pas tournés vers le progrès matériel pour la prospérité individuelle, les objectifs d’efficacité, de rendement, publier plus et plus vite, préoccupations de l’ORANGE-matérialisme d’aujourd’hui. ************* J’ai ajouté cette phrase au dernier moment et ne l’ai pas étayée. Encore une manifestation de l’ego du 5. Je vais l’étayer. Entre parenthèses, je suis d’accord avec ta définition de l’engagement (que je n’ai pas citée), Étoile Filante. Henry Cavendish s’est engagé dans la London Royal Society et y est resté. Pourquoi ? Par intérêt personnel ? Si oui, lequel ? La renommée ? Non. La recherche d’un statut social (cf. ORANGE) ? Non : sa noblesse de naissance lui en conférait déjà un. D’ailleurs, cela aussi peut nous choquer. Une reconnaissance par ses pairs ? Oui, je présume (cf. supra). Poussé par son engagement dans cette académie et malgré son syndrome et malgré sa peur d’une renommée envahissante, Henry a publié. Certes pas assez et surtout pas assez vite, si je me place d’un point de vue ORANGE-matérialisme-progrès. D’une certaine façon, il s’est aussi engagé avec ces étudiants envers lesquels il a manifesté une « grande générosité ». En effet, sans sa générosité, ces étudiants auraient-ils pu étudier et ainsi participer à l’œuvre commune ? Bref, il s’est engagé avec les seuls êtres qui pouvaient, selon lui, reconnaître la valeur de ses travaux : la communauté des scientifiques, communauté incluant ses prédécesseurs, ses contemporains et ceux pas encore nés. Communauté pour lui plus idéelle qu’incarnée. Par ses engagements (académie, étudiants, publications), il a participé à une aventure commune : une exploration scientifique et une construction, non pas d’applications concrètes, mais de sciences exactes. Par exemple, d’après Wikipédia, il est l’un des fondateurs de la chimie. Cet engagement s’harmonise avec l’orientation du 5 — connaissance et précision —, et avec, non pas ORANGE-matérialisme, mais ORANGE-scientisme. Je présume que chez lui, VIOLET et BLEU — deux vMèmes de sacrifice de soi —, s’équilibraient avec ORANGE-scientisme mieux qu’avec ORANGE-prospérité individuelle d’aujourd’hui. Or, les vMèmes de sacrifice de soi peuvent faciliter la pratique du désintéressement. Sans, bien sûr, pouvoir faire taire l’ego. Je reconnais dans ces engagements de Henry, non seulement une manifestation de la passion du 5 sous la forme du sous-type Social, mais aussi un dépassement, grâce à son centre réprimé, à la fois des automatismes de l’ego et des limites induites par le syndrome d’Asperger. Cela m’émerveille. Amicalement, Yves P.S. : en VIOLET, BLEU et ORANGE-scientisme, le partage des émotions — Eurêka ! La joie d’une découverte, par exemple — est moins valorisé qu’en FS-VERT. Henry Cavendish n’a peut-être pas su partager ses joies. Cela m’attriste. Mais là encore, je ne sais pas : lui seul aurait pu nous le dire.
  20. Bonjour tout le monde !!!! Ayant participé à la discussion avec Gus sur la sortie au cinéma, je me suis demandé quelle aurait été ma réaction de 4 alpha en pareil cas : le SMS aurait déclenché en moi une énorme colère, mêlée de honte et de désespoir de me voir rejetée. Je me serais aussitôt mise en retrait, j'aurais ruminé et ressassé l'affaire, et c'est sûr que je n'aurais pas été libre pour le prochain cinéma projeté ! Enfin, peut-être que maintenant j'arriverais à moins ressasser et à plus agir… Qu'est ce qui déclenche le bouton rouge pour moi ? Tout ce qui touche mes peurs de base: ne pas avoir d'importance pour les autres, ne pas trouver ma place, me sentir défectueuse, me sentir ignorée ou rejetée. Le manque de respect et l'injustice. Ces deux points me font toucher du doigt mon "envie existentielle" : j'ai l'impression que si je suis injuste ou que je ne respecte pas les autres, je vais être rejetée, et en conséquence je fais beaucoup d'efforts sur ces points. Et j'ai par contre l'impression que les autres, eux, peuvent se le permettre et ne sont pas rejetés pour autant. Pourquoi les autres peuvent, et pas moi ???? (Salut l'ego, je t'observe !) Curieusement, les gens qui ont le centre instinctif réprimé m'exaspèrent, ce qui est quand même un comble !! Et bien sûr tout ce qui touche ma false core, mais là je suis sûre que c'est un bouton rouge pour tous les types… Comment je réagis : Je me mets immédiatement en retrait. J'ai besoin de temps pour comprendre ce qui s'est réellement passé, avec un autre éclairage que le sentiment de rejet. Avant, je ruminais et retournais tout dans ma tête pendant assez longtemps, ce qui avait pour effet d'augmenter les émotions négatives (colère, sentiment d'être une victime impuissante, tristesse), émotions qui finissaient par ressurgir de façon généralement tout à fait inopportune. Ce qui aggravait un sentiment persistant d'être à côté de la plaque. Ou alors, je réagissais par une violente colère et confrontation, presque comme un 8 (pas étonnant pour une 4 de sous-type sexuel…). Maintenant j'essaie de voir autrement les motivations de l'autre, ce qui relativise un peu le rejet ressenti. Et surtout, au lieu de ruminer je me pose des questions claires, et j'agis davantage. Il y a des jours où ça marche et où je comprends mieux l'autre personne, qui a elle aussi un ego, des peurs, une false core… Et des jours où ça marche moins bien ! Amitiés à tous M Do
  21. Depuis un peu plus d'un an que je "pratique" l'ennéagramme, je commence à connaître les différentes caractéristiques des différents types. Surtout le 9 évidemment… Même si cela demande pas mal d'effort à mon centre mental réprimé… Il y a quelques jours, dans mon lit avant de m'endormir, je reprenais les supports et mes notes du stage Essence. Objectif : reprendre tous les exercices pour les travailler (quelle richesse !!) Je tombe sur l'exercice "L'observateur intérieur". Je lis l'exercice en me disant que je pourrai le faire immédiatement celui là. Il me faut donc réaliser quand le mécanisme d'attention propre à mon propre type prend le contrôle, puis récupérer cette énergie investie dans la passion et la fixation. Et là, je me dis : "Mais c'est quoi déjà la passion et la fixation du 9 ???" Je réfléchis rapidement (le mental ne démarre pas), et je retrouve le mécanisme de défense, mais impossible de retrouver la passion et la fixation… Gros trou de mémoire… (!!!) C'est l'hiver, il fait froid et je suis bien sous ma couette, mon centre mental n'a vraiment pas envie de démarrer mais mon centre instinctif va bien : je me lève et je vais chercher mon "aide mémoire Ennéagramme"… (Très classique chez moi : si je peux bouger pour trouver une réponse plutôt que rechercher dans ma mémoire, je préfère bouger…) Et je lis : Fixation : oubli de soi Passion : paresse psycho-spirituelle CQFD… Mon observateur intérieur a bien rigolé pour la peine… Je pouvais reprendre l'exercice plus concrètement…
  22. Ressentis de 5

    Bonjour à tous, À cette époque-là, dans mes vies professionnelle et personnelle, mon ego cherchait de la prévisibilité sécurisante en BLEU (creux gamma) et VIOLET. "J'espère d'ailleurs que nos stages répondent à ces deux critères." Je songe à Barbara, pleurant seule dans cette chambre d’hôtel triste, située à côté du Junges Theater (« Jeune Théâtre »), seule dans cette ville universitaire : Göttingen, un soir de juillet 1964. Elle avait d’abord refusé de venir chanter en Allemagne — Barbara était juive —, puis hésité, puis accepté. Le piano prévu pour son récital n’avait pas été livré. Soudain elle entend des voix dans la rue. Passe la tête par la fenêtre. Des jeunes lui apportent un piano à queue. Ils sont allés le chercher chez la mère de l’un d’entre eux. Barbara écoute le présent de son cœur. Oui, je vais chanter. Pour eux. Cinq jours plus tard, dans un jardin public de Göttingen, elle crée une chanson. Pour eux. Parfois, pendant des stages de Patricia & Fabien, assemblés en un jovial patatoïde imparfait, nous portions ensemble les poids et contrepoids de nos egos désaccordés et grinçouillants. Le dimanche soir, je sortais dans le patio, cœur et corps légers, portant bien porté. Je vous souhaite des moments de légèreté au cours de cette année. Amicalement, Yves Source pour l’anecdote sur Barbara : Ce qu’on entend dans les chansons, de Serge Hureau et Olivier Hussenet, Éd. Points, 2016.
  23. Bonjour à tous et très bonne année 2018 ! Ta contribution Simechau m’a bien intéressée, en effet elle met fort bien en lumière un comportement du type 6 décrit lors du stage Entreprise de décembre et que j'avais eu du mal à reconnaitre chez moi, à savoir la fameuse ligne rouge qu’il ne faut surtout pas dépasser sous peine de perdre la loyauté dudit 6. À la lumière de ton témoignage, je réalise que moi aussi je l'ai cette ligne rouge. Une connaissance qui était auparavant du coté des opprimés et que donc je "défendais" régulièrement l’a dépassée dernièrement en attaquant un de mes fils. Après un semonce restant polie de ma part, nos relations ont repris en apparence sur le même mode qu'auparavant. En réalité elle a maintenant basculé du coté des traîtres et a perdu la loyauté qui m’avait fait supporter l’écoute de ses états d’âme, plusieurs heures par semaine et ce pendant plus de 10 ans ! Moi aussi j’ai vécu cette rupture comme une libération. Je continue à la côtoyer et à écouter ses soliloques, mais dorénavant je ne ressens plus de devoir de loyauté à son égard, par exemple, je ne partage plus mes informations avec elle. Cela a l'air anodin mais c'est une énorme différence pour moi. J'attribue au bouton rouge dont parlent Gus et Fabien une acception plus générale, il s’agirait plutôt des déclencheurs de nos colères égotiques (d'ailleurs y a-t-il des colères essentielles ?). Question intéressante, je dois reconnaitre qu’il y a pas mal de choses qui poussent mon bouton rouge , même si maintenant de temps en temps j'ai suffisamment de recul pour l'observer et que du coup je m'emporte moins qu’autrefois. Ce qui me met le plus fortement en colère, c’est le « sentiment » d’avoir été mise de côté, d’avoir été écarté, ignorée, exclue, etc. Dans ces cas-là la colère et l’agressivité sont un premier réflexe qui couvre en réalité de la peur, qui couvre elle-même de la tristesse… Cela se déclenche principalement dans le domaine social. Exemple : je ne suis pas inclue dans une discussion en cours dans un de mes groupes et/ou on ignore mes interventions. J'y vois l'influence de mon sous-type. Les injustices, ou du moins ce que j'estime comme étant des injustices, ont cette faculté également. Bien entendu le domaine social encore une fois est très prégnant, dans un autre post je donne l’exemple de ma « lutte » pour que l'institution dans laquelle je travaille nous exempte de la Journée de solidarité. Ce que j'ai pu pester contre les "méchants patrons" ! Et puis paradoxalement, la répression du centre mental chez les autres m’irritait très régulièrement. J’avais alors un jugement péjoratif et tranchant, du style « quel c… ! ». C’est l’hôpital qui se moque de la charité ! J'ai mis ce paragraphe à l'imparfait car depuis que je m'observe, j'ai plus de compassion pour les pauvres bougres qui répriment comme moi le mental. Pour résumer, je rajoute le sous-type à tout ce qui a été dit précédemment. Amicalement, Alice et le lapin
  24. Un cadeau empreint de dédain

    Bonjour Fabien, "Il me semblait qu'il y avait déjà eu un exemple sur ce thème dans le forum, mais je n'ai pas réussi à le retrouver." Pareil. Sans succès. "Chez les 2 alpha, il me semble que parfois une once de désintégration en 8 et de vengeance s'ajoute au dédain." Si vengeance il y a, je ne vois pas trop ce qui aurait pu la provoquer à part une forme d'aide plus marquée que d'ordinaire de ma part en ce moment. Ma mère a quelques soucis de santé et je m'inquiète parfois pour elle ce qui se traduit par quelques conseils que je ne peux m'empêcher de lui donner. Je prends aussi plus facilement qu'avant de ses nouvelles. Elle n'est pas au mieux de sa forme, et ça la frustre beaucoup car elle ne peut plus apporter son aide comme avant. Effectivement, ça, plus ça, plus ça… "Il me semble que ta belle-mère 2 mu [...] ne fait pas de cadeau." Certes. Elle est désintégrée en interne depuis longtemps et fait régulièrement des séjours en 4. De facto, elle est très difficile à vivre, se victimise beaucoup, se montre très intrusive, fait culpabiliser son monde, etc. Elle a été pénible une bonne partie du repas à Noël et a fini par le gâcher définitivement en donnant à manger du chocolat à son petit-fils d'1 an et demi sous les yeux ahuris de son propre fils qui lui avait pourtant intimé depuis le début de la soirée de ne rien donner à manger au gamin. Son épouse et lui-même venaient de passer une semaine épuisante parce que l'enfant venait d'avoir sa première gastro-entérite (nuits blanches, urgences et compagnie) et avaient prévenu tout le monde qu'ils voulaient contrôler le régime alimentaire de leur fils pendant quelques jours. Ce fut une scène assez hallucinante, ma belle-mère, clairement dans la provocation et dans le "je ne me soumets pas à tes directives parce que je sais mieux que toi ce qui est bon pour mon petit-fils" (supériorité, orgueil et dédain, plus répression de son besoin d'être aimée par son fils il me semble), mon gendre, dans la sur-réactivité, se mettant dans un état de furie pas possible. C'est la première fois en l'espace d'une dizaine d'année que tout le monde à table a unanimement et verbalement désapprouvé l'attitude de ma belle-mère. Elle n'en a pas rajouté, et son fils est partie avec sa famille en claquant la porte sur un "Continue comme ça si tu veux encore moins souvent voir ton petit-fils !" (validation de sa false core). Ambiance… Amitiés, Pocahontas
  25. Bonjour, Dans une interview croisée de Christophe André, Matthieu Ricard et Alexandre Jollien que je citais ici, le journaliste pose la question suivante : "Le premier chantier pour devenir sage, écrivez-vous, c'est de dégonfler l'ego ?" Christophe André répond ceci : "Matthieu et moi n'avons pas tout à fait la même opinion. Pour les bouddhistes, l'ego est un obstacle, un ennemi, et il est fondamental de le dégonfler. Mais j'ai à soigner des personnes dont l'ego est souffreteux, qui manquent d'estime de soi et font preuve d'anxiété sociale. Les grands timides, les grands phobiques sociaux ont aussi un énorme ego : ils ramènent tout à eux. Quand ils arrivent dans une pièce, ils ne s'intéressent pas aux autres, ils se demandent juste ce que les autres pensent d'eux. En thérapie, la solution immédiate pour les soulager n'est pas de dégonfler leur ego, mais de leur dire qu'ils n'en font pas le meilleur usage. Il faut travailler avec eux sur le fait qu'ils ont le droit de parler, qu'ils ne sont pas plus nuls que les autres. Quand ces personnes ne se disent plus "qu'est ce qu'on va penser de moi ?" mais s'intéressent aux autres, c'est un marqueur de guérison." Matthieu Ricard et Christophe André seraient peut-être heureux de connaître l'ennéagramme qui concilie ces deux visions : en mettant en évidence la diversité des egos et en disant qu'il s'agit d'une part d'adapter notre ego à notre environnement (c'est le travail horizontal) et d'autre part, de dégonfler l'ego, non pas en le considérant comme un ennemi mais en l'acceptant et en travaillant pour qu'il prenne moins de place. Un beau programme pour 2018 ! Que je vous souhaite dense et légère à la fois. Rosso Source : Thomas Mahler & Olivia Recasens, “Trois ténors de la sérénité au chevet de 2016”, Le Point, N° 2261, 7 janvier 2016, p. 46-51.
  26. Bonjour à tous, En cherchant tout autre chose sur le forum, je suis tombé sur cette ancienne conversation à méditer : “Cadeau anonyme, caractéristique de l'essence ?” Très amicalement, Fabien
  27. Un cadeau empreint de dédain

    Bonjour à tous, Merci Pocahontas pour cet exemple. C'est un grand classique chez les 2. Il me semblait qu'il y avait déjà eu un exemple sur ce thème dans le forum, mais je n'ai pas réussi à le retrouver. Peut-être une hallucination positive sur l'existence de l'exemple ou négative pendant sa recherche ! Me voilà bien… Chez les 2 alpha, il me semble que parfois une once de désintégration en 8 et de vengeance s'ajoute au dédain. Il me semble que ta belle-mère 2 mu est dans une situation un peu différente et ne fait pas de cadeau. Très amicalement, Fabien
  28. Un cadeau empreint de dédain

    Bonjour à tous, Dans ma famille, lorsque Noël ou un anniversaire se profile à l'horizon, nous avons l'habitude de suggérer des idées de cadeaux qui nous feraient plaisir aux autres. Cette fois-ci, j'avais suggéré entre autres choses qu'on m'offre une nappe de Noël car j'ai récupéré en novembre dernier une plus grande table pour ma cuisine et mon linge de maison n'était plus aux bonnes dimensions. Quand vous tapez sur internet "nappe de Noël" et que vous demandez des images, vous avez de jolies nappes rouges, blanches, vertes, dorées parfois, avec des motifs de boules, de sapins, voire même de pères Noël qui sortent. Ma mère est 2 alpha. Elle a ce genre de nappe chez elle et elle voit très bien de quoi il s'agit. De tous mes cadeaux, elle m'a offert le plus volumineux. Deux nappes et un assortiment de serviettes. La première nappe est une ancienne nappe à elle, blanche avec deux lignes de motifs basiques lie de vin et gris, pour tous les jours et tachée. Pas la grosse tache de vin rouge ou de graisse bien visible, plutôt de multiples petites taches réparties ça et là, témoignage de l'usage qui en a été fait. Je connais cette nappe pour l'avoir souvent vue sur sa table et même mangé dessus. C'est une vieille nappe. La seconde était neuve, beige avec des petits sapins vert foncé sur un fond vert prairie qui forment une frise discrète qui court tout le long de la bordure de la nappe de sorte que, lorsque les chaises sont rabattues ou occupées, on ne la voit pas. Cela donne donc l'impression qu'il s'agit d'une nappe beige basique. Enfin, les serviettes ne sont pas assorties aux nappes et elles sont elles aussi tout ce qu'il y a de plus simple (du genre qu'on trouve chez Carrefour toute l'année) : un lot de cinq carrés entre le blanc cassé et le gris clair, et un second lot de deux carrés kaki. Que de couleurs festives ! Lorsque j'ai ouvert le paquet ma mère est venue s’asseoir à côté de moi. Je crois qu'elle savait que je savais qu'elle savait que ce n'était pas ce à quoi je m'attendais parce qu'elle s'est justifiée en disant que ça n'avait pas été facile de trouver des nappes aux bonnes dimensions. En outre, elle m'a fait comprendre à demi-mot qu'elle avait fait preuve de générosité en m'offrant l'une de ses nappes à défaut d'en avoir trouvé une aux bonnes dimensions. Je précise que la nappe beige est aux bonnes dimensions. Bref, un cadeau de Noël empreint de dédain. La prochaine fois, je donnerais la référence exacte de la nappe que je veux. En passant, ma belle-mère qui est 2 mu fait la même chose, mais comme elle est mu, plutôt que de trouver des excuses liées à une action, "je suis allé en boutique mais je n'ai rien trouvé", elle donne des excuses liées à son inaction en se présentant comme une victime, "mes chers enfants, j'étais vraiment trop fatiguée pour aller faire les boutiques" (donc vous n'avez pas de cadeaux) ou encore "je ne suis pas riche vous savez, mais au moins je vous invite à manger" (quand son fils cadet est présent c'est lui qui prépare absolument tout, et s'il n'est pas là, ses autres fils prennent la relève embrigadant par la même occasion leurs épouses). Bien cordialement, Pocahontas
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