Institut Français de

l’ennéagramme

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  1. La dernière semaine
  2. Avant
  3. 5 extraverti ?

    Bonjour à tous, Juste un mot, Anne, pour te souhaiter la bienvenue sur ce forum et pour te dire mon plaisir de t'y lire. "Je ne rentrais pas à ce niveau dans les caractéristiques dominantes du 5." Quand Ichazo a commencé à enseigner l'ennéagramme à Arica, le temps qui y était consacré était inférieur à une journée et le support de cours faisait une page et demie ! Depuis, la communauté a beaucoup écrit et donc listé les comportements les plus fréquents chez les ennéatypes. La distinction entre ce qui universel et ce qui est majoritaire n'est pas toujours clairement faite. Le phénomène est accentué par le fait que certaines personnes ayant accès à de petits échantillons d'un type n'ont rencontré que le comportement majoritaire et l'ont cru universel. C'est ainsi, par exemple, que beaucoup de descriptions du 1 ne prennent en compte que les 1 dominés par le vMème BLEU, que beaucoup de descriptions du 3 ignorent tout ce qui n'est pas du 3 dominé par ORANGE, etc. Très amicalement, Fabien
  4. Bonjour à tous, Intéressante question bien originale, Gus, j’ai donc joué le jeu en ôtant mes lunettes à la fin de ton message, pour aller rédiger ma réponse à part avant de lire celle des autres. La voici en copié-collé : L’entreprise, ou l’organisation, c’est un ensemble de compétences dédiées à un même objectif. Je sais que je n’aimerais pas remplir certaines fonctions parce que je n’ai pas le bagage nécessaire ni le goût pour cela (tout ce qui relève de l’économie et du commerce). Mes talents sont ailleurs, c’est pourquoi je ne pourrai rien apporter dans ces domaines, à moins que l’ergotage et les remises en questions puissent leur faire du bien… Dans le fond, mes talents, je ne les connais pas vraiment, car il existe de bien meilleurs talents, donc à partir de quand peut-on parler de talent ? C’est plutôt négatif, c’est bien sûr la faute à la question et pas à mon ego ! 😉 Je préférerais le mot « qualités » au mot « talents », mais stop, j’ergote. Je vais quand même essayer de répondre : dans l’organisation, l’entreprise, je tâche de mobiliser toutes mes ressources pour répondre au mieux aux problématiques. Mes talents quels qu’ils soient ne peuvent répondre seuls à la totalité des besoins. Ils doivent donc cohabiter avec ceux des autres pour apporter un bénéfice à la collectivité. Ouf ! J’ai fini par répondre, d'une certaine manière, mais en passant effectivement par des dédales très caractéristiques de mon ennéatype : Je démarre par « je n’aimerais pas », le j’aime/je n’aime pas caractéristique du centre émotionnel en premier. Je relève d’emblée ce qui me manque, et aussi j’ergote (voilà ma différence, oh ! Beau drame !). Bien amicalement, Katz
  5. 5 extraverti ?

    Coucou Claire, 13 ans après et 19 ans après… Moi aussi, je suis plutôt sociable et la compagnie des proches peut me ressourcer. J'ai la dynamique de la peur du vide et la peur des émotions du 5. Je me retrouve bien dans cet ennéatype. L'aspect introverti m'a longtemps fait réfléchir car effectivement, je ne rentrais pas à ce niveau dans les caractéristiques dominantes du 5. Je me retrouve bien dans ton témoignage. D'autre part, l'orientation du travail que je fais sur moi va totalement dans ce sens aussi. Bonne journée à tous, Anne
  6. 7, 8 ou 6 contrephobique

    Bonjour à tous, C'est une bonne idée de prendre le problème à bras-le-corps. D'où une première question : le message ci-dessus est ton cinquième sur le forum ; pourquoi ne pas avoir commencé par ici ? À force de questionnement justement, nous allons y arriver. "C’est parce que j’hésitais entre 7 et 8. Comme si je n’avais pas assez de travail avec ça, j’en suis à me demander si je ne serais pas un 6 contrephobique." Oui, ce sont les trois hypothèses possibles, ce qui ne nous facilite pas la vie du fait des ressemblances entre elles et des phénomènes d'ailes. "J’ai des souvenirs très précis de mon enfance." Ce n'est pas trè s 7, ce type étant le champion de l'amnésie. Te souviens-tu de tout, plutôt de ce qui a été agréable à vivre ou plutôt de ce qui a été désagréable à vivre ? "Tout petit et très longtemps durant, j’avais peur de deux choses. La mort et le générique de l’émission « Les Dossiers de l’écran »." Y avait-il d'autres peurs ? Te rappelles-tu pourquoi tu avais peur de la mort ? Faisais-tu quelque chose pour gérer cette peur ? "On pouvait lire bébé, immature, toujours dans la lune, pas sérieux…" Cela peut être du 7 mais la manifestation d'un vMème ROUGE fort peut être considérée comme immature par un corps enseignant attendant du BLEU. "Aucun problème maman, j’en méritais le double. À chaque fois je me disais je m’en sors bien." C'est ce que tu penses maintenant ou te le disais-tu vraiment à l'époque ? Et dans ce dernier cas, était-ce sur le moment où une rationalisation postérieure à une torgnole mal vécue ? "Les deux choses qui me font principalement bouger dans la vie sont et ont toujours été l’injustice (selon mes critères bien entendu) et le plaisir." Laquelle est prioritaire ? Peux-tu laisser passer une injustice pour ne pas souffrir ou peux-tu souffrir pour empêcher ou réparer une injustice ? As-tu un exemple concret ? Quelques autres questions pour occuper le temps que tu ne passeras pas au casino : Quelle est la part du doute de soi et des autres dans ta vie ? Peux-tu citer des cas de vengeance autres que fantasmés ? Quel est le reproche qu'on te fait le plus souvent ? (Ceux qui l'ont émis ont-ils survécus ? Non, je plaisante.) Le monde est-il dangereux ? Si oui, quelle est la meilleure manière de ne pas être en danger ? Quand tu as un projet, comment la phase de préparation avant l'action, s'il y en a une ? Longue ou courte ? Examinant soigneusement les risques ou planifiant uniquement la ligne de déroulement principal ? C'est tout pour aujourd'hui mais il y en aura d'autres. Très amicalement, Fabien
  7. La colère chez le 1

    Bonjour à tous, "C'était le sens de ma question mais pour une autre approche que l'ennéagramme." Ah ! Ouf, j'ai eu peur ! "Je n'arrive pas encore à classer la CNV." La CNV est très clairement une approche spirituelle qui se veut verticale. Je l'ai expliqué sur ce forum il y a 9 ans : Cependant, la CNV est aujourd'hui bien souvent vendue comme une approche psychologique. Quand c'est le cas, cela dénature l'outil, un peu comme si quelqu'un utilisait les techniques du stage Éveil pour atteindre des objectifs égotiques. Ensuite, la CNV me semble être une méthode formidable mais ne traitant qu'une partie du problème égotique. Comme tu le soulignes, elle est bien insuffisante à elle-seule. Très amicalement, Fabien
  8. Question Inspirante ©

    Bonjour à tous, Conformément à la tradition, je m'y colle. Quand j'ai lu la conversation que tu as citée, GUS, je n'ai pas du tout trouvé cette question inspirante, bien au contraire. Sa simple lecture m'a plongé dans l'ennui… Et ça a eu le même effet à la relecture aujourd'hui ! Cette première réaction est certainement l'effet du S- conjugué au peu d'intérêt que j'ai pour le monde de l'entreprise. La première idée qui m'est venue ensuite est que j'ai plein de talents — eh oui, le 7 est plutôt content de lui — dont un grand nombre n'ont rien à voir avec cette organisation, son objet, les gens qui y sont, etc. Donc la liste des choses que je ne pourrais pas apporter à cette organisation est grande. La seconde est que la première est vraie pour tout le monde. Vu l'ennui suscité, je n'ai pas eu envie de creuser plus loin. Très amicalement, Fabien P.-S. : je suppose que si GUS n'a pas inséré sa propre réponse, c'est pour que les participant puissent suivre son conseil de répondre sans connaître les témoignages des autres. C'est un bon conseil non seulement pour cette conversation mais pour toutes celles de cette zone du forum. Cependant si vous lisez mon message, c'est soit que vous avez déjà répondu soit que vous ne suivez pas le conseil. Je recopie donc ici la réponse de GUS pour vous éviter de la chercher dans l'autre discussion : P.-P.S. : il faudrait dire à ce monsieur qui pose des questions si géniales qu'on ne peut copyrighter ni déposer comme marque la simple juxtaposition de deux noms communs. Si ce n'était pas le cas, ma fortune serait faite en déposant "café chaud", "buffet froid", etc., et en taxant tous ceux qui voudraient employer ces expressions.
  9. Logorrhée de 4

    Bonjour à tous, Merci Fabien pour toutes ces ouvertures : humour, sciences cognitives, poésie, spiritualité, dans un message court et concis, CQFD ! Je connaissais les cartes mentales mais pas leur réduction, et pas du tout les autres méthodes citées dans le blog. Je retiens la méthode des Quakers pour savoir s'il est approprié de parler. Je te rejoins complètement dans ton commentaire, Gri, quant à "l'auto-sabotage égotique", que j'évoquais précédemment sous le terme de détachement pour illustrer son aboutissement. Je détaillerais ainsi le mécanisme : Je commence par manquer une occasion de parler (pas forcément de manière volontaire) ; Je me le reproche et je ressens que je suis différente ; Cette attention sur mon état intérieur me fait manquer une autre occasion de prendre la parole ; Mon sentiment de différence est accentué, un ravin me sépare des autres ; Je suis dans ma bulle dramatique, chaque parole est un poignard ; Et le plus beau, c'est que cet état est unique parmi les autres êtres qui m'entourent ; Une fierté naît, la séparation d'avec les autres est totale ; Le détachement naît : peu importe tout. Je précise que ce n'est pas la description d'une entrée en dépression, c'est un phénomène qui peut être relativement court et passer presque inaperçu (pour les autres), si on parvient à glisser un "je suis fatiguée" pour être tranquille, qui peut être teinté de dédain face à des gens qui ne peuvent comprendre… Pas besoin d'être totalement désintégré pour vivre ce phénomène, mais l'ennéagramme et tout le travail associé est d'un grand secours pour en sortir très vite. D'autres 4 pourraient témoigner avec d'autres nuances sans doute ? Bien amicalement, Katz
  10. Bonjour à toutes, bonjour à tous, Suivant les conseils de Fabien et le mode d’emploi qui accompagne cette page, j’ai décidé finalement de me poser les bonnes questions pour peut-être avoir les bonnes réponses. Si j'ouvre cette conversation, c’est parce que j’hésitais entre 7 et 8. Comme si je n’avais pas assez de travail avec ça, j’en suis à me demander si je ne serais pas un 6 contrephobique. J’ai des souvenirs très précis de mon enfance. Mes peurs : tout petit et très longtemps durant, j’avais peur de deux choses. La mort et le générique de l’émission « Les Dossiers de l’écran ». Je devais être tout petit parce que je me planquais derrière la chaise Henri II qui me séparait de la télévision. À travers les barreaux du dossier, je pouvais voir si un vampire allait sortir du petit écran. En revanche, j’étais toujours à la bagarre. Et toujours pour la même raison, défendre mon ami Thierry ou les plus petits qui se faisaient extorquer des billes à la récré. Je me souviens surtout de cette haine et de cette colère qui me déchiraient les entrailles quand je voyais les bourgeois débarquant de Lyon avec leurs maîtresses et leur fusil de chasse dans la cour de la ferme de mon oncle, un modeste paysan du fond de l’Allier. Ils entraient sans frapper, se faisait servir comme des seigneurs, et ne posaient même pas leurs bottes crottées souillant ainsi la maison que ma cousine venait de laver. Il ne manquait plus que la main aux fesses. Je me souviens même avoir eu envie de prendre ce fusil posé sur la table tandis que je les regardais avec une haine non dissimulée. C’est du reste en pensant à cela que, quelques années plus tard, en lisant Jacquou le Croquant une larme s’est échappée, très vite rattrapée par la colère. Ah cette fichue colère, ces cauchemars, cette violence. Je ne supporte pas ces gens qui se prennent pour des seigneurs et maîtres. J’ai toujours été un enfant libre, j’ai même perdu tout ce que j’avais pour le rester quelques années plus tard. À côté de ça, sur mes bulletins scolaires, on pouvait lire bébé, immature, toujours dans la lune, pas sérieux… Il est vrai que mes institutrices craquaient toutes pour mon petit cheveu sur la langue (Sophie, Frédérique et Catherine aussi, en CE2). Facétieux, charmeur et moqueur, je ne pensais qu’à m’amuser, manger et rêvasser. Je commençais tout mais ne finissais jamais rien. Combien de maquettes attendent encore la touche finale !!! J’ai demandé à ma maman comment j’étais petit. Elle m’a répondu : « Mignon, gentil, mais terriblement infernal ». Elle avait peur que je lui en veuille pour les torgnoles que j’ai reçues : « Aucun problème maman, j’en méritais le double. À chaque fois je me disais je m’en sors bien. » Voilà, moi qui pensais miser 10€ ce week-end sur mon chiffre au casino ! Pour résumer, les deux choses qui me font principalement bouger dans la vie sont et ont toujours été l’injustice (selon mes critères bien entendu) et le plaisir. Bien à vous, Serge
  11. La colère chez le 1

    Bonjour, Merci Fabien pour ta réponse. Non, non, Fabien, tu as bien compris. C'était le sens de ma question mais pour une autre approche que l'ennéagramme, et c'est fou mais je ne trouve pas que les autres approches en vogue actuellement aussi attrayantes soient-elles, aient une démarche de travail vertical. Je n'arrive pas encore à classer la CNV. Est-ce qu'un outil de développement personnel peut avoir une intention de travail vertical mais ne serait pas suffisante en soi ? Pour ma part, je pense que la CNV est un bon complément de l'ennéagramme mais pratiquée seule, elle peut percuter les limites égotiques. Cependant, pour revenir à la colère, c'est par toute la pratique de l'ennéagramme que j'ai vraiment ressenti une paix intérieure, moins de tensions dans mon corps, et ma colère, bien sûr, ne s'est envolée, mais est bien moins présente dans ma vie. Je suis heureuse d'avoir croisé votre chemin. Avec toute ma gratitude, Caro1
  12. Bonjour à tous, Dans la conversation "Reprenez le contrôle de votre corps… et du reste" où je témoignais sur la manière dont mon ego avait analysé une Question Inspirante© via le prisme du contrôle (je suis 8), Gri et Fabien m’ont fait prendre conscience que je pouvais ne pas être la seule à orienter mes réponses via le prisme de mon ego. Merci à tous les deux. J'ouvre donc sous les conseils de l'administrateur en chef, cette nouvelle conversation pour savoir comment vous auriez répondu à la Question Inspirante© suivante : « Qu’est-ce que vos talents ne pourront pas apporter à cette entreprise (organisation) ? » À vous de jouer ! GUS PS : petit conseil si vous êtes joueurs, ne pas lire les éléments de réponse avant d'avoir répondu à cette question.
  13. Devenir "adulte" pour un 7

    Bonjour à tous, "J’ai le sentiment que dans tout ce qui est écrit ci-dessus, chaque type trouvera matière à rebondir." Bien sûr ! Il ne s'agissait pas de lier ces éléments à un ennéatype donné mais de voir ce qu'ils pouvaient signifier et impliquer chez une personne s'étant identifiée en 7. Le côté "grand enfant" est, oui, très représentatif d'un 7 sous compulsion. Le plaisir de la vie intérieure est souvent préférable au monde extérieur, surtout si le centre instinctif est réprimé. Je suis désolé mais je n'ai bien compris ce que tu voulais savoir à propos des 7 et du "boulot chiant". C'est une recommandation que son analyste avait fait à une 7. Je lui avais répondu : "Choisir un emploi chiant n'est une solution qu'avec un vrai travail (oui, j'ai dit travail, pas simplement observation et interprétation) sur son ennéatype." Je précise ma réponse de l'époque. L'objectif de Jessica était de devenir thérapeute et apparemment elle était plutôt en fin de formation. Choisir en attendant un emploi alimentaire chiant pouvait avoir l'avantage de faire ressortir les mécanismes égotiques abondamment et rapidement. Cela pouvait être intéressant s'ils étaient réellement traités, et pas seulement constatés sous peine de plonger dans la contrepassion et le contrepoids égotique. Je sais bien que cela ne répond pas à ta question. Peux-tu la reformuler ? Très amicalement, Fabien
  14. Les autres sont tous de cons

    Bonjour à tous, "J’attends avec impatience le cours sur les ailes et pour être plus affirmatif quant à mon type." Comme ce stage sera un des derniers de ton cursus, Serge, il vaudrait mieux ne pas attendre jusque là. Peut-être pourrais-tu ouvrir une discussion pour trancher entre les trois hypothèses les plus probables. "Je leur ai simplement dit : « Ce n’est pas parce que vous êtes une majorité à dire une connerie que ça n’en est plus une. »" Le 7 pense volontiers ce genre de choses mais ne le dis pas toujours aussi directement. Il a plutôt tendance à le faire passer par l'humour ou simplement à le manifester non verbalement. Très amicalement, Fabien
  15. Bonjour à tous, Merci Pika7 de nous présenter ce film. Je ne l'ai pas vu — trop de critiques de presse négatives — et ne peut donc confirmer ou infirmer le type du personnage. Je ne sais pas si le film se veut fidèle au personnage réel qui dans le titre de son autobiographie se qualifiait de "prince des mystificateurs" et que j'ai toujours imaginé, sans preuve réelle, de type 3. N'ayant pas l'intention de voir le film, j'ai pu lire ton analyse entière. Telle qu'elle est, elle n'est pas suffisante pour emporter ma conviction. La compulsion, la passion et la fixation ne sont pas suffisamment prouvées. Par exemple, la seule mention de l'intempérance est dans cette phrase : "Il devient un grand manipulateur sans scrupule pour obtenir toujours plus." On peut effectivement la mettre en 7 mais pourquoi pas en 3, ou en 8 ? Tu es encore au début de ta formation à l'ennéagramme et la prudence est nécessaire dans le typage. Comme souvent, je renvoie à ce message ou à la section "Typage des autres" du chapitre "Éthique de l'ennéagramme" du Grand livre de l'ennéagramme. Très amicalement, Fabien
  16. Devenir "adulte" pour un 7

    Bonjour à toutes, bonjour à tous, J’ai le sentiment que dans tout ce qui est écrit ci-dessus, chaque type trouvera matière à rebondir, selon qu’il lit avec un œil de 4 ou de 2 par exemple. Je vais donc m’intéresser aux deux points qui me parlent : "Il faut grandir". Cela me fait penser une chanson de Mylène Farmer : « Je veux plus grandir pour pas souffrir. » Ça, ça va pas nous ramener Joe Dassin, c’est vrai, mais ça sonne bien 7 je trouve. Mais au fait, la Mylène c’est pas une 4 ? "Emploi chiant". Oulala, si à la rigueur, si cela permet à condition de ne pas y passer trop de temps de s’offrir du plaisir à côté, je peux l’envisager. Par exemple moi qui ne suis jamais resté plus de 3 ans au même poste, je viens de signer pour une quatrième année parce que cela me permet de suivre la formation complète proposée par le team Chabreuil. Mis à part ce cas de figure, opter pour un emploi chiant me paraît juste effrayant. Entendons-nous bien, je ne juge pas ceux qui s’y engagent par contrainte familiale ou géographique, et surtout parce qu’il faut bien vivre finalement. Mais dans le cadre des quelques coachings que j’ai eu à faire pour ma certification, j’ai constaté que, si il ne s’agit pas bien entendu de problèmes de couple, j’ai surtout rencontrer des gens qui n’aiment pas leur travail et qui cherchent l’énergie ou la « permission » de changer de vie. Vous l’aurez compris, je suis surtout à la recherche d’indices pertinents pour affirmer mon type avec le moins de probabilité d’erreurs possibles. J’aimerais donc savoir si il s’agit bien d’un point de vue de 7. Bien à vous, Serge.
  17. Les autres sont tous de cons

    Bonjour à toutes, bonjour à tous, J’attends avec impatience le cours sur les ailes et pour être plus affirmatif quant à mon type. En fait j’attends tous les cours avec impatience. Mais plus ça va, plus il me parle ce 7. J’ai quasiment toute une profession contre moi, et j’adore ça ! Au cours de la dernière réunion à laquelle je leur ai fait l’honneur d’assister, je leur ai simplement dit : « Ce n’est pas parce que vous êtes une majorité à dire une connerie que ça n’en est plus une. » Bon, le sujet était : « Le coaching en sécurité routière ne sert à rien, il suffit de retirer des points sur le permis. » Vous avouerez qu’il n’y a pas forcément besoin d’être un 7 pour penser que ce sont des cons. Bien à vous, Serge
  18. Bonjour, J'ai vu The Greatest Showman, en pensant voir un feel-good movie. Ça a marché sur mon ami 5. Mais, en tant que 7, j'ai été mal à l'aise pendant tout le film. J'ai souffert avec le personnage Barnum, qui est un 7 désintégré. C'était affreux, car on le voit aller de plus en plus mal et tout perdre en continuant à suivre son ego. Heureusement, 15 minutes avant la fin du film, il se réveille et il arrive à arranger tout cela. Heureusement que sa femme était là. Elle doit être 2 ou 9, car elle est clairement dans la fusion avec lui, et elle le fait passer avant ses propres besoins qu'elle ne semble pas bien connaître. Amis non 7, je vous conseille le film. Vous allez surement trouver que c'est un très beau film, comme mon ami 5. Amis 7, je vous le conseille en tant que "film pour se faire un peu mal en regardant un 7 se désintégrer et que cela nous serve de leçon". Je vais vous décrire les passages qui m'ont le plus dérangés (en tant que 7). Ne lisez pas, si vous souhaitez voir le film. **** DÉBUT SPOILER **** 1) Barnum est pauvre. Son père est tailleur pour une famille bourgeoise. Il est encore adolescent. Il est amoureux de la fille issue de cette famille bourgeoise. On le voit la regarder plein d'espérance. À un moment, gros plan sur ses chaussures trouées. => Ouch. Ça picote. => Mon interprétation : Barnum rêve de belles choses, d'être quelqu'un, mais il vise bien trop haut, car c'est un "moins que rien" (ce n'est pas ce que je pense, c'est le message que fait passer le film). 2) Barnum essaye de se faire remarquer par la fille en la faisant rire. Elle finit par tacher sa belle robe. Le père de la fille la gronde. Barnum s'excuse auprès du père bourgeois, indiquant que c'est de sa faute et pensant ainsi protéger la fille. Le père de la fille lui met une grosse raclée, devant son propre père qui prend une position de soumission et s'excuse platement. => Ouch. Ça fait très mal. => Mon interprétation : Arrête de rêver petit, tu es un moins que rien et tu resteras un moins que rien. La gifle, c'est le retour à la réalité. Pour un 7, l'imaginaire c'est notre bouée de sauvetage, cela nous permet d'échapper à la souffrance en imaginant un plan où on a du plaisir, où tout ce passe comme prévu, où il n'y a pas de désagrément. On se sent bien dans notre rêverie. Être réveillé ainsi par une gifle, avec l'humiliation qui suit, c'est vraiment violent pour nous. En plus de ce sentiment d'injustice (il est giflé pour avoir fait rire la fille, il y a pire comme crime), il y a l'humiliation. Il est giflé devant la fille qu'il aime (la gifle, c'est dévalorisant), et il voit son père qui travaille durement s'écraser devant le père bourgeois, renonçant à toute fierté, et à cause de lui. 3) Le père de Barnum meurt. => Ouch. Ça fait mal… mais juste 10 secondes… => Mon interprétation : Il se retrouve tout seul, sans argent, sans avenir, sans amour, sans rien. Il devrait être 6 pieds sous terre ? Mais pas du tout. Vive la rationalisation suivi du centre instinctif. Il est 7 alpha avec une grande blessure de conservation (comme moi, en fait). Il est enfin libre de faire ce qu'il veut, sans prendre le risque de décevoir son père (et donc de souffrir), et de pouvoir prendre son destin en main, à coup de manipulation (merci, le centre mental du 7). 4) Désintégration vers l'ego. Il séduit et se marie avec la fille, mais ce n'est pas suffisant. Il a 2 enfants, mais ce n'est toujours pas suffisant. Il manipule les banquiers, les monstres de foire qu'il va recruter, sa femme… Il devient un grand manipulateur sans scrupule pour obtenir toujours plus (ah, cette passion d'intempérance du 7). Il crée le premier "Freak Show" à succès. Il devient riche et célèbre. Il achète une maison plus grande que la maison du père de la fille, mais ce n'est toujours pas suffisant. Il séduit une chanteuse d’opéra, délaisse femme et enfants pour vivre dans un monde de paillette et montrer au monde entier qu'il a réussi, mais ce n'est toujours pas assez. 5) Alors qu'il est au summum de sa carrière, enfin reconnu par la haute bourgeoisie, le père de la fille vient à sa rencontre. La dernière fois qu'ils s'étaient parlés, Barnum était un jeune adulte pauvre et orphelin. Le voilà riche et célèbre. Le père de la fille a perdu de sa superbe. Il a vieilli, et semble vivre une vie moins luxueuse qu'avant. En le voyant, Barnum se sent obligé de faire "son show", de lui en mettre plein les yeux, pour prouver qu'il a réussi. Le père de la fille lui sort alors avec un sourire au coin une phrase de ce type (j'ai oublié la phrase exacte) : "Fils de tailleur un jour, fils de tailleur toujours". => Ouch. Ça fait très mal. => Pour moi, cette scène est très dure. Malgré toute son intempérance, tous ses efforts pour fuir la souffrance, la souffrance le rattrape toujours. Tout ce qu'il a délaissé, les sacrifices qu'il a fait, n'ont servi à rien. C'est logique puisqu'il essaye de fuir la souffrance, en suivant son ego de manière excessive… Et c'est surtout ce qu'il ne faut pas faire. 6) À force d'en faire trop, en suivant son ego de manière excessif, il finit par tout perdre : son cirque, sa femme, ses enfants, son argent, sa notoriété, sa maison, etc. 7) Ça reste un film américain. À la fin, il réalise que le véritable bonheur, c'est d'être avec sa femme et ses enfants. Il renonce à tous ses excès, à la notoriété, laisse son bras droit gérer son business et briller devant tout un public, pour assister au spectacle de danse de sa fille. **** FIN SPOILER ****
  19. Bonjour tout le monde, Sujet intéressant. Il m'est important d'être vu comme quelqu'un sur qui l'on peut compter, surtout pour du soutien émotionnel et du support mental (au niveau instinctif et concret, je suis moins compétent et donc je fonde moins ma fierté egotique dessus). Cette pression arrive dans toutes les situations. Il y a une binarité dans laquelle je place tout le monde. D'un côté, la partie du monde à laquelle je dois être loyal et donc vis-à-vis de laquelle je dois réussir cet objectif (amis d'amis, membres d'une certaine communauté, famille…) et la partie vis-à-vis de laquelle renvoyer cette image m'est indifférent (je peux même me montrer agressif, cf la description du 6 sur le site, et renvoyer une image, au contraire, de quelqu'un d'insaisissable et de farouche). Par exemple, je rentre dans une salle de classe : je juge l'autorité du professeur, la qualité de son cours. Je prends en compte divers paramètres pour évaluer si je lui devrais loyauté ou non. Mes émotions du moment aident à définir les curseurs et jouent aussi leur rôle dans le processus. En bascule, je suis totalement identifié à ces émotions, et il n'y a plus qu'elles qui jouent un rôle dans ce processus. J'aime/je n'aime pas, c'est ce qui détermine ma loyauté, cette loyauté étant conditionnée par la capacité de la personne à assurer mon bien-être émotionnel, et ce j'aime/je n'aime pas n'étant pas interrogé, toutes les motivations sous-jacentes de confiance restent inconscientes. Or, ce que je cherche au fond, c'est de la confiance, pas de l'amour, donc le mental serait plus adapté (cf. stage Centres). Je donne cet exemple, car il me semble marquer la façon dont j'évalue le monde en permanence en fonction de cette fierté egotique : je dois être loyal, je dois être responsable, mais loyal à QUI ? Responsable vis-à-vis de QUI ? Plus je vais mal, plus cette loyauté est fluctuante, inconsistante : en effet, malgré mon désir d'en faire des choses rationnelles, mes émotions sont des émotions et sont inconsistantes. Je ne suis plus guère constant dans ma loyauté, et je remplace la permanence d'un sens véritable de loyauté par une succession d'images de loyautés. Par exemple, quand je suis en relation avec quelqu'un à qui j'ai été loyal un jour, avant même de réfléchir et d'évaluer cette loyauté, son intensité et sa place dans la hiérarchie, je crée dans le présent une émotion de loyauté. Dans ces moments, qui sont des moments de bascule, je crée un lien privilégié et unique avec une personne. Je fais des promesses, clairement énoncées ou sous-entendues, sans même savoir si je les tiendrai. Le moment terminé, la promesse est parfois oublié. Je vis totalement au présent, mais je me sens plus isolé que jamais, alors que cette isolation est créée de toutes pièces par moi et ma suridentification à mes émotions, émotions "positives" (au sens "électrique" du terme) de loyauté, émotions "négatives" de peur de ne pas appartenir, de ne pas être soutenu. Comme Alice et le Lapin, en bascule, je m'identifie alors l'image de quelqu'un d'émotif, de sensible et de relationnel. Je deviens mes émotions. Je deviens mes émotions, mais j'aspire à être quelqu'un d'analytique. Comment être en sécurité, sinon ? Ce balancement des identifications, ce n'est rien d'autre qu'un réflexe que j'utilise pour échapper au sentiment de la déviance. Quand je ne sais pas si je peux faire confiance ou pas, je remplace mes doutes par du "j'aime/je n'aime pas", et de l'instabilité mentale je passe à l'instabilité émotionnelle. La colère et la tristesse que je ressens face à mon ego, c'est aussi une frustration de l'incapacité de celui-ci à s'identifier durablement au centre préféré. Ma vie serait plus simple, me susurre ce même ego, si je n'étais "que" un émotionnel, ou "que" un mental. Mais comme le dessine Alice et le lapin, accepter que je ne peux être qu'une seule identification, et que je peux être bien plus que cela, est l'espoir que je caresse maintenant. J'ai une panoplie d'exercices à ma disposition pour ce faire. Le sujet est difficile à saisir. Je trouve difficile de ne pas être trop théorique. J'espère avoir été clair. Très amicalement, Bookineur
  20. Moi ? Peur ? Non !

    Bonjour à tous, Oui… Pour ma part je confirme les dires de ton mari. D'un point de vue sociétal comme tu le dis, avoir peur pour un homme peut être mal perçu et pas très “glorieux”, qui plus est s'il a beaucoup de ROUGE comme c'était mon cas plus jeune. Ça me rappelle d'ailleurs une anecdote. À 20 ans je partais en vacances en Thaïlande avec un ancien ami (un 7 je pense). À peine arrivé il avait prévu tout un programme pour notre première soirée. Tournée des bars, des boites, etc. Manifestement il n'avait pas prévu de dormir malgré les 12 heures de vol qu'on venait d'avoir. Très vite j'émettais les éventuels risques de son programme : “on ne connait personne ici”, “et si ça se passait mal”, “le monde de la nuit, c'est pas comme en journée”, “et le taxi, c'est loin, on va se faire arnaquer”, etc. Et là il me regarde, sidéré !! Et me lance “mais en fait, tu as PEUR !!”, comme s'il venait de découvrir une facette de ma personnalité, j'en avais moi-même pas conscience d'ailleurs. Comme s'il m'avait démasqué et il me dit qu'il me "dénoncera" à nos amis commun une fois rentré en France et que tout le monde va me tomber dessus. J'ai bien entendu repris ma raison et me suis très vite improvisé en guide local intrépide pour le reste du séjour ! Mais vraiment c'était pour lui comme une honte, quelque chose d'incompatible avec notre milieu d'origine… Montrer de la peur dans un monde dominé par ROUGE (et ORANGE, je pense) est indéniablement une faiblesse. C'est prendre le risque de se faire dominer et malmener par l'autre. Je fais également un parallèle avec les films de western (ah la dernière séance avec Eddie Mitchell !) que j'adorais regarder enfant. Tout le monde s'identifiait au héros, éventuellement au méchant (s'il était beau, fort et malin) mais jamais au lâche ou à celui qui dénonçait les autres pour sauver sa peau (par peur notamment), jamais… Dans un de ses livres, Don Richard Riso dit lorsqu'il parle d'identification : “le type 6 s'identifie fortement au besoin de répondre et de réagir à son anxiété intérieure, née de la perception d'un manque de soutien – Résiste à reconnaître le soutien et son propre guide intérieur…” Je suppose que pour les 6 le fait d'échanger et de participer activement et notamment sur ce forum est un moyen comme un autre de diminuer son anxiété intérieure… (J'espère que c'est pas une projection celle-là.) Amicalement.
  21. En groupe, lorsqu'un 7 se tient à l'écart

    "Si tu te reconnais dans le fait de te mettre "à l'écart" dans un groupe et d'y vouloir parfois y être "discrète" et "invisible", sans doute y a-t-il une petite pointe de S- dans ton profil instinctif. Peut-être S++/-." Ah oui… Ce n'est pas faux.
  22. Logorrhée de 4

    Bonjour à tous, Merci Fabien de me rappeler la voie consistant à davantage tourner mon centre émotionnel vers l’extérieur et dont j’aimerais en effet me souvenir et la pratiquer plus souvent. Et merci Simechau pour ton message encourageant (et que je vois comme une illustration possible du point précédent). Mes toutes premières réactions à vos messages respectifs ont été des interprétations égotiques (j’ai minimisé la portée du changement d’orientation de mon centre émotionnel et j’ai considéré le message de Simechau comme des louanges non méritées). Il m’a fallu un peu de temps pour arriver à une vision plus nuancée (dans les deux cas, c'est mon ego qui prenait peur et qui s'exprimait). Il m’apparaît donc qu’une communication appropriée à la situation est aussi, en ce qui me concerne et pour l'instant, une communication moins hâtive. Le temps de laisser retomber l'émotion parasite lorsqu'il y en a une et d'observer la situation de la façon la plus neutre possible pour moi. Merci aussi Katz pour ton partage. Concernant ta question, je suis d'accord avec la réponse apportée par Fabien : c'est l'intention nourrie par l'observation du contexte qui peut être un bon critère d'évaluation. Aussi, je me méfie de ma tendance de 4 (peut-être l'as-tu aussi observé pour toi ?) à mettre ma fierté dans une certaine frugalité (de ma communication ici) alors qu'elle peut cacher de l'auto-sabotage égotique. Bonne journée à tous.
  23. Logorrhée de 4

    Bonjour à tous, "Jusqu’où peut-on faire plus court ?" La réponse théorique est : tant que le sens du message est conservé. J'ai envie de compléter à la 7 et aussi plus sérieusement. Commençons par le sourire : Plus concrètement, je peux recommander d'utiliser les cartes mentales : tu dresses une carte mentale d'un sujet aussi détaillée que tu le souhaites ; tu fermes ensuite le dernier niveau ; si la carte est encore compréhensible, tu refermes encore un niveau ; ainsi de suite jusqu'à avoir fermé autant de niveaux que possible ; tu rédiges ensuite avec la partie de la carte minimum pour véhiculer la compréhension. Cela ne marche pas évidemment pour la fiction. Je pense qu'il doit exister — mais je n'en connais pas — des cours ou des bouquins sur la micro-fiction (pour ceux qui n'en ont pas entendu parlé, la micro-fiction la plus connue est une nouvelle de sept mots, six en anglais, attribuée, peut-être à tort, à Ernest Hemingway : "À vendre. Chaussons de bébé. Jamais portés."). Il y a aussi, comme tu le soulignes, les haïkus, dont je suis un grand admirateur. Sur le sujet, il y a un magnifique bouquin de Phlippe Costa : Petit manuel pour écrire des haïkus, Arles (France), Éditions Philippe Picquier, 2000. [Version Kindle] "Qu’est-ce qui mérite vraiment d’être dit ?" Alors là… Je cite une fois de plus ce questionnaire de quakers libéraux anglais ou John Steinbeck qui disait : "De tous les animaux de la création, l'homme est le seul qui boit sans soif, qui mange sans avoir faim, et qui parle sans avoir quelque chose à dire." Très amicalement, Fabien
  24. Bonjour à tous, Voilà un sujet très intéressant et complexe aussi. Il demande réflexion et observation. J'ai donc pris mon temps avant de répondre. Il me semble que cette crise identitaire vécu par les types du triangle ne concerne pas seulement le moment de la bascule mais serais plutôt une sorte d'état général. Lorsque j'ai lu dans la conversation "Types de peur chez le 6" la réponse de Fabien à une stagiaire qui s'interroge sur la différence entre la répression du mental chez le 6 et la répression du mental chez un autre type, je me suis exclamée "mais oui, bien sûr c'est ça !" : Sauf que dans mon cas, je dirais que cette crise identitaire n'était pas seulement présente au moment de la bascule, mais plutôt une sorte d'état permanent, état induit par la fluctuation de la hiérarchie des centres, caractéristique des types du triangle. À certains moments je suis une personne analytique et distante et à d'autres je suis sensible, émotive et à fleur de peau, mais enfin qui suis-je ? Lorsque j'ai regardé la définition du mot identité, j'ai trouvé : "Caractère de ce qui demeure identique à soi-même". Les types du triangle, ayant un sens changeant de ce qu'ils sont, vivent logiquement une crise identitaire. De plus cela doit aussi dépendre de l'état d'intégration-désintégration. Plus la bascule est fréquente et plus cette crise identitaire est présente. Dans mon cas, je me définissais plutôt comme une personne sensible et émotive car avec le recul je pense avoir été souvent en bascule pendant la majeure partie de ma vie. Et puisqu'il faut bien se raccrocher à quelque chose, j'ai fait de mon centre de support, celui qui fonctionnait le mieux, qui était le plus souvent sur le devant de la scène, l'objet de ma fierté. C'est ainsi que je me suis identifiée en 4 au début de mon parcours ennéagrammique, et ce pendant plus de 4 ans, avant de découvrir mon véritable ennéatype, le 6. La crise identitaire, le drame existentiel, le sens de ma défectuosité, ça me parlait et pas qu'un peu. Je me définissais donc plutôt par rapport à ma hiérarchie fluctuante des centres, avec une fierté particulière pour le centre le plus souvent sur le devant de la scène, celui sur lequel je pouvais m'appuyer avec le plus de confiance. Aujourd'hui je ne me définis plus depuis mon ego seulement, je suis plus que ça et le savoir fait du bien. Très amicalement, Alice et le lapin
  25. Tranche de vie d'un 7

    Bonjour à tous, Bienvenue Edgar Morin sur ce forum. Quand j'ai eu connaissance de ton pseudo, je me suis dit que tu mettais la barre haut et qu'il allait falloir un sacré contenu pour être à la hauteur de ton modèle. À la lecture de ce premier message, je rectifie. C'est le vrai Edgar Morin qui va devoir faire de gros efforts pour être aussi drôle. Quoique, pour un autre 7, le rire est plutôt jaune, tellement ton message ravive des souvenirs de fonctionnement de son propre ego. Très amicalement, Fabien
  26. En groupe, lorsqu'un 7 se tient à l'écart

    Bonjour à tous, Bienvenue sur le forum, Pika7. Je suis content de t'y lire. "Je leur donne ce que je pense qu'ils veulent, du show." J'ai longtemps cru cela aussi alors que, si souvent, ils aimeraient que nous arrêtions notre show. Si tu te reconnais dans le fait de te mettre "à l'écart" dans un groupe et d'y vouloir parfois y être "discrète" et "invisible", sans doute y a-t-il une petite pointe de S- dans ton profil instinctif. Peut-être S++/-. Très amicalement, Fabien
  27. La colère chez le 1

    Bonjour à tous, "Selon mes connaissances le cerveau « reptilien, néocortex » sont des théories obsolètes." Oui totalement et depuis longtemps. Cela a été signalé plusieurs fois sur le forum, notamment ici. "Or, ce n’est pas possible." Oui… mais NON. Il me semble que tu n'intègres pas dans ta réflexion la différence entre travail horizontal et travail vertical. Si tu cherches une baguette magique qui va t'empêcher maintenant de basculer dans la colère, ce n'est effectivement pas possible. Quelques techniques de travail horizontal pourraient peut-être te permettre de faire quelques progrès, mais dans une mesure limitée dans l'intensité et dans le temps. Le travail vertical, en te connectant notamment à l'essence, augmente le champ de conscience et fait que la "route courte" est de moins en moins utilisée. Mais le travail vertical, ce n'est pas une intervention en cas de crise, c'est une discipline de vie reposant sur la pratique régulière, multi-quotidienne, des techniques enseignées dans les stages dits ici d'évolution. Sans cela, l'ennéagramme ne sert au fond pas à grand-chose, c'est-à-dire que notre évolution ne va alors pas au-delà du point 2 de l'ennéagramme des processus vu au stage Essence (et présenté sommairement ici). "Manifester les aspects positifs de sa personnalité implique-t-il de faire des efforts et du contrôle -> rajout de contrôle chez le 1 ? Mon ego frétille." Le mien hésite entre la ciguë et l'arsenic, choix sans doute plus humble. Soit je n'ai pas bien compris ta question, soit il y a quelque chose à clarifier pour expliquer que, totalement contraire à la totalité de notre enseignement, elle puisse être posée au stade où tu en es. "Faire des efforts pour être une meilleure personne […]" Rien que le terme "meilleure" implique un jugement et est donc la formulation égotique d'un objectif. Une telle formulation t'enferme dans l'ego et dans une démarche horizontale. Très amicalement, Fabien
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