Institut Français de

l’ennéagramme

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Comme chaque année, le mois de juin est particulièrement chargé. En conséquence, en plus des jours prévus dans nos conditions d'utilisation, ce forum sera accessible uniquement en lecture
les 20 après-midi, 21, 25, 26 & 28 juin 2018.

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  4. Liban

    Bonjour à tous et à toi Gri, "Merci Fabien pour cette piste." Il est quasiment impossible de trouver le type d'un pays sans prendre en compte la Spirale Dynamique du fait de la ressemblance entre certains vMèmes et certains ennéatypes. "Mon exemple d'invitation forcée au restaurant peut très s'expliquer aussi par le principe de réciprocité du niveau d'existence VIOLET." Je ne pense vraiment pas du tout. Puisque la personne "se précipite", il y a là un problème d'image bien étranger à VIOLET. Ce n'est absolument pas cela la réciprocité. En VIOLET, il n'y a pas d'enjeu. L'addition arrive et la paye qui la paye, cela importe peu. Il n'y a pas d'effort pour être celui qui paye, ni bien sûr pour être celui qui ne paye pas. Cette attitude que tu décris pourrait certes être du 3 mais pourrait tout aussi bien être du ROUGE. Du moins si elle est un peu ostentatoire. Sinon elle est une attitude de savoir-vivre assez classique . Très amicalement à tous, Fabien
  5. Liban

    "Quelle forme prend l'aide ? Pourrait-elle s'expliquer par le niveau d'existence VIOLET ?" Merci Fabien pour cette piste : oui, à la réflexion, il me semble probable que la motivation de l'aide soit surtout de renforcer les liens tribaux du niveau d'existence VIOLET. Un bon indice est le fait que les Libanais destinent souvent leur aide aux membres (les plus démunis) de leur propre communauté (à travers des orphelinats, dispensaires médicaux ou programmes de parrainages scolaires par exemple). Et je ne trouve pas d'exemples évidents de fixation et de compulsion de 2. Ce qui éloigne l'hypothèse d'un type 2. Mon exemple d'invitation forcée au restaurant peut très s'expliquer aussi par le principe de réciprocité du niveau d'existence VIOLET (peu importe que je t'invite puisque ce qui est à moi est à toi). Mauvaise nouvelle pour nos amis 5, qui devront réussir l'exploit de passer pour des Syriaques catholiques, des Arméniens orthodoxes ou des Druzes s'ils veulent se faire inviter ! Perso, même au pays du mensonge, je ne miserai pas un kopeck sur leurs chances de succès.
  6. Pourquoi je n'irai pas me raconter sur le forum…

    Bonjour Chrismon et les autres, Je déjeunais avec toi ce jour-là. Je n'ai pas perçu que je t'emmerdais. Comme quoi on peut vivre un instant partagé en ressentant chacun de son côté des émotions très différentes. Ce que j'ai perçu, c'est ton malaise vis-à-vis du fait de te mettre à nue sur le forum, mais ce que tu as écrit est bien plus explicite que ce que as bien voulu nous livrer pendant le déjeuner. Et nous sommes tous gagnants : toi parce tu as réussi à surmonter ton anxiété et à formuler clairement tes freins à t'exprimer ici, nous parce que nous t'apercevons sous un éclairage nouveau qui, je t'assure, est tout aussi plaisant que celui auquel tu nous avais habitué. Alors bravo, tes questionnements m'enrichissent aussi car je les ai vécu à ma façon, tu les formules à ta façon, unique, et c'est cela que j'aime lire sur le forum. Il me semble qu'à notre table, certains stagiaires manifestaient la même appréhension que toi à se livrer sur l'Enné-agora… Espérons que tu auras joué aussi un rôle de catalyseur, et qu'un jour prochain, nous aurons le plaisir de retrouver leur témoignage ici, avec la même bienveillance. Amicalement, Seven
  7. Reprenez le contrôle de votre corps

    Bonjour à tous, "Je n'ai pas choisi l'extrait le plus osé." Je sais. Maintenant il ne nous reste plus qu'à trouver un prétexte pour publier celui auquel nous pensons toi et moi. "Si j'avais (je dis bien "j'avais") répondu à ta dernière remarque "C'est aussi parce que tu es plus âgé", pourrions nous faire référence aux portes de compensation du 8 ?" Cela dépend de ton intention, la vraie pas celle que ton ego pourrait utiliser pour rationaliser au cas où je le prendrais mal : Si ton intention est de faire de l'humour et que tu t'es demandé si j'allais bien le prendre ainsi et n'être ni vexé ni peiné, tout va bien ; Si ton intention est de me faire souffrir et si tu estimes que je t'ai fait une vacherie, c'est la fixation de vengeance ; si je ne t'ai rien fait, c'est le contrepoids égotique. Très amicalement, Fabien qui, selon les statistiques des compagnies d'assurance, devrait normalement survivre jusqu'en avril 2019 mais qui ne s'en préoccupe guère
  8. Bonjour à tous, Je n'ai toujours pas la compétence pour intervenir dans cette discussion, sinon à la marge. Je fais donc juste une parenthèse pour dire que les praticiens de la PNL affirmeraient aussi qu'ils cherchent à faire plus avec moins, qu'ils ont une pensée systémique, qu'ils observent les lois naturelles et qu'ils visent la flexibilité. Et pourtant la PNL est loin d'être centrée en JAUNE. Très amicalement, Fabien
  9. Reprenez le contrôle de votre corps

    Bonjour à tous, Fabien, je n'ai pas choisi l'extrait le plus osé. Petite question (pour faire avancer notre compréhension des ennéatypes, bien sûr !) : si j'avais (je dis bien "j'avais") répondu à ta dernière remarque "C'est aussi parce que tu es plus âgé", pourrions nous faire référence aux portes de compensation du 8 ? Merci pour ton éclairage, GUS
  10. Peut-on volontairement développer une aile ?

    Bonjour à tous, Une aile, c'est acquérir dans l'ego la passion et la fixation du type d'aile, et dans l'essence sa vertu et son idée supérieure. La légèreté ne correspond à aucun de ces quatre traits. Les questions du stage Ailes, dans l'utilisation opérationnelle des ailes, ont pour but d'utiliser les caractéristiques d'un type d'aile pour contrebalancer les limitations de notre type principal. La légèreté va surtout t'aider à t'intégrer en 6, ce qui n'est déjà pas si mal ! Comme toujours, avec une antidote de ce type, il s'agit de ne pas en abuser sous peine de le voir devenir un nouveau poison. Un 6 léger continue à être loyal mais sait doser cette loyauté en choisissant envers qui et jusqu'à quel point elle s'exerce. Juste, pour le plaisir, voici les propos d'un 9 sur la légèreté : Très amicalement, Fabien
  11. Reprenez le contrôle de votre corps

    Bonjour à tous, Eh ben, ça y est, merci Gus, il va me falloir mettre un contrôle parental sur ce forum ! "Avril 2019 !" Blanche Gardin me fait beaucoup rire aussi, mais il serait très difficile à mon ego de 7 de prendre un engagement à si long terme. Très amicalement, Fabien
  12. Peut-on volontairement développer une aile ?

    Est-il possible de travailler au développement de ses ailes ? Je le crois d'où le message suivant : Frémissement de mon aile 7, direction la légèreté. Je suis dans mon salon. J’écoute distraitement la radio. Il s’agit de l’émission « À voix nues » sur France Culture. Je cite l’émission : "Mona Heftre – De la vie à la scène et vice versa (2/5). Le tourbillon de Paris. Lundi 3 avril 2018 de 20 heures à 20 heures 30." Une femme est interviewée, je ne la connais pas. Elle s’appelle Mona Heftre. Je chercherai par la suite son identité, c’est une comédienne et une chanteuse. Elle a été strip-teaseuse dans des baraques de foire, pin-up pour des couvertures de magazines et de romans, égérie du Grand Magic Circus de Jérôme Savary, interprète des chansons de Serge Rezvani. Pour l’instant, je suis charmée par sa bien belle voix, qui me touche. Elle raconte sa vie, avec une voix chaude et langoureuse, à laquelle je suis sensible. Je trouve qu’elle raconte avec beaucoup de simplicité lucide et de bienveillance pour elle et pour les autres. Alors je l’écoute. La vibration de mon aile 7, assez embryonnaire quand même, commence. Dans les années 1970, elle débarque à Paris, puis quitte la capitale pour vivre dans une communauté à Sisteron. « C’était une expérience ratée, ça sert toujours les expériences ratées. » Elle revient à Paris et cherche un petit boulot. Elle traîne au théâtre du Ranelagh. Son propriétaire décède, ses deux fils reprennent la direction du théâtre et la recrutent comme caissière et serveuse au bar : « Ses deux fils étaient des branleurs finis, comme moi, d’ailleurs. […] J’ai adoré cette période, c’était une époque joyeuse où on faisait énormément la fête. […] C’était une période très insouciante. J’étais très jolie et j’étais pas du tout farouche. C’était l’époque de l’amour libre. On changeait souvent de partenaire. Moi, j’étais tout le temps amoureuse. […] À chaque fois que j’avais des amoureux, j’étais amoureuse. […] J’habitais chez mes amoureux. […] Je n’ai jamais payé de loyer. […] J’étais si jeune, j’avais 22 ans. » Elle quitte Paris, pour aller, à nouveau, dans une communauté, à Ibiza. Elle se retrouve dans un endroit sauvage, où convergent des marginaux de tous les pays et des artistes. Elle vend des toiles à la terrasse des cafés, puis crée une collection de maillots de bain, car jadis sa grand mère lui a appris à coudre. « Ça aussi, ça m’a amusé, mais en fait, tout dans la vie m’a amusé. Tout m’a amusé, dès l’instant où on me faisait confiance. Je crois que j’étais très, très généreuse. » Elle ne touche pas aux drogues : « Les aiguilles, ça me faisait peur. » Elle raconte ensuite : « J’ai eu une expérience extrême avec un jeune homme. On a vécu dans une grotte, sans rien, nus, au soleil, en pêchant des oursins et des poissons, avec un paysan qui nous apportait des amandes ça a duré un mois. Ça aussi, c’est une expérience extrême que j’ai adorée. » Elle rentre à Paris et se fait accoster par un Japonais, qui cherche un modèle pour faire des pin-up sur un calendrier, pour le Japon. « Je me suis retrouvée dans le bois de Vincennes, avec sa femme japonaise. Je grimpais dans les arbres. Il me faisait poser sur des branches avec une fleur sur mon petit triangle, parce que l’on ne voyait pas de pubis, et les fleurs changeaient avec les saisons du calendrier. Quand la séance était finie, on pique-niquait. […] C’était extrêmement bon enfant, très sympathique. » Elle va ensuite faire du strip-tease, dans les fêtes foraines : « Ça m’amusait follement, car c’était un peu de la contre culture, dans les milieux populaires, voire prolétaires. […] Moi, ce qui m’intéressait, c’était d’intégrer le milieu des forains, ça m’amusait beaucoup. […] J’avais la liberté de faire ce que je voulais. En fait, j’avais envie de danser, et danser nue, ça ne me gênait pas ça m’amusait car Marcelle me laissait libre. Ce qu’elle voulait, c’était un nu intégral, c’est tout, elle ne me demandait pas de faire des numéros. […] J’étais libre et donc, je me suis amusée. […] C’est une période très, très heureuse. J’étais surexcitée par cette espèce d’ambiance qu’il y a dans les foires Je faisais tous les manèges gratuits, si je voulais. Je me retrouvais quelquefois aux autos tamponneuses avec des mecs, qui me fonçaient dessus avec les voitures, qui me coinçaient dans les coins Bon, à l’époque, je ne voyais pas qu’il y avait une espèce de pulsion sexuelle. […] Je pense que j’avais une espèce de candeur. Je ne voyais pas le mal. Il ne m’est jamais rien arrivé de déplaisant, de désagréable. […] J’étais dans un milieu, qui quand même, était extrêmement sordide Mais je ne voyais pas le sordide, pas du tout. » Ensuite, elle entre dans la troupe de théâtre du Magic Circus. Elle dit : « C’était un terrain de jeu génial. J’aime les saltimbanques, j’adore l’écriture, j’adore la poésie. » Ensuite, elle devient mère. Elle dit : « J’ai adoré être mère, vraiment. » À cette occasion, son père jardinier lui crée un jardin. Elle dit : « Mon père a créé un jardin extraordinaire, un verger merveilleux. » Elle dit aussi : « J’aime l’amour quand il est exprimé dans la musique, la chanson. Dans ma vie de femme, je suis aussi une grande amoureuse. J’ai eu beaucoup d’amoureux. […] L’enthousiasme, c’est mon moteur, je trouve que la gentillesse chez les gens, c’est une qualité formidable, c’est ce que je cherche en premier. […] Je suis souvent quand même dans l’excès. » Tout au long de l’interview, et bien au-delà de ce que j’ai choisi de relater, il y a le fil conducteur suivant. Aux questions récurrentes du journaliste « Pourquoi avez-vous fait cela ? », elle répond : « Cela m’amusait » ; « Pourquoi avez-vous arrêté ? », elle répond : « J’ai arrêté quand cela ne m’amusait plus. » J’ai adoré cette interview, à la fois la sonorité, la texture de la voix mais aussi la sincérité, la légèreté apparente, et la lucidité de l’histoire racontée. Cette interview m'a ravi et amusé vraiment c'était bien plaisant à entendre. J’aurais bien aimé rencontrer cette dame, en son temps. Mais je pense qu’elle m’aurait fait très peur. Un peu moins aujourd'hui, mais c'est quand même beaucoup, beaucoup de légèreté. En effet, aujourd’hui, je me définis essentiellement, voire exclusivement comme un homme de devoir. Mais, à ce stade, je dirai qu’il ne s’agit pas du « juste » devoir. Je fais mon devoir, celui qui est appris et donc récité, celui qui vient d’une injonction extérieure. Je l’appellerai le devoir comme un automatisme, exécuté très probablement par peur, peur de ne plus être dans un groupe, ou d'en être rejeté. Aussi, pour moi, clairement, le développement de mon aile 7 est un axe de travail. Et si au lieu de faire toujours mon devoir, je faisais ce dont j’ai envie, et qui, en sus, vient réellement de moi ? Révolutionnaire non ! Si je faisais un peu ce qui vient de moi intérieurement, plutôt que d’être en permanence en réponse à des injonctions extérieures venant des groupes auxquels j’appartiens ? En voilà des bonnes questions, qui constituent incontestablement une façon de voir et de percevoir mon environnement, qui ne m’est pas habituel. S'y ajoutent celles vues au stage Ailes dont « Où serait-il approprié de changer les règles ? » Changer les règles ? Là, c’est peut être un peu exagéré, non ! Mais bon, je vais essayer. C’est parti, à la conquête d’un peu de légèreté. Cela va me faire du bien, à moi et aux autres aussi, à mes proches et à tous ceux que je vais rencontrer. De la légèreté, un peu de légèreté. Je m'en vas la cultiver, il va bien en pousser un peu. Et si je faisais des choses qui m'amusent ? Chiche !
  13. Bonjour à tous, Je trouve ce sujet fort intéressant. Je te suis reconnaissant, Alice et le lapin, de l’avoir créé. Oui, cela m’arrive parfois. Ces fantasmes satisfont un fort besoin d’expression en lien avec une personne que j’aime ou que j'apprécie, et en même temps le besoin de sécurité du 5 alpha par le retrait-isolation de la réalité. Grâce aux pratiques du stage Éveil, ces fantasmes deviennent de plus en plus brefs et rares. Je suppose que, si je ne me reconnectais pas aussi régulièrement à la réalité, alors mon association entre mon monde intérieur auto-suffisant et mon besoin de sécurité se renforcerait. À l’extrême, je tomberais dans une des pathologies du 5 décrites au stage Connexions. Moi aussi. Dans mon cas c'est une fuite égotique. Dans mon cas, je reste en catalepsie jusqu'à ma sortie de transes. Amicalement, Yves P.-S. : du point de vue de la Spirale Dynamique, je vis ces fantasmes surtout dans mon vMème le plus pénible : ROUGE. Adolescent, je fantasmais des actes héroïques. Enfin… Héroïque… Pour un 5 alpha très introverti, se diriger vers la personne dont il est amoureux peut s'avérer un acte héroïque.
  14. Bonjour à tous, La semaine dernière j'ai reçu un mail de ma prof de Feldenkrais qui faisait la promotion d'un stage qu'elle allait animer prochainement. Le mail était accompagné de cette citation attribuée à Moshe Feldenkrais, qui m'a fait repenser à cette conversation : "L'objectif [de la méthode] n'est pas une relaxation complète mais bien un usage de soi facile et agréable, orienté vers la santé et la puissance." Cette citation serait extraite de son ouvrage traduit en français par La conscience du corps (Titre original : Awareness Through Movement), avec entre parenthèses que puissance s'entend comme "pleine possession de ses moyens". J'avais également eu une information que je n'avais pas relaté dans cette conversation à l'époque. J'avais échangé il y a environ un an avec la compagne d'une personne qui a connu personnellement Moshe Feldenkrais et qui connait également l'ennéagramme des personnalités (Siska Tovey du site https://newequations.com/). Elle m'avait confirmé que Moshe Feldenkrais était d'ennéatype 8. Pour ce qui est du type de la méthode, je suis bien plus convaincu par l'hypothèse 3 de Fabien que par l'hypothèse 1 de Yves. Il y a cependant quelque chose qui me gêne. J'ai l'impression que la méthode Feldenkrais est une méthode JAUNE et qu'il faut en tenir compte avant de déterminer son ennéatype. Voici les thématiques que je retrouve qui me font penser au vMème (je me base sur des citations d'articles de la revue Éclairage, de l'association Feldenkrais France, éditée pour les 30 ans de l'association) : Faire plus avec moins / le minimalisme : "Réduire l'amplitude du mouvement autant que possible, répond à la nécessité qu'un stimulus soit léger au départ, pour qu'une petite variation du stimulus soit perceptible […] Réduire la vitesse du mouvement rend l'observation plus affûtée. […] Réduire l'effort est un moyen de repérer les efforts inutiles et de sortir des mouvements compulsifs et automatiques qui nuisent à toute possibilité d'apprentissage." "En faisant un peu moins que ce que vous pouvez, vous allez obtenir de meilleurs résultats que ceux que vous imaginez possibles." Pensée systémique : "Moshe Feldenkrais s'adresse toujours à la personne dans son intégralité, et non pas à une partie de l'anatomie de la personne, comme un bras ou une jambe. Lorsque Feldenkrais fait rouler la tête d'une personne allongée, il n'effectue pas la manipulation d'une tête mais invite la personne à tourner la tête et, ce faisant, échange des informations avec le “système apprenant” qu'est cette personne. Il comprend l'organisme humain, comme un système auto-régulé dans lequel l'esprit et le corps forment une entité inséparable dont chaque action se caractérise — ou du moins en a le potentiel — par l'interaction harmonieuse de la pensée, de la sensation, du sentiment et du mouvement." Observation des lois naturelles : "Beaucoup de mouvements proposés dans la Méthode Feldenkrais reprennent les mouvements de l'enfant… À cette époque déjà, il avait compris ce que les scientifiques viennent de trouver récemment : à savoir que l'activité la plus élevée de l'esprit n'est pas du tout la logique et le raisonnement, que la manifestation la plus profonde du savoir et de l'intelligence, n'est pas celle de l'expert qui fait des calculs différentiels et des intégrales, mais plutôt celle du bébé. Les bébés, et même les petits insectes, sont des “systèmes” qui n'utilisent pas de raisonnements compliqués, mais sont capables d'incarnation dans le monde par une activité sensori-motrice extrêmement profonde et intéressante." Flexibilité / recherche de fonctionnalité : "En pratiquant la Méthode Feldenkrais, chaque personne peut faire l'expérience de se laisser conduire dans l'exploration d'un répertoire varié de mouvements sans se conformer à un modèle, sans vouloir atteindre une performance (sinon celle de rester en lien avec ses sensations), sans se comparer aux autres (sinon pour enrichir son répertoire). Les participants sont guidés dans la recherche d'un mouvement optimal dans la fluidité, la légèreté et l'absence d'effort." Je ne connais pas bien la PNL, mais si je devais faire une analogie, j'aurais tendance à dire plutôt que le Feldenkrais est au travail corporel, ce que la Quantum Psychology est au travail psychologique. Dans le sens où il n'y a pas d'objectif si ce n'est de déconstruire les schémas habituels/automatisés et d'explorer d'autres voies/alternatives. D'ailleurs je suis bien embêtée quand je dois expliquer que je pratique le Feldenkrais, déjà pour décrire ce que c'est mais surtout pour répondre à la question de son utilité. Bien amicalement, Claire
  15. Reprenez le contrôle de votre corps

    Bonjour à tous et merci pour les liens faits avec sujets pré-cites, Je voulais poursuivre ce témoignage autour de la question du contrôle pour le 8 car je me suis pris en flagrant délit la semaine dernière. Depuis quelque temps je découvre Blanche Gardin. Par exemple, regardez "Montreux Comedy Festival 2016 – Blanche Gardin" : Et pour cela je pars à la découverte de tous les extraits de sketch et interviews disponibles sur le Web. Après des heures et des heures d'écoute, je m'attache vraiment au personnage et là, je tombe sur une nouvelle interview où elle annonce son projet de quitter la France pour aller travailler aux États-Unis. Mon sang n'a fait qu'un tour, et je me suis vu m'exclamer : "Ah non, elle ne va quand même pas se barrer…" Ni une ni deux, j'ai pris deux billets pour son spectacle. Avril 2019 ! Quand même ! Au moins là, je suis sûre qu' elle ne partira pas. Amicalement, GUS
  16. Liban

    Bonjour à tous, Tu connais, Gri, ma passion pour les analyses de culture. C'est dire que je suis ravi de voir ouvrir cette conversation et désolé de ne pas en connaître assez pour l'enrichir. "[…] l’orientation d’amour et d’aide." Les autres caractéristiques du 2, compulsion et fixation sont-elles aussi visibles ? Quelle forme prend l'aide ? Pourrait-elle s'expliquer par le niveau d'existence VIOLET ? "Il est peut être en train de se précipiter pour être le premier à payer la note et vous inviter." Ce n'est pas exclusivement libanais. Ceci dit, amis 5, faites-vous des amis libanais et ne buvez pas trop d'eau à table pour être certains de vous faire devancer ! Si si, j'ai honte. Très amicalement, Fabien
  17. Bretagne

    Bonjour à tous, Je viens de lire un petit livre sur la Bretagne qui ne m'a pas vraiment emballé mais peut-être n'ai-je pas su en retirer la substantifique moelle. On y trouve bien sûr rappelé que les Bretons sont "durs et forts" et "entêtés". Voilà quelques autres éléments que j'ai notés. Désolé amis bretons, ce n'est pas très gentil mais je n'y suis pour rien. Peut-on déduire que le centre mental n'est sans doute pas préféré et qu'on peut éliminer les types 5 et 7 ? Comme Stéphanie avait déjà éliminé l'émotionnel comme centre préféré, donc ni 2 ni 4, cela diminuerait le nombre d'hypothèses possibles. Positionnement sur la spirale dynamique en BLEU ("Aucun endroit au monde ne possède une telle densité de vestiges religieux, de lieux dédiés à une croyance que la Bretagne. Quel que soit l’endroit où l’on se trouve, il existe dans l’environnement immédiat un mégalithe, une chapelle, un calvaire, une fontaine miraculeuse, une croix de chemin.") ou orientation de loyauté ? Ce sentiment d'être mal perçu par le monde extérieur fait écho au peu que je connais de la région. À ce stade, il me semble que le 6 peut être ajouté à la liste des hypothèses précédentes (1 et 8) concernant la Bretagne, d'autant que : Très amicalement, Fabien Source : Michel Pierre. Bretagne : Les sillons de la mémoire. Bruxelles (Belgique), Nevicata, 2018. [Version Kindle]
  18. Pourquoi je n'irai pas me raconter sur le forum…

    Bonjour à tous, Faisant partie des emmerdeuses du déjeuner en question, je me permets de te remercier pour la porte ouverte sur ton vécu intérieur, j'apprécie. À bientôt j'espère sur le forum ou ailleurs. Amicalement, Alice et le lapin
  19. Bonjour à tous, "Mettre en mouvement mon centre instinctif, l'utiliser est clairement un de mes axes de travail." Apparemment, tu as bien commencé, Simechau. Tu peux aussi penser à traiter les transes liées à la difficulté de mettre en branle le centre instinctif. Cela devrait diminuer les résistances de l'ego. "À ce moment-là, je suis la marche (au sens du verbe être), et c'est bien bon." À ce moment-là, tu es dans l'essence et, oui, ce n'est pas mal… Très amicalement, Fabien
  20. Pourquoi je n'irai pas me raconter sur le forum…

    Bonjour à tous, Merci Chrismon d'avoir partagé si sincèrement avec nous tes hésitations. "Je m'attendais à un stage dont le contenu allait me permettre d'encore mieux aider “les autres” : et moi cachée derrière mon ego… la belle vie !" Il n'y a pas un de nos stages qui ne chatouille l'ego, certains annoncent la couleur, d'autres non. "Tu devrais aller sur le forum : c'est génial pour apprendre !" Ben oui, notamment parce que nous nous aidons tous à progresser, moi y compris, dans un climat de confiance et de respect. Sans vouloir faire un parallèle entre vous deux, je te renvoie à une conversation que j'ai eue avec une 2 toute déconfite de n'avoir pas réussi sa certification aussi bien qu'elle le souhaitait. Commençons par reprendre les arguments que tu avais pour ne pas poster : "Qui suis-je pour m'étaler devant vos yeux indifférents ?" Il y a bien sûr là l'orgueil du 2. Moi je m'intéresse aux autres, et eux non. "Des émotions qui commencent à sérieusement m'em… alors pourquoi vous em… aussi, qui n'avez rien demandé ?" Idem bien sûr, plus le rejet du monde intérieur. "D'autres l'ont sûrement dit et mieux que moi… en étant tellement plus pertinent !" D'autres l'ont peut-être déjà dit. C'est cependant toujours intéressant d'avoir une confirmation de l'universalité de l'ennéagramme. Tous les 2 sont différents mais ils partagent quelque chose de commun que l'on ne peut connaître que s'ils consentent à le partager. "C'est pas bien de parler de soi, petite chose que tu es ! (Merci l'éducation chrétienne !)" Je ne crois pas que l’éducation chrétienne y soit pour quelque chose ; ton ennéatype suffit… Il n'est peut-être pas bien de parler de soi si c'est pour se complaire dans un narcissisme béat. A priori, ce n'est pas un grand risque ici. "Je ne suis pas intéressante avec mes histoires qui manquent de synthèse." Et si tu nous laissais le soin d'en décider ? N'y a-t-il pas une pointe d’orgueil dans cette apparente humilité ? "Et comme tu n'es pas intéressante, personne ne va te répondre… Donc tu sauras avec certitude que tu n'es … RIEN." Mon nom est Personne et Personne a répondu. "Et puis arrête d'être ÉGOÏSTE ! De ne penser qu'à ton petit confort, tes petits bobos. Arrête d'être le nombril de l'univers !" Il y a dans cette phrase, mais inversée, la même problématique que dans l'aide du 2 : la croyance que les relations humaines sont asymétriques. Un témoignage, ici, n'est jamais égoïste, il est l'occasion d'échanger. Continuons. "Demander de l'aide, c'est être redevable de l'autre. Être débiteur. C'est être un poids pour les autres, ne pas s'assumer. Vous vous rendez compte ??? ! Mon ego ne le supporte pas." Bien évidemment, cela s'applique aussi aux gens qui te demandent de l'aide, à qui tu la donnes, et qui donc n'assument pas et sont un poids pour toi. Revoilà bien sûr l'asymétrie des relations et les passion et fixation du 2. "Demander de l'aide, c'est être coupable ! Admettre une faiblesse. et donc me mettre en danger, en insécurité ! (Désintégration en 8 ou suffit-il d'être 2 ?)" Je pense qu'un 2 mu le formulerait autrement et que, oui, c'est de la désintégration en 8. "Demander de l'aide, c'est avouer que ça ne va pas ! Et ça, c'est de la mésestime de soi !" Intéressante équivalence complexe. Quand ça ne va pas, je n'ai pas l'impression de me mésestimer pour autant. IL me semble que la mésestime doit précéder. Qu'en penses-tu ? "Et puis “on n'est jamais mieux servi que par soi-même !” m'a répété mon 8 de père toute ma vie ! Et ça, mon ego de 2 acquiesce !" Cela implique que la meilleure aide que tu puisses apporter aux autres est de leur dire : "Démerde-toi !" S'il y a un domaine où on n'est pas mieux servi pas soi-même, c'est bien le développement psycho-spirituel. Un témoin extérieur bienveillant est indispensable sous peine de louper nos taches aveugles. "Si vous ne m'aviez pas tous emm… à ce déjeuner, je n'aurai pas compris la notion de RÉCIPROCITÉ." Ben oui, pour un 2, intégrer cette notion, c'est accéder à l'essence. Très amicalement, Fabien P.-S. : il est autorisé d'écrire "emmerdé" et "putain" sur ce forum. Et même "couille" !
  21. Liban

    Bonjour à tous, En réfléchissant à l’ennéatype du Liban, je reconnais beaucoup de caractères 3, notamment l'importance de l’image et de la réussite, la vanité, la propagande, l'identification. De façon un peu moins nette, j’ai aussi vu des caractères 2, dont l’orientation d’amour et d’aide et l’orgueil. Voici mes points : Réussite économique : Le Liban est un patchwork d’une quinzaine de communautés, à base religieuse, réunies plutôt qu’unies au sein d'un État aux pouvoirs limités. Après l’accession du pays à l’indépendance en 1943, le pays connaît un très fort développement économique jusqu’à la guerre civile de 1975. Au sortir de la guerre en 1991, c’est un ancien entrepreneur, Fouad Hariri, qui dirige le gouvernement et lance un très vaste programme d’investissements économiques, dont un gigantesque projet de reconstruction du centre-ville de Beyrouth détruit par la guerre. Les dimensions sociales, éducatives et culturelles sont gérées par les communautés ou dans la sphère privée, souvent de façon très dynamique. Importance de l’identité : Les Libanais ont une relation particulière à leur identité, nationale, religieuse ou locale. Ils sont souvent très attachés à leur village d’origine, même s’ils n’y ont plus mis les pieds depuis longtemps. Le Libanais est souvent en compétition pour faire valoir son identité locale spécifique (les subtilités de sa gastronomie, de son dialecte ou de ses accents régionaux, etc.). Vanité, identification : Les Libanais sont très fiers de leur pays, dont ils promeuvent beaucoup les accomplissements, réels ou pas. Les Phéniciens, peuple sémitique ayant prospéré sur le littoral oriental de la Méditerranée il y a 2 500 ans environ, sont considérés par les Libanais comme leurs ancêtres. Les Libanais aiment à croire que les Phéniciens sont à l’origine de toute civilisation, en étant notamment les inventeurs de l’alphabet (c’est faux dans l’état actuel des connaissances puisque les plus anciens alphabets connus ont été découverts sur le site d’Ugarit sur le littoral syrien), voire les découvreurs de l’Amérique (des fake news de découverte de traces du passage des Phéniciens sur la côte du Brésil resurgissent de temps en temps…). L’intention que je perçois est de rattacher le Liban au pôle de civilisation dominant (connaissant le succès) qui est l’Occident et d’en faire un contributeur clé, voire un précurseur. Pendant la guerre, un courant politique de droite identitaire Libanais promouvait un lien "racial" entre Phéniciens et Libanais, avec l’intention de se démarquer de l’image d’échec et de déclin de la culture arabe. Orientation de réussite : La culture populaire villageoise libanaise est très marquée par l'idéal de réussite. Le jeune fils de famille a vocation à émigrer vers un pays lointain (souvent en Afrique ou en Amériques) et à y faire fortune avant de rentrer dans son village où il est accueilli en héros. Les contes populaires regorgent de ce genre d'histoires. "La richesse est une patrie pour l’exilé", selon un proverbe libanais. Au contraire, la pauvreté est vécue comme honteuse. Des systèmes de solidarité se sont mis en place après la guerre civile, mais beaucoup de Libanais hésitent à y faire appel. Mais ça peut aussi être un signe de répression de besoins… Propagande : Au Liban on est souvent très fier de ses réussites et on en fait facilement la promotion : les biens immobiliers que l’on possède, les diplômes de ses enfants, la promotion de son conjoint, la qualité et la richesse de ses relations sociales, etc. Un exemple que j’ai tendance à considérer comme de la vanité mais qui pourrait être un caractère 2 : lorsque vous êtes en train de dîner au restaurant avec un Libanais et qu’il se lève vers la fin du repas en déclarant aller aux toilettes, il est peut être en train de se précipiter pour être le premier à payer la note et vous inviter. S’agissant de mon pays natal, il est possible que ma perception soit tronquée. Certains d’entre vous connaissent-ils suffisamment ce pays pour contribuer à cette tentative de typage ? Gri
  22. Bonjour, Je suis 6 alpha, avec donc un centre instinctif réprimé. Quelques manifestations. S'il y a une ampoule grillée dans la salle de bain. Je vois l'ampoule grillée, je constate ce fait, et je formule à ma femme : "Il y a une ampoule grillée dans la salle de bain." J'ai vu, j'ai constaté et j'ai parlé, et ces trois faits pour moi sont équivalents à agir. J'ai agi, puisque j'ai parlé, et c'est ma femme (5 mu) qui changera l'ampoule. Depuis, j'ai progressé et dès qu'une ampoule est grillée, je la change, au grand étonnement de mon épouse qui dit : "Tiens , tu changes les ampoules maintenant !!!!?" Ceci étant dit, cela me demande un véritable effort et une multitude d'actions et de gestes successifs à faire : aller chercher l'escabeau, le déplier, monter dessus, dévisser l'ampoule usagée, redescendre, aller chercher une ampoule neuve, trouver la bonne, remonter sur l'escabeau, visser l'ampoule neuve, redescendre de l'escabeau, jeter l'ampoule usagée, replier l'escabeau, ranger l'escabeau. Aujourd’hui, je parviens à faire tous les gestes d'une seule traite, mais il y a quelque temps je changeais l'ampoule le matin et rangeais l'escabeau le soir car sinon cela me faisait trop de gestes successifs à réaliser. Autre exemple, pour balayer la cuisine il me faut plusieurs jours. Je prends le balai, je balaie, ce qui produit un petit tas de poussière que je laisse et que je ramasserai le lendemain quand j'irai chercher la pelle pour le ramasser. On ne peut pas tout faire en même temps et le même jour quand même. Dernier exemple en date, je me suis mis à cuisiner. Nous possédons deux cocottes-minute, la petite et la grande. Dernièrement, j'ai mis à cuire un seul artichaut que j'avais acheté pour moi, dans la petite cocotte-minute, celle adaptée en capacité à un seul légume. J'ai réalisé tous les gestes nécessaires : sortir la cocotte, l'appareiller pour la mettre en état de fonctionnement, mettre de l'eau, mettre l'artichaut, et j'étais sur le point de placer la cocotte sur la plaque de cuisson. Sur ces faits, ma femme arrive. Elle vient de faire les courses et a acheté aussi un artichaut pour elle et voit que la cuisson du mien n'a pas débuté. Avec son esprit pratique, elle me dit de prendre la grande cocotte-minute et de mettre les deux artichauts dedans. Un grand désarroi me saisit car cela veut dire qu'il faut que je recommence tous les gestes : vider la petite cocotte, la ranger, prendre la grande cocotte et tout recommencer. C'est trop compliqué, et je dis à mon épouse que je cuirais son artichaut demain matin. Voilà pour quelques gestes de la vie quotidienne qui peuvent paraître drôles. Mais je ne souhaite pas conserver un centre instinctif réprimé et je veux le dégourdir, le réveiller, pour rééquilibrer par la même l'utilisation des autres centres. Alors je me force à l'action concrète qui a un impact immédiat sur moi et mon environnement. Je cuisine mes repas, je jardine, je tonds la pelouse, je taille les arbres, je nage, j'ai demandé à une amie de m'apprendre à danser, je nettoie les vitres. Je prends conscience de mon corps, exercice de rappel de soi, si je ne m'abuse. Cela me fait le plus grand bien et m'évite de partir sans cesse dans la rumination mentale. J'ai compris également pourquoi j'adorais marcher plusieurs jours de suite, à raison de 6 ou 7 heures de marche par jour. Quand je marche, je marche toute une journée et donc je ne fais que marcher une journée entière, c'est un plaisir extrême. À ce moment-là, je suis la marche (au sens du verbe être), et c'est bien bon. Mettre en mouvement mon centre instinctif, l'utiliser est clairement un de mes axes de travail.
  23. Hello la troupe d'ennéagrammistes ! Retour de Spirale (dynamique) : effet boomerang ! Dans ces trois jours, y a-t-il quelque chose qui ne m'ait pas chahutée ? Je m'attendais à un stage dont le contenu allait me permettre d'encore mieux aider "les autres" : et moi cachée derrière mon ego… la belle vie ! Le point d'orgue et le début de ma réflexion part de notre déjeuner : "Tu devrais aller sur le forum : c'est génial pour apprendre !" Vous étiez convaincants. Si si, je vous assure ! Mais franchement… Moi, le forum, non ! Parce que : Qui suis-je pour m'étaler devant vos yeux indifférents ? Des émotions qui commencent à sérieusement m'em… alors pourquoi vous em… aussi, qui n'avez rien demandé ? D'autres l'ont sûrement dit et mieux que moi… en étant tellement plus pertinent ! C'est pas bien de parler de soi, petite chose que tu es ! (Merci l'éducation chrétienne !) Je ne suis pas intéressante avec mes histoires qui manquent de synthèse. Et comme tu n'es pas intéressante, personne ne va te répondre… Donc tu sauras avec certitude que tu n'es … RIEN. Et puis arrête d'être ÉGOÏSTE ! De ne penser qu'à ton petit confort, tes petits bobos. Arrête d'être le nombril de l'univers ! (Je crois que je l'ai beaucoup entendue, cette phrase, enfant.) Et puis Fabien n'a pas pu s'empêcher de mettre son grain de sel. Put… Fabien ! "C'est ton ego… Tu choisis le chemin de la facilité en préférant un mémoire plutôt qu'une participation sur le forum. Tu refuses l'aide des autres !" Et vous tous de confirmer avec perfidie et malice ! J'avoue, mon ego s'est gentiment mis sous cloche… Jusque lundi matin… C'est vrai. Mais franchement. Demander de l'aide, c'est INSUPPORTABLE ! C'est être redevable de l'autre. Être débiteur. C'est être un poids pour les autres, ne pas s'assumer. Vous vous rendez compte ??? ! Mon ego ne le supporte pas. Demander de l'aide, c'est être coupable ! Admettre une faiblesse. et donc me mettre en danger, en insécurité ! (Désintégration en 8 ou suffit-il d'être 2 ?) Demander de l'aide, c'est avouer que ça ne va pas ! Et ça, c'est de la mésestime de soi ! Et puis ça va TOUJOURS bien : postulat de base ! Et puis "on n'est jamais mieux servi que par soi-même !" m'a répété mon 8 de père toute ma vie ! Et ça, mon ego de 2 acquiesce ! (Enfin, un point de convergence, papa !) ET puis, en même temps… Si vous ne m'aviez pas tous emm… à ce déjeuner, je n'aurai pas compris la notion de RÉCIPROCITÉ qui semble m'avoir tant posé problème dans mon enfance… et jusqu'à ma vie ORANGE… Donc un petit bout de temps ! J'ai compris que ce que j'appelle de l’égoïsme n'est que le refus d'exprimer mon besoin… sur lequel je me focalise pourtant… D'où ce sentiment coupable de ne pas être assez attentive aux autres ! Et en même, que dirais-je si on me refusait mon aide ? Je ne sais que trop bien comme c'est souffrance ! Alors j'imagine bien que… je fais aux autres ce que je ne veux pas que l'on me fasse ! Aïe ma charité chrétienne. En dernier ressort, mon ego me dit qu'ils compliquent les choses simples… Mais je vois bien que c'est de la forfanterie ! Alors OK, les troupes ! Je vais tâcher d'aller vers mon essence : avoir l'humilité de partager mon ego… et mes capacités cérébrales, bref mon identité et tenter de rejoindre la LIBERTÉ de mon essence. Je vous promets d'essayer… avec des hauts… et sûrement des bas : mon ego a sa fierté ! Bises ! Et merci pour ce déjeuner et votre malicieuse bienveillance ! À bientôt !
  24. Tâtonnements de 6

    Bonjour Yves, bonjour à toutes et tous, Le forum est ouvert à l'écriture aujourd'hui, j'en profite pour répondre à cette conversation. "J’ai encore envie de te poser des questions de détail." Ces questions sont très utiles pour moi. "Pourquoi la conscience de dévier au su et au vu de quelqu’un d’autre transforme-t-elle la peur en agressivité ?" Il faut faire la différence entre l'amont et l'aval. Le rapport ambigu à l'agressivité n'est pas qu'en aval de la déviance, elle est aussi en amont. En effet, ma tendance de 6 est de poser des limites dans le monde, entre ce qui est possible et impossible, faisable et infaisable, permis ou pas permis. Cependant, le propre du désir, c'est de s'affranchir des limites. Le désir ne se demande pas si sa réalisation est ou non possible : il se contente d'être. Je crois que l'agressivité dont je parle ici est lié à ce désir, imprévisible et allant dans une volonté d'expansion. Par exemple, quand j'étais plus jeune (disons dans mes "années terribles"), j'étais très impulsif, incontrôlable, et ma grande curiosité du monde faisait que j'étais assez difficile à gérer. J'ai l'impression alors que l'évitement de la déviance a pu être une réaction à cette part incontrôlée d'impulsivité et d'agressivité qui provoquait de la honte de la part de mes parents. C'est ainsi que plus tard l'énergie du désir se trouve toujours très filtrée par la question de savoir si je suis correct ou non. Je pense que la répression du centre instinctif renforce le phénomène. Puis, en amont, il y a de la honte et de l'embarras à dévier, car alors cela revient à faire s'effondrer ma fierté égotique, et en plus, c'est signifier à mon ego qu'il est inopérant : le seul intérêt d'éviter la déviance est justement de ne pas rendre visible cette agressivité (et ce afin de ne pas perdre le support et l'amour des miens) et là, elle est révélée au plein jour. Selon le jour où cela arrive, je peux alors réagir contrephobiquement, nier la déviance avec force, faire montre de moult rationalisations et projections (du style accuser l'autre de son étroitesse d'esprit — alors que c'est moi qui dans mon ego est le pro des limites !), voire me mettre en colère. "Cette transformation est-elle corrélée à une répression du centre mental ?" Du coup, c'est évidemment lié aussi à la répression du centre mental, au moins en aval, puisque ce phénomène est lié à l'impression que j'ai besoin de maintenir un support extérieur et que les limites doivent être maintenues. Je suis alors plus dans la rhétorique défensive que dans un usage réel du mental (mais je crois que tous les mentaux peuvent agir comme cela au fond). "À ce moment-là, le centre mental est-il réprimé ?" C'est possible. Il y a manque d'espérance mais je crois que s'y rajoute aussi un manque de confiance en moi, en ma capacité à même formuler des plans par delà la capacité à les appliquer. Du coup ce tiraillement reste, parfois sans même que j'en ai conscience, et je suis incapable de penser à une solution, je me morfonds plutôt et reste dans ma paranoïa. Oui, il semble bien qu'il y ait là répression du mental. ( ) "Ma préférence pour l’extérieur a conforté mon illusion que l’analyse du monde extérieur m’apporterait la certitude." Ceci est effectivement une grosse différence entre ego 6 et ego 5. Ne craignant pas le vide intérieur (en tout cas pas plus que d'autres phénomènes ), mon ego n'a jamais particulièrement adhéré à cette illusion. "Ainsi je ne suis pas forcément complètement déconnecté de l’extérieur." D'accord, c'est plus clair comme ça. Le rabattement vers de l'intérieur (peut-être provoqué dans ton cas par une désintégration en 7 ?) ne supprime pas la structure de base orientée vers l'extérieur, mais ne fait que l'altérer fortement. "Quels phénomènes apparaissent à ce moment-là ?" Hum, ce sont mes dilemmes classiques entre prudence et audace en général. Ça part de là, j'hésite entre prendre en compte des informations soi-disant objectives (mental extérieur) qui me poussent soit à m'abstenir soit à foncer et prendre en compte une poussée interne (mental intérieur) vers soit une envie de tenter quand même soit un sens que cela ne s'applique pas à ma conception idéale de ce que doit être le monde. En gros, la tension est entre une image interne de ce que je veux et une image externe de ce que le monde exigerait comme capacités. Ainsi, je n'arrive pas à trancher et je tourne en rond car j'ai peur d'être stupide en laissant gagner la direction intérieure (stupide car inconscient du monde) mais j'ai aussi peur d'être stupide en laissant gagner la direction extérieure (stupide car niant la réalité de ce que je veux VRAIMENT). Cette tension s'accroît alors car je m'en veux de n'être ni efficace-compétent comme un 5 (ou un 3 ou un 1), ni authentique-léger comme un 7 (ou un 2 ou un 9). Arrivent alors le manque de confiance en moi, l'impression de ne pas valoir grand chose (parfois je peux me comparer à d'autres pour accroître ce sentiment d'insécurité, autre ressemblance comportementale avec mes amis 4) et de ne pas être capable d'assurer ma sécurité (genre mener une vie épanouie, enrichissante, riche et stable), ce qui enclenche le manque de confiance en l'autre car je ne comprends pas alors ce que me veulent les autres vu mon peu de valeur. Si l'anxiété ne veut pas partir et que je dois pourtant continuer à vivre, j'intègre alors ces sentiments dans mon corps comme une donnée objective et je remplace ce dont j'ai vraiment envie par une image de moi destinée à continuer à m'assurer le soutien de mes proches : je crois qu'il y a mouvement en 3, et que c'est effectivement causé par cette peur de la déviance qui donne lieu ensuite au manque de confiance et à un besoin compulsif d'être rassuré émotionnellement. Je crois que je choisis une fausse direction extérieure (car forgée de beaucoup de projections de ma part sur ce que désirent les autres), que je bâilllonne ma direction intérieure, ce qui renforce alors l'insécurité. En termes de phénomènes hypnotiques, j'ai un peu de mal à voir ce qui se joue. Ce qui est sûr en tout cas c'est que quand la parano opère, il y a hallucination positive de signes d'hostilité de la part des miens et hallucination négative de mes ressources et de mes qualités. Ce qui est sûr, c'est que ce n'est pas si simple de sortir du phénomène globalement, car la volonté d'équilibre, interprétée égotiquement, empêche de choisir une source de sécurité intérieure, car mon ego voit ça je crois comme un privilège de la direction intérieure sur la direction extérieure (en fait, la sortie du phénomène passe sûrement en partie par un peu de courage, pour dépasser le tiraillement entre désir d'honnêteté et désir de sécurité, et ce afin de casser la spirale sans fin des projections, mentalisations et surinterprétations). Je ne sais toutefois pas si cette façon de considérer intérieur et extérieur est généralisable à tous les 6 (et j'espère surtout être clair j'aurais bien donné un exemple de tout ça, mais le message me semble déjà bien long, donc au pire ce sera pour une autre fois). Très amicalement, Bookineur
  25. Avant
  26. Chine

    Bonjour à tous, La prééminence accordée aux relations sur les objets n'est pas suffisante mais elle est un élément important d'un positionnement “O” par rapport au niveau d'existence JAUNE. En résumé, les Chinois ne sont pas encore JAUNE mais pourraient bien le devenir plus aisément que nous. À vérifier à l'usage, ce n'est qu'une hypothèse. Très amicalement, Fabien
  27. Chine

    Bonjour à tous, "L'adoption de la pensée systémique de JAUNE ne devrait pas poser trop de problèmes." J'avais été frappé par le fait que des traditions aussi anciennes puissent les aider à accéder à ce niveau d'existence et, du coup… je doutais bien sûr et me demandais si c'était possible. Très amicalement, Wallace
  28. Communication de 1 (mu ?)

    Merci Claire et Yves pour les témoignages. Pendant un état des lieux (je l'ai encore vécu il y a 18 mois), mon ego est très à l'écoute : chaque petite égratignure éventuellement relevée serait risque de conflit ! Conflit extérieur avec la personne qui fait l'état des lieux (il me reproche un dégât) et conflit intérieur (je n'ai pas assez bien fait). S'il y a quelque chose : "Aie, un conflit arrive car tu as mal fait quelque chose…" J'ai horreur de ça… Quand l'état des lieux est terminé, c'est un immense soulagement ! ("Ouf, le risque de conflit disparaît.") Je me souviens de ce stress, puis soulagement très exagéré vécu fin 2016… En recevant le mail du propriétaire qui change d'avis, j'aurai senti une grosse colère monter dans le haut du corps… Et s'arrêter là… (Sauf en cas de dépassement rarissime bien sûr. ) Je l'aurai probablement insulté en pensées avec moult suggestions et hallucinations positives (je vais lui dire que c'est trop tard, qu'elle n'a rien à redire, etc. <- je note ici la différence immense entre le niveau de la colère (élevé) et le niveau de la réponse éventuelle en suggestion qui n'exprime pas du tout le niveau de la colère). Ce genre de problème touche profondément en moi le désir de "passer inaperçu", "d'être quelqu'un de bien", etc. (avec un peu de perfectionnisme de mon aile 1). La colère est d'autant plus grande que mon ego avait baissé la garde après la fin de l'état des lieux ! Je ne sais pas trop comment j'aurai réagi ensuite. Aujourd'hui, probablement comme toi, Claire. Mais je sais que j'aurai été capable d'une autre réaction il y a quelques années : ne rien dire (malgré ma profonde colère) et payer les réparations… Tout ça pour éviter le conflit ! Lighyli
  29. Exemple d'introjection

    Bonsoir à tous, Il y a quelques années, je me souviens avoir utilisé à deux ou trois reprises un test trouvé sur Internet qui classe les ennéatypes candidats par ordre en fonction des réponses. Dans tous les cas, dans le peloton de tête on retrouvait : l'ennéatype ; le type de désintégration. Ce qui va dans le sens de l'hypothèse 4 mu pour ta belle-fille. Je me souviens d'une amie 2 alpha (bien désintégrée) qui avait eu comme résultat dans l'ordre : 8, 2, etc. Je ne cherche pas à généraliser — mon expérience est bien trop faible sur le sujet — mais voir arriver le type de désintégration dans ce genre de test me parait logique… Concernant cette amie, elle s'était plus ou moins auto-convaincue à la suite de ce test qu'elle était 8… Pourtant, je n'ai aucun doute sur son ennéatype 2 alpha… Bilan identique : ne pas utiliser ces "trucs", au mieux ça ne sert à rien au pire ça induit en erreur… Lighyli
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