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Didier
Analyse

Jean-Pierre Costa (Jean-Pierre Bacri) : 6

Costa est un mental. L'important dans la vie est de comprendre, de savoir, de penser. Ceux qui n'y arrivent pas sont vite catalogués, ce sont des "cons". Cela va de ce "con de clebs" à ces "gros cons de nazis" en passant par tous les autres, car Costa ne fait pas dans l'indulgence : "Je ne sais pas chez toi, mais chez nous on a un sacré paquet de connards." dit-il à Didier. Cela peut même s'appliquer à lui quand il se surprend en flagrant délit de non-raisonnement : "Mais ouais ! Mais ouais ! Mais pourquoi je prends ce tunnel ? Je sais qu'il y a toujours des travaux. Pourquoi je prends ce tunnel ? Putain, je suis trop con."

Évidemment la transformation de Didier est un coup dur pour son esprit logique et son besoin de savoir, et il faut absolument trouver une explication : "Je sais pas. Je comprends pas. Comment tu veux expliquer cela ? Un jour, tu es un chien et le lendemain, tu es un homme. Je crois même pas à ce que je viens de dire. La seule explication, c'est comme les trucs bouddhistes. C'est une réincarnation, mais en super accéléré. Ou les univers parallèles". Comme il ne réussit pas à se convaincre lui-même, l'inextricabilité logique de la situation le plonge dans le désarroi : "Tu sais, on sait pas tout. Les hommes, ils savent pas tout. On sait des trucs, mais on sait pas tout. [Silence.] On sait pas tout."

Du centre mental, Jean-Pierre a aussi l'humour. Celui-ci se manifeste dès le début du film à l'aéroport :

  Annabelle : J'ai oublié mes Endormyl. Je vais arriver en vrac.
  Jean-Pierre : T'as qu'à te bourrer la gueule. C'est pareil…

Bien évidemment, cet humour devient facilement une ironie cinglante : "Les impôts, ça évoque quelque chose pour toi ? Tu sais, les petites feuilles que tu reçois, avec une somme à payer dessus."

6, Jean-Pierre s'intéresse aux lois : "Est-ce qu'il y a une loi qui interdit d'appeler son chien Didier ? Non !" Quand il a accepté l'idée de vivre avec Didier, il commence par fixer les règles : "Ça, on dit que c'est ton assiette.", la procédure d'utilisation des toilettes, "C'est très important. On ne sent pas le cul quand on ne connaît pas."

En tant que 6, Jean-Pierre vit la passion du type, la peur. La peur est mentionnée à propos de la connerie des autres :

  Jean-Pierre : On est mal. On est mal. Il faut trouver une solution. Vite.
  Charly : Pour ?
  Jean-Pierre : Tu me fais peur, des fois.

Parfois, elle est seulement ressentie et plutôt que de se l'avouer, il la projette sur les autres de manière totalement inappropriée :

  Jean-Pierre : Richard, je peux très bien comprendre qu'il y ait de votre part comme une sorte d'appréhension ou d'inquiétude, mais…
  Richard : C'est pas qu'il y ait comme une sorte d'appréhension ou d'inquiétude, c'est qu'il y a comme une sorte de sentiment de se faire enfler.
  Jean-Pierre : C'était pas l'intention de départ.
  Richard : Tu me rassures.

Cette peur ne l'empêche pas de se révolter dès qu'il a l'impression de détecter une oppression, de préférence envers ceux qui sont sans défense. À Jean : "Mettre une plume dans le cul à un chien, c'est dégradant." À Coco, l'adjoint de Richard :

  Jean-Pierre : On n'est pas obligé de dire "con de nègre" et tout ça.
  Coco : Attends, on rigole.
  Jean-Pierre : Ah pardon. J'avais pas compris. Super drôle.

Il trouve alors même le courage d'affronter Richard : "C'est pas un bourrin. C'est un être humain. Arrêtez de parler des gens comme ça. Ça ne me plaît pas ça."

Ce soutien des faibles se manifeste aussi quand il découvre Didier dans son appartement et qu'il n'a pas encore compris qu'il s'agit du chien. Il l'accueille avec douceur, l'habille… Cette gentillesse de Jean-Pierre est cachée derrière ses raisonnements, son humour, son cynisme. Comme cela peut arriver à tous les types non émotionnels, son intérêt pour les autres n'est pas perçu. Maria lui reproche d'avoir toujours quelque chose à lui demander, et Charly, son collaborateur, lui demande : "Depuis quand tu t'intéresses aux autres ?" L'arrivée de Didier dans sa vie est le révélateur qui lui permet enfin d'exprimer ses émotions.

Identification avancée : Jean-Pierre est un 6 α.

Richard (Jean-Marie Frin) : ?

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Annabelle (Caroline Cellier) : ?

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Autres

D'autres personnages peuvent être identifiés sur l'Ennéagramme : Coco (joué par Michel Bompoil) et Maria (jouée par Isabelle Gelinas).

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